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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Pour moi, c'est du burlesque pur, Ayroles est un grand burlesque. D'habitude il se cantonne au muet, mais là il explore l'art de la litanie verbale minimaliste et répétitive, ce qui est assez peu tenté dans le langage BD. Je chéris assez ce mélange, comme tu dois t'en douter. Ça crée un drôle de rythme. C'est assez passionnant à explorer, c'est sûr qu'on pourrait faire encore mieux et bien plus universel ! |
 | | Mael, 24.07.2013 à 9:08 | 351972 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | La différence c'est que le nombre de gens ayant déjà fréquenté Killoffer est certes bien moindre que le nombre de gens ayant vu/lu tel film/livre célèbre, mais mince, on est dans la BD indé, un petit microcosme ! Je ne vois pas pourquoi L'Asso aurait moins le droit de faire dans le 'microcosme' qu'une publication à petit tirage, par exemple. Au contraire, c'est encore plus marrant. |
Je ne leur dénie rien du tout, et tu ne dis rien de plus que moi, c'est une private joke (car de al référence à cercle très limité c'est ça).
Et oui ça joue sur le personnage public/privé de Killoffer. Bon. J'ai lu des bouquins de Killoffer, je l'ai rencontré, j'ai même animée une table ronde avec lui (c'était rude) et je n'ai pas trouvé ce bouquin bien fichu. On y comprend pas grand chose et ce n'est pas très drôle. Voilà tout. |
 | |  |  | | Je ne l'ai pas lu, mais il me semble que c'est une grosse blague autour de l'égocentrisme revendiqué de Killo, non ? Et un pastiche de ses oeuvres égocentrées, dont les 676 apparitions. |
 | |  |  | | N'importe qui ayant croisé Killoffer au moins une fois dans sa vie doit quand même un peu comprendre de quoi il retourne, non ? Ça ne me choque pas plus qu'une BD référentielle à un film ou à un livre (qu'à tous les coups je n'ai pas vu/lu). La différence c'est que le nombre de gens ayant déjà fréquenté Killoffer est certes bien moindre que le nombre de gens ayant vu/lu tel film/livre célèbre, mais mince, on est dans la BD indé, un petit microcosme ! Je ne vois pas pourquoi L'Asso aurait moins le droit de faire dans le 'microcosme' qu'une publication à petit tirage, par exemple. Au contraire, c'est encore plus marrant. |
 | | Mael, 23.07.2013 à 16:05 | 351963 |
|  |  | Oui, c'est un objet étrange, une private-joke révélée au public et présenté comme accessible à tous.
Alors que visiblement, ça n'est pas le cas (je partage ton incompréhension). |
 | | SydN, 23.07.2013 à 15:51 | 351962 |
|  |  | Je crois que je n'ai pas compris ce patte de mouche... |
 | | Glotz, 21.07.2013 à 13:54 | 351950 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Je passerai sur l'orthographe parfois exotique du dossier. |
Dossier inspiré par Viper jusqu'au bout :) |
 | |  |  | Tiens, j'avais acquis ceci. Le petit dossier Viper m'intéressait potentiellement. Un petit dossier intéressant, mais qui demande tout de même un minimum de pré-requis quant au paysage global de la bande dessinée de l'époque. Je passerai sur l'orthographe parfois exotique du dossier. Je signalerai toutefois une maladresse : il est demandé qui se souvient encore de Dorée ou Ucciani. Mais Dorée est peut-être le pseudonyme de quelqu'un qui exerce encore sous un autre nom ?
Surtout, l'exemple d'Ucciani n'est pas le meilleur. En effet, si son nom n'est sans doute pas en haut de l'affiche, il semble qu'il n'ait jamais été aussi présent que maintenant (Il fait simplement autre chose mais il a clairement su utiliser le net)
Des récits, je retiendrai la courte histoire de Dario Fantacci, car elle vise juste.
Et surtout, un coup de chapeau à Thomas Gosselin qui réalise 4 pages d'une histoire oubapienne très réussie. La contrainte, ou plutôt les contraintes ne sont pas nouvelles mais c'est l'alliance de celles-ci, associée à une qualité d'écriture, qui fait mouche. Le jeu oubapien est remarquable mais aussi le relatif naturel de l'histoire. J'ai rarement vu un récit oubapien réussir à faire autant interagir le fond et la forme. |
 | | NDZ, 18.07.2013 à 23:41 | 351934 |
|  |  | Du thriller corporate, ça c'est novateur ! Un (presque) premier album très bien fichu. 24 fêlés (c'est affectueux, hein) regroupés dans un même lieu pour développer leurs recherches personnelles ; avec un seul objectif pour le grand manipulateur en chef : que son expérience parte en sucette moins rapidement que lors de la fois précédente... un côté dix petit nègre intrigant, limite whodunit pour qui fera basculer l'expérience.
Certes il y a un poil de caricatural (dans le choix des "principes théoriques" exposés), peu de réelles surprises mais c'est très très bien fait en terme de construction et de dialogues. J'ai grandement goûté le propos secondaire portant sur les relations en société qui est une valeur ajoutée tant il est équilibré et (presque) subtil.
De la recherche pluridisciplinaire aboutie :) |
 | |  |  | redécouverte de ce récit laissé inachevé par la mort de son dessinateur. De prime abord, rien de bien original: de la dark fantasy signé Pat Mills, une histoire de chasseur de monstres qui lutte contre Melanikus, entité maléfique.
Mais il y a la mise en image fascinante de Larnoy, qui donne à cette histoire toute sa dimension grotesque. Les visions infernales ont cette part de démesure qui les rend à lafois esthétiques et dérangeantes. Le personnage principal y gagne en épaisseur. Les cadrages, les jeux d'ombre, mettent en évidence sa complexité. |
 | | NDZ, 17.07.2013 à 12:46 | 351910 |
|  |  |  Un récit hors-norme, au cours duquel il faut s'accrocher mais qui nous récompense comme il faut. On a du rebondissement débile après 50 pages de manigances ou de discours politiques ubuesques. Le héros est juste insupportable, alcoolique, égoïste, avide d'argent et de sexe. Il a vraiment tout pour plaire. Et le petit monde qui gravite autour de lui semble l'envier, le craindre et le manipuler à la fois. C'est souvent décousu, et on assiste souvent à du burlesque (genre limite vaudeville ou Tex avery) qui vient contrebalancer des violences outrancières (meurtres de sang froid) mais au final, on a un récit comme nul autre, dont on veut savoir la suite. Une sorte de Bone qui aurait été perverti par Franck Miller et avec des incursions de super-héros à deux balles (références multiples et parodiques à Batman, Wolverine et les X-men, les quatre fantastiques...).
Si on pouvait attribuer une palme du nanar bédésitique, ce livre l'aurait rafflé à coup sûr. Scénars débiles, personnages plus qu'archétypaux, clichés à la pelle, tout est là. On a deux idées graphiques et scénaristiques au total qui sont déclinées comme autant de variations (comme un double nullifique des suites de Bach)... c'est miraculeux si c'est une véritable oeuvre. On a une nullité abyssale qui rappelle les délires de Cabaret de Snake'n'bacon, mais avec un auteur très premier degré. C'est parfaitement le livre qui aurait pu être détourné par les oubapiens ou utilisé "contre la bande dessinée", tant il paraît correspondre à l'idée stéréotypée dont les détracteurs de la BD se font du médium : une sorte d'image vieillote, inculte et sans fond ni sens. |
 | |  |  | ce fut un de mes premiers Gaiman, mais je l'avais acheté non pas à cause du scénario mais à cause de dessin de Dave McKean. Je n'avais pas trop accroché. Je ne connaissais rien à la bande dessinée de super-héros et me suis perdu dans les références et les enjeux du récit. Dix ans plus tard, relecture et j'apprécie enfin cette série.
Black Orchid est une justicière qui lutte contre le crime organisé. Après quelques pages, elle est démasquée et assassinée par un truand. Au passage, ce dernier se lance dans un long monologue démontant les mécanismes du genre 'super-héros'. C'est autant le personnage que l'auteur qui parle. La suite sera en effet tout sauf une histoire classique, malgré de nombreuses références qui rattache Black Orchid à la mythologie DC: Lex Luthor, Batman, Poison Ivy, Swamp Thing...
Une fois morte, Black Orchid renaît. Ou plutôt, une autre hybride femme/plante éclot. Elle est Black orchid, sans en avoir la mémoire. La suite sera un parcours initiatique au cours duquel elle tentera de comprendre qui/ce qu'elle est et quelle est sa place dans le monde.
Un récit étonnant et novateur qui fait partie des titres qui ont initié le label Vertigo.
C'est aussi la série qui précède directement ce qui sera LE classique de Neil Gaiman: Sandman.
Sachant cela, on ne peut s'empêcher de trouver des similitudes, des idées qui seront reprises. La série débute par une renaissance et une quête d'identité, comme Sandman. L'apparition de Batman, avec ses phylactères noirs lettrés de blancs préfigurent ceux qui accompagneront Morpheus. un certain rythme, un penchent pour l'onirisme... comme une répétition générale. |
 | | Pierre, 16.07.2013 à 22:29 | 351894 |
|  |  | Mael: c'est dangereux les soirées anniversaires et il y a des cadeaux ou des bibliothèques auxquels on aimerait ne jamais avoir à être confronté ...
| NDZ : | | Thierry : | | NDZ : | Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute) |
il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique. |
Oulàlà, c'est énorme! Je vais un peu faire mal à ma bullaffinité-d'avec-chrisB mais je ne peux que surnoter. C'est complètement lamentable et génial à la fois. Une des meilleure BD d'humour de ces dernières années. |
J'ai toujours cru jusqu'à présent qu'il s'agissait d'une mystification. Le titre me plaît en tout cas, laissant entrevoir un beau programme. |
 | | Mael, 16.07.2013 à 21:21 | 351890 |
|  |  | Je ne suis a priori pas le client visé par ce genre de livre. généralement je ne les lis pas, ne les commente pas, et puis voilà. D'autant que j'ai toujours en tête l'idée de toujours juger un livre à l'aune de ses ambitions, a priori aucun des Guides Vent d'Ouest n'a pour but de proposer une bande dessinée, soit-elle d'humour, de qualité, il s'agit de faire le job, avec un cadeau thématique d'aspect ''sympa'' à offrir à tel ou tel en fonction de ses habitudes. La personne sourira, le lira peut-être et l'oubliera dans une étagère ou dans le coin lecture des toilettes. Rien de déshonorant à ça, très bien.
J'ai eu ce bouquin entre les mains lors d'une soirée d'anniversaire, je l'ai lu en ne m'attendant pas à rire (je ne suis pas touché par l'humour un rien lourdingue de ce type de production) mais pas non plus à être affligé. Ce fut pourtant le cas. Si le dessin, hypernormé et aux expressions soulignées (notamment les sourires censés appeler à la réciproque), tient ses engagements premiers, le scénario non. On est censé rire, sourire ou – au moins – comprendre qu'il y a quelque chose de drôle. Ce n'est pas le cas, cette adaptation du « best-seller de Pierre Antilogus et Jean-Louis Festjens » ne décroche pas un frémissement de lèvre – j'ignore qui du livre original où de l'adaptateur est en cause mais je crains qu'aucun ne réussisse à sauver l'autre.
Si ce n'était que ça, bon, mais en plus les auteurs sombrent dans le pire des blagues de casernes franchement puantes. La palme revient à ce gag où le père terrifié se rend compte qu'il a « fait » un garçon efféminé, honte suprême. Face à tant de bêtise, qui rappelle les sinistres logorrhées de ces derniers mois, on imagine l'oncle un peu lourdaud avec un coup dans le nez qui ne peut s’empêcher de faire des grosses blagues qui tâche lors du repas de famille. Ne faisons pas de cette BD un brûlot homophobe, il ne faut pas exagérer, les auteurs ne le sont sans doute pas exprès et font ça pour rire. Mais l'argument de la bonne blague faites avec de gros clins d'oeils appuyé n'excuse pas la nullité qui fait que ce titre n'est pas juste une « bd rigolote pour s'amuser sans se prendre la tête », mais un condensé de beauferie et de clichés et poncifs amenant de fait à la bêtise la plus crasse.
En somme, une très mauvaise idée de « cadeau sympa ». |
 | | NDZ, 15.07.2013 à 23:26 | 351881 |
|  |  | | Thierry : | | NDZ : | Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute) |
il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique. |
Oulàlà, c'est énorme! Je vais un peu faire mal à ma bullaffinité-d'avec-chrisB mais je ne peux que surnoter. C'est complètement lamentable et génial à la fois. Une des meilleure BD d'humour de ces dernières années. |
 | |  |  | | NDZ : | Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute) |
il semblerait qu'il ait réellemnt existé, et avait été réédité préalablement dans RAW.
Mais je suis d'accord sur le fait qu'il soittrop beau pour être vraiment vrai. C'est aussi ce qui explique la passion de Karazik pour cet énergumène assez unique. |
 | | NDZ, 15.07.2013 à 10:17 | 351872 |
|  |  | Je vais me mettre à cela dès ce soir, je voulais juste un guide de lecture car je me rappelais d'un vague débat quant à l'authenticité de cette pépite de série Z : est-ce que c'est une véritable anthologie d'un auteur obscur ou bien tout a été inventé et dessiné par P. Karasik ? Merci pour l'info (en grappillant des infos ça et là j'ai cru comprendre que c'était une véritable vraie véridique anthologie, mais ça fait tellement gros que... j'ai toujours un doute) |
 | |  |  | suite directe du année 1, une enquête policière pas mal troussée qui met aux prises Batman et un tueur qui n'exécute que les jours de fête. la conclusion est un peu expédiée, mais l'ensemble est très plaisant |
 | |  |  | le refondation du mythe de Batman, sous les pinceaux de Mazzuchelli et Miller. Un classique |
 | |  |  |      je cherchais à remettre la main sur Akira dans le grenier de ma mère. J'ai fait chou blanc mais j'ai retrouvé les 6 tomes de UW1. Puisque la suite est en route, j'ai eu envie de le relire.
De la SF tendance pseudo-scientifique avec des vrais morceaux de recyclage biblique dedans et il faut reconnaître que dans le genre, c'est assez bien fait, et que UW1 enfonce pas mal de clônes mal torché, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario. Ce n'est pas trop ma came au départ, mais ça se laisse lire avec un certain paisir, en tout cas sur 4 tomes. Les 2 derniers tomes deviennent plus laborieux et bavards, sans pour autant démériter. |
 | | SydN, 11.07.2013 à 16:21 | 351829 |
|  |  | | NDZ : | | SydN : | Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis |
J'ai mis mes dents de scie dans l'autre sens :) (2 et 4 plus haut que 3 et 5) |
on doit supporter et insupporter des choses différentes chez LT :-) |
 | | NDZ, 09.07.2013 à 10:27 | 351812 |
|  |  | | SydN : | Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis |
J'ai mis mes dents de scie dans l'autre sens :) (2 et 4 plus haut que 3 et 5) |
 | | SydN, 09.07.2013 à 9:58 | 351811 |
|  |  | Vraiment du mal avec cette nouvelle série d'Urasawa. Ca reste agréable à lire, car toujours bien raconté, mais on a la désagréable impression (due peut-être aux précédentes oeuvres de l'auteur) qu'Urasawa ne sait pas où il va. D'habitude il faut attendre un dizaine de tome pour s'en rendre compte, mais là ca fait déjà 2 ou 3 tomes que ca part dans tous les sens sans que l'ont effleure un début de possibilité de comprendre où l'ont va... Bien sûr Urasawa joue de ça pour maintenir l'intérêt, mais au vue de ses précédentes oeuvres de même type (je met Pluto à part), c'est pas très rassurant... Néanmoins l'intégration de personnages ou de faits historiques (le K.K.K. par ex) est amusante, et le mélange de personnages de fiction sous les traits de personnages célèbres (Chuck Culkin sous les trait de Walt Disney) est assez maline. Même si je ne suis pas très convaincu par le personnage de Lee Harvey Oswald.
Pas sûr que je tienne 20 tomes comme ça...
2 Souris chauves |
 | | SydN, 09.07.2013 à 9:23 | 351810 |
|  |  | Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis |
 | | Mael, 08.07.2013 à 12:47 | 351797 |
|  |  | Je ne sais pas si vous connaissez les éditions Jarjille, un petit éditeur non diffusé qui a une collection que je trouve très attirante - BN2, soit des petits albums carrés de 11 pages -, mêlant des auteurs confirmés et des inconnus avec une ligne : des récits d'enfance (mais pas nécessairement pour enfants). Les livres sont assez peu bullenotés (hormis le Gilles Rochier), j'en déduis donc qu'ils sont méconnus.
C'est de l'alternatif au sens large, avec des choses très différentes, comme le format me plait j'en ai commandé un petit paquet, avec des auteurs que je connaissais d'avance je le confesse, histoire de voir ce que ça donne.
On peut commander les livres de Jarjille sur leur site, les frais de port sont offerts et à partir de 5 BN2 acheté on a un joli coffret sérigraphié offert (ce qui compense un peu un prix pouvant paraitre élevé vu le nb de page, mais ils sont joliment fait et, c'est assez rare pour être noté, les droits d'auteurs sont de 33% !).
Le seul autre (de ceux que j'ai lu) à être bullenoté. Le camarade Aba lui a mis un coup de cœur (ce qui ne m'étonne pas), en effet Geoffrey Monde est drôle, nageant toujours dans un absurde assez réaliste pour ne pas être lassant. Ce livre n'est pas différent, j'ai souri, je n'ai pas ris comme cela avait pu être le cas avec "Tout ou rien" (Vraoum, 2013) par exemple. La faute sans doute à une "chute" trop attendue, pas à l'aune de la surprise du reste. C'est tout de même drôle, alors 3 ouaf ouaf.
Je connais Bettina Egger pour ses adaptations de grands textes russes, je ne l'avais jamais lu sur un scénario entièrement de sa main. "Bunker sweet bunker" développe le fameux thème de la guerre nucléaire et de la manière de survivre et de se nourrir dans un monde où ne reste que les cafards. Noir et drôle, il ne verse jamais dans la métaphore lourdingue et reste très pratique. Amusant. 3 pots de miels (vous comprendrez en lisant).
J'aime beaucoup Hureau, il sait se fondre dans tous les formats avec aisance, j'étais très curieux de voir ce qu'il ferai ici. J'imaginai que ce serai très noir, ça l'est sans surprise, c'est bien mané mais termine dans une sorte de pesanteur, sans que ça s'achève vraiment. Au moins on ne devine pas la chute, il n'y en a pas, ce qui n'est pas un mal en soit mais sur un format aussi court c'est vrai que j'attends un peu de "percutant". Le dessin est - comme toujours - magnifique, avec des décharges superbes et de délicieuses charognes. 3 asticots.
J'aime bien le dessin d'Half Bob, j'aime bien la personne (pour le peu que je l'ai fréquenté il est très sympa) mais sa série principale (Gimme me indie rock) m'emmerde, sans doute parce que je n'y connais rien en musique anglo-saxonne et que le sujet m'indiffère. Parfois, quand je comprenais les choses, je souriais, j'ai donc voulu tester du Half Bob dans un autre sujet. C'est drôle, le personnage d'Elmer est réjouissant, le tout est bien mené, comme les autres ça apparait un peu court, forcément. 3 peluches.
Du très bon Rochier, dans la lignée de "Temps mort" et "TMLP", c'est une petite chronique très noire, on y retrouve le décors (la banlieu), le ton et le rythme si particulier de Gilles Rochier. C'est noir, brutal, pour le coup c'est court mais la fin est on ne peut plus percutante (au second comme au premier degré). 4 paquets de Granola.
Alexandre Kha est auteur dont je connais finalement assez peu tout en l'ayant en haute estime. Ce petit livre confirme ce jugement, c'est très fin, une histoire de décharge (un univers visiblement prisé des auteurs parlant d'enfance), de magie et de la mort. Beaucoup de délicatesse et une vraie intelligence de la construction, en si peu de pages tout est dit. Il faut vraiment que je me procure d'autres de ses livres. 4 chapeaux de magicien. |
 | |  |  | Baru a un talent certain pour faire exister un personnage en deux cases. Une attitude, une démarche et on en sait déjà suffisamment sur ses personnages pour se laisser embarquer dans n'importe quelle histoire. Encore faut-il qu'il y ait une histoire. Parce que les claques dans le dos, les gros pistolets, oui c'est super chouette, mais uniquement enfiler les situations, même les plus drôles, ça ne fait pas un livre.
Un Baru mineur (comme Bonne année quoi). |
 | | Mael, 04.07.2013 à 22:02 | 351747 |
|  |  | Ha oui, j'ai "Les voleurs de Carthage" dans une liste aussi !
ça correspond plus à ce que tu appelles franco-belge, en fait en te lisant Thierry je croyais que tu voulais vraiment circonscrire un espace géographique, et pas le type "classique" de francobelgie.
ça aussi, c'est bien, quoiq'un peu décevant par rapport au précédent : 
Et ça ce doit être super (les deux précédents tomes l'étaient) :  |
 | | NDZ, 04.07.2013 à 21:09 | 351746 |
|  |  | Ah, c'est vrai, d'habitude on fait un summer break et on liste les albums de ces six premiers mois qui pourraient survivre au raz-de-marée de la "rentrée littéraire" (à peu près 50% des sorties de l'année sur septembre/octobre, c'est ça?)... et peut-être se retrouver dans les 20 premiers des bulled'or.
Pour moi, on a sans conteste
  
mais aussi, dans une moindre mesure
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 | | grimmy, 04.07.2013 à 19:22 | 351745 |
|  |  | | Thierry : | il y a quand même un truc qui m'interpelle. Depuis le début de l'année, je crois avoir lu 3 excellentes BD en nouveauté (en fait 2.5, il y en a une que je n'ai pas encore terminé, et pour être encore plus précis, je devrais dire 2.8)
Les temps mauvais de Gimenèz
L'entrevue de Fior
Ardalen de Prado
deux espagnols et un italien. C'est un hasard ? Ou la bande dessinée franco-belge de France et de Belgique a un peu de mal àproposer des oeuvres marquantes ? |
Il y a deux ou trois très bons bouquins quand même :
-Les voleurs de Carthage, de Appolo et Tanquerelle chez Dargaud, excellent.
-Blackface Banjo, de Duchazeau, chez Sarbacane
-Beauté T.3 et fin, superbe conclusion d'une magnifique série injustement passée inapercue, Dupuis, de keraskoet et Hubert. |
 | | SydN, 04.07.2013 à 13:14 | 351736 |
|  |  | 
Le premier n'étant qu'une intro, on pouvait lui laisser le bénéfice du doute. La fraicheur, la légèreté, la malice parfois et la dynamique de l'ensemble rendaient la lecture agréable, faisant oublier les facilités, manque de profondeur et autres défauts, qui seraient potentielement corrigés une fois l'intro passée.
Malheureusement cette intro dure encore ce deuxième tome... Un peu longuet du coup, d'autant plus que les combats n'ont strictement aucun intérêt, ou si peu. C'est d'ailleurs étrange, il y a d'un côté cette idée -amusante et assez joussive- de se réaproprier certaines codes et mécanismes du shonen, et de l'autre le constat désespérant d'un certain manque de discernement, tant certains intérêts majeurs du shonen (la narration des combats par ex) sont vite expédiés.
On espérait en apprendre plus aussi sur les personnages, que ce soit Adrian, vraiment mit de côté dans le premier volume, et qui persiste à être ininterressant, sa mère, pourtant femme à caractère (mais la fin laisse entendre qu'on en apprendrait plus sur elle), et évidemment Richard Aldana, le seul personnage à la personnalité développée (un minimum), dont les questions qui l'entourent (motivation, origine...) reste identique, sans qu'il n'y ai rien de neuf apporté dans ce deuxième tome.
Une petite déception donc (petit parce que j'en attendais pas grand chose, mais déception tout de même car j'espèrait au fond de moi).
Il va falloir que les auteurs sortent un peu de leur imagerie du shonen fantasmé, pour réellement raconter quelque chose... Je lirais certainement la suite, mais je ne sais pas combien de temps.
2 kimonos |
 | | beuzno, 04.07.2013 à 9:40 | 351722 |
|  |  | | ka-boom, c'est vachement bien |
 | | Mael, 04.07.2013 à 8:40 | 351719 |
|  |  | | En ce moment Allister est sacrément enthousiaste, c'est plutôt cool. |
 | | Pierre, 02.07.2013 à 1:09 | 351682 |
|  |  | 
J'ai d'abord vu le film sans savoir ni qu'il était adapté d'une bande dessinée ni que celle-ci bien entendu faisait écho à un livre de Thomas Hardy, aimanté seulement à la vue d'une bande annonce, par le déhanchement du postérieur de Gemma Arterton moulé dans un short en jean ... Des talents d'actrice limités mais le film de Frears était réjouissant. Puis j'ai lu ce livre, Loin de la foule déchaînée (un régal de finesse et d'humour), suivi par Gemma Bovery (à moins que ce ne soit l'inverse ?) qui m'a fait me replonger dans quelques pages de Flaubert, et voilà que je lis enfin Tamara Drew.
Toutes les qualités du précédent mais avec un intérêt moindre, une légère sensation de déjà vu (y compris dans la physionomie des personnages principaux) et les échos donc, au roman de référence y sont moins intimement imbriqués que dans Gemma Bovery au point même qu'il est difficile d'établir une correspondance précise entre les personnages (cependant, dans les deux œuvres, un chien fou lancé aux trousses d'un troupeau -ovin là, bovin ici- y joue un rôle déterminant). |
 | | vacom, 01.07.2013 à 16:25 | 351669 |
|  |  | | Thierry : | | Je n'ai rien vu qui paraisse excitant en production franco-belge sur les 6 premiers mois. |
Assez d'accord avec toi, même si j'ai trouvé le belgo-belge "Le sourire de Mao" plutôt amusant et sortant des sentiers battus.
Et réjouis-toi : le nouveau Esteban est pour bientôt ;-) |
 | |  |  | Hélas l'intérêt de ce livre est plus formel qu'autre chose. Comprendre, après 10 pages (sur une centaine), ça a été dur de ne pas survoler l'ensemble. Notre homme sort du bureau et va mettre plusieurs mois à arriver chez lui. C'est qu'il y a 4 cases par pages et qu'il arrive presque une misère au bonhomme toutes les 2 cases.
La préface parle d'un long plan séquence. Il y a de cela... car ça fonctionnerait surement mieux en une animation qu'en bande dessinée muette, amha.
Enfin, saluons quand même la prouesse.
N'empêche, notre ami japonais, il sort du boulot et les voitures roulent à droite. J'aurais été lui, j'aurais de suite fait demi-tour. C'était déjà trop étrange... |
 | |  |  | | Mael : | Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).
     
Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :
   |
J'ai lu Le MAM et j'ai expliqué plus bas pourquoi il m'avait déçu.
Pour le reste, conviens qu'il s'agit de livres qui s'éloignent très fort de la sphère mainstream. Ils relèvent plus de l'alternatif, de l'underground, etc.
Pas que je discrimine ou que je snobise, mais je me situais dans des lectures que je considère comme très mainstream: Giménez, Prado, Fior... je les situent clairement dans une bande dessinée assez "grand public", et dans cet aspect-là, le seul titre que tu cites, c'est le MAM (dans une moindre mesure le Mezzo et Pirus, que je n'aime pas trop, affaire de gout personnel).
Je n'ai rien vu qui paraisse excitant en production franco-belge sur les 6 premiers mois. |
 | | THYUIG, 01.07.2013 à 8:38 | 351662 |
|  |  | Avec le temps, on s'attache à lire autre chose, à en apprécier d'autres et finalement on élargit le spectre de ses affinités. Lucie Durbiano fait partie de ces auteurs qui me semblaient anecdotiques il y a quelques temps et dont je ne peux plus me passer maintenant (comme Bruno Heitz par exemple). Quelle intelligence d'écriture ! Trèsor est un vraie-fausse comédie romantique façon nouvelle vague mâtinée de chasse au, trèsor...
Comme d'habitude avec Durbiano c'est d'abord drôle en un comique qui tire son rire de multiples ressources : situations, quiproquos, burlesque, absurde, ironie, tout y passe et de façon fort subtile.
Ensuite, la mécanique du scénario, celle qui amène les situations, est réellement bien fichue. Là aussi tout semble couler naturellement, sans accro.
Alors bien entendu, on pourrait argumenter et trouver le tout bien léger, c'est d'ailleurs un rapproche que j'observais un temps. Mais ce serait un peu injuste tant l'ensemble est réussi. Ca fait un peu penser à Trondheim période Lapinot. Le dessin lui aussi pourrait être meilleur, fort est de constater qu'il est efficace. |
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Le meilleur livre sur Franquin jamais paru (mille fois mieux que les entretiens avec Numa Sadoul), et le meilleur livre des éditions Dupuis sur la bande dessinée. De façon générale, sans doute le meilleur livre sur la bande dessinée paru depuis des années. |
 | |  |  | Ce n'est pas si mal. Je veux dire, ça a un intérêt autre que mercantile pour tout amateur éclairé de Spirou et de Franquin.
Le contenu et l'intérêt de ce livre n'est sans doute pas assez bien explicité. Il s'agit de l'histoire originale, recolorisée et suivant le montage revue (respectant donc les cliffhangers) suivie de l'ensemble des planches originales en fac-similé. Les planches sont alors en page droite, la page gauche contenant les commentaires et illustrations potentielles.
Certains commentaires restent généraux ou rappelant des choses bien connues. D'autres sont plus pointus.
Un ouvrage à consulter s'il tombe sous votre main. |
 | |  |  | Que dire ? Un livre intéressant pour la métaphore et le symbole. Il y a un humour amer, on ne peut pas dire que ce soit drôle au long cours.
L'hommage appuyé (mais involontaire ?) aux Pingouins de Madagascar m'a particulièrement dérouté.
Bref les auteurs nous montrent une agitation à laquelle je suis resté extérieur.
A lire pour réfléchir, mais sourire, je ne peux le garantir. |
 | |  |  | | Mael : | Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).
     
Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :
   |
Je prends aussi note, pour mon prochain voyage en France, et je relance d'un
la seule B.D., je n'ose dire franco-belge, puisque pour moi cela recouvre un style, un esprit bien plus qu'une localisation géographique, disons française, ou francophone, que j'ai lue cette année, et qui s'est avérée une excellente pioche. |
 | | Mael, 28.06.2013 à 19:58 | 351644 |
|  |  | Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).
     
Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :
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 | | Mael, 28.06.2013 à 16:50 | 351643 |
|  |  | | C'est parce que tu n'as pas lu "Lutte des corps et chute des classes" ! |
 | |  |  | il y a quand même un truc qui m'interpelle. Depuis le début de l'année, je crois avoir lu 3 excellentes BD en nouveauté (en fait 2.5, il y en a une que je n'ai pas encore terminé, et pour être encore plus précis, je devrais dire 2.8)
Les temps mauvais de Gimenèz
L'entrevue de Fior
Ardalen de Prado
deux espagnols et un italien. C'est un hasard ? Ou la bande dessinée franco-belge de France et de Belgique a un peu de mal àproposer des oeuvres marquantes ? |
 | |  |  | | Charlie Brown : | 
N'était le fait que tout ce qui sort de la tête de Woody Allen me fait presque toujours rire ou sourire, je trouverais ces bandes assez mauvaises. Disons que si j’ai passé un moment pas désagréable, c’est grâce à Woody, pas à Stuart Hample. |
pas mieux |
 | |  |  |  un troisième tome mythique, qui marque la rupture avec une ceratine vision de la bande dessinée, et une suite qui marque à quel point B&V n'est plus viable. Hislaire veut autre chose, et B&V sont trop marqués par les contraintes de Spirou pour lui permettre d'aller où il le désire. Un dernier épisode bancal et frustrant dont la chute, qui ne devait être qu'un rebondissement, est devenu une conclusion tragique. Hislaire avait déjà mué en Yslaire et se préparait à livrer, avec Balac, une des fresques les plus marquantes de la bande dessinée franco-belge. |
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N'était le fait que tout ce qui sort de la tête de Woody Allen me fait presque toujours rire ou sourire, je trouverais ces bandes assez mauvaises. Disons que si j’ai passé un moment pas désagréable, c’est grâce à Woody, pas à Stuart Hample. |
 | |  |  |  double effet nostalgie parce qu'il y a celle attachée à l'éveil du sentiment amoureux, et les angoisses de Bidouille sont très proches de celles que j'ai connu à son âge, et celle de redécouvrir une bande dessinée issue toute droit de la foin de l'enfance, dont on sent qu'elle appartient définitivement à cette époque et qu'on ne pourrait plus envisager une bande dessinée avec ce ton-là, ces audaces-là de nos jours. Alors, toutes les approximations, les facilités, les erreurs de jeunesse, on s'en fout un peu. |
 | | Anoeta, 19.06.2013 à 22:54 | 351554 |
|  |  | Je me suis lancé dans X-Men, les tomes de la série Universe édités en France. Je ne m'attendais pas à grand chose et bien heureusement pour moi. Au mieux, je m'attendais à un truc se rapprochant de la série Heroes, ce n'a jamais été le cas dans mes lectures. Il n'y a aucune psychologie de personnages.
Côté combat, il n'y a jamais de tactique comme dans un DB ou un Naruto, je trouve que la comparaison avec les mangas est sans appel.
J'ai bien aimé les premiers tomes de Uncanny X-men dessinés par Opena, c'est à peu près tout.
Bref, je n'ai surement pas entamé la lecture par le bon bout mais ça ne me donne pas envie d'en lire plus. |
 | |  |  | trouvé dans la location de vacances. je crois que c'est le condensé de tout ce qui me gonfle dans la bande dessinée actuelle. |
 | | Pierre, 16.06.2013 à 20:44 | 351509 |
|  |  | | Charlie Brown : | 
Alors, il décide, à la manière d’un Oncle Paul de fantaisie, de nous narrer son histoire et de nous faire toucher le mythe du doigt, à grands coups de montage de témoignages plus ou moins contradictoires, s’éclairant plus ou moins les uns les autres, grande spécialité du documentaire biographique à l’américaine (cf. l’excellente chanson de Vincent Delerm, Tous les acteurs s’appellent Terence, à laquelle cette construction m’a pas mal fait penser). |
A la lecture de ce message la titre ne me revenait pas et puis, en faisant du rangement dans ma bibliothèque je suis tombé sur le Livre des préfaces de Borges. A propos d'un petit ouvrage de Schwob (la croisade des enfants) au sujet de sa construction narrative il est fait allusion à the ring and the book de Robert Browning qui serait premier à avoir utiliser cet artifice (il y a aussi The Quest for Corvo dont il est question dans Venises de Morand). Désolé, ça fait beaucoup de références pour un petit message. |
 | | effer, 13.06.2013 à 15:34 | 351472 |
|  |  | | chrisB : | Je voulais l'aimer ce bouquin (prix millepages de mémoire), mais force est de constater que je m'y suis par moment copieusement ennuyé...Le fond reste, bien entendu, interressant, mais bon |
Moi je l'ai bien aimé ce livre. |
 | | chrisB, 13.06.2013 à 13:37 | 351466 |
|  |  | Je voulais l'aimer ce bouquin (prix millepages de mémoire), mais force est de constater que je m'y suis par moment copieusement ennuyé...Le fond reste, bien entendu, interressant, mais bon |
 | | Pierre, 12.06.2013 à 21:17 | 351459 |
|  |  | | Colombine : | Un de mes auteurs classiques favoris est Tillieux.
Bruno Bazile lui rend hommage à travers cette BD:

Le livre n'est pas biographique, loin de là, il fait juste des clins d'oeil à la quête incessante de Tillieux pour des idées de scénarios.
Et moi il m'a juste donné envie de me replonger dans les Gil Jourdan. |
Feuilleté ce midi à la Fnac des Ternes et lu quelques pages: le dessin (qui rappelle le Conrad de la grande époque -années 80, sur Aventures en jaune) si éloigné des affligeantes aventures de Sarkozix, prouve que le franco-belge bien digéré et libéré des contraintes alimentaires, peut donner autre chose que des monstruosités à la Tome & Janry ou Yoann & Vehlmann, l'esprit de l'école de Marcinelle est palpable, sans non plus tomber dans le pastiche à la Havank :

Au-delà du dynamisme et de l'élégance du trait, la sincérité transpire les planches, on sent réellement l'affection de l'auteur pour son sujet. L'idée d'une colorisation en bichromie contribue à l'effet retro (d'une façon un peu artificielle car la bichromie était plutôt dans le journal de Spirou réservée à la bd de seconde zone, et il me semble que Gil Jourdan bénéficiait de la quadri) et la physionomie de Tillieux se prête à merveille au dessin d'humour (je me rappelle un gag de Boule & Bill ou Roba avait tiré à son maximum le potentiel graphique de sa silhouette dégingandée que Bazile a plus ou moins repris à son compte).
L'album est découpé en tranche de vie, chronologiquement mais (peut-être du fait de mon survol rapide) je n'ai pas vu d'où l'auteur tenait ces anecdotes: confidence recueillies auprès des proches de Tillieux ou bien piochées dans un bouquin ? La dernière histoire donne un sens profond à cette "dauphine jaune" avec beaucoup de sensibilité et de retenue. Cependant, on est malgré tout dans cette veine biographique que je vitupérais l'autre jour (pas au niveau, grand dieu non ! de la Vie de Karl Marx en bd qui vient de sortir dessinée par Anne Simon qui pourrait être sous-titrée "le matérialisme dialectique pour les analphabètes").
Au point de vue de la forme, la faiblesse, c'est la calligraphie, négligée: depuis les polices numériques, on dirait que les auteurs ne savent plus dessiner les lettres correctement ou qu'ils ne s'en donnent pas la peine. Franquin utilisait bien du papier pré-ligné pour ses Spirou: le guide-âne ne fait pas l'âne et évite l'aspect désinvolte bâclé d'un lettrage à la Reiser. Un lettrage lisible et soigné favorise la rapidité de la prise de contact avec l'album. C'est dommage. |
 | |  |  | Un de mes auteurs classiques favoris est Tillieux.
Bruno Bazile lui rend hommage à travers cette BD:

Le livre n'est pas biographique, loin de là, il fait juste des clins d'oeil à la quête incessante de Tillieux pour des idées de scénarios.
Et moi il m'a juste donné envie de me replonger dans les Gil Jourdan. |
 | | chrisB, 09.06.2013 à 10:29 | 351429 |
|  |  | superbe !!! Drôle et poétique, une petite merveille :) |
 | | NDZ, 08.06.2013 à 17:55 | 351422 |
|  |  | Le clavier-à-yeux (bouche-à-oreille de forum) local a joué, je savais que je devais ouvrir ce bouquin. Et bien m'en a pris. Une très grande réussite (narration, graphisme, texte et mise en cases). Assurément dans la sélection de fin d'année. |
 | |  |  | 
Assez d'accord avec la bullechronique de Rohagus. |
 | | Pierre, 04.06.2013 à 22:12 | 351377 |
|  |  | | Mael : | Très compliqué car cet auteur n'a fait aucun mauvais livres...
Si tu as aimé le côté poétique et court celui là est très bien, plein de jolies inventions.
Ce dernier titre est vraiment excellent, après c'est peut-être moins "Gosselin" vu qu'il a partager le boulot avec Henninger (mais les deux sont assez complémentaires, il reste que graphiquement "Luttes des corps" est plus marqué par henninger).
Pour un travail plus jeune, marqué par la philo, peut-être un peu didactique... J'avais été vraiment soufflé à l'époque, après c'est un premier livre.
Très bien en celui là, peut-être celui par lequel tu devrais commencer. Celui là où celui de récits courts. j'en avais parlé sur Du9 à l'époque...
Et sur Du9 justement un entretien avec Thomas Gosselin. |
Merci pour ces conseils (et pour le lien vers l'interview), je vais tâcher de dégoter ça. Décidément, 2013 paraît s'annoncer comme l'année où j'aurai lu plus de dix albums de bande dessinée. |
 | |  |  | 
Contrairement à ce que laissait supposer le titre original de la série lors de sa prépublication dans Spirou (Agence temporelle U.K.R.O.N.I.A.), nous n’avons pas affaire ici à de l’uchronie, mais bien à du voyage dans le temps. Christophe Colomb débarque en Amérique et, paf, à peine a-t-il posé le pied sur le nouveau continent qu’il est tué par les autochtones, apparemment manipulés par une bande de terroristes spatio-temporels. Pour éviter que le continent ne soit "jamais" découvert et que le futur en soit changé, la brigade du temps est chargée de le faire découvrir, lors d’un nouveau voyage, par Pinzon, le commandant de la Pinta, qui, lui, n’est pas mort et s’en est retourné en Espagne où personne ne le croit... Si c’était de l’uchronie, on nous ferait une histoire sur "voilà ce qui aurait pu arriver si Colomb avait été tué..." etc... etc... Ce n'est pas le cas.
J’ai eu beaucoup de mal avec l’idée de base de ce scénario (j’ai toujours eu du mal avec ce genre de scénario, cela dit. Ça fonctionne rarement, voire jamais... Et là, y'a rien qui fonctionne).
Si la brigade du temps peut aller où elle veut quand elle veut, pourquoi ne pas essayer d’empêcher la mort de Colomb plutôt que de faire découvrir le continent par Pinzon ?
Et si Pinzon devient le découvreur, l’Histoire n’en serait-elle pas de toute façon changée ?
Le simple fait que Colomb ait été tué aurait dû instantanément changer le cours des choses, or la brigade existe comme si Colomb n’avait pas été tué... etc... etc... (ce qui voudrait dire qu’ils ont déjà réussi leur mission avant même de l’avoir commencée ?)
Bref, ce genre de trucs me saoule souvent. En général, j’essaie donc de faire abstraction de ces paradoxes et présupposés (même si là, j'ai quand même eu du mal) et j’essaie de m’attacher à l’aventure elle-même, aux péripéties, à la narration, aux personnages, à leurs relations... Bilan : sympathique, mais sans plus. La pirouette finale de ce tome 1 est quand même amusante.
|
 | | Mael, 03.06.2013 à 23:15 | 351362 |
|  |  | | Fait amusant, tu as adoré "La Saison des flèches", Gosselin est aussi un proche de Guillaume Trouillard (proche artistique dans la vie je n'en sais rien), ils ont même commencé un très très bon récit à suivre dans "Clafouti" N°1 et 2. Malheureusement le projet semble abandonné... |
 | | Mael, 03.06.2013 à 23:03 | 351361 |
|  |  | Très compliqué car cet auteur n'a fait aucun mauvais livres...
Si tu as aimé le côté poétique et court celui là est très bien, plein de jolies inventions.
Ce dernier titre est vraiment excellent, après c'est peut-être moins "Gosselin" vu qu'il a partager le boulot avec Henninger (mais les deux sont assez complémentaires, il reste que graphiquement "Luttes des corps" est plus marqué par henninger).
Pour un travail plus jeune, marqué par la philo, peut-être un peu didactique... J'avais été vraiment soufflé à l'époque, après c'est un premier livre.
Très bien en celui là, peut-être celui par lequel tu devrais commencer. Celui là où celui de récits courts. j'en avais parlé sur Du9 à l'époque...
Et sur Du9 justement un entretien avec Thomas Gosselin. |
 | | Pierre, 03.06.2013 à 22:40 | 351360 |
|  |  | 
Une vraie découverte dans ce recueil gracieusement offert par les frères Rannou (pas comme les lardons industriels donc), c'est Thomas Gosselin. Juste quatre pages mais extrêmement subtiles, poétiques, avec une réelle qualité d'écriture. Aurait-on un titre à me conseiller en particulier ? |
 | | Pierre, 02.06.2013 à 15:09 | 351331 |
|  |  | 
La sensation d'avoir lu mon autobiographie par Robert Crumb (le succès en moins), une sensation à la fois troublante et réconfortante.

Vraiment excellent. Que n'ai-je lu cet album à sa sortie (alors que je me souviens d'en avoir entendu causer ici) ? Si je n'étais si paresseux, j'en ferais bien la critique ... En attendant, je ne peux qu'en conseiller la lecture. |
 | |  |  | le sujet est passionnant, le traitement un peu moins. En Italie, il n'y a que de vrais hommes, selon Mussolini. Il fait donc retirer toute législation anti-gay du droit fasciste. Mais que faire des gays ? Les confiner sur des îles, zones de non-droit pour des psuedo-prisonniers politiques. Le récit est trop classique et finalement très convenu. |
 | | Pierre, 25.05.2013 à 16:21 | 351229 |
|  |  | | Je crains fort que l'existence même de ce genre d'album (quelque soit sa qualité), n'apporte de l'eau au moulin des contempteurs de la bande dessinée des années 80 ... |
 | |  |  | Voici une bande qui fait partie du curieuse catégorie. Même de 2 curieuses catégories. Ce livre m'était inconnu avant que je le voie et que je l'acquiert pour un euro symbolique dans une célèbre chaine de magasin qui ont des idées de génie. Ce bouquin a presque 30 ans, physiquement presque 30 ans. Et pourtant il est dans un état neuf. Les bouquins qui refont surface, dans un état de conservation nickel, après plus de 20 ans, ça me laisse toujours un peu perplexe...
La couverture de ce livre m'était inconnue mais une petite recherche sur le net montre bien que cet ouvrage circule encore pas mal sur le marché de l'occasion.
Et le voici dans une seconde catégorie : ces livres qui sont bien présents sur le net, dont on voit qu'ils sont vendus, qu'ils sont achetés mais qui ne laissent pas de traces critiques.
A la décharge de vox interneti, il est difficile de parler de ce bouquin.
Plusieurs histoires courtes, autour de figures mythiques. Chaque histoire revisite le *mythe* d'un des figures, pendant que d'autres personnages célèbres jouent des seconds rôles où de la figuration.
Cette visite du mythe peut être onirique, métaphorique, hallucinée... Jamais biographique, bien sûr.
La première histoire est sans doute la plus inqualifiable. Elle évoque Hitler et sa Solution. Hitler y devient un colporteur dans une piscine, il finit par être assimilé à Judas. Dans la piscine, l'on peut rencontrer Charlot, le commandant Cousteau, Olivier Hardy, une bonne soeur hermaphrodite ou encore Dob Dylan en métaphore christique.
Les 3 autres histoires s'intéressent à Hitchcock, Lennon et Dylan... Voilà voilà. |
 | | Pierre, 25.05.2013 à 11:25 | 351227 |
|  |  | Il existe un album paru dans les années 80 et que je crois être, sinon le seul à l'avoir lu, du moins le seul à l'avoir goûté:

Je le tiens pour un chef d'oeuvre d'humour absurde et d'esthétique par son jeu de mise en page faisant dialoguer un gag en un planche disposé à droite avec un dessin à gauche lui répond ou le complète. Mais je retiens aussi Bingo Bongo comme témoignant de la limite ultime dans l'épanouissement de cette ligne claire hergéenne (1987 pour la parution, quoique le matériel publié était un peu plus ancien) qui a été fatale à l'auteur de cet album, Ted Benoit, un parcours commencé à la fin des années 70 quand il abandonna progressivement le style underground sous l'influence de Joost Swarte. De fait, il ne publiera presque plus rien de notable, si ce n'est une reprise passablement laborieuse de Blake et Mortimer. Or voilà que paraît un recueil de certains des ouvrages marquants de la période "ligne claire" de Ted Benoit (exception faite de Ray Banana), chez Champaka, entreprise louable en ce qu'elle propose de donner à lire des ouvrages importants de la bd des années 80 devenus introuvables:

Il y a un hic. Le Bingo Bongo que j'évoquais plus haut figure bien dans cette anthologie mais ... sa réédition est totalement loupée. Les pages sont floues, conséquence d'un mauvais réglage, d'une avarie technique que sais-je. Et pourtant l'ouvrage est paru malgré tout sans avertissement de l'éditeur alors qu'il s'agit d'un véritable gâchis. Quand on sait que Champaka prétend au titre "d'éditeur d'art, [dont les] éditions à tirage limités deviennent rapidement des raretés" ainsi qu'il est écrit sur la page d'accueil de leur site (http://www.champaka.be/fr). C'est bien triste d'autant qu'ils n'en sont pas à leur premier méfait (le "Chaland et les publicitaires" de triste mémoire dont l'édition fut elle aussi massacrée). Moi qui pensais que cette parution pourrait redorer le blason de la bande dessinée des années 80 si souvent décriée ici-même (souvent par méconnaissance), eh bien c'est raté ... |
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