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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | beuzno, 22.12.2016 à 19:45 | 363949 |
|  |  | quelques autres bd 2016 que j'ai bien appréciées :
- jeff lemire

[sweet_tooth3 : album sans vignette]
- marco galli : j'aime beaucoup ce dessin un peu raide et fragile, j'avais déjà bien apprécié sa bd précédente "oceania boulevard 
- 2 petites "québequoiseries" savoureuses :


- ah! nancy pena et son trait élégant et si fin

- un peu déçu par le classicisme de la bio de marcel duchamps par preteseille 
j'avais été emballé par ses bd sur picabia et satie
mais cela reste de la très bonne bd |
 | |  |  | L'une des excellents surprises de cette fin d'année.
Je n'ai jamais lu de roman d'Antonio Tabucchi, je ne peux donc juger si l'adaptation est fidèle. Mais en tant que bande dessinée, Gomont signe un bel objet, faussement classique. Doutor Pereira est un homme triste et morne, prisonnier d'une routine que rend ne peut faire varier. Responsable et seul contributeur à la pagfe culturelle du Lisboa, il vit dans une bulle de mélancolie, apparamment insensible à la situation politique. Le Portugal est en proie à une dictature brutale. L'Espagne est déchirée par la guerre. Mais Pereira prend bien garde de ne pas se mèler à tout ça. Jusqu'à ce qu'il croise la route de Monteiro Rossi et Marta, un jeune couple engagé pour la cause anarcho-communiste.
Cette rencontre va progressivement bousculer la routine de Pereira, le forcer à une remise en question.
Il y a de l'intelligence dans le propos, une narration qui, sous des airs classiques, propose des procédés intéressants pour illustrer le qiuestionnement intérieur de Pereira, un sens de la mise en scène... Il y a dans ce livre tout ce qui fait l'intérêt de la bande dessinée, ce qui lui permet de proposer plus qu'une illustration plate d'un texte mais une véritable interprétation. Ce n'est pas non plus un chef d'oauvre, mais ce livre mérite largement d'être découvert. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | | NDZ : | Bon, pas que je me suis ennuyé, pas que je n'ai pas ri. Mais, par rapports aux premiers tomes, quelques longueurs, des difficultés croissantes pour lire les planches (trop chargées en cases et textes, couleurs sombres qui rendent difficile la perception globale de la planche en terme de composition et qui forcent à lire case à case rendant laborieux le tout). Cette série a fait son temps. C'était bien, mais on passe à autre chose. |
Oui. Les auteurs le disent eux-mêmes : Eusèbe a été rapidement un problème. Il a eu trop de succès, au risque de faire de l'ombre (!) aux autres protagonistes. Ils ont donc essayé de l'écarter de l'histoire ponctuellement. Et ainsi son histoire personnelle, qui devait être racontée de manière filée, a été aussi tue par conséquence. A force de la reporter, les auteurs ont accumulé les idées. Et ces deux derniers tomes pâtissent du revers de la médaille. |
je suis assez d'accord. Je trouvais le premier vomlet du diptyque plus enlevé. Celui-ci manque de rythme et possède quelques longueurs. En fait, il aurait mieux valu régler le cort de cette backstory en un gros live de 60-70 pages au lieu de diluer sur 2 tomes. Le résultat est trop laborieux, malgré quelques bonnes choses.
Cela dit, je continue de penser que cette série restera comme un classique du mainstream des années 90. C'est quand même vachement bien. |
 | | Glotz, 21.12.2016 à 14:34 | 363917 |
|  |  | Quelques lectures récentes de 2016 qui ont récemment chamboulé mon palmarès Bulledor :
Les quelques personnes qui ont noté cette adaptation dessinée par Baladi d’une pièce de théâtre contemporaine d’Adeline Rosenstein sur les relations entre l’Europe et l’Orient ne semblent pas avoir été particulièrement convaincues, ni avoir trouvé l’ouvrage infamant. Décris-Ravage est le récit ironique (parfois un peu trop lourdement) des sanglantes expéditions en Égypte puis dans le Levant de Napoléon, entrecroise de témoignages et réflexions recueillis par l’auteure d’Israéliens et de Palestiniens. Baladi a conservé son style habituel, qui sied au parti-pris minimaliste de la dramaturge. J’y ai trouvé une réflexion intéressante sur les racines du problème oriental intelligemment adaptée.
Un sixième tome conclusif légèrement en deçà des deux précédents où Matsumoto fait tranquillement du Matsumoto, ce qui suffit à mon bonheur.
Bonne surprise pour moi aussi que cette adaptation d’un best-seller italien de 1994 sur un journaliste culturel et traducteur lisboète quadragénaire qui, en 1938, après plusieurs années à composer avec la dictature salazariste, voit son mode de vie remis en question par sa rencontre avec un jeune couple de révolutionnaires. Ce thème traditionnel de l’éveil à la (bonne) conscience permet de développer des personnages intéressants, et Pierre-Henry Gomont parvient à bien rendre en image les atermoiements et délires du docteur Pereira—voir la critique d’Herbv pour plus de détails.
Comme toujours avec la science-fiction, j’ai trouvé la partie d’exposition de l’univers passionnante, et n’ai pu qu’être un peu déçu par les explications et résolutions ultérieures ; mais je suis très reconnaissant à Cornélius de m’avoir fait découvrir dans sa belle édition ce classique méconnu de la SF française d’aventure qui tient la comparaison Les Naufragés du Temps (période Forest) ou le premier Transperceneige.
Les strips sont souvent drôles, le dessin faussement brouillon est d’une expressivité admirable, et la lecture tient bien sur la longueur. Dommage que Thompson soit mort en plein développement de cet univers et vivement la sortie du deuxième volume de l’intégrale.
Et quelques autres lectures inspirées par les votes d’autres bulledairiens :
En lisant ce livre, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’histoire selon laquelle l’ex-femme de Menu aurait fait verser le Livret de Phamille dans son dossier de divorce. Je souhaite à Boris Delevègue de ne jamais avoir à divorcer… Le récit, assez décousu et onirique, est bercé d’un érotisme léger un peu malsain mais parsemé d’idées intéressantes. La banalité graphique m’a empêché de lui donner plus de 3 étoiles.
OK, c’est plutôt joli, mais l’histoire casse pas trois pattes à un canard et la qualité d’impression est mauvaise (Delcourt a les moyens pourtant). Donne envie dans se replonger dans les cycles arthuriens.
De la science-fiction que j’aurais bien aimé à l’adolescence mais qui m’a semblé aujourd’hui trop lourdement démonstrative, avec des personnages assez caricaturaux. Mention spéciale cependant à Ankama qui publie en un seul volume une longue histoire que d’autres auraient scindée en quatre.
Ce favori d’Angoulême ne m’a pas passionné plus que cela et pas ému du tout, alors que Meurisse ne ménage pas ses effets. Alors oui, ça se lit, c’est parfois drôle, on apprend des choses sur Charlie (qui paraît pas mal mythifié) mais ce livre était-il nécessaire à quelqu’un d’autre qu’à l’auteure ?
Au XIIIe siècle, un savant ottoman est convié par l’empereur du Saint-Empire Frédéric II à rejoindre une sorte de résidence (fortifiée) de penseurs & d’artistes travaillant à faire progresser l’humanité. Néjib aborde de nombreuses questions classiques (liens science/religion, rivalité art/science, nécessité des créateurs d’être soutenu par un pouvoir autocrate) mais son livre pêche un peu par une construction bancale qui fait comprendre trop rapidement les fils narratifs (la machine, la fillette psychanalysée) et conduit à un désintérêt progressif que l’ambiance agréable de l’ensemble ne suffit pas à sauver. |
 | | Pierre, 20.12.2016 à 13:41 | 363906 |
|  |  | | Pierre : | | (moi je trouve un peu énorme la façon dont sa fille se rende compte tout à coup qu'il est père. Sans doute cela trouve-t-il son sens dans la suite du récit). |
Lire: "qu'il est pervers" bien sûr ! |
 | | Pierre, 20.12.2016 à 13:39 | 363905 |
|  |  | | Allister Baudin : | | (...) avec un goût douteux de l'auteur pour les plans qui mettent en valeur les culs |
Et les pieds !
Bon, apparemment tu as vu beaucoup de choses qui m'avaient échappées (l’histoire des marques par exemple) et tu as plus que moi été sensible à la charge humoristique (?) du personnage banquier (moi je trouve un peu énorme la façon dont sa fille se rende compte tout à coup qu'il est père. Sans doute cela trouve-t-il son sens dans la suite du récit). |
 | |  |  | | Pierre : | 
Acheté et lu hier, suite au concert de louanges entendu ici: sympa mais sans plus. Bien sûr, j'ai envie de connaître la suite, comme tout couillon qui se respecte qui se serait laissé gouverner par le pouvoir de la fiction, tout cela est bien mené et intéressant (le contexte d'une entreprise de construction est original) mais, ça reste pour l'instant un peu léger. Je m'attendais à davantage de finesse psychologique, d'émotion à fleur de peau, de tension alors qu'on est, il faut le dire, dans du soap ... Enfin, je reste interloqué par le traitement incongru du personnage du banquier et de son penchant malsain: là on frise le grotesque. Certainement, la suite me contredira ? |
Je rappelle au passage que j'ai pas participé à ce concert de louanges. Si t'as pas envie de te retaper tout mon vieux message, en gros je disais que j'ai trouvé ce truc vulgaire, une narration efficace, mais surtout un truc de poseur blindé de références à des marques hipsters, une absence totale de finesse psychologique (bref: des personnages mal écrits), une sorte de sous Wes Anderson encore plus poseur, avec un goût douteux de l'auteur pour les plans qui mettent en valeur les culs (il assume dans ses interviews, mais quand même).
| Allister Baudin : | 
Chiisakobe.
D'une part, le "jeu" d'acteur des personnages est lourdingue : un personnage triste se recroqueville en boule, stressé ou énervé, il serre les poings, contrarié, il se tient les mains et se mord les lèvres, géné, il se tripote les doigts.
Le cadrage accompagne ce jeu peu subtil : gros plan sur les lèvres qui se mordent pour exprimer l’agacement, gros blanc sur les poings serrés, etc.
Par ailleurs, l'auteur souhaite très subtilement (pour être au même niveau de lourdeur je précise : je fais de l'ironie) marquer les sentiments et caractères des personnages par des traits extérieurs : panier repas préparé avec soin ou gros plan sur des converses bien lacées.
Enfin, comme si ça ne suffisait pas, les textes redoublent tous ces choix bien lourds : par exemple, la première case d'une planche nous montre un regard fermé, les sourcils froncés. La seconde case commente : "Son regard obstiné, ses lèvres pincées...et ses mains". La troisième case, entame une descente et nous montre donc les épaules tendues du personnage, avec la suite du commentaire "...qu'elle serrait avec fermeté". La dernière case, logiquement, nous présente les mains serrées du personnage :"...exprimaient ses sentiments". Wouhou ! Wow ! Il fallait oser tant de lourdeur !
On est à des kilomètres de ce qu'on peut par exemple trouver dans Sunny, dont les gros plans de visages, de mains, d'oeils, etc, ne sont jamais de simples signes de sentiments, le corps étant pris pour ce qu'il est. Ils ne sont jamais portés par un jeu d'acteur grossier qui réduirait, comme dans Chiisakobe, la palette des sentiments à quelques lèvres pincées et mains qui se tiennent (dans chiisakobe, les sentiments sont d'autant moins réalistes qu'ils sont transparents, immédiatement compréhensibles). Enfin, dans Sunny, le rapport entre la gestuelle et la psychologie d'un personnage n'est jamais décrite avec lourdeur par une narration explicative et redondante.
Comme on peut le deviner à travers l'extrait de planche commenté plus haut, Chiisakobe a certaines planches faites de "mouvements de caméras": la caméra descend, passe sur le côté, la règle des 180° est respectée, etc. De manière générale, l'enchainement des plans est plutôt cinématographique (ce n'est pas vrai de tout le manga), et si les cadrages sont très efficaces (au sens où ils sont strictement fonctionnels, ce qui n'est pas contradictoire avec le fait que ce qu'ils montrent soit peu subtil), en rien on ne s'approche ici du réalisme constant des compositions de Matsumoto. Cependant ce n'est probablement pas le but recherché par Mochizuki, qui fait le choix plutôt intelligent de la fluidité, en se contentant de cadrages simples et d'un enchainement de plans "logique", ce qui contrebalance la balourdise de se façon de traiter les personnages.
Enfin, autre chose m'a gêné pendant la lecture : c'est le fait que les deux personnages principaux, le héros et son amie d'enfance, sont complètement stylés. Ce sont des hipsters parfaits, dont rien ne dépasse. D'abord, les références constantes à des marques (sac à dos Herschel, Converses basses, sneakers Nike) donne un côté "placement de produit" assez dérangeant. Ensuite, ces personnages sont censés avoir un certain passé lourd, une certaine épaisseur, et très honnêtement, ce n'est pas ce que m'évoque le style hipster, qui me fait plus penser au style des jeunes entrepreneurs protégés et bourgeois qui ouvrent à tour de bras des bars à céréales vintage de luxe au centre de quartiers pauvres de Londres. Evidemment, posséder un sac Herschel n'est pas contradictoire avec une certaine épaisseur psychologique et un certain passé lourd (oui, je connais des gens qui ont morflé et qui ont un sac Herschel), mais disons que dans une oeuvre, tout ayant son importance, ce sac (ou les Converse, ou cette barbe, ou n'importe quoi d'autre) semble constitutif du caractère brisé du personnage. Ce qui, pour qui a déjà passé une soirée sur le canal saint martin et connait la masse des débiles à barbes et chemise en jean, à la vie aussi vide que le pot d'un bébé pas encore propre, peut faire un peu sourire.
De plus, cette fascination de l'auteur pour le style d'une "jeunesse" actuelle passe, au mieux, pour une sorte de calcul opportuniste, au pire pour une forme de beauferie de vieux nostalgique, voire pour de la simple perversité (ce en quoi l'auteur s'assimilerait au père pervers d'une des personnages). On est donc assez éloigné du "vintage" réellement hanté par l'histoire qu'il sert, comme c'est le cas chez Wes Anderson, et on est plus proche de la fascination débile de Sofia Coppola dans Lost in Translation pour les sentiments pseudo-complexes des personnages tout esthétisés et en carton qu'elle filme. Cela étant, l'histoire n'en est qu'à son tome 1 et il est possible que toute cette imagerie de pacotille soit au service de quelque astuce narrative qu'on ne peut encore deviner; ce dont je doute fortement.
Néanmoins, cette lecture a été très agréable, car l'auteur a tout misé sur la fluidité (contrairement à moi dans cette chronique..hum) et sur le côté séduisant des design; par ailleurs, il faut avouer que le dessin est d'une maitrise remarquable et que je me suis arrêté plusieurs fois sur certaines images au dessin très très juste, d'une justesse qui contrebalance la grossiereté du traitement des caractères. Enfin, j'ai ri plusieurs fois à la lecture de certaines répliques irrésistibles, surtout provenant du père pervers de Yuko, le second personnage féminin qui vient en aide au héros. | |
 | | Pierre, 20.12.2016 à 10:27 | 363901 |
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Acheté et lu hier, suite au concert de louanges entendu ici: sympa mais sans plus. Bien sûr, j'ai envie de connaître la suite, comme tout couillon qui se respecte qui se serait laissé gouverner par le pouvoir de la fiction, tout cela est bien mené et intéressant (le contexte d'une entreprise de construction est original) mais, ça reste pour l'instant un peu léger. Je m'attendais à davantage de finesse psychologique, d'émotion à fleur de peau, de tension alors qu'on est, il faut le dire, dans du soap ... Enfin, je reste interloqué par le traitement incongru du personnage du banquier et de son penchant malsain: là on frise le grotesque. Certainement, la suite me contredira ? |
 | |  |  | | Thierry : | Yokoyama déchaîne les passions...
Je dois avouer ne pas avoir lu ses derniers titres. Sans doute la difficulté de les trouver et peut-être une certaine paresse de ma part. Mais je ne l'ai jamais trouvé illisible. Il fait preuve d'une radicalité certaine dans son approche et j'ai toujours eu l'impression que le format livre ne lui convenait pas par qu'il enferme son travail dans un cadre rigide alors qu'il me semble me prêter parfaitement à une lecture vagabonde ou hypertextuelle. Je me rappelle de son 'jardin public' que j'avais rêvé en oeuvre interactive permettant de composer son propre itinéraire, tant il y avait une invitation à la flânerie sous l'hystérie apparente. |
Dans cet entretien, l'auteur dit qu'il aurait parfois l'envie de donner une troisième dimension à ses dessins. |
 | |  |  |  Un récit de SF rétro-futuriste, qui lorgne vers un Paris fantasmé. Celui des gravures du XIXème siècle, perdu entre monuments mythiques et passages. Alors que la Terre sombrait dans le chaos, quelques élus ont fui sur une Arche spatiale. Les contacts avec la Terre ont été rares mais le moment semble venu de renouer le contact pour de bon. Une expédition est lancée, avec à sa tête Karinh, jeune fille rebelle, fascinée par Paris.
Jusqu'à présent, le travil de Schuiten et Peeters possédait une certaine intemoralité. D'un coup, il me paraît daté, même vieillot. Schuiten reste un dessinateur élégant, il peut encore s'en donner à coeur joie pour propser de belles architectures et des machines absurdes. Mais déjà la gamme chromatique donne un terrible coup de vieux à son dession. J'aimerai franchement voir ces planches en noir et blanc. Puis même dans le scénario, tout semble indiqué qu'il va se passer quelque chose, mais on reste en permanence à la surface, au bas de la côte. C'est comme si on s'imaginait la vue du sommet de la tour Eiffel en restant coincé au premier étage.
L'apparition furtive de Depardieu en dealer poète finit de donner à l'ensemble un côté complètement dépassé. Je ne peux pas dire que ce livre soit raté. C'est juste qu'à force de creuser le même sillon, j'ai l'impression que les auteurs ont atteint leurs limites. |
 | |  |  | | lldm : | | Mael : | | Glotz : | Un Yokoyama plus accessible que ceux que j'avais lus jusque là. Trois hommes ont rendez-vous avec un autre dans une ville froide peuplée d'hommes pressés. Dans les deux premiers tiers de l'ouvrage, ils passent d'une zone de building située sous l'aéroport à une sorte de quartier pavillonnaire ouvrier face à un fleuve, qu'ils traversent pour finir par entrer dans une grande villa ceignant un lac entouré d'un parc. La ville, hostile, oscille entre vide inquiétant et mouvements brusques saturés de sons (la traduction de chaque kana, même quand c'est le même 50 fois sur la page, gâche un peu l'effet). Dans la villa, ils rencontrent un homme étrange, lisent plusieurs ouvrages qu'on leur dit sans intérêt, lesquels sont reproduits, puis commencent à traverser le parc. Arrivés au lac, ils voient un objet mystérieux flotter et... fin. L'auteur annonce deux autres volumes ; que cela soit vrai ou non, c'est l'une de mes meilleures surprises de 2016. |
Oui. J'ai beaucoup aimé, et pour une fois j'ai pu passer la quelques dizaines de pages. Les notes finales rendent le tout encore plus agréable. Je vais faire hurler les lldm-bicéphale-docteurc mais c'est la première fois que je réussi à en lire et j'ai trouvé qu'il y avait une histoire (mais je provoque un rien). |
il n'y a rien de provocateur à prendre une position de confort social admise par tout comme règle.
Dire que Yokoyama est illisible (ailleurs qu'ici, semble-t-il, mais je n'ai pas encore lu celui là, je me l'achèterai à Angoulême je pense) est un cliché véhiculé par des paresseux, ce n'est pas une déclaration provocante d'un outsider critique qui stupéfierait par son audace à dire une sorte de vérité cachée.
Ces conneries sont monnaie courantes, c'est le biais politique par lequel les mecs de droite se sentent vachement insolents quand ils défendent les valeurs les plus conservatrices, c'est à dire les plus partagées du monde.
Donc non, tu ne provoques personne, à part, effectivement, ceux qui lisent Yokoyama sans se soucier de la vulgarité ambiante dans la façon de traiter la bande dessinée, la question du récit ou celle du dessin, c'est à dire que tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. Quelle audace. Wandrille, enlève ton masque. |
Yokoyama déchaîne les passions...
Je dois avouer ne pas avoir lu ses derniers titres. Sans doute la difficulté de les trouver et peut-être une certaine paresse de ma part. Mais je ne l'ai jamais trouvé illisible. Il fait preuve d'une radicalité certaine dans son approche et j'ai toujours eu l'impression que le format livre ne lui convenait pas par qu'il enferme son travail dans un cadre rigide alors qu'il me semble me prêter parfaitement à une lecture vagabonde ou hypertextuelle. Je me rappelle de son 'jardin public' que j'avais rêvé en oeuvre interactive permettant de composer son propre itinéraire, tant il y avait une invitation à la flânerie sous l'hystérie apparente. C'est aussi l'un des auteur dont le travail évoque le plus la musique. Je ne peux m'empêcher d'y accoler une BO imaginaire, quelque part entre les couches industrielles d'un Trent Reznor et les séquences d'un Steve Reich ou d'un Philip Glass.
Yokoyama est un radical et vous venez de me rappelez qu'il faudrait que je m'intéresse à ses derniers livres. Merci :o) |
 | | lldm, 17.12.2016 à 2:35 | 363871 |
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Pourquoi tu me veux autant de mal ? |
 | | lldm, 17.12.2016 à 2:29 | 363870 |
|  |  | C'est triste, le formatage culturel. Ma référence de douzaine était la célèbre famille de oeuf, oeuf,oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf et oeuf.
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 | | lldm, 17.12.2016 à 2:29 | 363869 |
|  |  | | lanjingling : | | ibnalrabin : | | lanjingling : | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
C'est triste, le formatage culturel. Ma référence de douzaine était la célèbre famille de oeuf, oeuf,oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf et oeuf.
Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ? |
Possible, mais les douze tiens sont en tribus, les douze miens prêchent seuls la bonne parole face au mépris ou l'indifférence du monde, cela correspond mieux.
J'aurais aussi pu mettre les douze travaux d'Hercule, ou ceux de Benoit Brisefer. |
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 | |  |  | | ibnalrabin : | | lanjingling : | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ? |
Possible, mais les douze tiens sont en tribus, les douze miens prêchent seuls la bonne parole face au mépris ou l'indifférence du monde, cela correspond mieux.
J'aurais aussi pu mettre les douze travaux d'Hercule, ou ceux de Benoit Brisefer. |
 | |  |  | | ibnalrabin : | | lanjingling : | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ? |
Ou peut-être Ali, Hasan (Al-Mujtabā), Husayn, `Alî (Zayn al-'Ābidīn), Muhammad (Al-Bāqir), Ja'far, Mûsâ, `Alî (Ar-Riḍā), Muhammad (At-Taqī), `Alî (Al-Hādī), Hasan (Al-'Askarī), Muhammad (Al-Mahdī) ? |
 | |  |  | | ibnalrabin : | | lanjingling : | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ? |
Ou peut-être Ali, Hasan (Al-Mujtabā), Husayn, `Alî (Zayn al-'Ābidīn), Muhammad (Al-Bāqir), Ja'far, Mûsâ, `Alî (Ar-Riḍā), Muhammad (At-Taqī), `Alî (Al-Hādī), Hasan (Al-'Askarī), Muhammad (Al-Mahdī) ? |
 | |  |  | | lanjingling : | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ? |
 | |  |  | | lldm : | | tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. |
Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ? |
 | | lldm, 16.12.2016 à 15:46 | 363861 |
|  |  | | Glotz : | | lldm : | il n'y a rien de provocateur à prendre une position de confort social admise par tout comme règle.
Dire que Yokoyama est illisible (ailleurs qu'ici, semble-t-il, mais je n'ai pas encore lu celui là, je me l'achèterai à Angoulême je pense) est un cliché véhiculé par des paresseux, ce n'est pas une déclaration provocante d'un outsider critique qui stupéfierait par son audace à dire une sorte de vérité cachée.
Ces conneries sont monnaie courantes, c'est le biais politique par lequel les mecs de droite se sentent vachement insolents quand ils défendent les valeurs les plus conservatrices, c'est à dire les plus partagées du monde. |
Mael Navarro ? |
ça a l'air repoussant, ce truc.
Y'en a de plus en plus, des merdes de ce genre (gamme chromatique variée en revue, de "Schnocks" à "Causeur", une complaisance totale dans la morbidité politique fière-de-la-bite, qui touche aussi peu à peu la bande dessinée. le monde la musique contemporaine, pas encore l'art contemporain à ma connaissance, mais y'a pas vraiment de raison que les valets de Vuitton ou de Cartier s'inventent une position d'oustiders)
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 | | lldm, 16.12.2016 à 15:35 | 363860 |
|  |  | | come : | Bonjour,
J'aimerai vous parlez des deux dernières BD que j'ai lu récemment. Ce sont deux docu-BD sur l'histoire de Rouen et du Havre très instructifs et
beaux à la fois. Leur titre ? "Rouen de rougemare à Jeanne d'Arc" et "Le Havre de la préhistoire à la révolution".
j'espère que vous apprécierez.
|
Attaque de bot sur Bulledair. C'est une première, non ? |
 | | come , 16.12.2016 à 15:02 | 363859 |
|  |  | Bonjour,
J'aimerai vous parlez des deux dernières BD que j'ai lu récemment. Ce sont deux docu-BD sur l'histoire de Rouen et du Havre très instructifs et
beaux à la fois. Leur titre ? "Rouen de rougemare à Jeanne d'Arc" et "Le Havre de la préhistoire à la révolution".
j'espère que vous apprécierez.
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 | |  |  | | NDZ : | Bon, pas que je me suis ennuyé, pas que je n'ai pas ri. Mais, par rapports aux premiers tomes, quelques longueurs, des difficultés croissantes pour lire les planches (trop chargées en cases et textes, couleurs sombres qui rendent difficile la perception globale de la planche en terme de composition et qui forcent à lire case à case rendant laborieux le tout). Cette série a fait son temps. C'était bien, mais on passe à autre chose. |
Oui. Les auteurs le disent eux-mêmes : Eusèbe a été rapidement un problème. Il a eu trop de succès, au risque de faire de l'ombre (!) aux autres protagonistes. Ils ont donc essayé de l'écarter de l'histoire ponctuellement. Et ainsi son histoire personnelle, qui devait être racontée de manière filée, a été aussi tue par conséquence. A force de la reporter, les auteurs ont accumulé les idées. Et ces deux derniers tomes pâtissent du revers de la médaille. |
 | | Glotz, 16.12.2016 à 10:27 | 363855 |
|  |  | | lldm : | il n'y a rien de provocateur à prendre une position de confort social admise par tout comme règle.
Dire que Yokoyama est illisible (ailleurs qu'ici, semble-t-il, mais je n'ai pas encore lu celui là, je me l'achèterai à Angoulême je pense) est un cliché véhiculé par des paresseux, ce n'est pas une déclaration provocante d'un outsider critique qui stupéfierait par son audace à dire une sorte de vérité cachée.
Ces conneries sont monnaie courantes, c'est le biais politique par lequel les mecs de droite se sentent vachement insolents quand ils défendent les valeurs les plus conservatrices, c'est à dire les plus partagées du monde. |
Mael Navarro ? |
 | | NDZ, 16.12.2016 à 9:41 | 363854 |
|  |  | Bon, pas que je me suis ennuyé, pas que je n'ai pas ri. Mais, par rapports aux premiers tomes, quelques longueurs, des difficultés croissantes pour lire les planches (trop chargées en cases et textes, couleurs sombres qui rendent difficile la perception globale de la planche en terme de composition et qui forcent à lire case à case rendant laborieux le tout). Cette série a fait son temps. C'était bien, mais on passe à autre chose. |
 | | Mael, 15.12.2016 à 17:46 | 363844 |
|  |  | Ha ha non ce n'est pas lui.
Et non je ne dis pas que la BD est nécessairement une histoire, ni que Yokohoma est illisible, juste que je n'y arrivais pas.
Ce récit m'a vraiment plu, et je vais sans doute me repencher avec plus d'envie (de courage ?) sur ses livres, c'est plutôt une bonne nouvelle, j'aime bien découvrir soudain de nouveaux auteurs. A voir si ça me reste hermétique à l'usage. |
 | | lldm, 15.12.2016 à 15:26 | 363841 |
|  |  | | Mael : | | Glotz : | Un Yokoyama plus accessible que ceux que j'avais lus jusque là. Trois hommes ont rendez-vous avec un autre dans une ville froide peuplée d'hommes pressés. Dans les deux premiers tiers de l'ouvrage, ils passent d'une zone de building située sous l'aéroport à une sorte de quartier pavillonnaire ouvrier face à un fleuve, qu'ils traversent pour finir par entrer dans une grande villa ceignant un lac entouré d'un parc. La ville, hostile, oscille entre vide inquiétant et mouvements brusques saturés de sons (la traduction de chaque kana, même quand c'est le même 50 fois sur la page, gâche un peu l'effet). Dans la villa, ils rencontrent un homme étrange, lisent plusieurs ouvrages qu'on leur dit sans intérêt, lesquels sont reproduits, puis commencent à traverser le parc. Arrivés au lac, ils voient un objet mystérieux flotter et... fin. L'auteur annonce deux autres volumes ; que cela soit vrai ou non, c'est l'une de mes meilleures surprises de 2016. |
Oui. J'ai beaucoup aimé, et pour une fois j'ai pu passer la quelques dizaines de pages. Les notes finales rendent le tout encore plus agréable. Je vais faire hurler les lldm-bicéphale-docteurc mais c'est la première fois que je réussi à en lire et j'ai trouvé qu'il y avait une histoire (mais je provoque un rien). |
il n'y a rien de provocateur à prendre une position de confort social admise par tout comme règle.
Dire que Yokoyama est illisible (ailleurs qu'ici, semble-t-il, mais je n'ai pas encore lu celui là, je me l'achèterai à Angoulême je pense) est un cliché véhiculé par des paresseux, ce n'est pas une déclaration provocante d'un outsider critique qui stupéfierait par son audace à dire une sorte de vérité cachée.
Ces conneries sont monnaie courantes, c'est le biais politique par lequel les mecs de droite se sentent vachement insolents quand ils défendent les valeurs les plus conservatrices, c'est à dire les plus partagées du monde.
Donc non, tu ne provoques personne, à part, effectivement, ceux qui lisent Yokoyama sans se soucier de la vulgarité ambiante dans la façon de traiter la bande dessinée, la question du récit ou celle du dessin, c'est à dire que tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. Quelle audace. Wandrille, enlève ton masque. |
 | | Mael, 14.12.2016 à 18:07 | 363826 |
|  |  | | Glotz : | Un Yokoyama plus accessible que ceux que j'avais lus jusque là. Trois hommes ont rendez-vous avec un autre dans une ville froide peuplée d'hommes pressés. Dans les deux premiers tiers de l'ouvrage, ils passent d'une zone de building située sous l'aéroport à une sorte de quartier pavillonnaire ouvrier face à un fleuve, qu'ils traversent pour finir par entrer dans une grande villa ceignant un lac entouré d'un parc. La ville, hostile, oscille entre vide inquiétant et mouvements brusques saturés de sons (la traduction de chaque kana, même quand c'est le même 50 fois sur la page, gâche un peu l'effet). Dans la villa, ils rencontrent un homme étrange, lisent plusieurs ouvrages qu'on leur dit sans intérêt, lesquels sont reproduits, puis commencent à traverser le parc. Arrivés au lac, ils voient un objet mystérieux flotter et... fin. L'auteur annonce deux autres volumes ; que cela soit vrai ou non, c'est l'une de mes meilleures surprises de 2016. |
Oui. J'ai beaucoup aimé, et pour une fois j'ai pu passer la quelques dizaines de pages. Les notes finales rendent le tout encore plus agréable. Je vais faire hurler les lldm-bicéphale-docteurc mais c'est la première fois que je réussi à en lire et j'ai trouvé qu'il y avait une histoire (mais je provoque un rien). |
 | |  |  | Une adaptation, une évocation, une vision du début du Mahabharata. Bon... C'est longuet. C'est peu compréhensible pour un occidental. C'est répétitif. Mais ça a quelque chose d'envoutant parfois. Et la technique mixte du dessin n'y est pas pour rien. |
 | | Glotz, 13.12.2016 à 16:52 | 363810 |
|  |  | Un Yokoyama plus accessible que ceux que j'avais lus jusque là. Trois hommes ont rendez-vous avec un autre dans une ville froide peuplée d'hommes pressés. Dans les deux premiers tiers de l'ouvrage, ils passent d'une zone de building située sous l'aéroport à une sorte de quartier pavillonnaire ouvrier face à un fleuve, qu'ils traversent pour finir par entrer dans une grande villa ceignant un lac entouré d'un parc. La ville, hostile, oscille entre vide inquiétant et mouvements brusques saturés de sons (la traduction de chaque kana, même quand c'est le même 50 fois sur la page, gâche un peu l'effet). Dans la villa, ils rencontrent un homme étrange, lisent plusieurs ouvrages qu'on leur dit sans intérêt, lesquels sont reproduits, puis commencent à traverser le parc. Arrivés au lac, ils voient un objet mystérieux flotter et... fin. L'auteur annonce deux autres volumes ; que cela soit vrai ou non, c'est l'une de mes meilleures surprises de 2016. |
 | | Pierre, 11.12.2016 à 20:34 | 363769 |
|  |  | | lldm : | | lanjingling : |
Entre parenthèses, je trouve que cette collection, par son format, son graphisme, même son nom, a tendance à sublimer n'importe quel auteur y entrant. Mais la plupart des auteurs étant déja bons, cela en fait à mes yeux une collection exceptionnelle (et sous-évaluée) |
elle est loin d'être sous-évaluée ! Pour toute une génération de lecteurs (et notamment de dessinateurs parmi eux), Pied Jaloux est une référence fondatrice. C'est vrai qu'elle se "constitue" en collection, et qu'en tant que telle elle produit un portrait hors du commun ( hors de la soupe dit "ligne claire" qui n'en est que le bégaiement stérile) des années 80. Certains auteurs y apparaissent et meurent (Eberoni), d'autres y sont légitimement consacrés (Doury) et même les auteurs moyens y ont l'air plus en forme que partour ailleurs (Crespin). Il n'y aurait guère que le colectif "Zodiaque" qui soit assez foiré. |
Beaucoup de choses illisibles dans cette collection tout de même (car démodées ou mal racontées, voire vides de propos - témoin de la primauté de la forme sur le fond durant cette étrange période), qui a constitué le gros des bacs à soldes dans les années 90 ! Thierry parlerait à ce propos de "daube", et je suis sûr qu'il aurait des exemples à proposer ...
Sinon je note des oublis dans le référencement de la collection dans la bullebase (vers la ligne claire, de Ted Benoit). |
 | | Glotz, 11.12.2016 à 19:21 | 363761 |
|  |  | | lldm : | | Ton goût pour les statistiques me surprendra toujours ... |
Selon une étude, c'est une pathologie qui toucherait 42% des amateurs de bande dessinée. |
 | | NDZ, 11.12.2016 à 17:25 | 363757 |
|  |  | Je viens de le finir (La légéreté...) à l'instant après l'avoir fait traîner un temps, et je ne sais pas ce qui est de la prophétie auto-réalisatrice mais je n'ai 1/ pas été étonné un poil à la lecture 2/ pas été déçu un poil à la lecture 3/ pas été ému un poil à la lecture. Ce qui fait beaucoup de poils, je vous l'accorde, mais ce qui n'en fait pas un livre "à poil" pour autant (mais plein de femmes à poil dedans, pour Wolinski), ni "au poil" (pour la moustache du Beauf, merci Cabu). Juste un livre honnête et (presque) beau. Manque le coup de poing dans la gueule. Gros manque. Mais je ne vais pas jeter la pierre à l'auteure. C'est une bon livre tout de même. Sur le manque. Ceux qui nous manquent. Manque un p'tit truc... |
 | | lldm, 11.12.2016 à 15:14 | 363755 |
|  |  | | Glotz : | | Son premier livre à une étoile sur Bulledair. Depuis, il y en a eu 6. |
Ton goût pour les statistiques me suprendra toujours ... |
 | | lldm, 11.12.2016 à 15:13 | 363754 |
|  |  | | Glotz : | | Son premier livre à une étoile sur Bulledair. Depuis, il y en a eu 6. |
Ton goût pour les statistiques me suprendra toujours ... |
 | | lldm, 11.12.2016 à 15:10 | 363753 |
|  |  | | lanjingling : |
Entre parenthèses, je trouve que cette collection, par son format, son graphisme, même son nom, a tendance à sublimer n'importe quel auteur y entrant. Mais la plupart des auteurs étant déja bons, cela en fait à mes yeux une collection exceptionnelle (et sous-évaluée) |
elle est loin d'être sous-évaluée ! Pour toute une génération de lecteurs (et notamment de dessinateurs parmi eux), Pied Jaloux est une référence fondatrice. C'est vrai qu'elle se "constitue" en collection, et qu'en tant que telle elle produit un portrait hors du commun ( hors de la soupe dit "ligne claire" qui n'en est que le bégaiement stérile) des années 80. Certains auteurs y apparaissent et meurent (Eberoni), d'autres y sont légitimement consacrés (Doury) et même les auteurs moyens y ont l'air plus en forme que partour ailleurs (Crespin). Il n'y aurait guère que le colectif "Zodiaque" qui soit assez foiré. |
 | |  |  | | Glotz : | | Quant à Mahler, il adapte une œuvre qu'il aurait sûrement pu écrire, mais son humour habituel est moins présent, ce qui m'a rendu relativement peu sensible au livre dans l'ensemble. |
En fait, tu considères ce livre quasi comme du pur Malher, mais dans un registre moins comique, et c'est ce qui suffit pour te décevoir? Les deux auteurs ayant des univers proches, et un ton pour le moins acerbe, je pense qu'au contraire, en laissant son humour de coté et privilégiant l'illustration, Malher a vraiment créé un bon livre.
Entre parenthèses, je trouve que cette collection, par son format, son graphisme, même son nom, a tendance à sublimer n'importe quel auteur y entrant. Mais la plupart des auteurs étant déja bons, cela en fait à mes yeux une collection exceptionnelle (et sous-évaluée) |
 | | Glotz, 11.12.2016 à 9:51 | 363744 |
|  |  | | Son premier livre à une étoile sur Bulledair. Depuis, il y en a eu 6. |
 | | lldm, 11.12.2016 à 2:30 | 363738 |
|  |  | « Bon sang, je viens de lire ça dans tes chiottes, qu'est-ce que
— Non non, cherche pas
— Mais quand même
— Laisse, c'est M., elle était venue avec un paquet de BD, et y'avait ça dedans.
— La vache, même en chiant, c'est pas possible. Pourquoi tu laisses ça là ?
— C'est tellement nul, je peux pas le refiler à quelqu'un, quoi.
— Y'a une solution simple.
— Vas-y, te gêne pas.
— Ok. Sans regret ?
— Y'a pas de risque »
Première fois que je balance un livre dans une poubelle. Émotion. Le prochain visiteur pourra avantageusement lire le premier Ouest France de la pile à côté du papier.
|
 | | Glotz, 10.12.2016 à 16:44 | 363734 |
|  |  | Deux adaptations récentes d'un roman de Thomas Bernhard par Mahler et d'un autre de Tolstoï par Veyron. C'est toujours un peu difficile d'évaluer ce genre de travaux qui reprennent fidèlement une œuvre et où la plus-value apportée par le passage en bande dessinée n'est pas évidente. Chez Veyron, j'ai bien aimé les couleurs mais pas trop le dessin (un peu comme chez Bourgeon, ses maladresses deviennent de plus en plus gênantes avec le temps), et je trouve que le glissement du protagoniste principale vers la folie foncière n'est pas très bien mené. Du coup, bof. Quant à Mahler, il adapte une œuvre qu'il aurait sûrement pu écrire, mais son humour habituel est moins présent, ce qui m'a rendu relativement peu sensible au livre dans l'ensemble.
Bande dessinée un peu longuette dont la loufoquerie n'a jamais vraiment pris sur moi. Honoré reste plus convaincant sur les formes courtes. |
 | |  |  | J'avais reçu ce projet improbable et barré, et choisit, finalement, de ne pas faire cette histoire, vu que, à chaque fois qu'on s'est risqué vers l'érotique, à chaque fois, on s'est planté.
J'ai préféré laissé la chose à des gens meilleurs que nous là-dedans, et bien m'en a pris, puisque The Hoochie Coochie a fait un superbe travail.
Mélange réussit d'un dessin puissant (et sexy) à un récit onirique mêlant baby sitter, bébé fugueur, reine du catch, gay-boy des égouts, fessée SM light et CRS en folie...
Comme vous voyez le combo était gratiné, et, à part dans la collection décadence de Warum, j'avais du mal à voir où mettre ça.
Ami des mondes absurdes, du beau dessin et du rêve éveillé, ne passez pas à côté de ce cher d'œuvre étonnant, qu'on parcourt en se demandant où on va et quand on finira par se réveiller. Probablement jamais, ce qui prouve qu'on ne dormait pas. |
 | | Glotz, 25.11.2016 à 6:42 | 363642 |
|  |  | Merci d'avoir affiné ma comparaison un peu rapide avec Turunen, qui m'était surtout venue de la forme et du ton, et pour avoir rappelé le récent dossier de 9e Art sur Schrauwen.
Je m'auto-corrige aussi concerne le "passé inaperçu" : il y a plus de 10 bullenotes, ce qui n'est pas si mal pour un livre sorti en 2015 à 500 exemplaires. |
 | |  |  | | Docteur C : | | Glotz : |
Ouvrage passé forcément un peu inaperçu à côté d'Arsène Schrauwen, qui lui est postérieur, Gris revisite les récits d'abduction extraterrestre d'une manière d'abord faussement banale avant de glisser lentement vers une étrangeté qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments de Marko Turunen.
|
C'est d'abord une auto-production sur machine Riso comme Arsène Schrauwen, sauf qu'elle n'a pas été republiée par Fantagraphics...
D'après ce dossier assez copieux paru il y a peu, la seule édition « professionnelle » du livre est cette traduction d'Arbitraire (les pages intérieures sont toujours imprimées avec une Riso, rendons grâce à Renaud Thomas), alors qu'Arsène Schrauwen a été publié en recueil par Fantagraphics, a fait l'objet d'une publication hispanique en fascicules, d'une édition d'après celle de Fantagraphics à L'Association, etc. Ceci expliquant aussi l'inaperçu - quoique le dossier cité y consacre un article - de ce Greys, Gris.
La comparaison d'avec le travail de Turunen n'est pas teubée, mais on est dans des procédés de parodie - voire de dézingage - de la bande dessinée autobiographique bien plus violents que chez Turunen - il y a un vérisme chez Turunen qu'on pourra longtemps chercher chez Schrauwen quoi.
|
Je m'auto-corrige, sur deux points :
- Lisant cet article de Gert Meesters selon lequel «Gris a été publié en français avec retard (aux éditions Arbitraire, à Lyon, en 2015), mais c’est la seule traduction et la seule publication officielle de cette histoire, qui peut se lire comme un commentaire sur la popularité de l’autobiographie en bande dessinée », j'omettais ce que précise l'édition Arbitraire en 3ème de couverture, celle d'une édition de Greys en offset par Desert Island, à 1000 exemplaires.
- Je ne suis pas content de « vérisme » pour ce qui distinguerait l'ufologie d'un Turunen de celle d'un Schrauwen, disons que chez Turunen il y a un autre rapport aux faits quotidiens de l'existence qui nourrissent la fiction (il est Alien et fait récit de sa vie), alors que pour Schrauwen l'auto-fiction est un vaste mensonge, ce que l'article de Nicolas Tellop déroule plutôt bien, je vous y renvoie. |
 | |  |  | | Glotz : |
Ouvrage passé forcément un peu inaperçu à côté d'Arsène Schrauwen, qui lui est postérieur, Gris revisite les récits d'abduction extraterrestre d'une manière d'abord faussement banale avant de glisser lentement vers une étrangeté qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments de Marko Turunen.
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C'est d'abord une auto-production sur machine Riso comme Arsène Schrauwen, sauf qu'elle n'a pas été republiée par Fantagraphics...
D'après ce dossier assez copieux paru il y a peu, la seule édition « professionnelle » du livre est cette traduction d'Arbitraire (les pages intérieures sont toujours imprimées avec une Riso, rendons grâce à Renaud Thomas), alors qu'Arsène Schrauwen a été publié en recueil par Fantagraphics, a fait l'objet d'une publication hispanique en fascicules, d'une édition d'après celle de Fantagraphics à L'Association, etc. Ceci expliquant aussi l'inaperçu - quoique le dossier cité y consacre un article - de ce Greys, Gris.
La comparaison d'avec le travail de Turunen n'est pas teubée, mais on est dans des procédés de parodie - voire de dézingage - de la bande dessinée autobiographique bien plus violents que chez Turunen - il y a un vérisme chez Turunen qu'on pourra longtemps chercher chez Schrauwen quoi.
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 | | Glotz, 24.11.2016 à 21:34 | 363638 |
|  |  | Un poète à l'âme d'aventurier qui n'a jamais vu la mer, se voit confier par le roi, qu'il avait vexé, une mission d'exploration censé le conduire à la mort. Mais le néo-capitaine se refuse à le comprendre, et lorsqu'après quelques jours en mer, il prend possession de terres qui s'avèrent plus poitevine qu'exotiques, malgré son entêtement, d'où aventures, etc.. J'imagine que l'idée était de faire une sorte de Don Quichotte maritime. Une réussite dans le genre.
Ouvrage passé forcément un peu inaperçu à côté d'Arsène Schrauwen, qui lui est postérieur, Gris revisite les récits d'abduction extraterrestre d'une manière d'abord faussement banale avant de glisser lentement vers une étrangeté qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments de Marko Turunen.
Adaptation en bande dessinée du livre qui a servi d'inspiration à la série The Wire (vous suivez ?), Homicide est vendu comme le « tableau minutieux de la violence urbaine américaines dans les quartiers en détresse »—et ce bien que l'enquête date de 1988, comme l'indique le sous-titre, mais c'est bien connu, la violence des pauvres est immuable. La raideur du dessin et les tics de mise en page empruntant aux (mauvaises) séries policières m'ont fait lâcher le livre au bout d'une dizaine de pages. Chez moi, Squarzoni, ça dépend vraiment de l'humeur...
Dans le genre bande dessinée didactique, Strömquist s'en sort elle très bien. J'avais déjà lu des ouvrages féministes concernant la construction du sexe féminin comme quelque chose de sale et mauvais au XIXe siècle, mais j'ai quand même appris pas mal de choses—et puis voir Freud et Sartre s'autoridiculiser, c'est toujours sympa.
Les différents chapitres (les hommes qui ont voulu régenter le sexe des femmes, la vulve, l'orgasme, le clitoris, les règles) abordent l'ensemble des problèmes à grand renfort de notes.
Alors oui, il y a beaucoup de texte et le dessin n'a aucun intérêt (du Mirion Malle en moins bien), mais la façon dont c'est raconté parvient à garder le lecteur intéressé, et il y a pas mal d'humour—bien que l'essentiel des rires, jaunes, vienne des nombreux textes cités. |
 | |  |  | Encore un livre qui est à lire autant pour sa forme que pour son fond. Tout le monde ne sera pas passionné par le sujet traité. Et je vais vraisemblablement par là du côté de la litote. Mais il y a cette accumulation, cette visée artistique qui donne un intérêt à l'objet-même.
C'est que le fond doit à la Guerre mais être relativement indépendant de celle-ci. Le titre du livre est paradoxalement explicite.
La planche visible sur la bullefiche est relativement peu représentative du petit millier de pages... |
 | | grimmy, 22.11.2016 à 16:35 | 363621 |
|  |  | Nom de Dieu de nom de Dieu, mais quel chef d'œuvre ! |
 | | Glotz, 19.11.2016 à 15:54 | 363589 |
|  |  | Je ne me rappelle plus trop le contenu du manifeste inaugural de Balcaen, sinon que je l'avais très intéressant dans ses propositions comme ses critiques, comme j'avais apprécié sa Lettre ouverte à Mouchart et son interview du du9. Mais j'avais encore lu peu de livres d'Adverse.
Adaptation d'une nouvelle d'Henry James, lisible sur Le Terrier depuis quelques temps déjà. Le délitement du dessin et la complexification des compositions à mesure que les personnages accèdent à la “connaissance” tout comme l'impression sur calque qui renvoie à la difficulté qu'ont les personnages à se parler avec transparence permettent d'aller au-delà de la simple illustration de texte. Comme toujours avec Trogoff, je trouve cependant le dessin trop peu attrayant pour être vraiment séduit.
Autre œuvre inspirée d'un ouvrage littéraire : Compact de Maurice Roche, dont je n'avais jamais entendu parler, mais que j'essaierai d'aller lire. Faute de cela, j'ai eu du mal à voir en Mnémopolis autre chose qu'un assemblage disparate d'échos à l'imagerie graphique de la fin des années 1960.
Guillaume Chailleux a entrelacé ses courtes bandes en 4 cases publiées dans Pré carré (dont certaines se rapprochent de strips humoristiques décalés) à ce qui pourrait être des débuts d'histoires plus longues où différents motifs (le fil donc, mais aussi les cercles, le suicide) reviennent sans jamais déboucher sur des intrigues. J'ai été plus convaincu par cette œuvre non directement adossée à une autre. |
 | |  |  | Cest d'un ennui...
Steve est un scénariste de comics qui reçoit l'offre que tous les scénaristes attendent: Superman.
Mais Steve n'aime pas Superman. Il ne s'est jamais senti connecté au personnage.
D'autant qu'il a d'autres chats à fouetter. Sa copine veut des enfants, mais il se sent bloqué, entre autres parce qu'il sait que sa grand-mère est morte de la maladie de Huntington, et qu'il est donc potentiellement porteur de la maladie. Dans le même temps, son père a disparu.
Steve va donc passr 130 pages à se lamenter et à réfléchir puissamment sur Superman. Je suis persuadé que Steve Seagle est intimmement persuadé d'avoir été au fonds des choses, d'avoir mis à nu le mythe... Il reste profondément superficiel et content de lui.
Quelque part, Steve Seagle réussit à concilier le pire du nombrilisme dont la bande dessinée franco-belge peut faire preuve avec le pire de la prétention que peut revêtir les comics quand ils se targuent de toucxher à une forme de métaphysique des super-héros. |
 | |  |  |   Le contexte ? L’introduction du rated R dans l’univers Marvel qui venait de renoncer au Comics Code Authority.
Le principe ? Une super-héroïne de seconde zone créée pour l’occasion (pour éviter de se prendre trop la tête avec la continuité) reconvertie en privée. Elle boit, baise et tabasse si besoin est.
Les enquêtes introduisent toujours un aspect lié à la culture super-héroïque: l’identité secrete à protéger dnas le tome 1, les problèmes existenciels des seconds couteaux dans le tome 2 et la discrimination envers les mutants dans le tome 3.
Dans l’ensemble, c’est plaisant sans être extraordinaire.
|
 | | NDZ, 16.11.2016 à 9:51 | 363559 |
|  |  | | Pierre : | | NDZ : |
(il n'y en a pas tant que ça, je vais être sacrément emmerdé par mes nombreuses déceptions 2016 au moment des bulled'ors) |
Je n'ai pas eu de grosses déceptions mais je n'ai pas non plus fait beaucoup de lectures bd jusqu'à présent en 2016. à côté de quel chef d'oeuvre suis-je passé ? |
Pour moi, pour l'instant, il y a le Patience de Colwes, le Rocco de Vanoli et le Pereira de Gomont tout en haut. Sinon, Capitaine Mulet et quelques autres. Je listerais plus tard les déceptions... |
 | | NDZ, 16.11.2016 à 9:46 | 363558 |
|  |  | Acheté par hasard, très belle surprise... Je ne connaissait pas la revue, mais les récits sont tous intéressants à leur manière (graphique, narrative, technique, etc). Même si ça n'échappe pas à l'aspect "projet de fin d'année de filière BD d'une école d'art", la grande qualité du tout en fait une revue des possibles plus qu'acceptable, voire réjouissante. Curieux de savoir si certains des auteurs ont continué... je vais chercher. |
 | |  |  | Il y a d'abord un titre intrigant.
Puis une couverture attirante et un feuilletage rapide qui révèle un vrai style visuel, original et personnel.
Enfin, il y a la curiosité d'une bande dessinée libainaise.
AUtant d'arguments qui m'ont poussé à découvrir ce titre.
Dès le premières pages, nous sommes plongés dans une ambiance à la "After Hours" de Scorcese. L'argument est assez similaire... un homme qui voudrait juste rentrer chez lui, mais qui se retrouve perdu dans les méandres d'une ville devenue folle.
L'univers est intéressant, visuellement original mais le récit se perd dans des dialogues ampoulés et des situations pas toujours très intéressantes. La mayonnaise ne prend jamais vraiment et je me retrouve face à un livre inabouti.
Dommage |
 | |  |  | J'ai lu un Pénélope Bagieu... celle qui eut l'honneur d'être la première femme estampillée "BD Girly" et d'avoir eu l'outrecuidance d'avoir du succès.
Dans ce recueil d'abord publié sur le site du monde, elle propsoe une série de portraits de femmes fortes et libres, depuis la femme à barbe, le première impératrice de Chine, la créatrice des Moomins... des femmes qui ne se sont pas conformées aux règles et se sont affirmées. Pénélope Bagieu a fait le choix d'une évocation légère et optimiste. On pourrait parler de féminisme joyeux. Si les récits en tant que tels sont illustrés de manière assez "fonctionnelle", je dois reconnaître que les double-pages qui echèvent chaque récit sont souvent très réussies sur le plan de l'illustration. |
 | | Pierre, 21.10.2016 à 12:50 | 363367 |
|  |  | | NDZ : |
(il n'y en a pas tant que ça, je vais être sacrément emmerdé par mes nombreuses déceptions 2016 au moment des bulled'ors) |
Je n'ai pas eu de grosses déceptions mais je n'ai pas non plus fait beaucoup de lectures bd jusqu'à présent en 2016. à côté de quel chef d'oeuvre suis-je passé ? |
 | | NDZ, 19.10.2016 à 11:19 | 363361 |
|  |  | C'est juste très très bien. Alors la difficulté, quand on n'a pas lu le roman, c'est de deviner quelle est la réelle part de l'adaptation dans la réussite (je suis dans Tritano meurt, je vais donc faire l'exercice dans une position encore plus qualifiable d'"équilibriste"). En même temps, même si le roman est bien, ça n'enlèverait pas grand chose non plus à l'adaptation. Eternel problème.
J'ai beaucoup apprécié que tous les échanges soient des dialogues entre seulement deux personnages (ou personnage-conscience, personnage-objet, personnage-souvenir), je ne sais donc pas si cela vient du roman, mais l'effet "duel" est d'autant plus visuel en bande dessinée (duel avec le jeune, avec la concierge, avec le médecin, etc). Pas d'effets de groupe, pas de discussion publique, au moindre regroupement, on se tait (exception du "trio" lors du bal). C'est l'effet dictature, c'est l'effet on n'est sûrs de personne. Du coup, l'éveil à une conscience politique chez un homme d'âge mûr et solitaire est d'autant plus touchant qu'il se fait sous forme d'un huis-clos mental. Et au final, la question qui viendrait à l'esprit sous la forme "est-ce que l'acte final de Pereira est de l'Engagement au sens fort" est secondaire (et avec l'anachronisme qui va avec, Sartre définissant la notion après 45, même si la chose et les débats autour sont LE centre de la vie intelectuelle de l'entre-deux guerres). Et heureusement car le cheminement de la pensée, de la conscience et l'articulation entre confort individualiste et action collective sont les seules choses réellement dignes d'intérêt. Concernant le dessin, Portugal/Italien obligent, j'ai eu un sentiment diffus d'être en terrain connu (Pedrosa/Alfred). La mise en couleur m'a parfois fatigué. Mais certaines compositions m'ont réellement replongé dans Histoire du siège de Lisbonne que je venais de refermer, c'est dire si c'est quand-même efficace.
Une des belles lectures de l'année (il n'y en a pas tant que ça, je vais être sacrément emmerdé par mes nombreuses déceptions 2016 au moment des bulled'ors) qui donne envie d'aller lire les autres livres de l'auteur. Tabucchi ? oui, mais Gomont aussi. |
 | | crepp, 16.10.2016 à 23:09 | 363347 |
|  |  | 
Ok c'est pas très équilibré, yep il y a des baisses de régime, oui il y a des dialogues un peu plat, mais ça fonctionne très bien quand même, surtout dans le temps. Je voyais au départ juste une critique de la société de consommation, avec les bons d'un coté et les méchants de l'autre. Je me retrouve avec des idées bien amenées et de sympathiques surprises dans l'histoire, sans parler de certaines planches vraiment très belles.
Et puis, je n'ai pas l'habitude de parler du prix d'une BD, mais il y a quand même une belle qualité et pour 20 euros.
Bref 4 explosions |
 | |  |  | | beuzno : | "ville avoisinant la terre" de Jorj A. Mhaya (Liban) chez Denoël
oh la belle surprise!
un beau dessin original avec des personnages au long cou et des décors aux détails hyper-réalistes dans un gris lumineux
l'histoire d'un homme qui ne retrouve plus son domicile avec plein de sous-entendus
oh que c'est bon! j'adore l'insolite |
il est sur ma (petite) pile |
 | | beuzno, 16.10.2016 à 9:47 | 363344 |
|  |  | "ville avoisinant la terre" de Jorj A. Mhaya (Liban) chez Denoël
oh la belle surprise!
un beau dessin original avec des personnages au long cou et des décors aux détails hyper-réalistes dans un gris lumineux
l'histoire d'un homme qui ne retrouve plus son domicile avec plein de sous-entendus
oh que c'est bon! j'adore l'insolite |
 | | Anoeta, 15.10.2016 à 13:53 | 363337 |
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Lecture de la fin de Naruto... qui est une véritable purge. Résumé des anciens épisodes.
Naruto est un apprenti ninja orphelin sans véritable talent. Il est délaissé de tous car un démon est scellé dans son corps (c'est un jinchuriki pour ceux qui aiment les termes japonais). Son but est de devenir Hokage, c'est à dire Shogun à la place du Shogun.
Les 27 premiers tomes qui forment la première partie du manga voit la jeunesse de la team Kakashi, à savoir Sakura, Sasuke et Naruto. Une rivalité et une amitié naitront entre les deux derniers cités. Mais les objectifs de sasuke sont bien plus sombres que ceux de Naruto. Il souhaite tuer son frère qui a massacré toute sa famille. Ceci sous un fond de coup d'état raté (superbe combat Sarutobi Vs Orochimaru,le gand méchant de cette première partie du livre.)
Ce premier grand arc se termine sur le départ volontaire de Sasuke avec Orochimaru qui rejoint le côté obscur du chakra.
Le tout ponctué par des duels toujours sympa à suivre, chacun ayant son opposition préférée (Kakashi Vs Zabuza ou Orochimaru Vs Jiraya+ Tsunade ou Naruto Vs Neiji ou Garaa Vs Rock Lee...), de multiples personnages et des flash-back à la pelle.
Bien 2eme partie du manga (qui correspond à l'animé Shippuden)
Une association de 10 grands méchants (l'akatsuki) souhaite récupérer tous les démons des Jinchuriki ! Mon Dieu (pardon ma Kaguya ! ce serait terrible). Bon on voit arriver le truc on va avoir 10 combats, tous les plus dantesques les uns que les autres. Bon pourquoi pas Naruto est (ou était) un bon shonen qui tache après tout. D'ailleurs ne boudons pas notre plaisir, le combat contre Hidan et Kakuzu est des plus divertissants.
Jusqu'au tome 42,les premiers combats s'enchainent donc et voit la disparation de plusieurs membres (Sasuke faisant des dégats aussi de son côté, tuant son mentor Orochimaru au passage). Arrive alors le combat entre Pain et Naruto qui est des plus pénibles, Pain tuant tout le village puis réssucitant tout le monde car au final, c'est un gentil Pain, il n'a juste pas eu de chance dans la vie. Heureusement Naruto est là pour qu'il redevienne gentil. Ouf tout va bien.
Alors qu'on commençait à s'ennuyer,pim bonne idée de Kishimoto : il pourrit l'histoire des hokage de Konoha. Le massacre des Uchiwa par le frère de sasuke est en fait un coup monté de toutes pièces par le Hokage ou tout du moins par sa garde rapproché qu'il n'arrive pas à contrôler. Le frère de sasuke n'est donc pas un traitre mais bien un pion de la machinerie politique. Tout ceci tranche un peu avec le discours toujours naif de Naruto...
Alors que l'akatsuki devait disparaitre n'ayant plus de tête, Tobi, un membre survivant, reprend les rennes de l'organisation car en fait il manipulait Pain. Et oui le grand méchant c'est Tobi pas Pain ! En plus ils ne sont plus beaucoups dans l'organisation (Tobi, Kisame, Zetsu rejoints par Kabuto) on voit poindre la fin du manga.
Alors qu'on commençait à reprendre espoir énorme idée pourrie de Kishimoto (tome 50 et des poussières) : Kabuto réssucite tout le monde ! Ceux d'hier et d'aujourd'hui ! Tous les méchants morts depuis le tome 4 ! Whaou et c'est parti pour des combats nazes pendant 10 plombes. Heureusement qu'une alliance du monde entier s'est formée pour battre tous ses méchants. Le tout semblant bien baclé car maitriser un gars en 20 pages, alors qu'il avait fallu 1 tome complet pour le battre précédemment, ça pose des questions... Bref.
Au final, ils ne sont plus que 3 (Tobi, Madara ressuscité et Tobi)
Et là c'est le summum : Orochimaru ressuscite, il devient gentil (on comprend pas bien pour quoi) puis Sasuke redevient gentil (on comprend mieux).
Le combat entre Madara et le reste du monde s'étant du tome 58 au tome 70 ! C'est interminable. Au final Tobi redevient gentil (car c'est un grand gentil Tobi, il n'a juste pas eu de chance dans la vie. heureusement que Naruto est là pour sa redemption. Et puis on apprend qu'il est manipulé par Madara depuis le début. Salaud de Madara, c'est lui le grand méchant pas Tobi !)
Tome 71 : alors que Madara est sur le point de remporter la bataille, il est trahi par Zetsu (qui en fait manipule Madara depuis le début !) Et la déesse Kaguya s'incarne de le corps de Madara. Commence le combat Kaguya + Zetsu Vs Naruto + Sasuke + Kakashi + Tobi gentil.
Tome 72 : Fin du combat contre la déesse. Rédemption (très) rapide de Madara (car c'est un grand gentil Madara, il n'a juste pas eu de chance dans le vie. heureusement que Hashirama est là pour sa rédemption... Tout ça c'est parce que Kaguya a mangé le fruit interdit. J'exagère un peu, je deviens de mauvaise foi)
Et là Sasuke redevient méchant. Combat Naruto Vs Sasuke. Hop match nul. Sasuke redevient gentil (car c'est un grand gentil Sasuke, il n'a juste pas eu de chance dans le vie.)
Le village lui pardonne toutes ses méchanceté. Bim changement d'Hokage (je maintiens un peu de suspens, je ne dis pas qui est-ce) fin de l'Histoire.
1* pour les tomes 67 à 72 (pas 0, je suis un grand gentil).
Place à Boruto ! Non merci sans moi.
Sans doute, je relirai avec un plaisir non dissimulé les 40 premiers tomes. De bonne humeur je piocherai par ci par là. Mais je ne relirai pas cet arc de la 4eme grande guerre ninja qui dure 23 tomes... |
 | |  |  | | Base/Zone de DoubleBob : Dieu que c'est merveilleux, étrange, intrigant, déstabilisant, doux et terrible. |
 | | crepp, 09.10.2016 à 21:26 | 363320 |
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Un jeune garçon est élevé par sa mère dans une forêt, la vie est simple mais belle. Sa mère est veuve, et elle a perdu ses autres fils à la guerre. Elle veut donc le protéger, elle veut le garder. Mais un petit doute sifflé par un oiseau lui parvient, sa rencontre avec des hommes en armes changera définitivement la donne.
Après la sortie du très intéressant « Morgane » (chez Delcourt), voici de nouveau la légende Arthurienne sur les étales. Ce Perceval est une adaptation libre du texte « Perceval ou le conte du Graal » de Chrétien de Troyes.
Le premier mot qui vient à la fin de ma lecture est « Naif ». Ce mot fonctionne pour le personnage principal, pour l’intrigue (dans son début) mais aussi pour le trait de Risberg (ceci n’est pas une insulte).
Perceval est vraiment le héros de cette BD, c’est une quête initiatique d’un adolescent pour se trouver, et se comprendre. C’est aussi une description de l’esprit chevaleresque. On retrouvera donc les personnages marquants comme le chevalier Vermeil, Blanchefleur, et surtout le roi pêcheur (plus beau passage de la BD), on y croise le roi Arthur mais sa présence est vraiment forte surtout quand le héros parle de lui.
La grande force de cette BD c’est la manière dont certaines qualités sont totalement mises à mal quand on les montre sous un autre angle. C’est un récit épique et surtout contemplatif. Et c’est avec un vrai plaisir que je me suis laissé emporter par ce Perceval. Il faut dire aussi que le thème m’attire.
4 épées. |
 | | Mael, 08.10.2016 à 18:59 | 363316 |
|  |  | Un collectif hommage à mai 68 chez Soleil, vous voyez le truc venir ? Bon, c'est très mauvais, souvent putassier, la plupart des BDs sont soit hyper-pompières (scènes de manifs voire illustrations moches de Rossi) soit des récits sans intérêt sur le ton de "je n'étais pas né en 68" (la palme revenant à un gag de Dav disant en gros "il n'y avait pas internet et Mc Do en 68, pas étonnant qu'ils se soient révoltés"). Au milieu quelques bonnes BDs quais expérimentales signées Benoît Springer (en papier découpé !) ou un Olivier Bramanti rendant hommage aux situationnistes. Bon son frère illustre un discours de de Gaulle, un peu moins original mais graphiquement toujours intéressant. Bref pour eux (et quelques récits pas inintéressants de Boudjellal sur les kiosques en 68) je met un pavé mais brrrr, globalement ça fait peur. |
 | | crepp, 05.10.2016 à 18:42 | 363290 |
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Oui c'est vrai, Christophe Blain doit être un auteur adoré par le dessinateur de cet "Alexandre Jacob journal d'un anarchiste cambrioleur". Ca prouve qu'il a bon gout, de plus j'ai passé un bon petit moment à suivre les "aventures" de ce personnage. J'avais surtout peur de voir un "gentleman cambrioleur" à la Arsène Lupin, mais ce n'est pas le cas.
Bref pour un premier album (en tout cas pour Gael Henry), j'ai trouvé l'ensemble bien honorable.
3 matraques (presque envie de surcoter à 4) |
 | |  |  | c'est fou ce que je retrouve chez ma mère. Petit livre dans un style graphique très marqué par la bande dessinée indépendante du début des années 2000, on est dans une forme de produit finalement assez typique, qui cherche sa voie mais n'arrive guère loin. Un livre qui repose sur une ambiance étherée, un récit à haute charge onirique, une approche très picturale... comme si l'auteur voulait s'éloigner au maximum des canons esthétiques habituels (consciemment ou non) mais pour un résultlat finalement guère intéressant. l'effort est louable. Il fallait casser les moules. Maisil fallait une démarche pour proposer autre chose. Dans le cas des passeurs, on reste dans une approche assez "scolaire". |
 | | grimmy, 03.10.2016 à 15:04 | 363264 |
|  |  | | Thierry : |   Relecture des 2 précédents avant la nouveauté parce que l'histoire me paraissait un peu lointaine. Donc, Bernard est mort sur les barricades et Julie a été emprisonnée pour activités révolutionnaires. Le citoyen Guizot va intriguer poiur la faire déporter en Guyane.
Quant aux enfant de Julier et Bernard, leurs destinées sont très différentes. Bernard-Marie, portrait craché de son père, est adopté par sa tante Sarah, dévorée par la haîne qu'elle voue à Julie. Enfant fragile et émophile, ses nuits sont peuplées de cauchemars où ses ancêtres se succèdent. Pour lui, la pression d'être le dernier des Sambre est terrible.
Quant à Judith, elle est morte à la naissance. Ou pas...
Belle ouvrage, indéniablement et un sujet maîtrisé par son auteur, entre psychanalyse et revisite moderne des thèmes de la prédestination sociale. Le souffle romantique exacerbé des premiers tomes a laissé la place à une forme de naturalisme qui m'évoque plus Hugo, peut-être Zola. Yslaire fait bien le job, c'est sûr. |
Comme toi, j'ai relu les deux précédents pour attaquer ce nouvel opus. Ce qui me fascine c'est la cohérence de ce projet entamé il y a maintenant 30 ans. Graphiquement, c'est un peu moins beau qu'à l'accoutumée, mais ce nouveau chapitre apporte une nouvelle pièce à un édifice déja très impressionnant... Plus qu'à Victor Hugo (dont l'ombre planait sur les 4 ou 5 premiers numéros) c'est vers Zola qu'on va au final. Tout ça fait un peu sérieux, un peu pompier mais si cette ambition qu'à Yslaire a créer une "oeuvre" peut prêter à sourire, au fond elle force mon admiration. |
 | | grimmy, 03.10.2016 à 15:02 | 363263 |
|  |  | | Thierry : |   Relecture des 2 précédents avant la nouveauté parce que l'histoire me paraissait un peu lointaine. Donc, Bernard est mort sur les barricades et Julie a été emprisonnée pour activités révolutionnaires. Le citoyen Guizot va intriguer poiur la faire déporter en Guyane.
Quant aux enfant de Julier et Bernard, leurs destinées sont très différentes. Bernard-Marie, portrait craché de son père, est adopté par sa tante Sarah, dévorée par la haîne qu'elle voue à Julie. Enfant fragile et émophile, ses nuits sont peuplées de cauchemars où ses ancêtres se succèdent. Pour lui, la pression d'être le dernier des Sambre est terrible.
Quant à Judith, elle est morte à la naissance. Ou pas...
Belle ouvrage, indéniablement et un sujet maîtrisé par son auteur, entre psychanalyse et revisite moderne des thèmes de la prédestination sociale. Le souffle romantique exacerbé des premiers tomes a laissé la place à une forme de naturalisme qui m'évoque plus Hugo, peut-être Zola. Yslaire fait bien le job, c'est sûr. |
Comme toi, j'ai relu les deux précédents pour attaquer ce nouvel opus. Ce qui me fascine c'est la cohérence de ce projet entamé il y a maintenant 30 ans. Graphiquement, c'est un peu moins beau qu'à l'accoutumée, mais ce nouveau chapitre apporte une nouvelle pièce à un édifice déja très impressionnant... Plus qu'à Victor Hugo (dont l'ombre planait sur les 4 ou 5 premiers numéros) c'est vers Zola qu'on va au final. Tout ça fait un peu sérieux, un peu pompier mais cette ambition qu'à Yslaire a créer une "oeuvre" peut prêter à sourire mais au fond force mon admiration. |
 | |  |  | toujours exhumé de mon grenier, deux courts récits surréalistes qui évoquent la noirceur d'un Thomas Ott. Deux récits inracontables dans lesquels les perspectives changent, la logique interne des mondes créés par les auteurs se substitue à la nôtre. Une mouche et un dormeur. Un masque et un couteau. Comme des mauvais rêves. Le noir prévaut. Le blanc s'efface. Intense. |
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