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e m, 11.10.2011 à 20:13340448
Ca ne coûte rien...
Un jeune qui part vivre à Shanghai pendant quelques mois.
La première partie assez intéressante, on suit le jeune dans sa découverte de la ville.
Changement de ton dans la deuxième partie, c'est centré sur le personnage principal. Pas trop ce que à quoi je m'attendais. Je me suis pas mal ennuyé, la vie du jeune et de ses problèmes personnels ne m’intéressent pas vraiment.
Dommage. Je préfère un peu de dépaysement quand je lis ce genre de bouquin.
2 héritages

wandrille, 10.10.2011 à 16:26340434
excellente chronique de Rohagus qui tout ce qu'il y a de bien à en dire. C'est un bon album, tiré d'un blog excellent.

C'est drôle, débile et intelligent à la fois.

SydN, 10.10.2011 à 12:14340429
en même temps on pourrait rétorquer que les personnages qui se rendent compte des "principes de leur univers" c'est un peu une facilité pour donner un semblant de profondeur là où il n'y a au final qu'un simple jeu.
la véritable difficulté serait d'intégrer ce "jeu" dans un système traditionnel.

Aba Sourdi, 10.10.2011 à 10:20340427
Une façon plus convaincante et plus intéressante de jouer avec le temps en bande dessinée, également en gaufrier d'ailleurs, c'est quand même "Une tranche de vie" de Gotlib et Mandryka dans la R.A.B. tome 5. Chez Mathieu il est dit dès le départ que ça se déroule en trois secondes donc je ne vois pas ce qu'il reste de ludique à part de s'extasier d'un point de vue technique (et je le redis, le zoom infini fonctionne mieux dans la version animée), or chez Gotlib et Mandryka il y a justement un jeu sur la perception du temps, on ne sait pas combien il dure et c'est là tout l'intérêt. Pour rappel, le principe est de s'attarder sur les tâches quotidiennes du réveil : là non plus aucune ellipse donc étirement du temps, mais véritable jeu avec celui-ci puisqu'à la fin le personnage s'écrie "Bon sang ! Avec tout ça je me suis foutu en retard !" : il y a ici un double bluff si l'on puit dire, une véritable mise en abyme, et non plus simplement une narration qui croit en elle-même, puisque le personnage est lui aussi victime de l'expérimentation, et non plus simplement le lecteur. Comme chez Philémon, comme chez J-C Acquefacques. Dans "Trois secondes", les personnages sont dans leur monde clos et ne se posent pas de questions. C'est triste.

NDZ, 09.10.2011 à 20:30340421
SydN :
Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre...


Je disais cela parce que, même s'il y a un travail de zoom/de-zoom numérique, d'intégration d'image dans d'autres par ordi, j'avais quand-même l'impression que l'épaisseur du trait (qui trahirait les agrandissements successifs) ne perdait de la qualité que dans les apparitions de certaines vues "avant agrandissement". En refeuilletant rapidement la version papier, je ne suis plus trop sûr de mon diagnostic. Même si je reste persuadé que pour le faire entièrement à la main, ce livre, il aurait fallu le réaliser en de-zoom.

Aba Sourdi, 09.10.2011 à 20:20340420
Jamais été motivé pour acheter ce bouquin, et tu ne me motives guère plus. Par contre je vous conseille "Le timbre maudit" qui est super !

Mr_Switch, 09.10.2011 à 14:29340413
Pas de samba pour Capitaine Tonnerre du futur David B. qui signe ici le scénario sous le nom de David Beauchard d'Olivet et d'Olivier Legan, qui a fait carrière ailleurs

Que dire ? Est-ce un chef-d'oeuvre récapitulatif de l'humour autour des dictatures, fascismes, nazismes d'Amérique du Sud ? Ou est-ce une effroyable bouse ? Une effroyable erreur de jeunesse ?
Je n'en sais rien, à vrai dire. J'ai acheté ce bouquin 3 francs six sous dans une démarche paléontologique. Je n'en attendais pas grand chose d'un point de vue histoire. Je ne pouvais pas être déçu. Et de fait, c'est bien plus rythmé que je pouvais penser et c'est encore plus humour gras éculé que je n'aurais pu penser (je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire à vrai dire).

Voilà donc un livre qui passe en revue tous les poncifs des dictatures sud-américaines (et d'Amérique centrale en fait). Voilà un livre qui mêle de l'humour abscons (voir le comportement du chien du héros).
Tant et si bien que l'on ne sait pas si David B. se vautre dans le gag éculé ou s'il raille le gag éculé. Ca atteint un tel paroxysme que la seconde hypothèse n'est pas impossible, même sans présager de la carrière futur du scénariste.
Le dessin de Legan est parfois maladroit mais il est en adéquation avec le scénario...

Au final, voilà un catalogue de cet humour (à souligner que les populations sud-américaines ne sont vraiment l'objet des gags, ce qui est déjà beaucoup). Un livre vraiment étonnant comme pièce d'archive. Une daube ? Oui mais laquelle ?

SydN, 09.10.2011 à 13:45340411
Je ne pense pas que ca ai été dessiné en dé-zoom, personnellement... Je pense au constraire que ca aurait été plus difficile...
J'ai plus l'impression qu'il y a là dessous tout un pré-travail en 3D, pour ne pas se perdre dans l'espace et pour facilité la mise en place des zooms. Mais ca, seul MAM pourrait y répondre...

NDZ, 07.10.2011 à 10:58340394
Ayé, lu. Donc on a une livre plutôt honnête, qui ne cache pas son côté procédé et surtout qui lance de belles réflexions sur le medium bande dessinée. Loin de penser comme certains ici (ou sur du9) que l'exercice est trop limité, voire forcé, voire raté, je trouve que la lecture est plaisante, l'impression de vertige saisissante. Je ne vais pas en ajouter des tartines, ma réflexion suit encore son cours, piégée par les miroirs.

Juste une grosse chose (pour ne pas dire connerie) avant que je l'oublie:

Il me semble évident que l'auteur a dû dessiner en dé-zoom (et donc commencer par la fin) en dessinant une case puis en la rapetissant, la centrant et la complétant pour atteindre la suivante... qui est la précédente en lecture. Si c'est bien le cas - cette stratégie de conception inverse - on a une très belle chose essentielle qui apparaît; à savoir que l'auteur à dessiné dans un sens inverse à celui qu'il va présenter en lecture...

Une lecture qui va du "tout noir" (l'incompréhension de l'intrigue représentée par cette première case noire) jusqu'au "tout blanc" (la dernière case est blanche) où tout doit être lumière/lumineux (normal pour un photon): le lecteur doit avoir compris l'histoire et ses intrications les plus tordues.

Or il aurait conçu son album du "tout blanc" vers le "tout noir", il a donc noirci des pages blanches, il a pris ce qui constitue fondamentalement un livre: du papier auquel il a ajouté au fur et à mesure de l'encre. Et ça, je trouve cela génial.

Dernière chose, j'ai eu une lecture organisée en aller-retour entre les cases, à savoir que, sans le vouloir, au bout d'un certain temps s'est installé de manière automatique (et pour moi seul?) un rythme de lecture du type : case 1 - case 2 - case 3 - case 4 - case 3 - case 2 - case 4 - case 5 - case 6 - case 7 - case 8 - case 5 - etc. Je ne vois pas trop comment expliquer mieux, mais cela était une expérience de lecture nouvelle et spontanée. Une belle surprise. Encore insistant sur la spécificité du medium.

Loin d'être l'album de l'année pour moi, il reste essentiel et profondément riche, comme chaque MAM.

Je vais voir la version numérique tout à l'heure.

SydN, 04.10.2011 à 14:20340350
en fait, avec le recul il m'était resté l'idée du graphe, mais je crois que c'était ça que j'ai vu:

http://zoomquilt2.madmindworx.com/zoomquilt2.swf

SydN, 04.10.2011 à 14:14340349
Thierry :
SydN :
Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph...

on dirait que tu décris une fractale


hmm... non... une fractale est constitué d'une multitude de petites fractales. Ici c'est pas le cas, c'était plutot le graph qui en cachait un autre tout petit sur lequel on zoome.

Thierry, 04.10.2011 à 10:07340346
SydN :
Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph...

on dirait que tu décris une fractale

Thierry, 04.10.2011 à 10:05340345
Dans ce septième tome, Le Gall évoque une parenthèse enchantée, lorsque la famille de Théodore a quitté Dunkerque pour s'installer à la Vallée des Roses, dans une grande maison partagée avec ses grands parents. Succession de petites saynettes délicates et nostalgiques... c'est beau, tout simplement, mais d'une beauté simple et sincère.

SydN, 02.10.2011 à 16:36340338
Non pas du tout, ca démarrais avec un graph sur un mur et on plongeait dedans et il y avait constament de nouveaux graph dans le graph...

strip, 02.10.2011 à 12:07340336
SydN :


Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...



c'était ça ? :


Powers of ten

wandrille, 02.10.2011 à 11:37340335
Docteur C :


Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3...


Ah oui, oui, dis donc, j'ai fait la même recherche et c'est pas... oui non... Et puis j'ai vu la bande annonce, c'est effectivement visuellement autre chose que de la lecture bd classique ... et pourtant.

Est ce que la gouttière est constitutif de la bd. Finalement, c'est un peu une autre forme de gouttière ce glissement.


ça me fait penser à ce que faisaitt Benoît Preteseille dans "l'ecume de l'ecume des jours" des grandes cases sans séparation avec le texte qui vient donner le rythme de lecture.


Là aussi on nous avait reproché de ne pas faire de la bd (pas le même genre de puriste, hein, là c'était plutôt les libraires tenant de l'héroic fantasy à gros seins).

La limite au medium est difficile à encadrer, mais je pense tout de même que quand on est dans la narration elliptique, on est dans la bande dessinée.

Peut on considérer que, dans 3'' on est encore dans l'ellipse ?

Docteur C, 02.10.2011 à 11:03340334
SydN :


Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau!


Mais enfin non ce n'est qu'un compte-rendu succinct de lecture je...

SydN :

Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.


Moui... Et alors? Tout doit rester figé?


Le voudrais-je que ce ne serait pas possible. Non, "tout" ne doit pas rester figé, après je n'ai aucune honte à me proclamer fétichiste du livre, qui est un fétiche bien plus vague que l'iPad, quelque part... Je tendais juste à dire que ce qui fait les codes, ou les composants récurrents de la bande dessinée, s'est d'abord créé pour et dans la presse américaine, puis européenne, etc. C'était un rappel historique, rien de plus.

SydN :

Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée?


Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...


Une recherche sur "zoom infini" et "infinite zoom" dans Google donne des trucs plutôt pourris mais qui illustrent le propos. Alors voilà, il y a de la bande dessinée numérique, mais cette version numérique du 3" n'en est pas vraiment une, pour ceux qui l'ont vu, donc il faut trouver d'autres exemples de bande dessinée numérique. Je crois savoir qu'on va faire du Turbo Media à PFC#3...

NDZ, 01.10.2011 à 20:40340331
Docteur C :
NDZ :

Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci!


Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso!


Où qu'on allait avec Le PBE et chrisB, y'en avait des toasts à la tapenade. Même que c'est le chrisB qui en redemandait.

wandrille, 01.10.2011 à 20:21340330
Docteur C :


Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.

Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés.



Wouahou, pour quelqu'un qui pensait que ce sujet n'avait par pour titre "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures", tu te défends hyper bien...

SydN, 01.10.2011 à 20:14340329
Docteur C :

Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés.


Toi t'as bien bien lu ma chronique sur du9, c'est pas beau!

Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.


Moui... Et alors? Tout doit rester figé?

Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée?


Non, mais clairement, la version numerique de 3" tient plus de l'animation que de la bande dessinée. En plus j'avais déjà vu une telle animation en zoom constant, mais il n'y avait pas "d'histoire" c'etait une plongée infinie dans un grand qui renferme un autre graph, qui renferme un autre graph, qui renferme....
Impossible de remettre la main dessus...

longg, 01.10.2011 à 20:12340328
Docteur C :
et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.


Mmh, alors toi t'es pas Suisse du coup, mais merci d'avoir bien orthographié Töpffer (pionnier de la bande dessinée) :)

Docteur C, 01.10.2011 à 14:52340325
NDZ :

Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci!


Du toast tapenade au café du commerce? Et pourquoi pas des vérines tant que tu y es... Une coupelle de cacahuètes salées un peu louche et seulement à la deuxième conso!

Je n'ai pas lu 3' ni vu cette version numérique donc je ne saurai quoi en dire.

Mais un tel procédé emprunté au cinéma me fait repenser à ma déception de lecture face au Travelling Square District, dont je trouvais le rythme pauvre (deux pages de déplacement du fameux carré puis deux pages de dialogues sur un plan fixe du même carré durant tout le livre), et malgré quelques belles idées (à commencer par l'exercice lui-même), un graphisme plutôt bancal et de la même manière une intrigue de polar plutôt quelconque avec des personnages clichés.

Wendy :

je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre.


Je ne vois pas qui l'aurait faites... Et puis c'est une banalité.

Wendy :

Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise.


Les habitués du genre - qui n'est pas un genre - savent bien que si la bande dessinée a été conçue pour un support, c'est d'abord pour les journaux, seulement ensuite les livres (ou albums), et qu'on ne vienne pas m'emmerder avec Töpffer, la tapisserie de Bayeux ou l'estampe japonaise.

Wendy :

La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée.


Oui mais peut-on dire de la version numérique du 3' de MAM qu'elle est une narration en images séparées? C'est une question ouverte. A ce moment-là si tant est qu'on s'arrête à une telle définition (devant laquelle même Groensteen dans sa sémiotique de la bande dessinée s'est abstenu), est-ce encore de la bande dessinée?

Wendy :

Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant...

Et en même temps rien ne garanti que le programme pour demain donne quelque chose de meilleur qu'aujourd'hui ou qu'hier etc.

Mr_Switch, 01.10.2011 à 14:02340324
Oui et les gouttières entre les cases, sont-elles encore des ellipses temporelles, tant la fraction temporelle qu'elles représentent est négligeable ?

NDZ, 01.10.2011 à 13:30340323
wandrille :
Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier


Moi non plus.

wandrille :
poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive.


C'est un point qui n'a pas été beaucoup discuté il me semble et qui mériterait d'être creusé. On oppose souvent bande dessinée dans leur rapport au temps: le film a une durée fixe et un déroulement imposé; la bande dessinée est une lecture qui, si elle intègre un rythme narratif, n'impose pas un rythme ni un sens de lecture - on peut traîner sur des images, revenir trois pages en arrière, etc.

MAM impose ici une "durée" narrative (3 secondes) mais pas de durée de lecture. Il illustre ce clivage ciné/bédé d'autant mieux qu'il projette réellement du temps (3 secondes) dans l'espace (la double page) ce qui est aussi une caractéristique de la bande dessinée. Et il fait tout ça en virant l'ellipse, en jouant de la focale (le zoom infini), en imposant un point de vue "caméra subjective", forme propre au cinéma. Et ça, c'est quand-même réfléchir un peu sur le medium, ça spécificité, son avantage.

Et je veux bien une autre assiette de toast tapenade, merci!

Docteur C, 01.10.2011 à 11:11340318
Je pensais qu'il y avait écrit "verdict panoramique de vos dernières lectures..." en titre de ce sujet, et non pas "propos de café du commerce sur vos dernières non-lectures". Mais bon, c'est Wendy, on ne le changera pas...

Gousse & Gigot d'Anne Simon, second tome : c'est pas mal du tout, une narration erratique de la vie de deux "colocataires" (?), et du sort de leurs visiteurs, portée par un beau dessin malgré les apparences, une bonne surprise, chez Misma. Trois clients.

La fabrique de fanzines par ses ouvriers-mêmes : c'est pas mal non plus, content qu'un livre collectif existe sur la fabrique de fanzines malgré ses imperfections. Issu d'une résidence entre les cinq "ouvriers" de la fabrique (Baladi, Ibn Al Rabin, Levasseur, Kündig et Novello), il a un côté fanzineux, vite fait, inabouti, par bribes, compilation pas toujours convaincante, avec des pages franchement anecdotiques, mais d'autres très intéressantes, et parfois même drôles (comme celles d'Ibn Al Rabin). En tout cas variées. Reste que ça fait une trace de cette mise à disposition du public des moyens de faire des petits fanzines, elle-même passionnante. Trois cordes à linge.

wandrille, 01.10.2011 à 10:31340317
Je n'ai ly ni la version numérique, ni la version papier, mais je note encore cette confusion qui voudrait que la bd ne soit que le livre.

Confusion faite par les habitués du genre, donc sans surprise.

La bd est une narration en image séparée, donc le support numérique me parait tout à fait valable pour parler aussi de bande dessinée.

Si ce support marche mieux, ma foi, il serait triste de s'imposer de lire la chose en livre si l'acte de tourner la page vient en fait troubler la lecture ( ce que je ressens à la lecture des articles des désapointés)


Quant au fond, ma foi, ça me parait difficile de poser une ambiance et un univers en 3 secondes, on dirait pourtant que MAM y arrive. Alors évidemment, est-ce qu'une bd doit être un tour de force, juste un concept ou obligatoirement un sujet lourd traité avec les moyens du roman graphiques ?


Il me semble que ça peut être tout ça à la fois, MAM ouvre juste une des nombreuses portes.



Aba Sourdi :

Déçu par le dernier M-A Mathieu qui manque d'ambition,

déçu par le dernier David B. qui manque de poésie,

déçu par le dernier Sfar qui n'est que du radotage

déçu par le dernier Baudoin qui n'est qu'un carnet de voyage




Ah ça, c'est sûr ma bonne dame, c'était mieux avant...

SydN, 01.10.2011 à 1:38340315
Je répond a xavier et abasourdi sur du9, et comme ya pas de raison qu'abasourdi soit le seul a copier coller ici, ben je l'imite bêtement:

Moi je trouve très interessants les discours de ceux qui n'aiment pas, car généralement ils sont bien mieux argumentés que ceux qui en font l'apologie. Aussi, ça fait plaisir de lire des critiques négatives et contructives sur un bouquin qui fait -apparement- l'unanimité un peu partout sur le net...
Néanmoins, moi qui ai aimé ce dernier livre de Marc Antoine Mathieu, j'aimerai vous donner mon point de vue. Non pas dans le but de vous faire changer d'avis, c'est peine perdue, mais plus pour exprimer un discours différent qui je l'espère vous interressera autant que le votre m'a interessé.
Personellement j'aime beaucoup lire ou entendre des avis différents du mien, ça me stimule et me rapelle continuellement que des individus peuvent avoir des systèmes de pensée différents et des fois, ça fait pas de mal...
Donc, bon, j'y viens.
Personnellement, contrairement à ce que vous me donnez l'impression de penser ( autant jeanine, lucas, que xavier sur bulledair), j'ai du mal à penser que le fond dans une bande dessinée se limite à la profondeur de l'histoire. Pour moi, le fond se situerait plutôt dans l'expérience de lecture.

Bob disait ci-dessus son emerveillement quand au sentiment démiurgique du spectateur de la version animée de 3" qui pouvait manipuler a saguise vitesse et sens de lecture, s'arrêter sur une case, revenir en arrière, etc... Ce que je voudrais souligner, c'est que la lecture du livre procure exactement le même sentiment, et qu'elle pose -volontairement ou non- l'idée qu'en bande dessinée, de toute façon le lecteur est roi. L'auteur aura beau fluidifier sa narration en eliminant le plus possible la capacité elliptique de la bande dessinée, le lecteur gardera toujours ce pouvoir de determiner sa propre façon de lire. Alors qu'on est toujours maître a bord, en lisant 3" on s'en rend compte plus que jamais!
1ère experience de lecture majeure que procure ce livre!
La seconde réside dans cette narration quasiment non-elliptique inhabituelle en bande dessinée. Inhabituelle, car - et vous l'avez souligné justement- sans grand intérêt dans le domaine de la bande dessinée, qui brille justement grâce a son fort potentiel elliptique.
Cette absence, ce refus, est déjà un défi. Sans fond peut-être pour vous, mais dans lequel je vois plutôt un désir de provoquer un sentiment de lecture inhabituel. Une experience de lecture nouvelle, différente. Je n'y vois pas quelque chose de purement formel, puisque une narration qui n'use pas des codes auquels nous sommes habitué provoque nécessairement une émotion, un sentiment. Et une émotion n'est pas formelle. Pour moi la bande dessinée n'est pas forcement le véhicule d'une histoire, mais bien de sensations, diverses et variés. L'histoire, s'il y en a une est finalement toujours un prétexte à faire passer ces sensations, ces sentiments. Et ici, il n'y a pas plus prétexte que cette histoire de complot autour du foot. L'idée est donc merveilleusement representée.
Je ne sais pas si il y a derrière ça une volonté d'auteur, mais une oeuvre véhicule toujours bien plus de choses que ce que l'auteur a bien voulu y mettre.
Personellement, j'ai aussi vécu une troisieme forme d'experience de lecture majeure. Mais elle est bien plus personelle. Cette narration en forme de zoom, non elliptique, m'a fait littéralement plonger dans les images, j'étais comme pris par une sorte de langueur hypnotique. Expérience rare ces dernières années à la lecture de bandes dessinées.
Pour tout ça, je ne peux pas déprécier ce livre malgré les principaux défaut que vous lui trouvez qui sont pour moi non pas mineurs, mais plutôt atténué par les qualités que je lui trouve. C'est loin d'etre mon Marc Antoine Mathieu préféré. Mais l'experience de lecture a été au rendez vous, et comme ca devient rare, je suis content.
J'ajoute que je trouve que le plus gros défaut du livre - qui a été également souligné par Xavier sur bulledair- c'est cette intro certainement ajoutée par l'éditeur qui vient nous expliquer pourquoi et comment lire ce livre... Sans intérêt, peu éléguant et méme connotant l'idée que le lecteur est très certainement trop bête pour comprendre. Pis, ajoute une explication qui n'en méritais pas. Et qui est plus est, est certainement absurde. J'y viens:
Un détail qui me titille mais sur lequel je ne suis pas assez calé pour me prononcer définitivement, mais il me semble qu'il y a une erreur dans la présentation des images-reflets. A priori, la lumière rebondit sur le miroir, elle ne pénètre pas au coeur de son reflet, donc l'image ne devrait jamais s'inverser. Il faut donc soit remettre en cause le travail de l'auteur, soit cette intro foireuse de l'éditeur, qui cherche a tout prix à rationnaliser un "parcours de caméra" a priori impossible en nous donnant l'explication du parcours de la lumière, alors qu'il ne s'agit en fait que d'un zoom infini dans une image...
Devinez sur qui je rejette la faute?

Aba Sourdi, 30.09.2011 à 15:51340313
Disons qu'elle n'est pas faite pour l'écriture familière, on a le droit d'être familier qu'à l'oral, ce qui est quand même souvent dommage je trouve quand même, parce que le familier permet des choses quand même je trouve. Mais point trop n'en faut, certes. Quand même.

pirik2, 30.09.2011 à 15:46340312
Négation = "ne".."plus" ("Quand tu n'es plus jeune")
La langue française n'est pas si sale! :)

Aba Sourdi, 30.09.2011 à 15:27340311
(mince, je me rends compte qu'on peut comprendre le "quand t'es plus jeune" par l'inverse de ce qu'il veut dire, saleté de "plus", je déteste l'ambivalence de ce mot, saleté de langue française ! au moins c'est bien la preuve que cette envolée était très, trop spontanée.)

Aba Sourdi, 30.09.2011 à 15:21340309
D'accord aussi avec Matrok. Déçu par le dernier M-A Mathieu qui manque d'ambition, déçu par le dernier David B. qui manque de poésie,
déçu par le dernier Sfar qui n'est que du radotage
déçu par le dernier Baudoin qui n'est qu'un carnet de voyage
Mon dieu mon dieu, c'est pas joyeux
qu'ils sont déprimants tous ces vieux
Lewis Trontron avait raison
quand t'es plus jeune tu tournes en rond
Et cela marche aussi pour lui
c'est celui qui y est qui l'a dit

...euh, excusez-moi, ça m'est venu tout seul. Je n'recommencerai plus.

Matrok, 30.09.2011 à 14:57340308
Je ne suis que légèrement déçu, mais c'est peut-être la première fois que je suis déçu par un bouquin de David B. Peut-être est-ce dû au texte froid et universitaire de Jean-Pierre Filiu ? Ce n'est pas la première fois que David B. prend un sujet historique ou géopolitique, mais jusqu'ici il menait lui-même sa barque là où le menait ses sentiments et son introspection. Ici, on a l'impression que sa vision poétique est comme bridée par le texte. Bon, je chipote parce que sur le plan artistique c'est quand même très, très au dessus de la grande majorité des BD à sujet historique...

pirik2, 30.09.2011 à 14:49340307
pirik2 :
Je n'ai vu que la version numérique mais cela reste impressionnant.
Je me demandais, est ce écrit "BD" ou "histoire" sur la couverture du livre?
Parce que si ce n'est pas intéressant en tant que BD ou récit, cela m'a l'air assez chouette comme livre, tour de magie, énigme.. Ou simple casse tête visuellement plus grandiose et touchant qu'un jeu de Cluedo. MAM montre ou dispose davantage qu'il ne raconte.

Et je ne pense pas que la version numérique assouvisse une envie d'enquête ou de contemplation. L'animation est un vertige spectaculaire face auquel on reste passif.

Repousser les possibilités du 9e art", il ne faudrait pas que cela tourne à l'obsession.

Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas à juger des choix de l'auteur ou du livre en lui même. (je ne l'ai pas eu en mains!)

pirik2, 30.09.2011 à 14:48340306
Je n'ai vu que la version numérique mais cela reste impressionnant.
Je me demandais, est ce écrit "BD" ou "histoire" sur la couverture du livre?
Parce que si ce n'est pas intéressant en tant que BD ou récit, cela m'a l'air assez chouette comme livre, tour de magie, énigme.. Ou simple casse tête visuellement plus grandiose et touchant qu'un jeu de Cluedo. MAM montre davantage qu'il ne raconte.

Et je ne pense pas que la version numérique assouvisse une envie d'enquête ou de contemplation. L'animation est un vertige spectaculaire face auquel on reste passif.

Repousser les possibilités du 9e art", il ne faudrait pas que cela tourne à l'obsession.

Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas à juger des choix de l'auteur ou du livre en lui même. (je ne l'ai pas eu en mains!)

Xavier, 30.09.2011 à 14:19340305
Aba Sourdi :
Je copie-colle ici mon message polémique laissé sur Du9 concernant ce livre trop encensé à mon goût ! :)


Assez d'accord sur les critiques qui crient par trop au génie devant un bouquin qui m'a énormément déçu. A plus d'un titre, d'ailleurs.
Tout d'abord, le récit que l'on nous demande de démêler est assez simpliste et inintéressant. Ce qui fait qu'on ne lit pas ce livre pour connaître le fin fond de l'histoire, mais seulement pour en tourner les pages. Et quand bien même on n'aurait pas saisi tous les tenants et les aboutissants, il n'y a aucune raison pour que l'on y revienne: la construction de l'intrigue est purement intellectuelle et ne crée aucun lien affectif ou émotionnel avec les personnages. Ils sont des pions sur un plateau de Cluedo, avec autant d'épaisseur et d'intérêt.
Autre gros travers: MAM sert ici un récit supposément muet, mais dans lequel toute l'intrigue est révélée par l'écrit (une de journaux, affiches, billets, etc...).

Ensuite, le procédé de miroirs débouche surtout sur beaucoup d'efforts pour pas grand-chose -- nous amener à découvrir dans son ensemble une seule scène (celle sur laquelle on ouvre le livre) qui contient tous les indices. Donc on a les séquences où l'on explore cette scène, et pour lesquelles les miroirs servent à en saisir la spacialité, et les séquences de transition qui ne servent qu'à remplir et qui n'apportent rien au récit (la longue séquence avec la Lune étant particulièrement symptomatique).
Rajoutons de plus que, si l'art de la bande dessinée réside de suggérer ce qui se passe dans l'espace inter-iconique, le fait de vouloir détailler par le menu ces enchaînements ne fait qu'affaiblir progressivement la narration spécifique à la bande dessinée elle-même.

Enfin, ce qui est pour moi l'échec le plus marquant de ce livre, c'est le besoin de préciser à la fois le concept (le voyage de la lumière) et l'objectif du récit (résoudre une intrigue) dans les paratextes qui l'accompagnent. C'est le signe le plus fort qui indique que l'on a affaire à un projet non accompli, qui n'arrive pas par lui-même à rendre son ambition intelligible.
D'une certaine manière, cela s'étend également à la version numérique, qui finit par ne valoriser qu'un seul aspect (ce long zoom avant) en occultant la narration.

Bref, beaucoup trop de défauts à mon goût pour l'auteur des Julius Corentin Acquefacques.

Mr_Switch, 30.09.2011 à 14:18340304
Mais justement... N'était-ce pas une animation qui a été transformée en bandes dessinées ? J'avais cru comprendre. De là, le problème s'inverse : ce n'est plus un problème d'adaptation du livre en animation mais bien l'inverse.

Le livre n'est-il pas un moyen d'acheter l'animation ? Une sorte de miniblog après l'heure.
La partie web des miniblog ne devait être qu'un bonus. Hélas pour la majorité que j'ai lus, la partie web était plus qu'un bonus, c'était la véritable conclusion. Les parties web ne sont pas en ligne et la majorité des miniblog sont étêtés

C'est là que Jeanine pêche, son commentaire l'avoue à demi-mot. Le livre pris seul est sans doute plus contestable que le livre et son animation faisant un tout.

Si l'on part du principe que c'est une animation mise en bandes, beaucoup de ce que tu soulignes devient logique.

Aba Sourdi, 30.09.2011 à 13:26340303
Je copie-colle ici mon message polémique laissé sur Du9 concernant ce livre trop encensé à mon goût ! :)


Très content de lire enfin une critique "négative" sur ce livre qui semblait jusque là convenir à tout le monde. Quand je vois les notes sur Bulledair je suis estomaqué !

Pour moi Marc-Antoine Mathieu s'est doublement perdu dans cette histoire et vous avez très bien relevé ces deux points. Non seulement il n'y a aucun fond qui sert la forme alors que c'était jusque là l'apanage de cet auteur profond, mais en plus l'expérimentation est loin d'être réellement pertinente : il n'y a ici qu'un jeu sur la narration et non pas un jeu sur les possibilités du langage bande dessinée, nuance ! Comme vous le dites, le vrai jeu est philémonien, il a pour but de dépasser la case ; il fait bien plus que de se jouer du temps, il se joue justement du fait qu'il puisse y avoir un temps en se jouant de l'espace de la page, bref il construit un monde qui va au-delà des notions narratives d'ellipse et d'action. C'est comme cela que l'on tient compte de toutes les potentialités du neuvième art. Or, ici, on est simplement dans un questionnement cinématographique, on s'intéresse au point de vue, au regard ; il n'est donc pas étonnant que cela soit très facilement transposable en animation, comme nous le prouve la version numérique qui est du coup bien plus efficace à mon sens.

wandrille, 30.09.2011 à 10:44340302
lanjingling :

et apres cette dithyrambe, meme pas de coup de coeur? triste epoque liberale, faite d'exaltations vides


Réserves sur la couv + c'est pas une histoire, et moi, j'aime bien les histoires.

Je suis ainsi.

lanjingling, 30.09.2011 à 4:04340295
wandrille :


J'ai donc eu l'occasion de mettre la main sur cet ouvrage, et je vous en recommande la possession.

Seul bémol, la couverture, finalement un peu pauvre comparé au faste de l'intérieur[...]
A ces réserves près, le reste est à se damner.

Outre que les dessins sont absolument merveilleux, Charette a fait le choix très surprenant mais finalement très heureux, de présenter cela en bichromie noir et or... et ça marche très très bien.
Il y a une invention dans la mise en page que le jeu de la bichromie permet de rythmer de façon toujours différente et des effets très réussis.

Ce choix qui aurait pu être clinquant a été assumé dans une sobriété qui en fait un livre d'une très belle tenue, dont les héritiers de Beuville peuvent s'enorgueillir : ils ont bien fait de faire confiance à Charette.

et apres cette dithyrambe, meme pas de coup de coeur? triste epoque liberale, faite d'exaltations vides

wandrille, 29.09.2011 à 22:03340290
Alors alors... J'aime bien, j'aime beaucoup Beuville, sans vraiment bien connaître, mais chacun de ses dessins éveille un truc, comme le très grand Gus Bofa.

J'ai donc eu l'occasion de mettre la main sur cet ouvrage, et je vous en recommande la possession.

Seul bémol, la couverture, finalement un peu pauvre comparé au faste de l'intérieur, avec une typo bien moins classieuse que celle qui orne les titrailles des parties et, bizarrement, aucune reprise de l'or qui fait un des charmes de ce livre.

On se demande pouquoi être passé à côté d'une couverture qui aurait annoncé la munifiscence de l'intérieur pour une bête quadri qui propose une image finalement en trois tons.

Le format, s'il aurait pu être encore plus grand pour mieux rendre hommage au dessin est toutefois bien suffisant pour pouvoir les apprécier.

A ces réserves près, le reste est à se damner.

Outre que les dessins sont absolument merveilleux, Charette a fait le choix très surprenant mais finalement très heureux, de présenter cela en bichromie noir et or... et ça marche très très bien.
Il y a une invention dans la mise en page que le jeu de la bichromie permet de rythmer de façon toujours différente et des effets très réussis.

Ce choix qui aurait pu être clinquant a été assumé dans une sobriété qui en fait un livre d'une très belle tenue, dont les héritiers de Beuville peuvent s'enorgueillir : ils ont bien fait de faire confiance à Charette.

NDZ, 29.09.2011 à 20:27340288
C'est la troisième série de la collection Puceron que je prends pour ma fille de 4 ans et ça fonctionne du tonnerre. Une poil moins bien que Petit Poilu, car un poil moins facile à lire, et poil mieux que Petit Père Noël, dont le dessin est bien mais parfois trop fouillé pour une lecture "première BD". A mettre entre toutes les petites mains.

wandrille, 27.09.2011 à 21:45340268
NDZ :
Oui oui oui, une merveille

THYUIG, 26.09.2011 à 20:27340254
oulala que c'est confus et que ça part dans tous les sens, pfff, les belles intentions du premier tome partent en vrille. Bizarre. Ou alors j'attendais quelque chose de plus posé, mais là j'avoue ne pas avoir pigé grand chose...

Thierry, 26.09.2011 à 9:55340237
Suite et fin du dyptique entamé avec 'Secrets', et une confoirmation de plus que Théodore Poussin est une très belle série.




Mais c'est avec ce sixième tome que Le Gall frappe un grand coup.
Parfois, il y a de petits miracles. Ce dernier tome s'ouvre sur le voyage de retour en paquebot de Théodore. Devenu une petite célébrité, il est l'attraction de cette traversée, ce qu'il vit avec un relatif amusement. Il y a du Hergé dans ces premières planches. Ce Théodore engoncé dans son pardessus rappelle le Tintin des débuts, celui qui se faisait accueillir en héros sur les quai de la gare.
Et voilà que Théodore disparaît lors d'une escale, à la poursuite de l'insaisissable Novembre. Pendant trois jours, plus aucune nouvelle, au point qu'on le donne pour mort. Sa famille, à Dunkerque, est sur le point de se résigner lorsqu'on annonce que Théodore a refait surface et arrivera bientôt. Mais que s'est-il passé lors de ces 3 jours ?
Le Gall ramène son héros à son point de départ, mais son voyage est-il terminé pour autant ? Dunkerque est-il encore le 'chez soi' de Théodore ?
Le Gall ne rechigne pas à utiliser des McGuffin, comme le livre de Town qui réapparait après le naufrage. Mais il le fait avec suffisamment d'intelligence pour que cela s'intègre parfaitement au récit et lui donne même cette coloration si particulière. A y regarder de près, ce sixième tome, fin de voyage et fin de cycle, est cousu de fil blanc. Toutes les révélations qui l'émaillent ne sont guère surprenantes. Et pourtant, ce 'passager porté disparu' touche. Derrière la simplicité apparente de ce récit se cache une oeuvre profonde et personnelle, dans laqelle les réponses apportent moins que le voyage. Le voyage de Théodore Poussin est beau, tout simplement. Théodore est parti, a grandi au contact du monde et est revenu, pour se rendre compte que son point de départ s'est évanoui. Il ne peut pas reprendre sa vie comme là où il l'avait laissé. Il pensait s'offrir un parenthèse dans sa vie. Mais sa vie d'avant n'est plus.

NDZ, 26.09.2011 à 9:24340235
Décidément, les livres édités par Les Arènes en partenariat avec XXI, la revue qui en fait la prépublication, valent vraiment le coup d'oeil. Après le magnifique Des nouvelles d'Alain sur la stigmatisation des Roms à travers l'Europe, on a ici un récit pudique, courageux et informatif sur des malades dont la souffrance est peu connue et qui nous donnent une magistrale leçon de "vouloir vivre". Idéal pour donner à tout le monde l'envie de vivre ensemble, de se battre ensemble à tous les niveaux (vie civile, milieu hospitalier, labos de recherche, etc).

Mr_Switch, 23.09.2011 à 23:43340213
(je me doute. C'était pour te faire expliciter : )

beuzno, 23.09.2011 à 23:30340212
le titre est un vers du poème d'Hemingway cité en exergue

Mr_Switch, 23.09.2011 à 20:28340211
(Que vient faire Hemingway là-dedans ? :) )

beuzno, 23.09.2011 à 20:01340210
en même temps que la jeunesse (Hemingway) de Jean Harambat chez Actes Sud (pas encore dans la bullebase)
chaque chapitre est une combinaison de rugby et raconte une tranche de vie rugby à Mont-de-Marsan, en Argentine, en Australie, à Guernica, en Ecosse....
pas d'idéalisation, pas de cliché
c'est trop bon! j'ai pris mon pied!
ok, c'est mon sport, mais ça intéressera tout le monde
coup de coeur

ingweil, 23.09.2011 à 16:46340207
Le tome précédent me faisait craindre un essouflement de la série. Celui-ci est de nouveau très très bon. Le jeu de massacre continue, pour mon plus grand plaisir.

Mr_Switch, 22.09.2011 à 14:33340193
Traits Résistants. Voici le catalogue de l'exposition du même nom. Son principal défaut : voici le catalogue de l'exposition du même nom.
Ce livre est intéressant, même très intéressant pour certains chapitres. Le thème des bandes d'avant guerre, de pendant la guerre, d'après guerre est un thème qui m'attire naturellement. Non pas dans un attrait collectionneur, objet rare mais bien dans le fond et dans l'utilisation de l'image dans un but précis.
Ce livre me tentait donc depuis quelques temps. Néanmoins, c'est encore un truc qui traite de la seconde guerre, je résistais donc à la tentation. Et puis il m'a été offert...
Sur le thème principal, le livre est assez riche en iconographie mais survole la thématique (par exemple, le cas du Téméraire est trop vite abordé pour que le lecteur non averti se rende compte du "cocasse" de certains retournements de veste). Cela dit, la richesse de l'illustration est déjà remarquable en soi.
C'est un catalogue d'exposition et ça se sent : l'introduction au livre introduit l'avènement de l'expo plus que celui du livre. Certains textes sont plus typiques d'un commentaire d'expo que d'une analyse livresque.
Surtout, chaque chapitre semble traiter d'une salle de l'expo. On saute du coq à l'âne, d'un traitement général à un cas particulier, d'un projet à venir à l'histoire des "petits formats".
Le texte de Jean-Pierre Mercier arrive encore à vous apprendre quelque chose sur la "Bête est Morte". Bien sûr ce sujet parait plus simple et plus accrocheur que d'autres mais JP Mercier s'en tire avec brio.
Le petit chapitre signé Pasamonik n'est pas mal (même si la prose tranche avec celle des universitaires... ma foi, c'est plutôt bien ici)

Là où l'expo se ressent, c'est dans l'interview de Stéphane Levallois pour son "La résistance du sanglier".
Interview intéressante mais dont on s'interrogerait de la pertinence si ce n'est pas un catalogue (c'est clairement la facette "contemporaine" de l'expo).

De même est présenté rapidement le projet qui a amené à la création de "Vivre libre et mourir" qui vient de sortir cette semaine.

Le dernier chapitre montre des dessins d'enfants de la région d'Oran, datant de la guerre. Ce sont bien des "traits résistants" et c'est intéressant même si on change encore de sujet, un peu brusquement.
Bref, c'est un catalogue d'expo et doit être pris comme tel. Je peux paraitre déçu, ce n'est pas vraiment le cas. C'est juste parfois déroutant. Je le recommande même (il n'est pas très cher : 19€).

Le seul vrai gros reproche que je ferais : publier un récit complet de Crepax (4 planches) mais sans traduction de l'italien, ça, c'est bêta...

chrisB, 21.09.2011 à 22:57340181
Corps à Corps aussi, et Madame Désir était pas mal dans son genre :o)

chrisB, 21.09.2011 à 22:54340180
NDZ :
Mael :
Et bien je suis vachement déçu dis donc. Je m'étais laissé dire beaucoup de bien de Mardon mais outre le dessin séduisant parfois, très maladroit à d'autres moments (voire calqué sur du Dupuy/Berbérian aussi sur certaines pages) c'est surtout le récit qui m'a ennuyé. Alors que ça semble vouloir être poignant, montrant l'immensité de plein de trucs graves tombant sur les épaule d'un insouciants c'est super ennuyeux et on ne s'attache pas une seconde aux personnages. C'est bizarre parce que ça ne m'a pas donné l'impression d'être mal fait et pourtant je trouve ça raté. Mystère ? Une moto.


Pour Mardon auteur complet (scénario et dessin) j'ai également un problème: son premier livre, Vague à l'âme, j'avais beaucoup aimé... et puis ensuite j'ai tout trouvé "tièdasse". Ca se lit mais c'est loin d'être original ou transcendant.


Décu aussi par ce titre, pas super emballé par le précédent non plus.

Lecon de choses est vraiment superbe par contre, j'aime aussi le fils de l'ogre et Sarah Cole, et Vague à l'ame

Mael, 21.09.2011 à 19:47340178
NDZ :
Ca se lit mais c'est loin d'être original ou transcendant.


C'est exactement ça, un bouquin construit pour être efficace, je l'admet, il y a les recettes, c'est bien développé, mais c'est sans intérêt. Triste.

NDZ, 21.09.2011 à 9:41340168
Mael :
Et bien je suis vachement déçu dis donc. Je m'étais laissé dire beaucoup de bien de Mardon mais outre le dessin séduisant parfois, très maladroit à d'autres moments (voire calqué sur du Dupuy/Berbérian aussi sur certaines pages) c'est surtout le récit qui m'a ennuyé. Alors que ça semble vouloir être poignant, montrant l'immensité de plein de trucs graves tombant sur les épaule d'un insouciants c'est super ennuyeux et on ne s'attache pas une seconde aux personnages. C'est bizarre parce que ça ne m'a pas donné l'impression d'être mal fait et pourtant je trouve ça raté. Mystère ? Une moto.


Pour Mardon auteur complet (scénario et dessin) j'ai également un problème: son premier livre, Vague à l'âme, j'avais beaucoup aimé... et puis ensuite j'ai tout trouvé "tièdasse". Ca se lit mais c'est loin d'être original ou transcendant.

Mael, 21.09.2011 à 8:55340167
Histoire de ne pas passer pour une espèce de rabat-joie qui râle tout le temps en ce moment et bien le livre de Préteseille tient - comme toujours - ses promesses. Il se lit un peu vite à mon goût mais tout y est bien ciselé, la rythmique est parfaite, l'ancrage dans les années d'avant-guerre dont il semble qu'il ne se dépêtrera jamais est moins pesant (ça pourrait être n'importe quand).

C'est un très bon livre auquel je ne met que 4 yeux de verres car il n'est pas aussi génial que les meilleur Préteseille et ne peut rivaliser avec eux (je ne peux pas le mettre au même niveau que son Fantomas) mais ça aurait pu être un coup de cœur quand on y réfléchi... Boarf.

Et puis qu'est-ce que c'est beau.

En plus i y a un hommage à Ultimex (ou à Kitaro mais vu la proximité de M. Préteseille avec un autre monsieur bien connu ici je pencherai vers Ultimex. En même temps c'est chez le même éditeur que Kitaro. Habile ce Préteseille, il rend hommage à tout le monde en même temps).

Mael, 21.09.2011 à 8:46340166
Et bien je suis vachement déçu dis donc. Je m'étais laissé dire beaucoup de bien de Mardon mais outre le dessin séduisant parfois, très maladroit à d'autres moments (voire calqué sur du Dupuy/Berbérian aussi sur certaines pages) c'est surtout le récit qui m'a ennuyé. Alors que ça semble vouloir être poignant, montrant l'immensité de plein de trucs graves tombant sur les épaule d'un insouciants c'est super ennuyeux et on ne s'attache pas une seconde aux personnages. C'est bizarre parce que ça ne m'a pas donné l'impression d'être mal fait et pourtant je trouve ça raté. Mystère ? Une moto.

Thierry, 19.09.2011 à 17:22340128
lu un peu dans le désordre lors de sa mise en ligne, et je suis assez d'accord avec Rohagus, en ajoutant que l'ensemble est un peu tiré en longueur. Mais que cette couverture est laide. Que cette maquette est hideuse. Ce n'est pas parce que ce livre est militant, droit-de-l-hommiste et d'actualité qu'il faut obligatoirement proposer un machin aussi cheap !

SydN, 18.09.2011 à 21:06340111
Encore une fois, MAM m'épate. En plus il fait un hommage à Greg Shaw, alors bon, la classe quoi.
coup de coeur !
La version animée sur le web est sympathique, mais son intérêt est plus limité, et me fait penser à une autre oeuvre d'animation dans le genre avec un zoom immense qui traverse différents graph...
et j'ai vu qu'ils ont aussi ouvert un forum pour discuter du bouquin. Bonne idée je trouve.

chrisB, 16.09.2011 à 12:58340041
Je suis Ingweil sur ce coup là, autant le premier était plaisant, autant celui là m'a fatigué...

NDZ, 15.09.2011 à 20:45340013
ingweil :
Éreintant ce titre... Ce n'est plus une BD, c'est une machine à rebondissement. Autant un album avec des gags toutes les 2 cases, ça peut être vraiment super, autant une BD avec un rebondissement inattendu toutes les 2 cases, ça fatigue et ça déconnecte de l'histoire (quelle histoire ?). Reste plus qu'à espérer qu'en faisant ce genre de titres Trondheim épuise ses idées pour Donjon pour ne garder que quelques révélations par album...


C'est marrant parce que moi, j'avais l'impression que l'on pouvait écrire le résumé de l'intrigue de ce tome sur un ticket de métro. En interligne double.

Certes, il y a plein de rebondissements, mais c'est plus le fruit d'un rythme narratif imposé par la prépublication dans Spirou. Il ne se passe pas grand chose en terme d'information pure. Y'a de l'action, mais ça brasse pas mal d'air! C'est souvent ça le souffle de l'aventure, non?

Relis les premiers Donjon (les derniers jouent plus sur l'ambiance, prennent leur temps). En terme de densité d'infos et de péripéties vraies, c'est pas mal fourni non plus.

ingweil, 15.09.2011 à 16:56340003
Éreintant ce titre... Ce n'est plus une BD, c'est une machine à rebondissement. Autant un album avec des gags toutes les 2 cases, ça peut être vraiment super, autant une BD avec un rebondissement inattendu toutes les 2 cases, ça fatigue et ça déconnecte de l'histoire (quelle histoire ?). Reste plus qu'à espérer qu'en faisant ce genre de titres Trondheim épuise ses idées pour Donjon pour ne garder que quelques révélations par album...

ingweil, 15.09.2011 à 16:51340002
Mouais... Je connaissais un peu le blog de Romain Ronzeau, qui, à défaut d'être extraordinaire, a un petit quelque chose dans le décalage du ton qui fait que j'y passe une à deux fois par mois. Cet album n'a rien à voir avec le ton du blog, l'histoire est terriblement linéaire et prévisible, du coup les maladresses et les défauts de dessin deviennent, sinon insupportables, du moins quelque peu pénibles à la lecture. Un titre qui manque de maturité, une histoire qui manque d'intérêt.

strip, 15.09.2011 à 11:02339991
Un très bon Masse dans la lignée de ses vieux travaux mais renouvelé au niveau du dessin, somptueux et en couleurs directes, une bonne surprise.

Pierre, 13.09.2011 à 15:49339948
wandrille :
Pierre :

Ce forum que je consulte très épisodiquement, est mon unique source d’information à ce sujet et sans cela, j’aurais trouvé plus absurde encore cette apparition de JC Menu au hasard de cet album de bande dessinée, apparition que je persiste à trouver inopportune, du fait de son absence de sens au sein du récit et de l’écho quelle prend dans ce contexte particulier. Stanislas n’en demeure pas moins un grand dessinateur dont j’admire le talent. Dont acte.

Cher Pierre,

Je n'ai pas lu l'album de Stanislas (moi j'ai du mal avec son travail, son dessin quoi que beau ne me fait pas envie et je m'arrête au bout de deux pages), donc je serais bien incapable de dire si oui ou non, ça tombe comme un cheveux sur la soupe.

La question est si tu n'as jamais entendu parler de lui en bien ou en mal, si Menu n'est même pas un nom pour le lecteur, est ce qu'on ne se retrouve pas juste avec un personnage nommé Untel (en l'occurence Menu)?

Auquel cas, ça ne gêne pas franchement la lecture. Toi ça t'as gêné probablement parce que ça a fait référence à quelque chose que tu connais un peu, même vaguement (quoi que, si tu lis ce forum tu as du être amplement informé, normalement, d'où mon "ah ah").
Mais le profane total ?


Merci pour tes éclaircissements, cela me convient.

wandrille, 12.09.2011 à 10:32339899
J'avais des petites réserves encore sur les deux premiers, sur l'objet s'entend : pas fan du dessin de couv du tome 2 et de l'effet "neige" sur la couv.

En revanche, ce tome 3 est un régal à tout point de vue : l'objet est magnifique, avec cette image signée Chloé Cruchaudet qui dessine un superbe épisode, et le vernis sélectif en bande en rappel du pull du personnage.

Une bien belle collection.

wandrille, 12.09.2011 à 10:27339898
Pierre :

Ce forum que je consulte très épisodiquement, est mon unique source d’information à ce sujet et sans cela, j’aurais trouvé plus absurde encore cette apparition de JC Menu au hasard de cet album de bande dessinée, apparition que je persiste à trouver inopportune, du fait de son absence de sens au sein du récit et de l’écho quelle prend dans ce contexte particulier. Stanislas n’en demeure pas moins un grand dessinateur dont j’admire le talent. Dont acte.

Cher Pierre,

Je n'ai pas lu l'album de Stanislas (moi j'ai du mal avec son travail, son dessin quoi que beau ne me fait pas envie et je m'arrête au bout de deux pages), donc je serais bien incapable de dire si oui ou non, ça tombe comme un cheveux sur la soupe.

La question est si tu n'as jamais entendu parler de lui en bien ou en mal, si Menu n'est même pas un nom pour le lecteur, est ce qu'on ne se retrouve pas juste avec un personnage nommé Untel (en l'occurence Menu)?

Auquel cas, ça ne gêne pas franchement la lecture. Toi ça t'as gêné probablement parce que ça a fait référence à quelque chose que tu connais un peu, même vaguement (quoi que, si tu lis ce forum tu as du être amplement informé, normalement, d'où mon "ah ah").
Mais le profane total ?

Pierre, 09.09.2011 à 10:56339844
Cher Wandrille,

On notera que cette brillante intervention témoigne par-là de ton appartenance à ce petit monde en proie à ces querelles intestines que j’évoquais plus bas.

N’est-il donc pas concevable que celui-ci et que celles-là ne soient point l’objet des préoccupations du brave et généreux lecteur que je suis ? Ce forum que je consulte très épisodiquement, est mon unique source d’information à ce sujet et sans cela, j’aurais trouvé plus absurde encore cette apparition de JC Menu au hasard de cet album de bande dessinée, apparition que je persiste à trouver inopportune, du fait de son absence de sens au sein du récit et de l’écho quelle prend dans ce contexte particulier. Stanislas n’en demeure pas moins un grand dessinateur dont j’admire le talent. Dont acte.

wandrille, 09.09.2011 à 4:10339842
Pierre :

En tant que lecteur complètement déconnecté des querelles intestines qui animent le petit monde de la bande dessinée,


Ah ah ah... excelent !

Mr_Switch, 08.09.2011 à 14:50339837
Tiens il y a eu un article sur ce premier tome dans le journal. Le résumé internetien, par ici

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