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Frank Miller, Sin City, Batman et tout le reste...

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1

Le PBE, 08.01.2021 à 13:08374471
Ou bien de Marvel.
Merci pour l’idée de relecture de Miller, ça fait longtemps et un peu de violence gratuite et malsaine n’a jamais fait de mal à personne ;o)

Thierry, 08.01.2021 à 12:00374470
je viens de relire à la suite "Daredevil, l'homme sans peur" et "Je suis Wolverine". Directement, j'y ai vu les liens avec Sin City. D'ailleurs, je l'avais déjà écrit il y a plus de 4 ans en ce qui concerne DD. A la relecture de Wolverine (dans un recueil qui reprend ensuite les 2 derniers épisodes de l'arc japonais, dessiné par paul Smith (?)), difficile dene pas sentir la patte de Miller sur la narration et le scénario. Il suffit de constater la différence criante avec les 2 issues suivantes, qui retombent dans une bonhommie kitsch après la noirceur de JSW.
Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est à nouveau à quel point ce récit semble préfigurer Sin City. D'ailleurs, est-ce un hasard si l'un des personnages principaux de Sin City est un solitaire indestructible qui répond au nom de Marv' ? Une réminscence de Wolv' ?

Thierry, 14.06.2016 à 11:06362497
si je comprends bien, c'est un peu le "année 1" de Daredevil. Dans cet arc, Frank Millar et John Romita JR redéfinissent les origines du personnage.
Il y a un côté batard à cette histoire. Je ne suis pas spécialiste du DD, mais je ne peux m'empêcher de penser que le Hell's kitchen de DD a terriblement inspiré Sin City, jusqu'à ce que ce récit semble presque être un Sin City déguisé.
D'un autre côté, il est difficile de ne pas sentir des similitudes flagrantes entre Batman Année 1 et cet homme sans peur. je ne sais pas jusqu'à quel point ses similitudes sont présentes depuis l'origine du personnage ou s'il s'agit du fait de Miller, mais dans les deux cas:
- le trauma lié à la mort du père (à mon avis d'origine)
- la relation trouble avec une "alter ego" féminine, qui pourrait aussi bien être rivale qu'alliée (Elektra vs Catwoman)
- le premier adversaire de poids est un parrain local (les Falcone à Gotham, Kingpin, némésisattitrée de DD)
- le côté très "série noire"
- toute une structure narrative qui, finalement, ne vise qu'à amener le personnage dans son "costume"
Evidemment, DD et Batman partagent pas mal de caractéritiques communes: des personnages plus ancrés dans le monde du polar, qui ne sont pas des super-héros au sens "classique" du genre. J'entends par là l'absence de super-puvoir: Batman est résistant mais doit sa force à ses gadgets alors que pour DD, j'ai presque l'impression que l'ingrédien "radio-actif" qui l'a rednu aveugle est presque une "concesssion" à l'omniprésence de l'agent readioactif qui justifiait les super-puvoirs dela majorité des super-héros de l'ère marvel. Finalement, l'hyper-sens de DD serait presque un super-pouvoir "ordinaire"
J'ai un sentiment de déjà-vu en lisant ce Daredevil. L'impression d'avoir sous les yeux le point de départ de ce que deviendra Sin City pour Frank Miller, et d'une forme de version "Marvel" de Batman, parce qu'il emprunte finalement plusieurs marqueurs typîques du dark knight.

Mael, 25.01.2016 à 16:06361340
Je parlais avec un copain du fait que Miller était un réactionnaire évident, que l'on le ressentait déjà dans la "morale" de certains de ses Batman et de "Sin City". Puis comme argument d'autorité je lui ai parlé de "Terreur Sainte", mais comme je ne l'avais jamais lu et que je suis consciencieux je l'ai emprunté pour lui prêter et le lire. L'avantage c'est que ça l'a vite convaincu. Je suis presque étonné que ce genre de bouquin soit vendable tranquillement (après je suis contre toute censure mais c'est vrai que, même pas un avertissement...).

Bon le scénario est simple : dans une ville américaine un espèce de super-héros drague une espèce de Catwoman, ça explose de partout, c'est la grande attaque d'Al Quaïda qui fait tout péter - même la "Statue de la justice aveugle" - du coup notre bande de héros va tous les massacrer. A un moment il y a trop de terroriste alors notre costumé rejoins une bande où il a un super chef, David, à l'étoile du même nom tatouée en bleue sur le visage, qui sait comment s'y prendre avec les musulmans car il a été viré du Mossad à cause "d'interrogatoires un peu trop musclés pour eux". Du coup ce David est juste une incartade de quelques pages puisqu'il disparaît ensuite en leur donnant l'ordre de tuer tout le monde, comme avant, tandis que lui s'occupe d'autres barbus avec un duo de jumelles asiatiques faisant des arts martiaux.

Au niveau littéraire des phrases du genre "Il est temps d'aller tuer ces gens", quand les terroristes font pêter un hélicoptère. Ou ce dialogue :
"- Laisse-en un en vie, qu'il parle !
- Rabat-joie !
*- On va devoir le torturer...
- D'accord !" avec une joir s'illuminant sur le visage.

Bon on est pas surpris, Miller n'a jamais été ni subtil, ni pacifiste, mais disons que là c'est assez sidérant. Je me sentais obligé d'aller au bout pour voir où ça irait, bon bah ils tuent tout le monde youpi da hein, pas de surprise.

Au-delà de son fond idéologique le scénario est vraiment chiant, il ne font qu'enquiller des bastons sans beaucoup de liens logiques, avec des dialogues moyens et des apparitions absurde (genre David), l'histoire sur le flic corrompu qui est expédié en quelques phylactère sans trop avancé, amenant une fin ouverte peu compréhensible...

En effet même en tentant de s'extrême de l'idéologie puante, la bande dessinée en elle-même est ratée : scénario confus donc, mais même le dessin est assez moyen. Miller, connu pour son trait caractéristique anguleux, ses noirs et blancs extrêmes avec des touches de couleurs, réutilise les mêmes recettes. Bien sûr certaines pages sont très belles, il utilise d'ailleurs très régulièrement des pleines pages mettant en avant son graphisme (au moins, ça va vite niveau lecture) mais les 25 premières pages sont justes carrément incompréhensibles. Les deux sautent de partout, il y a des traits dans tous les sens, très "jetés" mais pas clairs du tout... Je veux bien croire que c'est volontaire pour donner une impression de confusion mais ça dure un rien trop pour ça, sensation testée et partagée sur d'autre : on y comprend rien.

Donc scénario post-it (assez attendu) mais très mal mené (moins), idéologie encore plus puante qu'attendue (on a vraiment un pamphlet la portant en étendard) et dessin confus donnant de beaux tableaux mais une BD peu claire, pas de mal à mettre 0 pointé à ce machin.

Notons que le bouquin est dédié à Théo Van Gogh, réalisateur danois condamné pour antisémitisme, connu aussi pour parler des femmes comme des "utérus qui parlent" avant de se lancer dans le combat l'islam radical (objectivement je dirai plus sur les musulmans, voire les arabes, quand on désigne un groupe comme des "baiseurs de chèvres" bon...) et d'être assassiné par des islamistes. Certes il a été assassiné mais ça n'en fait pas un brave homme, par contre il me semble tout désigné pour être dédicataire d'un tel pamphlet confus et haineux.

Thierry, 15.10.2015 à 10:08359756
relecture d'un troisisème tome de la série SIn CIty, et je dois avouer avoir trouvé celui-là plutôt raté et ennuyeux. Le principal problème tient au fait que ce livre est verbeux à un point... des pages de monologues interminables, une voix off trop envahissante rendant l'ensemble indigeste au possibla. Sin City a toujours été bavard, mais dans ce tome, Frank Miller donne l'impression d'allonger la sauce encore et encore, jusqu'à la nausée. mais cette nausée n'est pas causée par des personnages particulièrement glauques, mais par un ennui profond. Reste quelles très belles pages, qui auraient fait un beau portfolio. That Yellow Bastard comporte au moins 50 pages de blabla en trop.

Thierry, 08.09.2015 à 13:24359503
je crois qu'il faut être dans les bonnes dispositions pour acepter le délire de Miller, qui pousse le curseur non pas dans le rouge, mais dans la zone 'RUNutz?' Hénaurme, outrancier, grotesque... il y a un parti-pris clair de la surenchère permanenete, et du pop, mais dans tout ce qu'il peut avoir d'éphémère et périssable. Les effets informatiques, les grandes cases habillées d'effets visuels franchement moches... il y a une cohérence indéniable et un point de vue.
Mais autant DKR conserve une vraie efficacité, autant DKS m'apparaît désormais en toc.

Thierry, 31.08.2015 à 14:37359445
je reste très ambivalent sur ce titre. Parfois, je reste bloqué sur l'aspect profondémeent ambigu de ce livre, parfois, je me laisse porté par un boulot franchement impressionant, qui ne porte pas trop mal ses presque 30 ans.

Thierry, 16.07.2014 à 11:38355820
première lecture d'un livre de la galaxie X-Men, et je crois avoir fait un choix assez conservateur: l'association de Chris Claremont, le scénariste de la renaissance qui a développé la mythologie à partir du canevas de Stan Lee, et Frank Miller, au début de sa carrière.
Si Miller n'est pas encore au sommet de son art, il est déjà un sacré dessinateur. le scénario de Claremont est assez carré, sans frioritures. Selon l'introduction, le but des auteurs était d'"humaniser" Logan, qui restait plus animal qu'homme à l'époque. leur vision du personnage est celui d'un ronin... fasciné par le Japon, Claremont le transporte donc au pays des Yakusas, à la recherche de mariko, la femme qu'il aime qui a dû époouser d'un force un gros bras local
Si l'ensemble est plaisant, il est difficile de ne pas trouver l'ensemble assez caricatural dans sa manière d'insister sans cesse sur le sens de l'honneur et une vision assez littérale (américaine?) du sens de l'honneur des Japonais. On est dans un Japon de carte postale, avec ninjas, shuriken et tout le toutim. Tout l'attirail y est, rien ne manque, à part la geisha. Mais le comics code n'aurait sans doute pas apprécié.

Thierry, 26.07.2013 à 10:53352006
il y a la refondation du mythe de Batman avec le Year One, et il y a cette renaissance de l'homme sans peur, toujours en collaboration avec David Mazzuchelli.
Si je connais relativement bien Batman, je ne connais presque rien de Daredevil. J'ai vu le film (moyen à médiocre), j'ai lu one-shot avec Sienkewicz (geurre et amour ?) qui est très joli à regarder mais auquel je neme rappelle pas avoir accroché parce que trop novice sur le personnage. Je me souviens aussi avoir lu le DD Yellow, mais je n'en garde pas beaucoup de souvenir.
Ma connaissance du genre super-héroïque s'est améliorée, mêmùe si je n'y suis définitivement pas très sensible. Mais j'ai apprécié cette histoire. Dans la version US, le recueil inclut à la fin un récit antérieur à l'arc Born Again: warrior. Il contient tout ce qui rend le genre super-héroïque un peu vain à mes yeux: situations forcées, mecs aux costumes improbables, psychologie sommaire et étrange mélande de soap et d'action.
Mais pour Born, again, Miller et Mazzuchelli semblent éliminer toutes ses scories pour composer un récit très sobre. De la même manière, aucun des super-méchants habituels ne sont présents dans le Year One, ce qui en fait un écit beaucoup plus crédible et réaliste.
L'identité secrète de Matt Murdoch est donc révélée à Kingpin, qui décide de le détruire, lentement et impitoyablement. Mais DD trouvera la force de remonter la pente. Histoire de rédemption(s) avec un peu de pathos chrétien, mais une histoire forte et réussie. J'ai eu plis de mal avec le dernier acte et l'apparition de Nuke et des Avengers. Avec le recul, je comprend encore mieux à quel point le Black Orchid de Gaiman et McKean est 'révolutionnaire' en refusant de céder à cet dernier acte en forme d'apothéose pyrotechnique. Reste que Miller aurait pû versr dans son travers habituel fascisant mais qu'il s'en tire pas mal.
Quant à Mazzuchelli, bordel qu'il est doué. L'édition que j'ai se termine avec une vingtaine de pages de crayonné. Impressionnant. Les pages finies frapnnet par un vrai sens de la composition, le sens du détail qui rend la page 'crédible', une grande élégance.
je ne vais pas au coup de coeur parce que je suis peu amateur du genre en tant que tel, mais c'est vachement bien.

Smiley_Bone, 03.11.2011 à 19:18340824
Thierry :
Pourquoi maintenant ?
Pour saluer la sortie de son redouté 'Holy Terror' ?



Ben non, pas acheté et pas sur ma liste, même si un troubadour prétend que ce n'est pas aussi détestable qu'on pouvait le craindre.



C'est surtout fade. Et c'est bien là que c'est décevant.

effer, 03.11.2011 à 16:38340822
Merci de créer un fil pour Frank Miller, certes sa carrière était déjà en cours mais quand il se lance dans Sin City, il explose le petit monde du graphics novel par son style N/B époustouflant, que j'ai remarqué immédiatement.
J'ai toute la série.
Bien sur certaines histoires sont plus faibles, mais son graphisme transcende tout.

Thierry, 03.11.2011 à 9:20340813
Pourquoi maintenant ?
Pour saluer la sortie de son redouté 'Holy Terror' ?



Ben non, pas acheté et pas sur ma liste, même si un troubadour prétend que ce n'est pas aussi détestable qu'on pouvait le craindre.



C'est juste que je viens de relire 'A dame to kill for', considéré par certains comme son chef d'oeuvre, et en voie d'adapatation pour 'Sin City 2'
Sin City, la bien nommée, reste un terrain de jeu fascinant pour Miller, qui ne s'embarasse pas de nuances pour son scénario, qui rebache les scènes habituelles du roman noir. Une belle vicieuse manipule une brute épaisse pour arriver à ses fins. Mais quand la brute se rend compte qu'elle s'est fait mettre, elle décide de se venger. Et c'est tout. Pas de grande originalité sur le fond. Mais que le forme époustoufle. Parce que Le noir et blanc de Miller, c'est une perfection.

Si la palette semble limitée, les effets qu'il obtient sont incroyables, qu'il joue sur la prédominace du noir



ou du blanc


Je garde toujours les même réserves sur la complaisance de Miller. On ne peut pas l'accuser de manichéisme. Dans ces histoires, tout est noir. Sin City est une ville sans honnêtes citoyens, sans policiers intègres... on y trouve que parias, ordures et minables. Mais Miller prend le lecteur aux tripes. Lecture reptilienne et plaisirs primaires ? Peut-être, mais ça dépotte. Et rien que pour ça, les réserves que je nourri envers Frank Miller fondent face au choc de ses pages. Parce que le mec est un bon.

Thierry, 03.11.2011 à 9:20340812
Allez, soyons fou et tentons un nouveau sujet sur bubulle, et pourquoi pas consacré à un des maîtres de la bande dessinées américaine de ces trente dernières années, Frank Miller.

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