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Bézian, le virtuose.

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2

NDZ, 11.07.2019 à 23:57372092
Tout début septembre, chez Delcourt

KAROO
Véritable succès littéraire lors de sa parution en France, Karoo trouve avec Bézian l’interprète idéal. Son style puissant et raffiné transcende proprement les intentions narratives du roman de Steve Tesich.

Fumeur invétéré et alcoolique notoire, Saul Karoo aborde la cinquantaine séparé d’une femme qui le méprise et père d’un fils adopté qui aura grandi trop vite pour lui permettre d’établir un véritable dialogue. Script doctor au service d’Hollywood, on le croit cynique et dépourvu de talent. Aussi, quand l’opportunité de réécrire le scénario de sa propre vie se présente, il n’hésite pas un instant…

lanjingling, 09.12.2018 à 14:34370677
Est parfois trop explicitement grand guignol , sans y verser completement, comme si l’histoire voulait garder une certaine tenue, une certaine crédibilité, cela fait partie des acrocs qui gènent le mouvement général. Ainsi, l’apparition d’un succédané de King Kong (1933) est une erreur dans une histoire se passant dans les années 20, à la lisière du basculement de l’Europe vers le fascisme: Les Espions de Lang sont trop en filigrane pour répondre aux désirs politiques nés dans le premier volume. En écho à ces confusions, le dessin est brouillé par saturation, dynamique, mais quasi illisible dans des scènes d’action. En revanche, heureux contrepoint, des couches de couleurs monochromes avec des taches, variantes de verts, de bleu, éclaircissent ces scènes.
Verra-t-on d'aussi consistantes guest-star que dans le tome 1 redonner tension à cette tout de même très plaisante mais pour le moment trop ludique série?

Le PBE, 22.01.2018 à 8:30368096
J'ai acheté le tome 2 ce week-end, il est sur ma table de chevet avec le tome 1 en attente de relecture et ce matin je vous lis. Merci les gars !

crepp, 21.01.2018 à 20:17368092
NDZ :
J'avais adoré le premier tome, son rythme haché, la froideur de Radar, l'accumulation grotesque de cadavres, la course-poursuite effrénée, les duels rocambolesques, les séquences au scalpel qui ne s'étendent pas... Hé bien on retrouve pas mal de choses dans le deuxième tome, mais avec une sorte de faux rythme, certaines scènes semblent comme étirées en longueur sans que ça n'apporte quoi que soit en terme de tension ou de plus psychologie. Et on se lasse un peu vite du cache-cache italien... Cela reste dynamique et ludique, mais avec moins de mystère, avec moins de passion.


J'avais aimé le premier pour les mêmes raisons (pas autant que toi tout de même), mais le deux me tombe presque des mains. Déjà j'ai relu le tome 1 pour me remettre dans l'ambiance, en fait ça n'a pas aidé pour apprécier cette suite, car ça a accentué le coté ultra répétitif. Je stoppe là cette course poursuite. Bon il y a quand même des planches de Bezian que je regarde à la loupe !
2 poisons.

Pierre, 20.01.2018 à 17:56368062
NDZ :
Depuis



Troublant: c'est à croire que les auteurs m'ont lu (mieux que je ne les lis, verra-t-on plus loin) ! Feuilleté un peu avant Noël dans une librairie lilloise où je traînais mais, en dépit du sujet, cela ne m'a pas suffisamment accroché pour le pressentir comme le cadeau idéal que j'étais venu trouver en dernière minute. Il m' a semblé y distinguer dans ce fouillis de traits (fort peu néoplastiques), comme une sorte de bluette imaginaire. Des avis là-dessus ?

NDZ, 20.01.2018 à 17:41368061
J'avais adoré le premier tome, son rythme haché, la froideur de Radar, l'accumulation grotesque de cadavres, la course-poursuite effrénée, les duels rocambolesques, les séquences au scalpel qui ne s'étendent pas... Hé bien on retrouve pas mal de choses dans le deuxième tome, mais avec une sorte de faux rythme, certaines scènes semblent comme étirées en longueur sans que ça n'apporte quoi que soit en terme de tension ou de plus psychologie. Et on se lasse un peu vite du cache-cache italien... Cela reste dynamique et ludique, mais avec moins de mystère, avec moins de passion.

NDZ, 15.12.2017 à 9:43367374
Depuis

[fleur_atelier_mondrian : album sans vignette]

lanjingling, 15.12.2017 à 1:28367369
Pierre :
Mais la dimension spirituelle chez Kandiski, Klee ou Mondrian procède d'une démarche personnelle, je ne sais pas si elle est une composante du Bauhaus ou de De Stijl (finalement, ce qu'il reste de ces "mouvements" aujourd'hui, c'est une lampe de bureau, une maison cube, un fauteil en bois multicolore - des objets de consommation standardisés, reproductibles).
Pierre :
Je pense souvent que Mondrian ferait un excellent personnage de bande dessinée.

NDZ, 12.12.2017 à 18:45367321
J'avais beaucoup aimé le premier tome

Docteur Radar 2 - Terreur en Italie

Sortie le 10/01/2018

Résumé : Terreur en Italie ! Sur le point d’être menée à l’échafaud, Mariana, la maîtresse et complice du docteur Radar, s’est évadée. Bilan de l’opération : 3 morts. Pour le détective Ferdinand Straub, aucun doute : son ennemi juré a refait surface, et pas question qu’il lui échappe une fois de plus ! Il suit sa trace jusqu’à Rome, où un éminent scientifique a récemment été enlevé. Le tueur de savants aurait donc trouvé refuge dans l’Italie fasciste de Mussolini. Ce qui veut dire qu’en plus des sbires peu scrupuleux de son adversaire, Straub va devoir se frotter aux Chemises noires du Duce... La tâche risque d’être ardue. Après un premier tome remarqué, Noël Simsolo et Bézian nous replongent dans les aventures délicieusement feuilletonnantes de Docteur Radar ! Un récit enlevé au dessin virtuose qui rend autant hommage au cinéma expressionniste allemand qu’à Fantômas et aux romans de gare du début du XXe siècle.

Pierre, 06.06.2016 à 22:51362426
Xavier :

Ensuite, pour la défense du Bauhaus, il faut souligner que ce que l'on connaît aujourd'hui, c'est plus ou moins la version digérée et mise en application, en particulier par l'école d'Ulm (active après-guerre, de 1953 à 1968) qui posera les bases du design industriel. Et puis il ne faut pas négliger le nivellement par le bas que requiert l'impératif d'un message rapide et facile à transmettre des discours actuels: il est plus facile de réduire le Bauhaus à une lampe de bureau, que d'expliquer en quoi l'école bouleversait tout ce qui existait jusque là.
Le même type de réduction s'applique à Picasso ou à Van Gogh...


Bien entendu. La société dans laquelle nous vivons, possède l'art de désarmer tout ce qui la remet en question par (au choix): le silence, la caricature, la récupération. D'où l'esthétique néoplastique détournée et trahie pour vendre des produits cosmétiques. Il fallait y penser ...

NDZ, 04.06.2016 à 17:50362406
lanjingling :
Xavier :
Et puis il ne faut pas négliger le nivellement par le bas que requiert l'impératif d'un message rapide et facile à transmettre des discours actuels: il est plus facile de réduire le Bauhaus à une lampe de bureau, que d'expliquer en quoi l'école bouleversait tout ce qui existait jusque là.
Le même type de réduction s'applique à Picasso ou à Van Gogh...

La rançon de la gloire (même posthume). Au Rijksmuseum d'Amsterdam se vendent des figurines Lego de personnages de Vermeer (comme la laitiere).
Je suis tranquille, Bulledair n'aura jamais à subir de telles avanies.


Dommage, j'aurais bien pris une figurine Lego "chrisB" et une "june" - le - lego - sans - fesses. D'ailleurs, on a le vrai à Rennes en ce moment... qui fera la restitution du labo de Spéléologies #1 demain à 15h Hall Pasteur. Venez nombreux! (je vais en parler ailleurs...)

lanjingling, 04.06.2016 à 4:26362404
Xavier :
Et puis il ne faut pas négliger le nivellement par le bas que requiert l'impératif d'un message rapide et facile à transmettre des discours actuels: il est plus facile de réduire le Bauhaus à une lampe de bureau, que d'expliquer en quoi l'école bouleversait tout ce qui existait jusque là.
Le même type de réduction s'applique à Picasso ou à Van Gogh...

La rançon de la gloire (même posthume). Au Rijksmuseum d'Amsterdam se vendent des figurines Lego de personnages de Vermeer (comme la laitiere).
Je suis tranquille, Bulledair n'aura jamais à subir de telles avanies.

Xavier, 01.06.2016 à 10:53362385
Pierre :
Mais la dimension spirituelle chez Kandiski, Klee ou Mondrian procède d'une démarche personnelle, je ne sais pas si elle est une composante du Bauhaus ou de De Stijl (finalement, ce qu'il reste de ces "mouvements" aujourd'hui, c'est une lampe de bureau, une maison cube, un fauteuil en bois multicolore - des objets de consommation standardisés, reproductibles).

La dimension spirituelle était assez présente au Bauhaus -- il n'y a qu'à voir les préceptes mis en avant par Johannes Itten, et le fait que le Bauhaus était le lieu où s'exprimait une contre-culture radicale selon les critères de l'époque (les femmes ne portaient pas de collant, professeurs et élèves mangeaient ensemble au réfectoire, tout ce petit monde allait se baigner nu dans la rivière voisine, etc.).

Ensuite, pour la défense du Bauhaus, il faut souligner que ce que l'on connaît aujourd'hui, c'est plus ou moins la version digérée et mise en application, en particulier par l'école d'Ulm (active après-guerre, de 1953 à 1968) qui posera les bases du design industriel. Et puis il ne faut pas négliger le nivellement par le bas que requiert l'impératif d'un message rapide et facile à transmettre des discours actuels: il est plus facile de réduire le Bauhaus à une lampe de bureau, que d'expliquer en quoi l'école bouleversait tout ce qui existait jusque là.
Le même type de réduction s'applique à Picasso ou à Van Gogh...

Pierre, 01.06.2016 à 10:45362384
On peut ajouter que Paul Klee était musicien lui aussi (il jouait du violon je crois) et a écrit sur les rapports entre peinture et musique.

Mais la dimension spirituelle chez Kandiski, Klee ou Mondrian procède d'une démarche personnelle, je ne sais pas si elle est une composante du Bauhaus ou de De Stijl (finalement, ce qu'il reste de ces "mouvements" aujourd'hui, c'est une lampe de bureau, une maison cube, un fauteil en bois multicolore - des objets de consommation standardisés, reproductibles).

Sinon, je ne crois pas dire de bêtises en déclarant que Mondrian n'avait aucune formation musicale (ni en théorie ni en pratique) et que son approche était purement intuitive. Par contre, aussi incongru que cela puisse paraître, il aimait danser* (il y a une lettre de lui qui vante les mérites de cette pratique), le charleston, le fox-trot et possédait un électrophone. On en trouve des échos dans certains titres d'oeuvre (dont le fameux Broadway boogie-woogie).

* Une des plus belle réalisation de De Stijl, c'est l'Aubette à Strasbourg, un ciné-dancing (miraculeusement sauvé et brillamment restauré) par Van Doesburg et Sophie Taueber-Arp.

Xavier, 01.06.2016 à 9:57362383
Pierre :
Si De Stijl a pu influencer le Bauhaus (l'interdisciplinarité, pour reprendre une expression à la mode), l'oeuvre de Mondrian par contre n'a pas grand chose en commun, empreinte qu'elle est de métaphysique et de spiritualité - je ne crois pas que la fusion concrète de l'Art dans la vie, au delà des déclarations d'intention, n'ait jamais été son ambition première (je pense simplement qu'il aimait peindre et s'abstraire dans l'environnement idéal et rassurant qu'il s'était créé).

En même temps, je vois un certain nombre de rapprochements possibles, non pas avec le Bauhaus lui-même, mais avec certains de ses professeurs: Kandinsky (qui partage, avec Mondrian il me semble, ce lien avec la musique -- Mondrian ayant été influencé par le Jazz, je crois), et Klee (qui présente également cette aspiration pour la spiritualité et une forme de mystique).

Pierre, 31.05.2016 à 22:42362380
Xavier :
Pierre :
Pardon mon cher Thierry mais non. Mondrian est l'un des fondateurs du groupe neerlandais De stijl. Le Bauhaus est un mouvement allemand qui lui est antérieur et avec lequel il a cooexisté, en présentant quelques similitudes. Sinon, il y a bien un livre de Theo Van Doesburg qui a été publié par le Bauhaus et dont la couverture est "néo-plastique" dans (l'esthétique de Mondrian). Désolé de cette précision, mais Mondrian c'est un peu mon dada.

Oui, alors pour être encore plus précis, De Stijl apparaît en 1917 (et perdurera jusqu'en 1928), alors que l'école du Bauhaus existe de 1919 (à Weimar) jusqu'en 1933 (à Berlin) -- le mouvement néérlandais étant donc précurseurs.
Avec le Cubisme, le Futurisme italien, ou le Constructivisme russe, De Stijl est l'une des avant-gardes qui va inspirer/influencer le Bauhaus (et plus loin encore, on peut trouver le mouvement Arts & Crafts du milieu du 19e siècle en Angleterre).
En 1922, Theo Van Doesburg s'installe à Weimar et va se rapprocher de Walter Gropius (alors directeur du Bauhaus) et essayer de jouer les ambassadeurs de De Stijl. Mais si le Bauhaus partage certains principes avec De Stijl (comme le choix de formes géométriques, de couleurs primaires, la recherche de la simplicité sur l'ornementation), l'un et l'autre resteront bien distincts.

(et je me rends compte que je réponds à un post qui a six mois, mais bon, le sujet est remonté)


Me voilà à mon tour pris en défaut d'imprécision manifeste, merci pour cette rectification, il y a longtemps que je n'ai plus mis mon nez là-dedans. C'est l'attribution du Bauhaus à Mondrian qui m'a fait tiquer. Si De Stijl a pu influencer le Bauhaus (l'interdisciplinarité, pour reprendre une expression à la mode), l'oeuvre de Mondrian par contre n'a pas grand chose en commun, empreinte qu'elle est de métaphysique et de spiritualité - je ne crois pas que la fusion concrète de l'Art dans la vie, au delà des déclarations d'intention, n'ait jamais été son ambition première (je pense simplement qu'il aimait peindre et s'abstraire dans l'environnement idéal et rassurant qu'il s'était créé). Quant à sa surprenante association au bouillonnant et paradoxal Théo Van Doesburg, elle a toujours eu à mes yeux quelque chose de contre-nature, peut-être motivée par une manière de pragmatisme, Mondrian bénéficiant par-là des qualités de promoteur indéniable de Doesburg qui lui offrait dans sa revue une tribune rêvée pour ses écrits théoriques.

Je pense souvent que Mondrian ferait un excellent personnage de bande dessinée. A cet égard il me revient une belle page d'Ivan Brunetti (inspirée d'un passage de la biographie hagiographique de Mondrian par Michel Seuphor) dont la lecture a ridiculisé les tentatives laborieuses que je menais alors d'un essai d'exploration du rapport qu'entretenait Mondrian avec les fleurs ...

Mr_Switch, 31.05.2016 à 14:01362372
Difficile d'avoir un avis sur l'objet. Personnellement, je me suis assuré de ne pas pouvoir être déçu...

Comme NDZ le dit, on attend un peu le moment où ça sera mathématique ou brillant... Vainement ?
Le format accordéon n'est pas exploité ostensiblement, toutefois il faut lui reconnaître quelques qualités. Il permet d'avoir de grandes planches. Il permet surtout d'avoir un livre double, d'un seul sens de lecture et surtout non tête-bêche. On a ainsi un ouvrage cyclique : on pourrait le lire infiniment seulement en tournant les pages. ...->B->M->B->M->B->... Aussi, y a-t-il bien une mise en abyme ; ou du moins, la forme influe-t-elle potentiellement sur le fond.
Comme Thierry, on peut espérer trouver des subtilités à la relecture. Comme NDZ, on peut craint la vanité.

Xavier, 31.05.2016 à 13:59362371
Pierre :
Pardon mon cher Thierry mais non. Mondrian est l'un des fondateurs du groupe neerlandais De stijl. Le Bauhaus est un mouvement allemand qui lui est antérieur et avec lequel il a cooexisté, en présentant quelques similitudes. Sinon, il y a bien un livre de Theo Van Doesburg qui a été publié par le Bauhaus et dont la couverture est "néo-plastique" dans (l'esthétique de Mondrian). Désolé de cette précision, mais Mondrian c'est un peu mon dada.

Oui, alors pour être encore plus précis, De Stijl apparaît en 1917 (et perdurera jusqu'en 1928), alors que l'école du Bauhaus existe de 1919 (à Weimar) jusqu'en 1933 (à Berlin) -- le mouvement néérlandais étant donc précurseurs.
Avec le Cubisme, le Futurisme italien, ou le Constructivisme russe, De Stijl est l'une des avant-gardes qui va inspirer/influencer le Bauhaus (et plus loin encore, on peut trouver le mouvement Arts & Crafts du milieu du 19e siècle en Angleterre).
En 1922, Theo Van Doesburg s'installe à Weimar et va se rapprocher de Walter Gropius (alors directeur du Bauhaus) et essayer de jouer les ambassadeurs de De Stijl. Mais si le Bauhaus partage certains principes avec De Stijl (comme le choix de formes géométriques, de couleurs primaires, la recherche de la simplicité sur l'ornementation), l'un et l'autre resteront bien distincts.

(et je me rends compte que je réponds à un post qui a six mois, mais bon, le sujet est remonté)

Mr_Switch, 31.05.2016 à 13:44362370
NDZ :
Décevant. Car, contrairement à d'autres, le bouquin sur Bourdelle m'avait plutôt agréablement surpris. Là, las, on assiste à une p'tite paresse de Bézian, qui joue peu avec le format, là où Rabaté s'en était amusé et nous amusait. Un courant d'art qui fait pshitt alors que ça aurait pu être brillant et maths à la fois.


Pour mémoire, l'avis du sieur NDZ

Pierre, 17.12.2015 à 8:02360368
Thierry :

Au XXème siècle, Mondrian fur l'un d'es pionneirs du muouvement Bauhaus


Pardon mon cher Thierry mais non. Mondrian est l'un des fondateurs du groupe neerlandais De stijl. Le Bauhaus est un mouvement allemand qui lui est antérieur et avec lequel il a cooexisté, en présentant quelques similitudes. Sinon, il y a bien un livre de Theo Van Doesburg qui a été publié par le Bauhaus et dont la couverture est "néo-plastique" dans (l'esthétique de Mondrian). Désolé de cette précision, mais Mondrian c'est un peu mon dada.

J'ai feuilleté le bouqin de Bézian hier soir en librairie, cela m'a interpellé mais pas au point de l'acheter.

ibnalrabin, 17.12.2015 à 0:03360366
Thierry :
Au XIXème siècle, Oliver Byrne fut un mathémicien doué auteur d'un essai sur Euclide qui fut très remarqué.

Ouah, c'est fou, je m'étais aussi inspiré du bouquin de Byrne pour faire des bandes dessinées (abstraites et super prises de tête) il y a quelques années. Etonnant qu'un bouquin de maths (car c'est vraiment des mathématiques pures, les éléments d'Euclide) vieux de plus de 100 ans ait servi deux fois dans notre petit milieu. (Le récent fac-similé chez Taschen en est la raison, sans doute.) Bon, il faut que je lise le Bézian, du coup. En passant je conseille à tous les gens qui apprécient les mathématiques de regarder le livre de Byrne, il est extrêmement beau.

Thierry, 16.12.2015 à 10:26360353
Au XIXème siècle, Oliver Byrne fut un mathémicien doué auteur d'un essai sur Euclide qui fut très remarqué.
Au XXème siècle, Mondrian fur l'un d'es pionneirs du muouvement Bauhaus; Il est mondialement célèbre pour ses composition géométriques utilisant les couleurs primaires.
Rien ne les relie.
Et pourtant, si vous entrez Oliver Byrne sur google, vous remarquerz que son livre avait la particularité de multiplier les figures géométriques colorées. La tentation d'y voir un précurseur pour Mondrian est séduisante. mais ce n'est pas le cas. Et si, au contraire, Mondrian avait été inspirateur pour Byrne ? Et si un "courant d'art" avait transporté des visions de Mondrian jusqu'à Byrne, à travers le temps ?
Bézian joue avec cette idée, et utilise un procédé narratif particulier: celui du livre-accordéon. le livre se déplie en une longue fresque. D'un côté, il représente des scènes de la vie de Byrne. De l'autre, des scènes de celle de Mondrian. Et un courant d'air chez Mondrian devaint un courant d'art pour Byrne, qui l'inspire.
La structure en accordéon dépasse la simple fonctionnalité de gadget. Il semble y avoir une symétrie entre les vies, articulée autour de ce courant d'art.
Un objet ludique et qui demande sûrement plusieurs lectures pour en saisir toutes les subtilités.

chrisB, 07.08.2014 à 9:53355949
Sur le fond c'est classique, mais la forme éclate le tout et en fait une ptain de bonne lecture !!

chrisB, 17.02.2014 à 19:53354289
Rencontre de l'auteur lors de la séance de dédicace en bas de chez moi, mais pas lu l'album.

(et j'ai préféré faire dédicacer Archipels)

Thierry, 17.02.2014 à 10:30354284
un hommage assumé à Fantomas et aux romans-feuilletons du début du XXème siècle. Docteur Radar n'essaye jamais d'être autre chose qu'un pourvoyeur de plaisir de lecture et il y arrive parfaitement.

crepp, 22.01.2014 à 15:43353979




Nous sommes en 1920, c'est la fin de la guerre, le professeur Gontran Saint clair part en Allemagne pour voir un collègue. Il ne le rencontrera jamais, il est assassiné dans le train. Mais c'est le troisième scientifique mort en très peu de temps, et tous travaillaient sur l'espace.
Tout cela intriguera le gentleman détective qu'est Ferdinand Staub. Une enquête s'impose.

C'est toujours un plaisir de retrouver Bezian.
L'ambiance est un mélange d'enquête à la Arsène Lupin et d'Adèle Blanc-Sec. Même si ce scénario manque d'originalité (c'est le gros défaut de l'album), il reste pour le moins prenant et rythmé.
Rythmé tout comme le splendide trait de Bezian, car de ce coté c'est une merveille. Les passages de poursuites sont d'une très grande classe, et la mise en couleurs accentue les effets. Moi qui ne voyait Bezian qu'en noir et blanc, je change mon fusil d'épaule avec cet album.
L'autre énorme point fort c'est la retranscription de ce début XX ième mais chose surprenante pas par les décors, là où Tardi fait de Paris un personnage à par entière donnant du relief à l'ambiance, ici ce sont les personnages, leurs mentalités, leurs vêtements, leurs discours qui donnent ce relief.
Sinon un coup de cœur pour le personnage de Pascin, vu d'une autre manière.
Bref un dessin magnifique pour une histoire sympa.
J'ai hésité longtemps entre 3 et 4 étoiles, mais je vais rester à 3.

Thierry, 23.04.2012 à 10:48344340
p'tet sur mon blog :o)

NDZ, 23.04.2012 à 10:31344339
Une ch'tite chronique pour le cycle qui emballerait le tout ? Merci Thierry, je me sentirais moins seul :)

Thierry, 23.04.2012 à 10:19344338
en effet, après le coup de tonnerre du tome 2, ce tome 3 est un peu moins bon. Trois hommes sont rappelés auprès de leur vieux maître mourant, qui leur demande de retrouver sa bien aimée, qui l'a quitté il y a 30 ans. Mais le véritable but du voyage semble tout autre. L'ambiance est moins pesante, l'intrigue un peu trop tirée par les cheveux et la conclusion un peu trop attendue. Mais un livre de Bézian, même moyen, reste un plaisir.

ingweil, 18.04.2012 à 16:43344230
Thierry :
toujours aussi sombre et morbide, j'aime

Le meilleur de la série à mes yeux, peut-être le Bézian que je préfère. Dommage que le troisième soit un peu plus faible (sans vouloir te gâcher ta relecture).

Thierry, 18.04.2012 à 10:20344198
toujours aussi sombre et morbide, j'aime

Thierry, 17.04.2012 à 10:18344156
Relecture du premier tome de la trilogie Adam Sarlech de Frédéric Bézian.
Ce qui m'a frappé en relisant cette histoire, c'est à quel point elle semble résonner comme une version baroque et perverse du premier tome de Sambre de Bernard Yslaire. Je ne laisse pas entendre que Bézian se soit inspiré d'Yslaire pour Adam Sarlech, mais je n'ai pû m'empêcher de relever d'étranges similitudes et une thématique similaire. Les deux histoires s'intéressent à une famille de privilégiés en pleine chute (ancienne aristocratie pour les Sambre de Yslaire, bourgeoisie pour les Malherbe de Bézian). La folie des parents a déteint sur les enfants, qui vont subir de plein fouet les conséquences d'une certaine forme de tradition sclérosée, symbolisée par une déchirure qui est représentée chez Sambre par la guerre des yeux, et chez les Malherbe par la passion pour le spiritisme de Charles, qui fascine ensuite les jumleaux Ralph et Rapahëlle.
La vengeance est également un motif central des deux intigues. Il est est question de 'pureté de race', mais les personnages de Julie d'un côté et Alba de l'autre représentent le ver dans le fruit... il y a l'intrus Gizot/Spitzner, sangsues qui tirent leur subsistance et satisfont leur besoin de ces familles. Il y a le cimetière, qui occupe une place essentielle dans les deux intrigues... mais là où Yslaire exalte le romantisme écorché de l'amour interdit entre Bernard et Julie, Bézian entraîne ses personnages dans une spirale délétère et morbide. Son récit rejoint les envolées fantastiques d'EA Poe, et son dessin nerveux et torturé est à l'opposé du dessin lumineux de Yslaire.
Adam Sarlech serait-il l'antithèse de Sambre ? D'un point de vue chronologique, la réalisation d'Adam Sarlech se situe entre les tomes 1 et 2 de la série d'Yslaire. Influence inconsciente ou assumée ? Simple hasard ? Finalement, les points de comparaison portent sur des éléments graphiques de dramaturgie et il me faut souligner que le style de Bézian est pleinement affirmé et qu'Adam Sarlech se pose comme une très grande réussite, et qu'importe ce lien supposé avec Sambre. S'il est assumé, il est pertinent et le résultat est une oeuvre originale et personnelle qui se suffit largement à elle-même. S'il est inconscient ou simplement le fruit du hasard, cette antithèse n'en est que plus intrigante.

Thierry, 24.02.2012 à 15:27343141
un nouveau livre tout en atmosphère. Après 'les garde-fous' qui se déroulait essentiellement dans une maison moderne et désincarnée, cet 'aller retour' se déroule au contraire dans un village très traditionnel et enraciné dans un climat étrange teinté de nostalgie. Ces deux récits sont d'ailleurs relié, mais ce récit se suffit amplement à lui-même.
Raconter l'histoire n'aurait guère de sens. Basile Far 'enquête sur une disparition' dans un village du côté du Canal du Midi. Mais quelle étrange enquête puisqu'il se contente d'errer sans but.
Narré essentiellement à travers une voix off monocorde (qui, à une seul moment passe de la troisième à la première personne), ce récit monochromatique et brumeux invite à la contemplation. Bézian réussit admirablement à traduire cet aspect contemplatif. Son dessin et surtout sa mise en page donne corps à ce voyage immobile.
Sans doute trop long, mais pas sans intérêt.

THYUIG, 23.01.2012 à 15:54342468
mais on a bien le côté chiant de ses dernières productions... :)

NDZ, 23.01.2012 à 13:58342460
popcube :
Simplement feuilleté, mais frappé par la maestria graphique... Côté histoire cela se rapproche de ses autres histoires contemporaines (chien rouge, chien noir ou Archipels ...) ?


Le plus proche, ça serait Les gardes-fous... une "fausse" intrigue policière/thriller qui nous parle de tout autre chose, en brouillant les pistes, en proposant de multiples lectures et interprétations. Et, oui, avec une maestria graphique hallucinante. On n'a pas le côté absurde d'Archipels. On n'a pas le côté fantastique de Chien Rouge, Chien Noir.

popcube, 23.01.2012 à 13:50342458
Simplement feuilleté, mais frappé par la maestria graphique... Côté histoire cela se rapproche de ses autres histoires contemporaines (chien rouge, chien noir ou Archipels ...) ?

NDZ, 23.01.2012 à 10:20342453
Alors ce dernier livre divise apparemment... J'ai bien entendu les arguments de Thyuig dans un autre lieu, mais je persiste. Je l'ai trouvé excellent ce Bézian. De par la construction, de par le dessin, le rythme et l'ambiance.

Du côté du héros (sans jeu orthographique qui serait très "a propos", il y a bien un "s" en français, même si de plus en plus certains l'écrivent à l'anglaise), on a une quête identitaire, une plongée dans la construction propre de l'individu qui est magistrale. Pour moi, ce n'est pas de la nostalgie dégoulinante pour une époque passée (cf Amélie-mélo), ce n'est pas une liste de références visuelles et textuelles mal recrachée, semi-digérée. Pour moi, c'est une voix intrigante, hypnotique et prenante qui peut nous happer et nous parler d'âme à âme. Rien de bien artificiel. Je suis persuadé que la pseudo intrigue policière, que la pseudo justification scénaristique du jumeau maléfique n'est qu'une image de plus. A interpréter suivant différents angles...

Je ferais bien plus long pour convaincre, mais mon souvenir (très bon) de lecture est trop diffus (car lecture-fascination/rêve éveillé, et non lecture-oubli car sans intérêt) pour le moment pour aller droit au but. Je vais relire et peut-être bullechroniquer...