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Daniel Clowes, don't clo(w)se the door!!

Bandes DessinĂ©es : auteurs, sĂ©ries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2

crepp, 25.12.2018 Ă  15:47370873
Si je regroupe les trois grands noms que sont Ware, Burns et Clowes. C'est quand mĂȘme avec le dernier que j'ai le plus de soucis.
Je mets Ware et Clowes vraiment comme des auteurs trĂšs proches. Je trouve le mĂȘme dĂ©faut chez l'un comme chez l'autre (dĂ©solĂ© :o) c'est cette fameuse froideur.
Mais autant je trouve Ware (et la je rajoute Burns) comme impressionnant graphiquement et sur la construction,autant Clowes est loin derriĂšre (il y a l'exception "Patience" oĂč j'avoue un intĂ©rĂȘt).

Je ne suis pas vraiment maso, mais si je retente du Clowes c'est vraiment que je pense avoir ratĂ© quelque chose. Je veux dire par lĂ , que mĂȘme si je ne mets pas Jimmy Corrigan dans mes lectures prĂ©fĂ©rĂ©es, je ne peux que m'incliner sur certains passages du travail de Ware. Avec Clowes, je n'en trouve pas.

lanjingling, 25.12.2018 Ă  14:53370872
Ben, nous ne pourrions que se rĂ©pĂ©ter oralement ce qu'on a dĂ©jĂ  Ă©crit plusieurs fois. Mais ces Ă©changes ont Ă©tĂ© utiles, puisqu'ils on permis d'affiner le pourquoi des raisons pour lesquelles on aime ou pas Clowes. Tu reconnais toi-mĂȘme que techniquement, sa narration est intĂ©ressante. Cela se situe donc au niveau de l'Ă©motion. Peut-ĂȘtre est-ce aussi son dessin qui contribue Ă  te rebuter? Mais lĂ  oĂč je trouve humour et tristesse touchante, tu vois froideur et fadeur. C'est ainsi. Par contre, pourquoi sur une mĂȘme oeuvre on peut avoir un ressenti si diffĂ©rent, c'est un autre dĂ©bat, qui mĂ©riterait une communication Ă  l'AcadĂ©mie des Science, et mĂȘme un prix Nobel de neuro-psychologie si on trouvait un dĂ©but de rĂ©ponse :)

crepp, 25.12.2018 Ă  9:46370870
un jour, je pense venir sur Paris pour assister à une réunion de bulledairiens, pour essayer d'avoir une réponse intéressante à "Pourquoi aimez vous Clowes ?"
Pour le moment, à part "car je suis payé pour le dire" je ne vois pas trop.

Pierre, 23.12.2018 Ă  13:53370859
crepp :




Je pensais l'avoir lu, et en le feuilletant Ă  la biblio, je me suis rendu compte que non. Je m'Ă©tais promis d’arrĂȘter les frais avec Clowes (comme dit plus bas), et j'ai craquĂ©, je l'ai donc empruntĂ©.
J'en suis Ă  la moitiĂ©, je n'arrive mĂȘme pas reprendre la lecture. C'est l'incomprĂ©hension totale avec cet auteur et tout ce qui est dit autour de lui. Ce n'est pas pou moi, mĂȘme David Boring est moins chiant. Je le note pas , si bien je ne le terminerai pas.


BĂ©otien, va (et masochiste, qui plus est) !

crepp, 23.12.2018 Ă  13:14370858




Je pensais l'avoir lu, et en le feuilletant Ă  la biblio, je me suis rendu compte que non. Je m'Ă©tais promis d’arrĂȘter les frais avec Clowes (comme dit plus bas), et j'ai craquĂ©, je l'ai donc empruntĂ©.
J'en suis Ă  la moitiĂ©, je n'arrive mĂȘme pas reprendre la lecture. C'est l'incomprĂ©hension totale avec cet auteur et tout ce qui est dit autour de lui. Ce n'est pas pou moi, mĂȘme David Boring est moins chiant. Je le note pas , si bien je ne le terminerai pas.

Pierre, 26.05.2018 Ă  10:55369009
Je trouve ici une interview de Clowes oĂč il parle justement de ce "Nature boy" et de sa place particuliĂšre dans son oeuvre:

I mean, a lot of this stuff I’ve done, I had no idea if anybody was going to have any idea of what I was talking about. And I’m very gratified that I’ve gotten some response to this stuff, because every once in a while I’ll do something and think, “OK, this is the one that nobody in the world is going to get. But I’m just doing this to amuse myself.” And then I’ll get a huge response on it. Like in the last issue I did that story, “Nature Boy.” That was just a dream I had one night that had this real profound effect on me — I kept thinking about it all week. It was the only dream I’ve ever had that really had a plot, and a beginning and a middle and an end to it. And I had absolutely no idea what it meant, except that it just stuck with me so vividly that I thought, “I’ve just got to do this and it will be fun and it will only be three pages, so if people don’t like it, it won’t really bother me.” But I’ve gotten a huge response for that — people say they want to see more of it, and they want to see that character again, and what happens next?.

Pierre, 26.05.2018 Ă  9:32369008
Charlie Brown :




Bon, si les petites histoires parues dans le comic-book de l'auteur, Eightball, dans les annĂ©es 90 ne sont pas toutes de mĂȘme qualitĂ©, il n'en reste pas moins que ce recueil recĂšle quelques perles au premier chef desquelles je retiendrai les 4 premiĂšres et hilarantes "histoires" que sont Art School Confidential (taillage de costard en rĂšgle, et en 4 planches, des Ă©coles d'art et de leurs pensionnaires), Un jour comme les autres..., Pas de panique et The Truth.

AprÚs cette premiÚre partie décapante et de haut vol, la suite est plus inégale.
Mention spéciale à Un tour dehors (déambulation misanthropique en "caméra subjective" dans les rues de la ville), Je vous déteste du fond du coeur (catalogue personnel des raisons de ladite misanthropie) et sa suite Je vous adore du fond du coeur, ainsi qu'aux historiettes en référence à l'univers de Ghost World : Little Enid, Ugly Girls et Squirrel Girl et Candy-Pants.

Le reste oscille entre le correct et le franchement moyen, mais l'ensemble reste un trÚs bon moment de lecture, parfois jouissif et souvent hilarant. Le cohabitation constante et habituelle entre l'auto-célébration et l'auto-dénigrement n'y étant pas pour rien. L'amateur de Clowes ne saurait se priver de ce petit plaisir...


J'ai connu Clowes en 2002, avec la sortie française de David Boring, qui appartient Ă  la veine sĂ©rieuse et mystĂ©rieuse de l'auteur (comme like a velvet glove). Quelques temps aprĂšs c'Ă©tait Dan Pussey qui me faisait voir alors un autre versant de son oeuvre, la satire. Et aujourd'hui, je dĂ©couvre seulement cette anthologie Ă  dominante humoristique. C'est comme de retrouver un vieux camarade, dont on connaĂźt par cƓur les dĂ©fauts et les travers mais qu'on aime jamais autant que lorsqu'il se prĂ©sente sous la figure de sa propre caricature ...

Je partage le point de vue ci-dessus (ainsi que celui de NDZ). Cependant, je trouve que les pages sĂ©lectionnĂ©es ici on suffisamment bien vieillies pour ĂȘtre lues pour elles-mĂȘmes, en dehors de leur contexte historique. Je pense (et l'introduction de l'auteur m'y incite), qu'il ne s'agit pas d'un fourre-tout mais de sa part d'un travail rĂ©trospectif cherchant Ă  montrer comment l'oeuvre des dĂ©buts de Clowes est variĂ©e dans ses thĂ©matiques portant en elle la matiĂšre qui sera dĂ©veloppĂ©e plus tard diversement par lui ou par d'autres: si le rĂ©cit de 1990 "un tour dehors" explore un principe qui sera outrageusement pompĂ© par Tomine quelques annĂ©es plus tard, les trois pages de "Nature boy" (les plus belles pour moi) m'Ă©voquent incroyablement le Black hole de Burns ...

chrisB, 10.01.2018 Ă  15:26367819
Moi j'aime les 3 :)

Pierre, 09.01.2018 Ă  22:09367797
crepp :
je rajoute une couche, à cause ou grùce à ma lecture suivante, car avant de dormir j'ai lu "Vois comme ton ombre s'allonge" de Gipi, et la tout s'explique. En un coup de trait, un coup de pinceau, un mot, il y a 100 fois plus d'émotion chez Gipi que dans les 3 ou 4 albums que j'ai lu de Clowes. C'est ça qui m'agace le plus chez ce monsieur (idem pour Chris Ware) à trop vouloir disséquer l'humain, il le vide de sa substance.
Oh oui que ce manque d'Ă©motion est triste. Tout ça donc pour dire que Clowes (smiley caca)alors que Gipi (smiley cƓur ).
C'Ă©tait la minute "comment se faire des amis chez les bulledairiens" :o)


Je pourrais réécrire ton message en substituant Clowes/Ware par Gipi. Gipi me tombe des mains d'indifférence, alors que les deux précédents m'émeuvent souvent au plus haut point (ainsi nombres passages de Jimmy Corrigan ou de Ghost world ou de David Boring qui sont allés jusqu'à m'arracher des larmes). Chez le lecteur, tout est relatif et réciproquement.

lanjingling, 06.01.2018 Ă  14:48367745
Je voulais te rĂ©pondre sur ce point, "ses personnages sont plats, fades, sans saveur", avec lequel je ne suis pas d'accord, mais tu l'as fait toi-mĂȘme. On peut effectivement ressentir que son analyse, sur un fond assez peu optimiste, fait de ses personnages des insectes se dĂ©battant vainement. Mais je suis tout de mĂȘme souvent touchĂ© par eux (en plus d'apprĂ©cier l'humour assez violent).


Un conseil
crepp :
Tout ça donc pour dire que Clowes (smiley caca)alors que Gipi (smiley cƓur ).
C'Ă©tait la minute "comment se faire des amis chez les bulledairiens" :o)
Ce n'est pas ainsi que tu vas amener les gens Ă  voter Gaiman :)

crepp, 06.01.2018 Ă  9:01367743
je rajoute une couche, à cause ou grùce à ma lecture suivante, car avant de dormir j'ai lu "Vois comme ton ombre s'allonge" de Gipi, et la tout s'explique. En un coup de trait, un coup de pinceau, un mot, il y a 100 fois plus d'émotion chez Gipi que dans les 3 ou 4 albums que j'ai lu de Clowes. C'est ça qui m'agace le plus chez ce monsieur (idem pour Chris Ware) à trop vouloir disséquer l'humain, il le vide de sa substance.
Oh oui que ce manque d'Ă©motion est triste. Tout ça donc pour dire que Clowes (smiley caca)alors que Gipi (smiley cƓur ).
C'Ă©tait la minute "comment se faire des amis chez les bulledairiens" :o)

crepp, 05.01.2018 Ă  21:12367740




Bon faut que je stoppe, Clowes et moi ça fait deux. Alors ici j'aime quand mĂȘme beaucoup sa narration, un peu son intrigue, mais bordel que ses personnages sont plats, fades, sans saveur, je viens de finir la lecture et je suis incapable de sortir le prĂ©nom des deux hĂ©ros.
2 voyages (pour la narration).

Pierre, 04.01.2017 Ă  10:46364118





Patience semble un prolongement de la bluette sentimentale qu'Ă©tait Mister Wonderful, mais dĂšs le dĂ©but, il est comme dynamisĂ© par l'irruption du drame et par le recours aux ressources de la science-fiction et du super-heroĂŻsme dĂ©jĂ  Ă  l'oeuvre dans le Rayon de la mort. Sont ainsi rĂ©unies les conditions pour lancer dans une longue et Ăąpre quĂȘte spatio-temporelle un loser ordinaire transcendĂ© par l'amour fou, qui flirte au fil des pages avec un nihilisme destructeur. Un grand cru !

Pierre, 15.11.2016 Ă  21:05363555
Bon, les gars, il faut que je vous dise: un récent passage en librairie m'incite à penser que c'est rappé pour le bandeau "grand prix bulledair 2016" sur le dernier Daniel Clowes ...

Mr_Switch, 05.11.2016 Ă  22:07363489
Tout ça pour souligner les oublis des bulle-sous-fifres ! ;)

Anoeta, 05.11.2016 Ă  21:32363488
est passé de la catégorie Europe à la catégorie comix dans notre classement. C'est juste pour signaler aux Bullechefs que leur travail de fourmi ne passe pas inaperçu :o)

Thierry, 20.06.2016 Ă  12:00362579

un nouveau Daniel Clowes est toujours un événement.
Cette fois, il s'intéresse à la SF, avec cette histroire de voyage dans le temps.
2012. Jack Barlow aime Patience. Ils vont avoir un bĂ©bĂ©. Couple de marginaux, marquĂ©s par la vie, ils vivent dans un relatif isolement, vivant de dĂ©brouille constante. Mais, un jour, Patience est assassinĂ©e. Jack, d'abord soupçonnĂ© avant d'ĂȘtre innocentĂ©, est dĂ©truit par cette histoire. Des annĂ©es plus tard, il apprend qu'un frappadingue aurait mis au point une machine Ă  voyager dans le temps. Il y voit l'occasion d'empĂȘcher la mort de Patience. Et surtout d'assurer que leur bĂ©bĂ© naisse.
On sent l'envie de Clowes de jouer avec les codes du voyage dans le temps, tout en refusant les théories habituelles. Plusieurs fois, on voit Jack dénigrer les théories sur la voyage dans le temps, leprincipe de non-intervention... Jack est un gars simple, voire limité. Il ne cherche pas à comprendre. Il agit sans se poser de questions.
Relative déception que ce livre, qui ne décolle jamais vraiment. On sent la patte de Clowes, on découvre une histoire intéressante mais qui ne m'a jamais vraiment passionné. En fait, je crois que je préfÚre le CLowes des histroires courtes ou des enchassement comme Ice Haven à celui des récits plus longs, qui peinent à me séduire.

NDZ, 24.05.2016 Ă  14:55362334
MĂȘme si la forme est toujours intĂ©ressante (changement de styles graphiques, de narration, de point de vue, etc), c'est pas un Clowes inoubliable. J'ai trouvĂ© qu'il a manquĂ© la marche d'adapter un de ses minables loosers habituels Ă  un univers de "super-hĂ©ros". En mĂȘme temps, sa reste beaucoup plus fin et fun que bon nombre de livres des Ă©tals...

Thierry, 26.04.2016 Ă  12:09362153
Ice Haven, petite bourgade sans Ă©clat.
Rien ne se passe.
CHacun mĂšne une petite morne.
Il y a Random Wilder, poĂšte local et pourtant maudit, qui ne supporte plus les succĂšs rĂ©pĂ©tĂ©s de la poĂ©tesse locale, Madame Wentz qui, par une ironie cruelle, se trouve ĂȘtre sa voisine.
Il y a Vida, petite fille de Madame Wentz, qui se rĂȘve auteure.
Il y a Charles, enfant d'une famille recomposée qui se passionne pour une ancienne affaire criminelle, tout nen se languissant d'amour pour sa belle-soeur, Violet, adolescente qui se consume d'amour pour Penrod, bien plus vieux qu'elle.
Il y a le couple Ames, dĂ©tectives privĂ©s venus enquĂȘter sur la disparition mystĂ©rieuse du petit David Goldberg.
Et il y a les autres...
Tout un petit monde qui forme la communautĂ© de Ice Haven. Une ville oĂč tout le monde se cotoye mais personne ne se connaĂźt vraiment.
Au fil des saynettes, nous surprenons des bribes de petits secrets, de dissimulations, de ptites trahisons... Rien de vraiment grtave. Des petites bassesses, des actes manqués, des jalousies...
Un manque criant de bonheur.
Ice Haven, un petit cocon oĂč l'on ne se sent pas bien.
Les gens n'y sont pas franchement malheureureux, mais ils ne sont certainement pas heureux. A en devenir vraiment malheureux, Ă  force que rien n'arrive, Ă  ne plus avoir la force de rien faire, de subir que rien ne se passe.
Jamais.
MĂȘme la disparition de David Goldberg ne semble pas secouer la petite routine dĂ©primante de Ice Haven.
Et ce n'est pas Harry Naybors, crtique de bande dessinée, qui va donner du sens à toute cette histoire.
Elle n'en a pas d'autres que de montrer cette terrifiante torpeur qui enveloppe Ice Haven.
Clowes y excelle dans l'humour à froid, les portraits nuancés de personnages étrangemment attachants dans leur léthargie.

Mr_Switch, 26.02.2016 Ă  21:16361618

Le New Yorker Ă  venir aura une couv de Clowes.

lanjingling, 20.02.2016 Ă  15:09361569
Un bel article, agrémenté de témoignages et de portraits de l'auteurs par des amis et collÚgues (Rutu Modan, Seth...).

Pierre, 16.01.2016 Ă  22:52360966
Mael :
Cornélius en a d'ailleurs annoncé la traduction pour septembre.


Excellente nouvelle !

Mode rĂąleur ON
Si pour cette fois Cornélius pouvait embaucher un correcteur compétant et nous gratifier d'une traduction dépourvue de coquilles ce serait franchement bath ...
Mode rĂąleur OFF

Mael, 12.01.2016 Ă  22:10360868
Cornélius en a d'ailleurs annoncé la traduction pour septembre.

Pierre, 12.01.2016 Ă  21:55360866
Plus assez chaud pour ĂȘtre digne de la rubriques "news, infos, voire mĂȘme scoops", alors je poste ici. Sur son nouvel ouvrage Patience, une interview de l'auteur lisible lĂ .

Moi, 19.07.2015 Ă  16:41359275
Le Comics Journal a publié une nouvelle interview de Daniel Clowes qui revient un peu sur toute sa carriÚre et le monde de la bande dessinée en général.

NDZ, 03.04.2014 Ă  14:55354776
Juste super bien. J'ai désormais mon podium de Clowes (avec Ghost World & Ice Heaven). Qu'il est bon le sagouin!

Pierre, 16.06.2013 Ă  21:17351513
Dieu :


sorti directement en DVD.


Quiconque s'est aventuré dans les écoles d'art (ou bien dans les sections arts plastiques du lycée comme ce fut mon cas) au cours de sa scolarité, rira amÚrement du portrait féroce et néanmoins criant de vérité qu'il en est fait dans la premiÚre moitié de ce film; la seconde partie, bùtie sur une intrigue policiÚre assez lùche et prévisible est oubliable.

NDZ, 08.06.2013 Ă  17:56351423
C'est marrant comme tout et c'est lassant comme tout. A picorer, comme pas mal d'anthologies, pour ne pas se lasser.

Anoeta, 19.04.2013 Ă  16:31350913
Moi c'est pareil, j'ai beaucoup aimé Pussey mais pas encore relu.

Ice Haven est mon préféré, mon bulledor 2006.
Au mĂȘme rang, je place "David Boring" et "Comme un gant..."

J'aime bien Caricature et Mister Wonderful.

Comme Mael j'ai été déçu par "Le rayon de la mort".

Pas lu le reste dont Ghost World

Mael, 19.04.2013 Ă  15:19350912
Ha je trouve Pussey trĂšs bien aussi, mais je ne le conseillerai pas Ă  quelqu'un voulant dĂ©couvrir Clowes, c'est quand mĂȘme trĂšs spĂ©cifique.

SydN, 19.04.2013 Ă  15:13350911
Mael :
Je dirai que mes favoris sont vraiment :
- David Boring
- Ghost World
- Ice Haven

AprĂšs j'aime beaucoup aussi Comme un gant de velours pris dans la fonte et Mister Wonderful.

Wilson, Caricature, Eightball, par le cÎté gags ou recueils de récits courts sont plus inégaux. Pussey m'a bien fait rire, pour peu qu'on s'intéresse au comics.

Le rayon de la mort reste je crois ma plus grosse dĂ©ception , beaucoup de gens dont j'apprĂ©cie l'avis le plaçe comme un des meilleurs, je me souviens m'ĂȘtre emmerdĂ© (emmerdĂ© sur un livre de Clowes c'est 3 Ă©toiles tout de mĂȘme).


OK, on a Ă  peut prĂšs les mĂȘmes goĂ»ts clowsiens. Meme si j'ai pas lu Ice Haven.
Par conte moi Pussey je l'ai trouvé génial quand je l'ai lu. J'ai jamais pu le relire, trop de texte...

Mael, 19.04.2013 Ă  10:47350907
Je dirai que mes favoris sont vraiment :
- David Boring
- Ghost World
- Ice Haven

AprĂšs j'aime beaucoup aussi Comme un gant de velours pris dans la fonte et Mister Wonderful.

Wilson, Caricature, Eightball, par le cÎté gags ou recueils de récits courts sont plus inégaux. Pussey m'a bien fait rire, pour peu qu'on s'intéresse au comics.

Le rayon de la mort reste je crois ma plus grosse dĂ©ception , beaucoup de gens dont j'apprĂ©cie l'avis le plaçe comme un des meilleurs, je me souviens m'ĂȘtre emmerdĂ© (emmerdĂ© sur un livre de Clowes c'est 3 Ă©toiles tout de mĂȘme).

SydN, 19.04.2013 Ă  10:23350905
Mael :
en tant que fanatique du boulot de Clowes ça m'a fait bien plaisir de découvrir ça.


par curiosité, quels sont tes albums préférés de clowes ?

Mael, 18.04.2013 Ă  16:09350883
Content de m'ĂȘtre fait offrir ce livre assez cher et pas gĂ©nial. Pas mauvais non plus, et plutĂŽt intĂ©ressant (ce sont les tout dĂ©buts de Clowes) mais c'est vrai que vu la somme et le rĂ©sultat final ça m'aurai embĂȘtĂ© de la dĂ©bourser.

Les deux anti-hĂ©ros sont plutĂŽt sympathiques, les histoires plus ou moins bonne, il y a dĂ©jĂ  le talent narratif de Clowes mĂȘme si le dessin est trĂšs loin de ce qu'il fera ensuite (enfin, vers la fin on s'en rapproche). Je me suis amusĂ© la plupart du temps, ce n'est pas honteux pour un dĂ©but, ça a un intĂ©rĂȘt certain pour les amateurs de Clowes qui dĂ©couvriront ainsi son premier comics, mais c'est vrai qu'au delĂ  des inconditionnels ça me semble moins pertinent.

Je me demandais avec étonnement pourquoi ce n'était pas Cornélius qui avait sorti ce livre (ou Rackham, autre éditeur historique), sans doute est-ce simplement qu'ils ne le jugeaient pas, à raison, prioritaire.

3 enquĂȘtes tout de mĂȘme, ça reste plutĂŽt bien fichu et en tant que fanatique du boulot de Clowes ça m'a fait bien plaisir de dĂ©couvrir ça.

NDZ, 12.02.2013 Ă  17:59349846
Inégal, comme tous les recueils. Il y a des thÚmes récurrents de venus "grands classiques (lassants/chiants) de la BD inde américaine". Exemple, The Party : non, sans Peter Sellers, mais tout en vue subjective - bien avant VivÚs - ou le récit d'une soirée pourrie à laquelle Clowes s'incruste. On a bien entendu également des récits autobio sur la vie de merde des dessinateurs ou des listes-de-Proust haineuses (et limite chiantes) envers tout ce qui brille et domine dans nos sociétés mercantiles, idiotes, futiles, vaines et décérébrées, etc.

C'est donc de la routine de qualité mais peu surprenante, un ronron de grincheux underground qui est limite parodique que parce qu'il a été repris mille fois depuis.

Heureusement, il y a quelques perles qui pointent. Pas Ă©tonnant tant Clowes est (quand-mĂȘme trĂšs) bon. Little Enid, Happy Fisherman, parmi d'autres, d'aprĂšs ce qui me reste dans la tĂȘte 48 heures aprĂšs la lecture.

Moi, 31.03.2012 Ă  13:19343904

lanjingling, 11.02.2012 Ă  7:18342899
Moi :
(réservé aux anglophones)
(qui ont accĂšs Ă  youtube)

Moi, 02.02.2012 Ă  9:17342678
"Nostalgia and Paranoia", un documentaire de 30 minutes assez intéressant sur (et avec) Daniel Clowes (réservé aux anglophones) :

popcube, 20.01.2012 Ă  18:19342398
Clowes n'a pas pas l'outrance de Brunetti.

Et Clowes n'est pas juste dans un discours nihiliste, ça gĂ©nĂšre autre chose, une Ă©motion Ă  l'Ă©chelle de la vie elle-mĂȘme.


hum...

lanjingling, 20.01.2012 Ă  16:59342393
Quoi qu'il en soit , Brunetti va trĂšs loin, alors, sous-Brunetti, ce sera toujours mieux que d'autres. Et il y a certes nihilisme chez les deux, mais leur univers et approche sont quand mĂȘme terriblement diffĂ©rents.

Glotz, 20.01.2012 Ă  16:50342389
Je n'ai pas lu Le Rayon de la Mort (qui est peut-ĂȘtre trĂšs bien), je voulais parler de Wilson qui m'a semblĂ© d'une dĂ©sespĂ©rante vacuitĂ© vaguement nihiliste, tandis que le jeu sur les styles de dessins ne m'a pas plus impressionnĂ© que ça.
Mais pour appuyer mon avis il faudrait un développement plus long (ainsi qu'une relecture de Wilson) et je n'ai vraiment pas le temps donc je me réserve des explications plus poussées ultérieurement.

lanjingling, 20.01.2012 Ă  12:20342379
Bicephale :
Mael :
le rayon de la mort super décevant

Un peu n'importe quoi.

Glotz :
Faire du sous-Brunetti, j'appelle ça régresser.

Beaucoup n'importe quoi.

"du sous-Brunetti", tu dis ça à cause du format des récits dans "le rayon de la mort" (quelques pages au maximum, parfois des demi-pages) ?

NDZ, 24.10.2011 Ă  11:11340639
Wilson c'Ă©tait dĂ©jĂ  de la routine. Bien rĂ©alisĂ©e, mais de la routine. LĂ  encore, honnĂȘte mais pas transcendant. ZĂ©ro surprise. AgrĂ©able, parfois inventif dans la forme, mais souvent proche du ronron rassurant. J'ai parfois un problĂšme avec Clowes.

Charlie Brown, 06.06.2011 Ă  15:00338552




Un poil en dessous du grand cru 2010 (le brillant Rayon de la mort et le dĂ©capant Wilson !... Sans compter l'intĂ©grale Lloyd Llewellyn. Quelle annĂ©e, mes aĂŻeux !), ce Mister Wonderful se laisse tout de mĂȘme boire comme du petit lait.
Un peu trop peĂ»t-ĂȘtre... C'est lĂ  son seul dĂ©faut. Moins original que le Rayon de la mort, moins fĂ©roce que Wilson (mĂȘme s'il contient son lot de fĂ©rocitĂ©, comme, par exemple, les passages avec le SDF, un de mes trucs prĂ©fĂ©rĂ©s dans ce bouquin... :o)), presque optimiste (?), mĂȘme si faut pas exagĂ©rer non plus...

Ça cause d'un type, Marshall (un loser clowesien typique), qui a rencart avec une meuf qu'il ne connaüt pas, Natalie, histoire d'essayer de faire rebondir sa vie qui part à vau-l'eau.
La premiÚre partie du bouquin est brillante et jubilatoire. Les réflexions, les doutes, le dénigrement, le cheminement intérieur... sont magnifiquement bien rendus. La seconde est un poil moins convaincante.
En fait, je crois que j'aurais aimé que Clowes me fasse son En attendant Godot à lui et que la fille ne vienne pas au rencart... Mais c'est trÚs chouette comme ça aussi.

Mr_Switch, 09.04.2011 Ă  13:30337714
Clic

Clic

chrisB, 22.11.2010 Ă  12:53334704
Paul Giamatti ou philip seymour hoffman !!

Thierry, 22.11.2010 Ă  11:07334700
et qui pour jouer l'abominable Wilson
Steve Buscemi ?
Billy-Bob Thornton ?
Paul Giametti ?
Robert Pattinson ?

Charlie Brown, 03.11.2010 Ă  12:05334187
yancomix :


Le premier livre de Daniel Clowes que j'ai lu, et il reste sans conteste mon préféré, tous les suivants ont un goût un peu plus fade.


Ça doit ĂȘtre pour ça que je les prĂ©fĂšre largement Ă  celui-lĂ  ! :o)

(Bon, pour clore ma journée "qualificatifs", vous pouvez me qualifier de Charlie Brown le fade, le mou du genou ou le social-démocrate mainstream, ça m'ira trÚs bien, merci. :o))

yancomix, 21.10.2010 Ă  8:58333964


Le premier livre de Daniel Clowes que j'ai lu, et il reste sans conteste mon préféré, tous les suivants ont un goût un peu plus fade.

Thierry :
(
) je suis beaucoup moins client de ce genre de gigantesque bordel absurde, qui part dans tous les sens sans vraiment sembler se soucier d'un minimum de cohérence.

Tous les indices (graphiques) nécessaire à la cohérence de l'ensemble sont pourtant présents


LeZebre, 21.10.2010 Ă  8:09333963
Thierry :
Relecture de ce livre et... comment dire... Les idées fusent, le plus souvent délirantes et s'empilent dans un semblant d'intrigue qui multiplie les fausses pistes. Tout part d'un pauvre type qui, dans un cinéma porno, reconnaßt sa femme, qui l'a quitté, dans un film particuliÚrement bizarre. Il part à sa recherche, mais multiplie les rencontres étranges, à commencer par un voyant qui officie dans les toilettes du cinéma porno, et c'est sans doute la rencontre la moins bizarre qu'il fera.
Ce qui me dérange dans ce film, c'est que j'ai l'impression d'une empilement de saynettes, plutÎt improvisée, qui accumule les situations dérangeante...


J'adore ta critique et je me suis permis d'effacer les parties qui me contrarie. Pour toutes les raisons énoncées ci-dessus, je n'ai qu'une envie c'est de relire cette Bd obscure et malsaine, du Clowes diffÚrent mais du trÚs bon Clowes délirant à mes yeux!

Mael, 20.10.2010 Ă  22:59333960
Bah il est bien ce bouquin, je l'ai pas lu depuis longtemps mais je l'avais vraiment beaucoup aimé, moins que Ghost World, David Boring ou Ice Haven mais au dessus du rayon, largement. Il est super bien raconté, avec tout ce qu'il faut de malaise, bancal sans doute mais touchant. Le rayon de la mort ce que j'y ai trouvé bancal m'ennuyait juste. AprÚs de là à dire que je l'encense, j'ai vu que j'avais mis 5 étoiles alors que je pensais plus 4, c'est corriger, car les trois livres de Clowes que je trouve vraiment incroyable sont ceux cités plus haut.

Charlie Brown, 20.10.2010 Ă  17:41333957
Je suis entiĂšrement d'accord avec toi, Thierry. Comme un gant de velours pris dans la fonte est le seul album de Clowes auquel je n'aie jamais pu accrocher vraiment...

Je comprends pas comment on peut encenser ce bouquin et trouver Le rayon de la mort décevant, par exemple. (Mael ? T'es là ? :o))

Thierry, 19.10.2010 Ă  11:57333943
Relecture de ce livre et... comment dire... je suis beaucoup moins client de ce genre de gigantesque bordel absurde, qui part dans tous les sens sans vraiment sembler se soucier d'un minimum de cohérence. Les idées fusent, le plus souvent délirantes et s'empilent dans un semblant d'intrigue qui multiplie les fausses pistes. Tout part d'un pauvre type qui, dans un cinéma porno, reconnaßt sa femme, qui l'a quitté, dans un film particuliÚrement bizarre. Il part à sa recherche, mais multiplie les rencontres étranges, à commencer par un voyant qui officie dans les toilettes du cinéma porno, et c'est sans doute la rencontre la moins bizarre qu'il fera.
Ce qui me dérange dans ce film, c'est que j'ai l'impression d'une empilement de saynettes, plutÎt improvisée, qui accumule les situations dérangeante sans vraiment chercher à se donner du sens. De l'urgence, ou plutÎt de la précipitation, àmha.

rusty brown, 30.09.2010 Ă  21:12333620
La publication de Mister Wonderful est prévue en avril 2011 aux Etats-Unis chez Pantheon



Charlie Brown :




J'ai pleuré de rire ! :o)
A la fois pathĂ©tique et hilarant, caustique et touchant, misanthrope et dĂ©sespĂ©rant, fĂ©roce et mĂ©chant, fulgurant d'intelligence et affligeant de bĂȘtise.
Un "gag" par planche, Ă  l'europĂ©enne. Un style graphique par planche, Ă  la... Ă  la Clowes ? Chaque planche, fragment d'une vie agencĂ© de maniĂšre chronologique, peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme entitĂ© autonome tout en apportant sa piĂšce au puzzle biographique dans lequel elle s'insĂšre. Puzzle non terminĂ©, chaque piĂšce manquante Ă©tant laissĂ©e entre les mains de l'imagination du lecteur, si tant est que l'imagination ait des mains...

DĂ©cidĂ©ment, cette annĂ©e, aprĂšs la publication du Rayon de la mort (et mĂȘme aprĂšs celle, non nĂ©gligeable, loin de lĂ , de Lloyd Llewllyn), je suis comblĂ© ! Daniel Clowes est toujours aussi grand et mĂ©rite amplement son futur titre de Grand Prix Bulledair 2011 ! :o)

Et sinon, quelqu'un sait si la publication en album de Mister Wonderful, dont rusty brown avait posté le lien new-york-timesesque un peu plus bas, est prévue ou non ?

Mael, 30.09.2010 Ă  11:03333607
Charlie Brown :
Daniel Clowes est toujours aussi grand et mérite amplement son futur titre de Grand Prix Bulledair 2011 !


Bien d'accord !

Charlie Brown, 30.09.2010 Ă  10:37333605




J'ai pleuré de rire ! :o)
A la fois pathĂ©tique et hilarant, caustique et touchant, misanthrope et dĂ©sespĂ©rant, fĂ©roce et mĂ©chant, fulgurant d'intelligence et affligeant de bĂȘtise.
Un "gag" par planche, Ă  l'europĂ©enne. Un style graphique par planche, Ă  la... Ă  la Clowes ? Chaque planche, fragment d'une vie agencĂ© de maniĂšre chronologique, peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme entitĂ© autonome tout en apportant sa piĂšce au puzzle biographique dans lequel elle s'insĂšre. Puzzle non terminĂ©, chaque piĂšce manquante Ă©tant laissĂ©e entre les mains de l'imagination du lecteur, si tant est que l'imagination ait des mains...

DĂ©cidĂ©ment, cette annĂ©e, aprĂšs la publication du Rayon de la mort (et mĂȘme aprĂšs celle, non nĂ©gligeable, loin de lĂ , de Lloyd Llewllyn), je suis comblĂ© ! Daniel Clowes est toujours aussi grand et mĂ©rite amplement son futur titre de Grand Prix Bulledair 2011 ! :o)

Et sinon, quelqu'un sait si la publication en album de Mister Wonderful, dont rusty brown avait posté le lien new-york-timesesque un peu plus bas, est prévue ou non ?

Charlie Brown, 10.09.2010 Ă  11:17333329




Les premiers travaux de Daniel Clowes rassemblĂ©s dans une Ă©dition intĂ©grale de luxe (trĂšs belle Ă©dition effectivement. Du papier Ă  l’impression en passant par la reliure, tout est soignĂ©. Un vrai plaisir. En mĂȘme temps, vu le prix, 40 €, il valait mieux
 ). Ça comprend les 6 numĂ©ros du comic book du mĂȘme nom, chaque numĂ©ro contenant environ 4 ou 5 histoires de Lloyd Llewellyn (sauf un numĂ©ro qui consiste en un seul long Ă©pisode), le numĂ©ro spĂ©cial final ainsi que les quelques apparitions de Llewellyn dans diverses revues d’amis de Clowes et dans Eightball (2 Ă©pisodes dĂ©jĂ  Ă©ditĂ©s dans le recueil Eightball paru l’annĂ©e derniĂšre chez CornĂ©lius – les Je vous dĂ©teste/Je vous adore du fond du cƓur - mais avec une traduction lĂ©gĂšrement diffĂ©rente). Le tout dessinĂ© dans la seconde partie des annĂ©es 80 (il paraĂźt que le graphisme est trĂšs Serge Clerc, ce que je veux bien croire mĂȘme si je n’en ai pas lu des masses, vu que Clowes reconnaĂźt la parentĂ© et que Clerc signe la prĂ©face de cette Ă©dition intĂ©grale française).

Et sinon ?... Ben sinon, c’est trùs con. Un vrai bonheur ! :o)
Lloyd est dĂ©tective. Il Ă©volue dans un univers trĂšs Fifties, avec ses acolytes, tous aussi cons les uns que les autres. Clowes convoque tous les facteurs de la culture populaire amĂ©ricaine des annĂ©es 50 (polar, comics, films noirs, extra-terrestres, vamps, savants fous, musique (du jazz au rock ‘n’ roll, en passant par le blues et la country), jukebox, grosses bagnoles
 etc
), mĂ©lange tout ça dans un improbable shaker bien agitĂ© et recrache le tout dans un joyeux bordel dĂ©jantĂ©. Tout n’est pas d’égale qualitĂ© (en mĂȘme temps, il fait ses armes le garçon
 et c’est amusant de voir la progression de son style au fil des numĂ©ros), mais sa façon de raconter des conneries emporte souvent le morceau. J’ai souvent ri de bon cƓur en plus de sourire bĂȘtement. D’autant plus que Clowes s’est fendu de petits commentaires minimalistes, parfois Ă  caractĂšre informatif mais la plupart du temps caustiques, pleins d’autodĂ©rision et d’autodĂ©nigrement, sur chaque histoire prĂ©sentĂ©e dans ce volume (sauf une ! Un oubli sans doute. Ça m’a manquĂ©).

Bref, une somme que les inconditionnels de Daniel Clowes, dont je fais partie, ne sauraient bouder, mĂȘme si c’est encore loin d’ĂȘtre Ghost World ou David Boring.

Charlie Brown, 18.10.2009 Ă  16:52325686




Bon, si les petites histoires parues dans le comic-book de l'auteur, Eightball, dans les annĂ©es 90 ne sont pas toutes de mĂȘme qualitĂ©, il n'en reste pas moins que ce recueil recĂšle quelques perles au premier chef desquelles je retiendrai les 4 premiĂšres et hilarantes "histoires" que sont Art School Confidential (taillage de costard en rĂšgle, et en 4 planches, des Ă©coles d'art et de leurs pensionnaires), Un jour comme les autres..., Pas de panique et The Truth.

AprÚs cette premiÚre partie décapante et de haut vol, la suite est plus inégale.
Mention spéciale à Un tour dehors (déambulation misanthropique en "caméra subjective" dans les rues de la ville), Je vous déteste du fond du coeur (catalogue personnel des raisons de ladite misanthropie) et sa suite Je vous adore du fond du coeur, ainsi qu'aux historiettes en référence à l'univers de Ghost World : Little Enid, Ugly Girls et Squirrel Girl et Candy-Pants.

Le reste oscille entre le correct et le franchement moyen, mais l'ensemble reste un trÚs bon moment de lecture, parfois jouissif et souvent hilarant. Le cohabitation constante et habituelle entre l'auto-célébration et l'auto-dénigrement n'y étant pas pour rien. L'amateur de Clowes ne saurait se priver de ce petit plaisir...

SydN, 22.05.2009 Ă  11:04321310
NDZ :
C'est sĂ»rement ce qui a inspirĂ© Ware (Rusty Brown) qui a inspirĂ© Seth (Wimbledon G.) et que c'est drĂŽle!** Clowes en quelques scĂšnes dresse un portrait cinglant des faiblesses, des dĂ©rives, des conditions des auteurs/Ă©diteurs/amateurs de comics du mainstream Ă  l'indĂ©. Du grand Art (mĂȘme selon Mme Goldgruber). ReplacĂ© dans le contexte historique, ça dĂ» ĂȘtre une sacrĂ© claque (? en mĂȘme temps, le genre avait sĂ»rement Ă©tĂ© abordĂ©e avant... une liste exhaustive dressĂ©e par un Ă©rudit bubullien pour m'aider?).

L'étincelle était belle, le prolongement (Ware, Seth...) est magnifique... L'auto-critique nombriliste et centro-centrée BD a encore de beaux jours devant elle.

** Le Pr Furia (Lucha Libre) est lui aussi à coup sûr un rejeton du Dr Infinity (et de El Borbah??).


pour moi son meilleur bouquin :)

NDZ, 22.05.2009 Ă  9:38321305
C'est sĂ»rement ce qui a inspirĂ© Ware (Rusty Brown) qui a inspirĂ© Seth (Wimbledon G.) et que c'est drĂŽle!** Clowes en quelques scĂšnes dresse un portrait cinglant des faiblesses, des dĂ©rives, des conditions des auteurs/Ă©diteurs/amateurs de comics du mainstream Ă  l'indĂ©. Du grand Art (mĂȘme selon Mme Goldgruber). ReplacĂ© dans le contexte historique, ça dĂ» ĂȘtre une sacrĂ© claque (? en mĂȘme temps, le genre avait sĂ»rement Ă©tĂ© abordĂ©e avant... une liste exhaustive dressĂ©e par un Ă©rudit bubullien pour m'aider?).

L'étincelle était belle, le prolongement (Ware, Seth...) est magnifique... L'auto-critique nombriliste et centro-centrée BD a encore de beaux jours devant elle.

** Le Pr Furia (Lucha Libre) est lui aussi à coup sûr un rejeton du Dr Infinity (et de El Borbah??).

NDZ, 23.09.2008 Ă  11:25313001
C'est pervers et dĂ©pressif, glauque et drĂŽle (humour noir/cynique), splendide graphiquement dans la conception et dans l'Ă©dition. On a quand-mĂȘme une belle famille de nĂ©vrosĂ©s dans l'indĂ© US, non ? :)

Charlie Brown, 17.09.2007 Ă  14:56293297
rusty brown :
Clowes s'installe Ă  son tour dans les pages du New York Times, aprĂšs Chris Ware, Seth et Jaime Hernandez, pour nous livrer sa nouvelle oeuvre : Mister Wonderful. A suivre jusqu'en janvier prochain.


Rhùùù lovely !... Merci beaucoup pour le lien et pour cette excellente nouvelle !

J'aime bien débuter la semaine par une bonne nouvelle...

rusty brown, 16.09.2007 Ă  21:00293239
Clowes s'installe Ă  son tour dans les pages du New York Times, aprĂšs Chris Ware, Seth et Jaime Hernandez, pour nous livrer sa nouvelle oeuvre : Mister Wonderful. A suivre jusqu'en janvier prochain.

Charlie Brown, 21.04.2007 Ă  10:26283832
seb vassant :
je coris bien que ça Ă©tĂ© fait pour l'occasion... Ă  vĂ©rifier quand mĂȘme


Oui, c'est Ă©crit lĂ  :

Artwork for the Ramones video "I don't wanna grow up"

seb vassant, 18.04.2007 Ă  0:39283504
je coris bien que ça Ă©tĂ© fait pour l'occasion... Ă  vĂ©rifier quand mĂȘme

strip, 18.04.2007 Ă  0:27283503
Matthieu :
Est ce du Clowes ????

les dessins sont de Clowes sans aucun doute, la réalisation du clip je ne sais pas, à priori je ne reconnais pas une bande de Clowes existante, de là à dire qu'il s'agit d'un travail réalisé spécialement pour l'occasion, je sais pas non plus.

Matthieu, 17.04.2007 Ă  23:37283498
Est ce du Clowes ????

Dieu, 08.04.2007 Ă  17:17282776
C'est un petit film pour passer un agréable moment mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

Max F, 07.04.2007 Ă  23:53282766
Je voulais le louer mais je ne savais pas si il vallait le coup meme si j'adore Clowes et alkovitch comme acteur ! J'avais trouve Ghost World tres sympa donc surement me laisser tenter ...

pessoa, 07.04.2007 Ă  23:03282765
Art school confidential, donc.
Le nouveau film de Terry Zwigoff et Daniel Clowes, uniquement en DVD. L'histoire d'un jeune banlieusard qui intĂšgre une Ă©cole d'art et qui rencontre toutes sortes de personnages. C'est le prolongement d'un thĂšme de Ghost World (le film plus encore que le livre).
Pas de doute, ce duo-là est vraiment talentueux pour faire naßtre et vivre des personnages. Les monde des école d'art est croqué avec l'humour habituel de Clowes ; d'aprÚs lui (Zwigoff n'a pas fréquenté d'école d'art), ses années d'études ne lui ont pas appris grand-chose sur l'art mais lui ont permis de raonter des tas d'histoires.
John Malkovitch est (comme toujours) excellent dans son rĂŽle de professeur de dessin ; Steve Buscemi et Anjelica Huston font une petite apparition (mais ont leur nom en gros surt la pochette.

Quatre étoiles (et il n'est pas dans la bullebase sous le fallacieux prétexte que ce n'est pas une BD).

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