| 
créer | pseudo  mot de passe  |  
 
sujet
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Vote pour Les Bulles d'Or
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques

par rohagus


par yvan
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Planche
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure MonoChat
8926
e m
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

Sujet test pour explosion de compteur en live

Ratatouille, pizza, patates... ]


retour forum

Pages : | prec�dent | suivant

J-C, 13.03.2002 à 6:5621246
c'est effectivement que je voulais mettre, pas affectivement même si on l'aime bien le primate :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 12.03.2002 à 14:5021208
L'homme (the Man) descend du singe, et comme Dieu a créé l'homme à son image, les dieux ressemblent aux singes. CQFD! :o))

J-C, 12.03.2002 à 14:0421197
ah oui, Léon je vois affectivement de qui tu cause quand tu parle de primates :-))

At'chao !

man, 12.03.2002 à 11:1421173
Et moi ? ça fait cent-dix Zhang que j'attends qu'on ajoute mon nom à celui de Halley, pour la comète que j'ai découverte le même jour, deux minutes avant lui ! Ikeya n'a foutre que je triche, par ce que je suis un dieu ?
Voilà, salopé ton article J-C ;o)))

Léon le Wacky, 12.03.2002 à 8:0121165
Merci, J-C, enfin un peu de culture dans ce monde de primates. :o)))

J-C, 12.03.2002 à 6:4421158
voilà voilà, Léon !!

LE MONDE | 11.03.02

La comète Ikeya-Zhang vient promener sa chevelure au printemps

Un peu partout dans le monde existe une classe étrange d'individus noctambules dont la manie n'a, à l'inverse des collectionneurs de boîtes de camembert, pas encore reçu d'appellation officielle : les obsédés de la comète. Postés dès la fin du crépuscule dans des no man's land vierges de lumière parasite, ces hiboux astronomes se calent derrière leurs télescopes ou leurs binoculaires géantes et entreprennent consciencieusement de balayer toute l'étendue du ciel, à la recherche des visiteuses nouvelles venues des confins du système solaire.

Plusieurs heures durant, ils arpentent du regard chaque constellation, dont ils connaissent tous les recoins. En un clin d'œil, ils savent laisser de côté les amas d'étoiles et les galaxies lointaines, que les profanes rangeraient dans la catégorie des comètes en raison de leur aspect nébuleux.

Leur patience est rarement récompensée, et, détail aggravant, leur contribution à l'histoire de l'astronomie risque de se réduire comme peau de chagrin depuis qu'ont été mis en service des télescopes automatiques chargés de traquer les objets susceptibles de se rapprocher dangereusement de la Terre. Aujourd'hui, la plupart des nouvelles comètes sont détectées par des machines qui jouent les Big Brother du firmament.

Parfois, pourtant, les humains ont de la chance. Ainsi, le 1er février, le Japonais Kaoru Ikeya remarque une petite tache blanche qu'il ne connaît pas. Une heure et demie plus tard, c'est au tour du Chinois Daqing Zhang de tomber sur la comète. Celle-ci, conformément à la coutume, reçoit les noms de ses découvreurs, même si, plus officiellement, elle s'appellera C/2002 C1. On aurait même pu adjoindre un troisième patronyme aux deux premiers car, toujours le 1er février, le Brésilien Paulo Raymundo a lui aussi trouvé l'astre nouveau.

REPERABLE AU CREPUSCULE

Aux vieux passionnés de comètes le nom d'Ikeya doit forcément rappeler quelque chose. Cet astronome amateur japonais eut son heure de gloire dans les années 1960 en découvrant - ou codécouvrant - pas moins de cinq voyageuses célestes. L'une d'elles, Ikeya-Seki, a fait les gros titres en 1965. Lointaine descendante d'une comète géante qui s'est fragmentée en plusieurs morceaux il y a environ deux millénaires lors de son passage près du Soleil, elle devint si brillante qu'il était même possible de la voir en plein jour, lorsque notre étoile était masquée par un immeuble ou un arbre. On la crut destinée à disparaître, car elle devait frôler le Soleil de si près qu'elle risquait d'exploser. Mais Ikya-Seki en sortit indemne.

C/2002 C1 est visible à l'œil nu depuis le début du mois de mars. Malheureusement, naviguant dans la constellation des Poissons, on ne peut la repérer que juste après le crépuscule, à quelques degrés au-dessus de l'horizon ouest. Le 18 mars, jour du périhélie (le point de sa trajectoire le plus proche du Soleil), elle s'approchera à environ 75 millions de kilomètres de notre étoile, ce qui la situera quelque part entre les orbites de Mercure et de Vénus. En avril, une fois passée de l'autre côté du Soleil et devenue astre du matin, la comète Ikeya-Zhang se retrouvera dans la constellation d'Andromède un peu avant l'aube et montera légèrement vers la Polaire. Fin avril devrait être la meilleure période pour l'observer.

Dès l'annonce de sa découverte, elle a attiré l'attention des calculateurs du ciel, ces chercheurs qui, à l'aide des observations astronomiques, sont capables d'extraire l'orbite et la périodicité d'une comète. Très vite, le Japonais Syuichi Nakano et Brian Marsden, le président de la commission des télégrammes astronomiques à l'Union astronomique internationale, se sont aperçus que les éléments orbitaux de C/2002 C1 se rapprochaient de ceux de comètes déjà répertoriées par le passé, celles de 1532 et de 1661. Après avoir collecté plus de 300 mesures, Brian Marsden a pu écarter la première hypothèse et a déclaré qu'il s'agissait probablement du retour de la comète de 1661.

Pierre Barthélémy

At'chao !

Léon le Wacky, 10.03.2002 à 23:3521102
J-C, viens nous remettre un article du Monde, il est temps que ça redevienne un peu plus sérieux, ici! :o))

man, 10.03.2002 à 22:5221099
Obion, je t'y prends, espèce de petit salaud ! (mais comment il a fait pour me piquer mon pseudo ?) ;o)))))))))))

man, 10.03.2002 à 22:4821098
Ah ouiiiiii, c'était au stand Delcourt, et quand je suis venu pour interviewer Sfar, il y avait un être très intelligent, beau et subtil à côté de moi qui hurlait fort légamment : "http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr ! http://obion.free.fr !"
D'ailleurs je me souviens que Guy Delcourt lui même l'a remarqué, et il a dit : "Très bien, ce petit, il ira loin!"

grenouille, 10.03.2002 à 22:3121096
voili, j ai envie de me saouler, je vais dans un lieu qui me semble au premier abord fort sympathique. Et voyant une silhouette connue, je lui demande de m accompagner dans cette quete, ou tout simplement de me servir un verre!!
et rien..................;
niet
pas un pet
pas un verre
pas une cerise
pas une once de vapeur d'alcool a me mettre derrière l oreille!!
Marci Léon..
:o((

Léon le Wacky, 09.03.2002 à 9:1020983
D'abord, le rhum, c'est mauvais pour les grenouilles, ça les rend à moitié ivres, et après, elles ont plus la force de grimper à l'échelle dans leur bocal, et ça fausse toutes les prévisions météo.

grenouille, 09.03.2002 à 2:0620980
Léonnnnn nnnnnn nnnn nnnn nnnnnnn nnn nnnnnn nnnn nnnn nnnn
mon rhum!!
y ferme pas le sujet vue que c est pas le bistrot!!

crepp, 08.03.2002 à 21:2020971
Et voilà, il ne va plus pouvoir sortir de chez lui sans être reconnu.C'est une autre vie qui commence pour Obion :o)

Léon le Wacky, 08.03.2002 à 13:4920935
Enchanté, Obion!

manu, 08.03.2002 à 10:5520900
Quel bel homme ! :o)

Thorn, 08.03.2002 à 10:5320899
L'a pas l'air de trop s'ennuyer, l'Ob... :o))

manu, 08.03.2002 à 10:4920898
C'est cool, angoulème.
Sacré Obion.

J-C, 08.03.2002 à 8:1820887
on devrait peut-être aller au bistrot ?

At'chao !

Léon le Wacky, 07.03.2002 à 22:3920859
Navré, Grenouille, il est tard, on ferme!!

grenouille, 07.03.2002 à 22:2520858
léon, tu n aurais pas un chti rhum avec une olive... et une cerise confite....
marci double dose!!
marciiiiiiiiii

Léon le Wacky, 07.03.2002 à 11:2920802
Mine de rien, on est en train de faire une subtile combinaison du Sujet test pour explosion de compteur en live et du Bistrot.
Marrant, j'ai failli faire une coquille, j'ai failli écrire "stubile", ce qui eût été un amusant mot-valise entre "stupide" et "subtil". Est-ce freudien, docteur?

Thierry, 07.03.2002 à 9:2720776
heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ca. Malheureusement, ce sont ceux qui font le plus de bruit /o:

J-C, 07.03.2002 à 9:2320772
ah oui et puis pour Thierry, je vois pas ce qui t'étonne !! en plus, t'as fait un tour là-bas, tu devrais savoir !!

At'chao !

J-C, 07.03.2002 à 9:2120769
aaarrgh ! le choix est délicat, Léon !! j'hésite entre une mousse et une ballon de blanc d'Alsace !!! t'aurais pas un conseil aussi, non ?

At'chao !

Thierry, 07.03.2002 à 7:3820754
'skuzez-moi pour le retour en arriere, mais dans le looooooooooooong message de don Lope, le second article d'un ex de la CIA, c'est un blague . Allez, oui, c'est une blague. C'est pas possible un tel niveau de connerie. Ce mec a du etre le precepteur personnel de George Bush II dumber, stupider and uncut. P'tet qu'il lui a ecrit des fables pour l'eduquer, genre "le niakwe et le cowboy" ;o)... euh non )o; Un mec pareil a pas pu diriger la CIA, quoi que ca expliquerait bien des choses. Ou il a cru qu'on etait le premier avril. Il a probablement laisse tomber son cerveau dans la poussiere et s'est eloigne dans le soleil couchant avec Madeleine Allbright dans ses bras.
En tout cas le contraste est saisissant. D'un cote, une analyse des causes du sentiment anti-americain qui grandit, de l'autre un exemple probant des memes causes )o;
La dessus, je prendrais bien un petit grog

Léon le Wacky, 06.03.2002 à 22:3820739
Et comme boissons, vous prenez quoi, Messieurs?

J-C, 06.03.2002 à 21:4320736
tant que tu y es, Léon, fais en un pour moi :-))

At'chao !

crepp, 06.03.2002 à 21:1520734
pourquoi pas, j'aime aussi.Il va être très bon mon sandwich :o)

Léon le Wacky, 06.03.2002 à 21:1220732
Et de petits oignons, aussi?

crepp, 06.03.2002 à 19:5620717
OK pour la baguette, la salade.Quelques cornichons en plus et je suis ravi :o)

J-C, 06.03.2002 à 16:5420674
baguette ou pain de mie ?

At'chao !

Léon le Wacky, 06.03.2002 à 14:0820621
Merci, Crepp! De la salade, dans ton sandwich?

J-C, 06.03.2002 à 13:2620611
tel est pris qui croyait prendre !!

t'aurais pas été trop souvent au club med, crepp ?

At'chao !

crepp, 06.03.2002 à 11:5220590
Un' band' de thons remontant la rivière
Pour frayer gaiement, pour frayer gaiement
Un' band' de thons remontant la rivière
S'en allait gaiement, fuyant la mer, la ri lon lère
S'en allait gaiement, fuyant la mer
Le roi des thons, avec sa régulière,
Frétillait gaiement, frétillait gaiement,
En têt' des thons qui r'montaient la rivière,
Pour frayer gaiement, pendant la saison printanière.
C'est l'cha-cha des thons dans la rivière.

{Refrain:}
Cha-cha-cha des thons, cha-cha-cha des thons,
Cha-cha-cha des thons, cha-cha-cha des thons,
Avec un T (comm' crocodile) Cha-cha-cha des thons,
Avec un T.
Cha-cha-cha des thons, cha-cha-cha des thons,
Cha-cha-cha des thons, cha-cha-cha des thons,
Cha-cha-cha des thons, cha-cha-cha des thons,
Avec un T (comm' crocodile). Cha-cha-cha des thons,
Avec un T.

Quand on est thon, c'est pour la vie entière.
Faut s'faire un' raison, faut s'faire un' raison.
Un' têt' de thon, qu'ell' soit dans la rivière
Ou qu'ell' soit sur terr', faut s'la farcir, la ri lon lère.
C'est l'cha-cha des thons sur tout' la terre.

{Refrain}


Bon je sais ce que je vais manger se soir :o))

Léon le Wacky, 06.03.2002 à 11:4220586
Reprise des stupides chansons.

C'est le cha-cha-cha des thons,
Cha-cha-cha des thons,
Cha-cha-cha des thons avec un T comme trocodile.
Cha-cha-cha des thons avec un T.

J'offre un sandwich au thon (beurré) à celui ou celle qui me fournira le texte intégral de ce chef-d'oeuvre.

grenouille, 06.03.2002 à 8:1820565
bon, ben y a aps de raison de se cantonner a des stupides chansons......
Il y a tout juste un an, le géant Nike était ébranlé par une série d'e-mails circulant sur la Toile : ceux-ci dénonçaient ses méthodes de travail, plus particulièrement les conditions dans lesquelles ses usines emploient des enfants. Des dizaines de milliers d'internautes ont alors croisé, dans leur boîte aux lettres ou sur le Web, l'échange de messages entre Jonah Peretti, alors étudiant au MIT (Massachusetts Institute of Techology), et le service commercial du fabricant de baskets.

La répercussion est telle que Jonah bénéficiera d'une belle exposition dans les médias : articles dans le très sérieux Wall Street Journal, dans USA Today, dans la presse étrangère, et surtout, apparition dans une émission populaire diffusée sur le réseau NBC, où le porte-parole de Nike a été invité à réagir...

A l'origine de cette campagne boule de neige non préméditée, une banale provocation d'un étudiant en butte aux pratiques de la firme : en janvier 2001, Jonah souhaite profiter du service de personnalisation de Nike, qui propose aux utilisateurs d'inscrire un mot ou une expression de leur choix sur une paire de chaussures. Jonah demande poliment à faire inscrire le mot "sweatshop", littéralement : un atelier où l'on sue.

"Nike se présentait comme un bastion de liberté d'expression. J'ai trouvé cela ironique, en regard de la manière dont leurs baskets sont fabriquées. Je souhaitais donc souligner cette ironie. Je ne voulais pas vraiment obtenir ces chaussures, mais voir comment Nike traiterait ma demande", se souvient Jonah. La marque refuse, mais Jonah insiste.

Suivra une correspondance où, dans son dernier message, Jonah exprime un souhait : "Merci pour le temps et l'énergie passés à ma requête. J'ai décidé de commander des chaussures avec un mot différent, mais j'ai une petite demande : pourriez-vous, s'il vous plaît, m'envoyer une photo couleur de la jeune fille vietnamienne de 10 ans qui fabrique mes chaussures ?"

Cette réclamation restera sans réponse. Jonah décide alors de faire partager cet échange à une dizaine d'amis proches, et le leur envoie par e-mail. On connaît la suite. "C'est tout ce qu'il a fallu pour démarrer cette réaction en chaîne. J'ai été très surpris par la manière dont les e-mails ont circulé dans le monde. Je n'imaginais pas du tout l'impact qu'ils auraient." Un an plus tard, Jonah reçoit toujours des messages concernant cette histoire. Surtout, il estime qu'elle a changé sa manière de voir les choses.

"Ce qui m'a intéressé, c'est la façon dont les réseaux
ciaux sont imbriqués avec les réseaux techniques, explique-t-il. J'ai étudié comment les relations personnelles entre quelques personnes peuvent avoir pour résultat un message diffusé auprès de millions de personnes. Cette expérience a changé ma vision du monde."


D'ailleurs, aujourd'hui, Jonah Peretti est directeur recherche et développement au sein d'Eyebeam, une structure new-yorkaise à but non lucratif spécialisée dans l'art. Il y enseigne notamment la théorie des réseaux sociaux. Il a également en préparation un projet Web collaboratif où les artistes en résidence à Eyebeam décideront si leur travail doit être réservé à une poignée d'élus, ou bénéficier d'une diffusion mondiale passant par Internet... Il s'y connaît.

c est un article de :Laurence Bernaert



grenouille, 06.03.2002 à 8:0220562
pour entretenir l alternance entre sujet serieux et sujets un peu moins, je me propose exceptionnelllement de faire le sujet le moins serieux des deux!

Filles d'aujourd'hui
Enfants de la forme
Nous aimons rire et danser
Vienne minuit
Quand d'autres s'endorment
Nous devenons pour la nuit


Trois vives panthères
Qui en un éclair
Savent bondir sans un bruit
Sœurs et solidaires
Sur terre ou en l'air
Relevant tous les défis


Refrain :

Cat's eyes, signé Cat's eyes

Cat's eyes, signé signé Cat's eyes


Belles incognito
Fabuleux trio
Nées pour agir et gagner
Dans un hélico
Sur terre ou dans l'eau
Au mépris de tous les dangers



Refrain


Elles s'appellent Alexia, Tam et Sylia
Trois ombres dans un oeil de chat
Tant de malice
Que la police
Jamais ne les découvrira


Refrain

Cheveux au vent
Libres et vacantes
Nous recherchons l'aventure
Le même sang
Bat dessous nos tempes
Quand nous filons a toute allure


Dans un hélico
Sur terre ou dans l'eau
Au mépris de tous les dangers
Belles incognito
Fabuleux trio
Nées pour agir et gagner



Refrain

Sœurs et solidaires
Sur terre ou en l'air
Relevant tous les défis
Trois vives panthères
Qui en un éclair
Savent bondir sans un bruit



Refrain
_
bon, petit moment .....

don Lope, 06.03.2002 à 7:1320554
ce n'était pas une vacherie au sens le plus direct, n'empeche que tu en as tout de même profité pour en glisser une dedans mine de rien, sisi j'ai bien vu, rien ne m'échappe ;o))) Mais dieu te pardonnera ;o)

Léon le Wacky, 05.03.2002 à 21:2820534
Rendez-vous dans quinze ou vingt ans, alors, Don!
Je ne parle pas du temps qu'il te faudra pour comprendre, mais du temps qui sera, à mon humblissime avis, nécessaire pour mettre au point un système informatico-sémantique précis. POUR UNE FOIS, ce n'était pas une vacherie. :o))

don Lope, 05.03.2002 à 18:1720495
euh non peut etre pas non plus...mais ca me semble bizarre leur truc, disons que j'ai l'impression que notre liberté d'informations s'en trouve fortement diminuée, bien que l'intéret premier pour celui qui cherche des données précises semble évident. Disons que je n'en sais pas assez, ni n'en est assez compris pour me faire un véritable avis là dessus ;o))

MR_Claude, 05.03.2002 à 17:5920488
je comprends pas bien... tu veux qu'on te fasse faire la programmation de ton moteur de recherche toi même? ;o)))

don Lope, 05.03.2002 à 17:5520486
Oui mais qu'on nous permette de les utiliser nous meme les maths, et là alors je serais d'accord.
Et au moins je n'aurais peut etre pas appris les maths pendant 11 ans pour strictement rien ; meme que ca pourrait presque faire une motivation pour continuer encore un peu ;o))

MR_Claude, 05.03.2002 à 17:5120485
Bin, c'est pas encore trop inquiétant don...
Et de 1) c'est loin d'être gagné
2) Mettre un peu d'ordre dans le foutoir des moteurs de recherche peut difficilement nuire (vu que pour certains ça peut pas être pire)
3) Avoir une réponsé précise quand on a formulé une question précise aussi, c'est pas mal non?
4) Par pertinence, il ne s'agit quand même que de probabilités que ça corresponde, si ta question est bien formulée, la réponse devrait être la meilleure possible, ensuite si tu souhaites faire le tri par toi même il suffit de faire comme maintenant, chercher sans formuler de questions...

Mais le langage étant en perpétuelle évolution les maths ont encore beaucoup à faire pour être à jour :p)))

don Lope, 05.03.2002 à 17:4920482
non non je parle bien du journaliste de l'étage d'en dessous ;o))

compte supprimé . 05.03.2002 à 17:4720480

Léon est journaliste au Monde ?

don Lope, 05.03.2002 à 17:4120478
C'est rassurant de voir que même un journaliste du Monde peut faire des fautes d'orthographe !! Ceci dit, ça l'ait beaucoup moins d'imaginer que quelques personnes pourront desormais décider pour nous de la pertinence de telle ou telle réponse !! Bref je ne suis pas complètement enthousiasmée par l'idée, m'enfin il en faut pour tous les goûts ;o))

Léon le Wacky, 05.03.2002 à 15:1320465
Babblefish, voilà, j'avais oublié le nom!

Léon le Wacky, 05.03.2002 à 15:0920463
Altavista. :o)

Léon le Wacky, 05.03.2002 à 15:0820462
L'ordinateur qui donne des réponses précises à toutes les questions, un vieux rêve! Cela dit, Internet a encore du chemin à parcourir du point de vue sémantique, on a pu le voir avec nos expériences sur le traducteur automatique d'Alatvista. :o)

J-C, 05.03.2002 à 13:5820457
LE MONDE | 05.03.02

Les moteurs de recherche sur la voie de l'intelligence

Les laboratoires en informatique et les éditeurs de logiciels travaillent pour conférer aux outils de recherche d'information sur la Toile l'aptitude à comprendre le langage naturel. A la clé, une simplification de l'utilisation et une amélioration des résultats obtenus.
"Qui fut le premier président des Etats-Unis ?" Formulée en ces termes, une requête lancée sur le réseau via un moteur de recherche classique, fût-il très performant, n'a que peu de chances d'aboutir.

Interrogé de cette manière, Google, actuellement le plus populaire des outils de recherche sur la Toile, renvoie l'intégralité des documents contenant tous les termes de la question. L'internaute doit ainsi dénicher la réponse à sa question parmi les milliers de documents jugés pertinents.

Rapprocher le fonctionnement des moteurs de recherche du langage naturel est le nouvel horizon pour les laboratoires en informatique et les éditeurs de logiciels. Il ne s'agit plus seulement d'ajouter de nouveaux types de documents à des index de plus en plus importants. L'enjeu est maintenant de donner de l'intelligence aux résultats de recherche sur le Net.

Les chercheurs les plus en pointe dans ce domaine se retrouvent chaque année dans une compétition mondiale, la Text Retrieval Conference (TREC, http ://trec.nist.gov/), organisée par le National Institute of Standards and Technology américain, où le meilleur se distingue par sa capacité à répondre à des questions simples (quelle est la taille de l'Empire State Building ?) formulées en langage naturel. Un concours auquel participent notamment les chercheurs d'IBM, de Microsoft ou de Sun Microsystems. Donner des capacités d'analyse sémantique aux moteurs de recherche est plus délicat qu'il n'y paraît. Dans le cadre du concours de la TREC, par exemple, une masse importante de documents - l'équivalent d'environ 3 000 romans de 200 pages - est fournie aux candidats. Les algorithmes engagés dans l'épreuve doivent y débusquer les réponses à la centaine de questions posées. A chaque interrogation, le modus operandi est identique. "La première étape consiste à effectuer une recherche classique sur les mots contenus dans la question, ainsi que sur leurs synonymes, explique Brigitte Grau, chercheur au Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur (Limsi). On récupère ainsi une première sélection de documents susceptibles de contenir la réponse."

En analysant le vocabulaire et la syntaxe de la requête, l'algorithme doit être, en outre, en mesure de savoir ce qu'il recherche. "Si la question est par exemple : quelle est la taille de la tour Eiffel, l'algorithme va sélectionner les documents contenant "tour", "Eiffel" et un nombre associé à une unité de longueur", illustre Mme Grau, dont le laboratoire participe chaque année à la TREC. Le système identifie ensuite les phrases dont la forme laisse supposer qu'elles peuvent contenir l'information recherchée. Car la difficulté de l'exercice repose également sur le fait que l'outil doit pouvoir s'avouer vaincu lorsque la réponse à la question posée n'existe pas. La prochaine étape de développement, selon Mme Grau, sera de concevoir des systèmes capables de raisonner, c'est-à-dire de combiner des éléments de documents différents pour construire une réponse pertinente.

L'application à Internet des outils de recherche à base d'analyse sémantique reste, aujourd'hui, peu envisageable. Trop gourmande en puissance de calcul, la phase d'analyse de la base documentaire ne peut être opérée sur une bibliothèque aussi vaste qu'Internet. Et les outils de recherche comprenant des modules d'analyse sémantique, comme AnswerChase ou DigOut, impliquent pour l'heure l'emploi de logiciels installés sur l'ordinateur personnel de l'internaute (lire ci-dessous). AskJeeves.com (anglophone) et InfoClic.fr (francophone) contournent toutefois cet écueil.

Ces deux moteurs de recherche, dont l'interface est semblable à celle d'Altavista ou de Google, ébauchent de nouvelles formes de recherche sur le Web. Les questions, ici, ne s'effectuent pas par mots-clés, mais via le décryptage du sens général d'une question formulée dans la langue courante et sa comparaison avec des requêtes prédéfinies. Lancé voilà un an, InfoClic s'appuie sur un dictionnaire développé par la société Sinequa, auquel 800 concepts viennent donner sens. "L'idée est de représenter le sens d'un texte par un point dans un espace mathématique", explique Philippe Laval, PDG de Sinequa. De même que la position d'un point dans l'espace physique peut être décrite par trois coordonnées, la position d'un mot dans cet espace sémantique est défini par 800 coordonnées selon qu'il a ou non un sens dans les 800 concepts prédéfinis. "Par exemple, le mot "avocat" est associé à deux concepts : droit et agriculture", illustre Philippe Laval. Ce double sens confère au mot "avocat" une signature mathématique particulière. Toute succession de mots peut ainsi être traduite en un objet mathématique complexe dont la forme est porteuse de sens.

Après avoir été ainsi transcrite, une question formulée sur InfoClic peut être comparée à des requêtes-type préalablement définies. "Nous avons construit une base de données d'environ un million de questions-réponses, explique Frédéric Plais, PDG d'InfoClic. La requête de l'internaute est analysée puis comparée à celles qui sont dans nos bases de données. Au final, nous donnons le choix à l'internaute entre les questions les plus proches de celle qui a été posée." Chaque question proposée est liée à une page censée en contenir la réponse. Un lien à chaque fois préétabli, comme l'explique Frédéric Plais, de façon presque manuelle, "par une équipe de documentalistes " et uniquement vers des "sites partenaires". La recherche ne s'effectue donc pas sur la totalité d'Internet mais sur une restriction de celui-ci, choisie sur des critères commerciaux.

Face à la croissance constante du nombre de documents accessibles en ligne et devant l'arrivée massive d'internautes néophytes, peu rompus aux techniques de recherche par mots-clés, faire le pari de la pertinence des réponses au détriment de l'exhaustivité est tentant. Cela conduit les moteurs de recherche classiques à ordonner la Toile en sous-catégories pour restreindre les recherches à des pans bien précis du Web.

Un avenir comparable se dessine pour les outils de recherche capables d'analyse sémantique. Ceux-ci sont de plus en plus prisés par des sites pour exploiter des bases de données documentaires limitées. Ainsi, la chambre de commerce et d'industrie de Marseille devait doté courant février son site d'un moteur de recherche "intelligent", développé par la société Semantia.

Stéphane Foucart

At'chao !

J-C, 05.03.2002 à 13:2720455
ce que je voulais dire, c'est que le premier texte minimise l'apport des américains et fait presque leur autocritique alors que le deuxième maximise leur influence et prend vraiment le reste du monde pour des moins que rien.

voilà, c'est tout !

At'chao !

MR_Claude, 05.03.2002 à 11:2520442
Pas vraiment d'accord J-C, je ne trouve pas le premier point de vue partial, au contraire. Il ne prend même pas le point de vue strictement opposé du deuxième, il souligne simplement les contradictions dans l'attitude des Etats-Unis (qui existent bel et bien), et cherche à remettre certaines choses en question. Le deuxième quant à lui ne pose aucune réflexion, se pose en victime (agressive qui plus est), ce qui ensuite l'autorise à agir sans avoir de comptes à rendre... Tous les deux soulignent le role essentiel des US au niveau mondial, seulement un se préoccupe d'essayer d'entendre certaines critiques (ça ne veut pas dire accepter de chager pour autant) et pas l'autre.
Je ne dis pas qu'il n'y a rien à tirer du deuxième, notamment dans notre attitude à nous européens, mais j'ai l'impression que même si nous proposions une alternative cohérente (ce qui là je suis d'accord est loin d'être gagné), ça le conforterait dans l'idée que ceux qui ne suivent pas aveuglément Oncle Sam sont contre lui, alors que même si il y a eu récemment quelques critiques européennes, on peut pas dire qu'il y ait vraiment un mouvement de résistance de ce point de vue là...

J-C, 05.03.2002 à 8:2820433
merci à don pour sa contribution, c'est très intéressant. ces deux points de vue pris séparement sont trop partials et ne font voir qu'un seul coté des choses. mais une fois mis cote à cote ils nous montre bien le gouffre qui existe entre ses deux différentes façons de voir le monde. il y à du vrai dans les deux et pas forcément dans les parties les plus flatteuses pour nous, malheureusement. ce qu'il y a d'assez significatif, c'est que chacun de ces textes ont été écris par des américains et reflète bien le caractère dichotomique de la société américaine. mais comment nous plaindre de la dérive de l'idéologie du plus fort en vogue aux US alors que nous sommes, nous européens, incapable de nous entendre et de proposer une alternative viable ? pire, je suis persuadé que notre attitude conforte les américains dans la leur !!

At'chao !

MR_Claude, 04.03.2002 à 22:0020416
Je reviens sur le texte de don, on note bien les différences dans les manières d'argumenter et de jouer sur différents tableuax entre un universitaire et un mex de la CIA... ;o)))

Et puis bon des phrases du style "Cette attitude découle largement de leur choix de mener la belle vie, de maintenir des servi-ces sociaux généreux, de prendre de longues vacances et de laisser les Etats-Unis porter le fardeau principal consistant à préserver la paix dans le monde", ça laisse rêveur...

Léon le Wacky, 04.03.2002 à 21:4620411
Je suis inclassable, très cher.

Joe, 04.03.2002 à 21:4420409
/me se demande dans quelle catégorie Léon prétendrait se situer...

Léon le Wacky, 04.03.2002 à 21:3520403
Pour continuer dans l'alternance de choses graves et de choses plus légères :

C'est moi qui suis Colargol,
L'ours qui chante en fa, en sol,
En do dièse, en mi bémol,
En gilet et en faux col.

Le roi des oiseaux,
Vous le savez, mes amis,
M'avait fait cadeau
D'un sifflet qui fait cui-cui, cui-cui.

C'est moi qui suis Colargol...

Joe, 04.03.2002 à 21:3320402
Si Mr_Claude se remet à faire le malin, il se pourrait qu'il dévale de ce pas le ravin... ôh grand ravin des ténèbres, toi qui jamais ne cède, toi qui toujours de larbins te remplis ...et jamais de ceux-ci ne te désemplit...

don Lope, 04.03.2002 à 20:2320387
alors c'est un peu long, mais pour le coté balance de l'idée ca me plait :

L'Amérique n'est pas une île, par Paul Kennedy

• LE MONDE | 04.03.02 | 13h46 | analyse

Quand nous avons besoin d'aide, nous jouons en équipe. Quand les projets au niveau international ne nous conviennent pas, nous retirons nos billes.

"De quel droit les Américains marquent-ils d'une si lourde empreinte la terre de Dieu ?", demandait, en colère, un défenseur de l'environnement lors d'un récent colloque auquel j'assistais. Aïe ! le coup faisait mal, car il frappait juste, hélas !...

Nous représentons un peu moins de 5 % de la population mondiale, mais nous utilisons 27 % du pétrole que le monde produit chaque année. Nous créons et nous consommons près de 30 % du produit brut mondial, et nous totalisons - tenez-vous bien ! - 40 % au moins de l'ENSEMBLE des dépenses d'armement de la planète. Selon mes calculs, le budget actuel du Pentagone équivaut à peu près à ceux des neuf ou dix autres nations réunies qui déboursent le plus dans ce domaine - fait qui ne s'est jamais produit dans l'histoire. C'est effectivement une empreinte de taille.

Comment expliquer cela aux autres... et à nous-mêmes ? Et que faire ? - si tant est qu'il y ait quelque chose à faire à ce sujet. Je pose ces questions parce que, de mes voyages récents - dans le golfe Persique, en Europe, en Corée, au Mexique - et d'un tas de lettres et de courriers électroniques que je reçois du monde entier, il ressort que cette démocratie américaine qui est la nôtre n'est pas aussi admirée et appréciée que nous le croyons souvent.

La sympathie qu'a manifestée l'étranger après l'horreur du 11 septembre 2001 fut certes sincère, mais elle s'adressait à des disparus innocents et aimés : ceux qui travaillaient au World Trade Center, les policiers, les pompiers. Il y avait aussi ce sentiment de compassion qui est né de la peur que pareille chose n'arrive à Sydney, à Oslo ou à New Delhi. Mais cela n'impliquait pas un amour et un soutien inconditionnels à l'Oncle Sam.

Au contraire, ceux qui écoutent perçoivent une lame de fond - les attaques en provenance du monde entier, les sarcasmes visant la politique du gouvernement américain, les plaintes contre la lourde "empreinte" laissée sur la terre de Dieu.

Tandis que j'écris ces lignes, un nouveau courrier électronique vient d'arriver. Il m'est envoyé par l'un de mes anciens étudiants (anglophile zélé) aujourd'hui à Cambridge, en Angleterre, qui me dit ses difficultés face à un sentiment antiaméricain généralisé. Et cela au pays de Tony Blair ! Encore heureux qu'il n'étudie pas à Athènes, Beyrouth ou Calcutta.

Beaucoup d'Américains qui liront ce point de vue ne se préoccupent peut-être pas vraiment des critiques et des inquiétudes croissantes qui s'expriment à l'étranger. Pour eux, la réalité est que les Etats-Unis sont sans discussion possible le numéro un et qu'il ne reste à tous les autres - Europe, Russie, Chine, monde arabe - qu'à accepter cette évidence. Agir comme s'il en était autrement ne sert à rien.

Mais j'entends aussi des Américains - anciens du Corps des volontaires de la paix, parents dont les enfants étudient à l'étranger (comme eux-mêmes l'ont fait autrefois), hommes d'affaires qui ont noué des liens solides hors du pays, hommes et femmes de religion, défenseurs de l'environnement - s'inquiéter sérieusement de l'"empreinte" que nous laissons et des murmures venus de lointains horizons.

Ils s'inquiètent de ce que nous nous isolions et restions à l'écart des grands défis lancés à la société mondialisée, de ce que notre politique étrangère se réduise de plus en plus à envoyer massivement l'armée détruire des démons comme les talibans, pour revenir ensuite à nos bases aériennes et à nos camps d'entraînement.

Ils comprennent, mieux que certains de leurs voisins, que l'Amérique est elle-même en grande partie responsable de l'avènement d'un monde toujours plus interdépendant - du fait de nos investissements financiers, de nos acquisitions à l'étranger, de notre révolution des communications, de notre culture CNN et MTV, de notre tourisme et de nos échanges d'étudiants, ainsi que des pressions que nous exerçons sur les sociétés d'autres pays afin qu'elles se conforment aux accords relatifs au commerce, aux flux de capitaux, à la propriété intellectuelle, aux législations du travail et de l'environnement.

Ainsi reconnaissent-ils qu'on ne peut s'échapper et faire retour aux années d'innocence façon Norman Rockwell, à l'isolationnisme. Ils craignent que nous ne nous coupions à l'excès d'un monde auquel nous sommes aujourd'hui étroitement, inexorablement liés. Après mes voyages récents, ce point de vue me paraît de plus en plus consistant.

Alors, que faire ? Peut-être faut-il, pour y voir plus clair, ranger en trois catégories les positions à l'étranger : il y a ceux qui aiment l'Amérique, ceux qui haïssent l'Amérique et ceux que l'Amérique inquiète.

Les premiers sont aisément reconnaissables. Ils comptent des figures politiques comme Lady Margaret Thatcher ou Mikhaïl Gorbatchev ; des hommes d'affaires acquis au laissez-faire économique des Etats-Unis ; des adolescents fans des stars de Hollywood, de la pop music et du blue-jean ; des sociétés libérées de l'oppression par la politique américaine menée contre des régimes honnis.

Le deuxième groupe est également très repérable. L'antiaméricanisme n'est pas la marque des seuls fondamentalistes musulmans, de la plupart des régimes non démocratiques, des militants extrémistes d'Amérique latine, des nationalistes japonais ou des opposants au capitalisme un peu partout. On les croise aussi dans les salons intellectuels d'Europe, en France plus particulièrement peut-être, où la culture américaine est perçue comme grossière, simpliste, insipide - et par trop prospère.

Ne pouvant pas changer grand-chose aux convictions qu'affichent l'un et l'autre de ces deux camps, nos efforts porteront sur le troisième groupe, qui est aussi le plus important, celui d'amis convaincus de l'Amérique, admiratifs du rôle qu'elle a joué dans le progrès des libertés démocratiques, mais qui aujourd'hui sont préoccupés par l'orientation donnée à la République. C'est inattendu, mais en même temps réconfortant : leurs critiques portent non pas sur ce que nous sommes, mais sur l'échec des Etats-Unis à vivre en accord avec les idéaux que nous avons nous-même toujours énoncés : démocratie, esprit de justice, tolérance, respect des droits de l'homme, l'engagement à promouvoir les "quatre libertés" de Roosevelt.

Il est intéressant d'y réfléchir : par trois fois au cours du siècle dernier, le monde a dans sa majorité regardé avec espoir et un désir ardent en direction d'un dirigeant américain qui défendait les plus hautes valeurs de l'homme. Car Woodrow Wilson, Franklin D. Roosevelt et John Kennedy ont fait se gonfler les cœurs à l'étranger en rejetant le parti pris étriqué de "l'Amérique d'abord" et en parlant de la misère de l'humanité tout entière. C'est de cette Amérique ouverte et réfléchie que tant d'amis étrangers inquiets et déçus veulent voir le retour.

La politique unilatéraliste des Etats-Unis à propos des mines terrestres, de la création d'un Tribunal pénal international ou du protocole de Kyoto sur l'environnement sont loin de répondre à ces attentes. Ne pas contribuer à hauteur de leur part au financement des Nations unies apparaît à la fois peu judicieux et contraire aux engagements solennels. Consacrer 48 milliards de dollars supplémentaires à la défense, mais refuser de s'engager sur les sommes et les taux prévus pour la conférence de Monterrey qui doit se tenir ce mois-ci sur le financement du développement paraît hypocrite.

De fait, certaines des politiques américaines (sur les premières propositions de Kyoto, par exemple), se défendent peut-être parfaitement. Mais l'impression générale que les Etats-Unis ont récemment donnée est qu'ils n'ont que faire de ce que le reste du monde pense.

Quand nous avons besoin d'aide - pour capturer des terroristes, geler des avoirs financiers ou trouver des bases aériennes pour les troupes américaines -, nous jouons en équipe. Quand les projets au niveau international ne nous conviennent pas, nous retirons nos billes.

Je suis convaincu que les ambassadeurs et envoyés américains à l'étranger passent, en ce moment, l'essentiel de leur temps à traiter de ces inquiétudes - qu'expriment, je le répète, non pas les ennemis de l'Amérique, mais ses amis.

Finalement, un changement de politique personnelle importe beaucoup moins que la question essentielle. Il existe, à l'heure actuelle, à l'étranger, le désir profond d'un véritable leadership des Etats-Unis. Pas au sens d'"arrogance du pouvoir" que lui donna un jour le sénateur William J. Fulbright, mais un leadership tel que Roosevelt a pu l'illustrer. Tel est, semble-t-il, le vœu du commis- saire européen pour les relations extérieures, Chris Patten, lorsqu'il déplore le glissement de l'Amérique vers un "surrégime unilatéral".

Je parle d'un leadership qui se définirait par sa largeur de vue, la perception de notre condition humaine commune, la conviction d'avoir autant à apprendre des autres qu'à leur transmettre. Un leadership qui s'adresserait aux faibles et aux opprimés du monde entier, et inciterait les Etats-Unis à se joindre à d'autres nations privilégiées puissantes afin d'aider ensemble ceux qui ont du mal à subsister.

Par-dessus tout, un tel leadership parlerait ouvertement au peuple américain et lui expliquerait, encore et encore, pourquoi notre intérêt national le plus profond est de prendre le sort de la planète au sérieux et d'investir au maximum dans son avenir.

Si cela se produisait, alors nous tiendrions la promesse de l'Amérique et sans doute serions-nous surpris de voir à quel point on nous aime vraiment.

Paul Kennedy est historien, professeur à l'université Yale.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sylvette Gleize
© 2002, Global Viewpoint / Los Angeles Times Syndicate International


et l'autre versant :


Le train sifflera encore trois fois, par James Woolsey

• LE MONDE | 04.03.02 | 12h11 | analyse

Rentrez chez vous vous occuper de vos gosses, Européens. Et puis faites vos prières pour que, lorsque tout sera fini, nous ne rendions pas notre étoile en la laissant tomber dans la poussière.

Paris, Berlin et Bruxelles ont un problème avec les Américains.

Le ministre français des affaires étrangères, Hubert Védrine, a qualifié de "simpliste" l'appellation "axe du Mal", appliquée par le président George W. Bush à l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.

Le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, a déclaré que les Etats-Unis traitaient les Européens comme des "satellites".

Quant au commissaire européen pour les relations extérieures, le généralement très avisé Chris Patten, il a parlé d'"absolutisme" et d'"accélération unilatérale" à propos de l'approche de George Bush.

A l'exception de M. Patten, nous avons en réalité affaire, pour l'essentiel, à des membres de l'élite européenne, généralement de gauche, dont le gosier délicat s'accommode mal d'un parler direct et sans équivoque. Ils s'étaient étranglés lorsque Ronald Reagan qualifia l'Union soviétique d'"empire du Mal". Les voilà qui s'étranglent de nouveau.

Il est malaisé de comprendre la réticence des Européens si l'on se penche sur le détail du comportement des régimes qui gouvernent l'Irak et la Corée du Nord par la torture et l'assassinat et, dans le même temps, développent des programmes de fabrication d'armes de destruction massive et de missiles balistiques, en violation complète de leurs engagements internationaux. Dans ces régimes, on ne trouve quasiment rien qui ne relève pas du mal.

Le cas de l'Iran est plus complexe parce qu'il existe, dans le pays en général et au sein d'une partie du gouvernement, un authentique mouvement réformiste, mais le pouvoir national reste exercé - et le recours au terrorisme soutenu - par un petit groupe de mollahs criminels dont le comportement n'a rien à envier à celui de leurs pairs en Corée du Nord et en Irak.

Le mot "axe" peut être tenu pour légèrement excessif : l'Allemagne, le Japon et l'Italie furent dans le passé passablement plus alignés que le groupe ici désigné, bien qu'existe une coopération certaine en matière de missiles entre l'Iran et la Corée du Nord, et un passé de coopération entre l'Iran et l'Irak, pour ce qui est du terrorisme.

Et, bonté divine, comme pourrait dire le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, quelle est cette absence de consultation de la part des Etats-Unis ? M. Bush revient d'Asie, où il a consulté. Le vice- président se rend au Moyen-Orient, pour consulter. Le secrétaire d'Etat est en consultation permanente.

Non, ce qui émeut les Européens, en réalité, n'est absolument pas une quelconque inadéquation des propos du président ni une carence américaine dans la recherche de collégialité. C'est plutôt leur adhésion perverse au principe qui veut que nulle bonne action américaine ne doive rester impunie. De nombreuses personnes, parmi les élites de l'Europe - au sein desquelles le premier ministre britannique Tony Blair et quelques autres fidèles font figure de voyantes exceptions -, persistent dans une vision du monde hargneuse et délibérément aveugle à la réalité dont le ressort central est que tout ce qui suscite une certitude ou un enthousiasme de l'Amérique est, au mieux, hautement suspect.

Cette attitude découle largement de leur choix de mener la belle vie, de maintenir des servi-ces sociaux généreux, de prendre de longues vacances et de laisser les Etats-Unis porter le fardeau principal consistant à préserver la paix dans le monde. Il n'est pas de mépris plus caustique que celui qui naît de la culpabilité.

La vie imite ici l'art - l'œuvre d'art étant en l'occurrence le classique western Le train sifflera trois fois, tourné il y a un demi-siècle.

Dans ce film, le shérif (Gary Cooper) d'une petite ville nommée Hadleyville vient de quitter son poste et de se marier. Au moment où il s'apprête à quitter la ville avec sa jeune épouse (Grace Kelly), il apprend que le chef des bandits qui dominèrent jadis la ville en y semant la terreur vient d'obtenir la grâce du gouverneur de l'Etat et arrivera dans un peu plus d'une heure, par le train de midi, celui qui siffle trois fois, afin de retrouver ses anciens complices et de reprendre le pouvoir.

Après quelques minutes d'hésitation, le shérif décide de revenir en ville, contre l'avis de sa femme, qui a de fortes convictions pacifistes, son successeur n'arrivant que le lendemain. Il entreprend alors d'organiser un groupe de volontaires pour protéger la ville.

Mais, alors que midi approche, il devient de plus en plus évident que les braves citoyens de Hadleyville, qui, quelques années auparavant, avaient aidé le shérif à nettoyer la ville, ne sont désormais capables que d'aligner une kyrielle de bonnes excuses : "Si le shérif n'est pas là, il ne se passera rien ; c'est juste une affaire personnelle entre lui et Miller" (le bandit libéré), ou : " Ce sont les politiciens, là-haut, dans le Nord, qui sont responsables de ce bazar ; qu'ils viennent le régler, maintenant", etc.

Particulièrement poignante est la scène entre le shérif et son loyal adjoint de toujours, qui finit par se retirer lorsque midi approche, parce qu'il est inquiet pour ses jeunes enfants. "Rentre chez toi t'occuper de tes gosses, Herb", dit le shérif, qui sort alors affronter seul les bandits.

Seule l'épouse du shérif, qui avait commencé par le quitter, revient au dernier moment lui prêter main-forte, et il l'emporte, contre toute attente. Pour une petite dame quaker qui déteste les armes à feu, elle fait un beau score : un mort, une participation active à une autre mort.

Lorsque les habitants de la ville se rendent compte qu'il a gagné et sortent pour le féliciter, le shérif les regarde impassiblement, ôte son étoile qu'il laisse tomber dans la poussière, puis sa femme et lui prennent la route et s'en vont.

Dans la version de cette même histoire qui fait aujourd'hui la "une" des journaux, la production d'armes de destruction massive que mènent des Etats soutenant par ailleurs le terrorisme, c'est le train de midi qui approche inéluctablement et sifflera trois fois. Le gouvernement français et les compagnies pétrolières françaises décrocheraient sans problème l'Oscar du meilleur remake pour leur interprétation collective, pour de vrai, de l'employé de l'hôtel qui ne voit qu'une chose : avec le retour en ville des bandits, les affaires du saloon vont être florissantes.

Bien d'autres Européens trouveront dans le film d'excellents modèles pour les aider à perfectionner les excuses à leur non-intervention et leur condescendance à l'égard de leur protecteur. Fred Zinnemann, le réalisateur du Train sifflera trois fois, avait une bonne connaissance de ce territoire moral. En tant que réfugié d'Europe centrale, il avait entendu tous les arguments pour justifier les stratégies d'apaisement, ainsi que les conséquences fatales du refus d'attaquer les régimes mauvais sans attendre qu'ils soient en mesure de provoquer un désastre total.

"Tiens, diront sans doute les Européens antiaméricains en lisant ce point de vue, voyez comment les Américains idéalisent le cow-boy de l'Ouest sauvage, sa nature impulsive et son rapport uni- latéral au monde. Quelle naïveté ! Ils sont comiques."

Deux ripostes rapides viennent à l'esprit. Les cow-boys sont des gens normaux ; certains sont impulsifs, d'autres sont des solitaires, d'autres encore ne sont ni l'un ni l'autre. Mais ce que vous êtes en train de rejeter, ce n'est pas une version moderne du cow-boy, mais plutôt la version moderne du shérif.

Or les shérifs sont différents. Eux et leurs homologues, les GI par exemple, ont fait le choix d'une vie consacrée à la protection des autres, quel que soit le prix à payer. Ce qui n'est pas être impulsif - c'est décider d'être un berger plutôt qu'un mouton.

La seconde est que, tout comme les Etats-Unis aujourd'hui en agissant contre l'axe, le shérif du film s'efforçait vraiment d'être multilatéral - il cherchait désespérément à rassembler une petite troupe. Simplement, il n'a pas trouvé d'amateurs. Il refusait une chose, le shérif : renoncer à faire son devoir sous le seul prétexte que tous les autres trouvaient des excuses pour rester en dehors du combat.

Rentrez chez vous vous occuper de vos gosses, Européens. Rentrez chez vous vous occuper de vos gosses, et puis faites vos prières pour que, lorsque tout sera fini, nous ne rendions pas notre étoile en la laissant tomber dans la poussière.


James Woolsey a dirigé la Central Intelligence Agency (CIA) de 1993 à 1995.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Cartano
© The Wall Street Journal Europe




Voilà voilà ;o))

grenouille, 04.03.2002 à 18:4820378
Refrain :

Capitaine Flam tu n'es pas
De notre galaxie
Mais du fond de la nuit
(Capitaine Flam)
D'aussi loin que l'infini
Tu descends jusqu'ici
Pour sauver tous les hommes


Capitaine Flam tu n'es pas
De notre voie lactée
Mais tu as traverse

(Capitaine Flam)

Cent mille millions d'années
Pour sauver de ton bras
Les gens de Megara

Il y a dans ton Cyberlab
Et dans ton Cosmolem
Ton petit copain Ken
Il y a aussi
Tu vois
Ta douce amie Joan
Fregolo et Mala
Qui ne te quittent pas

Refrain

Capitaine Flam oui c'est toi
Un jour qui sauvera tous ceux
De Megara ...


bon petit moment! j imagine qu'il doit être dure de lire ces paroles sans les fredonner..... non?

Coak coak

j ai bien chantée sur polnaref!!

Thierry, 04.03.2002 à 11:0720311
L'image dicte la course à l'Elysée
AP
JOËLLE MESKENS, envoyée permanente - PARIS
C'est une photo prise lors de la dernière cérémonie des vœux à l'Elysée. Lionel Jospin pose une main sur l'épaule de Jacques Chirac en riant. On aura glosé sur ce cliché Il a fait couler l'encre des éditorialistes durant une semaine... Les uns y ont vu de la condescendance, les autres, de la connivence. Jusqu'à ce que l'hôte de Matignon fasse lui-même cette exégèse : Le président félicitait un patron pour la qualité des fouilles archéologiques qu'il finançait à l'étranger. Ca m'a échappé, j'ai dit : « Voyez, il a du temps ».
Tout ça pour ça A croire que les sémiologues remplacent désormais les analystes politiques. Pas un geste, pas une pose n'échappe aux observateurs. Qu'a-t-on retenu de la première intervention télévisée du candidat Jacques Chirac ? Un plan de coupe où l'on voyait ses jambes trembler. Qu'a-t-on remarqué lors de la prestation de Lionel Jospin ? Qu'il avait troqué le costume froissé pour un complet impeccable.
Gouverner devient de plus en plus technique, la marge de manœuvre nationale se réduit de plus en plus avec la construction de l'Europe et, en plus, on se trouve en face de deux personnalités archiconnues des Français : tout ceci explique la nécessité pour eux de faire, de dire, de montrer des choses qui les font remarquer, avance le politologue Roland Cayrol, de l'institut CSA. Tout événement de campagne est construit dans la seule perspective de sa reprise médiatique.
L'image n'a évidemment pas attendu 2002 pour imposer ses diktats. Le savoureux film de Raymond Depardon (« Une partie de campagne », diffusé il y a quinze jours sur Arte) montre déjà en 1974 un Giscard d'Estaing, soucieux de tenir meeting à Monceau-les-Mines, argumenter son choix : Rien que le nom, ça fait déjà ouvrier. Mais, alors que les programmes politiques des candidats se confondent, la forme a désormais résolument pris le pas sur le fond.
Avant, on avait l'impression qu'il y avait plus de contenu parce que les candidats faisaient plus de promesses, explique Jean-Marc Lech, de l'institut Ipsos. Mais aujourd'hui, celui qui ferait des promesses aurait l'air démago. Et puis, jusqu'à la fin des années 80, la publicité électorale était autorisée. Et rien qu'à voir les slogans sur les dizaines de milliers d'affiches qui tapissaient la France, on avait l'impression de voir un fond éditorial partout.
Plus rien de tout ça aujourd'hui. Les affiches ont cédé la place à la déesse télé, où les candidats apparaissent de plus en plus comme des produits fabriqués. On a l'impression que c'est Auchan contre Darty, raille Jean-Pierre Chevènement.
Il peut bien rire, le « Che ». Il n'échappe pas à la dérive qu'il dénonce. Au moment de publier son livre « Le courage de décider », il cogite longtemps avec son éditeur Robert Laffont sur la couverture. Le choix se porte finalement sur une photo où on le devine entrant à l'Elysée. Subliminal...
Aucun parti n'échappe à l'exigence du paraître. Pas même le parti communiste. Après avoir posé avec sa femme dans Gala, l'ex-infirmier Robert Hue recrute un thérapeute de choc pour tenter de ranimer un parti en coma dépassé : Frédéric Beigbeder, publicitaire iconoclaste reconverti romancier à qui l'on aurait prêté l'intention de réfléchir à cet irrésistible slogan : « Hue, coco ».
J'ai dit à Robert Hue que ma référence, ce serait Roger Vailland, annonce Beigbeder. Roger Vailland ? Le seul communiste qui roulait en Jaguar, ce qui m'enchante Même Arlette Laguiller revendique le droit de soigner son look. On trouve des choses très belles et pas chères dans les supermarchés, dit-elle.
Lorsque vient l'heure pour les deux favoris de la course à l'Elysée de se choisir un QG de campagne (dites désormais « atelier » de campagne pour désigner le pied-à-terre électoral de Jospin), c'est encore et toujours le marketing qui guide le choix. Ah, pas de Champs-Elysées ou de Saint-Germain des Prés, cette année Trop bourgeois, tout ça. Les deux hommes choisissent le très branché dixième arrondissement parisien, alliant un côté dynamique et populaire. Quitte à installer leur repaire à quelques centaines de mètres l'un de l'autre...
Les candidats ne disposent plus seulement d'un gourou, mais d'un véritable « staff » de communication, composé d'une demi-douzaine de personnes pour les deux favoris de l'élection. Lorsque Jacques Chirac s'est déclaré à Avignon, on a vu sa fille dans le champ de la caméra, remarque Jean-Marc Lech. Pareil chez Jospin : le soir de sa candidature, on a aperçu à l'image Marie-France Lavarini, qui fait partie de sa cellule de communication : c'est le signe que les candidats sont désormais protégés au plus près.
Mais si rien de ce qui peut faire l'objet d'une image n'est désormais laissé au hasard, le résultat n'est pas toujours garanti. L'été dernier, le centriste François Bayrou trouve un truc qu'il pense génial : sillonner le pays à bord d'un bus roulant au colza. Coup double : ça fait à la fois écolo et France profonde.
Manque de bol : les attentats du 11 septembre donnent au convoi une allure aussi décalée que la caravane de « Priscilla, folle du désert » dans un patelin de l'Australie pudibonde. Le car est vite remisé. Et lorsque, à l'heure du passage à l'euro, Lionel Jospin s'aventure dans une boulangerie pour faire « proche des gens », patatras : il est surpris en flagrant délit d'ignorance du prix de la baguette.
Et ce pourrait n'être là que de petits effets pervers. Les Français expriment un sentiment contradictoire à l'égard de tous ces « gadgets » : ils y sont sensibles (les sondages le montrent) mais en même temps ils disent que ça les irrite, explique Roland Cayrol.
Les électeurs en auraient-ils marre d'être pris pour de vulgaires consommateurs ? Alors que la présidentielle est le scrutin chéri des Francais, l'abstention cette année s'annonce record.·

crepp, 04.03.2002 à 9:3720305
Au bout du compte c'est la télé qui est dangeureuse, Car je m'endors aussi très facilement pendant une mauvaise émission ou un mauvais film.
C'est pour cela que j'ai des courbatures aprés avoir vu "la planète des singes" de Tim Burton :o)

Léon le Wacky, 04.03.2002 à 9:0320301
Et hooligan sur canapé, c'est dangereux... pour le canapé.

Thierry, 04.03.2002 à 8:1220296
Supporter sur canape, une activite a risque:
Regarder un match de football depuis le canapé, on imaginerait plutôt que c'est une activité sans danger.
Détrompez-vous, si c'est moins risqué que d'aller au stade, ce n'est malgré tout pas sans danger.
Par exemple, vous êtes libéré de votre tension parce que l'équipe que vous soutenez a marqué et sautez de votre canapé. Trop brusquement pour vos muscles qui ne s'attendaient pas à un tel mouvement.
Et si le match est ennuyeux, on peut s'endormir dans une position inconfortable.
Résultat, chaque saison, en Angleterre, ce sont 400 supporters de canapé qui doivent se faire traiter par un physiothérapeute pour des douleurs au dos, au cou et aux épaules.
Alors une série d'exercices ont été mis au point que les supporters puissent faire chez eux pour garder les muscles "chauds". Il est également conseillé de bouger régulièrement dans son fauteuil pour favoriser la circulation du sang.

J-C, 04.03.2002 à 7:3920288
pour faire échos à une intervention brillante de Léon dans un autre sujet !!

Je suis un homme

Paroles et Musique: Michel Polnareff 1970
© Disc AZ 1970

La société ayant renoncé
A me transformer
A me déguiser
Pour lui ressembler
Les gens qui me voient passer dans la rue
Me traitent de pédé
Mais les femmes qui le croient
N'ont qu'à m'essayer.

Je suis un homme
Je suis un homme
Quoi de plus naturel en somme
Au lit mon style correspond bien
A mon état civil
Je suis un homme
Je suis un homme
Comme on en voit dans les muséums
Un Jules, un vrai
Un boute-en-train, toujours prêt, toujours gai.

A mon procès
Moi, j'ai fait citer
Une foule de témoins
Toutes les filles du coin
Qui m' connaissaient bien
Quand le président m'a interrogé
J'ai prêté serment
J'ai pris ma plus belle voix
Et j'ai déclaré :

Je suis un homme
Je suis un homme
Quoi de plus naturel en somme
Au lit mon style correspond bien
A mon état civil
Je suis un homme
Je suis un homme
Pas besoin d'un référendum
Ni d'un expert pour constater
Qu'elles sont en nombre pair

En soixante dix il n'est pas question
Ce serait du vice
De marcher tout nu
Sur les avenues.
Mais c'est pour demain
Et un de ces jours
Quand je chanterai
Aussi nu qu'un tambour
Vous verrez bien que :

Je suis un homme
Je suis un homme
Et de là-haut
Sur mon podium
J'éblouirai le tout Paris
De mon anatomie
Je suis un homme
Je suis un homme
Quoi de plus naturel en somme
Au lit mon style
Correspond bien à mon état civil.

Je suis un homme
Je suis un homme
Et de là-haut
Sur mon podium
J'éblouirai le tout Paris
De mon anatomie
Je suis un homme
Je suis un homme
Quoi de plus naturel en somme
Au lit mon style
Correspond bien à mon état civil.

Je suis un homme, Je suis un homme La la la la la la la
Je suis un homme, Je suis un homme La la la la la la la
Je suis un homme, Je suis un homme La la la la la la la

At'chao !

Léon le Wacky, 04.03.2002 à 7:1220282
A tous les enfants
Qui sont obéissants,
Nous allons dire au revoir en passant.
Au r'voir, les amis,
Nous rentrons au pays,
Au pays d'Aglaé et Sidonie.

grenouille, 03.03.2002 à 23:5020269
Chapi Chapo
Patapo
Chapo chapi
Patapi
Biribibi
Rabada dada
dada !!

Pacha pacho
Pitipo
Pacho pacha
Pitipa
Biribibirabadadida
(rires)


Refrain :

La, lala lala lalaa lala

La, lala lala lalaa

La lalalala lala


Chapi Chapo
Patapo
Chapo chapi
Patapi
Biribibi
Rabada dada
pacha pacho
Pitipo
Pacho pacha
Pitipa
Biribibirabadadida

voili petit moment de bonheur avec ces deux petits bonhommes en pate a modeler!

Thorn, 01.03.2002 à 20:3420066
Mon ami Jérôme d'Élisabeth Benoit, nunu... et vive Google !

don Lope, 01.03.2002 à 18:4520056
c'est un travail pour ton iut ca encore, non ?? ;o))

nurika, 01.03.2002 à 15:3420037
Ça commence un jour de neige, rue de Fleurus à Paris, le 9 janvier 1979. J’ai écrit un roman, c’est le premier, je ne sais pas que c’est le premier, je ne sais pas si j’en écrirai d’autres. Tout ce que je sais, c’est que j’en ai écrit un et que si je pouvais trouver un éditeur, ce serait bien. Si cet éditeur pouvait être Jérôme Lindon, ce serait bien sûr encore mieux mais ne rêvons pas. Maison trop sérieuse, trop austère et rigoureuse, essence de la vertu littéraire, trop bien pour moi, même pas la peine d’essayer. J’envoie donc mon manuscrit par la poste à quelques éditeurs qui, tous, le refusent. Mais je continue, j’insiste et, au point où j’en suis, détenteur d’une collection assez exhaustive de lettres de refus, je me suis risqué la veille à déposer un exemplaire de mon manuscrit au secrétariat des Éditions de Minuit, rue Bernard-Palissy, sans la moindre illusion, juste pour compléter ma collection. Et comme je suis sans illusion, je continue d’inonder d’exemplaires les quelques éditeurs, de moins en moins nombreux, à qui je n’ai pas encore soumis la chose.
Un jour de neige, donc, en début d’après-midi. Je viens de déposer un nouvel exemplaire – j’en ai fait photocopier une vingtaine, ça m’a coûté pas mal d’argent, il faut dire que je suis fauché à cette époque – au siège d’une maison d’édition plus ou moins disparue à ce jour, et dont le principal intérêt consiste à résider, rue de Fleurus, dans une maison qu’a occupée Gertrude Stein. J’en sors, je longe la rue de Fleurus vers le jardin du Luxembourg et je vois arriver Madeleine qui me dit que Jérôme Lindon a téléphoné à la maison en fin de matinée, que mon manuscrit paraît l’intéresser, qu’il souhaite que je l’appelle dès que possible. Il est quatre heures de l’après-midi.
Je l’ai dit, je suis alors fauché, sans la moindre activité salariée et, le jour même à cinq heures, j’ai rendez-vous avec une personne susceptible de m’engager du côté de la place d’Italie. Nous avons une 4L à l’époque, nous habitons Montreuil, Madeleine me laisse la 4L et rentre à Montreuil en métro.
Place d’Italie, j’appelle les Éditions de Minuit depuis une cabine téléphonique. Je tombe sur une dame aimable qui a l’air courant de mon affaire. Ne quittez pas, me dit-elle, je vous passe

Excellent livre. Pas de références, trop facile!
Vous m'en ferez bien la suite, non? :o))



Pages : | prec�dent | suivant

retour forum

bordure
coin bordure coin