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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | Encore une lecture mi-figue mi-raisin, c'est un bel objet mais dont l'édition est à moitié soignée : les coquilles orthotypographiques du paratexte sont nombreuses et sans doute involontaires, le format m'a semblé inadapté à l'écriture de Masse qui est ici à la limite de l'indéchiffrable dès avant son brouillage, avec une reproduction des planches sans doute difficile mais au rendu parfois incertain. La préface de l'apocryphe Aristophane aurait pu soit disparaître soit être taillée à l'os.
Il s'agit donc de planches inédites de Masse (L'ancien), lesquelles Masse (Le jeune) a retravaillées, redécoupées et pour lesquelles il a produit quelques allongeails afin d'en faire un livre qui le satisferait.
A gros traits saillants, je dirais y avoir lu que tandis que Masse L'ancien était un auteur précis et rigoureux dans le déroulement d'une forme très particulière d'absurde bavard en bande dessinée, la déclinant scrupuleusement et inventivement, Masse Le jeune fait de l'humour gras, citant Hergé, Léon Zitrone et Intervilles.
Si Masse L'ancien est un auteur intemporel brillant, Masse Le jeune apparaît ici plutôt comme un vieux con autosatisfait. Quand bien même ce serait roublardise elle n'est de toute façon pas complètement convaincante. |
 | |  |  | Une adaptation qui réussit son pari, donner envie de découvrir l'oeuvre originale. Il y a le dessin d'Edith, dans la continuation du trio Bonaventure.
Le revers de la médaille tient dans la toujours délicate opération d'adaptation d'un texte en bande dessinée. Certains passages sont peut-être moins passionnants que d'autres.
Dans le registre du pinaillage. Je n'ai pas vu tout de suite le cadran de la pendule en couverture. Je ne vois que lui maintenant. Il est amusant de constater que ce n'est pas le même cadran que dans les planches (mais ça reste anecdotique).
Autre détail négligeable, mais qui pourrait déstabiliser le lecteur attentif de cette histoire autour du temps : on voit rarement le cadran de la pendule en assez gros plan dans les planches, mais c'est le cas par deux fois, page 6 et 96 (dernière case qui plus est)... Et sur ce cadran, la cinquième heure est notée « VI », alors que l'on voit bien « V » sur d'autres cases. Je ne vois pas pourquoi ce serait volontaire, j'en déduis qu'il s'agit d'une curieuse petite erreur. |
 | | NDZ, 14.11.2015 à 9:40 | 359948 |
|  |  |   C'est vraiment bien, moins drôle que l'Homme-chien, évidemment, mais une tranche de vie loin de la lourdeur de certains récits qui tournent autour du déracinement, des histoires de famille ou de la mort. A commander auprès de l'auteur, pas cher :) |
 | |  |  | Moi j'aime bien justement ce côté farfelu, c'est particulier, avec un aspect mignon parsemé d'humour noir, comme une ébauche du Roi catastrophe, en plus adulte. (Le Roi catastrophe manque de jolies filles, et celles de Parme sont vraiment sexy) |
 | | Mael, 12.11.2015 à 22:37 | 359926 |
|  |  | C'est vraiment très beau mais assez imbuvable : scénario pas très clair et dialogues tellement ciselés qu'ils en sont fatigants et un peu lourdingues. Par contre, vraiment, c'est un dessin assez fascinant, j'ai toujours aimé Parme et ses débuts étaient déjà très puissants. |
 | | chrisB, 10.11.2015 à 9:37 | 359910 |
|  |  | | Ca reste pas mal Jules, je préfère les T2 et T4 de mémoire. |
 | | Pierre, 09.11.2015 à 21:13 | 359907 |
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Là faut qu'on m'explique le succès de cet album gentillet et dépourvu d'originalité. A 36 ans, je ne suis peut-être plus tout à fait dans la cible recherchée mais tout de même, les gosses méritent mieux ... |
 | |  |  | Je lis régulièrement les notes du Zep sur le blog du Monde depuis qu'il l'a entamé.
Rien de foncièrement neuf dans le recueil, il n'y a que quelques notes que j'ai dû rater.
Dans l'ensenble, on y reetrouve l'humour et le sens de l'observation qui font le charme du Zep des Happy Parents, Happy Sex, Filles électriques et de l'enfer des concerts. il s'essayent parfois à des sujets plus "politiques" mais sans tomber dans la facilité ou la dénonsiation facile.
Il y a du bon et du moins bon (sa comparaison entre punks et djihadistes), du très con (la vie sexuelle des super-héros), du tordant (le grattage de couilles)... Autant Titeuf ne m'a jamais fait rire, autant Zep m'amuse dans ce registre du quotidien. En fait, j'y vois toujours un observateur impitoyable de la famille de Jannin, dans sa capacité à capturer l'air du temps. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | | Allister Baudin : | Attention Spoilers. [...] |
Je partage ton analyse dans les grandes lignes (tout en étant peut-être un poil plus séduit ou indulgent). Le problème des yeux est prégnant (c'est surtout sur Astérix que ça m'a gêné.) Ta théorie sur les jeux de mot et bons mots est séduisante. Ces calembours ne sont en effet peut-être pas encore correctement orientés... mais ils ne sont surement pas trop nombreux comme j'ai pu le lire ailleurs.
Voir Panoramix rappelé à sa jeunesse m'a plutôt fait sourire. Le côté désagréable que j'ai pu ressentir dans son vieux maître, c'est qu'il m'a fait me remémorer le douloureux Mathusalix du premier film « live ».
Par ailleurs, le fait qu'Astérix et Obélix puissent rentrer dans la forêt des Carnutes sans qu'aucun commentaire ne soit fait m'a gêné (entrée interdite aux non-druides...)
Je remarque malgré tout, Allister, que dans ta conclusion, tu critiques la qualité de la reprise et non l'idée d'une telle reprise. Tu sembles même curieux de voir si ça va évoluer positivement. J'ai l'impression que ce tome arrive quand même un petit peu à charmer. |
Ah ! Ah ! J'ai aussi pensé au vieux druide de l'horrible premier film d'Astérix. Mais je ne me souvenais pas de son nom moi hein..hi hi.
Globalement, je ne critique pas l'idée d'une telle reprise parce que de fait, elle a eu lieu. Je n'ai pas d'idée arrêtée sur le sujet, mais j'ai l'impression que pour créer des oeuvres qui procurent des sensations fortes à la lecture, il est plus simple de ne pas s’embarrasser de mondes créés par d'autres. D'où mon étonnement du fait que Conrad qui, à l'époque de Shukumei ou d'Aventure en jaune, avait largement de quoi proposer quelque chose d'à la fois novateur, original, tout en s'inscrivant dans la tradition franco-belge de Spirou, se soit contenté de faire des trucs pour Dreamworks et des pastiches de Franquin, Morris et Uderzo. Quand une série est reprise, il est difficile (impossible ?) de faire autre chose que de reprendre l'aspect extérieur de l'oeuvre et de retrouver l'intention originelle du premier auteur. C'est à mon sens ce qui produit ce sentiment de manque d'authenticité dans l'écriture de cet Astérix. Cependant, lorsqu'une série a un aspect extérieur (par là j'entends tous les codes, de mise en scène, d'encrage, de rythme, etc.) aussi difficiles à reproduire que celui d'Astérix, réussir ne serait-ce qu'à faire une reprise superficielle est compliqué. Et à mon sens Ferri et Conrad y sont arrivés, ils ont maîtrise l'aspect "technique" du défi. Le dessin d'Uderzo, qui est issu de l'assimilation de certains codes (de Gottfredson, de Segar, de Kelly, et d'autres que je ne connais pas), et qu'Uderzo a lui-même codifié et dans une certaine mesure figé de sorte à en faire une sorte de grammaire (pour les dessins animés, les produits dérivés, etc) permet que la série soit reprise à ce niveau là. Quand on voit le dessin catastrophique de la reprise de Lucky Luke, on pourrait se contenter de ce que nous proposent Ferri et Conrad sans problème. |
 | |  |  | | Allister Baudin : | Attention Spoilers. [...] |
Je partage ton analyse dans les grandes lignes (tout en étant peut-être un poil plus séduit ou indulgent). Le problème des yeux est prégnant (c'est surtout sur Astérix que ça m'a gêné.) Ta théorie sur les jeux de mot et bons mots est séduisante. Ces calembours ne sont en effet peut-être pas encore correctement orientés... mais ils ne sont surement pas trop nombreux comme j'ai pu le lire ailleurs.
Voir Panoramix rappelé à sa jeunesse m'a plutôt fait sourire. Le côté désagréable que j'ai pu ressentir dans son vieux maître, c'est qu'il m'a fait me remémorer le douloureux Mathusalix du premier film « live ».
Par ailleurs, le fait qu'Astérix et Obélix puissent rentrer dans la forêt des Carnutes sans qu'aucun commentaire ne soit fait m'a gêné (entrée interdite aux non-druides...)
Je remarque malgré tout, Allister, que dans ta conclusion, tu critiques la qualité de la reprise et non l'idée d'une telle reprise. Tu sembles même curieux de voir si ça va évoluer positivement. J'ai l'impression que ce tome arrive quand même un petit peu à charmer. |
 | |  |  | Aude Soleilhac au dessin, Marzena Sowa au scénar, ça augurait du bon.
Las, la lecture fut pénible. Il y a des petits moments de grâce, mais le tout est pénible à parcourir.
J'aime bien les chroniques d'une vie quotidienne, les récits de petits riens. Mais j'ai eu l'impression ici que l'histoire ne commençait qu'à la toute fin du bouquin.
Rajoutons enfin certains personnages assez incompréhensibles, comme cette vieille femme dont on se demande si ce n'est un homme déguisé ayant des intentions douteuses... alors qu'il semble qu'elle soit plutôt brave, malgré son comportement.
Bref la mayonnaise n'a pas pris en ce qui me concerne. Et malgré ce que j'expose ci-dessus, j'en reste étonné moi-même. |
 | |  |  | La jaquette met en avant le film de Bong Joon-Hong (auquel Rochette dédie ce livre), positionnement marketing compréhensible, mais trompeur.
Surtout que contrairement à ce qu'on lit, le film n'a pas rencontré un succès aussi incroyable. Pour un blockbuster de SF au casting international, il a cartonné en Corée du Sud, marché à peine correctement en France (moins de 700.000 entrées, ce n'est pas très glorieux) et n'a quasi pas été exploité aux USA suite à un désaccord entre les frères Weinstein et Bong Joon-Hong, qui a refusé de remonter le film pour une version américaine. Le film est très correct mais n'est ni un succès, ni un film culte... cette jaquette me semble surtout servir à "mettre une jaquette", ce qui fait toujours classe. D'autant que le film ne fait que reprendre le concept de la bande dessinée et en est complètement indépendant.
Cet épilogue existe parce que le buzz engendré par la mise en chantier du film s'est accompagné d'une réédition de la série, qui l'a faite découvrir à un nouveau public.
Ce Terminus apporte donc une nouvelle conclusion à la série. Elle reprend exactemeznt là où s'arrêtait le tome précédent. Le Transperceneige avait quitté ses rails pour partir à la recherche d'une mystérieuse musique captée sur lma radio. A l'issue de ce tome, les arpenteurs découvraient un batîment en ruine et une petite musique qui ne résonnait parce que plus personne n'était là pour l'arrêter.
Fin ?
Rochette s'est demandé ce qui est arrivé après.
AVec l'aide d'un nouveau scénariste, Olivier Bocquet, il imagine un dernier tome, une vraie conclusion à l'odyssée du Transperceneige.
En effet, si la musique continue d'émettre, c'est qu'il y a de l'électricté. Et si... ? En explorant la zone, les arpentuers découvrent une gare où le Transperceneige pourrait stationner le temps d'être réparé. La révolte gronde et le conseil est déposé. Continuant d'explorer les entrailles de la ville, les survivants découvrent d'autres survivants. Les auteurs ont pris un soin particulier à éviter toutes les solutions faciles, pour composer un scénario cherchant sans cesse à se démarquer. L'intention est louable. Quelques idées sont franchement bonnes. D'autres sont trop tirées par les cheveux pour convaincre. Mais cette conclusion a le mérite de rester cohérente avec l'univers créé il y a plus de 30 ans. L'apparition discrète de la couleur fonctionne bien. mais il y a des longueurs, surtout dans le dernier acte, un peu trop explicatif.
Dans l'ensemble, ce Terminus conclut la série de manière satisfaisante, malgré quelques faiblesses et facilités. Rochette s'est approrié l'univers créé par Lob et l'a développé de belle manière. Ce dernier livre reste honnête dans ses intentions et intelligent dans son développement. Les auteurs ont sans doute voulu toucher trop de thématiques pour un seul livre. Au moins ils ont la volonté de réaliser un livre ambitieux. |
 | | chrisB, 27.10.2015 à 9:54 | 359840 |
|  |  | C'est léger, drole (mentions spéciales au déguisement de Donald et à l'invisibilité). Et pour ne rien gacher, il y a des bites un peu partout. |
 | |  |  | Attention Spoilers.
Le scénario de Ferri suit une trame comparable à celle des Astérix de la grande époque : nul besoin de thème épique pour qu'un Astérix soit réussi. L'idée d'un chercheur de scoop gaulois qui se réfugie dans le village pour révéler le passage manquant du Commentaire de la guerre des gaules est assez solide pour qu'on puisse en faire un grand Astérix.
Et pourtant ce n'est pas le cas. Il me semble qu'il manque à Ferri quelque chose d'essentiel : une bonne thématisation des relations entre les personnages à travers les dialogues. Or, ici, les dialogues semblent tous artificiellement dirigés vers le lecteur, les personnages ne semblent plus s'amuser entre eux. Quand ils s'amusent, comme lorsqu'Astérix et Obélix se moquent de Panoramix, ce n'est pas très drôle et ça sonne faux : il est évident que le lecteur ne trouvera pas très drôle que Panoramix soit rappelé à sa jeunesse, on ne voit pas pourquoi il trouverait drôle de voir des personnages trouver ça drôle (hum). Au contraire, quand ils font des bons mots, c'est toujours à leur insu. Ce qui rendait drôle des passages comme l'alcoolisme joyeux d'Abraracourcix et Obélix dans les Lauriers, la malice de la répartie de Panoramix à Astérix sur les champignons dans les jeux Olympiques, ou le plaisir d'Obélix à appuyer sur le foie d'Abraracourcix dans le Bouclier Arverne, c'est non seulement que les personnages faisaient des choses immédiatement saisissables comme drôles pour le lecteur, mais aussi qu'ils semblaient s'amuser entre eux. Ici ce n'est plus tellement le cas.
Ce défaut apparaît paradoxalement dans le fait que les scènes les plus réussies sont celles où les personnages sont seuls ou n'interagissent plus avec les autres ( Obélix qui s'endort en parlant de Panoramix jeune, Obélix seul dans la forêt tentant de se persuader que tel conflit ne le concerne pas, Obélix seul encore dans la forêt se demandant si battre des romains formerait un conflit en lui ) que Ferri maitrise d'ailleurs assez bien, comme les temps morts et les silence, ce qu'on savait bien depuis Le Retour à la terre et De gaulle à la plage, et qu'on retrouve ici (l'ours silencieux derrière les romains, le pigeon sans message qui s'envole dans une case silencieuse).
Mais peut-être que l'impression que les relations entre les personnages sont artificielles est due au dessin de Conrad, dont l'une des principales faiblesses réside dans sa façon de dessiner les regards des personnages et de les diriger (ce qui finalement est assez peu de choses face aux multiples défis que constituent le dessin d'un Astérix). Là où Uderzo faisait se croiser parfaitement les regards tout en multipliant à l'infini les expressions, ceux de Conrad sont parfois un peu vides et répétitifs, où visent à côté. Les yeux d'Abraracourcix sont les plus ratés. Obélix est d'ailleurs assez étrange, un mélange entre l'Obélix gros et grand des albums récents d'Uderzo et de l'Obélix patate des premiers albums, le rapport entre le ventre d'Obélix et ses jambes en devient assez étrange. Enfin, le lettrage n'est pas toujours heureux, surtout sur les majuscules.
Pourtant, l'album n'est pas mauvais. Ferri a compris le genre d'histoire qui pouvait faire un Astérix. Le dessin de Conrad est souvent prodigieux, son encrage est parfait. Mention spéciale pour les chevaux "à la Uderzo" et les nombreuses scènes avec de très nombreux personnages. Le duo a assimilé un nombre de contraintes proprement démentiel. Il ne leur reste plus qu'à trouver le plus difficile, l'authenticité dans le rapport entre les personnages, qu'une telle reprise servile rend peut être impossible à atteindre.
Il reste néanmoins toujours mystérieux pour moi que le génie de Shukumei et Aventure en jaune, au trait si spontané et aux compositions si justes, soit devenu un pasticheur scrupuleux. Incompréhensible. Sans parler de sa période "trait fin / sous Morris" dans laquelle il a poursuivi et achevé tristement Les Innommables.
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 | | lldm, 26.10.2015 à 19:10 | 359837 |
|  |  | | Follet, pas Foley, les lecteurs auront rectifié d'eux-mêmes (n'importe quoi) |
 | | lldm, 26.10.2015 à 19:08 | 359836 |
|  |  | Les rencontres hasardeuses en bouquinerie m'ont mis nez à nez avec cet album au festival Quai des Bulles de cette année, album que je découvrai en pdf il y a quelques temps (je vous épargne les détours) à l'occasion d'un travail de Pré Carré 5 (voilà pour ceux qui imaginent que le téléchargement illégal ruine les éditeurs : je n'aurai jamais même regardé cet album sans sa disponibilité en ligne).
Est-il utile de préciser qu'il vaut mieux couper le son ? Le texte de Stoquart est aussi inutile que foireux : complètement à côté du ton la plupart du temps, ce commentaire de l'action par ses acteurs est absurdement marqué par le polar de gare aussi faux quand il s'encanaille que quand il est soutenu, et plus faux encore dans la cohabitation des deux. Et surtout, il ne sert à rien.
Foley se livre pendant 45 pages à une joie de dessinateur (de bande dessinée) complète, entrainant la lecture dans une traversée de masses, de grands mouvements fluides (l'album est intégralement emporté par une inondation), de tissus de matières nouées et d'obstacles, de cloisons (branches d'une forêt affleurant, véhicules, pans de murs, verrières, tentures d'un crique), qui sont autant de mise en évidence de la puissance du dessin à produire seul un récit de nerfs. Chaque planche ou double planche pourrait faire l'objet d'une leçon sur la structure d'une page dans notre discipline, la bande dessinée (il est tentant d'en faire un palimpsestes intégral pour cette rubrique de Pré Carré): chaque armature de Foley est une invention double, squelette pour l'étendue visuelle et chair pour les corps qui la traversent et l'animent, poussant jusqu'à l'abstraction l'organisation de ses lignes de forces (toutes y sont convoquées : tension, traction, soutien, propulsion, course, écrasement, suspension etc. avec une égale virtuosité) et de ses plis intérieurs (l'assonance plastique, rythmant deux doubles pages, entre un tigre et la tenture sur laquelle il poursuit le héros en est probablement le plus éblouissant exemple). Assez assuré de ses moyens plastiques pour se dispenser de la bimbeloterie habituelle de l'école belge (traits de vitesse et autres petits machins expressifs - emanatas - onomatopées envahissantes), Foley produit discrètement, humblement, ce qui pourrait être un manifeste du dessin comme mouvement le plus intense de la vie et de sa représentation.
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 | | e m, 21.10.2015 à 10:03 | 359799 |
|  |  | Première histoire du deuxième tome de l'intégrale : Iznogoud #15...
Complètement hystérique, ça part dans tous les sens, et ce n'est pas drôle.
Et que vient faire une scène de tentative de viol dans un livre qui s'adresse à un jeune public ?
Je n'aurai pas acheté cette intégrale si j'avais remarqué (pourtant affiché sur la couverture) que les histoires n'étaient pas de Gosciny + Tabary, mais uniquement de Tabary.
1 livre
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 | | NDZ, 19.10.2015 à 9:46 | 359789 |
|  |  | ça ne m'avait jamais frappé à ce point, l'influence graphique de Miller sur Andreas. Où l'on voit qu'Andreas serait super efficace dans une mini-série hard-boiled. Une idée pourl'après la fin de ses deux séries fleuves ? |
 | | NDZ, 16.10.2015 à 10:04 | 359778 |
|  |  | Si la matière biologique mutante et le langage déformé étaient étroitement liés ? Si la délitescence des chairs allait de pair avec la déliquescence de la langue ? On a là un récit qui travaille admirablement cette matière étrange qu'est l'horreur, le fantastique et l'imperceptible que véhicule souvent le jargon des romans de SF. On est alors plongé dans un récit de Science-DuLangage-Fiction, où le trait se désagrège, comme les contours entre lettres, courbes et traits, où les phylactères baignent dans ce jus de soupe primordiale qui a donné naissance à ce qu'est ce fameux mélange de textes et de dessins que l'on apprécie tant. Glaçant. Eperdus dans l'Espace, on ne vous comprendra pas, même si vous criez. |
 | | e m, 15.10.2015 à 21:26 | 359775 |
|  |  | Alvin #1...
Je n'ai pas retrouvé le côté poétique / mélancolique qui faisait le charme d'Abelard. Le ton est un peu différent.
C'est quand même bien, et j'aime toujours beaucoup le dessin de R.Dillies.
4 chapeaux |
 | | NDZ, 15.10.2015 à 19:43 | 359769 |
|  |  | Bon polar, avec un récit qui passe d'un personnage à l'autre. On est dans les variations, pas forcément dans le cliché. Deux soeurs, deux frères. Un policier, bon père de famille, n'arrive pas à mettre le doigt sur le truc qui cloche... les auteurs nous déroulent l'intrigue sans (vraies) surprises, mais avec un certain talent. L'exercice de style est donc plutôt réussi. |
 | | e m, 12.10.2015 à 14:09 | 359728 |
|  |  | Ah mais c'est très bien fait le Grand méchant renard.
C'est juste que ce genre d'humour me fait plus sourire que rire, donc petite déception. Après avoir lu un aperçu de quelques pages je pensais me poiler en lisant tout le livre.
Merci Thierry.
Ton avis donne envie, je pense que je le commanderai prochainement.
Avec Saga aussi tiens. Depuis le temps que que je dois commander la suite des tpb...
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 | |  |  | | descender est une série, mais je n'ai aucune idée de sa longueur. le premier tome reprend les 6 premiers épisodes, le septième épisode es annoncé pour novembre. |
 | | chrisB, 12.10.2015 à 12:22 | 359725 |
|  |  | | Moi j'ai trouvé brillant le grand méchant renard, et souvent au delà du sourire (même si je ne mesure pas ma lecture en décibel, hein) |
 | | e m, 12.10.2015 à 12:17 | 359723 |
|  |  | Descender, c'est une série ou un one-shot ?
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Sinon j'ai lu Le grand méchant renard...
J'aime bien le dessin simple mais expressif, mais je m'attendais à plus drôle.
C'est amusant mais ça va rarement au delà du sourire (à part les scènes avec la taupe).
3 poussins |
 | |  |  | la série est installée et continue sur son rythme de croisière. C'est toujours barré et bien amené. L'effet de surprise est passé, mais je me suis attaché aux personnages et cela suffit amplement. |
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Lu ce weekend.
Ce n'est pas le Jeff Lemire plus expérimental de Trillium, comme prévu. Mais ce Descender est quand même très bon.
On retrouve un peu tout ce qui fait une bonne série de SF, qui ne se gêne pas pour emprunter des motifs connus et éprouvés, mais le fait avec suffisamment de talent pour que ce premier volume se laisse lire avec un vrai plaisir.
Tout commence par l'arrivée des Harvester, des robots géants surgis de nulle part. En très peu de temps, ils ravagent la planète de Nyrita, le coeur de l'UGC où se mèlent les neufs peuples qui constitue l'Union Galactique. Les Harvester disparaissent tout aussi soudainement qu'ils sont apparus et laissent un monde à genoux.
Pointés du doigts , les robots sont traqués en guise de représailles, même si l'origine et les desseins des harvesters restent inconnus. En quelques pages, le contexte est installé.
Dix ans plus tard, sur une lointaine colonie, un robot de modèle Tim ce réveille. Il s'agit de robot-enfant. Sa colonie a été détruite par un accident de forage. Seul, il ignore tout de ce qui s'est passé dans l'UGC. Pourtant, il va se retrouver au centre de toutes les convoitises parce qu'iul partage la même signature digitale que les harvesters. Il détient peut-être la clé.
Le sujet est classique et vous aurez trouvé des emprunts plus ou moins marqués à Isaac Asimov, A.I, Astro, Star Wars, Ghost in the shell... mais l'ensemble tient très bien la route. Tim-21 se révèle très vite attachant et la galerie de personnages secondaires est à la fois très classique (pour ne pas dire stéréotypée) mais efficace. Les rebondissements s'enchaînent efficacement. Tout s'emboîte parfaitement. Lemire et N'Guyen ne révolutionnent rien, mais proposent juste un divertissement très réussi. Et le travail de Dustin N'Guyen, en couleur directe, est pour beaucoup dans la réussite de cette série qui se démarque de la production habituelle. |
 | |  |  | Attention, ça spoile
| Thierry : | | lanjingling : | | Thierry : | Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même. |
Je ne trouve pas le scénario trop sage, au contraire, il défonce avec allégresse toute une utopie, tant aux niveaux social et politique que dans son imaginaire même. Mais trop court, oui, il ouvre plein de portes et se termine violemment, comme il faut, mais trop vite. |
il défonce surtout Mimi :o)
trop vite, c'est le problème. J'ai l'impression qu'il ne fait qu'effleurer les potentialités du concept. |
Le dessin est en effet des plus convaincants. L'ombre de Calvo est palpable.
L'histoire est en effet trop vite close. La fin est violente mais la toute fin reste un happy end.
Quant à la sagesse de scénario... Oui voilà la grande interrogation.
Oui Malcolm viole Mimi tout en préservant sa putain de virginité. C'est forcément un coup de tonnerre.
Mais l'acte impardonnable de Malcolm est le résultat de l'excès de boisson. Une fois sobre Malcolm retrouve sa morale. Et notre héros restera assez moral jusqu'à la fin, même s'il succombe à divers sirènes, accès de colère et excès de prétention.
Le Pays Rose est peut-être écœurant de guimauve mais est toujours présenté comme préférable au Pays Gris. La fin reste un happy end. Là-dessus, la sagesse ou la morale semble dominer. On semble assister à un repentir.
La vindicte des habitants du Pays Rose contre Malcolm, la versatilité des foules, restent des thèmes courantes.
Le vrai côté dérangeant vient de Mimi. C'est la femme violée qui finit par prendre la défense de son violeur. C'est la femme violée qui finit par dire grosso modo qu'elle l'avait bien cherché.
Mimi semble pardonner à Malcolm plus vite que Malcolm ne se pardonne à lui-même.
On sait qu'une telle attitude n'est pas irréaliste. Pas irréaliste, certes... mais je n'ai jamais entendu dire que c'était une bonne chose...
De là, une double interrogation : est-ce que les auteurs minimisent le viol ? Ou est-ce que c'est justement le fait que le final et le happy end soient permis par un processus à la moralité ambiguë, qui constitue la principale dénonciation du bouquin ?
De prime abord, le bouquin ne me convainquait pas complètement. Pourtant, il réussit à m'interroger... |
 | | Pierre, 05.10.2015 à 10:34 | 359696 |
|  |  | | wandrille : | Très bon, trop court hélas. |
Cette satire féroce et implacable, m'a laissé un goût amer, non que je n'en partage pas tout le propos (c'est la synthèse d'un constat fait de longue date pour ce qui me concerne, quand j'étudiais l'histoire de l'art au lycée puis à l'université) mais comme toute charge, caricature, il manque de nuance. Ici l'artiste semble réduit à son rapport à la société, et à l'emprise de son ego. J'espère qu'il existe d'autres moteurs à la création artistique ... Et je crains que sa conclusion même (où il faut peut-être entendre que le salut viendra de la bande dessinée) ne prête le flanc à une interprétation de type réactionnaire comme prônant un retour du vrai beau, du vrai dessin, du vrai savoir faire. |
 | |  |  | Très bon, trop court hélas. |
 | |  |  | | Le dessin de couverture me fait penser à du Pascal Croci. Ou du moins, il m'inspire le même malaise que devant certaines couvertures de l'auteur. |
 | |  |  |  | Thierry : | | Voyage au bout de le Nuit est dans la pile de prioritaires à lire |
Et tu as bien raison, les mini-récits d'Hubuc comptent parmi les meilleurs, il avait un ton, un dessin et un humour loufoque faits pour ce support.
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Le problème est que je n'ai jamais lu Céline. Son Voyage au bout de le Nuit est dans la pile de prioritaires à lire, donc probablement pour la fin de l'année. En attendant, je ne sais pas grand chose de lui, si ce n'est sa réputation sulfureuse et son antisémitisme.
Je n'ai pas acheté ce levre pour Céline mais pour le dessin des frères Brizzi, que j'avais découvert il y a bien longtemps dans une histoire courte parue dans Métal Huralnt, 2ème génération.J'avais été séduit par leur style très dynamique, fortement influencé par l'animation. En effet, ils ont travaillé sur de nombreux films, dont Fantasia 2000 (la séquence de l'oiseau de feu)
A ma connaissance, cette cavale est leur premier album.
Je dois avouer avoir été déçu. Tout d'abord, je crois que ma méconnaissance de Céline m'empêche d'avoir toutes les clés pour pouvoir apprécier le scénario de Christophe Malavoy. Il relate de fuite de Céline en 1944, flmanqué de sa femme, de l'acteur Robert le Vigan et de son chat. Il désire atteindre le Dan,emark pour récupérer le magot qu'il a mis à l'abri au cas où... cas qui se présente maintenant que les Américains ont débarqué et que la libération de la France n'est plus qu'une question de temps. Ses sympathies mal placées ne peuvent que lui causer des problèmes. Il sait que nombreux sont ceux qui voudraient le voir juger et plus si affinité. Il y a un côté décousu dans cette fuite et des allusions qui m'échappent, mais qui seront sans doute évidente au connaisseur de Céline.
Quant au dessin, on sent trop que les frères Brizzi viennet de l'animation. Leur dessin évoque parfois plus le storyboard que la bande dessinée. Des choix de cadrage, des expressions, des gueules dont on sent un peu trop qu'elles semblent destinées à s'animer. Cela finit par donner un rendu trop "aggressif". Evidemment, il y a un parti-pris de l'outrance, du grotesque...mais je n'arrive pas à y adhérer p^leinement. mais, encore une fois, peut-être que ma méconnaissance de Céline et de son style m'empêche d'accepter complètement le parti-pris des auteurs. A relire après avoir enfin lu le voyage au bout de la nuit ? |
 | |  |  | un livre autobiographique simple et émouvant qui raconte le cataclysme que fut l'arrivée du deuxième enfant de l'auteur. En effet, la petite Julia est trisomique. D'un côté, le livre atteint sa cible et ne manque ni de sincérité, ni de pudeur. J'ai été touché par cette histoire. Mais, honnêtement, c'est d'une grande pauvreté sur la forme. Tout est formaté, plan-plan, purement fonctionnel. Le sujet est fort et intense, bien tout est finalement très "banal" dans son exploitation. La réussite du livre tien en cettte empathie que l'auteur inspire qu'aux qualités formelles du livre. A titre de comparaison, Frédérik Pééters alliait magnifiquement forme et fond dans Pilules Bleues. Mais il reste un exception. Et, depuis, il s'est épanoui en réussissant à peu près tout ce qu'il a entrepris depuis. Je sens Fabien Toulmé beaucoup plus limité et je dois avouer que si j'ai aimé son livre, je ne vois pas trop ce qu'il pourrait faire d'autre.
tous les codes du roman noir sont bien présents. j'ai eu des réminiscences de Dashiell Hammett et des films noirs des frères Coen (entre Miller's Crossing et No Country for Old Men). Le scénario ne brille pas par son originalité mais est bien ficelé. En fait, Tyler Cross, c'est un étalage de poncifs, de scènes déjà vue, d'archétypes battus et rebattus. Dessiné dans un style réaliste (mettons Meyer, très bon dsans son genre), cela m'aurait sans doute été insupportable et ridicule. Mais sous le trait de Brüno, une distance salutaire s'installe. Ce n'est pas de la parodie, on reste dans un recit sérieux et très premier degré. Ca pétarade, ça bastonne, ça aligne des personnages qui ne sont presque que des coquilles vides, des postures... et ça fonctionne bien. Par moment, je repensais à Dufaux. Ne me demandez pas pourquoi, mais les tréfonds de la mémoire régurgite parfois des trucs pas très avouables, et je me suis dit que le même genre d'ingrédients sous la plume de Dufaux, ce serait pompier et ridicule (il a puisé dans le même imaginaire dans son hommage à Hammett, entre autres). Mais la collaboration Nury-Brüno trouve la distance juste. Tyler Cross utilise efficacement les éléments mythologiques d'un genre très codé et proposent un livre vraiment réussi. Une belle démonstration que le dessin réaliste est souvent une impasse, parce qu'en perdant cette distance que le dessin peut apporter, il ne subsiste qu'un premier degré parfois douloureux, souven embarassant.
Par contre, j'ai l'impression que Brüno n'est pas topujours à l'aise avec les femmes. Il y a toujours des cases où ses femmes me semblent ratées et sans âmes.
un récit âpre et sombre, sur le destin d'un esclave pas aussi soumis qu'on pourrait le penser. Les auteurs vont à l'essentiel, quitte à pêcher parfois par des ellipses un peu rapides. Brûno a le sens de la mise en page. Il apporte un beau rythme à ses pages et le scénario de Nury, adapté d'Eugène Sue, est très bon.
Par contre, en refermant le livre, je découvre que Atar Gull fait partie de la collection Long Courrier.
première réflexion: ca existe encore cette collection
deuxième réflexion: il y a quoi d'autres dans cette collection ? Et là, je me dis que cest ballot de la part de Dargaud. je compare à Dupuis qui a donné une identité forte à Aire Libre; D'un coup d'oeil, on peut identifier chaque album de la collection, ce qui aide à leur visibilité AIre Libre est un label de qualité et a sans doute fait découvrir des auteurs à des lecteurs qui ont tenté le coup sur la simple confiance de la "marque". Dargaud propose une collection de one-shots mais sans rien investir pour en faire une "marque" comme l'est Aire Libre. Quelle est sa valeur ajoutée ? Stimule-t-elle les lecteurs vers d'autres titres ou à suivre les nouveautés ? Je ne crois pas. A se demander pourquoi la faire encore durer. Si elle existe toujours ? |
 | | NDZ, 24.09.2015 à 10:10 | 359611 |
|  |  | Des recettes de blockbuster avec une touche indie. Agréable comme tout. En même temps, on verra ce que le temps laissera comme souvenir de cette lecture. Et si c'était du ciné ? Film de genre décalé et glauque = Coen Bro.
Des recettes de blockbuster avec une touche encore parfois considérée comme indie (c'est dingue comme quoi le style de Brüno est encore qualifié par certains de "non-classique"). Agréable comme tout. En même temps, on verra ce que le temps laissera comme souvenir de cette lecture. Et si c'était du ciné ? Remâchage de films de genre et de série B = Tarantino.
Le premier coup de coeur de l'année. On a un récit qui ne se laisse pas dompter d'entrée. Les coq-à-l'âne(s?) (coca-light?) graphiques et textuels, les jeux de références, graphiques, textuels et para-textuels, le foisonnement des entrelacs, des motifs et des textures, des couleurs psychédéliques, le récit gigogne et bègue, les séquences chantées (annoncées par le "comédie musicale" du sous-titre) : tout concourt à l'enchantement, le secouage des yeux et des méninges. Et ça, c'est bien. Et si c'était du ciné ? Impossible de faire ça au ciné, c'est aussi pour cela que c'est une excellente "bédé" :) |
 | |  |  | | wandrille : | J'essaie actuellement de lire ce livre et j'ai beaucoup beaucoup de mal... Est-ce qu'il y a un truc qui m'échapperait et qui serait utile à connaître pour rentrer dans cet ouvrage dont j'ai beaucoup entendu parler ? |
Non, rien de tout cela. C'est juste que c'est pas bien du tout. |
 | | chrisB, 07.09.2015 à 8:35 | 359497 |
|  |  | très bon, je l'ai préfèré au tome1 (que j'avais déjà bien aimé) |
 | |  |  |         Amusant à lire, pour son côté feuilletonnesque. Ca ne pisse pas très loin et ne se pose pas tellement de questions fondamentales, mais il y a quelque chose de jouissif de voir un monde qui se relève sans les hommes. Les femmes ont donc le beau rôle, enversant le paradigme habituel des personnages de recit d'aventure. Peut-être pas de là à en faire un brulôt féministe, mais c'est rafraichissant.
Jamais ennuyeux, jamais complètement passionnant, toujours plaisant. Je n'en demandais pas plus (mais le machin qu'a tué tous les hommes, il a aussi décimé les moches, parce qu'honnêtement, il y a surtout des jolies jeunes filles bien foutues autour de Yorick, dans des proportions assez étonnantes :o)) |
 | | e m, 25.07.2015 à 10:10 | 359316 |
|  |  | | Mael : | ...
Ha merci ! Pub antérieure ? Un peu moins classe que les photos d'époque ou affiches de films des autres albums ^^ |
Effectivement... Mais il fallait le savoir (!)
Ça n’ôte de toute façon rien au fait que je la trouve réussie, cette couverture 8-) |
 | |  |  | | sblinks : | | Mawil (qui est quasiment inconnu du grand public en Allemagne soit dit en passant) |
Disons que c'est la bd qui est mal connue dans son ensemble en Allemagne.
Je reviens de vivre 4 ans à Berlin et dans le milieu qui lit de la BD, Markus est une grosse star.
Si tu as grandi à une époque similaire, et que tu ne l'a pas djà vu, je te recommande le film "Sohnenallee" qui a beaucoup de choses en commun avec ce livre.
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 | |  |  | J'essaie actuellement de lire ce livre et j'ai beaucoup beaucoup de mal... Est-ce qu'il y a un truc qui m'échapperait et qui serait utile à connaître pour rentrer dans cet ouvrage dont j'ai beaucoup entendu parler ? |
 | |  |  | | Finalement, Mael n'exagère pas, les yeux, la bouche carnassière, les ombres de la couverture sont quasi décalqués sur la seconde photo. |
 | |  |  | C'est plutôt celle-ci, si je ne m'abuse :
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 | | Mael, 19.07.2015 à 9:59 | 359270 |
|  |  | | Mr_Switch : |  |
Ha merci ! Pub antérieure ? Un peu moins classe que les photos d'époque ou affiches de films des autres albums ^^ |
 | | chrisB, 18.07.2015 à 23:04 | 359267 |
|  |  | la bonne surprise que voila (lire la très juste chronique de Rohagus) |
 | | Mael, 18.07.2015 à 14:14 | 359264 |
|  |  | | e m : | Reste cette superbe et fascinante couverture...
2 billets de 5... (pour la couv') |
Il me semble qu'elle était quasi décalquée (j'exagère hein) sur une photo ou affiche de film vu dans "Les Images qui font écho", comme beaucoup de couv de Giraud ("L'homme à l'étoile d'argent" ou
"Angel Face", dans le même sujet), mais je n'ai pas retrouvé l'image. Quelqu'un peut confirmer cette source ? Ou ma confusion ? |
 | |  |  | | wandrille : | J'aimais beaucoup le lire sur Mauvais Esprit, mais en revanche, j'ai trouvé le recueil un peu long et répétitif, ça a été dur de le finir. |
Alors que moi au contraire je trouve que l'accumulation fait gagner en folie. |
 | |  |  | | wandrille : | Très bon, j'aime beaucoup le côté un peu simili linogravure du dessin. Le twist du scénario est bien amené, sans sensationnalisme lorsqu'il arrive. | Les twists(il y en a plusieurs, c'est comme un polar social, ce livre, genre certains Boileau-Narcejac)
| wandrille : | | En revanche, la fin me parait étonnement bâclée. On a l'impression que l'auteur ne savait pas trop comment boucler et zou, tout ça file à la vitesse d'une brève de chien écrasée, donnant un goût un poil déceptif à une sacrément bonne lecture par ailleurs. |
Oui, vraiment bon livre, outre que l'histoire (j'espère que c'est pas autobio, quoique la résilience puisse produire de belles choses) est bonne et bien racontée, j'aime le décalage entre le style de dessin (gros nez proche de Tom Tirabosco) et le traitement graphique fausse carte grattée, cela renforce le télescopage entre plusieurs passés (batisse 19me siècle, flash-backs dans les années 20 et 50, histoire vers 1974-75, période très bien rendue) |
 | |  |  | J'aimais beaucoup le lire sur Mauvais Esprit, mais en revanche, j'ai trouvé le recueil un peu long et répétitif, ça a été dur de le finir. |
 | |  |  | Très bon, j'aime beaucoup le côté un peu simili linogravure du dessin. Le twist du scénario est bien amené, sans sensationnalisme lorsqu'il arrive.
En revanche, la fin me parait étonnement bâclée. On a l'impression que l'auteur ne savait pas trop comment boucler et zou, tout ça file à la vitesse d'une brève de chien écrasée, donnant un goût un poil déceptif à une sacrément bonne lecture par ailleurs. |
 | | e m, 12.07.2015 à 19:24 | 359228 |
|  |  | Blueberry #13...
Je trouve ça tout aussi bavard et ennuyeux que les tomes précédents. (en plus Chihuahua Pearl n'apparait que dans les trois dernières pages (l'arnaque!)).
Et l'impression de lire un peu toujours la même histoire avec Blueberry qui se fait taper dessus par sa hiearchie et qui va ensuite accomplir sa petite mission.
Reste cette superbe et fascinante couverture...
2 billets de 5... (pour la couv') |
 | | lldm, 08.07.2015 à 0:29 | 359206 |
|  |  | | Docteur C : |
Crapule de J. & E. LeGlatin :
Bien incapable d'attribuer une note à cet objet, ce livre, cette pochette. Car ce Crapule provoque un malaise de l'ordre de la contemplation d'un travail prétentieux et raté, quelque part, cette pochette contenant un ensemble de livrets algorithmiquement incomplets
|
Le raté, ici, est transitif : ce livre (cet ensemble de fascicules) rate, manque sa cible, oui, sans aucun doute, mais il me semble que c'est ceci même qu'il expose (notamment en rendant impossible un éventuel achèvement éditorial), que c'est le sens même de ce dernier avatar du couple Caporal&Commandant. Les questions que soulève ce "ratage", je me les pose souvent moi-même en travaillant : à quoi bon rendre insaisissable, imprécise, une cible quand on en a une, si on veut vraiment l'atteindre par un travail guerrier (et celui-ci l'est) ? La raison est (au moins) double : si vous cernez démonstrativement la cible de vos attaques, vous n'ouvrez pas la possibilité de penser au-delà de cette défintion ; dans un travail politique, la question de l'adversaire ne doit pas se laisser résumer à la dernière forme contractuelle qu'il a prise. D'autre part, une définition précise réduit le travail artistique à un statut de machine de guerre, et le rend donc INVISIBLE (transparent à cette machine, si vous préférez).
Garder le mouvement de l'attaque, ne pas le perdre dans la réification de l'adversité, ne pas l'anecdotiser dans les effets d'actualité, ne pas le limiter dans les corps ou les institutions immédiats.
On peut ajouter au passage que les plus mauvais comiques sont ceux qui cherchent des alliés : rire ensemble de la même chose, rire "contre" une quelconque victime passagère pour confraterniser dans la haine, le mépris, la hauteur, que sais-je encore ? Voilà en passant le portrait de la quasi totalité des comiques. La seule forme de rire qui vaille à mes yeux est celle qui perd le rieur, abasourdi devant sa propre énormité (nonsense, absurde, sont des formes de ce rire dévastateur , toujours au PREMIER degré).
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 | | Pierre, 07.07.2015 à 7:50 | 359200 |
|  |  | Comme ça ne m'avait pas vraiment gêné dans le premier tome, je me suis demandé pourquoi. Je me suis donc livré à un petit dénombrement (j'avais du temps. Il est difficile de dormir quand il fait 30°C chez soi): j'en ai relevé 122 dans le premier volume, 204 dans le second, soit une augmentation de plus de 67% de l'un à l'autre.
Sur le fond, ce nouvel album se résume tout de même à un "Riad va à l'école" (il n'y a guère que l'épisode relatif à la disparition de sa cousine qui vienne agiter la surface du récit). Par contre, sur le mécanisme d'embrigadement de la jeunesse dans les régimes autoritaires, le propos est toujours pertinent (et magnifiquement illustré par la couverture). |
 | | Mael, 06.07.2015 à 13:18 | 359197 |
|  |  | | Idem, j'aime beaucoup les petits surlignages fléchés moi, je trouve que ça donne une distance, un ton comique, à l'opposé total des redondances jacobsiennes. Une sorte de traduction du regard de l'enfant quand le texte narratif est plus neutre. |
 | | chrisB, 06.07.2015 à 11:29 | 359195 |
|  |  | Je l'ai terminé hier soir, toujours du bon pour moi.
Pour les annotations diverses, je vois ça comme le développe Allister Baudin, cela ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire. |
 | |  |  | | Pierre : | 
Quant au point de vue formel, on est dans la platitude narrative la plus caractérisée, avec même une régression étrange dans la systématisation d’envahissantes annotations didactiques au sein des cases mêmes : sans confiance dans le pouvoir descriptif de son dessin, l’auteur le paraphrase de considérations parfois nécessaires, souvent oiseuses. Ainsi, quel intérêt de mentionner « Elle ne portait pas de voile », « mèches colorées » et « Robe étincelante d’or » (le tout assorti d'agaçantes petites flèches) quand le dessin montre clairement qu’elle ne porte pas de voile, que la mise en couleur montre que ses mèches sont colorées et que le dessin suggère un tissu chamarré ? Effet de style ou paresse ? Pour un peu on se croirait revenu aux temps d’Edgar P. Jacobs et de ses récitatifs redondants…
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C'est drôle, je me souviens précisément d'une interview de Sattouf où il expliquait qu'il était fan des petits commentaires intégrés dans le dessin qui désignent des personnages avec des flèches; il disait qu'il l'avait piqué à Crumb, et que, d'après ce dont je me souviens, cela instaurait une sorte de proximité plus grande entre le narrateur et l'auteur, comme un apparté. Ca permet de se moquer des personnages, effet comique, etc. |
 | | Pierre, 04.07.2015 à 22:13 | 359188 |
|  |  | 
Je suis un peu déçu par ce nouveau tome de l’Arabe du futur qui manque singulièrement d’intensité dramatique.
La Syrie n’est finalement pas le pays effrayant redouté à la fin du volume précédent, le quotidien se déroule tranquillement, dépouillé de sa dimension angoissante, et la personnalité paradoxale et quelque peu inquiétante du père se normalise. Il n’y a pas de crise, pas de conflit entre les personnages. C’est toujours intéressant mais on tombe dans l’anecdotisme d’un autobiographie quelconque. Peut-être est-ce un album de transition avant que ne nous soit dévoilé comment le héros est revenu définitivement en France ?
Quant au point de vue formel, on est dans la platitude narrative la plus caractérisée, avec même une régression étrange dans la systématisation d’envahissantes annotations didactiques au sein des cases mêmes : sans confiance dans le pouvoir descriptif de son dessin, l’auteur le paraphrase de considérations parfois nécessaires, souvent oiseuses. Ainsi, quel intérêt de mentionner « Elle ne portait pas de voile », « mèches colorées » et « Robe étincelante d’or » (le tout assorti d'agaçantes petites flèches) quand le dessin montre clairement qu’elle ne porte pas de voile, que la mise en couleur montre que ses mèches sont colorées et que le dessin suggère un tissu chamarré ? Effet de style ou paresse ? Pour un peu on se croirait revenu aux temps d’Edgar P. Jacobs et de ses récitatifs redondants…
Sinon, je crains qu'avec ce succès de librairie inattendu, Riad Sattouf finisse par se Marjane Satrapiser, ce qui serait dommage.
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 | |  |  | dans la continuité du 1, c'est bien fait et divertissant |
 | |  |  |  Nicolas et la mer. Un diptyque dont on loue, sans doute plutôt à raison, les symboliques. Hélas, le premier tome souffre de n'être qu'introductif. En le fermant, on comprend que les choses sérieuses vont commencer dans le second tome. Ce qui se confirme. C'est tellement vrai que l'on pourrait presque se dispenser de lire ce premier tome.
Le second tome expédie les événements. Tout ne se passe pas bien (c'est le cas de le dire), mais pas le temps de se lamenter. Oui, c'est volontaire et compréhensible. C'est un plus de ce point de vue. Le revers de la médaille, c'est que ce qui est censé être tragique n'a pas le temps de l'être (ce qui est encore plus tragique, toublant et donc intéressant, me dira-t-on à raison).
Reste un diptyque qui se laisse lire malgré tout. Il est destiné aux jeunes lecteurs, semble-t-il.
On remarquera les couleurs, dans le premier tome. Dans certaines cases, elles sont particulièrement solarisées. Loin d'être un défaut, elles baignent les scènes d'une lumière chaudement méridionale. |
 | |  |  | ben, si on accepte le point de départ qui est vraiment tiré par les cheveux, c'est plutôt amusant à lire. Il y a de l'humour, le dessin de Pia Guerra est très correct, mais il y a un truc qui me chiffonne, c'est l'absence qusi totale d'enfants dans cete histoire. Cela vientdra sans doute plus tard, mais on dirait qu'il ne reste que des femmes entre 16 et 61 ans. |
 | | chrisB, 15.06.2015 à 10:35 | 359044 |
|  |  | choupi, sympa et mignon. |
 | |  |  | Mister Miracle de Jack Kirby :
Sans aucun doute ma lecture la plus plaisante de Jack Kirby, un pulp sans filet et de la véritable dynamite, il faut lire l'épisode hallucinant et halluciné de la Pilule de paranoïa (Paranoïd Pill), voir la galerie de vilains, ainsi de Mamie Gâteau, du Doctor Vundabar, et surtout de Funky Flashman, le pire qui a jamais paru dans toute l'industrie du comics !
Il y a une sorte de joie très particulière, de puissance non-compromise qui se dégage de ces pages, dans un mélange de fixité et d'énergie des matières et des corps, propre à Kirby, mais qui vire ici à la machine qui s'emballe, littéralement, textes et dessins. Mister Miracle étant un roi de l'évasion (Super espace artist), il passe la plupart de son temps à s'échapper de dispositifs mortels, dans un ton que je qualifierais de perpétuel lyrisme halluciné.
Je relève ce fait curieux que cette édition est dirigée par Didier Pasamonik.
Comme Mister Miracle fait partie de la série des comics Fourth World (Le quatrième monde) chez DC, Urban a entrepris une réédition de l'ensemble et avec les couleurs d'origine, car cette édition Vertige Graphic, plus abordable, est néanmoins dans un noir et blanc peu convaincant, les aplats gris foncés bouchant certains éléments des pages.
Luba de Gilbert Hernandez :
Là encore un immense auteur pour un travail formidable que ces pages de Luba. J'admets que je lis depuis peu Beto Hernandez avec une telle acuité, parce que lecteur de quelques Love & Rockets, j'étais étrangement aveugle à une distinction stricte entre les frères. Julien Meunier relève dans un article dans Pré Carré 5 que quelque chose a disparu du travail récent de Beto, mais pour ces trois tomes de Luba, la bande dessinée de Gilbert Hernandez est pleine comme un œuf.
Crapule de J. & E. LeGlatin :
Bien incapable d'attribuer une note à cet objet, ce livre, cette pochette. Car ce Crapule provoque un malaise de l'ordre de la contemplation d'un travail prétentieux et raté, quelque part, cette pochette contenant un ensemble de livrets algorithmiquement incomplets, la constituant en objet collector dont on ne souhaite pas du tout compléter la collection, tant sa lecture provoque un appel du vide, un malaise incertain. C'est de l'anti-matière de livre objet. Le souffle disons habituel des auteurs est ici resserré presque jusqu'à l'étouffement, les livrets se traversent comme de petits gouffres, il ne se passe rien, pas d'histoire, des moments à peine esquissés, on est dans une radicalité peu courante. Et à la fois ce malaise, cette impression de prétention, de ratage, participerait de ce qui travaille Crapule. Car cette anti-matière de livre objet, dans un contexte où règne la marchandise (d'un jetable qui ne s'avoue que rarement), dans une circulation véritablement inepte, produit une manière de respiration dans un sac en plastique barbelé. Un travail qui retournerait carrément l'objet-livre diffusé contre lui-même, c'était quelque chose à faire à mon sens, au moins une fois, ici.
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 | | lldm, 08.06.2015 à 15:42 | 359016 |
|  |  | 
Lentement, opiniâtrement, les frères LeGlatin vident de toute évidence, de toute permanence, les contours de leurs personnages pour en faire deux trous noirs dans lesquels s'engouffrent tous les récits possibles. Cet ensemble de livrets — auquel répond le fascicule du même titre publié par eux * — est une invitation à la relecture, au réassemblage, à l'arlequinage fictionnel.
* |
 | |  |  | 
Je suis né à Berlin au beau milieu des années 70 tout comme Mawil - de l'autre coté du mur certes - mais la passion du ping-pong sur les tables en béton dans les cours des établissements scolaires, celle des raquettes "à trois étoiles", celle des matchs joués avec tellement de frénésie qu'on ne entendait pas la sonnerie qui annonçait la fin de récréation, cette passion je l'ai connue aussi.
La façon tendre et mélancolique de Mawil (qui est quasiment inconnu du grand public en Allemagne soit dit en passant) de raconter une histoire d'adolescence juste avant la chute du mur est énormément touchant.
5 balles de ping-pong! |
 | | Pierre, 07.06.2015 à 11:22 | 358996 |
|  |  | | Charlie Brown : | 
Lartigue et Prévert (rien à voir avec Jacques Henry et Jacques tout court, à moins que certaines choses m'aient échappées...) est un polar prétexte. Ça se passe dans les années 70 (bien rendues, je trouve) et on ne saura jamais le fin mot de l’histoire (ou alors je n’ai absolument rien compris, mais ce n’est pas grave). Le polar est là pour l’ambiance, prétexte pour découvrir des bribes de vie de personnages plus ou moins attachants, plus ou moins intéressants. Il faut assembler soi-même les pièces du puzzle proposé par une narration relativement éclatée, et c’est assez ludique. Les dialogues et répliques sont bien torchés, et j’ai beaucoup aimé les commentaires des pékins moyens interviewés sur les protagonistes. Bref, un bon moment de lecture. |
Lu ça hier soir, trouvé d'occas' chez Gibert. Je me suis laissé happer dès la première scène (la rencontre de la nana dans le train) ; lu d'une traite mais au final, n'en n'ai pas tiré grand chose. Au regard du titre, je note un déquilibre dans le traitement des deux personnages, la biographie et la psychologie de Lartigue étant davantage explorées que celles de Prévert. Il y a un souci évident de formalisme et une volonté affichée de ne pas conclure (très flaubertien ça), mais ça ne bouleverse pas le lecteur que je suis ; c'est assez froid et l'on demeure extérieur au drame. J'ai bien aimé les focus sur la R12 et la carabine, avec le rappel historico-technique (c'est une idée que j'avais eu pour un vague projet de bouquin à moins que je n'aie piqué ça ailleurs - dans un film ?), par contre, dans un souci de crédibilité, l'ouvrage aurait eu franchement nécessité une supervision par n'importe qui ayant vécu les années 70: impossible qu'un personnage en 1975 dise "à la base" ou "ça te parle ?", expressions typiques des années 2000. Quant à l'achat de mangue sur un marché d'un bled des Ardennes, là on frise l'anachronisme ... C'est idiot mais ce genre de détail me laisse une impression de manque de rigueur et pèse dans mon jugement final. |
 | |  |  | | Rhala, on ne peut plus faire de test tranquillement :) |
 | |  |  | | Mael : | | Il n'y a que moi où un cœur et un pique sont apparu devant le titre de ce sujet : qui m'expliquera pourquoi ? Un jeu de mot particulièrement punk ? |
Je les ai vu aussi! |
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