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Vents d'Ouest

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Pyrénée
Sc�narioLoisel Régis
DessinSternis Philippe
Ann�e1998
EditeurVents d'Ouest
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

 

1 avis

Mr_Switch
« Ah tiens, ils ont renouvelé le stock à la bibliothèque ! Prenons les 2 Loisel… Voyons « Trouble-fête » et « Pyrénée ». Loisel illustre le premier et scénarise le second.
Pyrénée, ça tombe bien, ça fait longtemps que j’ai envie de le découvrir.
« Ouvrons ce « Trouble-fête ». Oh, la jolie gironde madame, oh le joli bien membré monsieur… pas de doute sur le sexe des personnages, c’est explicite ». Disons-le, Trouble-fête est quelque part un anti-« Quête de l’oiseau du temps », le lecteur n’attend pas longtemps pour voir les héroïnes dans le plus simple appareil. Bref l’album va plus loin que l’érotisme, c’est un album porno. Bon c’est marrant à feuilleter 30 secondes, passons à "Pyrénée".

Un cirque explose. Une petite fille, la future « Pyrénée », perd sa famille et est recueillie et élevée dans … les Pyrénées, par un ancien ours captif du cirque. L’ours a un collier clouté de dressage, symbole de sa captivité mais Pyrénée réussit à lui ôter. Au fil des mois, elle devient une sorte de Mowglie moins exotique, une Tarzanne Basque de 10 ans. A l’exception sans doute que Pyrénée est moins pudique que ses cousins de la Jungle ! Pas de peau de bête pour elle, normal, elle n’a pas conscience de son humanité. Néanmoins la lecture de quelques répliques ambiguës peut faire frémir quand on vient de consulter « Trouble-Fête »

Pyrénée découvre la vie grâce à ses tuteurs, l’ours et le renard. Elle fait aussi des découvertes seule. Elle pêche une bouteille et se la joue « Les dieux sont tombés sur la tête ».
Tout irait à merveille dans le meilleur des mondes si Papa ours n’arrivait pas en saison de reproduction. La fillette s’imaginait pouvoir être la nouvelle compagne de son père adoptif. Mais que nenni, lui n’est pas d’accord, il a trouvé une ourse bien à son goût…
… Et Pyrénée doit accepter son humanité !
Papa ours disparaît et la jeune fille part en quête initiatique avec un vieil aigle aveugle. Elle doit rencontrer « l’Ancien »… Mais elle ne le trouvera pas et pour cause …
En outre, elle se trouve confrontée aux dures réalités de la vie. Le rude hiver approche ? Que cela ne tienne, il y a le manteau du berger mort. Dommage que la ceinture ait été égarée, elle aurait plus chaud s’il restait fermé. La nourriture manque ? Pas grave, le berger a gardé des boites de conserve pour un régiment.
Bon an mal an, elle découvre le sens de sa vie. Et enfin elle accepte son état d’humain… Et se retrouve avec un collier de dressage. Son père lui a fait cadeau du sien, en échange de son nounours en peluche.
En dernière case, Pyrénée a enfilé le collier clouté et part vers la civilisation. Cela constitue quand même une fin un peu maladroite. Ce genre de collier a en lui-même une symbolique forte de domination. Le retrouver au cou d’une femme (d’une fillette) peut paraître un peu bizarre.
De plus, ce collier était l’évocation du malheur passé, de la captivité de l’ours. Il n’est pas d’égale valeur avec le nounours. L’animal fait un bien étrange cadeau à sa fille. Je vais trop loin dans la recherche de symbole ? Possible mais depuis le début de l’album, Loisel surfe sur de multiples métaphores, allégories et clichés. Alors pourquoi mettre ceux-la a la trappe du premier degré ?

En réalité, le vrai reproche à faire à cette histoire est d’être très plate, de ne pas être globalement originale.
Le dessin de Sternis est léger, très agréable. Le bestiaire est bien croqué. Pyrénée nue n’est pas choquante hors contexte.
Néanmoins, ma citation de « Trouble-Fête » dans cette chronique n’est pas anodine. Même si je ne veux pas faire un raccourci entre les 2 albums, j’avoue que faire la transition entre les 2 a été difficile. D’où le ton peut être trop « père la pudeur » de cette chronique. C’est peut-être simplement un album a ne pas lire dans le cadre «Loisel sa vie son œuvre » :o)
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