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Sandman

Sandman - Le Maître des Rêves [interrompu], terminé

Scénario: Gaiman Neil
Dessin: Kieth Sam / Dringenberg Mike / Bachalo Chris / Zulli Michael

Volume 1 - 1997

Volume 2 - 1997

Volume 3 - 1997

Volume 4 - 1999


Sandman, terminé

Scénario: Gaiman Neil
Dessin: Kieth Sam / Dringenberg Mike / Bachalo Chris / Zulli Michael / Jones Kelley / Wagner Matt / Vess Charles / Doran Colleen / McManus Shawn / Talbot Bryan / Woch Stan / Eagleson Duncan / Watkiss John / Thompson Jill / Russell P. Craig / Williams Kent / Stevens Alec / Allred Mike / Pensa Shea Anton / Amaro Gary / Hempel Marc / Ormston Dean / Dillon Glyn / Kristiansen Teddy H. / Case Richard / Nowlan Kevin / Muth Jon J.

Volume 1 - 2004

Volume 2 - 2004

Volume 3 - 2005

Volume 4 - 2003

Volume 5 - 2006

Volume 6 - 2007


Volume 7 - 2007

Volume 8 - 2008

Volume 9 - 2008

Volume 10 - 2009


Hors-série

Scénario: Gaiman Neil
Dessin: Prado Miguelanxo / Russell P. Craig / Storey Barron / Quitely Frank / Sienkiewicz Bill / Manara Milo / Fabry Glenn / Amano Yoshitaka

Volume 1 - 2004

Volume 1 - 2003


Chez Urban Comics, terminé

Scénario: Gaiman Neil
Dessin: Russell P. Craig / Talbot Bryan / Stevens Alec / Watkiss John / Zulli Michael / Allred Mike / Pensa Shea Anton / Amaro Gary

Afin de limiter le nombre de doublons dans la base, la réédition de Sandman chez Urban Comics (7 tomes, en 2012-2016) n'a pas été ajoutée. La tome 5 fait exception car il contient la mini-série « The Sandman : The Dream Hunters », jusque là inédite en français.

Volume 5 - 2014


 

1 avis


Thierry
Après l'échec du Téméraire, l'annonce de la publication française de cette série-phare de Neil Gaiman par Delcourt semblait une excellente nouvelle. Mais, bizarrement, Delcourt entama la série par le volume 4, prétextant que les histoires sont indépendantes et que ce tome 4 représente la meilleure introduction à l'univers si particulier de Sandman. Moyennement convaincu, je m'étais malgré tout fié a ce jugement, ne connaissant cette série que de réputation. Mais face a la qualité décevante de la traduction, j'ai rapidement préféré me rabattre sur l'édition originale de DC. Alors qu'effectivement, les premiers volumes semblent relativement indépendants, au fur et a mesure que la série avance, il devient évident que la chronologie de Sandman est primordiale. Ce choix éditorial de Delcourt équivaudrait à commencer "La quête de l'oiseau du temps" par "Le Rige" ! Avec le recul, ce choix me parait de plus en plus aberrant !
"Sandman" n'a rien d'une série de one-shots. Il s'agit de l'histoire d'une épiphanie. Dream est un Éternel, plus qu'un Dieu. Il se croit infiniment supérieur a toutes choses, y compris les humains. Pourtant, le premier tome débute alors qu'il est retenu prisonnier depuis près d'un siècle par un simple mortel. Il réussit a s'échapper, mais cet incident représente la première fissure dans ses certitudes. S'il est aussi puissant, comment un vulgaire humain a-t-il pu le tenir en échec, fut-ce temporairement ? Les tomes suivants, continueront d'entretenir le doute. Dream est-il réellement tout-puissant ? Est-il au contraire soumis a certaines contingences qui lui échappent ? Est-il capable de sentiment humain ? Neil Gaiman s'octroye de nombreuses digressions, telles les nouvelles qui composent le tome 8. Certaines semblent accessoires, alors qu'elles représentent sans doute un point de rupture, non par leur sujet, mais par le contexte dans lequel elles sont contées. D'autres prennent tout leur sens dans le neuvième tome. Neil Gaiman ne perd jamais son sujet de vue: un mythe prenant conscience que rien n'est immuable. Pas même lui. Tout Sandman pourrait se résumer en 2 mots: "Tout change".
Sandman est avant tout l'oeuvre d'un auteur d'exception: Neil Gaiman. Son scénario est d'une richesse exceptionnelle de par la cohérence qu'il maintient tout au long de cette saga. Il possède également un ton unique, mélange subtil d'ironie, de cruauté, de magie, de mythes ancestraux, de préoccupations plus profanes... Ainsi, nous découvrons Dream souffrant d'un chagrin d'amour comme un vulgaire adolescent, une déesse de l'amour recyclée en danseuse exotique dans un bouge crasseux, l'étrange amitié qui lie un homme qui a refusé de mourir à Dream l'immortel... Gaiman montre une certaine prédilection pour ces zones méconnues qui séparent rêves et réalités. Les chevauchement sont fréquents, générant des situations paradoxales.
L'écriture est brillante. On se régale des multiples références que Gaiman ne manque pas de parsemer derrière lui, comme autant de gâteries pour le lecteur curieux. Il n'hésite pas non plus a concevoir une narration complexe. Il peut consacrer un chapitre a mettre en scène un personnage racontant une histoire dans laquelle une histoire est elle-même enchâssée. Cette technique de 'poupées russes' joue sur le principe du mythe qui évolue au gré des conteurs. Si les détails changent, le fond de l'histoire perdure et se renforce. Miroirs et fumées déforment le sujet. Ils ne le transforment pas.
Sandman est un personnage transcendant mais qui se révèle souvent passif. Les évènements semblent s'enchaîner naturellement, de par sa seule volonté. Mais ne sont-ils pas déjà consignés dans les pages du Livre de son frère Destiny ? Est-ce un signe de la toute-puissance de Dream, ou un aveu d'impuissance ? Si tout est écrit, que reste-t-il de sa puissance ? Qui tire réellement les ficelles ? Dream n'en est que plus insaisissable, tantôt d'une arrogance infinie, tantôt complètement désemparé. Qui est Dream ? Seul Neil Gaiman le sait et chaque chapitre distille quelques éléments qui tendent a nous permettre de mieux le cerner, avec la certitude qu'il garde quelques cartes dans la manche.
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