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© Panini Manga / Generation Comics

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Tome 4
ScénarioYukimura Makoto
DessinYukimura Makoto
CouleursNoir et Blanc
Année2005
EditeurPanini Manga / Generation Comics
SériePlanètes, tome 4
autres tomes1 | 2 | 3 | 4
Bullenote [détail]

Nous suivons le périple de Baron, un homme étrange qui espère se faire cent amis, de Locksmith, le responsable du projet Von Braun, face aux familles des victimes de l'explosion de son laboratoire, de Fee, mère absente d'un fils en pleine détresse, hantée par le souvenir d'un oncle brisé par l'intolérance. Et Hachimaki, l'homme dont l'évolution a marqué toute cette série, clôt ce cycle d'aventures.

 

2 avis

petitboulet
Le Von Braun est en route pour Jupiter, avec Hachimaki et son père Gorô à bord. Ce vaisseau et son équipage représentent un tournant dans l'histoire de l'aérospatiale. Jupiter est un rêve pour les astronautes, et une véritable manne en terme de matières premières pour la Terre. Pourtant, le monde entier a les yeux braqués sur des événements bien plus proches : la guerre menace d'éclater entre les Etats-Unis et la République, et le conflit pourrait bien empêcher le moindre vaisseau de décoller, et ce pour très longtemps.

A raison d'un tome tous les 18 mois, Planètes est probablement la série japonaise à la parution la plus lente dans nos contrées. Un rythme qui correspond au ton apaisé et contemplatif du manga, traversé ça et là par de rares moments de frénésie. Et n'ayons pas peur des mots, il s'agissait jusqu'au tome 3 de l'un des meilleurs mangas traduits en France. L'attente était donc grande, d'autant plus que la fin du volume 3 sonnait comme une conclusion naturelle à la série.

Malheureusement, la déception ressentie est à la hauteur de cette attente. Certes, on retrouve avec plaisir l'équipage du DS-12, ainsi qu'Hachimaki, dans son long périple pour Jupiter. Certes, le dessin de Yukimura reste toujours aussi agréable. Mais tout cela n'atténue en rien la sensation de redite et de délayage qui s'installe à la lecture du livre. L'auteur se permet quelques facilités qu'il avait pourtant brillamment évité précédemment (notamment en ce qui concerne le passé de Fee). Surtout, à la place du propos humaniste intelligent des premiers volumes, on ne trouve plus qu'une soupe dégoulinante de bons sentiments artificiels. Le comble est atteint avec cette histoire ridicule d'extraterrestre, amenant brusquement et maladroitement de la science-fiction dans un récit d'anticipation plutôt rigoureux jusqu'alors, le tout afin de servir un discours sur la tolérance et le droit à la différence plat et tellement bateau qu'il en ressort vidé de toute crédibilité. Seules les scènes plutôt humoristiques à bord du Von Braun sauvent l'ensemble du naufrage complet.

Le principal défaut de ce tome 4 est qu'il n'a absolument aucune utilité, que ce soit du point de vue de l'histoire ou du propos. Yukimura, qui n'a plus l'air d'avoir grand chose à dire, tente d'intéresser le lecteur en recyclant plusieurs thèmes qu'il a déjà développé au sein de la même histoire. Il prive ainsi les nouvelles composant ce recueil de l'unité qui faisait la force de la série auparavant. Ici, les différents récits s'enchaînent plutôt péniblement, sans véritable fil conducteur, et laissent au final l'impression d'avoir lu une oeuvre bancale, une sorte d'excroissance sans âme du Planètes original.
herbv
La série Planètes s'achève avec ce quatrième tome qui nous propose une fin plutôt abrupte. En effet, alors que nous pouvions nous attendre à ce que l’auteur prenne plus de temps pour conclure son récit, à l’image des développements précédents, c’est à une fin rapide, pour ne pas dire incomplète et n’apportant pas son lot de réponses aux différentes questions nées au fil des volumes, que nous sommes confrontés. Comme le nombre de pages du volume est conséquent, nous avons du coup l’impression d’avoir un tome complet plus le début du suivant, tronqué, conclu à la va-vite. Pourtant, l’histoire semblait avoir un fort potentiel au début.

Devons-nous le regretter ? Certainement quand nous repensons aux deux premiers tomes où le rêve de Hachimaki donnait un souffle et une certaine poésie à l’histoire. Et, hélas, à la lecture de ce quatrième volume, cela n'est plus le cas. L'histoire devient assez caricaturale dans certaines situations. Celles-ci sont même parfois plutôt grossières du fait d’un continuel étalage sans grande subtilité de bons sentiments. Même si de très bonnes choses sont abordées lors de l’histoire de Fee et de sa famille, tout cela est noyé sous les situations convenues et les réactions dégoulinantes de mièvreries ou les comportements caricaturaux. Malheureusement, c’est encore pire dans le dernier chapitre et le discours lénifiant d’Hachimaki.

Bon. Il ne faudrait pas non plus donner l’impression de grossir le trait. La lecture de ce tome 4 n’est pas non plus une torture grâce à une narration efficace et un dessin toujours aussi superbe (même si nous pouvons nous ennuyer lors de certains passages, surtout ceux mettant grossièrement en scène un conflit entre deux nations spatiales dominantes). Toutefois, nous n’arrivons jamais à oublier ce que la série aurait pu être si l’auteur avait réussi à rester sur la ligne des débuts. Un immense gâchis ! Voilà l’impression finale que certains lecteurs ne pourront s’empêcher de penser en refermant Planètes, tome 4.
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