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ďż˝ L'Association

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Faire semblant c'est mentir
Sc�narioGoblet Dominique
DessinGoblet Dominique
CouleurGoblet Dominique
Ann�e2007
EditeurL'Association
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

- Introduction, [RĂ©cit Ă  suivre]
- Chapitre 1 , [RĂ©cit Ă  suivre]
- Chapitre 2, [RĂ©cit Ă  suivre], Hinant Guy-Marc (S)
- Chapitre 3, [RĂ©cit Ă  suivre]
- Chapitre 4, [RĂ©cit Ă  suivre], Hinant Guy-Marc (S)
- Initiales, outils, simulacre, [RĂ©dactionnel], Hinant Guy-Marc (S)
S : Sc�nario

 

2 avis

laurent ambre
Travail autobiographique, « Faire semblant c’est mentir » évite les écueils trop répandus de ce genre sur-représenté en bande dessinée en ces temps de diktat du « moi je » : clins d’œil putassiers en direction du lecteur, sympathie, éloge du quotidien et propos inconsistant.
L’autobiographie pratiquée ici est remarquable par sa construction, son engagement, sa mise à distance – l’ouvrage a été réalisé sur une période de 12 ans, avec des suspensions et des interruptions – et sa pertinence.

L’objet en lui-même est compact et a du poids ; la reliure en papier toilé le met hors mode et évoque les vieux manuels scolaires. L’impression et le papier intérieur, assez fort, sont travaillés et bien choisis.

L’introduction – une petite merveille de 4 pages – nous met en garde et détruit toute illusion : tout ici est arrangé. Le premier chapitre, sans doute le plus ancien, en tons passés, comme vieillis, met en scène la visite au père, à laquelle on revient à la fin du chapitre 3. Le chapitre 2 (le plus long, co-scénarisé par Guy-Marc Hinant) est une vaste parenthèse, tandis que le début du chapitre 3 (le passage du « grenier ») est le point culminant du récit, culminant par ce qu’il énonce et par sa qualité. Le dernier chapitre, co-scénarisé lui aussi, apologie de l’instant présent et de la vérité inventée, ferme le récit.
L’ensemble du récit est traversé par des fantômes fugitifs comme des réminiscences ou une mémoire trompeuse.

La question des relations entre fiction et réalité est posée ici comme rarement elle a été posée en bande dessinée, mais aussi celle de la réalité vécue et réinventée par soi et par les autres, objet de toute fiction.
rohagus
Il m'est difficile d'aviser cet album car il mélange le bon et le mauvais à mon goût.

Au rayon du mauvais, il y a le dessin.
En réalité, l'album est scindé en chapitres dont la qualité graphique est différente. Il est possible que cela vienne du fait que la création de cet ouvrage ait été étalée sur une douzaine d'années et que la technique de l'auteure ait évolué entretemps. Mais il se peut aussi que la différence de style soit voulue et je n'en vois pas trop la raison.
Quoiqu'il en soit, le premier tiers de l'album est dessiné... comme un dessin d'écolier, le passionné de BD qui en CM1 aurait voulu faire sa propre petite BD, avec ratures et bavures en prime. Seule une accentuation des défauts de ce type de dessin, personnages déformés et bizarres, semble faire preuve de la volonté d'un auteur adulte d'avoir choisi sciemment ce type de dessin. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais le trait est laid. Heureusement, la colorisation à l'huile réussit étrangement à rendre belles les planches. Le résultat visuel est étonnant et intéressant. J'aime cette esthétique. Mais je le répète, elle ne mérite mon intérêt que par la colorisation, pas par le dessin.
Les chapitres suivants sont mieux dessinés, avec nettement plus de soin et de travail. Ils en ressortent un peu moins vivants et moins originaux, mais au moins le trait n'est pas affreusement laid.

Autre mauvais point, j'ai eu beaucoup de mal Ă  cerner le sujet de cet album. Dominique Goblet y aborde plusieurs sujets entre lesquels j'ai eu un peu de mal Ă  faire le lien.
Après réflexion, deux thèmes en ressortent.
Le premier concerne les parents de Dominique, entre un père trop affable, trop dans son monde et à moitié alcoolique, et une mère parfois "magicienne" aux yeux de sa petite fille mais aussi égoïste et très dure. Une fois l'auteure adulte apparait aussi celle qui doit être la nouvelle compagne de son père, visiblement dérangée et partant facilement en crise d'hystérie. Ces personnages sont présentés par les yeux de l'héroïne qui semble bien être l'auteure elle-même, mais on n'en sait pas tellement plus. Qu'est devenue la mère ? Qui est cette compagne de son père ?
Le second thème concerne la vie amoureuse de Dominique devenue adulte, avec un compagnon qu'elle semble aimer mais qui a bien du mal de son côté à se stabiliser. Il est hanté par le souvenir de son ex-petite amie et oscille entre un retour à une relation avec cette dernière et une vraie histoire d'amour avec l'auteure. Dominique Goblet le présente comme un personnage arrogant et assez détestable. Difficile de s'y attacher et de comprendre pourquoi elle semble l'aimer sincèrement.

Soyons clair, le récit n'est pas drôle, il est un peu confus car on ne sait jamais trop qui est qui, quels sont les liens avec l'auteure et pourquoi elle nous en parle. Il faut tout deviner soi-même et le dessin assez moche ne motive pas vraiment.
Et pourtant, j'ai été touché à plusieurs moments par ce récit. Les personnages sont très intéressants, notamment la mère, le père et sa nouvelle compagne. Certaines scènes sont pleines d'émotions, de tristesse, de peur. Tout cela suinte de sincérité et c'est parfois assez poignant. Le comportement de la mère envers sa petite fille lorsqu'elle était enfant, de son père envers sa fille devenue adulte... Si tout cela est une franche autobiographie, c'est une véritable mise à nu des souvenirs et de l'intimité émotionnelle de l'auteure.
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