crťer | pseudo  mot de passe  |  
 
sujet
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Mes étoiles
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure BulleGalerie

par Wayne


par IG85
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques



par rohagus
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure MonoChat
Demain...
lanjingling
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

Sujet test pour explosion de compteur en live

Ratatouille, pizza, patates... ]


retour forum

Pages : | précédent | suivant

Pierre, 03.01.2019 à 22:43371121
Remontée de sujet pour apaiser les craintes glotziennes.

Thierry, 02.11.2011 à 10:05340785
je ne suis pas convaincu par cette théorie. Je suis plus enclin à adhérer à celle de René Goscinny, scientifique, philosophe et érudit français, qui mettait en cause la méchanceté des choses. Heureusement, certaines tranches de pain beurrées sont plus bêtes que méchantes.

effer, 29.10.2011 à 17:42340750
Les lois de l'Univers sont contre nous.

"Si quelque chose peut mal tourner, cela tournera mal." Etablie empiriquement √† la fin des ann√©es 1940 par un ing√©nieur de l'US Air Force qui lui donna son nom, la loi de Murphy, ou loi de la guigne maximum, est dot√©e d'amusantes extensions dont la plus c√©l√®bre est sans nul doute la loi de la tartine beurr√©e : "La tartine tombe du c√īt√© du beurre." D'aucuns expliquent instinctivement le ph√©nom√®ne en disant que la couche de mati√®re grasse provoque une dissym√©trie du moment d'inertie du toast ou de son a√©rodynamique. En r√©alit√©, dans une √©tude aussi pleine de science que d'humour britannique, publi√©e en 1995, dans l'European Journal of Physics, Robert Matthews a montr√© que le beurre, si d√©terminant pour le go√Ľt, n'√©tait que quantit√© n√©gligeable dans l'histoire : si la tartine atterrit du mauvais c√īt√©, c'est tout simplement, prouve cet article, parce que les lois de la nature sont contre nous. L'examen de la chute de la tartine beurr√©e met en lumi√®re le caract√®re profond√©ment mal√©fique de l'Univers. On s'en doutait, √† regarder le journal t√©l√©vis√©, mais une preuve scientifique vaut mieux qu'une supputation.
Robert Matthews passe au crible la dynamique du toast tombant d'une table. Glissement, friction, rotation, tout y passe. La premi√®re conclusion est que la tranche de pain (de baguette ou de pain de mie, les deux sont √©tudi√©s) n'a en g√©n√©ral pas le temps de faire un tour complet. On aurait pu s'arr√™ter l√† et passer au corollaire de cette loi, √† savoir : "La probabilit√© pour qu'une tartine tombe du c√īt√© beurr√© est directement proportionnelle au prix du tapis." Mais Robert Matthews s'int√©resse √† la physique et non √† l'√©conomie, et il aime visiblement aller au fond des probl√®mes.

Comme on peut s'en apercevoir en lisant les formules dont son article est √©maill√©, l'√©l√©ment principal qui provoque le drame de la tartine, si l'on met de c√īt√© votre maladresse ou le fait que vous n'auriez pas d√Ľ vous rincer √† la vodka hier soir, est la hauteur de la table. Or, celle-ci est directement d√©termin√©e par la taille de l'humain moyen, qui est elle-m√™me le r√©sultat de l'√©volution.

La bip√©die que nos lointains anc√™tres ont acquise il y a quelques millions d'ann√©es est un facteur qui limite de notre taille pour des raisons de s√©curit√© : si l'homme marchait √† quatre pattes, il ne risquerait pas, m√™me en mesurant plus de 3 m√®tres, de se briser le cr√Ęne √† la moindre gamelle. La hauteur de la table d√©pend donc de la r√©sistance de nos os √† la chute, donc de la structure de la mati√®re, de la masse du proton et de l'√©lectron et de la constante de la structure fine qui r√©git la force √©lectromagn√©tique assurant la coh√©rence des atomes. Sont aussi impliqu√©es la vitesse de la lumi√®re (pour le calcul de l'√©nergie) et les lois de la gravitation. Au final, tous les organismes humains sont destin√©s √† exp√©rimenter √† leurs d√©pens la loi de Murphy appliqu√©e √† la tartine, ce en raison des constantes fondamentales de l'Univers fix√©es lors du Big Bang.

Pour confirmer son √©tude, Robert Matthews a, en 2001, fait effectuer un immense test en recrutant des √©coliers dans tout le Royaume-Uni. Sur plusieurs milliers de chutes de tartines, 62 % de celles-ci ont atterri c√īt√© beurr√©, ce qui est significativement plus que ce que le pur hasard autoriserait. Et il y a une explication pour les 38 % qui ont fini √† l'endroit : on avait beurr√© le mauvais c√īt√©.

Pierre Barthélémy est journaliste et auteur du blog Globule et télescope.

effer, 09.01.2010 à 16:48327869
NOTE
DE SERVICE -
> > > De : Sophie CARRIERISTE - Direction
des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date :
01 / 12
Sujet : F√™te de No√ęl
Chers Tous,
Je
suis heureuse de vous informer que la F√™te de No√ęl de
notre entreprise aura lieu le 23
Décembre, à
partir de midi, dans les salons privés de notre Espace. Il y
aura un bar payant avec tout un choix de boissons !
Nous aurons
aussi un petit groupe musical amateur qui chantera des cantiques,
alors n'hésitez
pas à chanter avec lui. Et ne soyez
pas surpris de voir arriver notre PDG déguisé en Père
No√ęl !!
Le sapin sera illuminé à partir de
13H00. Les échanges de cadeaux entre les membres du
personnel
pourront se faire à partir de ce moment-là. Cependant,
pour ne gêner personne
financièrement, aucun présent
ne devra dépasser une valeur de 10 Euros.
Joyeux No√ęl
à vous tous et à vos familles.
Cordialement,
Sophie
>
> >
- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE-
Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date
: 02 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année
Chers
Tous,
La note d'hier n'avait bien s√Ľr pas pour but
d'exclure nos employés de confession juive. Nous savons que
Hannoukah est une f√™te importante qui co√Įncide souvent
avec No√ęl, m√™me si cela n'est pas le cas cette ann√©e.
La
même optique s'applique à tous ceux de nos employés
qui ne sont ni chrétiens ni juifs. Pour calmer les esprits et
ne vexer personne, toutes nos F√™tes de No√ęl s'appelleront
désormais Fêtes de Fin d'Année. Nous n'aurons
par conséquent ni sapin ni cantiques, mais d'autres musiques
pour votre plus grand plaisir. Tous contents, maintenant
?
Cordialement,
Sophie
> > >
- NOTE DE SERVICE
-
De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A
: Tous les salariés
Date : 03 / 12> > > Sujet :
Fête de Fin d'Année
Je m'adresse à la
personne membre des Alcooliques Anonymes qui souhaitait qu'il y ait
une table pour les non-buveurs et qui n'a pas donné son nom.
Je suis heureuse de pouvoir répondre favorablement à
sa demande, mais si je mets sur la table une pancarte ¬ę
R√©serv√© aux Alcooliques Anonymes ¬Ľ, vous n'aurez
plus du tout d'anonymat !! Comment puis-je résoudre le
problème ? Une idée, quelqu'un ?
De plus, sachez
qu'on laisse tomber les échanges de cadeaux : Aucune remise
de présents ne
sera autorisée, suite aux préavis
de grève déposé par la CGT et FO qui estiment
que 10 Euros pour un cadeau c'est trop cher, et suite à la
pétition signée par tous les cadres qui estiment que
10 Euros pour un cadeau c'est minable et mesquin.
On va y
arriver,
Sophie.
> > >
- NOTE DE SERVICE -


De
: Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous
les salariés
Date : 04 / 12
Sujet : Fin d'Année
Quelle
diversité de cultures dans notre entreprise !!
Je ne
savais pas qu'exceptionnellement cette année le Saint Mois du
Ramadan commençait le 20 Décembre, avec son
interdiction formelle de consommer toute boisson ou
nourriture de
toute la journ√©e. Nous pouvons bien s√Ľr comprendre
qu'une réception festive à cette époque de
l'année ne cadre pas avec les croyances et les pratiques de
nos amis salariés musulmans. Devant la Fatwah prononcée
à son encontre par l'Imam de notre ville à leur
demande, notre PDG propose que les repas destinés à
nos salariés musulmans soient congelés jusqu'à
la fin du Ramadan ou gardés au chaud pour qu'ils puissent les
emporter chez eux le soir. Notre PDG certifie en outre qu'ils ne
contiendront pas de porc, même si l'entreprise dirigée
par son fr√®re s'appelle ¬ę Tout est bon dans le cochon
¬Ľ.
Par ailleurs, je me suis arrangée pour que les
femmes enceintes aient une table au plus proche des WC et les
abonnés aux Weight Watchers le plus loin du buffet des
desserts. Je confirme aussi que les gays et les lesbiennes pourront
se regrouper et que chaque groupe
aura sa table pour ne pas avoir
à se mélanger avec ou sans play back de Dalida. Oui,
les diabétiques auront des sièges surélevés
et des fruits frais en dessert, sachant que le restaurant ne pourra
confectionner de dessert sans sucre.
Ai-je encore oublié
quelque chose ?
Sophie
> > >
> > > - NOTE
DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Martyr des Ressources
Humaines
A : A vous tous, salariés de MERDE !!!!!
Date
: 10 / 12
Sujet : SALOPERIE de Fin d'Année
Les
végétariens, maintenant !! Il ne manquait plus que ça
!!!!
J'en ai plus que marre, nous maintenons cette réception
dans notre entreprise, que cela vous plaise ou non. Vous n'aurez
qu'à vous asseoir le plus loin possible du
grill à
viande pour brouter vos salades à la con et têter vos
putains de tomates Bio.
Vous avez pensé à la
douleur des salades et des tomates quand on les coupe ? hein
??
Elles ont des sentiments et sont vivantes, elles aussi. Elles
sont comme moi, elles HUUURLENT !!
Maintenant le premier qui me
demande du pinard sans alcool je le transforme en pompe à
merde et je vous souhaite une fête archi pourrie, bande
d'abrutis congénitaux!!!!
Allez vous faire
foutre,
Sophie
> > >
- NOTE DE SERVICE -
De :
Catherine TAVENIER - Directrice intérimaire des
Ressources
Humaines
A : A tous les employés
Date :
14 / 12
Sujet : Sophie CARRIERISTE et les Fêtes de Fin
d'Année


Je
pense pouvoir parler au nom de tout le monde pour souhaiter un
prompt
rétablissement à Sophie CARRIERISTE, à
qui je continuerai de transmettre vos cartes.
En attendant son
retour, je la remplace et vous annonce que notre PDG a décidé
d'annuler notre Fête de Fin d'Année et d'offrir à
tous la journée du 23 Décembre sans perte de salaire.

_________________
:-)

J-C, 07.10.2009 à 12:24325423
pour le versement de la pension de retraite, je suis d'accord, en revanche, pour les droits de succession ça ne change rien, voir c'est même un gain pour l'état car son capital est plus élevé qu'un vieux retraité qui aura quasi déjà tout bouffé avant de décéder.

Thierry, 07.10.2009 à 12:17325422
mais le fumeur vit moins longtemps, donc le manque √† gagner relatif au co√Ľt de traitement de ses probl√®mes de sant√© est contrebalanc√© par les √©conomies substancielles r√©alis√©es en mati√®re de cotisations de pension, droits de succession, etc.

J-C, 07.10.2009 à 12:02325421
reste plus qu'à calculer combien on dépense pour traiter les maladies liées au tabac.

il est toutefois probable qu'il y ai un décalage dans le temps et que le gain (s'il y en a un) ne soit pas visible tout de suite.

Thierry, 07.10.2009 à 10:17325420
Un bon geste, m'sieur, dame... fumez ! C'est pour le budget de l'état.
Et pour nos amis français, venez acheter du tabac belge. C'est pour combler le trou de la sécu


Le tabac rapporte beaucoup moins à l’Etat

Rédaction en ligne

mercredi 07 octobre 2009, 09:04
En cinq ans, l’Etat a loupé un milliard d’euros de recettes fiscales sur le tabac. Notamment parce que les Belges fument moins. Cette baisse est aussi due à un glissement de la consommation vers un tabac bon marché. Et la manne fiscale liée au tabac devrait continuer à se réduire.
Le tabac rapporte beaucoup moins à l’Etat

En cinq ans, l’Etat a loupé un milliard d’euros de recettes fiscales sur le tabac, rapporte mercredi la Libre Belgique sur base d’une étude du bureau d’audit et de conseil fiscal TCLM, à la demande du cigarettier Philip Morris. L’étude est également relayée par De Tijd.

De 2004 √† 2008, le d√©ficit cumul√© issu de l‚Äô√©cart entre les recettes provenant des accises sur le tabac et les estimations inscrites au budget de l‚ÄôEtat atteint 1,064 milliard d‚Äôeuros. La tendance s‚Äôest confirm√©e durant les cinq premiers mois de 2009, o√Ļ la perte de recettes pour le gouvernement a atteint 25 millions d‚Äôeuros.

Si les recettes fiscales issues de la vente de tabac diminuent, c’est notamment parce que les Belges fument moins. Cette baisse est aussi due à un glissement de la consommation vers un tabac bon marché, une tendance qui s’explique par la proportionnalité des taxes qui frappent les cigarettes et autres produits du tabac.

TCLM a calculé que les recettes budgétaires provenant des accises sur le tabac diminueront d’environ 430 millions d’euros au cours des cinq prochaines années.

effer, 06.10.2009 à 16:58325405
Le rédacteur en chef de la Tribune de Genève ne veux pas non plus perdre la manne financière que lui rapporte cette pub.
Pourquoi dit-on que les suisses sont propres? Il ne suffit pas de balayer les trottoirs pour l'être...

ingweil, 06.10.2009 à 14:21325399
"Je me réserve le droit de porter plainte."
Quelle belle formule !

Thierry, 06.10.2009 à 13:08325397
Aaaah, la Suisse... son fromage a raclette, ses banques, son hospitalité...
il ne leur manque qu'un karcher

En Suisse, cette publicité qui dénonce les "racailles" françaises

Une publicité qui ne passe pas. De nombreuses voix se sont élevées après la publication, lundi, d'un encart du parti politique suisse de droite, l'UDC, dans la Tribune de Genève (voir ci-dessous). Dans un appel au vote pour l'élection des représentants au Grand Conseil de Genève du 11 octobre prochain, le parti joue sur les difficiles relations frontalières entre Suisses et Français. "Le CEVA ? Un nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse ! Expulsons les criminels étrangers ! Ne leur offrons pas encore un accès à Genève. Votons UDC." En ligne de mire : un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève et de la Haute-Savoie.
Et l'UDC n'en est pas à son premier coup d'essai. En 2007, une affiche sur le Pacs, jugée homophobe, avait choqué. C'est en revanche la première fois que le parti vise aussi directement la France.

Sur son site, le maire d'Annemasse Christian Dupessey dénonce des "propos racistes inacceptables" : "Les Annemassiens sont directement attaqués dans leur honneur et leur vie quotidienne", explique l'édile qui "se réserve le droit de porter plainte pour diffamation et insultes racistes". "C'est ensemble que nous construirons notre région commune. C'est ensemble que nous construirons la colonne vertébrale de cette région qu'est le CEVA. C'est ensemble que nous rejetterons les dérives racistes et xénophobes insupportables dans nos démocraties", lance-t-il.

"La publicité montre le vrai visage de l'UDC"

SOS Racisme est également montée au créneau pour dénoncer une "demi-page de propagande haineuse", une publicité qui divise au sein même du parti. Les cadres du mouvement réunis lundi soir ont exigé la suspension de la parution prévue dans d'autres journaux.

Le quotidien helv√©tique a √©galement r√©agi. Dans un √©ditorial, le r√©dacteur en chef de la Tribune de Gen√®ve s'explique . "Oui, la publicit√© de l'UDC parue est choquante. Une publicit√© parfaitement en ligne avec la communication provocatrice du parti agrarien qui en permanence flirte avec les limites du tol√©rable pour mieux se vendre (...) Devions-nous Tribune de Gen√®ve refuser de faire para√ģtre cette annonce?", s'interroge le quotidien. "Clairement non. Nous pourrions invoquer le fait que cette publicit√© ne contrevient certainement pas au droit, aussi grossi√®re et blessante soit-elle. Ce n'est √©videmment pas suffisant. Si nous avons d√©cid√© de publier le message de l'UDC dans nos colonnes, c'est pour des raisons et des principes clairs", justifie-t-il. Et d'expliquer : "Il est sain en d√©mocratie de maintenir la plus grande libert√© d'expression possible, dans les limites du droit bien entendu. Chaque parti, chaque candidat doit pouvoir se pr√©senter sous son vrai jour. Or, la publicit√© en question montre le vrai visage de l'UDC, sans fard ni artifice (...) Et ce n'est pas √† la presse de censurer les candidats mais bien aux citoyens de les sanctionner en les √©liminant dans l'isoloir ce dimanche s'ils ne se reconnaissent pas dans le programme du parti".

ingweil, 25.09.2009 à 14:24325062
Oh non !!!

(pompé ici).

Le réchauffement climatique menace la qualité de la bière

Une √©tude men√©e par une √©quipe de chercheurs de l'institut hydrom√©t√©orologique tch√®que a trouv√© que le changement climatique commence √† avoir un effet n√©gatif sur la qualit√© de la bi√®re. La conclusion de l'√©tude est sans appel: ¬ęm√™me avec le r√©chauffement modeste que nous avons connu jusqu'ici, la production de houblon en R√©publique Tch√®que a stagn√© et la qualit√© a d√©clin√©.¬Ľ

Certaines implications terribles du r√©chauffement climatique sont maintenant bien connues: famines, migrations de masse, inondations, hausse du niveau des mers, augmentation des cas de paludisme, vagues de chaleur, extinctions d'esp√®ces animales. Mais d√Ľ √† un cocktail d'apathie, de d√©ni et d'intransigeance, beaucoup n'ont toujours pas pris conscience des dangers du ph√©nom√®ne. Le blog environnement du Guardian esp√®re que la nouvelle va faire r√©agir une partie de la population, pour qui la menace de ne plus avoir de bi√®re sera plus r√©elle que celle de la famine en Afrique.

La production de houblon a déjà été affectée par la hausse progressive des températures au cours des cinq dernières décennies selon les scientifiques, qui prédisent que les récoltes pourraient être réduites de 10% dans les années à venir si la tendance continue. Mais c'est le déclin dans la qualité du houblon de Saaz, qui est utilisé pour produire la fameuse Pilsner tchèque, qui devrait inquiéter le plus les amateurs de bière, selon les auteurs de l'étude.

Une autre √©tude, n√©o-z√©landaise cette fois, de 2008 mettait en garde contre l'effet d'une hausse des temp√©ratures sur la production de bi√®re, concluant: ¬ęCela peut signifier deux choses: soit il y aura des pubs sans bi√®re, soit le prix de la bi√®re s'envolera.¬Ľ ¬ęSi cette phrase n'attire pas l'attention sur le probl√®me du r√©chauffement climatique, franchement, je ne sais pas ce qui le fera¬Ľ conclut l'article du Guardian.

Thierry, 23.07.2009 à 11:26323049
Je remets dans le contexte: le Pompéi est un bateau pris en otage par les pirates somaliens. L'équipage belge (probablement de la région de Deinze, VVPJ) a été libéré contre versement d'une rançon.
En tout cas, on est s√Ľr o√Ļ nos impots ne vont pas :o)
Conseil à nos amis les pirates, attaquez les vaisseaux belges :o)


Pompéi : la Belgique a payé une rançon faute de moyens armés
jeudi 23 juillet 2009, 10:01
Les unités spéciales de la police fédérale n’ont pas pu libérer le Pompéi de ses preneurs d’otage, faute de moyens. La Belgique n’a donc eu d’autre choix que de payer une rançon aux ravisseurs.

Selon une note confidentielle qu’ont pu se procurer De Standaard et Het Nieuwsblad, des problèmes d’armement sont mentionnés.

Pour pouvoir lib√©rer les otages, l‚Äô√©quipe d‚Äôintervention de la police f√©d√©rale aurait d√Ľ disposer d‚Äôarmes de calibre 5.56 mais les unit√©s sp√©ciales ne disposent que d‚Äôarmes 9mm, dont le pouvoir de p√©n√©tration est trop faible.

Ces équipes ne disposent en outre pas de suffisamment de lunettes de vision nocturne. Elles n’en possèdent que quatre, alors qu’il en aurait fallu quarante. Idem pour les gilets de sauvetage : elles n’en ont que 20.

Pour libérer le bateau et son équipage, la Belgique a finalement payé une rançon de 1,5 à 2 millions d’euros.

Au centre de crise du ministère de l’Intérieur, on se dit surpris de la fuite de cette note sans vouloir y réagir. Le député Paul Vanhie (LDD) devrait déposer une question parlementaire à ce sujet.

effer, 10.07.2009 à 16:37322768
Thierry :
Tennis : un joueur suspendu 6 mois pour racisme

vendredi 10.07.2009, 14:38
Le jeune australien, Brydan Klein (19 ans) a √©t√© suspendu six mois par la F√©d√©ration internationale de tennis (ITF) pour racisme. Klein est en outre condamn√© √† payer une amende de 9.200 euros. Il avait d√©j√† √©t√© sanctionn√© par la f√©d√©ration australienne. Ancien vainqueur du tournoi junior de l‚ÄôOpen d‚ÄôAustralie (en 2007), Klein (ATP-186) avait tenu des propos racistes envers son adversaire ‚Äď sud-africain ‚Äď en qualifications pour le tournoi ATP d‚ÄôEastbourne (Angleterre) en juin. Apr√®s enqu√™te de l‚ÄôITF, Klein a √©t√© suspendu. Entre temps, il s‚Äô√©tait excus√© aupr√®s de Raven Klaasen, qu‚Äôil avait trait√© de ¬ę kaffir ¬Ľ (l‚Äô√©quivalent de ¬ę n√®gre ¬Ľ, insulte sp√©cifique aux noirs sud-africains).


Pas encore vu ce genre de sanction au football. Peut-être parce que le racisme en est complètement absent.

Il n'y aurait plus beaucoup de matchs et encore moins de spectateurs...

Thierry, 10.07.2009 à 15:11322766
Tennis : un joueur suspendu 6 mois pour racisme

vendredi 10.07.2009, 14:38
Le jeune australien, Brydan Klein (19 ans) a √©t√© suspendu six mois par la F√©d√©ration internationale de tennis (ITF) pour racisme. Klein est en outre condamn√© √† payer une amende de 9.200 euros. Il avait d√©j√† √©t√© sanctionn√© par la f√©d√©ration australienne. Ancien vainqueur du tournoi junior de l‚ÄôOpen d‚ÄôAustralie (en 2007), Klein (ATP-186) avait tenu des propos racistes envers son adversaire ‚Äď sud-africain ‚Äď en qualifications pour le tournoi ATP d‚ÄôEastbourne (Angleterre) en juin. Apr√®s enqu√™te de l‚ÄôITF, Klein a √©t√© suspendu. Entre temps, il s‚Äô√©tait excus√© aupr√®s de Raven Klaasen, qu‚Äôil avait trait√© de ¬ę kaffir ¬Ľ (l‚Äô√©quivalent de ¬ę n√®gre ¬Ľ, insulte sp√©cifique aux noirs sud-africains).


Pas encore vu ce genre de sanction au football. Peut-être parce que le racisme en est complètement absent.

effer, 01.01.2009 à 16:33316679
Cela vous sera peut-être utile:
hip

effer, 29.12.2008 à 17:18316602
De la bonne connerie au carrée signée Jean Pierre Petit:
par ici, c'est de la bonne!

lanjingling, 02.11.2008 à 13:08314859
Ca faisait longtemps....

SYDNEY (AFP) - Australian Prime Minister Kevin Rudd came under fire on Sunday for reportedly leaking embarrassing details of a phone call with US President George W. Bush.

During the call to discuss the global financial crisis on October 10, Bush reportedly responded to a suggestion by Rudd for a summit of the G20 group by saying: "What's the G20?"


J'aime bien aussi la critique de l'opposition , les liberaux , donc :

But the leader of the opposition Liberal Party, Malcolm Turnbull, said Sunday that Rudd should apologise for embarrassing Bush by leaking details of the phone call.

The alleged exchange was leaked "in a way that was clearly authoritative, that clearly came from the prime minister's office," Turnbull said.

The briefing was "designed to embarrass the US, and in particular the president, and of course to make Mr Rudd particularly knowledgeable," Turnbull said.


Pour les liberaux australiens , un premier ministre qui sait ce qu'est le G20 est donc un type "particularly knowledgeable". A ce compte , quelqu'un qui sait que les formules chimiques de l'eau & du gaz carbonique sont respectivement H2O & CO2 merite un prix nobel de chimie...Mais heureusement

The alleged exchange, reported by The Weekend Australian to have taken place as Rudd took the call during a dinner party at his official Sydney residence, has been denied by both Washington and Rudd's office.

Je l'espere pour le mongolito de washington , parce que The G20, a grouping of the world's largest industrialised and emerging economies, will meet in Washington on November 15, at Bush's invitation, to discuss the financial crisis.

Ca explique bien des choses : "on va faire la guerre en afghanistan & en irak ! au fait , c'est quoi l'afghanistan ? c'est quoi l'irak? c'est quoi la guerre ? "



Pierre, 02.11.2008 à 9:17314858
Camif, la fin d'un monde enseignant
LE MONDE | 01.11.08 | 13h37 ‚ÄĘ Mis √† jour le 01.11.08 | 20h05
NIORT, ENVOY√ČE SP√ČCIALE

Dans un car parti à l'aube de Niort et roulant à vive allure, dans la nuit, le froid, la pluie, en direction de Paris, des hommes et des femmes vont parler. Ils ont très peu dormi. Leurs mines sont chiffonnées. Ils en rient sans se plaindre. A quoi bon ? Leur monde s'est écroulé.

Cette semaine qui s'est ouverte par la brutale mise en liquidation de leur Camif tant aim√©e sera suivie par d'autres, au moins aussi sombres. Tous, ou presque, vont √™tre mis au ch√īmage. Pr√®s de 900 emplois sont menac√©s. Et roulant vers Bercy pour attirer l'attention du gouvernement sur leur situation, vendredi 31 octobre, ils sont avides de partager ce qui fut leur grande histoire. L'aventure de leur vie. Leur travail, leur gagne-pain certes. Mais tellement plus que cela. Une fiert√©. Un √©tendard.

Il suffit de les lancer. Ils rivalisent de mots, d'anecdotes, d'images. S'ils pouvaient faire un livre, ils assurent qu'ils le feraient. Pour qu'on n'oublie rien de ce que fut la Camif. Son ambition. Sa différence. "Aujourd'hui se tourne une page importante de l'histoire du mouvement ouvrier", affirme Jacky Bara, délégué départemental de FO-CGT.

Au d√©but, bien s√Ľr, tous le racontent, √©tait Edmond Proust, instituteur valeureux, socialiste et franc-ma√ßon qui, apr√®s avoir fond√© avant la guerre la MAIF (Mutuelle d'assurance des instituteurs de France) et s'√™tre illustr√© dans la R√©sistance, d√©cide de cr√©er une coop√©rative d'achat dans un double but : alimenter un fonds de solidarit√© pour les mutualistes ayant des accidents avec de non-assur√©s (l'assurance, alors, n'√©tait pas obligatoire) et permettre aux instituteurs d'√©quiper, √† prix raisonnables, leur maison.

On est en 1947 et ce sont donc des enseignants qui prennent conjointement les r√™nes de la MAIF et de la Camif. Leur pr√©sident, Edmond Proust, est b√©n√©vole, comme les administrateurs, √©galement instituteurs ; les premiers bureaux sont install√©s au rez-de-chauss√©e de sa maison, le premier entrep√īt dans le jardin.

Les valeurs cardinales ? Entraide et solidarit√©, √©thique et d√©fiance √† l'√©gard du capitalisme. Michel Vivier y ajoute volontiers "la√Įcit√©". N'a-t-il pas d√Ľ produire, pour √™tre embauch√© √† la Camif en 1972, "l'ensemble de ses bulletins scolaires de la maternelle √† l'universit√©", prouvant qu'il avait effectu√© l'int√©gralit√© de son parcours au sein de l'√©cole publique ?

Jacky Bara, instituteur marié à une employée de la Camif, éclaire ce lien fondateur entre les instituteurs et la Camif : "C'était comme un package, dit-il. En rentrant à l'école normale, on s'assurait à la MAIF, on adhérait à la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale), on militait au SNI (Syndicat national des instituteurs) et on s'équipait Camif."

Il suffisait d'acheter une part sociale et le numéro d'adhérent à la MAIF tenait lieu de sésame pour acheter au magasin ou commander par correspondance un produit. A la fin de l'année, si les résultats le permettaient, était restituée une ristourne liée aux achats.

Voilà pour les bases. "Les fondamentaux !", corrige une salariée. Elle n'a pas l'impression que le changement de ses statuts, la multiplication de ses magasins, "les dérives, incohérences, errements d'une hiérarchie aux antipodes de l'esprit Proust", et saisie de "folie des grandeurs", le souffle d'origine ait été perdu. "Nous sommes restés une coopérative, la solidarité est donc un mot essentiel, tant entre salariés qu'avec les sociétaires", dit un vendeur.

"Salaires, vacances, horaires, cadre de vie... La Camif a longtemps √©t√© en avance, affirme un technicien. On √©tait √† 37 h 45 quand les autres √©taient √† 39 heures, aujourd'hui c'est 34 heures ; et il fut un temps o√Ļ le plus haut salaire ne d√©passait pas de 4 fois et demi le plus bas !" Aujourd'hui, regrette-t-il, les petits salaires sont bloqu√©s et l'√©chelle va de 1 √† 30 !

On venait à la Camif pour un bien-être et des valeurs, affirme une directrice artistique du catalogue. Le bien-être venait de la cordialité des relations de travail, une sorte de douceur, de camaraderie, "même avec les fournisseurs." Et les valeurs ? "Contrairement à beaucoup de magasins, on n'était pas là pour entuber le client. On le guidait, le conseillait, il pouvait acheter les yeux fermés ; et au moindre souci, nous avions le meilleur des services après-vente. La totale satisfaction du sociétaire nous importait plus que tout."

C'est ce sur quoi insiste Nadine Pelletier, entrée à 20 ans, en 1977, à la Camif, et passionnée - "oui, passionnée !" - par son travail. "Vendeuse à la Camif, c'était un super-métier ! J'ai vendu du textile, puis des jouets, des bijoux dans un rayon joaillerie exceptionnel, de la maroquinerie, du linge de maison, des cadeaux ; et puis des produits de beauté, car la Camif a eu sa propre marque ! J'ai fait des animations par pays, tenu des salons ; et quand nous nous sommes repliés, j'ai vendu du mobilier, après une formation "siège" dans nos laboratoires, un stage "bois" chez les fournisseurs. Fabuleux !" Pourquoi si fabuleux ? "Parce qu'on représentait une maison à part ! Parce qu'il n'était pas question de décevoir les sociétaires !"

Ah, les sociétaires ! Obsession du salarié Camif qui n'arrive toujours pas à dire "clients". Même depuis l'ouverture des magasins au grand public, sur laquelle, disent-ils, il aurait fallu davantage communiquer. "Vous n'imaginez pas leur soutien, leur attachement viscéral à la coopérative !"

Des enseignants, principalement. Consommateurs avertis, exigeants, formidablement fidèles. Ils passaient commande en écrivant : "Ma chère Camif !" Ils payaient souvent cash, refusant des facilités de paiement, sachant que cela arrangeait la trésorerie. "Quand ils ont eu vent de problèmes, et même après que notre président avait prédit en juillet notre mort, il en est qui se sont précipités pour faire des achats pour nous affirmer un soutien. Comme un acte militant."

C'est que la Camif leur servait de comité d'entreprise et de lien social. L'été, sur la route des vacances, nombreux étaient ces enseignants qui, traversant la France en camping-car ou caravane, s'arrêtaient dans l'immense magasin de Chauray, à quelques kilomètres de Niort. Des sanitaires avaient été aménagés sur le parking pour permettre une halte de plusieurs jours.

Petite-fille d'un instituteur du Nord dont l'épouse "achetait tout sur catalogue", à la Camif, Claire Salomon, chef de produit, est toujours bouleversée par cette relation si forte avec la clientèle. "Quand on leur a lancé un appel, à la fin des années 1990, à cause de premières difficultés, ils ont aussi répondu avec des chèques de 10, 100, 1 000 euros. Voilà qui impose respect et rigueur." Même fidélité, souligne-t-elle, de la part de certains fournisseurs qui, confiants dans l'éthique de la Camif, ont suivi, jusqu'au moment ultime, ses engagements et qui risquent de perdre beaucoup. "J'en suis malade !"

Ils le sont tous. Ecoeur√©s du g√Ęchis et des coups de barre dans tous les sens donn√©s, ces derni√®res ann√©es, par une direction "qui ne pensait qu'√©moluments et carri√®re" au d√©triment de l'esprit coop√©ratif. Critiques sur le "m√©pris" ou le brouillage du message √† l'adresse du soci√©tariat traditionnel sans attirer le grand public. Stup√©faits du cynisme visant √† organiser foires et r√©unions prospectives √† quelques heures du d√©p√īt de bilan.

"Sabotage", pensaient certains en voyant s'éloigner dans la nuit le siège de la Camif. Oui, sabotage, reprend Jean-Pierre Proust, petit-fils du fondateur, prêt, avec l'aide de quelques élus locaux, "à tenter de relancer quelque chose", au service du milieu enseignant. Et en revenant "aux grandes valeurs d'Edmond".

Annick Cojean
Article paru dans l'édition du 02.11.08

Pierre, 31.10.2008 à 13:55314810
La firme américaine
LE MONDE | 30.10.08 | 12h50

Oligarchie : r√©gime politique dans lequel la souverainet√© appartient √† un petit groupe de personnes, √† une classe restreinte et privil√©gi√©e. Le mot a √©t√© remis au go√Ľt du jour pour d√©finir le capitalisme de Cosaques qui a fait main basse sur la Russie depuis quelques ann√©es. Mais, au fond, les amis de Vladimir Poutine ne se sont-ils pas directement inspir√©s du mod√®le am√©ricain ?

L'enquête que nous publions aujourd'hui sur Goldman Sachs (pages 18-19) invite à le penser. Elle met en effet en lumière les relations très étroites, presque incestueuses, qui unissent la banque la plus puissante du monde et le pouvoir politique de la première puissance mondiale.

Ainsi, le secrétaire au Trésor n'est autre que l'ancien patron de Goldman Sachs, Henry Paulson. Ses principaux collaborateurs sont, pour la plupart, issus de "GS", à commencer par Neel Kashkari, responsable du gigantesque plan de sauvetage des banques mis en place depuis un mois pour endiguer la crise financière. Et la liste est longue, depuis le président du conseil d'administration de la Fed, la banque centrale américaine, jusqu'à celui de la Banque mondiale.

Certes, ces relations consanguines entre Wall Street et Washington, entre la banque et les cercles du pouvoir, sont aussi anciennes que le capitalisme américain. Certes encore, si les anciens de Goldman Sachs sont si souvent choisis pour occuper des postes névralgiques, c'est tout simplement, plaident-ils, qu'ils sont les meilleurs, moines-soldats de la finance hier, du service public aujourd'hui.

Il n'empêche. Aux Etats-Unis même, et pas seulement chez les concurrents envieux, cette omniprésence des anciens de "GS" suscite l'inquiétude. A juste titre. Comment expliquer autrement que la banque, au coeur de la spéculation folle des dernières années, ait si aisément tiré son épingle du jeu dans la tourmente actuelle ? Comment écarter le soupçon de conflit d'intérêts, dès lors qu'elle est, plus que jamais, juge et partie ? Ajoutons qu'une éventuelle accession de Barack Obama à la Maison Blanche n'y changerait probablement pas grand-chose : les principaux noms cités pour succéder à M. Paulson au Trésor sont, on l'aura compris, ceux de banquiers de Goldman Sachs !

Article paru dans l'édition du 31.10.08

Pierre, 30.10.2008 à 7:48314748
Spéciale dédicace aux buveurs de bière de bulledair:

La pinte qui peut mettre "fin à 300 ans d'histoire"
LE MONDE | 29.10.08 | 14h22
LONDRES CORRESPONDANTE

Depuis quelques jours, les Britanniques sont appelés à se prononcer sur un sujet qui manifestement fait polémique : l'introduction d'une nouvelle mesure de bière, le deux tiers de pinte. Ils ont jusqu'au 1er janvier 2009 pour donner leur avis au Laboratoire national des poids et mesures (National Weights and Measures Laboratory, NWML), l'organisme public qui gère le système de mesure du Royaume hérité de l'empire britannique.

La sacro-sainte pinte - 0,568 litre - a √©t√© l√©galis√©e en 1698. Pour le Daily Telegraph, ce deux tiers de pinte que veut introduire le NWML marquerait "la fin de 300 ans d'histoire". Ni plus, ni moins. "Ce serait la premi√®re fois depuis que Guillaume III, prince d'Orange, √©tait sur le tr√īne (1650-1702) qu'on pourrait boire une dose si inhabituelle", √©crit le quotidien dans son √©dition du 23 octobre. C'est ind√©niable puisque cette quantit√© n'a pas droit de vie aujourd'hui, et qu'il faudrait une loi pour le lui donner. Mais c'est exag√©r√© dans la mesure o√Ļ le l√©gislateur britannique s'est montr√© fort lib√©ral au XXe si√®cle en autorisant la demi-pinte et le tiers de pinte.

Les pubs ont demandé au NWML de créer cette nouvelle mesure impériale pour les aider, alors qu'ils assistent, impuissants, à une baisse de leur fréquentation qui s'accompagne d'un recul de la consommation. Chaque jour, cinq d'entre eux doivent mettre la clef sous la porte, alors que les Britanniques, de plus en plus casaniers, préfèrent acheter leur bière en supermarchés pour la boire à la maison. "Il ne fait aucun doute que les pubs font face à des difficultés majeures et le moindre détail peut venir en aide", estime la British Beer and Pub Association (BBPA), qui dit représenter 98 % de la bière brassée et plus de la moitié des 58 000 débits de boisson britanniques. La BBPA pense notamment que les femmes pourraient être séduites par le deux tiers de pinte, alors que la clientèle traditionnelle du pub est très masculine.

Un argument qui inquiète les associations qui luttent contre l'alcoolisme. Et soulève leur opposition au projet de la NWML. L'une d'entre elles, Alcohol Concern, juge ainsi que "cela pourrait permettre de mettre sur le marché des bières pour femmes. Nous avons déjà vu les brasseurs tenter de sortir d'un marché exclusivement masculin".

A l'autre extrême, l'association Campaign for Real Ale (Camra) vient de déposer auprès du gouvernement une pétition de plus de 20 000 signatures demandant à ce que les pintes de bière soient remplies à ras bord. "Dans une pinte sur quatre, il manque 5 % de bière", dénonce l'organisme. Un crime de lèse-majesté.


Virginie Malingre
Article paru dans l'édition du 30.10.08

Pierre, 18.10.2008 à 22:10314273
Des milliers d'Autrichiens ont pris part aux obsèques de Jörg Haider
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 18.10.08 | 16h39 ‚ÄĘ Mis √† jour le 18.10.08 | 16h40

Des milliers d'Autrichiens et une grande partie de la classe politique du pays ont pris part, samedi 18 octobre, √† Klagenfurt, dans le sud du pays, aux obs√®ques du chef historique de l'extr√™me droite autrichienne, J√∂rg Haider, d√©c√©d√© dans un accident de voiture. Au cours d'une c√©r√©monie retransmise en direct √† la t√©l√©vision publique, le cercueil de l'ancien gouverneur de Carinthie, recouvert d'un tapis de roses rouges, a travers√© le centre de la ville, transport√© sur un aff√Ľt de canon tir√© par un v√©hicule militaire, devant une foule recueillie de 25 000 personnes selon la police.

Beaucoup avaient revêtu le costume traditionnel carinthien que l'ancien leader aimait porter. Un service de cars gratuits et de trains supplémentaires avait été mis en place pour permettre à une foule nombreuse de participer à cet événement encadré par cinq cents policiers. La place étant limitée le long du parcours, l'événement était retransmis sur des écrans géants sur plusieurs places de la ville.

"CAPABLE DE SUSCITER L'ENTHOUSIASME COMME LE REJET"

Plusieurs orateurs se sont succ√©d√©s √† c√īt√© du cercueil veill√© par six soldats, s'adressant √† un parterre o√Ļ la plupart des √©lites politiques autrichiennes avait pris place. Le pr√©sident de la r√©publique Heinz Fischer, le chancelier social-d√©mocrate Alfred Gusenbauer, le chef du parti social-d√©mocrate Werner Faymann ‚Äď charg√© de former le futur gouvernement √† l'issue des derni√®res l√©gislatives ‚Äď, ses homologues des autres partis √† l'exception des √©cologistes et les pr√©sidents de r√©gions √©taient venus rendre un dernier hommage √† un personnage tout aussi incontournable que controvers√©.

Parmi les invités étrangers figuraient notamment Said Kadhafi, l'un des fils du dirigeant libyen Mouammar Khadafi, avec lequel Jörg Haider était lié, et des représentants la région italienne voisine du Frioul-Vénétie. "C'était un homme extraordinaire, capable de susciter l'enthousiasme comme le rejet", a déclaré dans son allocution Alfred Gusenbauer, adversaire politique de M. Haider.

En revanche, l'√©v√©nement n'a pas donn√© lieu √† un rassemblement de n√©o-nazis, comme craint dans la presse ces derniers jours. De m√™me, les d√©l√©gations des partis d'extr√™me droite europ√©ens sont rest√©es discr√®tes. A la fin de la c√©r√©monie officielle, l'hymne national a retenti et la procession s'est dirig√©e vers la cath√©drale de Klagenfurt o√Ļ un requiem devait √™tre donn√©. Les obs√®ques proprement dites devait avoir lieu dans la foul√©e en famille dans la chapelle de la propri√©t√© priv√©e de M. Haider. En signe de deuil, le match de la 13e journ√©e du championnat d'Autriche de football entre le club de Klagenfurt, Austria Carinthie, et le Rapid Vienne pr√©vu ce samedi a √©t√© report√©.

effer, 17.10.2008 à 17:33314250
Il n'est pas très malin ce cheikh, depuis des siècles les femmes afgannes sont contraintes à porter la burqua, avec le grillage on ne voit pas leurs yeux, ce qui n'empêchera jamais les hommes à avoir beaucoup plus de fantasmes sur ces femmes trop couvertes que sur une femme en bikini!
;-)

lanjingling, 17.10.2008 à 15:44314245
quel cretin retrograde qui ne sait meme pas profiter de la technique : moi, je leur aurais installe une camera & un ecran a l'interieur du voile integral ; on se demande ce qu'ils foutent de leur argent du petrole (a part se payer des putes juveniles a bangkok : j'en ai vu , de ce genre de touristes saoudiens en thailande)

Thierry, 17.10.2008 à 13:20314233
Les femmes sont diablement aguicheuses. M√™me le voile int√©gral, qui ne laisse appara√ģtre que leurs yeux, autorise des incitations √† la luxure. Elles savent jouer de la prunelle pour ensorceler les pauvres hommes, garants de leur moralit√©. Pour mettre un terme √† ces d√©bordements, un religieux saoudien, le cheikh Mohammed Al-Habadane, pr√©conise le port d'un nouveau niqab qui ne d√©voilerait qu'un seul oeil.
L'oeil droit ou l'oeil gauche ? Faisant preuve de souplesse, le théologien ne se prononce pas sur ce point. A moins d'un décret complémentaire, une fatwa d'application, les créateurs de haute couture de Riyad et de Djeddah devront choisir en conscience. A la limite, même les intéressées pourraient peut-être exprimer une préférence... Le cheikh Al-Habadane est un homme de compromis. Il aurait pu régler radicalement le problème en recommandant un voile vraiment intégral. En adoptant une demi-mesure, il évite aux femmes de recourir à des cannes et des chiens d'aveugle. Espérons tout de même que ces diablesses borgnes sauront rester dans le droit chemin et n'attireront pas le mauvais oeil.
Robert Solé

Pierre, 17.10.2008 à 7:58314216
Pour résorber la fracture linguistique
LE MONDE | 16.10.08 | 17h20 ‚ÄĘ Mis √† jour le 16.10.08 | 17h20

L'homme qui s'exprime (en fran√ßais), ce mercredi 15 octobre, au Coll√®ge de France sur "la r√©partition des co√Ľts et b√©n√©fices li√©s √† la diffusion massive de l'anglais" est taraud√© depuis des ann√©es par la question de La Justice linguistique en Europe et dans le monde, titre d'un ouvrage √† para√ģtre. Philippe Van Parijs, √©minent professeur √† l'universit√© de Louvain (Belgique), envisage la question dans sa dimension √† la fois philosophique et politique, sans en ignorer les cons√©quences √©conomiques.

Bref rappel des donn√©es du probl√®me : la propagation de l'anglais s'op√®re √† un rythme "sans pr√©c√©dent dans l'histoire linguistique" ; dans la seule Union europ√©enne, plus de 60 % des 15-24 ans indiquent conna√ģtre l'anglais " bien ou tr√®s bien" ; et tout laisse √† penser que la tendance va s'acc√©l√©rer. La conviction de Philippe Van Parijs : "Aller sans complexe vers la diffusion de l'anglais mais prot√©ger toutes les autres langues avec des mesures coercitives."

S'il ne sert à rien de "résister" à l'anglais, il faut songer à en démocratiser l'accès. Car la fracture linguistique touche de plein fouet les personnes et les groupes les plus défavorisés dans le monde. Une mesure simple consiste à imposer le sous-titrage à la télévision. Ainsi s'explique, assure le professeur, les bons scores des jeunes Estoniens en anglais, loin devant ceux des Lituaniens et Lettons. Simultanément à l'inégalité d'accès entre les individus, c'est aussi l'inégalité entre les langues qui doit être traitée, l'anglais acquérant une sorte de "statut supérieur" problématique : "Comme si toujours les mêmes devaient céder leur place sur le trottoir."

D'o√Ļ le principe de territorialit√© linguistique d√©fendu par Philippe Van Parijs, afin que "chaque langue puisse √™tre reine sur son territoire". Ce principe l'am√®ne √† d√©fendre des mesures comme l'obligation pour les nouveaux arrivants sur un territoire d'apprendre la langue du pays d'accueil.

Selon l'universitaire, les in√©galit√©s engendr√©es par le d√©s√©quilibre linguistique actuel ne sont pas grav√©es dans le marbre. A long terme, les gagnants pourraient devenir les perdants. L'avantage risque de tourner en faveur "du Chinois de langue maternelle habitant aux Etats-Unis" plut√īt que vers l'anglophone de langue maternelle ne poss√©dant aucun autre idiome. Mouvant en ce qui concerne les personnes, l'avantage comp√©titif se maintiendra pour les pays anglophones. Un plus qui permet d'ores et d√©j√† √† ceux-ci d'enregistrer un "gain net de cerveaux" et au Canada de se montrer s√©lectif √† l'entr√©e sur son territoire, tandis que l'Allemagne ne parvient pas √† attirer √† elle les informaticiens qu'elle appelle de ses voeux.

Brigitte Perucca
Article paru dans l'édition du 17.10.08

Pierre, 13.10.2008 à 19:47314002
L'acteur Guillaume Depardieu est mort d'une pneumonie
LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.08 | 18h45 ‚ÄĘ Mis √† jour le 13.10.08 | 19h04

Guillaume Depardieu, √Ęg√© de 37 ans, est mort lundi 13 octobre √† l'h√īpital de Garches (Hauts-de-Seine) apr√®s "avoir contract√© un virus qui a provoqu√© une pneumonie foudroyante", comme l'a indiqu√© l'agence de son p√®re, Artmedia.

Ci-dessous nous republions un portrait consacré à l'acteur, paru dans l'édition du Monde du 23 mai dernier :

Guillaume Depardieu, comme un fauve

Contact√© √† Cannes, Guillaume Depardieu a d'abord refus√© la rencontre. Avant de se raviser : "C'est qui le mec du Monde qui fait l'interview ?" R√©ponse de l'attach√© de presse : "C'est pas un mec, c'est une fille." "Ah, c'est d√©j√† mieux‚Ķ" Fracass√© de partout, pass√© par la drogue, par la prison, la prostitution, une jambe en moins depuis qu'il a contract√© une maladie nosocomiale, des cicatrices dans tous les sens, qui d√©corent son grand corps √©maci√©, Guillaume Depardieu a travers√© l'enfer et donne l'impression de vouloir y rester. "Je suis aff√Ľt√© pour la guerre", dit-il, pour commencer l'entretien, tout en jetant son grand imperm√©able noir par terre.

C'est pour ses films qu'on a voulu le rencontrer, pour la nouvelle direction vers le cinéma d'auteur, qu'il a choisie depuis qu'on l'a vu chez Jacques Rivette, dans Ne touchez pas la hache. Pour la nouvelle puissance qu'il dégage à l'écran aussi. Avant sa maladie, et malgré une filmographie jusque-là sans grand relief, on avait repéré qu'il prenait de l'envergure... "Ils disent tous ça", coupe-t-il, agacé... Dans Pola X, de Leos Carax, mais aussi dans un film plus insignifiant, comme Le Pharmacien de garde, de Jean Veber, auquel il apportait une intrigante densité.

A Cannes, cette ann√©e, on l'a d'abord vu br√Ľler l'√©cran chez Bertrand Bonello, dans De la guerre pr√©sent√© le 17 mai √† la Quinzaine des r√©alisateurs. Il y joue le r√īle secondaire mais captivant d'un passeur, soldat recruteur d'une communaut√© h√©doniste et guerri√®re. Pierre Schoeller, quant √† lui, lui a offert le premier r√īle de Versailles ‚Äď projet√© le 19 mai dans la section Un certain regard ‚Äď, celui d'un vagabond magnifique install√© dans les bois qui recueille malgr√© lui l'enfant d'une SDF et devient son p√®re de substitution.

"Guillaume, je n'aurais pas pu faire ce film sans toi", a déclaré Pierre Schoeller en présentant son film au public lundi soir. Et pour cause. Cet ermite moderne qu'il interprète et qui déclare "Je serai grand et rugueux, comme il sied à un guerrier" lui ressemble de manière troublante. Sauvage et fêlé, agressif et tendre, il fait écho au vécu et à la personnalité complexe, dérangeante mais extrêmement touchante, de son interprète. "Guillaume Depardieu est le personnage ; on n'a même pas eu besoin de le maquiller", confirme David Thion, producteur au sein de Pelléas, la société qui a produit ce film ainsi que les comédies de Pierre Salvadori, dans lesquelles Depardieu fils s'est fait un prénom.

A chaque question, la réponse fuse, courte, acérée, parfois cryptée, parfois grossière, parfois contradictoire avec la précédente. Guillaume Depardieu observe le moindre de vos gestes, vous fixe intensément dans le fond des yeux, comme s'il voulait saisir une vérité qui y serait enfouie. Pour comprendre ses réponses, il faut parfois insister. Il faut admettre aussi qu'on ne comprendra pas tout.

Pourquoi avoir accept√© ce r√īle, chez Bertrand Bonello ? "Parce que dans le titre, il y a le mot "guerre". Et parce que Asia Argento", l'actrice italienne qui dans le film joue le r√īle du leader d'une secte. Bonello a longtemps cherch√© un acteur plus vieux, jusqu'√† ce que la prestation de Guillaume Depardieu dans Ne touchez pas la hache le convainque que c'est lui qui √©tait fait pour le r√īle. Aujourd'hui, il le compare √† Jean-Pierre L√©aud, ce qui n'est pas un mince compliment. "Guillaume, c'est un bloc √©motionnel pur qui rentre dans le cadre. Il ne fait pas les choses √† la l√©g√®re. Je l'ai vu pleurer en disant : "J'ai rat√© le plan." Seulement si les gens ne sont pas capables de lui faire face, il peut sans doute broyer."

Sur la plage, Depardieu fils agresse quiconque entrave sa tranquillité. Une équipe de télé déplace son manteau : il se lève comme un fauve, attrape le responsable, et exige, en lui parlant comme à un chien, qu'il le remette à sa place tout de suite. Un journaliste de Star Mag interrompt l'entretien pour lui demander s'il accepterait de suivre avec lui un match de foot de Ligue 1 à la télévision. Il le mouche avant même de comprendre la proposition, puis se radoucit, mais le jeune homme a déjà disparu en s'excusant. Remords : "Merde, j'ai été malpoli avec lui ! Il était gentil... Merde, merde, merde !"

Guillaume Depardieu dit recevoir beaucoup de propositions de r√īle. Il aurait refus√© de jouer Rimbaud, dans un film qui, selon lui, ne se fera jamais : "Qui d'autre que moi peut jouer Rimbaud ?" Qu'est-ce qui le conduit √† accepter ? "Le f√©minin. F√©minin‚Ķ pluriel." Autrement dit, les femmes. Car cela implique "un truc √† tenter, une aventure". Si l'on √©voque une actrice en particulier, il oscille entre "Celle-l√† je l'ai bais√©e" et des d√©clarations fleur bleue comme : "Dans Ne touchez pas la hache, j'√©tais cens√© √™tre amoureux de Jeanne Balibar, et sur le tournage, je le suis devenu."

Et puis il y a sa m√®re, Elisabeth Depardieu, actrice et pr√©sidente de l'association Emergence qui a soutenu le film Versailles, et avec qui les rapports semblent pour le moins ambivalents. Elle est la cause de sa pr√©sence dans le film, dit-il. Pourquoi ? "Elle ne voulait pas que je le fasse." On n'en saura pas plus. Du c√īt√© du p√®re, G√©rard, avec qui les rapports ont longtemps √©t√© temp√©tueux, la doctrine du jour tient en trois mots : "Papa je t'aime."

Sans doute n'est-il pas ais√©, √† travers ce floril√®ge de provocations th√©√Ętrales, de saisir ce que le personnage d√©gage d'√©mouvant. Cela passe par sa gestuelle, par la mani√®re qu'il a de parier sur son interlocuteur, par la douceur avec laquelle il s'adresse √† sa petite amie aussi, une jeune machiniste rencontr√©e sur le tournage de De la guerre qui a assist√© √† tout l'entretien. Est-elle l√† pour veiller sur lui ? "C'est plut√īt moi qui veille sur elle, r√©pond l'int√©ress√©. Disons qu'on s'autoveille."

Plut√īt humble, il chante les louanges de ceux qu'il admire. Mathieu Amalric, Maurice Pialat, Clint Eastwood, Billy Wilder, Leos Carax, Jean Dujardin qui le fait "rire, et donc exister", ou encore Jacques Rivette : "Gr√Ęce √† lui, j'ai commenc√© √† croire au cin√©ma, √† la lumi√®re, au plan-s√©quence, au travelling." Guillaume Depardieu a manqu√© d'embrasser une carri√®re de pianiste. Il a √©crit des chansons pour Barbara. Actuellement, il pr√©pare un album.

Au cin√©ma, on devrait le voir bient√īt chez Jacques Nolot, dans le r√īle d'un voleur, et peut √™tre derri√®re la cam√©ra, pour un film qu'il ferait "enti√®rement avec des femmes". Cr√Ęnement, il annonce aussi qu'il va se pr√©senter aux √©lections de 2012.

"C'est un immense comédien, dit de lui David Thion. Et quelqu'un d'adorable. Une personnalité fragile et complexe, en souffrance. Un véritable artiste." Au dos de son tee-shirt rouge est écrit LATENDRESSE. C'est le nom d'un joueur de hockey canadien. Guillaume de son prénom.

Isabelle Regnier

lanjingling, 24.09.2008 à 13:38313069
Pierre :


Les Français consomment trop de psychotropes. Somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, dans ce domaine, ils sont les champions d'Europe.
s'ils venaient plus sur bubulle , ils en auraient moins besoin

Pierre, 24.09.2008 à 7:46313051
Le mal-être surmédicalisé
LE MONDE | 09.09.08 | 13h55 ‚ÄĘ Mis √† jour le 09.09.08 | 15h51

Les Français consomment trop de psychotropes. Somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, dans ce domaine, ils sont les champions d'Europe. A l'origine de plus de 80 % des prescriptions, les médecins généralistes sont souvent mis en cause. Une enquête lancée par le département universitaire de médecine générale de la faculté de Rouen, et qui sera présentée mercredi 10 septembre à Paris lors du Congrès international d'épidémiologie, apporte un éclairage instructif sur les "obstacles perçus par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients dépressifs".

Stress au travail, problèmes familiaux, troubles du sommeil, fatigue répétée, anxiété, la souffrance psychique et sociale, le "ça va pas en ce moment docteur" sont devenus le pain quotidien des généralistes. Réalisée par questionnaire auprès de 2 000 médecins dans quatre régions du Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais), l'enquête révèle que seulement 28 % des généralistes connaissent l'existence des guides de pratique clinique de la dépression, et qu'à peine un praticien sur cinq a effectué un stage de psychiatrie au cours de sa formation initiale.

Pour soigner leurs patients, 47 % des médecins disent se heurter à "l'insuffisance et aux difficultés d'accès des services spécialisés". Lorsqu'ils ont besoin de l'avis d'un psychiatre pour instaurer un traitement ou évaluer le risque (en particulier suicidaire) et la gravité d'un trouble psychique, plus de la moitié des généralistes peinent à obtenir un rendez-vous rapide et un retour d'information du spécialiste.

Pas étonnant, dans ces conditions, que le médicament soit la principale approche thérapeutique (94,8 % des médecins interrogés déclarent y avoir recours "souvent" ou "toujours"), suivie, loin derrière, par les thérapies comportementales et cognitives (44,3 %), les psychothérapies conventionnelles (35,7 %) ou les groupes d'entraide (12,6 %).

"Le recours aux psychoth√©rapies comportementales et cognitives est plus souvent cit√© par les femmes m√©decins et par les praticiens ayant eu une formation dipl√īmante ou ayant suivi une formation continue sur la d√©pression", pr√©cise l'√©tude. "La qualit√© de la prise en charge du patient d√©pressif passe par une formation adapt√©e et par l'am√©lioration des circuits de soins", insistent les chercheurs. Quant √† la pr√©√©minence d'une demande de collaboration avec le psychiatre plut√īt qu'avec un psychologue, "elle peut s'expliquer par son absence de prise en charge financi√®re par l'assurance maladie", rappelle l'√©tude.

"PASSER DE L'INCANTATOIRE √Ä L'OP√ČRATIONNEL"

Voil√† plus de dix ans que la surconsommation de psychotropes est point√©e dans diff√©rents rapports officiels. Fin ao√Ľt, ce constat a une nouvelle fois fait la "une" des m√©dias. Les chiffres ‚Äď un Fran√ßais sur quatre a consomm√© un psychotrope dans les douze derniers mois ‚Äď et l'√©tat des lieux ‚Äď trop de prescriptions se r√©v√®lent inad√©quates et co√Ľtent une fortune √† l'Assurance maladie ‚Äď sont toujours les m√™mes, mais cette fois quinze m√©decins, dont treize psychiatres, ont sign√© un appel "contre l'abus d'antid√©presseurs".

Lancé dans les colonnes de Psychologies magazine, qui "s'engage" pour la première fois dans un débat de santé publique, relayé à la "une" du Journal du dimanche (deux titres du groupe Lagardère), cet appel a recueilli 491 signatures, parmi lesquelles on trouve des psychologues, des psychothérapeutes, mais quasiment pas de médecins généralistes. Le texte de l'appel dénonce une "surmédicalisation du mal-être" et souligne que des "alternatives non médicamenteuses aussi efficaces existent". "Nous sommes face à une sous-estimation et à un manque d'information sur les risques liés à ces produits", considère le psychiatre William Lowenstein, signataire de l'appel.

"Il serait temps de passer de l'incantatoire √† l'op√©rationnel", r√©plique le docteur Alain Mercier, g√©n√©raliste et ma√ģtre de conf√©rences associ√© √† la facult√© de m√©decine de Rouen, initiateur de l'enqu√™te par questionnaire. Oui, ses confr√®res ont "une r√©ponse extr√™mement m√©dicamenteuse" aux plaintes psychiques de leurs patients, mais "on a tort de les stigmatiser". "Pour que le probl√®me soit aussi r√©pandu et aussi important, c'est qu'il concerne tout le monde : m√©decins, patients, industrie pharmaceutique, pouvoirs publics, syst√®me de soins."

Entre des g√©n√©ralistes qui n'ont ni le temps ni la formation suffisante pour proposer autre chose que du Lexomil ou du Prozac, des patients pour lesquels le m√©dicament s'av√®re la solution la plus √©conomique financi√®rement et moralement, une industrie pharmaceutique qui ne rel√Ęche pas sa pression marketing, des psychiatres tr√®s mal r√©partis g√©ographiquement et des pouvoirs publics qui n'entendent pas ouvrir le dossier du remboursement des th√©rapies non m√©dicamenteuses, la consommation de psychotropes a encore de beaux jours devant elle.

"Les chiffres montrent que le psychotrope a cessé d'être un médicament pour devenir un produit à traiter les malheurs de la société", expliquait le professeur de psychiatrie Edouard Zarifian (décédé le 20 février 2007), auteur en 1996 du premier rapport pointant les dérives de la consommation de ces produits. Rien n'a changé.

Sandrine Blanchard

Thierry, 03.09.2008 à 10:53312076
euuuuuuh... visionnaire ? ultra-liberal mechant ? fou ? effet d'annonce ?

Kadhafi supprime les administrations pour lutter contre la corruption en Libye
LE MONDE | 02.09.08 | 14h52 ‚ÄĘ Mis √† jour le 02.09.08 | 14h52

Pour lutter contre la corruption qui emp√™che ses concitoyens de b√©n√©ficier de l'envol√©e des revenus p√©troliers, le colonel Mouammar Kadhafi a trouv√© le rem√®de : supprimer les administrations. "Tant que l'argent est g√©r√© par une institution gouvernementale, il y a du vol et de la corruption, a-t-il lanc√© lors d'un discours t√©l√©vis√© de cent minutes, prononc√© dans la nuit du dimanche 31 ao√Ľt au lundi 1er septembre, √† Benghazi, √† 1 000 km √† l'est de Tripoli. La solution est de mettre fin √† l'administration qui d√©pensait l'argent et de donner directement l'argent aux gens pour g√©rer leurs affaires eux-m√™mes".

Cette déclaration tonitruante a été prononcée à l'occasion du 39e anniversaire de sa prise du pouvoir, entre défilé militaire, feux d'artifice et poèmes de louange. Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien qui venait de signer un accord réglant "définitivement" le contentieux colonial, et le président bolivien, Evo Morales, comptaient parmi les invités.

Le "Guide" de la révolution libyenne a annoncé que la société libyenne allait "se reformuler elle-même dans un sens nouveau, libre et démocratique". "Vous accusez à chaque fois les comités populaires (ministères) de corruption et de mauvaise gestion. (...) Donc, que chacun ait sa part (des revenus du pétrole) dans sa poche et qu'il se débrouille", a-t-il ajouté devant le congrès général du peuple (parlement).

Bien s√Ľr, la suppression des minist√®res (sauf ceux des affaires √©trang√®res, de la d√©fense, de la s√©curit√© et de la justice) va provoquer du "chaos", a admis le colonel Kadhafi tout en appelant le peuple √† "se tenir pr√™t" √† recevoir l'argent. "L'argent que nous mettons dans le budget de l'√©ducation, je dis laissons les Libyens le prendre, a-t-il encore indiqu√©. Mettez-le dans vos poches et √©duquez vos enfants comme vous voulez, prenez-en la responsabilit√© !".

Le fl√©au vis√© est connu : la Libye, troisi√®me pays producteur de p√©trole d'Afrique, est class√©e 131e sur 179 dans le classement de perception de la corruption de Transparency international. Des projets de d√©veloppement sont entrav√©s par les d√©tournements de fonds publics. Mais personne ne sait comment, en l'absence de tout cadre juridique, pourrait se mettre en place la "d√©mocratie directe" pr√īn√©e par le "Guide". En mars, Mouammar Kadhafi avait d√©j√† appel√© √† la suppression des minist√®res corrompus. Mais aucun changement n'a suivi.

Le ton "libéral" du discours de Benghazi semble au moins trancher le débat entre les conservateurs du régime et les partisans de son ouverture, conduits par Seif Al-Islam Kadhafi, l'un des fils du "Guide", en faveur de ce dernier.

Homme cl√© du rapprochement avec l'Occident, Seif Al-Islam Kadhafi a n√©goci√© le r√®glement financier des contentieux li√©s aux attentats des ann√©es 80 ainsi qu'√† l'affaire des infirmi√®res bulgares. Consid√©r√© comme un dauphin possible, il a cependant annonc√©, √† la fin ao√Ľt, son retrait de la vie politique en appelant √† la constitution d'une soci√©t√© civile "forte".

Quelques jours plus tard, dans un documentaire diffusé par la BBC, le même fils a affirmé que la Libye n'avait reconnu sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie (1988) que pour obtenir la levée des sanctions internationales.

Lundi, à Benghazi, son père a précisé que son pays ne cherchait pas l'amitié des Etats-unis. "Tout ce que nous voulons, c'est qu'ils nous laissent tranquilles", a-t-il déclaré. Dans quelques jours, le colonel Kadhafi doit sceller solennellement sa réconciliation avec les Occidentaux en recevant en Libye la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
Philippe Bernard

NDZ, 28.08.2008 à 11:13311804
Quand le Fouquet's paye son canon, c'est le préfet qui est marron (proverbe tibétain)

Petit récit des aventures ubuesques engendrées par la politique imbécile du ministre de la rafle et du drapeau.

Depuis que, d√©but juillet, le RESF a fait para√ģtre dans Le Monde une publicit√© affirmant ¬ęPr√©sidence de l‚ÄôUnion europ√©enne, pr√©sidence des expulsions¬Ľ, nous promenons sur les lieux touristiques de la capitale une banderole de 20 m√®tres de long portant le m√™me message. Notre-Dame, la Fontaine St-Michel, le Palais de Justice, Ch√Ętelet, l‚ÄôOp√©ra, la place Vend√īme, Beaubourg, Paris-Plage, La Villette, le Sacr√©-CŇďur ont ainsi √©t√© visit√©s. Et puis parce que cela s‚Äôimposait pour conclure la saison, lundi 25 ao√Ľt, les Champs-Elys√©es.

On était donc une vingtaine, au haut des Champs. La banderole se déploie. On traverse l’avenue, dans un sens, puis cinquante mètre plus bas, dans l’autre. Les touristes interrogent, prennent les tracts et pour beaucoup nous encouragent.

Halte devant Paris Store et Quick-burger occup√©s depuis 98 jours par leurs employ√©s sans papiers, puis un peu plus bas, devant le Fouquet‚Äôs. Deux symboles en cent m√®tres. Celui des travailleurs sans papiers, surexploit√©s des ann√©es durant et qui, aujourd‚Äôhui, rel√®vent la t√™te et exigent que leur utilit√© sociale soit reconnue, que leurs droits de travailleurs soient respect√©s et que des papiers leur soient d√©livr√©s. Et, sur le trottoir d‚Äôen face, la brasserie de luxe o√Ļ l‚Äôami des milliardaires et des dictateurs a choisi d‚Äôentamer son quinquennat.

Impossible en 2008, en France, de laisser souiller par des manifestations impures les lieux o√Ļ se d√©roula la sainte c√®ne selon Sarkozy : √† peine la banderole impie se d√©ployait-elle √† la terrasse du Fouquet‚Äôs que d√©barquaient de deux fourgons et de plusieurs voitures, toutes sir√®nes hurlant, une trentaine ou une quarantaine de policiers de tout poil, des petits, des grands, des gros et des maigres, des moustachus, des en civil et des conditionn√©s, tout un petit monde sous le commandement d‚Äôun chef qui se croyant peut-√™tre encore le 14 juillet devant le dictateur El Assad, fait son show : ordres hurl√©s, grands gestes des bras, pantins qui tournent √† droite, √† gauche, s‚Äôalignent, font demi-tour. C‚Äôest guignol √† la parade, les spectateurs sont navr√©s : il faut vraiment que la police n‚Äôait rien √† faire pour gaspiller ainsi ses moyens.

Discussions, palabres, √©changes gr√©sillants avec la pr√©fecture de police, on obtient 10 minutes pour se concerter et d√©cider ce qu‚Äôon fait. Prise de parole √† l‚Äôadresse des clients de la terrasse du Fouquet‚Äôs et des passants et la banderole red√©marre, escort√©e de sa chenille polici√®re manŇďuvr√©e par son dresseur hurlant et gesticulant. Une vingtaine de m√®tres plus loin, nouvel arr√™t, nouvelles palabres. La police nous propose un deal : on plie la banderole et on se disperse, ou ils nous embarquent. On r√©fl√©chit, on h√©site, on discute, on se concerte, faisant soviet devant Fouquet‚Äôs. La tendance conciliatrice l‚Äôemporte : on s‚Äôen va. Mais √† peine la banderole est-elle pli√©e qu‚Äôune douzaine de flics se jettent sur nous et apr√®s une vraie bousculade, l‚Äôarrachent. Police 1, RESF 0.

Hurlements du chef, accompagn√©s de gestes obsc√®nes : nous nous retrouvons au centre du cercle des po√®tes policiers disparus que le chef appelle ¬ęla bulle¬Ľ. Pas question de sortir. Discussions, palabres : les chefs policiers proposent que nous nous dispersions par groupes de deux ou trois, la banderole √©tant restitu√©e aux derniers qui partiront‚Ķ Mais, quand nous ne sommes plus que quatre, changement de tableau : l‚Äôofficier, un peu g√™n√©, annonce que la banderole ne sera pas restitu√©e. L‚Äôexact oppos√© de ce qu‚Äôil assurait trois minutes auparavant. Police parjure 2 RESF 0.

Furieux mais ma√ģtre de lui, un militant lui balance, droit dans les yeux : ¬ęMonsieur, vous √™tes un enfoir√©¬Ľ. L‚Äôofficier bl√™mit, on craint que √ßa tourne tr√®s mal. Il encaisse puis explique que l‚Äôenfoir√© est celui qui a pris la d√©cision de trahir la parole donn√©e, celui qui gr√©sille dans le talkie et son sup√©rieur, le Pr√©fet de police. On est d‚Äôaccord avec lui. Quelques instants plus tard, nous surprenons un officier des RG qui r√Ęle tr√®s fort au t√©l√©phone : ¬ęCe n‚Äôest pas ce qui avait √©t√© dit, vous nous faites passer pour quoi ?¬Ľ Ainsi, l‚Äôopinion est alors unanime : le pr√©fet de police est un enfoir√© ou, en termes plus choisis, un f√©lon.
Affaire r√©v√©latrice √† bien des √©gards : le Fouquet‚Äôs sanctuaris√© pour avoir √©t√© le th√©√Ętre du sacre de Sarkozy, utilisation (gaspillage !) des forces de police pour entraver la libert√© d‚Äôexpression et de manifestation et, pour finir mensonges m√©diocres qui d√©shonorent les policiers et ceux qui les commandent.

L‚Äôhistoire n‚Äôest pourtant pas finie. Alors qu‚Äôen partant un petit groupe repasse devant le Fouquet‚Äôs, un homme en sort, les accoste. Il est avocat et saoudien, d√©fenseur des droits de l‚Äôhomme. Il a √©t√© impressionn√© par notre manifestation et, en gage d‚Äôamiti√© et d‚Äôestime, il nous invite √† prendre un verre‚Ķ au Fouquet‚Äôs, et pas √† la terrasse mais dans la cour int√©rieure, v√©ritable petit havre o√Ļ tout est beaut√©, luxe, calme et volupt√©. Est-il besoin de pr√©ciser que la tenue du manifestant RESF moyen d√©tonne dans le cadre‚Ķ On trinque donc, ¬ęaux droits de l‚Äôhomme partout dans le monde¬Ľ.

Peu avant l‚Äôintervention des policiers, les vigiles du Fouquet‚Äôs √©taient eux aussi sortis. L‚Äôun d‚Äôeux, robuste gaillard √† la t√™te ras√© m‚Äôinterpelle ¬ęVous √©tiez mon prof √† Ch√Ętenay-Malabry¬Ľ. Je l‚Äôengueule amicalement de s‚Äô√™tre mis en situation de ne pas tol√©rer une manifestation qu‚Äôil devrait chaleureusement approuver s‚Äôil avait parfaitement suivi mes cours. Une fois dans la place, je demande √† le voir au jeune homme qui fait le service. Un quart d‚Äôheure apr√®s arrive le responsable de la s√©curit√© qui explique que ¬ęBruno a malheureusement fini son service¬Ľ mais que, pour nous remercier de n‚Äô√™tre pas rest√© trop longtemps, la direction du Fouquet‚Äôs nous invite. Police 2, RESF 1. Notre h√īte saoudien, pr√©sident d‚Äôune association de juristes luttant pour les droits de l‚ÄôHomme, double l' invitation. Remettez-nous √ßa la patronne au Fouquet‚Äôs.

Quand nous quittons l’établissement, un peu pompettes, les policiers sont toujours en faction dans leur car. Nous allons les voir pour leur raconter notre soirée pendant qu’ils tournaient dans le Désert des Tartares un soir d’été. Leurs mimiques disent qu’ils partagent notre opinion sur certaines des conneries qu’on leur fait faire. Police 2, RESF 2.

Coup de t√©l√©phone √† la pr√©fecture de police hier matin : ¬ęSi on vous a promis que la banderole ne serait pas confisqu√©e, elle vous sera restitu√©e¬Ľ et, de fait, l'apr√®s-midi un fonctionnaire de police se rendait au domicile d‚Äôune militante RESF pour lui restituer l‚Äôobjet, sans l‚Äôavoir toutefois repass√©. Police 2, RESF 3. Reste √† savoir ce que dira la police du pr√©fet de police‚Ķ

Pierre, 25.07.2008 à 8:25310854
Radovan Karadzic, fourrier d'un sanglant ultranationalisme serbe
LE MONDE | 22.07.08 | 12h07 ‚ÄĘ Mis √† jour le 23.07.08 | 10h11

De tous les jeux, c'est le poker que Radovan Karadzic, √©galement passionn√© d'√©checs et adepte des tapis verts, a longtemps pr√©f√©r√©. Car cet homme est avant tout un ma√ģtre du bluff, qui d√©fia le monde depuis son fief montagnard de Pale, son village-pr√©sidence surplombant Sarajevo. Pendant la guerre de Bosnie-Herz√©govine (1992-1995), le "pr√©sident" de la "R√©publique serbe", crini√®re grisonnante toujours en bataille, jouait au poker jusqu'au bout de la nuit, dans son chalet, avec ses ministres et conseillers, en vidant des bouteilles d'alcool de prune.

En litt√©rature, sa pr√©f√©rence va √† la po√©sie √©pique, populaire et serbe : trois adjectifs que Karadzic aurait aim√© voir entrer dans l'Histoire accol√©s √† son nom. Avant la guerre, √† Sarajevo, l'homme tente l'aventure artistique, mais l'√©lite intellectuelle de la capitale bosniaque ricane. Ce n'est qu'avec la guerre que ses √©crits trouvent des lecteurs, qui cherchent √† cerner la personnalit√© de l'homme qui, sous la direction du ma√ģtre de la Serbie, Slobodan Milosevic, et en compagnie du g√©n√©ral Ratko Mladic, assi√®ge Sarajevo, d√©truit la Bosnie et entra√ģne le peuple serbe dans une spirale meurtri√®re. Les vers ne manquent pas d'int√©r√™t : "Je suis n√© pour vivre sans tombeau/ce corps humain ne mourra jamais/il n'est pas n√© seulement pour sentir les fleurs/mais aussi pour incendier, tuer et r√©duire en poussi√®re‚Ķ"

Né le 19 juin 1945 dans un village du Monténégro, Radovan Karadzic grandit dans la haine de la Yougoslavie. Son père, "tchetnik" (royaliste et nationaliste serbe) durant la Seconde guerre mondiale, a été blessé puis emprisonné par les "partisans" de Tito, et sa famille, pauvre et nationaliste, n'a jamais accepté la Fédération yougoslave multi-ethnique, ni le communisme.

Exil√© √† Sarajevo, √©tudiant puis psychiatre, Radovan Karadzic s'engouffre dans la br√®che du nationalisme serbe dans les ann√©es 1980. Apr√®s le congr√®s fondateur du Parti d√©mocratique serbe (SDS), il proclame que "les Serbes sont une race de guerriers". Lorsque la Yougoslavie √©clate et que la Bosnie-Herz√©govine se lance, apr√®s la Slov√©nie et la Croatie, sur la voie de l'ind√©pendance, devenu parlementaire, il pr√©vient : "Si les Musulmans ne font pas attention, ils pourraient leur arriver de dispara√ģtre."

Les Sarajéviens qui suivent son intervention à la télévision sont interloqués. Qui est ce fou qui parle de séparer les populations, et d'extermination ?

PENDANT QUE LES CANONS CRACHENT LE FEU, IL R√ČCITE UN PO√ąME

Une nouvelle fois, Karadzic se voit opposer des ricanements. Mais bient√īt, la guerre est l√†. Les snipers de Radovan Karadzic tirent sur les Saraj√©viens, le 6 avril 1992, depuis l'h√ītel Holiday Inn, lors d'une manifestation d'inspiration "yougoslave" qui r√©unit les trois communaut√©s, unies pour refuser la guerre. Karadzic rejoint alors Pale. Le "pr√©sident" autoproclam√© ob√©it fid√®lement √† Belgrade.

Avec le général Mladic, suivant les ordres de Milosevic, recevant armes et munitions, aidés par les forces militaires et paramilitaires de Serbie, ils assiègent Sarajevo et vident 70 % de la Bosnie de sa population musulmane et croate. "Même 100 000 morts ne seraient pas de trop si le résultat est l'avènement de la Grande Serbie", martèle Karadzic. Leurs hommes passent de ville en ville. Terreur, assassinats, viols, la Bosnie sombre en enfer.

Parfois, le "commandant supr√™me" bosno-serbe vient sur les collines qui surplombent Sarajevo et, pendant que les canons des artilleurs crachent le feu, il r√©cite un po√®me. Mais Karadzic pr√©f√®re souvent rester dans son chalet de Pale, le Panorama, o√Ļ il se saoule et promet de "d√©clencher une troisi√®me guerre mondiale" si quiconque se m√™le du conflit yougoslave. Il affirme √™tre "le dernier rempart contre les expansionnismes islamique et germanique en Europe".

Lorsque le pr√©sident serbe, Slobodan Milosevic, lui ordonne d'accepter un plan de paix international, en 1994, Radovan Karadzic refuse, et humilie son ma√ģtre. Encourag√© par le pr√©sident yougoslave, Dobrica Cosic, √©crivain qui avait allum√© la m√®che du nationalisme serbe dans les ann√©es 1980 en inspirant un M√©morandum de l'Acad√©mie des sciences et des arts de Belgrade, Karadzic se voit en futur dirigeant de la "Grande Serbie". Milosevic, trahi, organise la destitution de Cosic √† Belgrade et, s'il continue d'approvisionner l'arm√©e de Mladic, rompt politiquement avec Karadzic.

Isol√©, sous la menace d'un coup d'Etat militaire d'un g√©n√©ral Mladic rest√© aux ordres de Belgrade, Radovan Karadzic dirige ce qui devient un royaume d'op√©rette. Il est entour√© d'un "pr√©sident du Parlement", Momcilo Krajisnik, avec lequel il pille l'√©conomie et dirige les trafics; d'une "vice-pr√©sidente", Biljana Plavsic, une professeur de biologie qui explique que les Musulmans bosniaques doivent √™tre punis de mort pour s'√™tre "attaqu√©s √† la substance biologique serbe" et que "quand bien m√™me 6 millions de Serbes devaient p√©rir, il en resterait 6 millions pour jouir des fruits de leur lutte"; d'un "vice-pr√©sident", Nikola Koljevic, un professeur de litt√©rature anglaise alcoolique qui trouve dans Shakespeare des justifications √† tous les √©pisodes de la guerre et qui, cessant subitement, un soir, d'y croire, se suicide; d'une horde d'illumin√©s, comme les id√©ologues Miroslav Toholj et Todor Dutina, qui pr√īnent l'extermination de tous les non-Serbes d'ex-Yougoslavie et, lorsqu'ils sont d'humeur enjou√©e, une troisi√®me guerre mondiale afin d'effacer de la surface de la terre, selon les jours, les catholiques, les musulmans, les Allemands, les Turcs, les Am√©ricains‚Ķ

UNE IC√ĒNE POUR LES PLUS FAROUCHES NATIONALISTES SERBES

Karadzic soutient encore Mladic dès qu'il s'agit de défier l'Occident, comme en 1995, lorsque le général prend en otages des centaines de casques bleus de l'ONU ou lorsqu'il dirige les tueries de Srebrenica. L'homme de Pale, déjà inculpé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye, pour les campagnes de "purification ethnique" et le siège de Sarajevo, est de nouveau inculpé pour ce carnage.

L'intervention militaire et diplomatique occidentale, d√©cid√©e en accord avec un Milosevic qui l√Ęche d√©finitivement Pale et les Serbes de Bosnie, et la conclusion d'accord de Dayton, en novembre 1995, signent le cr√©puscule de Karadzic.

Il s'enterre alors √† Pale, jongle avec ses premiers ministres. Sachant qu'il ne pourra plus conqu√©rir ni diviser Sarajevo, il songe √† construire une nouvelle ville √† c√īt√© de l'existante, sa "Sarajevo serbe". Il se sait √©pi√©, mais demeure persuad√© que les arm√©es de l'OTAN n'oseront pas s'attaquer √† lui. Mais m√™me Pale le hait. Contrairement √† Mladic, devenu un h√©ros de l√©gende pour les nationalistes serbes, lui est accus√© d'avoir vol√© l'argent d'un peuple qui sombre dans la mis√®re.

Radovan Karadzic quitte finalement sa maison de Pale une nuit de 1997 pour ne plus y revenir. Il entame une cavale rest√©e myst√©rieuse entre Bosnie, Mont√©n√©gro et Serbie, financ√©e par ses ultimes partisans, sans doute soutenus par l'Eglise orthodoxe. Il reprend alors la plume et, √† Belgrade o√Ļ ils sont r√©fugi√©s, certains de ses anciens compagnons de Pale publient ses po√®mes, ses essais, une pi√®ce de th√©√Ętre, puis ses Ňíuvres compl√®tes. Peu √† peu, sa cavale avait restaur√© son image ternie et, au fil des ann√©es, il √©tait redevenu une ic√īne pour les plus farouches nationalistes serbes.
Rémy Ourdan

NDZ, 18.07.2008 à 10:14310717
Pierre :
Ah ah ! Excellent.


Mes préférés sont L'Ulysse dans la vallée, L'annonce faite à la mairie et Le mariage des bigarreaux... avec le classement des Genet. :)) Les membres de l'OuLiPo peuvent aller prendre des cours à la Fnouc à la rentrée scolaire !

Pierre, 17.07.2008 à 17:12310708
Ah ah ! Excellent.

NDZ, 17.07.2008 à 16:20310705
http://savatier.blog.lemonde.fr/2008/07/15/vive-les-vrais-libraires/

15 juillet 2008
Vive les vrais libraires !

Dans un ouvrage publi√© √† la Table Ronde en 1967, Tristan Maya, √©crivain et fondateur du Prix de l‚ÄôHumour noir racontait qu‚Äôil avait lu parmi les annonces d‚Äôun marchand de fonds le texte suivant : ¬ę A vendre petit commerce propre, ne n√©cessitant aucune connaissance sp√©ciale : librairie dans le VIe arrondissement‚Ķ ¬Ľ

Ne n√©cessitant aucune connaissance sp√©ciale‚Ķ Voil√† bien d√©finie la diff√©rence entre un marchand de livres et un libraire. Le marchand de livres sera facilement remplac√© au pied lev√© par un √©picier ou une merci√®re (je n‚Äôai rien contre ces deux corporations, je m‚Äôempresse de le dire) ou tout autre individu ayant un minimum de sens commercial. On trouvera toujours chez lui les m√©moires d‚Äôun footballer ou d‚Äôune chanteuse √† la mode ‚Äď par ¬ę n√®gres ¬Ľ interpos√©s, bien entendu ‚Äď, les √©panchements d‚Äôune ex-future candidate √† telle ou telle √©lection, les in√©vitables romans √† grand tirage et petit talent issus d‚Äôun marketing habile, le dernier opus opportuniste d‚Äôun philosophe germanopratin et m√©diatis√©, bref, autant de volumes qui se vendent mais qu‚Äôon ne lit pas forc√©ment et qui, une fois la saison pass√©e, et s‚Äôils ne finissent pas au pilon, feront merveille pour stabiliser une commode bancale, comme dans Monsieur chasse de Georges Feydeau.

Chez les marchands de livres, on s‚Äôamuse √† peu de frais. L‚Äôouvrage h√©las √©puis√© de Tristan Maya auquel je faisais allusion, intitul√© Liliane est au lyc√©e en porte t√©moignage. Titre √©nigmatique au premier abord, celui-ci reprend simplement une demande faite √† un libraire par un client peu familier d‚ÄôHom√®re et qui avait vaguement entendu parler de L‚ÄôIliade et L‚ÄôOdyss√©e‚Ķ Dans ce livre, l‚Äôauteur raconte ainsi qu‚Äôun lecteur cherchant Chatterton d‚ÄôAlfred de Vigny se vit renvoy√© par un marchand de livre vers le quincailler voisin, qu‚Äôon proposa √† un autre qui avait demand√© le livret des Indes galantes de Rameau une √©dition du K√Ęma-S√Ľtra, ou qu‚Äô√† un troisi√®me qui recherchait une √©dition du Discours de la M√©thode de Descartes, on r√©pondit : ¬ę il ne me reste plus que la m√©thode de bridge. ¬Ľ Le marchand de livre s‚Äôaffranchit facilement de la culture.

Au cours de nombreuse ann√©es de chine, j‚Äôai pu, de mon c√īt√©, noter quelques perles savoureuses, comme cette √©dition de L‚ÄôItin√©raire de Paris √† J√©rusalem de Chateaubriand class√©e au rayon des guides touristiques (o√Ļ aurait aussi pu figurer Stockholm, Fontainebleau et Rome d‚ÄôAlexandre Dumas) et ces ouvrages de Sainte-Beuve rel√©gu√©s bien malgr√© eux dans la section Religion. Cependant, le plus cocasse fut de d√©nicher un jour dans un rayon tout aussi religieux ‚Äď c‚Äôest absolument authentique ‚Äď Notre Dame des Fleurs et Le Miracle de la rose de Jean Genet. On imagine sans peine la d√©convenue du pieux lecteur qui aura en toute confiance parcouru quelques pages de chacun de ces romans‚Ķ

On objectera que les erreurs les plus nombreuses proviennent généralement des clients eux-mêmes, et on aura raison. La majeure partie de Liliane est au lycée leur est dédiée. Qu’on en juge :

Dans un monde o√Ļ l‚Äôaudiovisuel se limitait encore √† deux chaines de t√©l√©vision (1967), un lecteur voulut se procurer Les Aventures de T√©l√©-Match (on ne reconnaitra jamais assez le poids des mots chez F√©nelon). Moins philosophe qu‚Äôentomologiste, un autre recherchait Les Tiques de Spinoza. Restons au rayon zoologie, avec Les Trois hy√®nes d‚ÄôEuripide ; il est vrai qu‚Äô√† l‚Äô√©poque, le feuilleton Daktari remportait un franc succ√®s. Autres exemples : plein de certitudes, un client demandait Le Mythe d√©cisif de Camus tandis qu‚Äôun tenant probable de la la√Įcit√© voulait acqu√©rir L‚ÄôAnnonce faite √† la mairie, de Paul Claudel et qu‚Äôun affam√© r√©clamait On d√ģne, de Giraudoux. Mal dans ses baskets sans doute, un lecteur souhaitait se procurer Le Diable au cor, de Radiguet ; un autre, r√©solument cart√©sien, Les Raisons de la col√®re de Steinbeck.

Au fil des pages, on note quelques apparentements terribles, comme Le Cousin de Rameau, de Diderot, Le Cousin Ponce (je vous laisse deviner son pr√©nom) et La Cousine b√™te de Balzac. D‚Äôautres titres encore t√©moignent d‚Äôun humour involontaire et d‚Äôune imagination fertile : Ulysse dans la vall√©e (version bucolique de Joyce, ou balzacienne de l‚ÄôOdyss√©e, allez savoir), Les 1000 de Jean-Jacques Rousseau (et m√™me Monsieur Emile, les lettres forcent le respect), sans parler d‚Äôun classique de P√©trone revu et corrig√© de mani√®re inattendue : Le Satyre est con‚Ķ Corneille √©tait normand, on le sait, mais √©tait-ce une raison suffisante pour qu‚Äôil √©criv√ģt Le Cidre ? C‚Äôest pourtant ce que Maya nous apprend. Le Cid toujours, publi√©e dans la collection Vaubourdolle chez Hachette, deviendra m√™me Le Cidre de vos bordels (avec une pr√©face de Marthe Richard ?) Enfin, cerise sur le g√Ęteau naturellement, Maya cite Le Mariage des bigarreaux de Beaumarchais (un lecteur pr√®s de ses sous avait, lui, cherch√© ¬ę Le Barbier de S√©ville en bon march√© ¬Ľ et un rouennais pr√©sum√©, Le Barbier de Sotteville) !

Mais revenons plus s√©rieusement aux libraires. Au contraire du marchand de livre qui s‚Äôimprovise ais√©ment, il faudra des ann√©es de lecture, de culture et de passion pour faire un bon libraire, connaissant bien son fonds, capable de conseiller ses clients, de faire d√©couvrir de nouveaux talents, de transmettre son enthousiasme pour un titre ou un autre, d‚Äôorganiser sa vitrine selon ses go√Ľts, sans c√©der √† la dictature des modes. C‚Äôest l‚Äôun des plus vieux m√©tiers du monde, on en signale l‚Äôexistence en Gr√®ce au IVe si√®cle avant notre √®re. Cette corporation peut m√™me s‚Äôenorgueillir d‚Äôun martyr : les habitu√©s de la ligne 13 du m√©tro l‚Äôignorent peut-√™tre, mais la station ¬ę Malakoff, rue Etienne Dolet ¬Ľ rappelle que ce dernier, libraire-√©diteur et ami de Rabelais, fut accus√© d‚Äôh√©r√©sie et d‚Äôath√©isme, emprisonn√©, puis envoy√© au gibet de la place Maubert en 1546 pour avoir vendu des livres qui n‚Äôavaient pas eu l‚Äôheur de plaire √† l‚ÄôEglise.

Les fr√®res Goncourt regrettaient, dans leur Journal en date du 2 janvier 1867, ¬ę Un sympt√īme du temps : la boutique du libraire des quais n‚Äôa plus de chaises. France [le p√®re d‚ÄôAnatole France] fut le dernier libraire √† chaises, la derni√®re boutique o√Ļ il y avait un peu de causerie et de perte de temps entre les affaires. Maintenant, les livres s‚Äôach√®tent debout. Une demande et un prix : voil√† o√Ļ la d√©vorante activit√© du commerce d‚Äôaujourd‚Äôhui a men√© cette vente du livre, autrefois entour√©e de fl√Ęnerie, de musarderie et de bouquinage bavard et familier. ¬Ľ

Certes, rares sont aujourd‚Äôhui les librairies o√Ļ l‚Äôon peut s‚Äôasseoir et deviser tranquillement, mais les vrais libraires existent encore. Vu la rentabilit√© de leurs entreprises ‚Äď si l‚Äôon en croit un rapport, elle serait de 2 √† 3% ‚Äď ils exercent moins un m√©tier qu‚Äôun sacerdoce et une passion. Leur implication dans la vie culturelle assure √† celle-ci une diversit√© sans laquelle la majeure partie des auteurs disparaitrait au profit de quelques productions √† succ√®s aux styles et sujets format√©s, vecteurs d‚Äôun pr√™t-√†-penser et d‚Äôun in√©vitable nivellement par le bas.

Il convient de garder cette notion en m√©moire au moment o√Ļ plusieurs amendements se font jour au Parlement, qui pourraient remettre en question la loi Lang sur le prix unique des livres. Une d√©r√©gulation, loin d‚Äôoffrir aux lecteurs des conditions favorables, risquerait de se traduire par une r√©duction de l‚Äôoffre, la disparition des librairies les plus fragiles et, finalement, une augmentation des prix des livres, comme l‚Äôexemple de la Grande-Bretagne nous le montre. La d√©r√©gulation, voulue dans beaucoup de domaines par l‚ÄôUnion Europ√©enne, partait d‚Äôun bon sentiment : prot√©ger le consommateur et susciter la baisse des prix par le jeu de la libre concurrence. La r√©alit√© √©conomique en a voulu autrement. Par le m√©canisme des concentrations, le march√© se r√©duit dans chaque domaine √† une poign√©e d‚Äôacteurs qui n‚Äôont pas toujours int√©r√™t √† se livrer √† une guerre des prix, une fois leur position dominante acquise (le cas des op√©rateurs de t√©l√©phonie mobile est, √† cet √©gard, significatif.) Le livre n‚Äôest pas un produit comme les autres ; il rel√®ve de l‚Äôexception culturelle dont les meilleurs promoteurs demeurent les vrais libraires.

Pierre, 14.07.2008 à 20:06310600
"Pour faire croire que j'étais quelqu'un"
LE MONDE | 14.07.08 | 16h20 ‚ÄĘ Mis √† jour le 14.07.08 | 19h47

Ce 14 juillet, Gilbert B. a tout son temps libre. Pas de cérémonie officielle. Pas de lever de drapeau. Pas de Champs-Elysées. Pas d'Arc de Triomphe pour raviver la flamme. Pas de poignées de main solennelles. Pas de photos dans le journal le lendemain, son béret rouge de parachutiste vissé sur la tête, ses médailles en pagaille accrochées au revers de son veston.

Il y a encore quelques mois, Gilbert B. √©tait vice-pr√©sident de la 655e section des m√©daill√©s militaires de la ville de Yerres (Essonne). Pour rien au monde il n'aurait manqu√© ces 14 Juillet, ces 8 Mai, ces 11 Novembre, ces 18 Juin, ces 19 Mars. Les comm√©morations, c'√©tait la grande affaire de sa vie. Avec les rendez-vous d'anciens combattants, les d√ģners de veuves de guerre et les enterrements - beaucoup d'enterrements, forc√©ment, avec le temps -, Gilbert B. √©tait un septuag√©naire tr√®s occup√©.

ON CONNAISSAIT DEPUIS DES ANN√ČES CET ANCIEN D'ALG√ČRIE

Lorsque le vice-président de sa section était mort, en 2002, Gilbert B. avait proposé ses services. On connaissait depuis des années cet ancien d'Algérie et tout le monde l'appréciait. Il était disponible, actif, et comme il remplissait la seule condition impérative - être titulaire de la médaille militaire, cette Légion d'honneur des combattants -, il avait été élu à l'unanimité.

Deux ans plus tard, dans les salons de l'h√ītel de ville de Yerres, en pr√©sence de toute sa famille et de ses amis du monde combattant, Gilbert B. avait connu un intense moment de bonheur. Il s'√©tait fait remettre les insignes de chevalier de l'ordre national du m√©rite par un colonel de l'arm√©e de terre en retraite.

D√©sormais, √† chaque manifestation officielle, il pouvait arborer le bleu du m√©rite aux c√īt√©s du vert-jaune de la m√©daille militaire, du blanc et rouge de la valeur militaire et du violet des palmes acad√©miques. Un "vrai sapin de No√ęl", s'amusait-on parfois. Les palmes acad√©miques, √ßa avait d'ailleurs un peu surpris ses amis combattants, car dans le civil, ils ne l'avaient connu que plombier. Mais bon, Gilbert B. √©tait tellement d√©vou√©. Il avait m√™me ajout√© √† ses activit√©s, des responsabilit√©s compl√®tement b√©n√©voles au sein de France mutualiste, la mutuelle des anciens combattants. A un ami, il avait confi√© le dernier de ses r√™ves : "Un jour, j'aurai le rouge."

Pourtant, de méchantes rumeurs avaient commencé à circuler sur son compte. Il se murmurait que tous ces rubans n'étaient peut-être pas vraiment mérités. Les bruits sont arrivés aux oreilles du président de la section, qui s'en est ému et a demandé en tête à tête des explications à Gilbert B. Celui-ci a éludé, évoqué une "cabale" contre lui et a promis de prouver ses titres. Le président a attendu, en vain. Gilbert B., lui, a continué d'arborer ses décorations dans toutes les grandes occasions.

AUCUN GILBERT B. N'AVAIT √ČT√Č D√ČCOR√Č

A l'automne 2007, les choses ont pris un tour plus sérieux. Une enquête dans les fichiers de la Société nationale des médaillés militaires ne révèle aucune trace de Gilbert B. Saisi à son tour, le chef de cabinet de la grande chancellerie de la Légion d'honneur, François Sourd, indique que Gilbert B. est inconnu des archives, qu'il s'agisse de l'ordre national du mérite ou de la médaille militaire. Au cabinet du ministre de l'éducation nationale, même constat : aucun Gilbert B. n'avait été décoré des palmes académiques. Saisi par la grande chancellerie, le procureur de la République d'Evry lançait en novembre 2007, une procédure pour port illégal d'insignes contre Gilbert B.

Lorsque son président lui a annoncé qu'une plainte avait été déposée, Gilbert B. s'est effondré en larmes dans ses bras, en le suppliant de l'aider à le sortir de là : "Ma femme, mes enfants, mes petits-enfants... ils ne sont pas au courant."

Quelques jours plus tard, devant le commissaire de police chargé de l'enquête, c'est un homme brisé qui se présente. Gilbert B. avoue tout. Ses quatre décorations ne lui ont jamais été attribuées. D'ailleurs, il n'a jamais été parachutiste, encore moins sergent. L'Algérie, il y est bien allé, dans le cadre de son service militaire, mais il en est sorti avec le grade de 2e classe. "J'étais projectionniste...", indique-t-il.

Avec la complicit√© d'un de ses amis, un ancien gendarme d√©c√©d√© depuis, il s'√©tait fabriqu√© un dipl√īme de m√©daille militaire dat√© de 2001. Le m√™me l'avait encore aid√© √† falsifier √† son nom, sur les photocopieuses de France mutualiste, un document officiel d'attribution du M√©rite.

L√†, √ß'avait √©t√© plus compliqu√©. Pour "rendre service" √† sa v√©ritable destinataire, une vieille dame √Ęg√©e, Gilbert B. s'√©tait propos√© d'aller r√©gler √† sa place l'achat de la m√©daille aupr√®s du Tr√©sor public. Une fois l'original en main, il en avait fait une photocopie, et l'ordinateur de son ami avait fait le reste. La photocopie √©tait assez grossi√®re mais elle avait suffi √† tromper la vigilance du colonel que Gilbert B. s'√©tait choisi comme parrain.

Coup de chance, en 2003, dans la liste des récipiendaires de l'ordre national du Mérite, figurait un certain Cyril, portant le même patronyme que lui. "J'ai voulu profiter de cette homonymie pour essayer de donner du crédit à ma démarche", a expliqué Gilbert B. aux policiers. A ceux qui, alors, lui avaient fait remarquer que ni le prénom ni le parcours professionnel ne correspondaient au sien, il avait répondu que "c'était une erreur du Journal officiel" qu'il allait s'empresser de faire corriger.

"MEURTRI PAR CETTE AFFAIRE"

Quant aux médailles et à l'insigne des Palmes académiques, il est allé "tout simplement les acheter dans un commerce qui se trouve au Palais-Royal". "On ne demande aucun justificatif", a-t-il dit.

Entendu par les enquêteurs, le colonel qui l'a décoré n'a pas caché sa colère. "Je me suis fait manipuler, et en tenue d'uniforme en plus !", s'est-il exclamé. Quant au président de la 655e section des médaillés militaires, il s'est dit "meurtri par cette affaire".

Au policier qui lui a demandé pourquoi il avait fait tout ça, Gilbert B. a répondu : "Je ne sais pas trop... Pour démontrer que j'assurais mes fonctions en tant qu'ancien combattant. En tout cas, il n'y a eu aucun intérêt matériel de ma part." Comme le policier insistait pour comprendre ses raisons, Gilbert B. a ajouté : "Peut-être pour faire croire que j'étais quelqu'un..."

Depuis, il a inscrit une date officielle à son agenda. En novembre. Pas le 11, le 6. Celle de son procès. Il aura tout juste 74 ans.

Pascale Robert-Diard

Matthieu, 11.07.2008 à 8:58310552
Thierry :

Projet de parc d'attraction biblique en Allemagne


pour info, il en existe deja un en Floride, et pour répondre à tes interongation, oui on peut "se faire photographier au cote de Notre Sauveur".
l'emission de "la bas si j'y suis", enjoy ;)

J-C, 11.07.2008 à 8:20310551
la vérité est ailleurs !

Pierre, 11.07.2008 à 8:04310550
Une étude remet en cause la fiabilité des machines à voter
LEMONDE.FR | 09.07.08 | 16h33

Les bureaux de vote √©quip√©s de machines √† voter √©lectroniques seraient moins fiables que les autres. C'est le r√©sultat, paradoxal, d'une √©tude rendue publique, mardi 8 juillet, et conduite par Chantal Enguehard, chercheuse au Laboratoire d'informatique de Nantes Atlantique (universit√© de Nantes). Selon ces travaux, les nombres de votes et d'√©margements ‚Äďth√©oriquement identiques‚Äď sont diff√©rents dans 29,8 % des bureaux de votes √©quip√©s de machines √©lectroniques (dans lesquels votent environ 1,5 million de Fran√ßais).

Ce type d'erreur n'appara√ģt que dans 5,3 % des bureaux de vote traditionnels. Au sein des bureaux de vote fautifs, les taux d'erreurs demeurent dans tous les cas faibles, inf√©rieurs au pourcent. Mais ils sont largement sup√©rieurs dans les bureaux de vote √©lectroniques. Par exemple, alors qu'un taux d'erreur sup√©rieur √† 0,4 % n'est presque jamais relev√© dans les bureaux de vote traditionnels, il l'est dans plus de 4 % des bureaux de vote √©lectroniques.

"AUCUNE EXPLICATION SATISFAISANTE"

Pour mener ce travail, la chercheuse a analysé les procès verbaux relatifs aux dernières élections politiques françaises de 21000 bureaux de vote, le tiers étant équipés de machines à voter. "Pour pouvoir comparer des communes de même taille et de même implantation géographique, explique la chercheuse, un échantillon de 4000 bureaux a été extrait, le tiers pourvu de machines à voter."

Afin d'expliquer ce surplus d'erreurs, Mme Enguehard a tenté de corréler les taux d'erreurs relevés avec la taille des bureaux de vote ou avec les mentions, dans certains procès verbaux, d'une défiance ou d'un mécontentement d'électeurs quant à la présence de machines dans leur bureau de vote. En vain. D'éventuelles différences de taux d'erreurs entre le premier et le deuxième tour d'un même scrutin ont été cherchées, également en vain. " Nous n'avons donc aujourd'hui aucune explication satisfaisante de ce phénomène, dit Mme Enguehard. Nous n'avons pas pu opérer de distinction entre les différentes marques de machines ou les différentes versions des logiciels puisque ces informations ne sont pas consignées dans les procès verbaux."

Les résultats de ces travaux, non encore soumis à la relecture critique d'autres scientifiques, doivent être pris avec précaution. Ils relèvent cependant d'un traitement de données très simples, réalisé à partir de documents publics. L'étude doit être transmise dans les prochains jours au ministère de l'intérieur et au Conseil constitutionnel.
Stéphane Foucart

J-C, 09.07.2008 à 15:00310532
il va falloir que je me penche sur le sujet de façon sérieuse !

Pierre, 09.07.2008 à 7:32310524
Finance : que faire face aux paradis fiscaux ?
LE MONDE | 08.07.08 | 14h45 ‚ÄĘ Mis √† jour le 08.07.08 | 21h07

Bien qu'ils soient très régulièrement fustigés, les paradis fiscaux sont aujourd'hui tout sauf des places financières marginales. La mondialisation aidant, ils sont devenus l'un des piliers de la finance mondiale et des milliards de milliards de dollars y transitent chaque année.

Tout circule via les paradis fiscaux : de l'argent propre, sale, des sommes provenant de l'√©vasion fiscale... Et apr√®s les avoir laiss√©s prosp√©rer, les grandes puissances √©conomiques s'inqui√®tent aujourd'hui de leur essor. A la suite des attentats du 11-Septembre, les Etats-Unis ont r√©alis√© que l'argent du terrorisme y avait en partie transit√©. Ces derniers mois, plusieurs scandales sont aussi venus d√©montrer comment ces places favorisaient la fraude fiscale √† grande √©chelle, comme au Liechtenstein, o√Ļ il a √©t√© d√©couvert que plus d'un millier d'Occidentaux - dont 200 Fran√ßais - y avaient plac√© leur p√©cule.

Lors du sommet du G8 d'Hokkaido au Japon, du lundi 7 au mercredi 9 juin, les paradis fiscaux vont faire partie des grands sujets abordés.

Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ? L'imaginaire collectif r√©sume volontiers les paradis fiscaux √† des √ģles dor√©es, dont la fiscalit√© est au moins aussi attractive que les cocotiers. C'est parfois le cas, mais c'est souvent plus subtil.

Il n'existe pas de définition unique. Christian Chavagneux et Ronen Palan, auteurs des Paradis fiscaux (La Découverte, 2007, 122 pages, 8,50 euros), distinguent dix critères pour identifier ce type de place. Parmi eux : une taxation faible ou nulle pour les non-résidents, un secret bancaire renforcé, des procédures d'enregistrement souples pour les entreprises qui désirent s'y installer... La variété des définitions engendre de facto des listes plus ou moins longues de paradis fiscaux.

Légal ou pas légal ? Instaurer un régime fiscal attractif n'est pas illégal en soi. Ce sont les types de capitaux attirés qui suscitent généralement les critiques ou la suspicion, car une part non négligeable de l'argent circulant dans les paradis fiscaux correspond à de l'évasion fiscale. Dans une moindre mesure, les criminels utilisent aussi ces places pour blanchir les sommes illégalement gagnées.

Les "paradis" se sont souvent dotés d'un régime fiscal avantageux pour développer un territoire sans ressources, sans industrie, et souvent isolé (Bahamas, Andorre...). Pour certains pays comme la Suisse ou Singapour, c'est le résultat d'un pari stratégique qui consiste à baser l'essentiel de leur développement économique sur "l'industrie de la finance".

Comment sont-ils n√©s ? Ils sont apparus dans les ann√©es 1880, aux Etats-Unis. A l'√©poque, les Etats du New Jersey et du Delaware jalousaient New York et le Massachusetts qui concentraient la plupart des si√®ges sociaux des entreprises et enregistraient, en cons√©quence, de fortes rentr√©es fiscales. Pour les concurrencer, le New Jersey a instaur√© une l√©gislation plafonnant l'imp√īt sur les soci√©t√©s. En 1898, le Delaware a fait de m√™me. Aujourd'hui, selon MM. Chavagneux et Palan, "la moiti√© des entreprises am√©ricaines cot√©es en Bourse ont leur si√®ge social dans le Delaware".

Dans les ann√©es 1920, suite √† des diff√©rends commerciaux, des juges britanniques ont consid√©r√© qu'une entreprise anglaise install√©e √† l'√©tranger et faisant affaire hors du Royaume-Uni ne devait pas √™tre assujettie √† l'imp√īt anglais. Le principe de r√©sidence fictive pour raison fiscale a alors de facto √©t√© cr√©√©. L'instauration par la Suisse, en 1934, d'une loi punissant p√©nalement la violation du secret bancaire a parachev√© les principes qu'imitent aujourd'hui de nombreuses places.

La première vague de création de paradis fiscaux a eu lieu dans les années 1930. C'est à cette époque, par exemple, que se développent le Liechtenstein ou Gibraltar. La deuxième remonte aux années 1960. Leur expansion est allée de pair avec la mondialisation. Le phénomène se poursuit aujourd'hui, particulièrement en Asie, avec l'essor de Singapour, pays devenu une sorte de "Suisse asiatique"...

Pour ou contre les paradis fiscaux ? Depuis 2002, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a lancé un vaste programme - le Forum mondial pour la fiscalité - visant à instaurer une "équité et une concurrence loyale" en matière fiscale. A terme, le but est d'obliger les paradis fiscaux, par la négociation, à limiter leur "dumping fiscal". Pour de nombreuses associations, comme le réseau Tax Justice, et les grands argentiers de tout bord, les paradis fiscaux constituent - en plus d'un risque criminel - une vaste incitation à l'évasion fiscale, et donc un manque à gagner pour les Etats. Toutefois, la démarche de l'OCDE ne les satisfait pas toujours, car jugée par certains trop "diplomatique".

Pour de nombreux libéraux, l'action de l'OCDE est au contraire une ingérence inacceptable dans les affaires des pays concernés, voire une forme de "néocolonialisme". Ils estiment que la concurrence fiscale est saine et que les paradis fiscaux ne devraient pas être tenus d'amender leur législation. A leurs yeux, le secret bancaire relève du droit au respect de la vie privée. Ils minimisent les aspects criminogènes, et considèrent que les richesses dégagées par les paradis fiscaux sont, à leur manière, des sources de croissance.

Combien pèsent-ils ? Rares sont les données officielles sur le poids économique des paradis fiscaux. Ils communiquent peu sur les flux qui transitent chez eux, et lorsque certains le font, les experts considèrent que leurs données sont peu fiables. Il faut alors s'en remettre aux estimations régulièrement réalisées par la Banque des règlements internationaux (BRI), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), des cabinets d'audit ou des chercheurs. Ces études, forcément approximatives, donnent cependant une idée de l'importance des montants financiers en jeu : des milliards de milliards de dollars.

Les poids économiques des paradis fiscaux sont très variables. Certains ont leur spécialité. Les Bahamas sont le domicile privilégié des fonds spécialisés, la Suisse est en tête pour la gestion de fortune...

Peut-on lever leur secret bancaire ? Au nom du "respect de la vie priv√©e", la plupart des paradis fiscaux ont mis en place un secret bancaire renforc√©. Les menaces am√©ricaines de r√©torsion, lanc√©es apr√®s les attentats du 11-Septembre, ont toutefois amen√© la plupart des places offshore √† lever leur secret bancaire en cas d'enqu√™tes p√©nales (avec plus ou moins de restrictions). Il s'agissait ainsi de dispara√ģtre de listes noires internationales, pr√©judiciables √† leur r√©putation.

Aujourd'hui, l'OCDE incite les paradis fiscaux à signer le plus grand nombre possible de "conventions d'échange de renseignements", accords bilatéraux entre un paradis fiscal et un pays sur les conditions de levée du secret bancaire. Mais certains pays, comme les Bahamas, n'en ont signé qu'une seule, avec les Etats-Unis, leur plus gros client. Même chose pour Monaco avec la France. D'autres ont paraphé quantité de conventions, mais les conditions pour lever le secret bancaire sont très restreintes. Ainsi, Singapour en a signé avec 53 pays, mais n'autorise l'échange de renseignements que si un "intérêt fiscal national" est en jeu. Soit pratiquement jamais.

Les paradis fiscaux continuent donc de recourir à des artifices pour préserver la confidentialité de leur clientèle : c'est la clé de leur succès. Et, dans certains paradis fiscaux comme la Suisse, l'évasion fiscale n'est pas considérée comme un délit. Aussi refusent-ils de communiquer toute information, en cas d'enquêtes fiscales.

Quelle est la position de l'Union europ√©enne ? L'UE a adopt√© en 2005 une directive imposant l'√©change d'informations fiscales entre ses Etats membres. Cependant, une clause permet aux pays le d√©sirant de ne pas s'y soumettre : auquel cas, les fonds d√©pos√©s par des non-r√©sidents doivent √™tres tax√©s √† hauteur de 25 % (35 % √† partir de 2011). La plupart des paradis fiscaux europ√©ens (Luxembourg, Belgique, Autriche...) ont pr√©f√©r√© taxer les revenus de l'√©pargne plut√īt que de lever leur secret bancaire. Le Liechtenstein, qui a adopt√© ce texte, a en outre r√©ussi √† exempter de cette r√®gle toutes ses "fondations", structures opaques sur lesquelles repose l'essentiel de son attractivit√©.

Comment les entreprises les utilisent-ils ? La plupart des banques possèdent des filiales dans les paradis fiscaux, de façon légale. En principe, tous les bénéfices dégagés dans ces places sont donc déclarés à leur pays d'origine. Mais, selon les détracteurs des paradis fiscaux, ces banques, malgré les précautions qu'elles peuvent prendre, contribuent à la circulation de capitaux d'origine douteuse via leurs filiales. De nombreuses grandes entreprises ou fortunes individuelles ont aussi recours aux paradis fiscaux dans le cadre des savants montages juridiques d'optimisation fiscale. Totalement légales, ces pratiques sont cependant très critiquées.

Elise Vincent

LA FRANCE EST UN DES PRINCIPAUX POURFENDEURS DE CES PLACES

Officiellement, il n'existe aucune évaluation de la fraude fiscale réalisée aux dépens de la France via les places offshore. Seul le montant total de la fraude sous toutes ses formes est connu : 29 à 40 milliards d'euros, en 2007, selon le Conseil des prélèvements obligatoires. Malgré tout, ces montants astronomiques ont fait de l'Hexagone un des principaux pourfendeurs des paradis fiscaux.

Aujourd'hui, à Bercy, le dossier est encore plus pris à coeur depuis le scandale du Liechtenstein, au mois de février.

Le 2 avril, un rapport sur la lutte contre la fraude et l'√©vasion fiscale a donc √©t√© pr√©sent√©. Il pr√©voit notamment de profiter de la pr√©sidence fran√ßaise de l'Union europ√©enne, qui a d√©but√© le 1er juillet, pour lancer un projet de plate-forme de lutte contre la fraude √† la TVA : Eurofisc. Bercy souhaite aussi, d'ici √† la fin de l'ann√©e, octroyer aux agents des imp√īts des pouvoirs de police judiciaire. A l'avenir, ils pourraient ainsi, sous la tutelle d'un juge, √™tre autoris√©s √† effectuer des perquisitions chez les contribuables fraudeurs.

Pierre, 04.07.2008 à 7:32310409
M. Sarkozy : avantages et risques de l'autoritarisme
LE MONDE | 03.07.08 | 14h20 ‚ÄĘ Mis √† jour le 03.07.08 | 19h35

Finis le "casse-toi, pauvre con" √† un visiteur du Salon de l'agriculture ou les agressions contre le pr√©sident de la Banque centrale europ√©enne (BCE), Jean-Claude Trichet. Il devait se mod√©rer, pour reconqu√©rir une aura pr√©sidentielle aupr√®s des Fran√ßais et incarner dignement la pr√©sidence de l'Union europ√©enne (UE), √† compter du 1er juillet. Mais ce fut la rechute. En quelques jours, Nicolas Sarkozy a multipli√© les attaques, mettant en cause personnellement plusieurs personnalit√©s : le chef d'√©tat major de l'arm√©e de terre, Bruno Cuche, auquel il lance un "vous √™tes tous des amateurs", et qui a pr√©sent√© sa d√©mission apr√®s la fusillade de Carcassonne ; le commissaire europ√©en Peter Mandelson, accus√© d'avoir "sap√©" la position de l'Union dans la n√©gociation √† l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui a boud√© le d√ģner offert √† l'Elys√©e ; le pr√©sident de France T√©l√©visions, Patrick de Carolis, auquel il dicte depuis des mois la mani√®re de diriger le service public de la t√©l√©vision et qui a fini par qualifier de "stupide" le discours de M. Sarkozy.

Faute d'accord sur une formulation de compromis pour la ratification des futures adhésions à l'Union européenne, la commission des lois de l'Assemblée nationale a décidé, mercredi 2 juillet, de laisser en l'état le texte de la Constitution, modifié en 2005 à la demande de Jacques Chirac. Le texte impose un référendum automatique pour la ratification de toute nouvelle adhésion. Le projet de réforme sur les institutions du gouvernement laissait au président de la République la possibilité d'opter pour la voie parlementaire ou la voie référendaire, alignant ainsi la règle en matière d'élargissement sur celle des révisions constitutionnelles. Les opposants à l'entrée de la Turquie avaient obtenu en première lecture à l'Assemblée l'adoption d'une clause spécifique pour les pays dont la population dépasserait 5 % de celle de l'Union européenne, rejetée au Sénat. Aucune autre formule n'a fait consensus. (Lire l'article sur lemonde. fr.)

"Nicolas Sarkozy touche √† des institutions, √† ce qui √©tait des sanctuaires", s'inqui√®te Fran√ßois Hollande, premier secr√©taire du Parti socialiste, qui voit dans l'attitude du pr√©sident "un comportement personnel et une m√©thode politique : en cherchant la responsabilit√© des autres, il cherche √† exon√©rer la sienne". Pour l'ancien eurod√©put√© Jean-Louis Bourlanges, "Sarkozy a moins le go√Ľt du pouvoir que de l'arbitraire. Il veut, en face de n'importe quelle situation, affirmer sa sup√©riorit√©". Cet observateur voit l√† l'explication de sa contestation des experts ou de sa propension √† humilier ses interlocuteurs.

"LES GENS ONT PEUR"

Ses collaborateurs sont habitués à ses sautes d'humeur. "Si on prend ses critiques au premier degré, mieux vaut ne pas travailler avec lui", s'amuse un proche conseiller. Mais cela est mal vécu dans les cercles plus distants : "A l'UMP, les gens ont peur, peur de se faire engueuler", assure un ancien ministre. Certains conseillers ne réfutent pas une dose d'arbitraire, voire d'injustice délibérée du président : selon eux, il doit imposer sa "rupture" et il continue de jouer la carte d'une opinion à reconquérir contre les corps intermédiaires. Mais au-delà du premier cercle, le caractère présidentiel passe mal.

Sur l'Europe pourtant, les attaques se veulent ma√ģtris√©es. Nicolas Sarkozy entend briser la "chape de plomb de la pens√©e unique". Les critiques contre la BCE sont traditionnelles et, pour une fois, n'√©manent pas uniquement de Paris. L'attaque contre Peter Mandelson s'explique par un conflit classique entre la France et la Commission et une brouille plus personnelle : "Mandelson ne s'est pas comport√© de mani√®re loyale ; nous n'avons pas les chiffres sur lesquels il est en train de n√©gocier √† l'OMC. Ce n'est pas correct", accuse-t-on √† l'Elys√©e. Le d√©bat sera clos fin ao√Ľt.

Mais s'ils sont assum√©s, les changements de strat√©gie politique ne se font pas sans risques. Ils peuvent passer pour une trahison. La d√©cision de passer en force contre Bernard Thibault, leader de la CGT, et Fran√ßois Ch√©r√®que, num√©ro un de la CFDT, sur l'assouplissement des 35 heures, a √©t√© "soigneusement pes√©e", assure un conseiller. Tant pis pour les d√©g√Ęts caus√©s sur la confiance qui s'√©tait instaur√©e avec les syndicats, notamment la CFDT, "un peu bless√©e", selon la litote employ√©e √† l'Elys√©e. Jugeant le rapport de force favorable, le pr√©sident a pr√©f√©r√© miser sur l'√©lectorat de droite, qui regarde avec m√©fiance un exc√®s de dialogue social.

La méthode sarkozienne occasionne, aussi, des cafouillages. M. Sarkozy avait décidé de priver les généraux militaires de promotion de la Légion d'honneur, dans la foulée de la fusillade de Carcassonne et d'une tribune d'officiers anonymes s'opposant au Livre blanc sur la défense. Avant de faire machine arrière, sur pression de certains conseillers : cela aurait été trop brutaliser l'institution.

"Nicolas Sarkozy ouvre beaucoup de fronts, et il y a un moment o√Ļ la guerre devient g√©n√©rale", estime M. Hollande, qui pr√©dit un effet "boomerang". St√©phane Roz√®s, de l'institut d'√©tudes CSA, est plus circonspect. "M√™me si le lien entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est d√©lit√©, il pense que, faute d'alternative, il a de grandes marges de manoeuvre." A l'Elys√©e, on est convaincu qu'"il n'y aura pas de retour de b√Ęton". Et l'on cite Ren√© Char : "Va vers ton risque, √† te regarder, ils s'habitueront."
Arnaud Leparmentier

effer, 27.06.2008 à 17:37310184
Il semblerait que ce sont ces sales intégristes de merde suisses qui ont construit le parc américain.
Comme ces idioties insondables fonctionnent très bien sur certains mous du bulbe américains ils engrangent des brouzoufs là-bas, pour financer le futur parc allemand, intégristes mais aussi bons financiers suisses!

Thierry, 27.06.2008 à 9:59310162
auront-ils une parade electrique, des etudiants deguises en Jesus pour se faire photographier au cote de Notre Sauveur ? Pourra-t-on lapider des femmes adulteres ? enlever des Sabines ? Adam et Eve ne porteront-ils qu'une feuille de vigne ?
Raaaaah, je suis impatient !

Projet de parc d'attraction biblique en Allemagne

Mercredi 04 juin 2008, 19h23
Des fondamentalistes protestants suisses envisagent de créer dans le sud-ouest de l'Allemagne, d'ici à 2012, un parc d'attraction sur le thème de la Bible, pour illustrer les théories créationnistes de manière ludique, rselon la presse allemande.

Dans ce "Genèse-Parc", qui s'inspirerait des parcs similaires déjà ouverts aux Etats-Unis, les visiteurs pourraient expérimenter le Déluge dans les montagnes russes aquatiques, déjeuner dans les restaurants d'une Tour de Babel en construction, visiter une Arche de Noé en "taille réelle" --soit 150 mètres de long--, ou se faire peur dans le "pavillon du feu" sur le thème du Jugement dernier.

"Avec ce parc à thèmes, nous voudrions que les gens ouvrent leur coeur à Dieu et à Jésus-Christ, et leur donner ainsi la possibilité de comprendre et d'accepter la Bonne Nouvelle", proclament sur leur site internet les promoteurs de ce projet, la société anonyme "Genesis-Land", basée près de Zurich (Suisse).

L'entreprise, qui proclame et d√©fend le "cr√©ationnisme" --la cr√©ation de l'univers en sept jours-- et conteste la th√©orie darwinienne de l'√©volution, parfaitement admise par les principales Eglises, esp√®re trouver pr√®s de Heidelberg (sud-ouest de l'Allemagne) un terrain id√©al pour l'implantation de son parc de 50 hectares o√Ļ elle veut attirer √† terme 600.000 visiteurs par an.

Reste que, pour l'heure, "Genesis-Land" est encore √† la recherche de la majeure partie des 80 √† 120 millions d'euros n√©cessaires. Et que le projet est critiqu√© par les Eglises protestantes d'Allemagne, qui craignent qu'il apporte en Allemagne un sujet de pol√©mique tr√®s vif aux Etats-Unis, mais jusque-l√† plut√īt mineur en Europe.

Jan Baldewien, l'un des responsables de l'Eglise protestante du Bade-Wurtemberg, a confié au quotidien Frankfuter Rundschau espérer que le projet capoterait faute de financement. "Beaucoup de bêtises ont pu être évitées par manque d'argent", a-t-il ironisé.

lanjingling, 26.06.2008 à 17:04310130
Thierry :
lanjingling :
Pierre :

Samedi 21 Juin ,ce jour-là, vers 16 heures, deux bandes, l'une composée de jeunes juifs, l'autre de jeunes Noirs, s'affrontent, comme elles l'ont déjà fait le 10 juin, puis le 13.


elles ont un sacre rythme, ces tribalrencontres ; on fait petits joueurs , avec des bullerencontres tous les 3 mois


C'est presque rassurant de voir qu'il existe des bandes de jeunes sauvageons :o). L'image des jeunes juifs vehiculees par la presse privilegie avant tout le jeune a kippa, effraye de tout cet antisemitisme suintant qui le menace a chaque pas. On en oublierait presque que le jeune juif est un jeune commes les autres catholiques, musulmans, athees ou autre...
Et de rappeler que Cartman fut emprisonne pour crime de haine parce qu'il avait jete une pierre a Token, non pas parce qu'il est noir, mais parce qu'il l'a traite de "gros cul" :o)

les hordes de jeunes bdgestistes peuvent se jeter sur les jeunes bullesnobs , moi , j'm'en fiche , je suis a 10000 km de ces vaines crises hormonales

Thierry, 26.06.2008 à 11:16310110
lanjingling :
Pierre :

Samedi 21 Juin ,ce jour-là, vers 16 heures, deux bandes, l'une composée de jeunes juifs, l'autre de jeunes Noirs, s'affrontent, comme elles l'ont déjà fait le 10 juin, puis le 13.


elles ont un sacre rythme, ces tribalrencontres ; on fait petits joueurs , avec des bullerencontres tous les 3 mois


C'est presque rassurant de voir qu'il existe des bandes de jeunes sauvageons :o). L'image des jeunes juifs vehiculees par la presse privilegie avant tout le jeune a kippa, effraye de tout cet antisemitisme suintant qui le menace a chaque pas. On en oublierait presque que le jeune juif est un jeune commes les autres catholiques, musulmans, athees ou autre...
Et de rappeler que Cartman fut emprisonne pour crime de haine parce qu'il avait jete une pierre a Token, non pas parce qu'il est noir, mais parce qu'il l'a traite de "gros cul" :o)

lanjingling, 26.06.2008 à 10:38310108
Pierre :

Samedi 21 Juin ,ce jour-là, vers 16 heures, deux bandes, l'une composée de jeunes juifs, l'autre de jeunes Noirs, s'affrontent, comme elles l'ont déjà fait le 10 juin, puis le 13.


elles ont un sacre rythme, ces tribalrencontres ; on fait petits joueurs , avec des bullerencontres tous les 3 mois

Pierre, 26.06.2008 à 7:53310094
Agression de Rudy H. : le procureur retient "l'antisémitisme par incidence"
LE MONDE | 25.06.08 | 14h59 ‚ÄĘ Mis √† jour le 25.06.08 | 16h19

En reconstituant le scénario des affrontements, qui ont abouti au tabassage particulièrement violent de Rudy H., samedi 21 juin dans le 19e arrondissement de Paris, les enquêteurs de la 2e division de la police judiciaire (DPJ) ont trouvé non pas une, mais quatre victimes.

Ce jour-l√†, vers 16 heures, deux bandes, l'une compos√©e de jeunes juifs, l'autre de jeunes Noirs, s'affrontent, comme elles l'ont d√©j√† fait le 10 juin, puis le 13. Dans la bagarre, David, 20 ans, pris √† partie, perd sa cha√ģne avec une √©toile de David. A 17 heures, il d√©cide de retourner la chercher, accompagn√©. Les heurts reprennent. Kevin, mineur, a le bras entaill√© par une machette. Un autre est frapp√© dans le dos. Pourtant, au moment des faits, aucun ne portera plainte. Le troisi√®me √©pisode se d√©roule vers 19 heures, lorsqu'un groupe de jeunes juifs se rassemble dans la rue. Mais ils sont inf√©rieurs en nombre aux jeunes Noirs. Rudy H., 17 ans, se retrouve isol√©. Coinc√© contre le portillon d'un parc, il est sauvagement battu. "Les t√©moins d√©crivent un massacre ou un lynchage", a expliqu√©, mardi 24 juin, le procureur de la R√©publique, Jean-Claude Marin, en annon√ßant l'ouverture d'une information judiciaire.

La police, représentée par Christian Flaesch, patron de la PJ, a interpellé cinq mineurs noirs. Ils n'ont pas participé à la dernière agression mais, semble-t-il, aux précédents épisodes et étaient présents en fin de journée. Ils ont été mis en examen pour "violences en réunion aggravées par la circonstance d'antisémitisme", passibles de cinq ans d'emprisonnement et "violences en réunion aggravées par la circonstance de l'antisémitisme et de port d'arme", passibles de dix ans de prison.

Quant aux auteurs des coups portés à Rudy H., qui n'ont pas encore été arrêtés, le parquet de Paris a retenu la "tentative de meurtre aggravée d'antisémitisme", passible de la réclusion à perpétuité. "C'est un antisémitisme par incidence, a justifié M. Marin. On ne retient pas une volonté d'agresser particulièrement une personne d'origine juive mais un membre de cette bande de jeunes juifs". Lors de l'agression, a-t-il précisé, "des insultes antisémites ont fusé, de même que dans les autres bagarres des insultes racistes". Dans cette histoire, a-t-il conclu, "on est dans des affrontements sur un territoire petit entre bandes communautaires. On ne sait pas qui a commencé".

Isabelle Mandraud

Pierre, 22.06.2008 à 14:20309958
Il est urgent de sauver les sols
LE MONDE | 21.06.08 | 14h53 ‚ÄĘ Mis √† jour le 21.06.08 | 20h14

Daniel Nahon est professeur de g√©ochimie √† l'universit√© Paul-C√©zanne d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rh√īne). Grand connaisseur des fragilit√©s de la Terre, il tire la sonnette d'alarme. "Les sols n'en peuvent plus. Nous sommes au bord de l'ab√ģme et, si cela continue, il y aura des famines", s'emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides √† hautes doses, d'urbanisation forcen√©e, d'√©rosion, de d√©forestation et d'irrigation mal contr√īl√©e, pr√®s d'un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont d√©j√† d√©grad√©es. Et leur proportion par habitant se r√©duit comme peau de chagrin, quand il faudrait doubler la production agricole, d'ici √† 2050, pour nourrir 9 milliards de Terriens.

"Il règne à ce sujet un véritable illettrisme, une méconnaissance de la structure et du fonctionnement des sols, tant chez les politiques que dans les médias, et même chez de nombreux scientifiques, poursuit le géochimiste. Alors qu'il faudrait fournir un véritable effort de guerre pour affronter le défi à venir !" Lassé de l'indifférence quasi générale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publié L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle (Odile Jacob). Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis à l'homme de passer du stade de chasseur-cueilleur à l'agriculture, a mis des milliers d'années pour se constituer.

Il a fallu pour cela que la roche mère se décompose, puis qu'elle soit fertilisée par le lent travail des plantes et des bactéries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait être considéré comme un bien mondial à protéger. D'autant plus précieux qu'en l'état actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.

Pays riches, pays pauvres, pays émergents : la détérioration des sols touche toutes les régions du globe. Certaines parties de la Chine et de l'Inde connaissent d'importants problèmes d'érosion et de pollution. Au Brésil, les sols gagnés sur la forêt amazonienne s'appauvrissent. Christian Valentin, directeur d'une unité de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), précise que cette dégradation touche plus particulièrement deux régions : les sols sableux du Sahel, très peu fertiles et sensibles à l'érosion éolienne, et les sols de montagne des pays d'Asie du Sud-Est. Dans les deux cas, l'extension des aires cultivées s'est faite aux dépens des jachères, des forêts ou des zones de parcours, éléments protecteurs des sols.

Enrayer ce d√©clin ? Ici ou l√†, quelques initiatives vont dans ce sens. Au Burkina Faso, par exemple, une poign√©e de paysans remettent au go√Ľt du jour les techniques agricoles traditionnelles (Le Monde du 18 juin). Mais il en faudrait beaucoup plus pour que les sols se stabilisent. D'autant que, dans ce domaine, l'Europe occidentale, et notamment la France, a aussi du souci √† se faire.

Rien que dans l'Hexagone, "l'urbanisation - routes et villes - provoque √† elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an", explique Dominique Arrouays, directeur de l'unit√© Infosol √† l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) d'Orl√©ans (Loiret). "Cela repr√©sente en dix ans l'√©quivalent d'un d√©partement fran√ßais !", dit-il. A cela s'ajoute l'√©rosion, que va in√©vitablement amplifier la mont√©e en puissance des ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques extr√™mes. Une seule pluie tr√®s forte, si elle survient sur une zone en pente, suffit en effet √† faire dispara√ģtre 50 tonnes de terre... Avec, √† terme, un r√©el danger de d√©sertification.

Face √† ce danger croissant, une prise de conscience se fait jour. Mais elle reste bien timide. En novembre 2007, le Parlement europ√©en a adopt√© une proposition de directive sur la protection des sols, dont la port√©e a toutefois √©t√© amoindrie par une s√©rie d'amendements. Les choses sont un peu plus avanc√©es en France, o√Ļ a √©t√© cr√©√©, en 2001, le groupement d'int√©r√™t scientifique Sol. Destin√© √† surveiller la qualit√© des terres, il a pour but de r√©aliser un inventaire des sols tous les dix ans pour observer leur √©volution, √† l'aide d'un maillage syst√©matique du territoire fran√ßais : 2 000 sites sont d√©j√† en place, et 200 de plus sont pr√©vus d'ici √† la fin de l'ann√©e. En parall√®le sera r√©alis√©e une cartographie de la qualit√© des sols qui devrait √™tre termin√©e en 2012.

Mais les chercheurs voient déjà plus loin et imaginent d'autres fonctions pour les terres arables. "Jusqu'à présent, celles-ci servaient uniquement de support pour les cultures. Demain, elles devront fournir des services supplémentaires en relation avec la sauvegarde de l'environnement", affirme Guy Richard, directeur de l'unité science du sol à l'INRA d'Orléans. On leur demandera peut-être de lutter contre le réchauffement climatique en piégeant le carbone, de mieux filtrer l'eau, de recycler les déchets urbains ; ou encore de participer au maintien de la biodiversité. Autant de fonctions nouvelles qui pourraient contribuer à un cercle vertueux, puisqu'elles assureraient du même coup la pérennité des sols qui s'y consacreraient.

Pour pi√©ger le carbone, il faudra √©viter les labours profonds qui fragmentent le sol, acc√©l√®rent la d√©composition des mati√®res organiques et lib√®rent du gaz carbonique. Cela n√©cessitera de r√©duire le travail de la terre, qui sera r√©alis√© sur une profondeur plus faible : on se contentera par exemple de semis directs, qui ne n√©cessitent qu'un grattage en surface pour introduire la graine. "Plut√īt que le laisser tout nu entre deux r√©coltes, on cherchera √©galement √† maintenir une couverture permanente du sol", ajoute Guy Richard. Ce qui lui permettra de lutter contre certaines maladies et contre la pollution - √† l'instar de ce que l'on observe avec les plantations de moutarde qui, organis√©es entre les p√©riodes de culture du bl√© et du ma√Įs, permettent de pi√©ger les nitrates provenant de la d√©composition v√©g√©tale apr√®s r√©colte.

Apprendra-t-on également, dans un avenir proche, à orienter l'activité microbienne des sols afin d'améliorer la filtration de l'eau ? A analyser les terres pour repérer les plus propices au recyclage des déchets ? Dans tous ces domaines, les recherches doivent encore être poursuivies. Mais il est aussi des solutions plus classiques pour préserver les sols. Diminuer les pesticides, laisser sur place les débris végétaux, étudier le paysage pour limiter l'érosion en fonction du relief... Des solutions qui ne demandent pas d'efforts gigantesques, mais simplement un peu plus d'égards vis-à-vis de ce manteau d'arlequin qui nous fait vivre. Même si, pensent les plus alarmistes, les meilleures mesures de protection ne suffiront pas à nourrir l'humanité d'ici à 2050.

Pour relever ce défi, "plusieurs sauts technologiques majeurs seront nécessaires", estime Daniel Nahon. Et l'on ne pourra éviter, selon lui, l'utilisation des plantes transgéniques. Les seules à permettre les cultures sur les sols arides et salés, malheureusement de plus en plus nombreux.
Christiane Galus

Repères:
TERRES CULTIVABLES
Sur 13,5 milliards d'hectares de terres émergées, 22 % (soit 3 milliards) peuvent être cultivés, dont la moitié environ sont exploités (chiffres de la FAO). Au cours des dernières décennies, 50 millions d'hectares sont devenus impropres à toute culture par salinisation.

√ČROSION
Dans les pays tempérés, l'érosion varie en moyenne, selon le terrain, de 0,5 à 20 tonnes de terre par hectare et par an. Ce taux peut monter jusqu'à 200 t/ha/an dans les régions tropicales à fortes précipitations.

À LIRE
L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siècle, de Daniel Nahon, éd. Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros.

Pierre, 22.06.2008 à 12:07309956
Un tranquille criminel de guerre

LE MONDE | 21.06.08 | 14h20 ‚ÄĘ Mis √† jour le 21.06.08 | 14h20

Milivoj Asner, 95 ans, ancien chef de la police oustachie pro-nazie pendant la seconde guerre mondiale, accus√© d'avoir fait d√©porter des centaines de Serbes, juifs, Tziganes et communistes, a reconnu avoir ordonn√© ces d√©portations dans une interview diffus√©e le 19 juin par la t√©l√©vision publique croate. "Il n'arrivait jamais rien √† quelqu'un qui √©tait un citoyen loyal de l'Etat croate. Pour les autres, ma th√©orie √©tait la suivante : vous n'√™tes pas croate, vous d√©testez la Croatie, d'accord, mais s'il vous pla√ģt retournez dans votre pays", a expliqu√© Milivoj Asner.

Le Centre Simon-Wiesenthal, qui traque les derniers nazis en vie, considère Asner comme le quatrième des nazis les plus recherchés au monde et assure qu'il était un haut responsable des services de sécurité du régime oustachi durant la seconde guerre mondiale. Réfugié en Autriche depuis trois ans après s'être rendu compte que des "chasseurs de nazis" avaient retrouvé sa trace en Croatie, Milivoj Asner habite aujourd'hui Klagenfurt, capitale de la Carinthie, un Land du sud de l'Autriche gouverné par Jorg Haider, ancien chef de l'extrême droite autrichienne.

C'est l√† qu'il a √©t√© retrouv√©, mi-juin, en marge du tournoi du championnat d'Europe de football, par des journalistes du quotidien anglais The Sun. Dans un premier temps, sous le titre "Nous avons trouv√© √† l'Euro un criminel de guerre recherch√©", le tablo√Įd a publi√© plusieurs photos de Milivoj Asner au milieu de supporteurs croates avant le match Allemagne-Croatie. On le voit aussi assis tranquillement √† une terrasse de caf√© de Klagenfurt en compagnie de sa femme.

"FRAGILIT√Č PHYSIQUE ET MENTALE"

Puis le journaliste du Sun s'est rendu √† son domicile, o√Ļ il vit sous le nom de Georg Aschner, et a r√©alis√© une interview film√©e au cours de laquelle Asner d√©clare "n'avoir jamais fait de mal √† personne". "Je ne suis pas un criminel de guerre (...). J'√©tais un fonctionnaire du minist√®re de la justice, un avocat", poursuit-il. Selon le journaliste, l'homme ne semble pas s√©nile.

Pourtant, c'est en faisant valoir "la fragilit√© physique et mentale" d'Asner que l'Autriche rejette la demande d'extradition formul√©e depuis 2005 par la justice croate. Apr√®s avoir vu cette interview, le directeur du Centre Simon-Wiesenthal, Ephra√Įm Zuroff, a √©crit √† la ministre autrichienne de la justice, Maria Berger, pour renouveler la demande d'extradition d'Asner vers la Croatie. Dans son entretien avec le journaliste du Sun, Milivoj Asner se dit pr√™t √† affronter la justice croate. "Je suis intimement convaincu que les juges, s'il s'agit de personnes honn√™tes, m'acquitteront, √©tant donn√© que je suis un Croate", dit-il. Mais, cette semaine, une nouvelle expertise psychiatrique, command√©e par le parquet de Klagenfurt, a conclu que la s√©nilit√© de l'int√©ress√© ne permettait pas son extradition.

Daniel Psenny (avec AFP)

effer, 13.06.2008 à 15:35309730
Thierry :
Thierry :
effer :
Wikipedia a une grande bête noire: Jean Pierre Petit, grand physicien français, agitateur notable et accessoirement excellent dessinateur de BD (Anselme Lanturlu, c'est lui), voir ici son feuilleton de boire et déboire avec wikipedia:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/wikipedia/wikipedia_derive1.html

Pierre Assouline va surement lui dresser une statue :o)


et un lien qui fonctionne

J'ai essayé plusieur fois et cela ne fonctionnait pas, merci.

Thierry, 12.06.2008 à 16:32309680
Thierry :
effer :
Wikipedia a une grande bête noire: Jean Pierre Petit, grand physicien français, agitateur notable et accessoirement excellent dessinateur de BD (Anselme Lanturlu, c'est lui), voir ici son feuilleton de boire et déboire avec wikipedia:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/wikipedia/wikipedia_derive1.html

Pierre Assouline va surement lui dresser une statue :o)


et un lien qui fonctionne

Thierry, 12.06.2008 à 16:14309679
effer :
Wikipedia a une grande bête noire: Jean Pierre Petit, grand physicien français, agitateur notable et accessoirement excellent dessinateur de BD (Anselme Lanturlu, c'est lui), voir ici son feuilleton de boire et déboire avec wikipedia:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/wikipedia/wikipedia_derive1.html

Pierre Assouline va surement lui dresser une statue :o)

effer, 12.06.2008 à 15:46309676
Wikipedia a une grande bête noire: Jean Pierre Petit, grand physicien français, agitateur notable et accessoirement excellent dessinateur de BD (Anselme Lanturlu, c'est lui), voir ici son feuilleton de boire et déboire avec wikipedia:
http://www.jp-petit.org/nouv_f/wikipedia/wikipedia_derive1.html

Pierre, 12.06.2008 à 7:31309656
La communication d'entreprise s'attaque à Wikipédia
LE MONDE | 10.06.08 | 15h24 ‚ÄĘ Mis √† jour le 10.06.08 | 15h30

Premier conseil à donner à une grande société soucieuse de son image ? Se méfier du Web 2.0. "Wikipédia cannibalise l'image des entreprises du CAC 40 et de leurs dirigeants", conclut une étude menée par l'agence de communication Euro RSCG. Soucieuse de la notoriété grandissante de l'encyclopédie communautaire, 9e site le plus consulté au monde, Euro RSCG a décrypté son impact sur l'image des entreprises du CAC 40, en étudiant sa visibilité sur le moteur de recherche Google.fr.

Le résultat est saisissant. Si le site institutionnel de chaque société est le premier résultat affiché par Google, l'article de Wikipédia est positionné en première page du moteur de recherche pour 39 entreprises sur 40, et même affiché parmi les trois premiers résultats pour 12 d'entre elles. Quant aux premières biographies des dirigeants de ces sociétés proposées par Google, 29 d'entre elles proviennent de Wikipédia.

Pour Stéphane Guerry, associé d'Euro RSCG, qui a piloté l'étude, c'est le signe d'une "immersion durable du site dans la construction de l'image des grands groupes français et de leurs dirigeants".

Or il "suscite la polémique quant à la fiabilité et la véracité de ses informations", souligne l'étude en citant l'enquête menée en 2007 par Pierre Assouline, qui mettait en avant le caractère faillible de l'encyclopédie et son manque de rigueur concernant la hiérarchisation des données.

L'étude d'Euro RSCG ne s'est pourtant pas penchée sur le contenu des articles Wikipédia relatifs aux sociétés du CAC 40. Mais M. Guerry estime que le site peut nuire à la valeur des marques et "détient un monopole de fait sur cet aspect encyclopédique, qui est écrit par des anonymes".

DROIT DE R√ČPONSE

D√®s lors, comment permettre aux soci√©t√©s de mieux contr√īler leur image ? Wikip√©dia √©tant un outil de collaboration, Siemens avait tent√©, en 2006, de corriger la biographie de son patron, Klaus Kleinfeld, qu'elle jugeait erron√©e. Mais les internautes allemands s'√©taient offusqu√©s de ce qu'ils avaient per√ßu comme une ing√©rence.

Pas question, donc, de r√©it√©rer un tel √©chec. Pour Euro RSCG, la solution serait d'inclure dans les pages Wikip√©dia une sorte de droit de r√©ponse, clairement d√©limit√© gr√Ęce √† un nouveau standard, inspir√© de "la note de la r√©daction". L'agence a pr√©vu d'en d√©battre le 19 juin avec un repr√©sentant de Wikip√©dia France. Pas s√Ľr que l'id√©e s'inscrive dans le principe de neutralit√© pr√īn√© par le site. "Mais la note permettrait aux soci√©t√©s d'apporter des √©l√©ments factuels et de restaurer le dialogue", insiste M. Guerry.

Ga√ęlle Fleitour

Pierre, 04.06.2008 à 7:43309371
Petits et grands emmerdements de la vie de tous les jours
LE MONDE | 03.06.08 | 15h12 ‚ÄĘ

La vie de bureau n'est pas toujours dr√īle, loin s'en faut. "Aujourd'hui, j'ai d√©cachet√© 127 enveloppes, d√©graf√©, reclass√©, r√©agraf√© et rang√© le contenu dans l'ordre croissant des num√©ros de factures. L'administration, c'est hyper pointu, en plus, faut d√©j√† y rentrer. Moi j'ai r√©ussi surtout gr√Ęce √† mon dipl√īme, un doctorat de biochimie."

"Depuis quelques mois, je travaille dans une entreprise qui compte plus de 1 000 employ√©s, √ßa fait beaucoup. La preuve, √† midi, juste √† c√īt√© de moi √† la cantine, des employ√©s se foutaient copieusement du "jeune de la compta" et de son "nom pourri". Sans savoir qu'ils parlaient de moi." Authentique ? Myst√®re. Mais ces deux anecdotes sont certifi√©es "VDM", initiales de vie de merde, nom d'un site qui rencontre un beau succ√®s depuis d√©but mars.

Aujourd'hui, Viedemerde.fr enregistre 150 000 lecteurs réguliers de cette compilation de déboires sentimentaux, tracas de l'existence, commentaires-couperets, brèves de trottoir ("Un gars de Greenpeace nous aborde dans la rue. Je lui réponds en anglais en prenant l'accent : "Sorry, we are not French." Au même moment, ma copine rajoute en français : "Désolé, on est pressés."").

Défouloir à demi, invention à demi. Espoirs déçus, bouquet de fleurs jeté à la poubelle, trains redémarrant sans le voyageur qui se fumait une clope à un arrêt en gare, instants de gêne... Jamais plus de trois lignes.

GAL√ąRES

"Aujourd'hui, j'ai reçu 2 sms de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu'elle s'était trompée de destinataire. VDM."

Sept personnes se relaient pour sélectionner les historiettes proposées par les internautes et les "modérer". L'idée de raconter les galères et rebuffades vécues dans sa vie privée ou professionnelle a germé au sein d'une bande d'amis d'enfance. Elle s'est d'abord traduite dans un forum de discussion puis dans un blog en début d'année. Lequel s'est très vite ouvert aux personnes extérieures. Aujourd'hui, c'est Maxime Valette, 20 ans, qui dirige le site.

Une trentaine de contributions sont mises en ligne chaque jour sur les 1 000 à 1 500 reçues quotidiennement. Après correction des fautes d'orthographe, reformulation si l'expression est maladroite ou trop bavarde, voilà un mot d'enfant teinté d'humour noir, une désillusion brutale, toujours rédigée de façon incisive, avec un indéniable sens de la chute.

Depuis la mi-mai, un dessinateur illustre une contribution tous les samedis, et un humoriste, Jules, poste une vid√©o chaque dimanche. Le concept se d√©cline sur des tee-shirts vendus en ligne. En septembre devrait para√ģtre un recueil de r√©cits. VER : vie en rose.

Site Internet : Viedemerde.fr.

Macha Séry

J-C, 29.04.2008 à 17:06307894
j'aurais plut√īt vu cet article dans "tribune et d√©fouloir" ! ceci √©tant dit, vive le communisme √† la chinoise !

lanjingling, 29.04.2008 à 16:57307891
des nouvelles de hong kong , icone du liberalisme , 3% de chomage , 20% de la population sous le seuil de pauvrete , cent mille prostituees pour 6 millions d'habitants (estimations officielles de la police locale)
(& puis , la flamme sacree olympique est passee a pyongyang sans aucun probleme , tout va donc bien aussi chez les communistes)

(pour info , le cout de la vie a hk est a peu pres au 3/4 de celui de la france , & le salaire minimum demande par les syndicats - ces irresponsables qui veulent saboter les lois du marche - , 25 hk$ ,correspond a 2,5 euros de l'heure)

Unions savage wage campaign as `utter failure'

Carol Chung

The Standard Tuesday, April 29, 2008

The Hong Kong Confederation of Trade Unions yesterday described the government's voluntary wage movement an utter failure, saying a poll it conducted showed 90 percent of cleaning staff earned less than the market rate.
In order to protect cleaning workers and security guards from further exploitation, the confederation called on the government to admit the voluntary movement was a failure and to legislate on a minimum wage without waiting for the promised review in October.

It further stated the minimum wage should not be less than HK$35 an hour; the maximum number of working hours must be clearly defined and sanctions against employers not paying Mandatory Provident Fund contributions for their staff be further tightened.

The confederation polled more than 300 cleaning staff working in 98 private estates around Hong Kong and found fewer than 30 were paid more than the market rate of HK$25.20 an hour.

It found 8.8 percent earned even less at between HK$14 and HK$18 an hour.

The survey also found cases in which cleaning staff of Sun Tuen Mun Center in Tuen Mun and Tsz Oi Court in Wong Tai Sin were paid between HK$18.27 and HK$21.46 an hour even though they were hired by companies which had joined the Wage Protection Movement.

The voluntary movement, introduced in October 2006, encourages employers to pay cleaners and security guards not less than the market average of HK$25.20 an hour (or HK$5,242 a month).

Promil Huang Ngai-fung of HKCTU's Cleaning Service Industry Workers Union said the government's voluntary movement had clearly failed.

"We have here at least two cases in which cleaners' salaries were not those guaranteed by the movement," he said.

"What is worse is that the government can do nothing to the non- complying companies other than ask them to drop out from the movement."

Huang said it was possible participating companies not paying the market rate used the excuse that contracts were signed before they joined the movement.

So far, only 1,095 companies have signed up. Some cannot even be held accountable as they have contracted out the cleaning jobs, Huang said.

The survey also showed most cleaners worked 10-hour shifts with some going on to more than 12 hours.

In addition, 44 percent said they only got four rest days a month. Seven percent said they had only two rest days a month. The legal minimum is one rest day per seven working days.

Mr Wan, 51, a cleaner who cannot work after an accident, said his wife is the only breadwinner for their family of six.

He said his wife had to work at two cleaning jobs to make only HK$8,100 a month.

"Our family life is definitely affected, but there is nothing she can do but work two jobs as the hourly wage is so low," he said.


Pierre, 28.04.2008 à 7:33307751
Les grandes disparités de la nouvelle tarification SNCF
LE MONDE | 26.04.08 | 13h26 ‚ÄĘ Mis √† jour le 27.04.08 | 14h21

Depuis le changement du syst√®me de tarification de la SNCF le 7 octobre 2007, suivi d'une augmentation des prix le 23 janvier, de nombreux lecteurs s'√©tonnent des fluctuations du billet de TGV pour un m√™me trajet, √† la m√™me heure, selon le moment o√Ļ il est achet√©, y compris pour les possesseurs de carte de r√©duction.

Un lecteur avait réservé sur Internet, avec sa carte 12-25 ans, un billet Montpellier-Le Mans en seconde classe à 83,80 euros pour un aller le 24 février, et à 106,50 euros pour un retour le 7 mars. Lorsqu'il s'est présenté au guichet pour retirer et payer ses billets, l'ordinateur n'avait pas gardé trace de sa commande. A sa grande surprise, l'employée lui a délivré, aux mêmes dates et aux mêmes heures, un aller à 77,70 euros en première classe et un retour à 65,10 euros en seconde, soit 47,50 euros de moins au total !

A la SNCF, on r√©pond qu'il a d√Ľ b√©n√©ficier d'une annulation des places d'un groupe qui s'est d√©sist√© √† la derni√®re minute ou d'une remise dans le circuit d'une "option" pos√©e par un client sur ce trajet et qui serait venue √† expiration.

Le nouveau système repose sur le principe du yield management mis au point par les compagnies aériennes : le prix du billet vendu bon marché trois mois à l'avance augmente au fur et à mesure que le train se remplit.

M√™me avec les cartes de r√©duction commerciales, les prix jouent au yo-yo avec une ampleur d'autant plus grande que l'√©chelle des r√©ductions a √©t√© amplifi√©e, pouvant aller jusqu'√† moins 60 % pour la carte 12-25 ans. "La r√©duction s'effectue toujours par rapport au prix "loisir standard" (le plus cher) de la classe (premi√®re ou seconde) et du niveau de TGV (p√©riode de pointe ou normale)", indique-t-on √† la SNCF. D'o√Ļ la grande diversit√© des tarifs relev√©e lors des simulations auxquelles nous avons proc√©d√©.

Pour un billet Montpellier-Paris en seconde classe avec une carte 12-25 ans, réservé sept semaines à l'avance, on obtenait, à la date du mercredi 4 juin, trois niveaux de prix, selon les TGV : de 30,80 euros à 37,80 euros. Et, curieusement, l'iDTGV (train permettant de voyager "à petits prix" sur des destinations situées à plus de trois heures de Paris, en réservant et en payant exclusivement sur Internet) offrait, à cette même date, un tarif inférieur au palier le plus élevé (34,90 euros en seconde comme en première classe) ! La carte de réduction n'est donc pas toujours avantageuse.

A la date plus rapprochée et plus demandée du vendredi 23 mai, on relevait, au tarif 15-25 ans, cinq paliers selon l'horaire : 30,80 euros, 39 euros, 42 euros, 47 euros et 50 euros. Parallèlement, les clients ne bénéficiant d'aucune réduction se voyaient offrir à cette même date, des prix "loisir" à 50 euros, 58 euros, 66 euros, 77,10 euros et 80 euros. Huit jours avant le départ, les tarifs "loisir" passaient à 77,10 euros, 94,50 euros et 112 euros. Ainsi, deux personnes voyageant à bord du même train peuvent avoir payé du simple au double.

Il faut aussi savoir qu'aucun billet bon march√© n'est propos√© en p√©riode de pointe, m√™me s'il reste des places invendues, ce qui √©tait le cas pendant la semaine de P√Ęques, o√Ļ l'on ne trouvait, du mardi au jeudi, que le tarif maximum sur tous les TGV.

Enfin, il arrive que le site Voyages-sncf.com propose simultan√©ment √† la vente deux billets dans un m√™me train √† des prix diff√©rents : par exemple Montpellier-Le Mans, le 7 avril (d√©part 7 h 18, arriv√©e √† 12 h 59) au tarif 12-25 ans, en premi√®re classe, √† 77,70 euros, et 80,70 euros ! Selon un responsable, cet √©cart serait d√Ľ √† ce que les deux places se trouvaient dans deux rames jumel√©es sur le trajet Paris-Le Mans : leur taux de remplissage √©tant diff√©rent, la tarification dans les deux rames ne peut pas √™tre identique.

Il faut savoir enfin que, pour des raisons techniques, le site Voyages-sncf.com ne peut afficher plus de six trains à la fois, iDTGV obligatoirement inclus. Si, par exemple, on veut voir les trains de l'après-midi et pas seulement ceux du matin, il faut lancer une deuxième requête. Cependant, pour remédier à cet inconvénient, la totalité de l'offre sur une journée et l'affichage des trains complets devraient figurer sur la page de réservation, courant juillet.

Micha√ęla Bobasch

Pierre, 14.04.2008 à 7:09306842
En ville, l'engouement pour le Wi-Fi provoque des interférences
LE MONDE | 10.04.08 | 16h16 ‚ÄĘ Mis √† jour le 10.04.08 | 16h16

Le Wi-Fi est partout. Cette technologie permet de raccorder par les ondes ordinateurs, imprimantes, et presque tout autre appareil électronique. Si personne ne peut encore affirmer que les ondes émises par le Wi-Fi sont nocives pour la santé, une chose est certaine : c'est le Wi-Fi qui est aujourd'hui malade. "Il est victime de son succès", résume Yves Nouailhetas, responsable en France de Devolo, une société qui développe et commercialise des solutions de transfert de données.

Actuellement, la plupart des appareils dotés d'une connexion Wi-Fi fonctionnent sur une douzaine de canaux. Or, "la bande de fréquence utilisée est hyper-saturée dans les grandes villes", observe Laurent Masia, directeur marketing chez Netgear, fabricant d'équipements de réseau. "Au fur et à mesure que le nombre de canaux utilisés augmente, cela crée une sorte de bruit de plus en plus important, qui perturbe l'émission et la réception", explique M. Nouailhetas. "Cette saturation nous conduit, parfois, à modifier le canal des bornes que nous avons installées pour maintenir la qualité du service", constate Joe Brunoli, vice-président de free-hotspot.com, qui gère un des plus grands parcs d'accès Wi-Fi gratuits dans le monde. Les interférences sont d'autant plus importantes que les ondes Wi-Fi sont sensibles à l'environnement : un mur de béton armé, des téléphones sans fil...

Résultat, la vitesse de transmission des données entre deux appareils est susceptible d'être ralentie. Pis, des coupures de réseau peuvent se produire. Les conséquences ne sont pas trop perceptibles lorsque l'on surfe sur Internet mais elles sont plus gênantes quand on regarde une vidéo.

Chez la plupart des fournisseurs d'acc√®s √† Internet (FAI), les bo√ģtiers de r√©ception de la t√©l√©vision par l'ADSL sont connect√©s par Wi-Fi √† la box qui est, elle-m√™me, branch√©e sur le r√©seau t√©l√©phonique. Quand cette liaison est perturb√©e, l'image se g√®le, ce qui oblige souvent √† d√©brancher le bo√ģtier raccord√© √† la t√©l√©vision, plut√īt rageant lorsqu'on est pris dans l'action d'un film.

Pour minimiser ces perturbations, on peut tenter de placer en hauteur son émetteur Wi-Fi, d'éviter de le coller contre un mur ou encore de chercher un canal libre pour sa connexion. Mais cela ne suffit pas à résoudre tous les problèmes.

Les constructeurs de matériels électroniques sont conscients des difficultés croissantes du Wi-Fi. De plus en plus de produits intègrent la récente norme Wi-Fi baptisée "n". Elle multiplie théoriquement par cinq la vitesse de transmission des données. Elle permet surtout d'accéder à une nouvelle bande de fréquence hertzienne qui dispose d'une quarantaine de canaux moins sujets aux interférences. Pour bénéficier de ces améliorations, il faut être équipé d'un matériel compatible avec la nouvelle norme, ce qui est souvent le cas pour les appareils (PC ou Mac) les plus récents. Les derniers produits d'Apple, comme l'ordinateur portable Mac Book Air, le disque dur Time Capsule ou la borne Wi-Fi AirPort utilisent tous cette dernière norme.

En attendant, la cause n'est pas totalement perdue pour ceux qui poss√®dent un mat√©riel ancien. Une solution toute simple permet de connecter deux appareils sans fil : l'utilisation de son r√©seau √©lectrique gr√Ęce au courant porteur en ligne (CPL).

La technique n'est pas r√©cente. Elle est utilis√©e depuis les ann√©es 1950, notamment pour allumer l'√©clairage public √† distance. Pour relier ses appareils, il suffit de les connecter, via un c√Ęble Ethernet, √† un bo√ģtier qui se branche sur n'importe quelle prise de courant. Des kits sont disponibles √† moins de 100 euros.

M√™me s'ils jurent que ce n'est pas en raison des probl√®mes rencontr√©s avec le Wi-Fi, les fournisseurs d'acc√®s √† Internet se mettent aussi au courant porteur en ligne. Depuis le 22 janvier, l'op√©rateur Free livre √† ses nouveaux abonn√©s des bo√ģtiers CPL pour relier sa box √† son bo√ģtier de t√©l√©vision. Toutefois le CPL n'est pas non plus sans inconv√©nients. D'abord, il n'est pas toujours performant sur une vieille installation √©lectrique. Ensuite, certains appareils √©lectriques peuvent venir perturber la transmission du signal.

Jo√ęl Morio

Wi-Fi : contraction de "Wireless Fidelity" (fidélité sans fil), ce terme est utilisé pour décrire une technique qui permet de créer un réseau sans fil, via les ondes, entre plusieurs appareils électroniques. Il est devenu aussi un moyen de se connecter à l'Internet sans branchement.

CPL : le courant porteur en ligne (CPL) est un moyen de transférer des informations numériques en passant par les lignes électriques traditionnelles.


Article paru dans l'édition du 11.04.08.

Pierre, 13.04.2008 à 10:01306832
En Europe, le répulsif "anti-jeunes" séduit ou inquiète
LE MONDE | 12.04.08 | 12h37 ‚ÄĘ Mis √† jour le 12.04.08 | 15h57

Encourager ? Tol√©rer ? Interdire ? Les pouvoirs publics europ√©ens s'interrogent sur l'attitude √† adopter face √† l'installation de r√©pulsifs "anti-jeunes", qui permettent d'√©loigner les adolescents gr√Ęce √† des ultrasons qu'eux seuls peuvent entendre. Alors que le Royaume-Uni fait preuve d'une grande tol√©rance, la France, la Belgique et les Pays-Bas critiquent le recours √† de tels dispositifs, mais h√©sitent sur les modes de r√©gulation. Selon le fabriquant, Compound Security Systems, quelque 5 000 appareils fonctionnent aujourd'hui dans le monde.

Tol√©rance britannique. Baptis√© Mosquito ("moustique"), ce syst√®me a √©t√© mis au point par un ancien ing√©nieur britannique qui souhaitait mettre fin au harc√®lement de sa fille par des jeunes gens. Plus de 3 500 bo√ģtiers, vendus 495 livres la pi√®ce (617 euros), ont √©t√© install√©s par des commer√ßants, la police, les municipalit√©s, les op√©rateurs de trains, voire des particuliers, pour √©viter les attroupements d'adolescents.

Le d√©veloppement de ce r√©pulsif a provoqu√© une vive pol√©mique en f√©vrier. Le commissaire √† l'enfance, Al Aynsley-Green, a demand√© l'interdiction de ces bo√ģtiers "qui diabolisent les adolescents, peuvent p√©naliser des innocents et portent atteinte aux droits de l'homme". La ministre de l'int√©rieur, Jacqui Smith, a d√©fendu cette initiative au nom du combat contre les comportements antisociaux : "Nous soutiendrons toujours ceux qui respectent la loi, au d√©triment des bandes de voyous", a-t-elle affirm√©.

Enquête aux Pays-Bas. Quelque 300 Mosquito (900 euros pièce) sont installés dans une soixantaine de municipalités des Pays-Bas. Les villes de Rotterdam, Nimègue et Utrecht affirment que leur utilisation aurait fait baisser la délinquance.

Au mois de février, des parlementaires ont interpellé le ministre de la jeunesse et de la famille, André Rouvoet. Ce dernier s'est interrogé sur la légalité d'une pratique qui pourrait contrevenir aux dispositions constitutionnelles sur le respect de la vie privée et de l'intégrité physique. Il a diligenté une enquête sur les avantages et les inconvénients du système, ainsi que sur ses effets éventuels sur la santé.

P√©tition en Belgique. Un cas a d√©fray√© la chronique en Belgique. Le g√©rant d'une banque d'Aywaille, en Wallonie, avait install√© un Mosquito. Apr√®s des plaintes de parents dont les enfants souffraient de migraines, les autorit√©s municipales ont ordonn√© l'enl√®vement de l'appareil. Dans la foul√©e, des √©lus flamands d'Anvers ont envisag√© l'installation de ces dispositifs avant d'y renoncer. De son c√īt√©, le ministre francophone de la jeunesse, Marc Tarabella, a demand√© la saisine de la Commission europ√©enne, conform√©ment √† la proc√©dure "Ratex", qui permet de faire interdire un produit lorsque sa s√©curit√© est douteuse.

La Commission a fait savoir qu'elle n'entendait pas intervenir. Au niveau fédéral, le ministre de l'intérieur a estimé que ce type d'appareils n'offrait pas "une solution correcte". Territoires de la mémoire, une association qui lutte contre les exclusions, a lancé une pétition contre le Mosquito, qui a recueilli 10 000 signatures.

Critiques françaises. Le marché français reste balbutiant. Selon le fabricant, une quarantaine d'appareils seulement ont été vendus en France depuis le lancement de la version française, commercialisée sous le nom de Beethoven (905 euros l'unité). La plupart des clients seraient de petites copropriétés désireuses de limiter des nuisances dues à des groupes de jeunes gens. "Depuis qu'il y a eu des débats sur le sujet, nous avons beaucoup plus de demandes qu'auparavant", note un porte-parole de la compagnie anglaise.

Le gouvernement français a critiqué ce dispositif. "Je souhaite qu'il soit purement et simplement interdit, quelle que soit la forme juridique que cela prenne", a affirmé Roselyne Bachelot, ministre de la santé. Le ministère du logement a aussi condamné le recours à ce matériel. "Nous travaillons pour essayer de mesurer l'ampleur du phénomène et identifier les organismes qui auraient passé commande, mais le recensement est compliqué", explique l'entourage de la ministre, Christine Boutin, sans envisager pour l'instant une éventuelle réglementation.

Luc Bronner, Marc Roche (à Londres) et Jean-Pierre Stroobants (à Bruxelles)

Pierre, 12.03.2008 à 7:59305546
Félicitations. Moi j'ai essayé White Jazz dans le texte et j'ai vite abandonné ...

MR_Claude, 11.03.2008 à 8:34305485
rigolo, je relisais justement hier le Dahlia Noir (pour tester mon anglais, surtout), ou cette enseigne joue un role non negligeable. :)

Pierre, 11.03.2008 à 8:12305484
L'enseigne Hollywood menacée par les villas

LE MONDE | 10.03.08 | 15h10 ‚ÄĘ Mis √† jour le 10.03.08 | 15h10

Les fameuses lettres blanches de quinze mètres de haut qui épellent "HOLLYWOOD" en majuscules sur une colline de Los Angeles, et figurent parmi les images les plus connues de la mégalopole, sont menacées par le développement urbain. Le terrain adjacent est en vente, au prix total de 22 millions de dollars, avec la possibilité d'une division en cinq lotissements et permis de construire. Les aménagements de voirie et raccordements sont déjà prévus.

La ville fr√©mit √† la perspective de voir le symbole de l'usine √† r√™ve am√©ricaine, aujourd'hui entour√© de verdure et class√© monument historique depuis 1973, bient√īt cern√© de pavillons de luxe ! Le promoteur immobilier Fox River Land Co. a rachet√©, en 2002, ce terrain d'environ 56 hectares, √† 600 m√®tres d'altitude, avec vue imprenable sur la ville, aux h√©ritiers d'Howard Hughes. L'aventurier milliardaire y avait obtenu, dans les ann√©es 1940, un permis de construire afin de b√Ętir une maison pour l'actrice Ginger Rogers, qu'il fr√©quentait alors. La villa n'est jamais sortie de terre, mais le permis est rest√© valable et le terrain constructible...

La nouvelle d'une prochaine opération immobilière a scandalisé certains élus, qui ont ainsi découvert que ce paysage de carte postale appartient à des investisseurs privés. "Si on construit des maisons sur cette colline, alors fini la vue. Ce serait obscène !, s'est offusqué Tom LaBonge, qui siège au conseil municipal. Cette montagne ne doit pas être encombrée. La ville devrait acquérir le terrain." Mais la municipalité n'a jamais pu rassembler les fonds nécessaires.

Ironie de l'histoire, les fameuses lettres vantaient √† l'origine un programme immobilier. En 1923, l'enseigne "Hollywoodland", orn√©e de 4 000 ampoules √©lectriques, faisait la publicit√© d'un lotissement de luxe situ√© en contrebas, dans le quartier o√Ļ s'installaient les studios de cin√©ma. Depuis, le symbole a connu bien des d√©boires. Il a √©t√© abandonn√©, puis restaur√©, sans ses quatre derni√®res lettres. Il est m√™me entr√© dans la rubrique des faits divers quand une jeune aspirante actrice de 24 ans s'est jet√©e du haut du "H", en 1932.

Le signe est resté décrépit jusqu'en 1978, quand Hugh Hefner, l'éditeur du magazine Playboy, a lancé une collecte de fonds pour restaurer l'emblème de la ville. Il a financé le "Y", tandis que le musicien Alice Cooper a subventionné le deuxième "O". Aujourd'hui, la municipalité pourrait faire appel aux stars de Hollywood pour sauver le monument.

Claudine Mulard
Article paru dans l'édition du 11.03.08

ingweil, 07.03.2008 à 14:11305298
TF1 avait démarché les pouvoirs public sur la pub télé fin 2007

PARIS (Reuters) - TF1 avait plaid√© fin 2007 aupr√®s des pouvoirs publics pour la suppression de la publicit√© sur les cha√ģnes publiques avant que le pr√©sident Nicolas Sarkozy n'en annonce la d√©cision d√©but janvier.

Cette demande figurait dans un "livre blanc" que le groupe a remis mi-décembre et début janvier aux conseillers de l'Elysée et de ministères, rapporte vendredi le quotidien Les Echos, qui en publie des extraits.

Selon le journal, une des huit propositions avancées par TF1 dans le document porte sur un financement du service public "uniquement par des fonds publics", sur le modèle britannique.

Une telle mesure permettrait de "remédier au sous-financement structurel de la télévision" en même temps qu'elle "aurait le mérite d'assainir le marché publicitaire, soumis enfin aux seules lois de l'offre et de la demande", écrit le groupe.

Il estime en outre que les cha√ģnes publiques op√®rent "une ponction tr√®s significative sur le march√© publicitaire" et "m√®nent une v√©ritable politique de dumping, entra√ģnant une pression artificielle √† la baisse du co√Ľt des √©crans".

Plus généralement, TF1 plaide dans ce livre blanc pour un allègement de la réglementation de l'audiovisuel, qualifiée de "perverse" et "malthusienne".

Selon Les Echos, elle s'en prend particuli√®rement au plafonnement de la publicit√© et aux obligations de production, qui atteignent un niveau "intenable". Le groupe d√©plore enfin que les cha√ģnes priv√©es fran√ßaises soient "insignifiantes sur le march√© international, faute d'avoir eu la libert√© d'atteindre la taille critique n√©cessaire".

L'action TF1 avait bondi de 9,47% le 8 janvier, jour o√Ļ le pr√©sident Nicolas Sarkozy avait annonc√© le lancement d'une "r√©flexion" sur la suppression totale de la publicit√© sur les cha√ģnes de t√©l√©vision publiques.

TF1 a confirmé vendredi l'existence de ce livre blanc mais aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat.

Yann Le Guernigou

Pierre, 07.03.2008 à 8:06305265
Les femmes accèdent moins aux responsabilités et restent moins payées que les hommes, selon deux études

LEMONDE.FR avec AFP | 06.03.08 | 19h43 ‚ÄĘ Mis √† jour le 06.03.08 | 20h24

Deux études publiées jeudi 6 mars, l'une par la Commission européenne, l'autre, en France, par l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) montrent que, dans leur vie professionnelle, les femmes ne sont toujours pas traitées à égalité avec les hommes, même si des progrès sont constatés.

L'étude européenne montre que l'accession des femmes au pouvoir reste limitée dans le monde. En 2007, seulement 17 % des parlementaires étaient des femmes (contre 10 % en 1995). Dans l'Union européenne, les femmes n'occupaient l'an dernier que 24 % des sièges dans les Parlements nationaux, un taux inférieur au "seuil minimum de 30 % jugé nécessaire pour que les femmes aient une influence significative sur les décisions politiques", note l'étude. Les gouvernements nationaux de l'UE comptent pour leur part une femme pour trois hommes (24 % de femmes, 76 % d'hommes) en moyenne. Certains pays se distinguent dans leurs efforts comme la Finlande (60 %), la Norvège (53 %), la Suède (46 %) et l'Espagne (41 % de femmes). Mais la Slovaquie, la Grèce et la Turquie n'ont qu'une seule femme au gouvernement, et la Roumanie aucune.

L'étude souligne par ailleurs que tous les gouverneurs des Banques centrales de l'UE sont des hommes et que, dans les grandes entreprises, les hommes s'adjugent toujours près de 90 % des postes des conseils d'administration. Seule la Norvège se distingue (34 % de femmes) car elle a rendu obligatoire sous peine de sanction la parité dans les conseils d'administration (40 % de femmes au minimum). L'étude conclut ainsi que seules les politiques volontaristes de représentation proportionnelle ou de quotas peuvent apporter "un changement réel et rapide".

17 % D'√ČCART

L'étude de l'APEC, qui concerne, elle, uniquement la France, estime que l'écart de salaire médian (calculé tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l'autre moitié gagne plus) entre les femmes et les hommes cadres atteint 17 % en 2007 : chez les hommes cadres, le salaire médian s'élève à 45 000 euros, contre seulement 38 400 euros pour les femmes.

Cet √©cart cro√ģt si l'on consid√®re le salaire moyen (moyenne de l'ensemble des salaires) : il atteint 22 % car il y a plus de salaires √©lev√©s chez les hommes. A poste, qualification, responsabilit√© et taille d'entreprise de valeur √©gale, il subsiste un √©cart de 7 %, ce qui fait conclure √† l'APEC qu'il existe encore "une discrimination salariale √† l'√©gard des femmes". L'association note cependant un l√©ger progr√®s : parmi les cadres, la part des femmes est pass√©e de 14 % en 1974 √† 33 % en 2006, selon des donn√©es de l'Agirc (caisse de retraite compl√©mentaire des cadres) cit√©es dans l'√©tude.

Les √©carts de salaire varient √©galement selon les fonctions et sont "d'autant plus faibles que la fonction est f√©minis√©e". Ainsi, l'√©cart le plus important (36 %) se trouve dans la fonction "production", o√Ļ les hommes occupent pr√®s de neuf postes sur dix, tandis que l'√©cart le plus faible (5 %) s'observe dans la fonction "ressources humaines", o√Ļ les femmes repr√©sentent sept cadres sur dix. N√©anmoins, dans quelques fonctions tr√®s f√©minis√©es, l'√©cart de r√©mun√©ration entre les femmes et les hommes reste √©lev√©, notamment dans la gestion (f√©minisation de 57 %, √©cart salarial de 20 %) et dans le marketing (f√©minisation √† 53 %, √©cart de 20 %).

J-C, 05.03.2008 à 8:34305099
elle a bien le droit de croire à toutes ces conneries !

Pierre, 05.03.2008 à 8:23305098
Marion Cotillard et la théorie du complot
LE MONDE | 04.03.08 | 16h54 ‚ÄĘ Mis √† jour le 04.03.08 | 16h55

Apr√®s les cotillons, la gueule de bois. L'actrice fran√ßaise Marion Cotillard, qui a re√ßu un C√©sar, le 22 f√©vrier, puis un Oscar, le 24, pour son interpr√©tation d'Edith Piaf dans La M√īme, d'Olivier Dahan, a d√Ľ vite redescendre sur terre. Il y a quelques jours, la cha√ģne Paris Premi√®re rediffusait une √©mission qui lui avait √©t√© consacr√©e, le 16 f√©vrier 2007, dans laquelle elle mettait en doute la version officielle des √©v√©nements du 11 septembre 2001, au nom, dit-elle, de "la th√©orie du complot". Epingl√©s sur le site de l'hebdomadaire Marianne, ses propos ont √©t√© repris par les m√©dias anglo-saxons. Lundi 3 mars, la presse am√©ricaine sp√©culait d√©j√† sur la carri√®re de la com√©dienne de 32 ans qui doit commencer le tournage du prochain film de Michael Mann, Public Enemies, avec Johnny Depp, et a sign√© pour Nine, un long m√©trage musical de Rob Marshall. "Reste √† voir quel effet la r√©v√©lation de ses opinions va avoir sur l'avenir de ses films am√©ricains", commente le quotidien Variety, r√©f√©rence √† Hollywood. Tom O'Neil, l'√©ditorialiste de The Envelope, suppl√©ment du Los Angeles Times, va plus loin. Si les propos avaient √©t√© connus avant la remise des prix, "elle aurait probablement perdu l'Oscar (...), c'est une √©trang√®re qui est per√ßue comme pronon√ßant des propos anti-am√©ricains", a-t-il d√©clar√© √† l'√©mission "Inside Edition", lundi 3 mars.

"PROPOS ANCIENS"

Mais la pol√©mique peut aussi s'√©teindre aussi vite qu'elle s'est emball√©e, comme le pronostique Robert Thompson, enseignant √† l'universit√© de Syracuse (New York) et sp√©cialiste de la culture populaire, qui "ne pense pas" que Marion Cotillard "devienne persona non grata √† Hollywood". La s√©quence, qui a mis le feu aux poudres, a √©t√© film√©e cam√©ra au poing dans divers lieux parisiens. Dans les catacombes, Marion Cotillard discute avec le r√©alisateur Xavier de Moulins. Il est question de la mort de Coluche. Accident de moto ? "Je pense qu'on nous ment sur √©norm√©ment de choses : Coluche, le 11-Septembre. On peut voir sur Internet tous les films du 11-Septembre sur la th√©orie du complot. C'est passionnant, c'est addictif, m√™me", commence l'actrice. Le journaliste la relance. Elle encha√ģne : "C'√©tait bourr√© d'or, les tours du 11-Septembre. Et puis c'√©tait un gouffre √† thunes parce qu'elles ont √©t√© termin√©es, il me semble, en 1973, et pour rec√Ębler tout √ßa, pour le mettre √† l'heure de toute la technologie et tout, c'√©tait beaucoup plus cher de faire des travaux que de les d√©truire." Et d'ajouter : "Est-ce que l'homme a vraiment march√© sur la Lune ? J'ai vu pas mal de documentaires l√†-dessus et √ßa, vraiment, je m'interroge. En tout cas je crois pas tout ce qu'on me dit, √ßa, c'est s√Ľr."

L'avocat de l'actrice, Vincent Toledano, a déclaré à l'AFP que sa cliente "n'a jamais eu l'intention de contester ni de remettre en cause les attentats du 11 septembre 2001 et regrette l'interprétation donnée à ces propos anciens, sortis de leur contexte". Xavier de Moulins s'étonne de tout ce bruit. "Quand on a diffusé l'émission, l'an dernier, on n'a eu aucune réaction. Aujourd'hui, on déterre ce truc. Je trouve la méthode un peu bizarre."

Clarisse fabre
Article paru dans l'édition du 05.03.08

J-C, 07.11.2007 à 15:12297317
Tri sélectif : la France en retard sur ses voisins

LE MONDE POUR MATINPLUS | 07.11.07

Se sont les grands oubliés du Grenelle de l'environnement. Jean-Louis Borloo n'a annoncé aucune décision pour permettre de réduire le nombre de déchets, améliorer leur tri et parfaire leur recyclage. Les ONG environnementales (Alliance pour la planète, Fondation Nicolas Hulot...) pestent contre le manque d'ambition du gouvernement. Avec raison : il y a urgence. La Semaine nationale de la réduction des déchets (qui se tient en ce moment jusqu'au 11 novembre) est là pour rappeler l'intérêt qu'il y a à trier ses déchets.

En France, la quantit√© d'ordures m√©nag√®res ne cesse d'augmenter ‚Äď 360 kg par an et par personne, un poids multipli√© par deux en quarante ans ‚Äď, et seule une tr√®s faible partie de ces d√©chets (12 %) est r√©utilis√©e pour fabriquer d'autres objets. Environ 100 milliards d'emballages sont mis chaque ann√©e sur le march√©, qui g√©n√®rent 5 millions de tonnes de d√©chets. La priorit√©, en mati√®re de recyclage, a √©t√© donn√©e aux emballages m√©nagers, qui repr√©sentent un tiers du poids de nos poubelles.

"CONNAISSANCE SUPERFICIELLE"

Quinze ans après la mise en place de la collecte sélective en France, chaque foyer se débarrasse en moyenne de 10 emballages alimentaires par jour dans la poubelle jaune. Le système est compliqué puisqu'il varie selon les communes et doit être créé pour chaque matériau. Les Français sont, aussi, mal informés. Face à des emballages dont la composition se sophistique, ils ne savent plus à quel bac se vouer et ne voient pas toujours l'intérêt du tri. A Paris, un camion d'ordures sur trois est envoyé vers un incinérateur à cause d'erreurs de tri.

O√Ļ faut-il mettre les bouteilles, les bo√ģtes, les barquettes, les briques ? Dans la poubelle jaune ? Tout d√©pend. Une bouteille de lait, par exemple, peut √™tre tri√©e pour √™tre recycl√©e en pull, mais pas la barquette en plastique qui tient les biscuits √† l'int√©rieur de la bo√ģte en carton. Un prospectus publicitaire pourra √™tre recycl√© en papier, s'il est tri√©, mais pas un bloc de feuilles... En France, on ne recycle pas non plus le film plastique qui emballe les packs de lait ou d'eau. Ni les pots de yaourt. Difficile de s'y retrouver.

"Les particuliers ont une connaissance superficielle du recyclage et de son utilit√©", indique-t-on chez Verre Avenir, qui recycle le verre d'emballage. Les jeunes adultes et les citadins sont les moins motiv√©s. Or recycler le verre, c'est aussi faire des √©conomies : le prix varie entre 68 euros et 133 euros la tonne selon qu'il est ou non recycl√©. "On recycle 13 % des d√©chets m√©nagers et on en composte 6 %. C'est tr√®s faible par rapport √† l'Autriche, o√Ļ 59 % des d√©chets m√©nagers sont recycl√©s, ou √† la r√©gion wallonne, en Belgique, o√Ļ l'on est proche des 70 %", explique H√©l√®ne Bourges, du Centre national d'information ind√©pendante sur les d√©chets (Cniid).

Contrairement à l'Allemagne, par exemple, pas question ici de recycler les sacs (sauf à Paris et dans quelques autres villes), les barquettes ou les pots de yaourt en plastique. "Il n'y a pas suffisamment de matière", justifie Jean-Luc Le Blevec, directeur exécutif de SITA France.

R√ČFORME GLOBALE

En Belgique, on ramasse davantage, et on r√©utilise aussi. Les √©pluchures, les fleurs fan√©es, les sachets de th√©, par exemple, sont compost√©s gr√Ęce √† un bac sp√©cifique install√© dans chaque appartement, maison ou cour d'immeuble. En France, le compostage en est √† ses d√©buts, en d√©pit d'un Plan national lanc√© en novembre 2006 mais rest√© sans personnel pour s'en occuper ni moyens pour le financer. L'envoi en d√©charge ou √† l'incin√©rateur (critiqu√© pour ses fum√©es toxiques) reste donc la solution la plus utilis√©e.

Une réforme globale du système est en débat : la responsabilité laissée, depuis 1992, à chaque département et à quelques industriels de la collecte et du recyclage (SITA-Suez et Onyx-Veolia), tout comme la délégation donnée à l'entreprise privée Eco-Emballages, montrent leurs limites. Au lieu d'avoir, par exemple, sur chaque emballage, un emblème ou un logo qui aiderait à identifier le bac de recyclage approprié, les fabricants préfèrent continuer leur autopromotion en apposant le "point vert" qui indique qu'ils ont payé leur cotisation (obligatoire) à Eco-Emballages.

Ce symbole est sans utilité pour le consommateur. Voire l'induit en erreur : 51 % des Français pensent, en effet, que le logo à la flèche verte permet d'identifier un produit fabriqué à partir de matière recyclée. Ce qui est faux.

Sous la contrainte de la r√©glementation europ√©enne, les industriels font des efforts. Ils r√©duisent la quantit√© de mati√®re qui constitue les emballages : en dix ans, ceux en plastique ont perdu 28 % de leur poids, les briques alimentaires 24 % et les bo√ģtes de conserve, 37 %. Ils cherchent aussi √† d√©velopper une fili√®re plus performante pour le recyclage du plastique.

Florence Amalou

J-C, 06.11.2007 à 14:19297189
Extraterrestres, l'impossible contact

LE MONDE | 03.11.07

L'Univers porte en lui l'espérance de la vie. En douze ans, plus de 200 planètes ont été découvertes en dehors de notre système solaire. Parmi elles : Gliese 581c, décelée il y a quelques mois et potentiellement habitable (Le Monde du 26 avril). "Notre seule galaxie - et il en existe des milliards - contient 200 à 300 milliards d'étoiles, et tout laisse penser que nombre d'entre elles sont, comme notre Soleil, environnées de planètes", ajoute Yves Sillard. Ancien directeur général du CNES et ancien directeur général de l'armement, il souligne que "l'objectif du satellite français Corot lancé fin 2006, qui sera suivi, dans deux ans, du satellite américain Kepler, est de mettre en évidence l'existence de telles planètes autour des étoiles les plus proches de notre galaxie". Autant de nouveaux espoirs pour ce scientifique, qui n'a pas craint de diriger récemment un ouvrage collectif sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. En effet, ce serait bien le diable si l'une de ces planètes ne portait pas, au moins, quelques traces de vie passée...

Pour les exobiologistes comme Andr√© Brack, une telle d√©couverte marquerait une √©tape d√©cisive. "L'existence d'un deuxi√®me exemple d'apparition de la vie dans l'Univers suffirait pour d√©montrer que ce processus n'est pas unique", souligne-t-il. Mais de quelle vie s'agira-t-il ? Sera-t-elle plus ou moins √©volu√©e que sur Terre ? Saurons-nous la reconna√ģtre, pourrons-nous communiquer avec elle ?

La cr√©ation de l'Univers remonte √† 13,7 milliards d'ann√©es. Notre syst√®me solaire, lui, est n√© il y a 4,4 milliards d'ann√©es. "Entre ces deux dates, de nombreuses plan√®tes √©quivalentes √† la n√ītre ont pu √™tre le si√®ge de l'apparition de bact√©ries capables d'√©voluer vers des syst√®mes intelligents", poursuit le chercheur. De plus, la vie sur Terre n'est pas apparue tout de suite, mais environ un milliard d'ann√©es apr√®s sa formation. L'existence de civilisations tr√®s avanc√©es car tr√®s ant√©rieures √† la n√ītre est donc plausible. "Il n'est pas impossible d'imaginer que la vie soit apparue sur quelques-unes des plan√®tes extrasolaires avec dix si√®cles, cent si√®cles, voire mille si√®cles d'avance sur ce qui s'est pass√© sur Terre", rench√©rit Yves Sillard. Pour favoriser une rencontre du troisi√®me type, deux pistes s'offrent alors √† nous. Chacune pr√©sentant toutefois quelques obstacles.

La première concerne la recherche active d'une intelligence extraterrestre aussi supérieure que lointaine. L'étoile extra-solaire la plus proche de nous étant située à 4,4 années-lumière de la Terre, et celle dont dépend Gliese 581c à 20,5 années-lumière, un message émis par radio (se propageant donc à une vitesse proche de celle de la lumière) mettrait respectivement 4,4 et 20,5 années pour atteindre la civilisation qui s'y trouverait. Au mieux, la réponse arriverait donc neuf ans après la question.

Ces difficultés n'ont pas découragé les promoteurs de plusieurs projets, tel le programme américain SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) qui guette les manifestations extraterrestres depuis le radiotélescope portoricain d'Arecibo. Mais sans résultat pour le moment. On rêve aux premières phrases de cette nouvelle d'Italo Calvino, tirée de Cosmicomics (1965) et intitulée Les Années-lumière : "Une nuit, j'observais comme d'habitude le ciel avec mon télescope. Je remarquai que d'une galaxie distante de cent millions d'années-lumière se détachait un carton. Dessus, il était écrit : JE T'AI VU..."

Faut-il alors se rendre sur place ? "Pour un √™tre humain, il est envisageable dans un avenir √† moyen terme, en touchant les limites impos√©es par la physique, d'atteindre une vitesse dix fois inf√©rieure √† celle de la lumi√®re, soit 30 000 km par seconde", pr√©cise Yves Sillard. D'o√Ļ un voyage de 44 ans pour rejoindre la plan√®te extrasolaire la plus proche, et deux si√®cles pour rallier Gliese 581c. "Bien s√Ľr, la dur√©e des missions d√©passera celle de la vie humaine", ajoute ce polytechnicien, que le d√©fi ne semble pas du tout rebuter. "Ce seront les descendants des membres des √©quipages qui parviendront √† destination. Mais ce n'est pas du tout impossible." A condition, bien s√Ľr, de vraiment le vouloir.

La seconde option inverse la contrainte du voyage. Des extraterrestres, dont la civilisation serait tr√®s largement en avance sur la n√ītre, pourraient avoir r√©ussi √† aller plus vite que la lumi√®re, ou bien √† courber l'espace-temps - les deux seuls moyens que nous puissions imaginer, dans l'√©tat actuel de nos connaissances th√©oriques, pour r√©duire la dur√©e des vols spatiaux. D√®s les ann√©es 1950, le physicien Enrico Fermi avait √©nonc√© le paradoxe d√©coulant de cette hypoth√®se : si des extraterrestres sont en mesure de venir jusqu'√† nous, nous devrions les voir. Or nous ne les voyons pas... Et l'existence m√™me des vaisseaux spatiaux qui les auraient men√©s sur Terre reste tr√®s hypoth√©tique.

Non pas que les témoignages fassent défaut. Au contraire. Depuis que le CNRS a créé en 1977, malgré le scepticisme de la communauté scientifique, le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), ils ne cessent d'affluer. Jacques Patenet, directeur actuel du Geipan, note que 2 600 cas d'observations ont été enregistrés en France dans les trente dernières années, dont 460 sont considérés comme des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Parmi eux, dans 10 à 20 cas, il y a selon ces experts une "très forte présomption" de l'intervention d'un objet matériel tel qu'un vaisseau. Cela se traduit par des traces sur le sol et la végétation qui pourraient avoir été laissées par un atterrissage, la détection de l'objet sur les écrans des radars, ou encore l'observation, par des pilotes, de comportements "intelligents" de l'ovni.

Pourquoi, alors, aucune trace physique de ces visiteurs n'a-t-elle jamais été retrouvée ? "Avec nos moyens actuels d'analyse, nous serions pourtant en mesure de certifier - ou non - l'origine extraterrestre de ces phénomènes", regrette André Brack. Le sociologue Pierre Lagrange, spécialiste des parasciences, stigmatise l'anthropomorphisme qui marque souvent les investigations en matière d'ovnis. Alors qu'on les imagine petits, verts, ou plus ou moins monstrueux, les extraterrestres, s'ils existent, sont peut-être infiniment différents de nous...

"Plus ils seront capables de ma√ģtriser leur environnement, plus ils seront √©loign√©s de nous √† la fois par la culture, la science, la biologie et sans doute le physique", estime-t-il. Cela ne les emp√™cherait pas forc√©ment de prendre l'initiative et, forts de leur avance, de trouver le moyen de communiquer avec nous. Mais encore faudrait-il qu'ils trouvent un int√©r√™t quelconque √† ce dialogue... "Nous pouvons tr√®s bien √™tre le babouin de quelque anthropologue extraterrestre, dont nous ne sommes pas pr√®s de comprendre le programme de recherche !", sugg√®re le sociologue. Nos scientifiques eux-m√™mes ont-ils v√©ritablement envie de communiquer avec les abeilles ou les fourmis, ou seulement de les √©tudier ?

Si nous voulons esp√©rer, √† l'avenir, nous sentir moins seuls dans l'Univers, sans doute faut-il donc compter avant tout sur nos propres facult√©s d'observation. Et les d√©velopper. "Sur Terre, chaque fois que nous avons √©t√© confront√©s √† d'autres civilisations, nous ne les avons pas comprises", rappelle Pierre Lagrange. Il existe pourtant bien peu de diff√©rences entre nous et les Aborig√®nes d'Australie ou les Indiens d'Amazonie. Dans ce contexte, se demande-t-il, "serait-on capable de voir et de reconna√ģtre des civilisations issues de formes de vie pouvant avoir pris des directions totalement diff√©rentes de la n√ītre ?" C'est l√† toute la question.

Michel Alberganti

Pages : | précédent | suivant

retour forum

bordure
coin bordure coin