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© Glénat

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La Blanche morte
ScénarioCothias Patrick
DessinJuillard André
Année1983
EditeurGlénat
CollectionVécu
SérieLes 7 vies de l'épervier, tome 1.1
autres tomes1.1 | 1.2 | 1.3 | 1.4 | 1.5 | 1.6 | 1.7
Bullenote [détail]

Depuis la nuit des temps, la liberté a donné le vertige aux hommes. Ils se sont inventés des maîtres pour endiguer le flot de leurs délires et ils ont placé Dieu en haut de l'édifice. Et aujourd'hui encore, le ciel résonne toujours de l'harmonie des cloches, angéliques sans doute, mais peut-être, à la longue, quelque peu monotones. Alors, les hommes se sont retournés vers le Diable. Ils lui ont prété les excès de leur nature. Ils l'ont paré d'une queue, de cornes et de sabots pour jouer à se faire peur. Et le diable est devenu leur bouc émissaire...
- Pourquoi vous donnez-vous le mal de nous raconter cette histoire, mon Maître ? demande la Sorcière.
- J'y suis bien obligé, lui répondit le Diable : les homme ne se nourrissent pas seulement de pain et d'eau. Ils ont aussi besoin d'éprouver leur frissons de l'amour et du sang. Il leur faut du spectacle. C'est pourquoi je suis un montreur de marionnettes. Je suis aussi un peu oiseleur à mes heures. J'aime beaucoup les oiseaux. Surtout les éperviers.

 

1 avis

jean loup
C'est le début du XVIIe siècl : le feu des guerres de religion s'est provisoirement éteint suite à l'édit de Nantes et à la conversion du roi (le fameux "Paris vaut bien une messe..."). Protestants et catholiques réapprennent à vivre ensemble, ou tout au moins à se tolérer. Le royaume se remet lentement et péniblement de ces guerres fratricides et le petit peuple s'efforce de subsister.
Quelque part en Auvergne, une jeune femme enceinte court dans la neige. Les raisons de sa fuite restent mystérieuses, mais au moment même où elle accouche dans un paysage glacé, la reine enfante le dauphin Louis. Henri IV, le vert galant, ne dissimule pas sa satisfaction, tandis qu'un mari éploré retrouve le corps de sa femme, morte gelée, tenant contre son sein un bébé bien vivant. Fou de chagrin, le veuf bannit son frère, qu'il tient pour responsable de la mort de son épouse.
La route de l'exilé va croiser celle d'une vieille sorcière. Et quelques années plus tard, en 1609, un mystérieux justicier surnommé L'Epervier remet en cause la société des trois ordres en s'attaquant à la noblesse qu'il humilie.
Et la vieille sorcière de rire face aux acteurs qui ont pris leurs marques dans un drame qu'il ne reste qu'à jouer...
"Les sept vies de l'épervier" appartient à ces albums mythiques dont on entend souvent parler, et qui intimident le lecteur lorsqu'il se décide enfin à juger par lui-même de la qualité de l'oeuvre vantée.
Il faut avouer que le duo Cothias/Juillard est assez impressionnant. Cothias est un grand amateur d'histoire, et en particulier de l'Ancien Régime (période entre le Moyen Age et la Révolution). C'est certainement avec ce cycle de l'épervier qu'il atteint le sommet de son art. La reconstitution historique est très convaincante, les dialogues sont savoureux et bien troussés, et la figure du justicier solitaire parvient sans peine à fasciner. Dès ce premier tome, les ingrédients d'une grande fresque sont réunis.
Evoquer le trait de Juillard pour "Les sept vies de l'épervier" revient à aborder un graphisme qui, vingt ans plus tard, marque encore les publications de la collection Vécu de Glénat. Bien des dessinateurs ont cherché à imiter l'élégance de son tracé, le réalisme de ses décors et de ses personnages (malgré une certaine difficulté à restituer la fraîcheur des visages enfantins) et le mouvement du dessin. C'est donc un travail de référence, qu'on peut cependant se contenter d'apprécier pour son efficacité gracieuse.
Relire ce premier volume a été bien agréable. Nul doute que vous serez conquis et avide de connaître la suite si vous n'avez jamais cédé au chant de l'épervier.
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