 |
Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Mael : |
Je ne suis pas un grand spécialiste d'Eisner, du coup j'en ai emprunté tout plein dans ma médiathèque. Celui là est pas mal connu, et cherche à réhabiliter un peu la figure du méchant juif d'Oliver Twist en racontant son parcours, le comment de son arrivée dans les milieux interlopes, le poids du racisme et du milieu social sur son avenir. Certes ce n'est pas toujours d'une franche subtilité mais là où je craignais le pensum lourdingue j'ai vraiment trouvé un excellent récit, crédible et contrasté, porté par un très beau dessin à la fois solide techniquement et pleinement original. 4 montres volées.
|
C'est une oeuvre tardive, son avant-dernière bande dessinée je crois. C'est un peu trop démonstratif et un livre à message plein de bon sentiment, avec un début d'affaiblissement du dessin quand même. Du Spirit à Big City, tu as largement de quoi découvrir l'étendue du talent d'Eisner dont ce livre n'est pas très représentatif. |
 | | Mael, 11.04.2013 à 22:21 | 350783 |
|  |  | Je m'attendais à te faire crier, c'était un peu de la provoc.
Mais oui ça aurai été une autre oeuvre, oui " l'anti-narration de Caro, le dessin-prétexte" c'est la base de son oeuvre. Je ne dirai pas son intérêt en fait, car de mon côté je trouve toujours ce parti pris très ennuyeux. Caro a de belle page (tu noteras que j'ai mis 3, une note tout à fait correcte), mais il n'y a pas la force brute nécessaire à mes yeux. C'est beau, c'est puissant, mais c'est insuffisant. Car son "anti-narration" ne fonctionne pas, il y a beaucoup de narration, il y a même des histoires à chute. Ce n'est juste pas bien intéressant. Jacques Velay, dans ce genre, s'en sortait beaucoup mieux même si je trouve ça lassant sur le long terme son Mimolette est très bien, il ne passe pas à côté du postulat qu'il semble affirmer en même temps.
Et oui l'influence sur le Konture des débuts est palpable, mais l'intérêt de Konture est d'avoir su dépasser ça, parce que les tordus, les bras ballants et cie c'est sans doute très important dans son parcours, c'est indéniable, mais c'est de loin la partie que je trouve la moins intéressante.
Konture a su transmuter tout ça, il continue dans le brut, mais avec une grande sensibilité. ça me va très bien.
Sinon oui on peut très bien reprocher à Goossens d'être trop absurde (on dira qu'il fait du n'importe quoi pour du n'importe quoi et que ça n'a aucun intérêt), que Baudoin est trop sensible (on dira qu'il est culcul, bateau, répétant les même poncifs...) et Gerner trop expérimental (on comprend rien, c'est pas de la BD). On a le droit de dire ça. Je ne serai pas d'accord globalement mais oui on peut le dire tant qu'on explique un tant soit peu pourquoi. Ce que j'avais l'impression de faire.
Même si oui, parfois Goossens tourne un peu à vide, que Baudoin se vautre de temps en temps dans la miévrerie et que les Panorama de Gerner me laissent froid (même si j'ai adoré TNT et Contre la BD). |
 | |  |  | | NDZ : | | Mael : |  Lu dans l'intégrale Caro à l'Asso. C'est incontestablement magnifique, le dessin est puissant, évocateur, torturé et brillant à la fois. On sent la parenté de Konture, d'Imagex, de toute cette famille de l'underground français qui avait là un de ses grands maîtres. Mais j'étais un peu déçu par le texte et l'intérêt des histoires, là où les deux autres cités réussissent à faire de ce dessin une vraie matière narrative je ne voyais chez Caro qu'un besoin de dessiné mis en bande dessinée histoire de. Avec une pointe de déception du coup, tant j'attendais de ce bouquin. Au passage la préface de Dionnet, toute en phrase courtes en majuscules pour donner un style je ne sais quoi, est assez insupportable. 3 punks car tout de même, qu'est ce que c'est puissant visuellement. |
Alors je ne sais plus ce que j'avais dit à ma lecture (d'il y a quelques mois), ou si j'avais bafouillé qqchose, mais tu m'ôtes le post du clavier. Tout pareil que Mael. |
Je ne vous comprends pas les gars, ou alors dans ce cas allons-y gaiement, reprochons à Goossens d'être trop absurde, à Baudoin d'être trop sensible, à Gerner d'être trop expérimental... Ce que je veux dire c'est que l'anti-narration de Caro, le dessin-prétexte, c'est justement tout l'intérêt et toute la force de son oeuvre et ce qui a fait qu'elle a inspiré l'école graphzine, en particulier Konture qui développera cet art de manière encore plus libre et radicale dans ses premières pages. Caro n'aurait sûrement pas eu la même ampleur/influence s'il avait fait dans la 'vraie narration' et si sa langue n'avait pas été si lapidaire. Ça aurait pu être bien aussi, hein, pourquoi pas, mais ça aurait été une toute autre oeuvre. |
 | | NDZ, 11.04.2013 à 20:19 | 350777 |
|  |  | | Mael : |  Lu dans l'intégrale Caro à l'Asso. C'est incontestablement magnifique, le dessin est puissant, évocateur, torturé et brillant à la fois. On sent la parenté de Konture, d'Imagex, de toute cette famille de l'underground français qui avait là un de ses grands maîtres. Mais j'étais un peu déçu par le texte et l'intérêt des histoires, là où les deux autres cités réussissent à faire de ce dessin une vraie matière narrative je ne voyais chez Caro qu'un besoin de dessiné mis en bande dessinée histoire de. Avec une pointe de déception du coup, tant j'attendais de ce bouquin. Au passage la préface de Dionnet, toute en phrase courtes en majuscules pour donner un style je ne sais quoi, est assez insupportable. 3 punks car tout de même, qu'est ce que c'est puissant visuellement. |
Alors je ne sais plus ce que j'avais dit à ma lecture (d'il y a quelques mois), ou si j'avais bafouillé qqchose, mais tu m'ôtes le post du clavier. Tout pareil que Mael. |
 | | Pierre, 11.04.2013 à 19:42 | 350775 |
|  |  | | Mael : | Quelques lectures en vrac.
Après "Le rêve de Meteor Slim" et "Lomax", Duchazeau continue d'explorer le monde du bles et du folk afroaméricain. Son trait semble né pour ça, on se laisse porter dans cette histoire légèrement fantastique contant l'envers des minstrel show. Mais si la lecture est tout à fait agréable, je n'y ai pas trouvé le fond et le plaisir que j'ai pu avoir avec les autres opus. Duchazeau ne démérite pas, mais ne brille pas non plus, et ce livre me semble du coup très oubliable. Trois guitares. |
Graphiquement c'est encore un quasi plagiat. Après Blain, Bluch, là on croirait un copié collé flagrant du style de Winshluss sur Smart Monkey. En plus propre, plus lisse, plus gentil bien sûr. Et puis question thématique, à force de creuser le même sillon, le 78 tours commence à tellement crachoter qu'on entend plus rien. |
 | | Mael, 11.04.2013 à 13:49 | 350766 |
|  |  | Quelques lectures en vrac.
Après "Le rêve de Meteor Slim" et "Lomax", Duchazeau continue d'explorer le monde du bles et du folk afroaméricain. Son trait semble né pour ça, on se laisse porter dans cette histoire légèrement fantastique contant l'envers des minstrel show. Mais si la lecture est tout à fait agréable, je n'y ai pas trouvé le fond et le plaisir que j'ai pu avoir avec les autres opus. Duchazeau ne démérite pas, mais ne brille pas non plus, et ce livre me semble du coup très oubliable. Trois guitares.
Dans le festival de BD jeunesse où j'étais ce w-e, cette BD a obtenu le prix (le Prix Bull'gomme 53, quel titre !, pour les curieux). Comme la liste des lauréats n'est pas trop honteuse je me suis laissé tenté, aussi parce que le livre était déjà attirant en soit (par le passé "Les Blagues de Toto" et "Les Sisters" ont eu ce prix et ça ne m'a pas poussé à l'achat pour autant). Graphiquement c'est très réjouissant, mais le récit d'anecdotes d'enfances plus où moins rigolotes n'a pas trop fonctionné sur moi. Il y a quelques très bonnes histoires mais souvent j'ai trouvé que ça tombait un peu à plat (hors il y a bien un effet de chute recherché). Fait amusant, dans ce livre Aki raconte son enfance, mais elle vit en Australie et ne pouvait revenir pour un w-e. Ce sont donc ses deux sœurs, personnages du livres, qui sont venues chercher le prix et qui dédicaçaient à l'aide de tampons, détail plutôt agréable qui m'a aussi poussé à l'achat. 2 Grains de riz (oui celui ci était facile à trouver).
Je ne suis pas un grand spécialiste d'Eisner, du coup j'en ai emprunté tout plein dans ma médiathèque. Celui là est pas mal connu, et cherche à réhabiliter un peu la figure du méchant juif d'Oliver Twist en racontant son parcours, le comment de son arrivée dans les milieux interlopes, le poids du racisme et du milieu social sur son avenir. Certes ce n'est pas toujours d'une franche subtilité mais là où je craignais le pensum lourdingue j'ai vraiment trouvé un excellent récit, crédible et contrasté, porté par un très beau dessin à la fois solide techniquement et pleinement original. 4 montres volées.
 Lu dans l'intégrale Caro à l'Asso. C'est incontestablement magnifique, le dessin est puissant, évocateur, torturé et brillant à la fois. On sent la parenté de Konture, d'Imagex, de toute cette famille de l'underground français qui avait là un de ses grands maîtres. Mais j'étais un peu déçu par le texte et l'intérêt des histoires, là où les deux autres cités réussissent à faire de ce dessin une vraie matière narrative je ne voyais chez Caro qu'un besoin de dessiné mis en bande dessinée histoire de. Avec une pointe de déception du coup, tant j'attendais de ce bouquin. Au passage la préface de Dionnet, toute en phrase courtes en majuscules pour donner un style je ne sais quoi, est assez insupportable. 3 punks car tout de même, qu'est ce que c'est puissant visuellement.
Dans le registre déception là aussi. J'en entendais beaucoup parler, "Le Chanteur sans nom" du même duo m'avait beaucoup plu, de bonnes notes sur bubulle alors hop. Bon ce n'est pas honteux mais pas palpitant non plus, on ne sait trop où ce placer dans cette enquête semi-parodique, on croise des têtes connues, c'est très joliement dessiné, et puis ça se termine assez platement, comme tout au long du livre. Bof bof. Deux chansonnettes.
 Davodeau a été très important dans ma découverte d'une autre BD, mais il m'a aussi parfois copieusement emmerdé (Haaa, les Ignorants). J'ai donc mis beaucoup de temps à aller vers Lulu, acclamé de toute part, par peur de la déception. Ne pas s'attendre à quelque chose à le mérite de ne pas vous décevoir, j'ai donc lu Lulu sans idée réelle de ce qu'il allait en être, et bien c'est pas mal du tout. Faut aimer les thématiques de Davodeau, c'est sûr que c'est moins fort que "Le Voyage" de Baudoin qui est dans le même esprit, mais il y a un beau flux, on accompagne Lulu dans sa (re)découverte de la vie. On se passerai juste de ce pseudo suspens à deux balles tout au long du livre sur la personne décédée qui est dans le salon, ça n'apporte rien et c'est cousu de fil blanc. 3 promenades.
On m'a souvent dit "Oui Pénélope Bagieu son blog est pas terrible mais alors Cadavre exquis elle change vraiment, c'est une vraie histoire, pas du tout girly, elle prend des risques, etc." Bon c'est quand même très très girly superficiel dans les dialogues, j'ai toujours beaucoup de mal avec son dessin qui est encore très maladroit (depuis elle a progressé je suis d'accord - pas lu La Page blanche) et surtout c'est assez mal fichu. Je suppose qu'on est censé s'attacher aux personnages (c'est une BD de personnages plus que d'action) mais ils n'ont rien ni d'intéressant ni d'originaux. La fin est un sommet de cliché qu'on voit venir à 200m... Autant dire que je ne suis guère convaincu. Il y a quelques bon dialogues, une ou deux situations marrantes qui font que ce n'est pas nullissime, mais j'ai lu Cadavre exquis pour changer une idée reçue et ma foi ça ne change pas grand chose. 1 hôtesse d'accueil.
J'en entends parler comme LE chef d'oeuvre du roman graphique de l'année. C'est pas mal, ça se lit bien, on est surpris, le dessin est attirant dans ses imperfection. Mais ça ne mérite pas non plus autant d'éloges que ce que j'ai voir ici et là. C'est à lire au moins une fois je pense, après je le relirai pas. 3 sirènes.
  Dans DMPP ce qui m'intéresse ce sont avant tout les dossiers, les bandes dessinées (souvent à suivre, ce que je trouve laborieux dans une revue annuelles) sont plutôt bonnes dans l'ensemble même si tout ne me convainc pas. Mais les dossiers sont vraiment l'identité de la revue, une des dernières à explorer l'histoire de la bande dessinée. La façon d'aborder leur sujet est très différent : une longue interbiews (intéressante, mais il manque peut-être un article plus général) pour le génial Hagelberg, le prisme de la sexualité pour Mattiolli et Jacovitti (intéressant, car pertinent dans leur cas d'ex-auteurs enfants ayant grandi dans le même pays, même si l'article sur Jacovitti est un peu court) et un long article empli d'illustrations et d'un fort beau cahier couleur pour Lev Youdine. Ce dernier est avant tout un peintre (même si on a quelques exemples de BDs malheureusement non traduites) mais c'est tout à l'honneur de DMPP de tisser ainsi des ponts entres les différentes formes d'expressions picturales. DMPP c'est plutôt bien voire très bien, il me semble important de les soutenir, d'autant qu'il n'y a qu'un numéro par an. 4 WC.
|
 | | Mael, 09.04.2013 à 13:18 | 350747 |
|  |  | | chrisB : | | C'est marrant je ne me suis jamais fait le remarque, j'ai toujours trouvé ça très lisible comme typo ?? |
Je suppose que tu n'es pas le seul, sinon Lizano en aurai sans doute changé.
Mais c'est vrai que ça m'a toujours gêné (sans m’empêcher de lire ses livres contrairement à e m). |
 | |  |  | C'est assez terrible ce genre de production. Adaptation d'un roman jeunesse à succès, l'histoire de base a l'avantage d'être relativement originale (ou le talent de nous le faire croire).
Je suis sensible au dessin de Mayalen Goust. Quand bien même, je ne le serais pas, c'est un dessin destiné à de jeunes filles et je ne serais pas très pertinent de le critiquer selon mes critères propres.
Une bonne histoire, un bon dessin. Un adaptateur qui a du métier. Oui mais voilà, la mayonnaise ne prend jamais longtemps. Les planches sont lourdes de texte. On est parfois plus dans l'illustration des scènes et ça manque de fluidité.
C'est qu'un tome de la bande dessinée reprend un tome du roman. Il faut concentrer et ça se sent !
Cela dit, ça reste lisible et je ne doute pas que ça puisse malgré tout plaire à de jeunes (et moins jeunes) filles. Les dessins sont assez beaux (sirupeux diront certains) pour faire avaler la tartine du texte. |
 | | chrisB, 08.04.2013 à 23:21 | 350740 |
|  |  | | Mael : | | e m : | L'île aux 30 cercueils...
Même problème qu'au dessus. Sauf que là je n'ai même pas eu la force d'aller plus loin que la deuxième page.
|
C'est la typo qu'utilise toujours Marc Lizano. En effet elle est très difficile à lire et franchement pénible, c'est dommage car c'est un auteur de grand talent (graphique comme narratif) mais je m'étonne que personne ne lui dise. Autant sur des gags je pouvais me forcer mais sur un récit long comme là, si tout est à l'aune de la page exemple bubulle il est clair que c'est rédhibitoire.
C'est malheureux car ce livre est vraiment séduisant sous plein d'autres aspects. |
C'est marrant je ne me suis jamais fait le remarque, j'ai toujours trouvé ça très lisible comme typo ?? |
 | | Mael, 07.04.2013 à 23:49 | 350733 |
|  |  | | e m : | L'île aux 30 cercueils...
Même problème qu'au dessus. Sauf que là je n'ai même pas eu la force d'aller plus loin que la deuxième page.
|
C'est la typo qu'utilise toujours Marc Lizano. En effet elle est très difficile à lire et franchement pénible, c'est dommage car c'est un auteur de grand talent (graphique comme narratif) mais je m'étonne que personne ne lui dise. Autant sur des gags je pouvais me forcer mais sur un récit long comme là, si tout est à l'aune de la page exemple bubulle il est clair que c'est rédhibitoire.
C'est malheureux car ce livre est vraiment séduisant sous plein d'autres aspects. |
 | | Mael, 07.04.2013 à 21:03 | 350732 |
|  |  |  Je ne connaissais pas du tout ça et bien vous savez quoi ? C'est excellent, le dessin est très fluide et les histoires vraiment drôle. C'est rare que je me marre devant une BD (je n'étais pas non plus plié en deux mais c'est réussi, vraiment). Le concept de base de cet étrange boule de poil ne disant que Grou vivant dans une famille et un monde parfaitement normal sans que ça ne surprenne personne est déhà fascinant. C'est le naturel de tout ça qui donne sa force à ces bouquins, rien n'étant souligné, l'incongru est là et c'est ainsi. 4 Grou poilus. |
 | | e m, 07.04.2013 à 12:20 | 350730 |
|  |  | LastMan 1...
De la bonne bd bien fun qui se prend pas au sérieux, avec des dialogues bien fendards. Vite, la suite !
5 combats
Dans mon open-space #3...
James, ou l'éditeur, je ne sais, devrait embaucher un lettreur. Le lettrage "écriture manuscrite" est très fatigant à lire, parfois même limite illisible.
L'île aux 30 cercueils...
Même problème qu'au dessus. Sauf que là je n'ai même pas eu la force d'aller plus loin que la deuxième page.
|
 | | Glotz, 06.04.2013 à 14:27 | 350718 |
|  |  | Je faisais partie des sceptiques quand Denis avait eu son grand prix mais n'avais en fait pas lu beaucoup de ses œuvres. Je viens de lire l'intégrale de Luc Leroi publiée l'an passé par Futuropolis. J'ai trouvé ça très ennuyeux, avec des ressorts toujours similaires, un humour qui ne m'atteignait pas et un dessin pas toujours très beau (alors qu'à Angoulême j'avais été étonné par certaines planches, d'albums plus récents peut-être).
Les histoires courtes m'ont vraiment fait penser à du sous-Veyron, les histoires longues à n'importe quel téléfilm lambda vaguement policier, vaguement humoristique transposé en bande dessinée.
J'ai mis 3 au Nain jaune, que j'ai trouvé un peu plus intéressant que les autres, 2 sinon. Comme je suis consciencieux, je vais persévérer et aller relire Quelques mois à l'Amélie. |
 | |  |  | On le sait, le fils de Séron est un proche de Mattt Konture, mais on ne s'attendait quand même pas à autant de références à Galopu, Ivan Morve and co dans ce dernier tome, sous prétexte que le fiston côtoie la star de l'underground. Cette histoire traite donc de paternité (la couverture est explicite) et des conflits entre générations (le titre de la série était fait pour : on le soupçonne donc d'avoir fait exprès depuis le début). On déplorera juste les trop nombreux boutons-pressions, non seulement mal fixés sur les cases, mais en plus faisant entendre certains morceaux de Courge parmi les plus expérimentaux et les plus inaudibles ; je n'ai rien contre, mais ça ne colle pas trop avec l'univers à la fois bucolique et scélorosé de Séron. |
 | | Mael, 29.03.2013 à 17:19 | 350633 |
|  |  | Et ça fait longtemps que je voulais écrire un article expliquant pourquoi.
Et je l'ai enfin fait.
Sur Du9. |
 | | Mael, 29.03.2013 à 16:21 | 350631 |
|  |  | C'était quand même un peu volontairement drôle.
Mais c'est un livre majeur. |
 | | Xavier, 29.03.2013 à 13:39 | 350630 |
|  |  |
Hm, ça fait un peu "Confessions intimes" ou accroche pour Gala. Maël, il faudrait revoir tes annonces.... |
 | | crepp, 27.03.2013 à 8:32 | 350601 |
|  |  | | Pierre : | La planche qui sert d'illustration à l'album vaut son pesant de cacahuètes dans le genre "faut-il euthanasier tous les chasseurs de dédicaces ?". J'ai eu l'occasion d'assister à une scène éminemment similaire à Arras à l'occasion de l'Ire en fête (une manifestation sympathique) il y a une dizaine d’années. Un bdégestien ventripotent avec du fond de teint sur le nez est passé au moins quatre fois devant Tardi: encore vous ? s'était exclamé, lassé, l'auteur du Cri du peuple. L'âne, accroupi devant lui, joignait les mains en prière, comme pour excuser son vice. Pathétique.
|
et moi pendant ce temps là j'emmenais Tardi au café pour qu'il puisse passer aux wc, puis on buvait un coup ensemble et discutions de BD pendant presque une heure.
La gueule des gens à notre retour après une telle pause :o)
|
 | | Mael, 26.03.2013 à 23:07 | 350599 |
|  |  | Je l'ai fait aussi à une époque, quand j'étais ptiot, le gamin de la BD est plutôt dans cet esprit.
C'est plus grave quand on a 40 ans. |
 | | Pierre, 26.03.2013 à 22:15 | 350598 |
|  |  | La planche qui sert d'illustration à l'album vaut son pesant de cacahuètes dans le genre "faut-il euthanasier tous les chasseurs de dédicaces ?". J'ai eu l'occasion d'assister à une scène éminemment similaire à Arras à l'occasion de l'Ire en fête (une manifestation sympathique) il y a une dizaine d’années. Un bdégestien ventripotent avec du fond de teint sur le nez est passé au moins quatre fois devant Tardi: encore vous ? s'était exclamé, lassé, l'auteur du Cri du peuple. L'âne, accroupi devant lui, joignait les mains en prière, comme pour excuser son vice. Pathétique.
|
 | | Mael, 26.03.2013 à 21:59 | 350597 |
|  |  | J'ai lu ce livre et ne voulait pas particulièrement le commenter. Joub et Nicoby honnêtement mais bon, la vie de Fournier n'est pas palpitante. Il a l'air sympathique, c'est l'idée je suppose, montrer un homme débonnaire, gentil, la bonté de la "grande famille" franco belge, tout en montrant la violence de la rupture de contrat. Mais voir le bouquin dans le top avec deux coup de coeurs je me dis qu'il y a une couille dans le potage et qu'il est de mon devoir (rien de moins) de vous dire que non, il ne faut pas lire ce livre. Enfin pas l'acheter en tous cas.
On y apprend rien, ce n'est pas follement émouvant et foncièrement tout sympathique qu'il soit la vie de Fournier n'a rien d'intéressante (allez une petite séquence sympathique avec RobVel), les sommets de suspens et d'action devant être quand il joue du biniou. 1 étoile. |
 | | Mael, 25.03.2013 à 22:42 | 350560 |
|  |  | | e m : | | J'essayerai le tome 1 si j'en ai l'occasion. Bizarrement je trouve que la planche de la fiche est marrante. |
Oui, elle est marrante. Et porte la trace d'un truc qui m'a frappé en relisant les albums (en tous cas au début), le Plunk est une série très violente. Je crois que dans le tome 1 il y a tout de même une dizaine de décès par mort violente, la plupart du temps totalement gratuits comme ici, juste pour le gag quoi. Je n'avais jamais remarqué et j'ai trouvé ça assez étonnant.
| e m : | Votre affinité avec vous-même est de 100%
Voilà qui est rassurant. D'autant plus que je n'ai pas du tout accroché à Jacques le petit lézard géant 8)
(je ne supporte pas les nez de Libon, et rien que ça, ça fait perdre plein de points !) |
Je dessine les nez pareil alors ce doit être ça ma connexion... Non mais sinon tu as parfaitement le droit d'aimer ce que tu veux, la logique continue d'être implacable. On a là tout l'art du Spirou actuel qui mélange énormément de chose (du planplan, les vieux auteurs, des jeunes dans la traditions, des trucs assez fous) c'est plutôt stimulant. |
 | | e m, 25.03.2013 à 19:20 | 350555 |
|  |  | Je me garde bien de juger le dessin du Plunk et d'affirmer qu'il est mauvais. Ce que je sous-entendais maladroitement, c'est que je ne le trouve pas beau. Mais je veux bien reconnaitre qu'il convient très bien au personnage et à ce genre d'humour. (encore que dans une version hyper réaliste ça pourrait provoquer un décalage marrant)
J'essayerai le tome 1 si j'en ai l'occasion. Bizarrement je trouve que la planche de la fiche est marrante.
Votre affinité avec vous-même est de 100%
Voilà qui est rassurant. D'autant plus que je n'ai pas du tout accroché à Jacques le petit lézard géant 8)
(je ne supporte pas les nez de Libon, et rien que ça, ça fait perdre plein de points !) |
 | |  |  | Je suis assez d'accord avec Glotz et Mael (surtout pour Le Piou, qui est vraiment mauvais).
Du coup, j'ai moi aussi tenté la bullafnité :
Vous avez 420 (21.8%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 35.1%
Ça marche pas mal ce bidule, finalement. :o) |
 | | Mael, 25.03.2013 à 7:39 | 350538 |
|  |  | Et Le Piou étant une bande dessinée franchement ennuyeuse et très fade à mes yeux, y compris graphiquement !
Le Plunk a été une de mes séries préférées de Spirou (elle n'existe plus depuis quelques années, remplacée par l'Île déserte). C'était, avec "Jacques le petit lézard géant", deux superbes séries d'humour qui renouvelaient l'humour du magazine avec inventivité.
Je saurai plus détailler pourquoi Jacques est drôle que Le Plunk, Le Plunk (et en plus j'ai relu les trois tomes la semaine dernière) est juste une évidence. Ce n'est pas juste absurde, il y a un décalage fin. Pas de soulignement à fond du "là ce n'est pas normal", une sorte de fluidité du bizarre totalement absente du Piou qui se contente d'aligner un peu péniblement des gags attendu pour "faire absurde et décalé". Le Plunk est décalé, il n'essaye pas de l'être, il n'a pas d'effets de manche rigolo, il est parfois un peu bête mais parfois ingénieux là où le Piou est juste idiot.
Rien que la figure du Plunk, ce visage, cette manière d'être au monde (dans un monde d'humain, ce qui ne semble choquer personne, un seul gag souligne cette différence) indique ça, et je dois dire que rien que ça m'amuse. Il n'y a pas que ça évidemment mais c'est un bon début. Je le dis parce que tu semble dire que le dessin est faible alors que...de Tom Carbone à L'Île déserte en passant par Le Plunk et Robotboy (et aux bons d'abonnements d Spirou !) non, on ne peut pas dire ça ! Cromheecke est un super dessinateur, bien plus inventif et moins figés que la moitié des auteurs Spirou (alors que ce n'est pas un petit jeune, mais il se renouvelle !).
Bon tous les gags ne sont pas aux même niveaux, il y a dans les deux derniers tomes (il est vrai qu'ils deviennent de moins en moins bon : le premier est parfait, il y a 2/3 gags dispensables dans les autres) des espèces de gags finalement très premier degré (je pense à celui de la bouilloire), on se demande ce qu'ils fichent là.
Le Plunk est censé faire rire, c'est réussi amplement dans mon cas. Quand j'ai choisis une centaine de BDs à transvaser de la maison de mes parents à mon appart (sur un millier et quelques centainesà) je n'ai pas hésité une seconde à prendre la série intégrale.
Longue vie au Plunk, bien qu'il soir déjà mort !
Vous avez 676 (15.7%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 38.9%
;-) |
 | | Glotz, 24.03.2013 à 20:02 | 350537 |
|  |  | Vous avez 343 (29.3%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 45.5%
;)
Le Plunk est l'une des bandes dessinées les plus drôles de Spirou, je laisse Mael t'expliquer pourquoi. |
 | | e m, 24.03.2013 à 11:30 | 350534 |
|  |  | Plunk #2+3...
C'est sensé fait rire, ça n'a même pas provoqué la nano ombre du quart d'un zepto poil de yocto sourire.
Je vois qu'il y a pas mal de coups de cœur et bonnes bullenotes. Ça me laisse pantois (!)
0 île
Dans le genre humour absurde, Le Piou m'a bien plus amusé. (avec un dessin sympa)
Les Schtroumpfs #30...
Vivement que Dupuis sorte l'intégrale Peyo, que je puisse m'assurer que mes souvenirs ne me trahissent pas, et que ce n'était pas aussi bassement moralisateur. Parce que là, c'est assez effrayant.
Où alors, avec le recul la subtilité de la chose, qui m'avait échappée, me frappe de plein fouet, et je me rends compte que, le Schtroumpf à Lunettes étant personnage principal, c'est absolument fait exprès. Va savoir... !
2 contraventions |
 | | Mael, 22.03.2013 à 16:44 | 350500 |
|  |  | | Marrant en le lisant je me suis dit "on dirait qu'elle essaye de dessiner comme Duhoo, bizarre". |
 | |  |  | | Mael : | (…) J'ai eu un peu de mal parfois avec le dessin de Montfreid. Dans l'ensemble il est très bien mais parfois il est maladroit et ça casse la fluidité. |
Les dessins sont de Jean-Yves Duhoo.
Le dessin de Dorothée de Monfreid n'est jamais maladroit : ) |
 | | Mael, 22.03.2013 à 14:22 | 350496 |
|  |  | | Mael : | | dommage que cette collection n'ai connu que très peu de titres. |
Ha quand même 16 en fait, bon dommage qu'elle se soit arrêté alors. |
 | | Mael, 22.03.2013 à 14:21 | 350495 |
|  |  | Plutôt très bien. J'ai eu un peu de mal parfois avec le dessin de Montfreid. Dans l'ensemble il est très bien mais parfois il est maladroit et ça casse la fluidité. Mais globalement c'est plutôt bien réalisé et ne dessert un très très bon scénario, dommage que cette collection n'ai connu que très peu de titres. |
 | | NDZ, 22.03.2013 à 13:57 | 350493 |
|  |  | Aucune subtilité, aucun humour. La poésie, ny pensons pas. Peut-être que les plus jeunes y trouveront leur compte. Réponse ce soir, pour l'histoire du soir. |
 | |  |  | Binnenskamers de Tim Enthoven - 2011 - Bries/De Harmonie.
Si un éditeur francophone traduit et publie un jour ce beau livre, je vous le conseillerais vivement !
Coup de cœur, bien entendu.




|
 | | Mael, 21.03.2013 à 16:44 | 350481 |
|  |  | | Ha je n'avais pas fait le lien avec "Sous l'eau l'obscurité" qui était très bien (je me souviens avoir voté pour lui au bulledor) ! Bon du coup je vais vraiment m'y pencher sur celui là. |
 | |  |  | | NDZ : | Bon, l'Ange et Cricri d'amour, j'espère que c'est vachement bien, hein ! ;) |
| NDZ : | Au poil. Poilant. Un ton irrésistible. Un livre de Wouf diraient certains. |
Glop alors! Misma, l'éditeur à suivre. Me reste aussi à lire le précédent Park Yoon-sun. |
 | | NDZ, 17.03.2013 à 10:15 | 350432 |
|  |  | Au poil. Poilant. Un ton irrésistible. Un livre de Wouf diraient certains. |
 | |  |  | Quel dommage cet album... Il y a plein de bonnes idées, plein de moments réussis, mais la sauce ne prend pas.
La partie sur la douleur d'être trahi par la femme qu'on aime est très réussie : par son choix de montrer les questionnements des deux points de vue (celui qui est trahi, celui qui trahit), l'album réussit à ne pas verser dans le manichéisme et à rendre les deux personnages attachants. Les errances, les manipulations de l'un comme de l'autre et surtout cette profonde tristesse qui entoure chacun rendent chaque émotion palpable.
L'hommage à la BD de l'enfance (Tillieux en tête) et son fantasme du passage à l'acte (peut-on devenir un personnage de BD ?) est finement réalisé, même si c'est là que les premières faiblesses de l'album paraissent : le personnage du cocufieur, trop caricatural dans son approche de la BD (pour les gamins, etc...), force trop le trait et souligne trop l'antagonisme des deux personnages.
Là où les choses se gâtent, c'est sur la fin de l'album (que je ne révèlerai pas) : les personnages deviennent peu crédibles, les situations encore moins. L'aspect délirant du récit (souligné par la dernière case de l'album) est en incohérence avec le ton qui précède. Une situation moins radicale aurait sûrement mieux porté le propos. Et du coup, on désamorce tout ce qui avait été mis en place, les petis défauts deviennent insupportables : le personnage de la femme devient expédié, la situation qu'on avait soigneusement mise en place s'emballe et ne prend plus le temps d'être savourée ; la caricature sape tous les effets.
Une grosse déception quant aux promesses générées par le début de l'album. |
 | |  |  | Magnifique album. Au delà de l'objet qui est d'une très belle facture, le dessin d'une très grande classe qui rappelle un peu celui d'Aude Picault, on a ici une très belle histoire, très étrange, qui fait irresisstiblement penser à Myazaki en moins enfantin, avec un propos un peu plus dur.
Grand coup de coeur. |
 | |  |  | Les pires des pires... J'ai eu du mal à trouver des choses qui m'insupportaient vraiment...
    
Ce qui est terrible, c'est qu'il y a là-dedans des auteurs que j'aime bien (voir beaucoup) mais... arg... ces opus là m'ont écorché l'oeil.
En général c'est soit le scénario qui pêche - du recueil de clichés, des trucs bien convenus- soit la narration, plus rarement le dessin (sauf le Broderies, où la tout est à jeter).
Je devrais mettre au moins une étoile quand le dessin est chouette... mais non, quand le fond est suffisament débectant pour faire oublier les qualités de dessins ou de narration, y a pas à tortiller du cul pour chier droit.
J'aurais bien mis un ou deux lldm, mais comme j'ai jamais réussi à aller au bout d'un de ses albums, je me suis toujours interdit de les bullenoter. Un jour je me forcerais...
Pour se laver la tête, je propose donc plutôt une sélection de merveilles ; plus facile à trouver pour le coup, la difficulté a été de faire un choix, essayer d'éviter les enthousiasmes trop récents (Lucifer et canne de fer, génie !), le copinage éhonté, les albums qu'on a édité, forcément coup de coeur, les trops grands classiques consensuels :
    
Voilà et si je devais m'autoriser quand même un truc que j'ai édité, je mettrais en avant ce qui est, je crois, notre meilleur album d'humour, dont, hormis la couv où on s'est un peu raté, rien n'est à jeter.
 |
 | | NDZ, 05.03.2013 à 8:32 | 350206 |
|  |  | 
Un feuilleton policier qui traîne dans les librairies... non, ce ne sont pas les "Incidents de la Nuit". L'influence de David B. plane sur cet album de Ulf K. - encore plus si on flâne dans le mini-sketchbook de la fin qui rappelle Dedalus. Et il est vraiment agréable à lire, ce petit livre, ça permet d'attendre la fin du feuilleton de B. (vaguement annoncée dans des nouvelles nouvelles de l'Hydre n°1 joliment enluminées par Killoffer - actuellement en librairie). |
 | | chrisB, 04.03.2013 à 23:03 | 350203 |
|  |  | tip top, merci l'ange !! |
 | | Mael, 28.02.2013 à 13:32 | 350110 |
|  |  | | Je ne suis pas du tout un expert, et très très client du dessin de Richerand. Après ça me semblait fait avec un certain sérieux et réel amour du sujet, le début est plutôt général (parlant de chose en effec plus proche de la caricature) mais ensuite chaque page est consacré aà un animal avec détail de son anatomie et de sa vie, ce qui me semble être quelque chose dans de plus proche du genre. |
 | |  |  | | Faudra que je zyeute ça. Généralement les cahiers de cryptozoologie sont assez décevants, caricaturant plus la nomenclature et la taxinomie que faisant réellement œuvre d'étude cryptozoologique. |
 | | Mael, 28.02.2013 à 12:44 | 350105 |
|  |  | | Mael : | | Le cahier de crytptozoologie dépasse largement le gadget (près de 40 pages tout de même) et est passionnant. |
Près de 30 (27 pages) en fait, je me suis un peu emballé. Bon ça ne change rien au fond. |
 | | Mael, 28.02.2013 à 12:39 | 350104 |
|  |  | C'est très bien, je m'y attendais. Par contre je pensais que ce serai un one shot et là soit la fin est très ouverte soit c'est le début d'une série, du coup je reste un peu sur ma faim. Mais c'est très beau, superbement mis en page, prenant. Le cahier de crytptozoologie dépasse largement le gadget (près de 40 pages tout de même) et est passionnant.
J'espère juste que si suite il y a elle ne sera pas trop en retard : quand j'interviewais Lionel Richerand en 2009 il me disait que l'album sortirai courant 2010 !
4 crapauds. |
 | | seb, 28.02.2013 à 9:42 | 350102 |
|  |  | | Yoon-sun Park est d'ailleurs en dédicace, ce soir à Super-héros, et demain soir au Monte-en-l'air... |
 | | chrisB, 25.02.2013 à 11:24 | 350021 |
|  |  | | lanjingling : | Déjà un album en place pour les Bulles d’or 2013. Bullechronique en attente.
|
Sur la liste !! chronique au poil :) |
 | |  |  | Déjà un album en place pour les Bulles d’or 2013. Bullechronique en attente.
|
 | |  |  | | THYUIG : | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
Si la comparaison vaut pour Nausicaä et Princesse Mononoke (encore que je trouve un peu réducteur de trop assimiler les deux œuvres sur le fond, mais je vois ce que tu veux dire), elle a nettement moins de sens pour Nausicaä et Chihiro. À mes yeux Miyazaki réussit non seulement à renouveler la forme mais aussi le fond de ses œuvres. On peut discuter sur la qualité de ce fond et de cette forme, sur son adéquation, mais j'ai du mal à détecter un moment dans l'histoire de Miyazaki à partir duquel il ne fait plus sens.
Tezuka, c'est vraiment un auteur fascinant, capable du meilleur comme du pire (il y a vraiment des trucs super anecdotiques dans sa production). Dans les trucs courts, comme Kirihito ou Ayako, il y a des livres très forts qui racontent le Japon, qui racontent les gens (j'ai toujours trouvé que c'était un auteur à personnage Tezuka). Mais l'indispensable pour moi c'est Phénix (Bouddha, on sent qu'il a voulu l'étiqueter chef-d'œuvre, du coup il est un peu trop long).
Matsumoto, il est Grand Prix Bulledair. Il devrait y avoir une obligation de lecture pour tous les membres du forum désormais.
Si on continue à chercher, des gens comme Bézian, Brecht Evens, Mazzucchelli, Gipi, Pénélope Bagieu (enfin avant qu'elle n'ait été faite chevalier des arts et lettres, depuis elle n'a plus beaucoup d'intérêt)... ça te lasse ? |
 | | SydN, 22.02.2013 à 12:34 | 349985 |
|  |  | | THYUIG : | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
c'est vrai.
mais pour moi, les artistes les plus fascinant sont ceux dont le fond est indissociable de la forme et inversement. Je citais Lynch, c'est devenue exactement ça. Inland empire est une sorte d'aboutissement d'une vision du cinéma qu'il avait commencé à mettre en place dès Eraserhead : le fait que c'est un art qui permet avant même de racconter une histoire, de racconter des émotions, de véhiculer du ressentit. Ici le fond est la démarche, et non pas "l'histoire" (il n'y en a plus vraiment) ni même les thématiques, qui deviennent des outils au service de cette vision des choses.
bref. |
 | | SydN, 22.02.2013 à 12:28 | 349984 |
|  |  | Miyazaki, bien vu !
Je suis assez d'accord, c'est un très grand narrateur, et il a une capacité de synthèse et de réapropriation d'imagerie populaire assez rare.
Pour Tezuka je suis moins convaincu (déjà à la base j'aime pas), même si dans son genre c'était aussi un génie (capacité d'execution, et facilité à créer assez dingue). Mais trop éparpillé, pour moi, dans tout ce que j'ai lu (ou tenté) je n'ai vu aucun chef d'oeuvre. Mais ca reste evidemment très personnel.
Matsumoto, je connais très peu donc peu pas dire.
Je suis peut-être pessimiste, ou alors je me lasse vite, je ne sais pas, en tout cas, si je ne dirais pas comme Lucas que c'est toujours le cas, dans mon parcours personnel ça c'est souvent vérifié. la plupart des cinéastes, musiciens, ou auteurs dont les oeuvres m'ont fascinées à leur début, peinent aujourd'hui à attiser la flamme. Il y a évidemment des exceptions, mais très rare (tiens, Kitano, qui a eu un passage à vide, mais à réussit à se reconstruire de façon interessante je trouve... Lynch se bonnifie a mes yeux, même si là, il a atteind une sorte de seuil difficilement dépassable sans changer d'optique, d'ailleurs il ne fait plus de long metrage depuis bien longtemps...).
Il y en a, mais bon, ils sont loin d'être des milliers à mes yeux.
Comme dit plus bas, je faisais une généralité, certes bêtement. Ce qui signifie qu'a mes yeux c'est une majorité des artistes qui s'épuisent comme celà, mais qu'il y a tout de même des exceptions. Plus rares... |
 | | THYUIG, 22.02.2013 à 12:24 | 349983 |
|  |  | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
 | |  |  | | SydN : | | J'aime bien aussi prendre Picasso comme contre-exemple. En même temps, pas facile d'en trouver d'autres hein ? |
Pas forcément : j'ai d'abord pensé à Tezuka, Matsumoto (c'est d'actualité) ou Miyazaki. Voilà pour moi des exemples de grands artistes qui ont développé leur pensée, leur art sur plusieurs décennies, fait des ponts entre leurs œuvres, remis en perspectives d'anciens titres, bref qui ont su construire un sillon qui ne semblent pas dépérir, bien que tributaire de l'accident de parcours.
Miyazaki pour moi, c'est le type même d'artiste qui dit tout ce qu'il a à dire presque dès le départ (Nausicaä contient toutes les thématiques de ses futurs films) mais qui réussit à le dire différemment à chaque fois (ou presque, excluons les accidents de parcours) et qui réussit à passionner à chaque fois, à réinterroger sur ce qu'il avait dit précédemment, sur comment il l'avait dit (visionner Princesse Mononoké et relire dans la foulée Nausicaä est pour moi une délectation à la fois sur la forme et le fond).
Honnêtement, des exemples comme ça, y en a des milliers et heureusement !
Je te trouve bien pessimiste SydN. |
 | | SydN, 22.02.2013 à 11:11 | 349981 |
|  |  | | ingweil : | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
J'aime bien aussi prendre Picasso comme contre-exemple. En même temps, pas facile d'en trouver d'autres hein ? Picasso était un génie. Parmis tous les artistes intéressants ou qui l'ont été, je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de "génies" (je met des guillemets, parce que le mot est tout de même bien galvaudé). Donc bon.
Après, sinon, Lanjingling à raison, on ne peut pas vraiment généraliser (même on ne doit pas je dirais). Mais dans toute généralisation, certes un peu simpliste et facile, il y a une grande part de vérité, et une autre (bien moins) grande part de contre-exemples. Une généralisation est généralement le reflet d'une majorité. Ce qui est plus gênant, effectivement, c'est quand elle se pose comme vérité exhaustive. Tu fais donc bien de le rappeler, Lanji^^
Sinon, Lanji, quand je disais quand artiste veut dire quelque chose, c'est pas forcément conscient hein. C'est ce qu'il exprime de ses goûts, de ses obsessions, de sa vision des choses en somme, au travers de son travail artistique. La création d'outils est intéressante, mais reste purement formelle, il faut voir au delà en quoi ceux-ci revêlent ou non des choses sur la vision de l'artiste, de son rapport a son art, au monde, à autrui, etc... |
 | |  |  | | Pierre : | | Aba Sourdi : | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
Je suis pas loin de partager cet avis. Ce livre a une fulgurance que j'ai tenté de retrouver en vain dans les livres suivants que j'ai lu du duo. Rien en tout cas qui m'ait procuré une sensation analogue. Au contraire même ... Un agacement plutôt. C'était trop beau en quelque sorte ! Une sorte de merle blanc de la critique snob qui voyait là se matérialiser son fantasme d'une bande dessinée qu'on pouvait relier à l'art contemporain et qui lui conférait cette sorte de respectabilité indispensable. Dès lors, on pouvait pressentir que le succès de ces génies précoces serait leur perte même, et on peut se demander dans quelle mesure ce consensus qui s'est fait autour d'eux a pu interférer avec leur processus créatif. Cette reconnaissance de l'élite a pu les condamner à une sorte de surenchère sans issue, les poussant à faire les guignols pour épater la galerie (ce côté happening expérimental nihilisto-trash qui plaît tant à une certaine intelligentsia). Et tout ça pour ensuite tomber dans le mainstream convenu. Bof ... (mais on va sans doute m'expliquer que c'est une posture déconstructiviste post moderne qui m'a totalement échappée. c'est possible). |
par contre, je suis en train de relire celui-là qui m'avait fortement marqué à l'époque. Ils semblaient y renverser la manière de travailler. Jusque là, les personnages de leur livres étaient des pions qu'ils malmenaient à leur guise, sans trop se soucier de leur épaisseur psychologique. Et voilà qu'un personnage prend le pouvoir. je ne sais pas jusqu'à quel point Irène existe, mais le personnage mis en scène dans ce livre est particulièrement réussi. J'y voyais un virage intéressant dans leur travail, mais resté sans suite. |
 | | Pierre, 21.02.2013 à 21:47 | 349976 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
Je suis pas loin de partager cet avis. Ce livre a une fulgurance que j'ai tenté de retrouver en vain dans les livres suivants que j'ai lu du duo. Rien en tout cas qui m'ait procuré une sensation analogue. Au contraire même ... Un agacement plutôt. C'était trop beau en quelque sorte ! Une sorte de merle blanc de la critique snob qui voyait là se matérialiser son fantasme d'une bande dessinée qu'on pouvait relier à l'art contemporain et qui lui conférait cette sorte de respectabilité indispensable. Dès lors, on pouvait pressentir que le succès de ces génies précoces serait leur perte même, et on peut se demander dans quelle mesure ce consensus qui s'est fait autour d'eux a pu interférer avec leur processus créatif. Cette reconnaissance de l'élite a pu les condamner à une sorte de surenchère sans issue, les poussant à faire les guignols pour épater la galerie (ce côté happening expérimental nihilisto-trash qui plaît tant à une certaine intelligentsia). Et tout ça pour ensuite tomber dans le mainstream convenu. Bof ... (mais on va sans doute m'expliquer que c'est une posture déconstructiviste post moderne qui m'a totalement échappée. c'est possible). |
 | | Mael, 21.02.2013 à 20:08 | 349975 |
|  |  | Soudrille se rêve en mauvaise position. Ses songes se terminent toujours mal, il y est au moins humilié, voire découpé en morceaux. Au lieu de laisser ses divagations au placard, il les dessine au réveil. Son alter-ego y est tour à tour méchant, méprisable, idiot. Dans le meilleur des cas, naïf. Si peu complaisant avec lui-même, Sourdrille ne se flagelle pourtant pas et assume ses délires, son amour des femmes puissantes et ses fantasmes castrateurs.
De toute façon c'est pour de faux, alors autant en rire ! Il est ballotté et entraîne le lecteur avec lui. De son trait rugueux Sourdrille tire un monde violent, très sexué et pousse bon nombre de limites. Les Idoles malades est un livre noir mais jamais plombant. Au contraire il grince avec délice en pointant nos vices les plus inavouables. Crumb ne s'y est pas trompé, en le déclarant meilleur dessinateur du moment, mais n'a pas parlé du scénariste.
Saluons-le donc. En alternant rêveries à la fondues galloises – hommages à un Little Nemo sous acide (pour Aba Sourdi) – et sketchs caustiques – allant d'une chasse-à-courre matriarcale aux crises d'adolescence d'un quarantenaire meurtrier – Sourdrille tire à vue sur tout ce qui bouge. Au delà de la provoc', son imaginaire surprend par son inventivité. N'exploitant aucune recettes connues, il explore une voie étroite et livre une BD jouissive et désinhibante, profondément salutaire.
Poiur être honnête c'est plus un Little Nemo sous tranxène que sous acide. |
 | |  |  | | ingweil : | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
Et il y a des vins qui vieillissent bien, d'autres qui sont meilleurs jeunes.
Mais œnologie de comptoir mise à part, je ne pense pas qu’un artiste veuille forcément dire quelque chose, les plus intéressant sont dans la recherche, et la création permanente d’outils pour cette recherche, que la recherche soit dans la haute spiritualité ou la grosse déconne, voir l’une et l’autre. Franquin, Herriman, Moëbius, ont toujours été bons, d’autres peuvent avoir des hauts et des bas, d’autres devenir moins bons définitivement, on ne peut généraliser (sauf si la généralisation abusive sert à des idées intéressantes, mais ici ce n’est pas le cas) |
 | |  |  | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
 | | SydN, 21.02.2013 à 10:42 | 349963 |
|  |  | | Gantois : | | Tu les enterres définitivement a cause d'un livre seulement...? |
Assez d'accord.
On peut très bien faire des truc pointus d'un côté, et faire des trucs plus "commerciaux" pour s'amuser d'un autre côté. L'un n'a jamais empêcher l'autre, et je ne pense pas que ce soit vendre son âme. Reste au lecteur pointilleux de faire la différence et de choisir ses lectures en fonction.
Perso, ça m'a jamais géné que Mike Patton fasse Mr Bungle, fantômas et Naked city d'un coté, et Faith no more de l'autre pour prendre un ex musical.
J'écoute pas faith no more, ça m'emmerde, mais je n'en veux pas à Patton de l'avoir fait. Tout comme son récent album de crooner à la noix :-)
Pour le c'était mieux avant, de toute façon c'est toujours mieux au début. Les artistes, quand ils ne se sclérose pas, on généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
 | |  |  | | Tu les enterres définitivement a cause d'un livre seulement...? |
 | |  |  | C'est con car ils correspondent désormais à tout ce que je craignais qu'ils deviennent, j'aurais dû prendre un magnéto le jour où j'avais fait ma prophétie : "ils se serviront de leur style pour faire des récits classiques vaguement drôlatiques dans une collection simili-indé d'un gros éditeur et le pire serait qu'ils fassent un livre avec Bastien Vivès, ha ha", sur le ton de la plaisanterie mais authentique ! Ils ont été récupérés vachement vite, il faut dire. On n'aurait pas dû leur dire qu'ils étaient trop hype.
Apparemment ils vont déjà refaire un autre Aire Libre et d'ailleurs Dupuis a fait passer le message sur Facebook comme quoi ils recherchent un coloriste, avis aux amateurs... |
 | | chrisB, 20.02.2013 à 21:12 | 349958 |
|  |  | [citer auteur=Aba Sourdi]En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes.citer]
Pas mieux, je me revois encore éclater de rire dans le RER pendant 30mn...que c'était bon !! |
 | |  |  | | J'avais détesté à l'époqie, mais en fait ça se relit très bien |
 | |  |  | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
 | |  |  | l'association se soumet aux sirènes du bd-journalisme avec cet opuscule qui propose de partager la vie au jour le jour des soldats français lors de l'intervention au Mali. La chienlit, qu'on vous dit. |
 | |  |  | | wandrille : | Oui, il est très bien, mais l'objet est tout de même moins beau. Alors je préfère le livre de 2024. |
Pour préciser encore plus, je ne suis pas tant intéressé par sa narration que par son art des formes et des couleurs que j'apparente à une intelligence de type f'murrienne, et c'est particulièrement frappant dans cet album jeunesse dont j'ignorais l'existence et qu'il faut que je me procure de ce pas :
http://leonmaret.com/index.php?/illustrations/laisse-faire-les-spheres/
(il s'est un peu planté dans le nom du lien, il s'agit bien du "Chien dans la botte" et non pas de "Laisse faire les sphères")
"Canne de Fer et Lucifer", bon c'est un récit drôlatique mené de manière libre et originale, un revisitage du roman picaresque réhaussé d'esprit manga, mais personnellement je ne trouve ça pas plus enthousiasmant que "Le Borgne Gauchet" et "Le Minuscule Mousquetaire" de Sfar (dont j'ai été très fan, je précise). "Course de bagnole" me semble être à un niveau au-dessus d'incongru et de regard singulier sur la BD, mais on sait bien où vont mes préférences, on l'a dit l'autre jour. |
 | |  |  | 
Je suis en train de lire le YVAN DELPORTE REDACTEUR EN CHEF chez Dupuis.
L'objet est odieusement grand et lourd (papier trop épais, format exagéré avec une couv souple qui n'aide pas à la lecture), le graphisme est tout ripou avec trois ou quatre typo, des citations soulignés à tort et à travers, des choix de couleurs bof, une compo digne d'un étudiant en graphisme...
Mais le contenu est super ! Passionnant, bien monté avec toutefois des petits sautés chronologiques parfois un peu chiants si on n'est pas expert de l'âge d'or de Spirou.
Bref, un opuvrage passionnant mais qui aurait mérité d'être maquetté par l'excellent Phillipe Ghielmetti à qui ont doit les intégrale Tif et Tondu, Will et autres Phil Perfect.
|
 | |  |  | | ..."que celui de son compatriote félin omniprésent" : tiens, cette faute de frappe laisse apparaître que le Chat de Geluck ne dit qu'un seul et même monologue. Il y a du vrai là-dedans tellement ils résultent à peu près tous d'une même manière de penser. Chez Kamagurka, au-delà de jeux sur les mots, c'est la pensée en elle-même qui est dynamitée. |
retour forum |
 |