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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Thierry : | un peu comme l'a dit Rohagus dans sa chronique. Séduisant de prime abord, mais le côté foutraque rend la lecture parfois confuse et sur la longueur, ce premier tome a fini par me lasser. Je ne suis pas sûr d'être prêt à replonger |
Pareil. |
 | |  |  | un peu comme l'a dit Rohagus dans sa chronique. Séduisant de prime abord, mais le côté foutraque rend la lecture parfois confuse et sur la longueur, ce premier tome a fini par me lasser. Je ne suis pas sûr d'être prêt à replonger |
 | | NDZ, 14.05.2014 à 12:50 | 355137 |
|  |  | (Ni) Dieu (ni maître) que c'est laborieux et longuet ! De très bonnes idées, noyées dans un souci de tout montrer, de tout expliquer, dans du banal. J'imagine ce qu'auraient pu en faire un Rabaté ou un Davaudeau... car un poil de poésie, un poil de nuance et un poil de finesse dans les dialogues c'est tout ce qui manquerait à ce début pour être au-dessus de la moyenne. |
 | | zewed, 13.05.2014 à 11:04 | 355126 |
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super réjouissant ! |
 | | Mael, 05.05.2014 à 16:33 | 355044 |
|  |  | | Rââââ je me suis encore planté dans le postage, désolé, je voulais le foutre dans le sujet spécial micro-édition. |
 | | Mael, 05.05.2014 à 16:32 | 355043 |
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J'ignore si quelqu'un l'attendait mais le n°3 de "Ceci est mon corps" est sorti !
Dans ce numéro réalisé dans la sueur et les larmes, vous trouverez :
- la suite du long récit corpautobio donnant le nom au fanzine,
- une interview de Billy B. Beat, chanteur punkoïdo-électro de bon goût,
- Diverses adaptations de textes variés
- Des pages de Joanna Hellgren, Alex Chauvel et Mikkymixx.
Le numéro est dédié au Comte du cul (chanteur bucolique) et préfacé par Mattt Konture.
Chaque exemplaire est numéroté 18/100 et signé.
On peut le commander ici.
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 | |  |  | | Mael : |
Du coup pour moi c'est quatre mioches au cœur pur. |
Et une préado énigmatique mais dont le coeur ne doit pas être si noir que ça ! |
 | | Mael, 03.05.2014 à 8:07 | 355019 |
|  |  | | Mr_Switch : | Alors. Personnellement, j'ai été un peu déçu par ce bouquin qui m'avait fait de l'oeil. Il y a de bons passages, de bons personnages, des éléments scénaristiques bonus. J'aime vraiment bien le dessin. Mais il y a une mayonnaise qui n'a pas vraiment pris. Tant pis. C'est un livre que je conseillerais malgré tout.
Ce qui est amusant, c'est que sur Ricochet, il est regretté le dessin trop enfantin (pour des enfants de 8 ans). Alors qu'à mon sens, c'est l'une des forces de ce livre.< |
Lu ! Ta chronique m'avait fait peur mais en fait j'ai beaucoup aimé. Le dessin d'abord, très très beau, avec d supers couleurs, c'est vrai qu'il est pour beaucoup dans le charme du livre.
Pour l'intrigue en tant que tel, rien d'exceptionnel mais l'enquête se fait bien, je n'ai rien "prévu", je me suis laissé porter avec plaisir.
Surtout, les personnages sont vraiment extra, avec un coup de cœur pour la souris Pélagie qui réinvente le langage de manière très créative. J'ai beaucoup aimé ce mélange d'argot/fautes & expressions prises au pied de la lettre.
Du coup pour moi c'est quatre mioches au cœur pur. |
 | |  |  | | Mael : | 
ça fait dans les 400 pages, c'est un long entretien retraçant toute la carrière de Rosy, ce dernier l'illustrant avec pas mal de dessins par pages au début (s'apparentant à de la BD dans le montage, cf. exemple sur bubulle) jusqu'aux pages 250 environ, à partir de là plus de dessin "actuel", seulement des extraits dvers (qui jalonnait déjà le livre avant), Rosy étant décédé au milieu de l'ouvrage. L'icono est très riche et bien sélectionnée, c'est le cas dans toutes leurs monographies, et c'est un petit format volumineux très agréable. Pas d'analyse du tout par contre, pas d'histoires complètes reproduites, seulement quelques pages de ci de là, c'est un vraiment un entretien, avec une biblio solide à la fin. Voilà, 4 étoiles donc. |
400 pages, c'est conséquent, d'entretiens illustrés, c'est appétissant, pas d'analyse, c'est pas plus mal (je viens de lire un bouquin sur Tsui Hark dnt seuls les entretiens ave lui ou ses collaborateurs sont intéressants, les essais et analyses étants au mieux anecdotiques ou de la paraphrase, anecdote pour anecdote, j'aime autant les avoir de première main) |
 | |  |  | Thierry était déçu. Il parlait de Raymond Devos. J'ai pensé la même chose ! Il se demandait si quelqu'un qui suit la série pouvait être autant séduit que quelqu'un qui découvre la série ici. Je pense que son interrogation est légitime.
Thierry ressentait une vanité dans cette sixième balade autour de l'objet-livre, trouvant le propos maigre. SydN soulignait que le propos n'était pas le propos de Julius.... Ce n'est pas un texte, c'est un contexte.
Aba était plutôt enthousiaste autour de ce tome (oui, c'est étrange, hein ?). Bien sûr, il brandissait son expérimentateur alternatif radical qui a longtemps dépassé les petits jeux de MAM.
Je dois dire qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je ne peux que donner raison à Thierry, cet épisode est décevant en son texte. Il est un peu sans fond. Il s'ensable.
Pourtant, en même temps, je crois que c'est cet épisode qui m'a interpellé le plus.
Sans doute parce que, si MAM ne fait pas ici une expérimentation vraiment inédite, son jeu est vraiment abouti. Le jeu couvre le livre au maximum.
Remarquons que ce jeu n'est possible que chez un éditeur dit commercial. C'est sur un album de BD on ne peut plus banal que la partie se joue. Certains diraient que c'est une bande dessinée qui court sur un album de BD et non une bande dessinée qui court sur un livre de bande dessinée.
Quant au côté (puit) sans fond et série qui s'ensable, la mise en abyme est sans doute facile. Le côté devossien peut agacer à la longue. Mais il faut avouer que MAM arrive à (faire) parler de rien sur la longueur. Cet épisode a d'ailleurs des longueurs mais celles-ci deviennent presque un élément à part entière. Au final, pour une fois, du sans fond, on s'en fout.
En réalité, à la lecture du livre, j'avais l'impression que MAM avait réussi à faire une bouteille de Klein narrative. Image erronée mais qui a persisté. L'image me plaît, alors à cette heure, je suis bien content.
Plus généralement, on a l'impression que MAM a réussi sa figure (ou son objet...) |
 | | Mael, 23.04.2014 à 15:29 | 354953 |
|  |  | | lanjingling : | Et finalement, cela consiste en quoi ? Entretien(s), analyses, biblio, illustrations, histoires completes, et dans quelles proportions ? C'est volumineux ? (et l'illustration de couverture ressemble vraiment a du david t.) |
ça fait dans les 400 pages, c'est un long entretien retraçant toute la carrière de Rosy, ce dernier l'illustrant avec pas mal de dessins par pages au début (s'apparentant à de la BD dans le montage, cf. exemple sur bubulle) jusqu'aux pages 250 environ, à partir de là plus de dessin "actuel", seulement des extraits dvers (qui jalonnait déjà le livre avant), Rosy étant décédé au milieu de l'ouvrage. L'icono est très riche et bien sélectionnée, c'est le cas dans toutes leurs monographies, et c'est un petit format volumineux très agréable. Pas d'analyse du tout par contre, pas d'histoires complètes reproduites, seulement quelques pages de ci de là, c'est un vraiment un entretien, avec une biblio solide à la fin. Voilà, 4 étoiles donc. |
 | |  |  | | J'ai pas dit le contraire, leurs styles sont vraiment proches. Et reflection faite, leurs univers respectifs, loufoques et de (fausse) naivete, aussi. |
 | |  |  | | Ah. Non, la couverture, c'est vraiment du Rosy dernière période. |
 | |  |  | Et finalement, cela consiste en quoi ? Entretien(s), analyses, biblio, illustrations, histoires completes, et dans quelles proportions ? C'est volumineux ? (et l'illustration de couverture ressemble vraiment a du david t.) |
 | |  |  | | Mael : | | Ha oui, il me fait énormément d’œil celui-là (notamment graphiquement en effet). Il est sélectionné pour le prix de la BD Jeunesse décerné par mon département et je viens de le recevoir dans ma bib, je comptais justement le lire ce soir. On verra si je serai conquis. |
Et si tu es conquis, j't'adore (pas pu m'empecher) |
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Lu il y a longtemps en fait, trouvé en solde à Shenzhen. Selon la bullebase, il existe beaucoup d'albums de Copi en fait. |
 | | Mael, 22.04.2014 à 16:31 | 354933 |
|  |  | | Ha oui, il me fait énormément d’œil celui-là (notamment graphiquement en effet). Il est sélectionné pour le prix de la BD Jeunesse décerné par mon département et je viens de le recevoir dans ma bib, je comptais justement le lire ce soir. On verra si je serai conquis. |
 | |  |  | Alors. Personnellement, j'ai été un peu déçu par ce bouquin qui m'avait fait de l'oeil. Il y a de bons passages, de bons personnages, des éléments scénaristiques bonus. J'aime vraiment bien le dessin. Mais il y a une mayonnaise qui n'a pas vraiment pris. Tant pis. C'est un livre que je conseillerais malgré tout.
Ce qui est amusant, c'est que sur Ricochet, il est regretté le dessin trop enfantin (pour des enfants de 8 ans). Alors qu'à mon sens, c'est l'une des forces de ce livre.
A noter que Li-An a fait quelques lignes dessus sur son blog.
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 | | chrisB, 20.04.2014 à 19:03 | 354911 |
|  |  | | Gantois : | 
Brillant adj. Remarquable, qui s’impose par son intelligence.
Drôle adj. Qui provoque le rire. Amusant, Comique.
Excellent cette bédé
Bavard, marrant, pas accablant
Ni rififi ni zizi
Du pur jus
Grosso modo trop cool
A LRIE ABLSOUMNTE !
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Pas mieux :) |
 | |  |  | | Moi : | Des avis sur "La fille maudite du capitaine pirate" ? C'est sorti cette semaine aux éditions de La Cerise...
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avis d'ici peu, je l'ai commandé. L'objet a l'air magnifique |
 | | Moi, 14.04.2014 à 18:01 | 354863 |
|  |  | Des avis sur "La fille maudite du capitaine pirate" ? C'est sorti cette semaine aux éditions de La Cerise...
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 | |  |  | Une intégrale bien intéressante que voilà. Bien sûr, peu des récits de cette période ont encore un intérêt premier. Mais d'autres intérêts prennent le pas.
Intérêt admiratif devant ce dessinateur qui publie un dessin d'humour de bonne tenue à 14 ans (on pourrait presque dire que c'est ce dessin qui a le moins vieilli de l'intégrale. Mais ce n'est heureusement pas vrai).
Il n'est pas majeur quand il réalise un certain nombre des planches de ce recueil.
Il n'a pas de formation de dessin. Bien sûr, il a dévoré plein d'illustrés. Mais ça se saurait si ça suffisait. Bien sûr il a côtoyé Calvo. Bien sûr il a apprit sur le tas le lettrage et l'art du titrage à la SPE.
Bien sûr, on voit une progression de son trait au fur à mesure des publications et des années. Notamment pour ton trait réaliste.
Mais il est difficile de nier qu'il y a un don derrière tout ça.
Les 2 premiers tiers du livre sont majoritairement des récits en bande dessinée. Le dernier tiers sont des illustrations pour France Dimanche/France-Soir. Ce n'est pas forcément le plus intéressant de but en blanc. Mais on voit quand même de belles compositions. Et l'on constate que l'artiste progresse de semaine en semaine.
Un intérêt graphique donc, historique aussi, en général. Un peu d'intérêt biographique, aussi.
Bon bin, je suis quand même bien content de ce cadeau qui me fut fait ! |
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Brillant adj. Remarquable, qui s’impose par son intelligence.
Drôle adj. Qui provoque le rire. Amusant, Comique.
Excellent cette bédé
Bavard, marrant, pas accablant
Ni rififi ni zizi
Du pur jus
Grosso modo trop cool
A LRIE ABLSOUMNTE !
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 | |  |  | [mondes_thorgal_louve4 : album sans vignette] Les monde de Thorgal continue, avec un nouveau cycle de Louve.
Yann est devenu ce qu'il moquait dans les hauts de page
Son scénario aligne les situations connues, les recettes éprouvées avec ce qu'il faut de McGuffin pour contenter le péquin qui se laisse berner par le dessin appliqué de Surzhenko. Et des morceaux de Game of thrones, le moule des derniers Thorgal version Sente et Yann.
Non, cet album n'est pas mauvais. C'est juste un produit de grande consommation, qui se contente du minimum syndical.
Rien de bien excitant, mais je confesse que mon attachement à Thorgal fait que je me laisse entuber par celui qui a signé Lolo et Sucette. est-ce un hasard ?
En tout cas, si une image me vient à l'esprit pour illustrer ce que Lombard fait avec Thorgal, c'est bien
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 | | NDZ, 03.04.2014 à 15:12 | 354779 |
|  |  | Un jeu littéraire bien réalisé, qui gagnera sûrement à la relecture tant les clins d'oeil et astuces sont nombreux.
Polar musclé, qui démarre sur les chapeaux de roues. Inconditionnel de Perriot, je ne peux que le suivre sur cette route.
C'est quasiment la routine, mais quand-même. Une série qui ronronne, mais qui réussit encore à faire passer quelques messages bien sentis, quelques anecdotes ou portraits croustillants... et quelques bons ricanements (les dialogues en français vs américains, lisibles dans les deux langues, sont source de moments magnifiquement ionesciens).
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 | |  |  | Dupuis a intégralement réédité le Trombonne ? |
 | | Mael, 21.03.2014 à 9:24 | 354671 |
|  |  | Zep a décidé de changer de registre : dessin réaliste, public adulte, il nous présente un groupe d'amis traversant la crise de la quarantaine. Ces amis ne se sont plus vus depuis longtemps. Avant, il formaient un groupe de rock, et leur rupture résonne encore dans leurs tympans. Une séparation pour des conneries, des engueulades, des histoires de fille. L'un d'entre eux a volé vers le succès, les autres ont pris un autre chemin, loin des sunlights. C'est dans la villa anglaise du chanteur qu'ils se retrouvent pour un long récit-bilan, où les blessures du passé remontent à la surface.
La couverture médiatique du premier livre sérieux (et non premier livre adulte comme on a pu le lire) de l'auteur de Titeuf a été énorme, il n'y a pourtant pas de quoi s’enthousiasmer. Si Zep est un très bon dessinateur dont on apprécie de découvrir une autre facette, le récit est un enfilage de clichés plombants qui avancent avec la subtilité d'un tractopelle. Pathos à l'extrême, le livre convoque l'amour et la mort dans des discours verbeux et, au final, ennuyants. Un excès qui se retrouve dans de nombreuses postures graphiques, que la couverture incarne : le héros ténébreux marche, solitaire, le vent dans les cheveux, il réfléchit sur son passé...
On comprend bien l'envie de l'auteur de parler de musique, sujet cher à celui qui doit son pseudo à Led Zep et qui fut membre de nombreux groupes, et il ne faut pas lui faire un procès d'insincérité : on ressent bien l'amour de l'auteur pour son sujet et l'envie qu'il a eu de montrer autre chose. Mais la sincérité et la sympathie ne font pas tout et l'échec est patent. On se consolera en lisant l'excellent L'Enfer des concerts, qui, lui, n'a pas pris une ride.
1 guitare désaccordée.
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 | |  |  | | Thierry : | | NDZ : | Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge. |
(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée. |
Ah mais il faut lire les aventures de Swartz et Totenheimer d'après les personnages d'Adolf Hitler :o) |
 | |  |  | François présentait ce livre comme étant un petit délire de jeunesse enfin publié. Et on le sent ce petit côté indicible. Les premières pages sont d'ailleurs emplies de calembours délicieusement douteux mais assumés. De quoi faire peur à certains, certes. Pourtant le ton commence à vraiment se complexifier au fur et à mesure.
Oh, ce n'est pas tant le propos qui est vraiment complexe (même si certains commentateurs semblent ne pas avoir vu toute la métaphore, métaphore pourtant volontairement très appuyée parfois). La complexité est plutôt dans le fait que ça reste potache jusqu'au bout, que François se fait plaisir jusqu'au bout mais que la volonté métaphorique reste intacte.
Bien sûr, il y a une ou deux longueurs, ici et là. Bien sûr, je comprendrais que l'on n'adhère pas du tout à ce pastiche finalement peu super-héroïque. Mais voilà quoi, si vous aimez bien les producteurs de F. Duprat, lisez son petit dernier (à lire plus qu'à feuilleter, par ailleurs) ! |
 | | Mael, 18.03.2014 à 12:22 | 354645 |
|  |  | Ouch, aussi laid et nul que ça en avait l'air. Je vais plutôt aller re-regarder ça.
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 | |  |  | Un mélange de Jouvray, Alfred et Dumontheuil. J'adore ces BDs un peu déjantées, où on se laisse porter de loufoquerie en bizarrerie. On regrettera parfois un dessin un peu maladroit, mais sinon c'est du tout bon cet album. |
 | |  |  | | lanjingling : | | Thierry : | | NDZ : | Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge. |
(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée. | (mode cynique)Bah, tant que cela marche (tres bien), pourquoi se priveraient-ils ?
D'accord avec ton analyse, mais j'aurai mis "fin-de-race" plutot que consanguinité (le résultat étant identique, cela risque de ne plus durer longtemps) |
je préfère queue-de-race :o) |
 | |  |  | | NDZ : | j'aurais adoré adorer cet album... mais je ne pense pas que ce portrait soit si réussi. Le mieux serait probablement de continuer à découvrir les livres de Schlingo eux-mêmes. Après ma lecture moyenne de l'histoire de Futuro, c'est que je dois bloquer sur Cestac. |
Moi aussi j'aurais adoré l'adorer, Schlingo est l'un des auteurs qui m'ont le plus marqué, et j'aimais beaucoup les Harry Mickson de Cestac, (donc pas de blocage - sauf sur les Déblocks, paradoxalement :), mais beaucoup moins ce qu'elle fait actuellement (le démon de midi, super-catho, sans profondeur, trop gentillet, pas assez délirant, elle galvaude son style je trouve.) |
 | |  |  | | Thierry : | | NDZ : | Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge. |
(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée. | (mode cynique)Bah, tant que cela marche (tres bien), pourquoi se priveraient-ils ?
D'accord avec ton analyse, mais j'aurai mis "fin-de-race" plutot que consanguinité (le résultat étant identique, cela risque de ne plus durer longtemps) |
 | |  |  | | NDZ : | Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge. |
(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée. |
 | | NDZ, 17.03.2014 à 10:57 | 354623 |
|  |  | Anecdotique. On a de belles pages... et puis une grosse impro ratée au milieu. Je vais quand-même aller jeter un oeil aux FLBLB.
C'est urticant et stimulant. Mais aussi parfois super chiant. On n'évite pas les poncifs du milieu, les private jokes-running gags (alors qu'on ne reprend jamais le running gag d'un collègue). Il y a pleins de moments drôles. Et tout plein de moments à oublier. Je lirai le 2 quand-même.
j'aurais adoré adorer cet album... mais je ne pense pas que ce portrait soit si réussi. Le mieux serait probablement de continuer à découvrir les livres de Schlingo eux-mêmes. Après ma lecture moyenne de l'histoire de Futuro, c'est que je dois bloquer sur Cestac.
J'avais beaucoup aimé la Bredoute et le carnet du Pérou. Certains inconditionnels de l'auteur, ici présents, me poussaient à aller voir plus loin. Voilà. Et bien je vais plutôt aller voir du côté du Mûr et du Steak Hâché. Celui-ci ma plu, mais sans plus.
A la remington, j'avais plutôt goûté le Z de dondiego de Fabcaro. Là, même chose. Un bon moment qui m'arrache pas pour autant le slip. Faire un Santa Barbara dans les couches populaires et les années 80, c'est facile comme idée de départ, mais difficile à tenir sur la durée. Là, la CX tient grosso-modo la route (grâce aux suspensions hydrôôlliiiques ?). Mais le tome 2, je sais pas. De l'Umour à la Fluide, plutôt dans la moyenne.
Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.
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 | |  |  | | Oui, voilà pourquoi je m'attardais sur le dessin, la couverture ne m'attirant guère. |
 | | chrisB, 17.03.2014 à 10:38 | 354619 |
|  |  | Oui sans doute, il a la cote mais je ne suis vraiment pas un client Zidrouien :
* Le beau voyage : bof
* Joyeuses nouvelles pour petits adultes et grands enfants : bof
* Lydie : bof
* Le montreur d'histoires : pas mal celui là
* La mondaine : bof
* La peau de l'ours : pas mal aussi celui là
Bilan très mitigé donc :) |
 | |  |  | | chrisB : | | Mr_Switch : | | Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ? |
Bonne question, avec un autre dessin ? non avec une autre mise en scène sans doute.
Mais c'est clairement le fond qui pèche de toute façon. |
Je ne connais pas ce dessinateur, mais j'aurais plutot demandé "Et avec un autre scénariste?" (que celui de Tamara et Ducobu) |
 | | chrisB, 16.03.2014 à 15:09 | 354613 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ? |
Bonne question, avec un autre dessin ? non avec une autre mise en scène sans doute.
Mais c'est clairement le fond qui pèche de toute façon. |
 | |  |  | | Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ? |
 | | chrisB, 16.03.2014 à 10:27 | 354610 |
|  |  | un petit condensé de ce que je ne supporte plus de lire...vraiment pas bon |
 | | BigBen, 07.03.2014 à 16:24 | 354553 |
|  |  | | Je n'avais pas lu de Blutch depuis "Vitesse moderne", et j'ai été une fois de plus ébloui. Certes, il y a quelques passages qui m'ont échappé (notamment la planche 4 qui est très drôle mais dont je n'ai pas compris la nécessité), mais j'ai retrouvé ce qui m'a toujours séduit chez lui, sa capacité à étonner, à créer du neuf avec des formes et discours convenus. Et c'est d'autant plus fort que je commence à le connaître. A partir d'éléments très classiques (un genre, une époque référence, un auteur, une forme - album cartonné couleurs chez un éditeur historique grand public), il réussit à en faire un petit objet de sidération grâce à des inventions graphiques très fortes (les femmes travaillant les mains dans des sortes de trous sans savoir ce qu'elles y font). Pour ma part, j'y vois une sorte de vision sarcastique du monde du travail, qui revisite certaines thématiques des années 60-70 qui, appliquées à notre monde moderne acquièrent une résonnance nouvelle (on pense aux nouvelles technologies qui produisent une aliénation moins visibles, moins clivées mais tout aussi dangereuses). J'interprète aussi de la même façon la vision de la femme : on ne peut prendre au sérieux, au premier degré ce qui est montré ! Dès la première page c'est évident : le discours de la mère est une sorte de collusion entre deux époque : la liberté et l'autonomie future de la femme sont prononcées sous forme de dicktat parental. C'est une belle synthèse. Il y a aussi beaucoup d'humour à commencer ainsi un récit de Science Fiction. Comme souvent, Blutch s'amuse avec le lecteur et ses attentes. De même le récit est très bien charpenté (là aussi, c'est une forme très classique) mais il part progressivement en vrille, dans une sorte de boucle temporelle qui peut quelque peu désorienter, mais qui est plutôt fertile et significative. Cela me fait penser aux "Gommes" de Robbe-grillet qui présente cette sorte de narration circulaire appliquée à un récit de genre (le policier). J'y vois l'expression d'une fatalité toute classique s'inscivant dans le monde contemporain. |
 | |  |  | Je ne m'avancerai pas sur une quelconque interprétation, je pense que tout ce qui fait la beauté et la richesse de ce livre est son mystère, comme souvent chez Blutch, mais ici je trouve ça vraiment réussi (alors que je n'avais pas trouvé de beauté dans "La beauté" ni de volupté dans "La volupté", mais c'était peut-être voulu). Ce n'est pas pour rien s'il n'y a toujours pas eu de critique sur le forum alors qu'il est déjà amplement bullenoté avec force enthousiasme.
Du mal à dire ce qui fait la réussite précise de ce livre plutôt que d'autres. Peut-être son rythme, son équilibre, l'ambition de ses thèmes aussi. On ne verse pas dans l'onirisme simplet.
L'onirisme blutchien m'a toujours gêné car je ne m'y reconnais pas du tout, de la même manière que je ne me suis jamais reconnu dans sa façon de dessiner les femmes, bref je comprends ce qui te choque. Ce que je ne comprends pas c'est de le lui reprocher seulement sur ce livre alors que c'est le moins pire à ce niveau-là. D'un point de vue personnel, les femmes blutchiennes sont à l'opposé de mes préférences esthétiques et sensuelles, je sais d'avance qu'elles vont me laisser froid pendant tout le long du livre et que ce type d'admiration très caricaturalement masculin va m'agacer mais tant pis, je fais avec. C'est à cause de ça que durant quelques années j'ai laissé tomber ses livres, j'avais l'impression qu'il tendait vers une volonté de troubler son lecteur alors que je n'étais troublé en rien, c'était quand même gênant. Mais pour moi dans ce livre il veut nous faire réfléchir avant de nous troubler, ce qui me convient mieux. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Thierry : | Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque. |
Une critique pour le moins surprenante ! Il me semble que "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, non ? Pour une fois, Blutch ne cède pas à cette sorte de sensualité emphatique sur papier glacé qui ne m'a jamais touché, il y a une certaine malice et l'essentiel n'est pas là : il nous parle surtout du travail et de l'art.
C'est marrant car je n'ai pas pensé une seule seconde à Forest ou aux années 70 en lisant "Lune l'envers". C'est justement cette absence de références qui m'a touché. Alors bien sûr, on peut les saisir quand on est peut-être plus cultivé (quoique je ne vois toujours pas le rapport avec Forest, qui avait une vraie langue littéraire alors que Blutch n'a pas autant de virtuosité à ce niveau-là), mais on peut surtout apprécier l'histoire et les thématiques pour ce qu'elles sont. Cette variation sur toutes les formes d'aliénation m'a convaincu, de par son traitement subtil et imaginatif. |
graphiquement, je trouve que lers femmes de Blutch, surtout Liebliong, n'ont jamais été aussi forestienne. ce n'est pas un reproche, cela dit.
Quant aux références aux années 70, je ne peux m'empêcher de ressentir un écho à une certaine forme d'anticipation de cette période dans les forme organique, le design en général mais uassi dan certaines thématiques qui marquent la méfiance grandissante envers un pouvoir à la fois distant, voire insaisissable, et très proche mais d'une manière paternaliste (Blumentritt et Tartarz). C'est de l'ordre du ressenti personnel. j'associe ce genre d'éléments aux années 70, à tort ou à raison.
Le vrai problème que j'ai envers ce livre, c'est la place des femmes. En fait, dès les premières planches publiées dans Kaboom, j'ia ressenti un malaise. Cette machine ou Liebling doit glisser les mains et cette tige qui semble devoir lui servir de siège ressemblait trop à une forme de soumission sexuelle. Je dirai même de violence sexuelle.
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Quand je lisais le livre de Peter Biskind sur le nouvel Hollywood, un des aspects les plus frappants était la condition des femmes. Il cite des "couples créatifs", comme celui de Peter Bogdanovich et Polly Platt? (je n'ai pas la mémoire des noms et l'histoire est restée fixée sur les hommes qui avaient leur nom en haut de l'affiche) qui était une influence artistique essentielle, à tel point qu'il décida de s'en débarraser pour prouver qu'il n'avait pas besoin d'elle, et fit un film complètement raté. La première femme de George Lucas était aussi sa monteuse, ce qui représente un peu plus qu'une tâche technique sans valeur artistique. En allant un peu plus loin, on retrouve le couple Scott et Zelda Fitzgerald.
La relation entre Lantz et Liebling semble tendre vers ces exemples... la femme dans l'ombre de son mari. La "morale" de l'histoire reste floue, d'ailleurs; Il n'existe pas de balise spoiler sur ce beau site, mais on peut se demander quel est le sens de l'histoire que raconte Blutch: boucle temporelle (explication facile, qui offre l'avantage de laisser la part belle sur la satire du milieu de l'édition) ou crise hystérique de Liebling qui, lorsque Lantz perd le nouveau nouveau testament, se projette au moment où Lantz l'a repris et qu'elle l'a aidé sans jamais être créditée. La deuxième perte du NNT lui fait perdre pied et elle mélange la colère de cette deuxième spoliation avec celle ressentie de la première spoliation, celle par Lantz. Je penche pour la seconde option.
Et le fait qu'elle utilise la capsule de cyanure que sa mère lui avait confiée pour éliminer Lantz n'est pas à proprement parler une prise de pouvoir parce qu'elle n'y gagne rien, finalement. Elle élimine un perdant qui a déjà pris tout ce qu'il y avait à prendre. C'est ce que son reflet lui rappelle dans la dernière planche, et qu'elle refuse de voir. Elle se projette comme lorsqu'elle était jeune, avant d'être abusée. Mais elle l'a déjà été et rien ne peut changer cela.
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On peut revenir sur le rôle qu'il laisse aux hommes, qui ne sont guères glorieux. Mais toutes les relations entre hommes et femmes laissent transparaître un vrai rapport de soumission de la femme. Elles ne sont qu'objets ou amantes hystériques qui ne peuvent rivaliser avec maman, voire simple projection d'un fantasmes (maîtresse SM, secrétaire soumise...)
En effet, "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, difficile de le nier. Il me semble pourtant qu'il existe un volonté de ne pas s'en satisfaire. Peut-être que les lignes bougent lentement, mais elles bougent, à tous les niveaux. Mais ce que fait Blutch, c'est intégrer ce mode de pensée de manière tellement naturelle dans son récit qu'il semble ajouter "et c'est très bien comme ça". |
 | |  |  | | Thierry : | Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque. |
Une critique pour le moins surprenante ! Il me semble que "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, non ? Pour une fois, Blutch ne cède pas à cette sorte de sensualité emphatique sur papier glacé qui ne m'a jamais touché, il y a une certaine malice et l'essentiel n'est pas là : il nous parle surtout du travail et de l'art.
C'est marrant car je n'ai pas pensé une seule seconde à Forest ou aux années 70 en lisant "Lune l'envers". C'est justement cette absence de références qui m'a touché. Alors bien sûr, on peut les saisir quand on est peut-être plus cultivé (quoique je ne vois toujours pas le rapport avec Forest, qui avait une vraie langue littéraire alors que Blutch n'a pas autant de virtuosité à ce niveau-là), mais on peut surtout apprécier l'histoire et les thématiques pour ce qu'elles sont. Cette variation sur toutes les formes d'aliénation m'a convaincu, de par son traitement subtil et imaginatif. |
 | |  |  | Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque. |
 | |  |  | | Pierre : | | Thierry : | Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.

On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail. |
La première vignette de la planche que tu as postée ci-dessus est visiblement un clin d'oeil aux "brushstrokes" de Roy Lichtenstein. |
en effet, il est mentionné en ressource iconographique |
 | | Pierre, 04.03.2014 à 19:59 | 354511 |
|  |  | | Thierry : | Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.

On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail. |
La première vignette de la planche que tu as postée ci-dessus est visiblement un clin d'oeil aux "brushstrokes" de Roy Lichtenstein. |
 | | NDZ, 04.03.2014 à 19:39 | 354510 |
|  |  | Le genre de petit bouquin débile, pas (trop) étonnant, mais efficace. |
 | | NDZ, 04.03.2014 à 19:21 | 354501 |
|  |  | Trondheim déroule son histoire. C'est pas mal. Mais ce n'est pas non plus à se damner. Une bonne série de HF, mais loin du Donjon, loin du coeur. Typiquement le produit de substitution.
Très curieux de lire la chose à sa sortie, j'avais calmé mon envie et bien m'en a pris. Je fais encore le peine-à-jouir mais on a plein de trouvailles mais un vrai frein à la lecture dans un fil de l'histoire trop décousu. Une belle impro, une belle performance graphique. Manque un gros poil d'intérêt.
Très très chouette. Vif et percutant.
|
 | | effer, 04.03.2014 à 15:07 | 354490 |
|  |  | [habitant_infini30 : album sans vignette]
Je viens de l'acheter, ça y est c'est fini, il faut que je le relise.
Ce dernier tome est bien bavard comme ci on avait demandé à Samura Hiroaki de terminer vite.
Pourtant, comme d'habitude les combats sont pleins de sang et de poésie.
Mais comme à la fin le Monde change et chacun suit son chemin.
Certains ne connaitront pas d'avenir mais ils appartiennent déjà au passé.
Certains s'en sortiront car ils savent s'adapter à un nouveau Monde loin des règles strictes de l'époque Edo.
Le sabre c'est fini...
4 sabres rouillés. |
 | |  |  | Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.

On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail. |
 | | Anoeta, 02.03.2014 à 17:31 | 354467 |
|  |  | | Merci pour le conseil. Ceci dit, j'aime bien quand on ne comprend pas tout et qu'il faut se triturer les méninges pour essayer de reconstruire un semblant de logique (Comme dans The Lost Highway pour le cinéma ou dans une moindre mesure, Comme un gant de velour pris dans la fonte.) |
 | |  |  | celui-ci est encore mieux, et plus compréhensible. |
 | | Anoeta, 02.03.2014 à 10:05 | 354459 |
|  |  | Un théâtre d'ombres dans un univers flippant, le tout sans aucune bulles. L'histoire n'est pas linéaire et il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. C'est bien évidement le but de l'auteur et c'est au lecteur à reconstruire la chronologie et donc la logique de l'histoire. J'ai quand même du lire deux fois et demi le livre de suite pour bien comprendre. C'est le genre de bouquin qu'on déteste ou qu'on adore. Pour moi ce sera 5 mains coupées. |
 | | Mael, 01.03.2014 à 13:41 | 354449 |
|  |  | Ouép l'intégrale est épuisée, j'ignorai qu'elle était en N&B, mais introuvable à des prix décents...
Cool pour cette suite, dommage là aussi que ce ne soit pas traduit ! |
 | |  |  | | Et puis les humanos avaient pas aussi sorti une intégrale noire et blanc elle aussi épuisée d'ailleurs ? Et à noter qu'aux states une suite est sortie mais avec un naïf eh uniquement au scénario et avec l'excellent Robbi Rodriguez aux crayons. |
 | | Mael, 01.03.2014 à 13:30 | 354447 |
|  |  | | Hé hé, j'ai lu les tomes dans le désordres, j'en ai mis à 3, d'autres à 4, je vais harmoniser tout ça. |
 | | Herbv, 01.03.2014 à 12:37 | 354446 |
|  |  | | "4 sabres au clair !" : Et c'est pour ça que tu bullenotes à 3 :) |
 | | Mael, 01.03.2014 à 12:03 | 354445 |
|  |  |      Puisque Courtney Crumrin était terminé et que Ted Naifeh s'était révélé un auteur passionnant, j'ai voulu aller plus loin. Coup de bol, ma bib a ces titres, depuis longtemps épuisés. Ma foi ça se lit très rapidement, on retrouve l'habileté de trait et le mélange d'humour et d'action assez fin de l'auteur et tout ça est très bien. Mais j'ai vraiment eu l'impression d'un plaisir gâché par les choix éditoriaux. Visant sans doute un (très ?) jeune public l'éditeur a découpé en 6 volumes d'environ 28 pages (!) avec une mise en couleur pas terrible et un passage en format franco-belge, quelques pages rédactionnel "carnet de pirates" remplissent le vide. C'est très regrettable. Je ne peux m'empêcher de me dire que j'aurai mieux apprécié le livre sans ces facéties éditoriales.
Il existe une version US d'un bloc, en petit format N&B, souple, qui est très jolie et à l'avantage d'être à mon avis plus proche du projet et de la cible originale tout en étant beaucoup moins chère. Reste à espérer qu'une édition française de ce type voit le jour dans un futur proche, maintenant que les éditions Humano sont épuisées (et difficilement trouvable). 4 sabres au clair ! |
 | | Mael, 28.02.2014 à 11:46 | 354427 |
|  |  | Pas trop mal mais pas génial, le dessin est intéressant tout en étant parfois trop maladroit, dans un sous-Pierre la Police qui n'est pas talement convaincant. Le récit par contre est vraiment bien mené, un peu abscons mais sans négliger le côté enquête policière, qui se déroule faute d'avancer. Le policier-chef, à l'esprit uniquement occupé par le concours de poésie policière est assez hilarant, c'est finalement un ensemble de portraits de personnages hantant un supermarché froid et sordide, assez réussi de ce point de vue. Imparfait mais pas inintéressant, 3 gouttes de sueur. |
 | | lldm, 25.02.2014 à 15:53 | 354392 |
|  |  | Sans commentaire supplémentaire autre que : la relecture est encore supérieure à la découverte. C'est de très loin la plus grande chose publiée cette année, et le meilleur livre de Gosselin qui pourtant enchaîne les petits bijoux. Rater ça? Faudrait vraiment choisir obstinément la direction des voyages organisés pour prétendre à l'aventure.
Sinon, toujours pour Musturi : . Pas oublier celui-là, à part, unique. Peut-être commencer par lui.
|
 | | lldm, 25.02.2014 à 15:44 | 354391 |
|  |  |    
Une telle série mériterait bien mieux qu'une notule paresseuse de quelques lignes ; cette petite guirlande de vignettes ici n'a pas d'autre vocation que de rappeler à votre souvenir(ou de signaler à votre attention) le travail incroyable de Musturi. Dire que c'est beau, mélancolique, radieux, serait trop peu ; évoquer la précision maniaque et peu égalable des bichromies dans lesquelles sont traités les trois premiers volumes est très au-dessous de la vérité. Bref, voilà qui mériterait un long travail d'écriture dans Pré Carré un de ces quatre. En attendant, bonnes lectures de Musturi. |
 | | effer, 25.02.2014 à 14:53 | 354388 |
|  |  | 
Voilà un tome décevant, le début surtout; les auteurs originaux ont cédé leur place à d'autres auteurs qui emploient la ligne claire et des couleurs très saturées.
Si c'est pour introduire la série originale et faire ensuite un catalogue des différents aliens que vont rencontrer le couple fondateur de la série et bien ce n'est pas très bon.
Mézières et Christin avaient fait mieux comme catalogue auparavant. |
 | |  |  | | Charlie Brown : | Ah ! Tu t'exprimes enfin sur Loo Hui Phang, au lieu d'éclater d'un rire sarcastique et sardonique à chaque fois que son nom est prononcé...
Pour ma part, je n'ai lu que ses ouvrages réalisés en collaboration avec Cédric Manche, Panorama et J'ai tué Geronimo, chez Atrabile, et j'avais trouvé ça très bien, à l'époque. Peut-être devrais-tu les essayer, même si nous n'avons aucune bullaffinité... :o) |
Il me semble avoir lu Panorama il y a longtemps. J'en ai gardé un souvenir trop vague pour en parler.
Suite et fin du panoramique précédent :
Biomega (les six tomes)
D'accord c'est du seinen, publié chez Glénat, et chez Shueisha au Japon, la plus grosse maison d'édition de manga industriel. Avec tous les inconvénients que cela emporte : livraison hebdomadaire, scènes de combats passages obligés, codes graphiques, éditeur au cul de Nihei qui oriente la caractérisation des personnages. Mal édité, avec des posters couleurs putassiers.
En plus c'est une série qui dérive complètement, dans un prolongement à la demande de l'éditeur.
Mais il s'y passe autre chose, du moins je suis fasciné par les propriétés de cette bande dessinée, par ce qui s'y déroule d'un monde en mutations multiples. Je trouve Biomega bien plus beau, opaque et fou qu'un Miyazaki ou qu'un Otomo. Ce serait Miyazaki qui dessine son cancer fantasy et Otomo qui prend du poppers pour travailler. Nihei est un monstre du dessin de bande dessinée. Qui travaille sans assistant. Sa maîtrise de la composition, des perspectives architecturales, de l'anatomie plastique dans les plis et replis baroques des os, des chairs et de ce qui les entourent et les façonnent est erratique mais indiscutable.
Certes "l'histoire" est confuse, l'intrigue s'il y en a une est mal menée, mais c'est toujours fascinant, un monde vit et mute dans la bande dessinée même. On a parfois l'impression d'être dans le genre seinen au plus bas, mais pourtant s'y déroule en même temps une puissance de vie indescriptible dans un univers insondable. D'ailleurs c'est si indescriptible que j'arrête d'essayer.
4 milliards de kilomètres de Régénérateur qui poussent à vitesse infinie dans l'univers
BOPCCBA numéro 2
Un inventaire foisonnant des procédés et possibilités de reproduction et de façonnage à la maison, pour des bandes dessinées et des travaux plastiques de C. de Trogoff et L.L. de Mars entremêlés. C'est un magnifique travail artisanal dont la lecture est une joie sans cesse renouvelée, mais dont le prix de vente à l'exemplaire et la rareté rendent l'objet d'un certain luxe.
4 RSA d'encres et de papiers
OXO
Premier livre de Muzotroimil publié par l'un de mes "éditeurs", Bicéphale. Là aussi c'est emmerdant, car il y a forcément du partisan et de l'amical dans ce que je peux en écrire. Ce livre dialogue en plus plastiquement avec le Docilités de LL de Mars (à travers la cocotte en papier notamment) paru dans la même collection Non-consanguine. Mais je m'en fous, je suis absolument convaincu par ce travail, par la composition du livre, soignée dans les moindres détails, par ce qu'il invente du politique dans un travail de collage infographique, de montage d'images générées par ordinateur et de tramages mécaniques avec des textes trouvés. Par le souffle plastique qui le traverse de bout en bout, une reconfiguration des lectures de l'enfance (Placid et Muzo) dans une interrogation vivante de ce qui fait une bande dessinée et de ce qu'elle peut faire.
Coup de pliures de cocottes en papier |
 | | effer, 24.02.2014 à 17:59 | 354374 |
|  |  | | chrisB : | | effer : | 
Sugar n'est qu'un gros chat noir mais il est la terreur du quartier.
Il va voir passer, parfois de façon éphémère d'autres compagnons, comme ce chaton mort prématurément de problèmes respiratoires, ou cette petite chatte blanche sourde qui disparaît un jour dans les tuyaux.
Il connaîtra un déménagement, le lit du couple les jeux les chasses et même le bébé, c'est comme ça que se déroule une vie de chat jusqu'à ce que la vieillesse n'arrive et que cette longue et belle vie s'achève.
Bastet l'a rappelé ( la piqure du vétérinaire en fait).
Tout le Monde des bipèdes est triste.
Feront - ils leur deuil longtemps avant de prendre un nouveau compagnon,
Sugar tenait si bien sa place de terreur de la maison et du quartier. |
Curieux album pour une lecture étrange, mais j'ai trouvé ça vraiment pas mal. |
Oui, curieux, je lui ai mis 4 griffes. |
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