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Sambre
Dessin : Yslaire Bernar
Sc�nario : Balac / Yslaire Bernar

Cycle 1, termin�


Volume 1 - 1986

Volume 2 - 1990

Volume 3 - 1993

Volume 4 - 1996
Cycle 2, termin�


Volume 5 - 2003

Volume 6 - 2011
Cycle 3, en cours, 3 tomes pr�vus


Volume 7 - 2016

Volume 8 - 2018
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    1 avis


    Xaviar
    Une histoire tragique et sombre, teintée de passion et sur fond révolutionnaire, Sambre est le reflet de ce début de XIXème siècle, une période où après avoir cherché la raison dans toute chose, l’homme se laisse guider et enivrer par ses passions.

    Le jeune Sambre, de retour de l’enterrement de son père, va se laisser séduire par Julie, une jeune fille étrange aux yeux teintés de rouges. Leur étreinte furtive sur la tombe du père, la promesse du jeune Sambre d’offrir sa mort à Julie, la jalousie presque incestueuse de sa sœur, le comportement dévergondé de la mère et la possessivité de la servante de la famille Sambre vont nouer un drame qui va plonger Sambre dans une quête éperdue sur les trace de sa bien aimée et de l’héritage de son père, ses pas le mèneront dans un Paris à la veille de la révolution de 1848.

    Sambre est un drame qui colle à son époque, la moitié du XIXème siècle est l’âge d’or du romantisme, la littérature s’est tourné vers les tourments intérieurs et les passions déchirantes après avoir musardé sur les terrains encyclopédiques du savoir et de la classification de toutes choses. Sambre est une histoire d’amour qui pourrait être classique, les amours contrariés et tragiques sont le commun de la littérature depuis des siècles, mais sa mise en scène, le ton et les couleurs choisies donnent tout son relief à cette série.

    Les couleurs, obsession du feu père de Sambre, les tons sont ternes, comme délavés, au milieu de nuances de brun et de gris, seul le rouge semble s’épanouir, le rouge des yeux de Julie, le rouge du sang, le rouge du drapeau révolutionnaire… Ce parti pris d’un quasi noir et blanc colle très bien à l’ambiance, ajoutant une noirceur et une mélancolie idéale pour apprécier l’histoire.

    L’histoire quant à elle, se mêle avec l’Histoire, Sambre est l’occasion de se plonger un siècle et demi en arrière, dans une France où l’industrie n’a pas encore pris ses marques et où l’esprits révolutionnaire plane. On y découvre une haute bourgeoisie raffinée et recluse dans un monde de festivités, ne voulant pas regarder cette misère à leur porte, ne s’inquiétant de la fureur populaire que trop tard. On y découvre une famille de bourgeoisie provinciale typique (la famille Sambre) avec ses histoires de familles et ses parents de la cuisse gauche. On y découvre aussi ce Paris tortueux et sombre, ce Paris si prompt à se soulever, ce Paris où la misère prospère aussi sûrement que les rats.

    Bernard Sambre est un jeune homme qui entre à peine dans l’âge adulte, on devine son enfance plutôt heureuse que la folie de son père va venir ternir, on devine un jeune homme passionné ne reculant devant rien pour retrouver Julie, et qui en se lançant à sa recherche découvre l’héritage de son père se révélant petit à petit à lui.

    Mais Sambre est avant tout une histoire d’amour, le destin de deux jeunes gens à la fois si proches et si dissemblables, Bernard et Julie vont se chercher durant toute l’intrigue, c’est une histoire d’amour à la fois belle, cruelle et teintée de tragédie.

    Sambre est une réussite totale, d’un point de vue graphique, le dessin est excellent et mis en valeur par un choix de couleur particulièrement pertinent. L’histoire, ou plutôt le drame, est diaboliquement bien ficelé, chassés croisés, passion, répliques cinglantes, montée en puissance de l’intensité dramatique, tout est là pour faire de cette série un chef d’œuvre du genre. Les acteurs de ce drame sont tous crédibles, d’une sœur se portant garante de l’héritage incertain d’Hugo Sambre au « cousin » inspecteur de Police à la fois mielleux et insupportable pour mieux cacher ses blessures profondes, tous jouent parfaitement leur rôle dans cette sombre histoire qui se révèle être peu à peu une sombre affaire de famille.
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