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La collection Aire Libre...

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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spirou2733, 17.09.2004 à 18:59173277
>> Ca m'apparaît parfaitement complémentaire de la guerre d'Alan (que si ça veut bien sortir un jour, le tome 3, je suis preneur :o) ).

Ben il fait d'abord le tome 3 du Photographe, puis un tome des olives noires et puis après la Guerre d'Alan. Il dit qu'il est pas pressé pour Alan ( guerre, jeunesse et tout) qu'il a toute sa vie pour le faire...

MR_Claude, 17.09.2004 à 9:19173167
Guibert est quand même pour moi un auteur foutrement doué. Le tome 2 du Photographe est, comme la plupart l'ont déjà dit au minimum une des lectures de l'année. Le travail avec les photos est encore plus poussé (il y a plus de photos, déjà), le thème est plus dur (on ne crapahute plus seulement, on se confronte à la guerre), et... c'est beau, tout simplement. On se dit que les séquences photos, plus réalistes sont les plus dures, mais les deux pages dans le noir avec la petite paralysées suffisent à montrer le talent de Guibert pour se fondre là-dedans.
Guibert recherche toujours plus d'épure dans son dessin, en allant droit à l'essentiel.
Ca m'apparaît parfaitement complémentaire de la guerre d'Alan (que si ça veut bien sortir un jour, le tome 3, je suis preneur :o) ).

crepp, 15.09.2004 à 10:01172771
>> Je ne voudrais pas parler à la place de Crepp, mais je crois que la répétitivité à laquelle il fait allusion dérive de la somme de plans foireux dans lesquels le personnage de "L'homme sans talent" se fourre chapitre après chapitre.

déjà il y a cette répétition mais de plus le traitement ainsi que les chutes sont identiques.
Mais plus je réfléchis à la question, plus cette façon d'enfoncer la tête sous l'eau (ou le contraire) m'agace. Je pense aussi à mon avis sur "Alex" de Mark Kalesniko. Même remarque, le début trop répétitif sur le "déclin" du personnage est trop montré. Bon il doit avoir l'exception qui confirme la règle, mais là je ne trouve pas.

>>j'aime ces différentes façons de percevoir un album.
>>Ben oui, moi aussi.
C'est le principal intérêt d'un forum, non ?

Oui, mais que l'on puisse parler des différences sans que cela se finisse en bataille rangée, cela ne se trouve pas partout. En somme c'était un compliment détourné pour bubulle :o))

Eugène le jip, 15.09.2004 à 7:02172751
Moi j'ai l'avis inverse de pegase qui a l'avis inverse de Julien donc, je suis plutôt de l'avis de Julien

compte supprimé . 14.09.2004 à 23:11172737
Je suis en effet d'un avis exactement inverse. j'adore jean-claude Denis mais j'ai trouvé quelques mois à L'Amélie un peu convenu, le dernier m'a complètement réconcilié avec cet auteur attachant. j'aime le coté artificiel, mais parfaitement assumé, de certaines des situations du livre.

Julien, 14.09.2004 à 21:03172710
Pardon de changer de sujet, mais je viens de lire dans la collection Aire Libre le dernier album de Jean-C Denis, "La beauté à domicile" et j'ai été cruellement déçu. Autant "Quelques Mois à l'Amélie" m'avait enthousiasmé par sa sensibilité, son intelligence suprême dans l'intrigue et dans la narration, son originalité, et l'intense émotion qu'il m'avait procuré ; autant celui-ci m'a semblé ennuyeux et bourré de poncifs. Certains d'entre vous l'ont-ils lu et sont-ils d'un avis contraire ? Ca m'intéresserait de savoir...

daiboken, 14.09.2004 à 10:23172574
>> Je n'ai pas ressenti, pas perçu, ce côté répétitif chez Tsuge.
>> Plutôt l'impression d'une histoire qui se déroulait comme une bobine de fil, lentement et inextricablement.
>> Et en faisant des nœuds au passage.

Je ne voudrais pas parler à la place de Crepp, mais je crois que la répétitivité à laquelle il fait allusion dérive de la somme de plans foireux dans lesquels le personnage de "L'homme sans talent" se fourre chapitre après chapitre.

yancomix, 14.09.2004 à 10:17172573
>> Ca me fait penser à la petite discussion sur le coté répétitif de "l'homme sans talent".

Ah oui, tiens, c'est bizarre…
Je n'ai pas ressenti, pas perçu, ce côté répétitif chez Tsuge.
Plutôt l'impression d'une histoire qui se déroulait comme une bobine de fil, lentement et inextricablement.
Et en faisant des nœuds au passage.

daiboken, 14.09.2004 à 10:12172571
>> j'aime ces différentes façons de percevoir un album.

Ben oui, moi aussi.
C'est le principal intérêt d'un forum, non ?

>> Ca me fait penser à la petite discussion sur le coté répétitif de "l'homme sans talent". En fin de compte je n'aime pas trop quand on force sur une chose.

A la fois dans "Le photographe" et dans "L'homme sans talent", je ne sens rien de "forcé" dans ces répétitions, au contraire j'y vois le meilleur moyen d'inscrire le récit et les personnages dans une durée et un rythme qui sont nécessaires pour qu'il fonctionne pleinement.

NDZ, 13.09.2004 à 23:27172545
>> Par contre j'adhère totalement sur l'humilité et l'écoute chez Guibert.

Pour l'avoir rencontré plusieurs fois, je confirme : sympathique, attentif, humble, doué et intelligent...

crepp, 13.09.2004 à 23:16172543
j'aime ces différentes façons de percevoir un album. Ca me fait penser à la petite discussion sur le coté répétitif de "l'homme sans talent". En fin de compte je n'aime pas trop quand on force sur une chose.
Par contre j'adhère totalement sur l'humilité et l'écoute chez Guibert.

daiboken, 13.09.2004 à 22:43172540
>> Pas un coup de coeur, car je trouve que les auteurs jouent un peu trop sur les soins. On comprend leur but, pas besoin de mettre autant de cas.

Au contraire, je trouve que cette insistance est nécessaire.
Car c'est elle qui inscrit vraiment les personnages dans leur mission et dans leur quotidien. Quotidien à la fois répétitif (des soins, des soins, toujours des soins - ben oui, c'est une mission MSF tout de même) et toujours différent (vu que les gens soignés sont jamais les mêmes).
Personnellement, je trouve que cette répétitivité participe grandement à la la réussite de l'album, à l'empreinte qu'il laisse après sa lecture.

Et puis ce qui est aussi fabuleux dans cet album, c'est la capacité d'écoute qu'on sent à l'oeuvre.
Celle du photographe lui-même par rapport aux gens qu'il cotoie (exemples : les scènes entièrement dessinées d'explications techniques du médecin et celles où la responsable de l'expédition explique ses visites aux femmes afghanes) et aussi celle de Guibert qui reçoit le témoignage de son ami photographe.

Guibert avait déjà montré son immense capacité d'écoute et son humilité face au témoignage d'Alan dans "La guerre d'Alan", il montre ici dans "Le photographe" les mêmes qualités.
Guibert apparait de plus en plus comme un artiste humble et intelligent, en plus d'être doué comme c'est pas possible.

Chez Guibert comme chez Lefevre, on sent qu'écoute et complicité sont les constituants de leur ouverture au monde. Ouverture que leur métiers respectifs, dessinateur et photographe, leur permettent de transmettre au public.
A l'écoute et à la complicité s'ajoute alors le partage.

Je ne sais pourquoi, j'avais éprouvé des réticences face au tome 1, mais la lecture de ce deuxième volume les a toutes balayées. D'ailleurs, cet album est carrément le meilleur que j'aie lu cette année.
Je trouve difficilement les mots pour communiquer l'enthousiasme que je ressens face à cet album.

Eugène le jip, 13.09.2004 à 21:32172531
Je sais pas vous, mais moi, le 2, je le trouve très dur. Beaucoup plus que le 1. Des photos de gosses à la machoire arrachée, ça me fait gerber.
D'un autre côté, cet album devrait avoir tout les prix à tout les festivals pour qu'il ait un maximum de pub, qu'un maximum de gens le lise et se rendent comptent que la guerre, c'est tout sauf une promenade et des héros qui défile l'arme à l'épaule.

spirou2733, 13.09.2004 à 19:51172520
Le photographe, tome 2 : c'est tout ce que j'aime dans une bande dessinée (un tout petit peu moins bien que le premier à mon avis, mais tellement bien quand même...).

crepp, 12.09.2004 à 18:04172393
ouais c'est vrai que c'est bien. Ce mélange entre photos et dessins passe comme une lettre à la poste. La lecture est fluide, les personnages sont attachants. Un très beau reportage. Ce qui est le plus fort, c'est la façon dont la photographie et le dessin sont capables de montrer. Je vais prendre comme exemple le plus beau passage de ce tome. Cela commence par les 2 planches tout en photos montrant les soins sur la petite fille à la main brûlée. Un passage très beau, assez dur. A cet instant je me suis dis que la photo prenait le dessus sur le dessin, qu'il allait être très difficile de sortir autant de force. Mais voilà, le passage suivant montre les soins apportés sur une autre jeune fille, mais là tout en dessin (et en texte). Pas de photos car pas de lumière. le moment est là aussi mémorable.
C'est vraiment le mélange de ces deux pratiques qui donne la force incroyable de ce récit. Ca pouvait être une idée de base originale sans fond, mais en fin de compte c'est une belle réussite.
Pas un coup de coeur, car je trouve que les auteurs jouent un peu trop sur les soins. On comprend leur but, pas besoin de mettre autant de cas. Ca reste tout de même très bon.