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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Mael, 05.08.2016 à 14:28362913
Du strigel tu veux dire ? Comme le premier phylactère, tout ça.

Sinon je sais que je fais des fautes tout le temps mais en excluant le fond (cette vision de la bande dessinée bon... ils ne parlent pas du pariétal tiens ?) j'espère que la page publiée ne comporte pas d'erreur à "Trajane".

lldm, 05.08.2016 à 13:04362912
Mael :
très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...",


Il ment pas sur la marchandise, pourtant, ce sont des manuels de conversations :
« Hervé Bourhis et Terreur Graphique proposent plus de 200 anecdotes indispensables à tout fan du 9è art : un bible ludique et érudite. »
C'est beau comme une page de réclame pour le Reader's Digest de 1965.
Le résultat est à la hauteur des ambitions du machin, au millimètre près. Tout ça pour 19,99 euros.



ooooh, je vais l'offrir à ma maman, on va partager notre érudition et nos anecdotes indispensables autour du Strudel, ça va nous rapprocher dans l'amour de la bédée.

Mael, 05.08.2016 à 11:27362910
Perso j'ai bien aimé le Neaud, pas tant sur le fond (appris peu de choses mais Pierrat est un bon vulgaristeur et j'ai trouvé que ça développait les choses sans faire trop "anecdotes") que sur une forme d'adaptation que j'ai trouvé assez intelligente, avec un dessin n'illustrant pas stricto sensus les textes mais tentant de jouer avec. Pas toujours habilement, c'est vrai, mais avec certaines réussites. Parfois c'est juste illustratif mais je trouve que ce n'était pas la majorité (très loin de la façon Bourhis de faire, je n'ai jamais compris le moindre intérêt que l'on pouvait trouver à ses "petit livres de...", "Ingmar" par contre c'est bien).

chrisB, 05.08.2016 à 9:09362909
J'ai lu les 8, celui sur l'univers est particulier, c'est plus une pensée autour de l'univers qu'un livre qui pose un peu les bases (l'objectif de la collec pour moi, aprés on adhère ou pas).

Le livre d'Alfred sur le tatouage est aussi un peu pauvre, il aurait pu être meilleur...

Herbv, 05.08.2016 à 9:01362908
Effectivement, j'ai trouvé Le Hasard comme étant le plus réussi des cinq que j'ai lu.

Il est certain que Bourhis fait du Bourhis et Neaud du Neaud, ce qui m'a déçu car j'espérai autre chose de leur part. En plus, ce sont les deux sujets que je connais le mieux, ce qui n'a pas aidé à m'y intéresser.

Il faut que je lise celui celui sur les requins et je songe aussi à celui sur l'univers, j'ai lu des retours favorables.

chrisB, 05.08.2016 à 8:40362907
crepp :




Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare.


Tu as lu les 2 livres "compilations" (Bourhis fait du Bourhis facon petit livre du).
J'ai discuté avec Etienne Lecroart (le hasard), et sur ce livre il y a vraiment eu coconstruction (il ne l'aurait pas fait sinon) et c'est effectivement le plus reussi.
Pour Fabrice Neaud c'était pas ça, et c'est dommage car il aurait pu faire un livre plus interessant.
Celui sur les requins m'a beaucoup plus aussi.

Herbv, 05.08.2016 à 7:59362905
Glotz :
Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée.

Pour celui sur l'IA, j'ai profité d'une séance de dédicace au salon Livre Paris pour poser quelques questions sur le scénario et la narration. Si le fond est bien de Lafargue, la forme est dûe à Montaigne qui a fait les choix narratifs.

Alors qu'il sait dessiner (il m'a fait un petit dessin tout à fit correct à côté de celui de Montaigne), il disait avoir délégué la scénarisation du tome à sa dessinatrice.

Pierre, 04.08.2016 à 16:34362899
Le PBE :
Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.


Je devrais lire plus souvent actuabd. Ainsi j'aurais appris que "ouvrir le champ de la bande dessinée" signifie "acquérir de nouvelles parts de marché" et c'est Vandermeulen qui le dit !

Glotz, 04.08.2016 à 13:52362898
Pierre :
Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).

Il me semble Jacques de Pierpont était critique aux Cahiers de la bande dessinée dans les années 1980. Jean-Noël Lafargue (qui a fait celui sur l'IA) connaît également bien la bande dessinée. Je ne sais pas comment les 6 autres ont été choisis : leurs qualités de vulgarisateur ?

Le PBE, 04.08.2016 à 13:33362897
Pierre :

Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).

En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?).


Le but assumé est de faire traiter par un « spécialiste » un sujet plus ou moins vulgarisé et de toucher un public qui ne lit pas nécessairement de BDs (une présentation sur actuabd avec interview de David Vandermeulen, le directeur de collection)
Je n'en ai pour l'instant lu aucun et il est difficile de savoir quels liens / aller-retours il y a eu entre le spécialiste et le dessinateur, néanmoins au vu des exemples on se doute que le second s'approprie le travail du premier et mériterait d'être crédité comme co-scénariste.

Pierre, 04.08.2016 à 11:50362895
crepp :




Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare.



Quelque part, ce constat n'a rien d'étonnant quand on considère que pour cette collection, aucune des personnes créditées en qualité de "scénariste" n'est auteur de bande dessinée (ce qui laisse dubitatif quant à la représentation que les concepteurs de ladite collection peuvent se faire de ce médium).

En revanche, tous les dessinateurs sont peu ou prou des auteurs confirmés. A charge pour eux, j'imagine, d'avoir eu à réaliser le travail d'adaptation de ces "scénarios" conçus par des non-professionnels. Ne sachant pas ce qu'ils ont eu entre les mains, on ne peut pas trop les blâmer, sinon d'avoir accepter cette tâche qui dévalorise l'idée de bande dessinée elle-même (vue ici comme un moyen facile, "ludique", coloré pour refourguer au tout venant de la connaissance vulagarisée ?).

crepp, 04.08.2016 à 10:01362894




Après celui sur le "nouvel Hollywood", j'ai trouvé chez un ami celui sur le Métal, j'en ai donc profité pour le lire.
Ca confirme donc ma déception de cette petite bébéthèque des savoirs. Je me retrouve avec des listes, des classements, c'est creux. Il y a une ou deux anecdotes sympas, mais à la fin il ne reste rien tant la profondeur n'y est pas (faut dire que le format est vraiment trop court pour plus de choses).
On ajoute à cela un dessin qui illustre systématiquement les propos, ça fait très redondant.
1 Guitare.

chrisB, 02.08.2016 à 15:06362879
Merci !!

Pierre, 02.08.2016 à 11:06362877
Je me souviens de l'étonnement avec lequel j'ai découvert la fonction OCR sur mon scanner il y a presque quinze ans, quand j'ai scanné des extraits d'interview de Franquin avec Numa Sadoul, à la demande d'un certain ... Mr_Switch (et je me rappelle aussi combien il m'avait paru fastidieux de remettre en forme les document produits).

Mael, 02.08.2016 à 9:01362876
chrisB :
Yo,

C'est quoi une perle d'OCR ?


Pour te répondre sans gag, l'OCR c'est quand une machine scanne une page de texte imprimé et retranscrit le texte par reconnaissance des caractères. C'est pratique car ça marque assez bien mais ça reste très hésitant sur pleins de choses et nécessite donc de vraies relectures pour que les lettres soient les bonnes, que les coupures soient bien comprises etc.

Donc une perle d'OCR c'est un truc tellement mal fait qu'il devient drôle (comme les perles du bac).

Mr_Switch, 01.08.2016 à 14:05362870
Pierre : D'après X. Fournier, c'est la conjonction de plusieurs facteurs : Mon journal qui change de formule, le scénariste pour qui ce n'était qu'un travail alimentaire et Pellos qui a déjà pas mal de travail en cours.


Chris : en fait, c'est presque un cas d'école ici. Sur un texte, il y a des sauts à la ligne intempestifs, vestige évident de la mise en page originale du texte numérisé. Sur un autre, des l (comme lapin) ont été substitués par des I (comme Icare). Ces deux cas sont dommages pour le livre ; mais la compréhension reste intacte.
Sur un autre texte, sur une portion, les a sont souvent substitués par des o (« faire » devient « foire »)...
Bref, tous les symptômes d'océrisations mal relues.

Pierre, 01.08.2016 à 13:26362869
Mr_Switch :

Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant.


Je ne sais plus pourquoi Atomas est resté inachevé (18 planches en tout je crois): peut-être simplement à cause de la disparition du support de publication ?

En tout cas, Pellos semble y reprendre les innovations de mise en page incroyables de son récit de science-fiction d'avant-guerre Futuropolis (je l'ai lu il y a un moment, je ne me souviens plus trop de l'histoire - un récit post apocalyptique - mais on doit y trouver des réminiscences de Welles et de Barjavel).

Le PBE, 01.08.2016 à 9:39362868
L'Oyster Character Recognition est un procédé de transcription des textes basé sur l'élevage d'huîtres intelligentes. Lorsque les huîtres font des séries de coquilles amusantes on dit qu'elles enfilent des perles. D'où la notion de perles d'OCR.

chrisB, 01.08.2016 à 9:26362867
Yo,

C'est quoi une perle d'OCR ?

Mr_Switch, 31.07.2016 à 21:38362865
Super-héros français - Une anthologie. Disons-le d'emblée, le livre souffre de défauts impardonnables, surtout quand on se veut luxueux.
En effet, le livre compile des extraits de romans et des extraits de bandes dessinées. Les extraits de romans n'ont simplement pas tous été relus, nous gratifiant de jolies perles d'OCR. Ça pourrait être rédhibitoire... Et c'est bien étonnant de ne voir personne râler à ce sujet sur le net.
Sinon, l'ouvrage n'est pas inintéressant, loin de là. Certains trouvent les extraits de bandes trop longs. Je les ai parfois trouvés bien courts. Des visions antinomiques ? Pas réellement : il s'agit bien d'extraits de récit - le début, le milieu voire la fin. On a rarement le droit à un récit complet. De là, on a l'impression de trop ou de trop peu. Mais c'est le lot de ce genre d'ouvrages.
On sera toutefois étonné de constater que les auteurs de matériel récent ne sont pas toujours crédités.

Restent des découvertes insoupçonnées, comme cet Atomas dessiné par Pellos en 1948 et dont les planches bénéficient d'un découpage exubérant.

NDZ, 30.07.2016 à 13:40362863
Bon, je ne vous en mets qu'un. Mais j'en ai tenté plusieurs, du coup de Bamboo : pour changer de mon pavé qui m'accompagne à l'hôpital en ce moment, rien de mieux que d'explorer la bibliothèque du service en compagnie de ma petite malade... Las, ça donne pas envie de rire. À côté, Vaisseau Spécial est le summum de l'humour racé et fin. Maintenant que j'en ai lu, je comprends encore moins que ça puisse se vendre par palette chez Leclerc. Au point d'en faire un film. Même chose pour la série sur les chevaux. Mêmes les têtes blondes ça ne doit pas les faire rire. On a vraiment la quintessence de l'humour Gros Nez de Cauvin et cie mais dans un état de mort cérébrale, de déliquescence des chairs plus qu'avancée. Devant ces séries d'Humour Corporate (où les gags sont transposables en changeant juste les vêtements des personnages et les couvertures des albums), on ne peut qu'espérer qu'il n'y aura jamais de large public pour l'humour touchant à la corporation des auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux ou bien la guilde des tranches de bacon associées à des serpents. L'humour est sauf.

Quoi que, je vais peut-être appeler Bamboo pour une série "Les auteurs dans la misère qui se battent à coups de poireaux"...

Mael, 18.07.2016 à 23:13362792
Mr_Switch :
Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr.


Jsuis pour, faut juste que les organisateurs organisent mieux et définissent mieux les règles (c'est uniquement moi que je cible hein, je précise).

Mr_Switch, 18.07.2016 à 14:00362791
Bin, je l'ai inséré en pensant bien que tes antennes ne tarderaient pas capter le signal. Prix patrimoine ? Pourquoi pas, il est patrimonial dans l'esprit. Pourquoi pas, si tant est que l'on renouvelle l'expérience, bien sûr.

chrisB, 18.07.2016 à 12:20362790
Quelle merveille (éligible au prix patrimoine ?)
C'est drôle, c'est touchant, c'est un paquet de trucs en plus de la picole, de la loose et des gerbes de vomi. Vraiment Rocky c'est bien plus que tout ça, ce gros pavé fait vraiment honneur à la trajectoire de ce nouvel homme moderne !

Pierre, 12.07.2016 à 1:20362767


Très beau. On dirait à la fois un autoportrait et un écho fragile, déchirant et lointain d'un ancien mythe. Le grand Pan est mort !

lldm, 08.07.2016 à 18:29362754
Pas dans la bulle base, on dirait.
C'est le Déploiement, de Nick Sousanis.

Dès les premières pages, l'auteur nous donne un petit aperçu du sérieux théorique qu'il faudra attendre de sa thèse: nous serions (enfin, je dis "nous", pas vraiment "nous". "Nous", mais pas lui, dont le mode opératoire exige que nous souscrivions à son détachement de ce "nous", que nous concédions à la hauteur surplombante depuis laquelle, dans un horizon dégagé, il a su s'extirper de la terrible routine ou le monde entier patauge sauf lui, c'est-à dire où "nous" pateaugeons), nous serions, disais-je, "piégés dans nos langages". Ah. Comment pourrions-nous être piégés "dans nos langages" ? Je veux dire : de quoi parle-t-il, l'animal, quand il dit "langages"? Nos formulations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos représentations ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Nos cultures ? (ce qui ne signifie pas "nos langages") Voire nos langues (vieille antienne barthesienne branlante, mais ce qui ne signifie toujours pas "nos langages")? Effectivement, être piégés dans "nos langages", ça ne veut rien dire. Les abeilles, qui ne parlent pas, sont peut-être construites, effectivement, par leur langage, dans cette acception latérale du mot "langage". Mais "nous", y'a aucune chance.
De ces prémisses notionnelles vasouillardes (qu'il ne suffira pas de renvoyer une fois de plus à l'ambiguïté anglo saxonne du mot "language" pour en minimiser le caractère approximatif), il va falloir s'accommoder pour déberlificoter tout le reste. Et c'est gratiné.
On aura droit, en guise de bande dessinée, à l'exception de trois ou quatre pages qui sont effectivement des planches (c'est-à dire qui produisent de la bande dessinée) une abominable bouillie académique hésitant visuellement entre le schema pédagogique, les cours de dessin ABC des années 60, la découverte de son moi créatif par tante Odile après la lecture du volume Marabout Poche consacré au surréalisme, et, méthodiquement, entre le plan de montage Ikea, l'allégorie pompière, le power point.... Un sentiment de familiarité se dégage de cet embarrassant patchwork mal foutu, nunuche et intellectuellement paresseux... Où a-t-on déjà vu une cochonnerie pareille ? Qui d'autre a traité le récitatif et la démonstration en bande dessinée avec les armes illustratives, le ton, la mythologie communicante et le goût de l'apostrophe lyrique des séminaires sur le dépassement de soi pour businessmen ? Mais Scott McCloud, bien entendu !
En effet, le montage des pages, bien qu'il prétende mettre en lumière la singularité et la richesse processuelles de la bande dessinée, y échoue quasi invariablement, incapable qu'il est de quitter le modèle du découpage allégorisé, point par point, dans lequel le dessin est bel et bien là pour aider à supporter un texte bavard, embarrassant de poésardie hors d'âge et d'accents libéraux.
Le choix des allégories lui-même est tragicomique ; tragique par leur vulgarité - le labyrinthe de la pensée, les rails de la vie moutonnière - et comique par les notes dont il les accompagne pour nous renseigner sur les conditions difficiles de l'invention de l'eau tiède : page.44, un soleil dissipe les nuages. Ce sont ceux de la peur de l'inconnu. Il les chasse et vient éclairer la page des flammes de l'analyse. Oula. renversant. En note, l'auteur, nous convainc du travail harassant qui conduit aux lieux communs les plus antiques en mettant à contribution Horkeimer, Adorno, Condorcet, Wilson, pour cette seule page ébouriffante.
La biblographie générale, pour ce truc ni fait ni à faire, me laisse perplexe... Mais comment lit-il ? Comment peut-il, dans le même bouquin, par exemple, se réclamer de Deleuze et de Goodman? Il les lit comment, pour rendre cette cohabitation fonctionnelle ?
C'est publié par Actes Sud - L’An 2, c'estr-à dire par T. Groesteen. C'est postfacé par Smolderen. Ils sont contents. Je savais déjà qu'ils avaient la cervelle en bouillie, mais j'ignorais que la nécrose avait touché la rétine.

Mael, 07.07.2016 à 12:28362721
Lucas fait partie des rares auteurs qu'on a publié à avoir directement contacté Gorgonzola. Il avait envoyé 8 pages dont je me souviens bien (et que j'avais refusé, trop longs, tout en lui disant être très intéressé par son travail). Par la suite il a participé à trois Gorgonzola, avec des refus, des publications, un vif intérêt. J'ai souvent du défendre son job car beaucoup le trouvaient sans intérêt, pleurnichard, mal fichu. Il m'a toujours beaucoup fait rire, même quand il était déprimant. Le ton, la construction, je ne sais pas quoi, mais j'ai retrouvé ça dans socle.

A côté de ça je me suis souvent énervé de ses interventions ici (tout comme LL de Mars, éditeur de cet opuscule) et ai décroché de son travail avec la longue période de "Reconstitutions" - BD abstraite que je trouve sans grand intérêt. Je n'ai donc pas vu ses évolutions avant de le recroiser dans Tyurkey Comix, avec la joie de retrouver ses pages bavardes et insensées. Fait amusant je me souviens d'un conseil d'un éditeur de la revue pour faire progresser Gorgonzola en me disant "Il y a des auteurs qui n'ont vraiment pas le niveau, lui par exemple" en me pointant Lucas, je l'ai défendu et suis content de voir que j'avais raison hé hé.

Bref, beaucoup d'anecdote pour dire que j'étais content de voir Socle. C'est un livre très drôle, une étrange bande dessinée, on voit que pour Lucas c'est vraiment un moyen d'expression naturel - il dessine assez mal, ne construit pas "comme de la BD" - mais il s'y exprime correctement, c'est en séquences, en saut de dialogues etc. Sous cette forme qu'il est pertinent (et pas en posts analytiques). "Socles" est l'accompagnement d'un collectionneur passionné par les socles de sculptures, il parle de sa collection, de sa manie de collectionner, présente des choses avec un ton péromptoire absolument fascinant.

Il y a des répliques qui sont vraiment très fortes, des répétitions, des parenthèses, des phrases arty qui n'ont guère de sens mais seraient très crédibles dans un catalogue. Ma préférence va aux socles cachés, au refus de s’identifier et au regret de "ne plus être peuple". C'est vraiment drôle et assez pertinent.

Pour publier ces gribouillis mal scannés, volontairement j'imagine (certaines pages sont coupées dans le texte, on voit les trous des feuilles...) LL de Mars a invité 3 compères (Blexbolex, Largier et Muzotroimil) à dessiner des sculptures sur socles sur les pages de gauches, sortes d'images de la collection présentées, répondant à tout ça. Cela rajoute au foutraque mais j'avoue que si l'idée m'avait énormément séduite ça ne m'a finalement pas tant intéressé que ça, les dessins sont généralement beaux, plus "clairs" voire gagesques, et ça tombe un peu à plat. Bon ça reste un objet intéressant mais la greffe ne prend pas.

Ou alors elle révèle d'autant plus le travail de Lucas ? En tous cas, puisque tu es revenu aux longs bavardages dans tous les sens avec des bulles et des parenthèses, tu reviens quand tu veux dans Gorgonzola.

Mr_Switch, 05.07.2016 à 14:33362682
Les aventures d'un canard tout mignon cruel et antipathique. Je ne suis pas sûr que la loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 aurait apprécié :)
Ici Gédéon décide que les animaux aussi ont le droit de faire du sport. Mais le principal sport présenté sera finalement l'art de zigouiller les renards (les canards et les chiens semblent apprécier les carpettes en peau de renard)

e m, 27.06.2016 à 17:48362632
J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...

La panche du tome 3 en bullebase n'est pas représentative.
Quelques autres ici :
http://www.bdgest.com/preview-1673-BD-nous-les-morts-les-enfants-de-la-peste.html

Mais ça rend tout de même moins flashy en vrai que sur mon écran)

e m, 27.06.2016 à 17:46362631
J'étais assez étonné de voir qu'ils étaient trois aux couleurs.
Parfois j'ai du mal à comprendre...

Mr_Switch, 27.06.2016 à 14:46362629
Tatata.

tome 1: Yana
tome 2: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et Mads
tome 4: Yana, Vitkovic Nikola et Slavkovic Milos


L'ordre des auteurs sur Bédéthèque n'a aucune signification. Quant aux coloristes que Bédéthèque crédite, ce ne sont pas forcément les bons (ce qui est vrai pour toute base, par ailleurs)

Thierry, 27.06.2016 à 13:09362627
tome 1: Yana
tome 2: Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (parce qu'il y a deux yeux ?)
tome 3: Yana, Vitkovic Nikola et O'Grady Leonard (le troisième oeil?)
tome 4: Slavkovic Milos, Yana et Vitkovic Nikola (les mêmes dans le désordre, ils ont échangé leur palette?)

Mael, 27.06.2016 à 12:48362626
Voilà un avis qui donne envie de savoir qui sont les coloristes (et de les voir cités en bullefiche).

e m, 26.06.2016 à 9:21362622
Nous les morts #1 à 4...
Mon dieu que c'est laid.
Ces couleurs... Ça pique encore les yeux.
On ne retiendra que les couvertures.
2 puis 1 zombie

crepp, 25.06.2016 à 14:58362618
chrisB :
crepp :




Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues


Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec...


Pour info, je n'ai pas de point de comparaison, car je n'ai ni lu le livre, ni vu la série.

chrisB, 25.06.2016 à 9:56362616
crepp :




Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues


Merci de ton retour, je tourne autour depuis qu'il est dispo, mais à chaque fois j'ai la série que j'adore en tête (The Wire) et je me décide pas à repartir avec...

Pierre, 24.06.2016 à 13:42362611




Un bel album dans une esthétique proche du Macherot des années 60: subtile chronique adolescente sur la difficulté du deuil, doublée d'un thriller au dénouement malheureusement un peu hénaurme. C'est dommage.

C'était accessoirement ma 1900e bullenote.

lldm, 23.06.2016 à 0:02362603
lldm :
Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant.


"y apprenne", et pas "y apprennent".
Désolé

lldm, 22.06.2016 à 17:45362600
Je l'ai pas noté, j'arrive pas. J'ai pris un immense plaisir à le lire, je me sens en pleine résonance politique avec l'auteure, c'est un livre aussi utile que drôle, enlevé, aux hypothèses solides, et mieux encore, quelle que soit notre formation politique et historique, il y a de fortes chances que chacun d'entre nous y apprennent quelques petits trucs édifiants, fous, tragiques, étranges. Mais pour ce qui est de notre discipline, la bande dessinée, Liv Strömquist, fait un usage, disons, hmm très modéré, de ses possibilités. Que ce ne soit pas un frein à en enrichir votre bibliothèque pour autant.

lldm, 20.06.2016 à 19:41362586


Le premier m'avait mis en alerte, c'était prometteur et enthousiasmant. Ce second volume est encore meilleur. Pas que j'y aime tout ce qui y est publié (quasi, ceci dit) mais même ce qui m'y intéresse le moins y a sa place, sa raison d'y être, forme quelque chose de sensé et de fécond avec le reste. Le travail rédactionnel y est plus débridé et plus drôle que dans le premier. Une mention particulière pour les textes surplombant Ma Zuo ou Jérôme Dubois, et pour celui consacré au nivellement par le milieu.
Ayrolles trouve un ton juste pour aborder le cas Finkielkraut finement, sans tomber dans les tentations mécaniques de la charge (très délicat : comment résister au désir de violence frontale ? Comment produire un espace critique de ses positions hostiles par le cadre même de la bande dessinée ?). Vraiment chouette.

Lecture d'autant plus réjouissante qu'elle suit de deux jours celle du premier numéro de "Pandora", triste chose bâclée, pavé spongieux qui n'en finit pas de rappeler son incohérence programmatique, celle à laquelle conduit le désir de racoler tous les publics imaginaires (et qui, fatalement, n'en touche aucun), globalement hideux, vain, soluble plus rapidement que dans son temps de lecture, dont je sauverais avec peine une quinzaine de pages.
Il parait, si on en croit l'absurde zigoto qui fonde "Pandora", qu'on manque de revues de qualité. Je suggère qu'on lui envoie un "Nicole 2" avec applicateur.

crepp, 19.06.2016 à 14:36362573




Homicide est une adaptation du livre de David Simon sur la vie de flics à Baltimore. Ce premier tome représente le début d'année 1988.
Qui dit que le routine doit être chiante à raconter ? En tout cas, pas pour Philippe Squarzoni, qui ici peint un univers routinier tout en étant haletant du début à la fin (un gros coup de cœur sur le second chapitre tout simplement époustouflant).
Cet album pue le sang, la tension, la noirceur. Les personnages ont tous un aspect tranchant et intéressant.
Une description du travail d'enquêteur que de nombreux scénaristes hollywoodiens devraient lire.
Je mets juste un bémol sur certaines planches en pleine page mais que la reliure bien entendu casse totalement.
Mais je ne boude pas mon plaisir, je lirai la suite sans problème.
4 flingues

Pierre, 18.06.2016 à 20:41362570




Il faut reconnaître à Bastien Vivès un talent certain pour exprimer la vacuité. De fait, ce livre est vide. Peut-être même son auteur aussi est-il vide ?

crepp, 15.06.2016 à 17:23362517
Le PBE :
Thierry :
je sais, je sais :o)

Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens)


Très sympa de reparler de Mark Kalesniko !

Le PBE, 15.06.2016 à 16:44362516
Thierry :
je sais, je sais :o)

Ce blog est décidément excellent, j'irai m'y ballader plus souvent.
(Par contre faudrait me remonter bubulle dans la liste des liens)

Thierry, 15.06.2016 à 15:41362514
Le PBE :
J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.

Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues).


je sais, je sais :o)
Jacques Abeille fut une excellente surprise pour moi

Le PBE, 15.06.2016 à 15:30362513
J'ai plutôt un bon souvenir de ce livre, il faurdait que je me le mette sur la pile des relectures.
L'influence de Schuiten s'explique aussi par le fait qu'il en réalisait le storyboard. Dans l'article d'actuabd consacré au film, Peeters raconte « Nous avions fait le constat que jamais François Schuiten, avec sa minutie habituelle et le temps qu’il investissait dans la réalisation de ses histoires, n’aurait pu réaliser toutes les histoires que nous avions envie de raconter, nous explique Benoît Peeters. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de faire appel à d’autres dessinateurs comme Alain Goffin ou Anne Baltus. François et moi faisions le scénario et le story-board, Anne réalisait le dessin »
La collaboration avec Goffin, c'est Plagiat qui aborde aussi une histoire où obsession/folie et art se mêlent.

Apparté qui n'a rien à voir: Je suis en train de lire les Jardins Statuaires de Jacques Abeille. Son univers fait inévitablement pensé aux Cités Obscures (Schuiten illustre d'ailluers la couverture et a collaboré avec Abeille sur Les Mers Perdues).

Thierry, 15.06.2016 à 14:55362512
un livre méconnu scénarisé par Schuiten & Peteers et mis en image par Anne Baltus, élève de François Schuiten lorsqu'il enseignait à l'Académie St Luc de Bruxelles.
George Leterrier est un maquettiste qui pousse le sens du détail jusqu'à l'obsession. Il reçoit un jour une commande d'une vedette de cinéma: Dolorès Moore. Il doit reproduire sa maison, jusque dans le moindre détail. Il se lance dans cette tâche titanesque, qu'il considère comme l'oeuvre de sa vie.
Mais au fil des mois, et des passages éclairs de Dolorès, toujours entre deux tournages, son obsession se déplace progressivement sur la maîtresse de maison.
Le style d'Anne Baltus est très influencé par Schuiten. Ses personnages évoquent ceux de Schuiten dans leur physionomie ou leurs attitudes. Comme son professeur, elle porte un intérêt particulier à l'architecture. Il n'est donc pas étonnant que cette histoire s'articule entièrement autour d'une maison, de ses volumes, ses vides, ses perspectives... On sent également l'influence des années 80, d'auteurs comme Chantal de Spiegeleer, Philippe Berthet... On a envie de dire que , pour un premier album, Anne Baltus signait un livre très intéressant, qui ne manquait pas de qualité. L'histoire était plutôt convenue, mais bien exploitée.
Malheureusement, Anne Baltus ne publiera qu'une autre bande dessinée (Calypso, scénarisée par le seul Benoît Peeters) et n'a plus donné de signe de vie depuis.
Par contre, Dolorès vient d'être adapté au cinéma... en Allemangne. Décidémùent, ce livre reste méconnu chez nous. Il mérite pourtant d'être redécouvert.

NDZ, 15.06.2016 à 11:38362507
beuzno :
ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés

Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?

passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall"


Merci de ce retour, ça va me faire franchir le cap... car excellentes critiques ailleurs également. Même chose pour le premier.

beuzno, 14.06.2016 à 19:14362503
ma meilleure lecture des 6 premiers mois 2016
narration impeccable, personnages bien campés

Un savant fuit "Baghdad" à cause de ses recherches
Avec sa fille, traumatisée par la mort de sa mère, et son esclave, il trouve refuge dans les Pouilles dans un château de Frédéric II
Comment sera-t-il accueilli par les autres hôtes du château?

passionnant
cette bd devrait figurer dans le panthéon bulledairien 2016
je vais lire sa première bd "Haddon Hall"

e m, 13.06.2016 à 19:42362490
Un peu de volonté, et on arrête n'importe quelle série. Même ses préférées (!)
Pour ma part, quelques séries qui me plaisaient beaucoup : Thorgal, Tuniques bleues, Blacksad... Et même Spirou.
Mon spirou que j'aimais tellement. L'ersatz actuel l'aura tué.

chrisB, 13.06.2016 à 11:43362485
Une excellente lecture ! un petit air de Ruppert et Mulot du début (quand ils faisaient des trucs droles).
Galerie de personnages, un peu de conneries en barre, graphiquement intéressant -> bonne pioche :)

Thierry, 13.06.2016 à 9:53362484
Il a fallut le temps que la graine germe. De petit pépin au pommier majestueux aux frondaisons délicates :o)

lanjingling, 13.06.2016 à 4:40362482
Thierry :
Je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal.J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars.


On va pas se géner, d'autant plus que tu en rajoutes une couche avec ta tentative de justification, parce qu'on pourrait eventuellement te pardonner si vraiment
Thierry :
je suis attaché à ces séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins.

Sauf que tu avais précédement ingénument avoué que
Thierry :
ce premier tome fait partie demon panthéon personnel, comme l'un des albums qui m'a fait découvrir "l'autre" bande dessinée. J'ignorais qui était Moebius, j'avais dévouvert cette histoire par hasard dans un numéro de Noel de Spirou. la graine était plantée. il falait qu'elle germe
Mais je n'avais jamais depuis poussé plus loin dans le monde d'Edena.

Pourquoi, Thierry, pourquoi as-tu également suivi la mauvaise pente actuabdesque, alors que venait de s'ouvrir devant tes yeux de gamin émerveillés la voie de l' Eden(a), t'obligeant à un grand écart esthétique et de douloureux aveux ?

Thierry, 12.06.2016 à 18:51362477
e m :
Mael :
C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine.

De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D

je suis obligé d'avouer une faiblesse terrible lorsqu'il s'agit de XIII et de Thorgal. J'ai ce réflexe typique qui m'énerve chez les autres. je suis attaché à ses séries qui ont servi de point d'entrée pour la bande dessinée. Ce furent eux qui me firent découvrir qu'il existait autre chose que l'école de Marcinelle, que la bande dessinée n'était pas que pour les gamins. J'avais tenté la désintoxication lorsque JVH a jeté l'éponge, mais j'ai replongé en cours de route. Je sais que c'est mauvais et je ne peux même pas parler de plaisir coupable. C'est juste un réflexe con. Je continue la série. Je me flagelle. Faites-moi mal, les gars.
J'ai honte.

NDZ, 12.06.2016 à 17:48362476
Alors c'est trop difficile à comprendre (mais fascinant, rapport aux zombies) pour un p'tit gars de cinq ans, mais c'est déjà "pas palpitant, bébé et sans intérêt" pour une petite fille de 8 ans. C'est mignon mais pas très bien ficelé, dans le même genre, on préférera les albums illustrés de Sacré-Coeur au Petit Lézard.

e m, 11.06.2016 à 13:33362471
Mael :
C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine.

De la bien belle abnégation.
Bravo ! 8D

Aba Sourdi, 11.06.2016 à 11:57362470
Sinon, Léonard c'est pas mal aussi, finalement.

Aba Sourdi, 11.06.2016 à 11:55362469
Puisqu'on semble être ces temps-ci dans le topic de la honte : je me surprends à trouver que Zidrou ce n'est pas si mal (même Ducobu, même certaines pages de Tamara), et pourtant quand j'étais plus jeune je le trouvais grossièrement niais.
Jamais arrivé à le cerner, quand j'y pense. Parfois audacieux (avec les Crannibales), mais toujours là pour faire tomber certaines bonnes idées ou certains frôlements d'absurde dans le gaga débilos. Et à l'inverse, on sentait un souhait de montrer par ailleurs un côté "je veux vous parler de la vraie vie de manière touchante", ce qui m'insupportait encore plus.
Je confesse qu'aujourd'hui cette ambivalence et cette maladresse m'accrochent et que je trouve ça pas si mal écrit. Achevez-moi.

(Mais n'empêche, il y a des tas de choses que je n'aimais pas parce que je me pensais comme "amateur de BD" et que je jugeais ça "pas bien par rapport à ce que doit être la BD que j'aime", alors que maintenant que la BD est pour moi un objet aussi extérieur affectivement que le football ou le théâtre, je me fiche de juger ça "par rapport". J'ai de plus en plus de mal avec le "par rapport", dans tous les domaines.)

lanjingling, 11.06.2016 à 2:35362467
C'étais pas un défi que je lançais, hein :)

Mael, 11.06.2016 à 0:47362466
C'est pour illustrer le propos de lanjingling j'imagine.

e m, 10.06.2016 à 18:28362464
Comme les deux précédents tomes, d'après tes bullenotes.
Tu ne les as quand même pas achetés ?

Thierry, 10.06.2016 à 15:28362463
[treize24 : album sans vignette] mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, c'est mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais mauvais... mais à un point que je ne pensais pas que c'était possible.

lanjingling, 08.06.2016 à 15:56362456
Si pour être collectionneur (et figurer au tableau d'honneur de bdgest comme "collectionneur du mois") je dois avoir dans ma bibliothèque les Spirou de Morvan et de Broca, je laisse ma médaille à d'autres plus méritants.
Et pour les reliures, je trouve plus touchant d'avoir un exemplaire dont les jeux ont été faits par un gamin il y 40 ans.
Mon argumentaire n'a pas convaincu l'authentique collectionneur, je pense être irrécupérable.

Thierry, 08.06.2016 à 15:44362455
lanjingling :
Thierry :
Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat.

Et aussi la "collectionnite", dont je ne suis pas atteint. Il y a quelques années, quand j'achetais encore pas mal de B.D., j'avais rencontré un collectionneur qui se présentait comme tel, et tant qu'à faire, j'avais fait pareil, précisant que j'avais tous les Spirou, sauf certains qui ne plaisaient vraiment pas, et que je collectionnais les reliures du journal de Spirou, achetant sans problème des exemplaires griffonnés, ou dont les jeux avaient été faits par un gamin il y a 30 ou 40 ans. Tu n'es pas un vrai collectionneur, m'a-t-il alors catégoriquement assené.

paf, dans les dents ! Comment as-tu réagi ?

Thierry, 08.06.2016 à 15:41362454
Le PBE :
Thierry :

Achat liè à cette nouvelle vue sur le site du responsive design ?

oui, je dois avouer que j'ignorais l'existence de ce livre jusqu'à ce que le site du responsive design ne me signale son existence

lanjingling, 08.06.2016 à 15:28362453
Thierry :
Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat.

Et aussi la "collectionnite", dont je ne suis pas atteint. Il y a quelques années, quand j'achetais encore pas mal de B.D., j'avais rencontré un collectionneur qui se présentait comme tel, et tant qu'à faire, j'avais fait pareil, précisant que j'avais tous les Spirou, sauf certains qui ne plaisaient vraiment pas, et que je collectionnais les reliures du journal de Spirou, achetant sans problème des exemplaires griffonnés, ou dont les jeux avaient été faits par un gamin il y a 30 ou 40 ans. Tu n'es pas un vrai collectionneur, m'a-t-il alors catégoriquement assené.

Le PBE, 08.06.2016 à 14:58362452
Thierry :

Achat liè à cette nouvelle vue sur le site du responsive design ?

Thierry, 08.06.2016 à 14:25362451
lanjingling :
Mael :
A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins

Rigidité hallucinante, tout est relatif :)


Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)?


il doit rester un public de vieux qui "continuent la série" comme on dit. C'est le côté rassurant de la bédé-à-papa. Un peu comme un vieux doudou, elle garde le même goût malgré les années. Ce n'est pas que ça goute bon, mais on est habitué. C'est vrai qu'il y a des trucs que je lisais ado (genre Aria), dont je me demande sincèrement qui peut encore lire ça
Cela dit, un libraire m'avait raconté il y a quelques années avoir reçu "par erreur" quelques exemplaires du dernier Chick Bill. Avant de les remballer, il les as mis dans les nouveautés, tant qu'à faire. Il les as tous vendus, alors qu'il était persuadé que plus personne ne lisait ce truc.
Ce doit être ce qui sauve beaucoup de séries FB "historique": le réflexe d'achat.

Mael, 08.06.2016 à 14:21362450
lanjingling :
Mael :
A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins

Rigidité hallucinante, tout est relatif :)


Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)?


Non mais alors l'ultra-rigidité des reprises de Buck Danny (ou de Michel Vaillant) n'ont même pas l'excuse de l'âge c'est vraiment délirant. Et moche, mon dieu.

Pas de Yoko Tsuno dans ma bib, quand j'étais en stage durant trois mois dans une plus grosse ville il y avait et ça ne sortait jamais, comme les Aria d'ailleurs. Mais ça a pu sortir à une époque.

lanjingling, 08.06.2016 à 14:00362449
Mael :
A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins

Rigidité hallucinante, tout est relatif :)


Leloup connait ses limites, il s'est spécialisé dans le dessin de machines volantes, et a choisi une héroïne japonaise qui a moins de formes que, disons, Natacha ou Paulette.
Dans les années 70 et 80, Yoko Tsuno était une des séries vedettes de Spirou, cela se vend encore bien maintenant (ou bien c'est beaucoup emprunté en bibliothèque)?

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