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ďż˝ Casterman

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Honduras
Sc�narioKoller Daniel
DessinKoller Daniel
Ann�e2000
EditeurCasterman
S�rieLes tribulations de Luc Lafontaine, tome 1
Bullenote [d�tail]

Lorsque Luc Lafontaine fuit ses éternels créanciers, c’est toujours chez son amie Banshie qu’il se réfugie, perdue quelque part dans le monde. À peine le seuil de la porte franchi commence l’aventure...
Au Honduras, où Luc Lafontaine est venu passé des vacances tranquilles chez son amie Banshie, le colonel Clarens Paulus, commandant de la base locale US de Palmérola, s’apprête à mettre au point un projet qui devrait faire de lui l’un des puissants de ce monde. L’enlèvement inopiné de Banshie par les sbires du colonel obligera Luc Lafontaine à affronter le redoutable militaire et à déjouer ses plans.

 

1 avis

Mr_Switch
Lorsque Luc Lafontaine fuit ses éternels créanciers, c'est toujours chez son amie Banshie qu'il se réfugie, perdue quelque part dans le monde. À peine le seuil de la porte franchi commence l'aventure...
Voilà qui commence fort et sur les chapeaux de roue. Eclipser les présentations des personnages peut en effet permettre un démarrage « vif et incisif », et énigmatique. Qui est ce héros Lafontaine ? Un français, un québécois, un belge ? Pourquoi cette cavale ? Et cette Banshie, aux airs pas commodes ?

Mouais, enfin qui est ce Lafontaine, une fois pour toute ? Moi, je veux bien enfiler son costume, me glisser dans sa peau vide de héros de papier pour vivre son aventure.
Seulement, il paraît être bien insaisissable et ne semble pas être un personnage dans lequel le lecteur s’identifie, à l’instar d’un ersatz tintinesque.
    -   « C’est un renégat qui fuit ses créanciers » te dit Koller !
    -   « Ok, ok, j’ai compris, on en saura pas plus. C’est un rebelle (contre je ne sais quoi) qui va se faire justicier. Un de plus. »

Oui mais tout de même, qui c’est, ce Lafontaine ?
Est-ce un nabot comme va le qualifier le gros méchant de l’histoire ? Est-ce un enfant ? Est-ce un réellement un nain ? Est-ce un robot (ce qui expliquerait le comportement plutôt mécanique et froid du personnage) ? Ou est-ce seulement le style graphique qui donne l’impression de nanisme ?
Oula, ça, c’est terrible quand on ne sait pas si une caractéristique d’un perso, d’un objet est due à ce qu’on veut représenter ou seulement au style graphique.
Titeuf a un toupet de cheveux sur le crâne, mais on SAIT que le pauvre n’en a pas pour autant une calvitie juvénile … En Manga, quand on voit un Super Deformed, on sait bien que le personnage n’est pas devenu tout à coup lilliputien, ce n’est qu’un code graphique.
J’imagine qu’il ne doit pas être bien grand, le bonhomme. Et que le trait humoristique qui est utilisé pour le dessiner est là pour renforcer son côté insignifiant.

Au Honduras, où Luc Lafontaine est venu passé (sic) des vacances tranquilles chez son amie Banshie, le colonel Clarens Paulus, commandant de la base locale US.
Ah bé, Paulus, par contre, c’est un vrai dur d’américain, c’est l’avatar d’un Scharzy. Alors lui, il collectionne les indices pour le rendre méchant méchant : attitude stéréotypée nazi, intégrisme d’abord d’apparence catho, puis en fait fanatique de la secte « Kukulkan », et, en fin de compte, cynique « docteur Moreau » en puissance. Il alterne les types de méchanceté. Mais au moins, c’est clair, on voit qui il est, à défaut de savoir.
Et puis le trait est lĂ  pour renforcer la fureur du personnage.

Koller sait dessiner. Il a compris la technique de ses confrères, il a ingéré les codes graphiques de ses maîtres-étalons du dessin. Cet autodidacte prouve, si besoin est, qu’il est adroit du crayon et multiplie les lignes graphiques diverses et variées. Mais a-t-il digéré tout cela ?
Que des personnages de lignes graphiques assez distinctes se côtoient, ce n’est pas forcément un problème. Tintin finit par devenir intrus graphique au sein de son propre univers, à coté d’un Haddock par exemple. Dans Lucky Luke, certains personnages sont des caricatures (Lincoln par ex.) et ont alors un trait plus réaliste et travaillé que les autres personnages. C’est un procédé humoristique en soi.
La discordance peut être forte. Dans la série Bone, les cousins Bone jouissent d’un style graphique faussement minimaliste, assurément burlesque. Alors que Thorn, Mamie Rose et cie bénéficient d’un style plus réaliste. Les deux lignes différentes ne font qu’accentuer le choc entre les deux mondes. Cette opposition est bien-sûr très réfléchie.
Ici, la raison pour laquelle tel personnage aura une classique ligne claire, ou, par exemple, une ligne cracra franquinesque, est plus obscure. Pourquoi les plis des habits de celui-ci sont réalistes, alors que celui-là bénéficie de plis à la Chaland ? Manifestement l’auteur se fait plaisir et dessine un peu de tout. Je dois admettre que ses paysages de canopées honduriennes, ou de montagnes sont très réussis, très jolis. Plus généralement, les scènes d’ambiance, d’exposition sont saisissantes.
Mais ce patchwork, même s’il n’est pas jamais réellement mauvais (juste un peu ridicule parfois) est en définitive d’un ennui étonnant.
Car le scénario, exactement comme le dessin, est un patchwork. C’est-à-dire, non pas un mélange homogène de diverses trames, mais une succession de petits morceaux. On commence par de l’humour sur fond de grisaille, on frôle l’histoire latino-américaine franchouillarde, on continue avec une aventure et une situation d’enquête, puis la folie dictatoriale, le fanatisme d’une secte…
    -   « Mmm non, finalement j’aimerais mettre de la mécanique. Donc ça va être de la science-fiction avec de beaux engins. »
    -   « Ah oui et puis va falloir voir à ridiculiser le Scharzy, là. Mon lectorat veut rire. »
    -   « Et puis non, mon Scharzy, il est méchant méchant. Alors on va faire dans le sadisme. Mon lectorat veut frémir. »
... et ça finit par un recyclage de vieilles divagations scientifiques du 19° siècle. (Vous savez, un humanoïde lui-même patchwork. Doit-on y voir une mise en abyme ironique ?)

L’impression de construction au jour le jour est tenace. On ne sait en fin de compte pas ce qu’était le but.
Les personnages sont inconstants. Une case, ils sont absolutistes. La suivante, ils déconnent joyeusement. Un coup le dictateur est effroyable, un coup sadique, un coup guignol, un coup marionnettiste, un coup commandant Sylvestre.

Et pourtant, il y a des passages sympas mais l’ensemble est trop disparate. On court dans tous les sens et on s’ennuie en même temps. Et cela dit, l’album n’est pas mauvais. Il lui manque une cohésion, une cohérence. Que sais-je ?

Je sais que je ne sais pas.
Je sais que je ne sais toujours pas qui est ce Luc Lafontaine.
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