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© Panini Manga / Generation Comics

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Kaze No Sho - Le livre du vent
ScénarioFuruyama Kan
DessinTaniguchi Jiro
CouleursNoir et Blanc
Année2004
EditeurPanini Manga / Generation Comics
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Le jour où le livre secret des Yagyû est dérobé, c'est tout le Japon qui risque de sombrer dans la guerre civile. Une histoire de sang, de combats et d'intrigues politiques, dans la plus pure tradition des légendes de samuraïs…

 

5 avis

Herbv
Voici Kaze No Shô (Le livre du vent) de Jiro Taniguchi et Kan Furuyama, c'est du tout bon alors que je ne suis pas franchement fan des histoires de samouraï. Je conseille donc fortement sa lecture :)

C'est un manga historique qui se passe à l'époque d'Edo où deux clans (celui des Tokugawa et celui de l'empereur retiré Go-Minoo) s'affrontent pour le pouvoir à la tête du Japon. Yagyû Jûbei Mitsuyoshi, le plus célèbre escrimeur de toute l'histoire du Japon avec Miyamoto Musashi, y tient un rôle prépondérant. C'est ce rôle qui nous est raconté ici.

L'histoire est très prenante pour qui s'intéresse un peu à l'histoire du Japon d'autant plus qu'il y a de nombreuses notes de bas de page et quelques pages de bonus pas mal faites du tout. Par contre, je trouve que le (superbe) dessin de Taniguchi passe très mal lors des scènes de combat car elles sont beaucoup trop statiques. Les limites de son dessin plutôt figé sont ici manifestes. Rien à voir avec Lone Wolf and Cub, plus fouillis mais tellement plus dynamique. C'est là où on se rend mieux de la qualité du dessin de Goseki Kojima. Ceci dit, les décors, les trames et les costumes dessinés par Taniguchi sont d'une beauté à couper de souffle (les scans ont été réussi, l'impression est bonne même si le papier est un peu trop fin).

Lisez donc Kaze No Shô (Le livre du vent), vous passerez un excellent moment avec une oeuvre de qualité.
CoeurDePat
Album inhabituellement grand pour un manga, "Kaze No Sho" traite de la période Edo et de ses luttes de pouvoirs, thèmes que l'on retrouve également dans "Lone Wolf & Club", ainsi que La pierre et le sabre chez J'ai Lu et dans une moindre mesure "Le phénix", ces ouvrages ayant en commun une grande richesse au niveau historique.

L'histoire mêle plusieurs genres. Historique tout d'abord, avec de nombreuses références et explications (très bienvenues !), "samouraï" ensuite puisque les combats ne sont pas rares, et policier enfin de par l'enquête et le démêlage d'intrigue qui est raconté.
Le tout est encadré par un prologue et une conclusion qui ont lieu à l'ère Meiji (1899 pour être précis), qui placent l'histoire dans un contexte intéressant.

Au dessin, Taniguchi est comme à son habitude excellent, même si on ne peut que constater un aspect un peu figé lors des combats (par opposition par exemple à "Lone Wolf & Cub" qui lui est très dynamique).

Côté scénario, réalité et fiction sont étroitement mêlés, et l'ensemble me paraît crédible et réussi. "Kaze No Sho" se lit d'une traite et est assez passionnant. Le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est justement ce mélange de genres qui influe sur le rythme de l'histoire... on a ainsi parfois l'impression que certains combats sont là pour tenir le lecteur en haleine.

Un dernier mot sur le prix relativement élevé (14 euros) : oui, c'est cher par rapport à la majorité des mangas, mais le format est vraiment grand (le double d'un album habituel), ce qui donne une ampleur appréciable au dessin. L'album est par ailleurs très souple, ce qui permet de le lire sans en casser le dos. Et les explications historiques en fin d'album ne sont pas inutiles.
pikipu
Taniguchi, ça n'est pas que le manga réaliste du journal de mon père ou de quartier lointain. Taniguchi c'est aussi du manga moins… euh… enfin, plus… comme le chien Blanco. Taniguchi c'est encore les pavés historico-littéraire d'au temps de Botchan. Et c'est encore un manga plus "traditionnel", sur fonds d'histoire et d'action. Comme le livre du vent. Kaze No Shô.

Ce manga est du Taniguchi, il n'y a aucun doute. Imaginez qu'en 2234, un étudiant en doctorat de bande dessinée retrouve les planches originales de cet ouvrage, il n'aura aucun mal à en déterminer l'auteur. Car, comme disait ma grand-mère, jamais avare en bons mots, « il n'y a pas plus taniguchien que Taniguchi ». Et c'est qu'elle s'y connaît ma grand-mère. Elle a lu tout Faizant.

Alors, comme d'habitude, c'est un régal pour les yeux. Certains trouveront peut-être ici et là une forme de lassitude (propre aux lectures successives d'ouvrages de l'auteur, et non au manga lui-même) et se demanderont encore : « Sait-il dessiner d'autres visages ? ». Mais, comme disait ma grand-mère, on ne change pas une équipe qui gagne.

L'histoire est très bien construite (merci M. Furuyama), même si j'ai encore un peu de mal à ingurgiter autant de noms japonais à la suite, et que, par moments je m'y perds un peu. Mais cela tient plus à mon incompétence linguistique et à mon incapacité de mémorisation qu'à la qualité du manga (mais je ne dois pas être le seul, non ?).

Les scènes de combat ont un je-ne-sais-quoi d'effet Tigres et dragons ou Matrix. Je ne parlerai donc pas de statisme ou d'effet raté. Je pense plus volontiers à cette capacité qu'aurait Taniguchi de fixer, dans un mouvement de vitesse que l'on devine, dans cette virtuosité toute fantastique, le moment clé de l'action, avec la justesse de la position du corps et des protagonistes. Bref, du grand art. Même si je comprends chez certains, une déception possible.

Le prix peut paraître élevé pour les habitués du manga. Mais pour les habitués de Taniguchi, hormis le chien Blanco, tous ses mangas sont dans cette catégorie de prix.

Un glossaire vient expliquer quelques termes, linguistiques et historiques utilisés dans le livre. Pas de quoi faire de vous un spécialiste du vieux Japon. Mais cela vous facilitera la lecture.

Que je vous conseille.
Nirvanael
Ca faisait un petit moment que je devais écrire un texte sur "Kaze no Sho, le livre du vent", et je suis plutôt content de le faire puisque ce dernier Taniguchi paru sous nos latitudes semble ne pas faire l'unanimité.

L'objet en lui-même est magnifique, un plaisir à prendre en main. Ceux qui ont l'habitude de humer la tranche de leur livre pendant la lecture seront comblés, ces nouvelles fragrances d'encre et de colle m'étaient perso inconnues et pas désagréables. Le papier cartonné et finement strié de la couverture est également superbe. Le seul reproche que l'on peut sans doute faire à cette édition est un papier trop fin, ce qui produit le désagréable effet de transparence d'une page sur l'autre.

Comment aborder ce "livre du vent" ?
Déjà, by Taniguchi senseï, on s'attend à ce que se soit très bon, et ça l'est, mais ça se révèle d'emblée comme "dépaysant".
La première partie de l'album est véritablement du pur manga historique, avec une dimension des complots politiques, des lignées familiales et autres petites festivités bien présentes. Je n'ai retrouvé cette dimension historique représenté avec une telle force que chez "Ikkyu".
Mais bon, les persos sont justement en retrait par rapport à cette intrigue plus politique, et on n'accroche pas vraiment.

C'est dans une deuxième partie que ça décolle et que l'oeuvre peut aussi prétendre au statut de "chef-d'oeuvre", lorsque justement, ce sont les personnages qui deviennent le centre du récit.

On se consacre plus particulièrement au légendaire Yagyû Jubei, un de ces guerriers qui ont marqué l'époque féodale japonaise dans l'imaginaire collectif, au même titre que Musashi.
Il y a des plans sur son visage, des attitudes, des postures... A plusieurs reprises, je me serais cru dans un film de Kurosawa, le personnage me faisant penser à l'illustre Mifune. Graphiquement très réussi donc, et le dessin doux et paisible de "Quartier Lointain" et de "L'homme qui marche" se prête à merveille à la prestance et à la dureté du personnage. Une réussite.

Les scènes de combat aussi, chose nouvelle chez Taniguchi pour nous, sont traitées d'une façon unique. Contrairement à d'autres qui ont dit que l'on voyait là les limites de son dessin, je trouve au contraire que cet album nous permet de voir une autre dimension du talent immense de cet auteur.
Certes, c'est différent de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Par rapport à un shônen ou un seinen de sabre, débordant de ligne de vitesse autour des armes, accentuant le mouvement vif des personnages. Ici, nous n'avons "rien". Juste les personnages. Cela est épuré au maximum, et pourtant, tellement juste. Par le biais des postures, du découpage, de l'enchaîneent des cases, il se dégage un dynamisme et une précision rare.
On a plus l'impression d'assister à un simple combat qu'à un truc débordant d'effets spéciaux. C'est la meilleure façon de le décrire.

Ensuite, les personnages, difficiles à évoquer sans vraiment dévoiler l'intrigue, sont aussi très bien définis. Le héros répondant à tous les codes du film de genre, mais avec une originalité certaine sur la fin de l'oeuvre, appuyant la force de ce grand homme. Nous avons aussi une certaine galerie de personnages secondaires bien décrite, mais c'est ce qui se passe entre notre héros et non pas le "méchant", mais son ennemi, qui est vraiment prenant. Lui aussi, très bien défini, ayant ses capacités de combat propres, le tout très clairement et subtilement rendu par Taniguchi, et de grands idéaux, sans doute trop grands... En opposition avec une vision plus pragmatique du monde.
On ne nous dit pas qui a raison, pas de manichéisme ici. Nous assistons simplement à la confrontation de deux hommes, qui jouent par là-même le destin d'un pays. Evidemment, il y a un parti pris, puisque nous suivons un personnage et pas l'autre, et qu'il y a ce qui est considéré comme une réalité historique en conséquence de ceci, mais Taniguchi se permet tout de même une certaine distance, sans porter de jugement.

Je finirai simplement en évoquant l'ambiance vraiment prenante qui se dégage de l'ensemble. Cette deuxième partie de l'album est délectueuse, et les décors, jusqu'à ce duel final dans ce temple magnifique, sont pour beaucoup dans la réussite de ce volume.
Je précise aussi que la première partie est d'une excellente qualité de même, mais plus formelle. Mais en ayant lu le récit dans son entier, un autre regard serait sûrement porté dessus.

A signaler une annexe bien conçue et qui complète bien la lecture.

Donc une autre oeuvre de Taniguchi, et une grande oeuvre selon moi, bien que très différente de celles que nous connaissons déjà, qui permet de découvrir une autre dimension de son talent.
rohagus
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent.
Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau.
Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration.
Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant.
Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants.
Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position.

En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive.
Demi-déception, donc.
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