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Les adaptations ciné de bandes dessinées

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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feyd, 11.02.2004 à 19:32140504
>> premiere est assez enthousiaste, mais ils offrent aussi un cahier special plein de pages en papier glace sur le film, donc ils sont peut-etre juge et partie :o)

Premiere est pas si enthousiaste, une note de 2 de moyenne de la rédaction sur le film je crois bien

Thierry, 11.02.2004 à 18:41140498
premiere est assez enthousiaste, mais ils offrent aussi un cahier special plein de pages en papier glace sur le film, donc ils sont peut-etre juge et partie :o)

Eugène le jip, 11.02.2004 à 16:45140402
La libre, c'est un journal plutôt intello (et droite), avec une rubrique culture souvent bien développée.
(Pis quand on est belge, si on peut se moquer du cinéma français, on se gêne pas.... )

J-C, 11.02.2004 à 15:54140378
ah oui, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère en Belgique :-))

At'chao !

CoeurDePat, 11.02.2004 à 15:53140377
>> >Autant de rapport entre le film et la bédé qu'entre Picasso et Citroën

>> ah ah ah !!! 8)

Pareil. :)
(enfin ça ne préjuge pas de la qualité du film, cette phrase :) )

june, 11.02.2004 à 15:47140375
>Autant de rapport entre le film et la bédé qu'entre Picasso et Citroën

ah ah ah !!! 8)

CoeurDePat, 11.02.2004 à 15:46140371
Ouais, y a aussi ça (http://www.lalibre.be)

Nouille western, daube Lustucru
F.Ds

Mis en ligne le 10/02/2004
- - - - - - - - - - -

Autant de rapport entre le film et la bédé qu'entre Picasso et Citroën


DOC. ÉLYSÉE

Du côté du créateur Giraud, des héritiers du scénariste Charlier et de l'éditeur Dargaud, il y a le montant des droits et la perspective d'une relance de la série. Et du côté de la production, il y a un produit disposant d'une belle notoriété. De part et d'autre, c'est une bonne affaire, d'où la multiplication actuelle des héros de bédé au ciné. Après Michel Vaillant et avant les Dalton, voici donc le lieutenant Blueberry, mais il a autant de rapport avec la bédé que Picasso avec Citroën.

C'est l'histoire d'un petit gars venu d'Acadie retrouver un oncle dans l'Ouest. Alors qu'il se fait dépuceler, le mac survient. On s'échauffe, coups de feux, incendie, errance sur un cheval, chute et gentil Indien qui recueille, soigne, initie l'étranger à sa culture.

Portant désormais la barbe, notre Mike devient shérif de la ville d'à côté de la montagne sacrée des Indiens dont on raconte qu'elle est en or. Les individus louches rappliquent. Et, faut-il l'écrire? Mike va retrouver son mac initial pour le duel final et contemporain. Car fini la rue déserte, le nuage de poussière, les portes du saloon qui grincent et les mains cripées le long du six- coups. Nos deux gars sont couchés et se battent à coups d'images mentales, pour l'essentiel des créatures visqueuses, récupérées dans la poubelle du créateur d'«Alien».

Leone avait lancé le western spaghetti, voici Jan Kounen et son nouille western. En quoi consiste ce western à la française? Essentiellement à montrer que le réalisateur est là. Alors il survole l'action comme s'il était dans un avion - à moins qu'il s'agisse de repérages pour Buck Danny. Il fait tournoyer sa caméra comme si elle était dans la fronde de Thierry - on recommandera l'achat de popcorn, le seau pouvant se révéler utile. Et il joue avec ses gadgets: les accélérés, les ralentis, les superpositions et surtout le zoom, avant, arrière, vite avant, vite arrière. Ouuahh, ça déchire!

Maintenant qu'on a vu qu'il était là, il faut l'entendre. Alors on fait du bruit, qui surprend, intrigue, réverbère, fait de l'effet en gros. C'est le maître mot, chez Jan Kounen: faire de l'effet. Et il ne compte que sur lui-même. Certainement pas sur les acteurs, ces marionnettes grimaçantes.

Vincent Cassel se la joue en shérif du saloon à Disneyland Paris. Michael Madsen ne se donne pas cette peine, il empoche le chèque et bonsoir. C'est dépassé les acteurs, Kounen ne croit que dans les effets spéciaux, de type «Alien», de type «Matrix», et surtout de «Lustucru», effet spaghetti, macaroni et tagliatelle. Il doit être très fier de son plat. Il peut le manger tout seul.

© La Libre Belgique 2004

J-C, 11.02.2004 à 15:34140363
Le shérif halluciné
Les Echos du 11/02/2004

En adaptant très librement la BD de Giraud et Charlier, l'auteur de « Doberman » fait dériver le western vers le cinéma fantastique. Au nom du « chamanisme ». Pas convaincant !

Avec Vincent Cassel, Juliette Lewis, Michael Madsen.

BLUEBERRY
de Ian Kounen

On peut y croire un peu, au début. Nous sommes dans l'Ouest, le vrai, les paysages sont majestueux l'espace sans limites et dans la rue unique bordée de maisons de bois, le saloon est bien là, avec ses jolies filles. Mais on déchante vite. D'ailleurs, si l'on avait fait attention au sous-titre, on se serait d'emblée méfié : « Blueberry, l'expérience secrète ». Introuvable, cette expérience, dans la trentaine d'albums de la série culte de Jean Giraud, qui signe aussi Moebius, et Jean-Charles Charlier et dans les aventures de leur héros, Blueberry, d'abord officier de cavalerie chargé des affaires indiennes, puis, chassé de l'armée, aventurier galopant derrière des méchants dans les grandes plaines du Far-West. Normal. Jan Kounen, connu jusqu'alors pour un premier film d'une extrême et gratuite violence, « Doberman », l'avoue à tous vents, il n'a voulu « ni faire une transposition littérale de la BD ni faire un western classique ». Mais plutôt « réconcilier deux mondes, le monde occidental et le monde indien », « transmettre une quête initiatique », une « aventure intérieure ». Tourné aux Etats-Unis, en anglais, avec des moyens énormes, son western, qu'on se le dise, est « chamanique ». C'est dit...

Démons intérieurs

Donc, après un début plutôt classique, très léché, aussi, où le jeune Blueberry, c'est dans la BD, découvre l'amour dans les bras d'une belle prostituée qui meurt juste après dans la bagarre qui oppose son jeune amant, auquel elle a donné une petite croix pas ostensible, à un client habituel, brutal et jaloux, nous pénétrons au royaume des Indiens, et dans leur univers « magique » : laissé pour mort, le gamin est récupéré par un sage Indien, et ressuscité. Il s'en souviendra plus tard quand, devenu shérif à Palomito, un trou perdu à la frontière du Mexique, il est amené à surveiller Prosit le Prussien, venu de loin à la recherche d'un trésor qui serait caché, justement, dans les montagnes reculées des Indiens Chiricahua... Et surtout quand surgit du passé l'homme par qui son amour de jeunesse est morte. C'est alors que les démons intérieurs viennent envahir son âme de shérif, et qu'il faut, pour en venir à bout, affronter « l'expérience secrète »...

Très stéréotypé

Soyons honnêtes : il y a, parfois, de vraies séquences d'action, des chevaux, de belles filles indomptables, de méchants tueurs, des duels au pistolet, Mais là, tout est très stéréotypé. Ce qui a intéressé Kounen, à l'évidence, c'est de développer les visions hallucinogènes de son héros, pris en main par son ami chef indien qui, à grands coups de décoctions psychotropes, le met en transes. Et l'on a droit alors à d'interminables entrelacs de serpents et autres chimères, censés mettre le malheureux Blueberry en état de maîtriser le Mal, celui qui rôde en lui comme celui qu'incarnent les tueurs. En plein vaudou, le shérif de la BD... Le pauvre Vincent Cassel fait ça très bien, d'ailleurs, il se sort du rôle avec les honneurs, mais on a mal pour lui, parfois...

Les adolescents seront peut-être contents. Les adultes, tout en reconnaissant la virtuosité d'un réalisateur certes doué, chercheront en vain le retour du western qu'on leur avait promis (voir « Les Echos week-end » de vendredi dernier). Et le cinéma français, qui, après le flop du film d'Alain Chabat, compte sur ce « Blueberry » (produit par Thomas Langmann, le fils de Claude Berri) pour se renflouer ? Les chamans s'interrogent...

A. C.

At'chao !

J-C, 11.02.2004 à 14:10140316
je ne me souvenais pas qu'il n'y ai jamais eu de la spiritualité dans Jim Cutlass.

At'chao !

Thierry, 11.02.2004 à 12:51140290
>> Euh franchement je trouve Jim Cutlass bien plus intéressant qu'un W.E.S.T par exemple...
clairement WEST est un bel exemple "d'acheter moins". Je vais refourguer mon exemplaire, d'ailleurs

Smiley_Bone, 11.02.2004 à 12:38140282
Euh franchement je trouve Jim Cutlass bien plus intéressant qu'un W.E.S.T par exemple... Sur les derniers albums, je trouve que Giraud s'amuse comme un petit fou, et que Rossi est particulièrement à l'aise...

CoeurDePat, 11.02.2004 à 12:03140263
Pour ceux que ça intéresse, petit thème sur la question. (Et je n'ai pas lu ce sujet, et le thème n'est pas de moi)

Thierry, 11.02.2004 à 11:54140258
>> Oui enfin quand tout le monde aura compris qu'il s'agit en fait d'une adaptation de Jim Cutlass, ca ira mieux...

cutlass, l'experience interdite
non, ca sonne moins bien :o)
puis Jim Cutlass, c'est limite inconnu du grand public, p'tet parce que c'est limite mediocre.

MR_Claude, 11.02.2004 à 11:42140247
Excellent, Smiley :o)))

cubik, 11.02.2004 à 11:41140246
je crois que je vais aller voir podium en fait, comme je voulais deja le faire avant :)

Smiley_Bone, 11.02.2004 à 11:40140245
Oui enfin quand tout le monde aura compris qu'il s'agit en fait d'une adaptation de Jim Cutlass, ca ira mieux...

MR_Claude, 11.02.2004 à 11:39140244
les critiques positives me donnent pas envie. les négatives me donnent pas envie.
en même temps, j'avais déja pas envie avant :o)

Eugène le jip, 11.02.2004 à 11:36140241
En plus, je sais pas si un héros positif (auquel on doit s'identifier normalement) qui fume des champignons pour s'accomplir est un bon exemple pour la jeunesse.... (putain, je deviens vieux et con, moi)

Eugène le jip, 11.02.2004 à 11:33140239
Bon, allez, je retape la critique de Vers l'Avenir (journal francophone belge du sud, avec un tirage assez important et plutôt populaire sans trop en rajouter en chiens écrasés et petites vieilles qui se font attaquer en rue par des jeunes à la couleur de peau légèrement plus colorée que la moyenne). Je tiens juste à rajouter que je n'ai pas vu le film et que ce n'est pas moi qui ai pondu la critique, donc inutile de me taper dessus

SANS FAUX COLTS - BLUEBERRY (C. F., Vers l'Avenir, 12fev 2004)
==========================

Que c'est injuste ! L'année 2004 vient à peine de commencer que l'on sait déjà quel en sera le pire film. Et le meilleur prétendant aux framboises d'or, récompensant les nanars caractérisés. Nous ne serons pas trop chiens avec ce Blueberry, l'expérience secrète, de Jan Kounen (ce ne serait pourtant que justice pour le réalisateur de Dobberman), mais il est franchement difficile de trouver des arguments pour ne pas pendre la bobine haut et court.

Le scénario ? Il est (très) vaguement adapté de la bande dessinée de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier, et présente le marshal Blueberry of course (Vincent Cassel) devant gérer la recherche d'un trésor, la rivalité avec une méchante gueule de l'ouest et une identité partagée entre desracines d'homme blanc et un séjour chez les peaux-rouges.

Le casting ? Vincent Cassel rejoint Jean Reno aux rangs des acteurs les plus expressifs, on croirait que Juliette Lewis travaille sur un film pour la première fois, et Michael Madsen est un méchant en deux dimensions.

Le climax ? L'expérience secrète du film, qui en occupe le bon tiers, est un séjour dans une réalité parralèle accessible par voie chamanique, et est un mauvais trip pour ceux qui n'auraient pas fumé quelques champignons hallucinogènes avant d'avaler ce western inutile.

Thierry, 11.02.2004 à 11:29140237
c'est sur yahoo, et ils n'ont pas aime du tout


"Blueberry": Jan Kounen perdu dans le mirage du Far West

PARIS (AP) - Jan Kounen avait tout pour réussir son "Blueberry": un héros mythique, une superbe bande dessinée, des acteurs solides, une excellente équipe technique, sans compter l'aval du créateur de la BD, le dessinateur Jean Giraud alias Moebius. Mais pour survivre dans un western, il faut savoir garder l'oeil affûté et les rênes bien en main.

Pour réaliser son film, le cinéaste français s'est immergé dans la culture indienne et a multiplié les expériences secrètes chamaniques. Si l'apport personnel tiré de ces voyages spirituels semble précieux, son adaptation cinématographique de "Blueberry" (sortie mercredi dans les salles), aussi libre soit-elle, n'est qu'un mirage long et vide de sens, tant le scénario pèche par sa minceur et son absence d'originalité.

D'origine cajun, initié dans son enfance par les Indiens, Mike Blueberry (Vincent Cassel) occupe le poste de Marshall intérimaire à Palomito, petite ville du Far West écrasée par un soleil de plomb. L'homme, à l'allure fière mais hanté par son passé, cherche à préserver l'équilibre entre deux civilisations, les Blancs et les Indiens, au risque de n'être chez lui nulle part.

Mais sa vie bascule à l'arrivée en ville d'un tueur, Wally Blount (Michael Madsen), un homme que Blueburry a déjà croisé dans un passé lointain, un tueur sans pitié à la recherche d'un trésor indien caché dans les montagnes sacrées. Aidé par Runi, son "frère" chamane avec lequel il a grandi, Blueburry devra non seulement affronter Blount, mais vaincre ses propres démons intérieurs...

Loin d'un western traditionnel, "Blueburry" cherche à décrire le parcours initiatique d'un homme à la recherche de ses racines et transcendé par le voyage chamanique, soit l'entrée dans un état de conscience modifié grâce à des plantes psychotropes, la découverte d'une autre réalité spirituelle et la clé permettant l'accès à des enseignements rares.

Plonger le spectateur dans une ambiance de western pour l'initier à des rites indiens ancestraux, pourquoi pas? Mais malgré le charme de sa démarche, Jan Kounen tombe dans un écueil redoutable, celui de ternir la beauté ésotérique du chamanisme par un recyclage superficiel.

"Tu traverseras la noirceur de ton esprit, et si alors tu acceptes tes peurs, tu sauras qui tu es", "les esprits des plantes peuvent t'enseigner les secrets de la vie": tout au long du film, ces dialogues convenus se succèdent au grand dam des lecteurs d'auteurs mythiques du chamanisme, tels Carlos Castaneda.

Parallèlement défilent d'interminables passages de rêverie visuelle, où plantes, serpents et cercles concentriques n'en finissent pas de s'enchevêtrer à l'écran, tandis que le spectateur s'acharne à comprendre en quoi ces bestioles en images de synthèse -imagerie inspirée des dessins d'"Alien" de Moebius- traduisent l'attrait mystérieux du chamanisme.

En toile de fond, le scénario du film pointe parfois son nez: un traumatisme subi par le jeune Blueberry, sa quête initiatique, l'arrivée des chasseurs de trésor, une rencontre avec Maria Sullivan (Juliette Lewis, engoncée dans un rôle ingrat), une vengeance. Servie par des paysages panoramiques à couper le souffle, des techniciens et des acteurs efficaces, l'histoire s'ensable pourtant par manque d'action, de surprises, et de profondeur. Quant au dénouement, c'est d'un déjà vu navrant.

"Pendant le tournage, j'ai parfois totalement oublié que c'était Blueberry que j'adaptais", confie Jan Kounen. Dommage. Car contrairement à son film, la BD de Charlier et Giraud ("La mine de l'Allemand perdu" et "Le spectre aux balles d'or") renfermait de véritables pépites scénaristiques à exploiter.

Taxé d'ovni cinématographique par les uns, de film d'avant-garde par les autres, "L'expérience secrète" de Jan Kounen ravira certainement les fans du réalisateur, mais risque de laisser dubitatifs les lecteurs de la BD, les aficionados de western et les passionnés du chamanisme.

Quant à ceux qui ont rapproché "Blueberry" du chef d'oeuvre de Francis Ford Coppola "Apocalypse Now", on a envie de leur dire que cela revient en quelque sorte à comparer la consommation d'une cigarette sans nicotine à l'absorption d'une puissante plante hallucinogène. AP


J-C, 11.02.2004 à 11:08140223
quant aux avis des spectateurs, c'est très partagé mais apparement, il faut entrer dans le trip mystic pour aimer. beaucoup n'ont pas vu le rapport à la BD. par contre, ils sont nombreux à dire que les paysages sont superbes.

Kounen aurait-il fait un documentaire ?

At'chao !

J-C, 11.02.2004 à 11:03140221
voici l'avis du site "comme au cinéma"

***

Cinq années sans nouvelles du cinéma expérimental et décapant de Jan Kounen. Il faut dire que son premier film DOBERMAN avait suscité tant de polémiques qu’il fallait du courage et un peu de folie pour vouloir recommencer.
Mais c’était sans compter sans la détermination de ce réalisateur avant-gardiste.

Bien loin de la violence parfois gratuite de son premier opus, Jan Kounen livre avec BLUEBERRY un "ovni" cinématographique. Adapté de la BD de Jean Giraud, le film suscite l’étonnement.
La quête initiatique d’un anti-héros Mike Blueberry-Vincent Cassel est le prétexte pour offrir à un spectateur médusé une succession de paysages tous plus extraordinaires les uns que les autres. Des panoramas grandioses et énigmatiques à côté desquels l’on se sent tout petit, voir insignifiant.
Le film est transcendé par cette autre réalité que Blueberry tente de partager. Il essaye à sa façon de réconcilier deux mondes que tout opposent : celui des Indiens et l’univers occidental. Certaines dérives visuelles, parfois interminables, lassent le spectateur. Mais la spiritualité dégagée et cette recherche de soi à travers l’inaccessible voyage de Blueberry suffisent pour en apprécier la beauté et en pardonner les exagérations.
Car le film est ambitieux et même s’il prend certaines largesses par rapport à l’original, il surpasse la BD et la réinvente en inscrivant son héros dans le mythe. Vincent Cassel est surprenant dans ce rôle sinueux qu’il habite tout en retenu et sensibilité. Et les seconds rôles, Juliette Lewis et Michael Madsen parviennent à égayer cette réalisation parfois trop rigide.
Mais les réels héros du film sont les indiens chamanes qui séduisent à travers leur sobre beauté. La découverte de leur monde si proche de celui des esprits fascine.

Un spectacle déroutant qui fera sûrement hurler certains critiques mais qui séduira un public mystique et avide de sensations irréelles. Comme DOBERMAN avait heurté par sa violence, ce film choquera par le trouble infini qu’il réveillera.

Claire Salères

At'chao !

J-C, 11.02.2004 à 10:57140217
Synopsis - Virginie Apiou ***
Blueberry, c'est effectivement Jan Kounen qui sacrifie tout à sa propre et intime expérience, pour faire un film sincère, impressioniste, sensationnel, lent, hypnotique, à condition que l'on veuille bien s'y abandonner.

CinéLive - Laurent Dijan ***
Tout, ici, est physique. Le spectateur est invité à planer, à l'image de ce rapace métaphorique qui survole des paysages désertiques vertigineux de beauté. Il est là pour ressentir, s'imprégner de l'ambiance léonienne (...).

Première - Gérard Delorme ***
Le fil de ce parcours spirituel est sinueux, antidramatique et déroutant. Il donne lieu à quelques étonnantes images de visions. (...) A l'heure où le cinéma revient brutalement au manichéisme, Kounen propose un point de vue alternatif qui réévalue la spiritualité et l'utopie.

Studio Magazine - Jean-Pierre Lavoignat ***
Blueberry est en effet un grand film. Beau, fort et puissant. Mariant le grand spectacle et l'introspection, le sens de la tradition et le goût de l'innovation (...)

Chronic'art - Vincent Malausa **
Avant d'être un accident industriel, Blueberry est surtout un assez beau film naïf.

Monsieur Cinéma - Camille Brun *
Blueberry n'est pas un bon film. Bourré de tics " clipesques ", sa vision se révèle souvent fatigante et désagréable. En plus, on ne sait pas bien à qui le nouveau long métrage de Jan Kounen est censé s'adresser.

Les Cahiers du Cinéma - Antoine Thirion *
A force de court-circuiter sa délirante cosmogonie (...), Kounen se montre in fine moins audacieux qu'animé d'un étrange désir de spiritualité.

voilà, c'est assez partagé

At'chao !

cubik, 11.02.2004 à 10:46140213
et ils disent pourquoi?
pasque ca vient d'une bd et que les bd, c'est pour les nazes?
pasqu'ils ont po aime dobermann?
ou juste pasque c'est vraiment po bon?

Eugène le jip, 11.02.2004 à 10:40140211
Lu ce matin deux critiques du film de Blueberry: pour un journal, classé dans la rubrique "A conseiller à vos ennemis" et pour l'autre, cotation de 3 navets (sur 3 max)

CoeurDePat, 04.02.2004 à 17:06138563
>> le but du jeu est de réussir à commander sans regarder le prix

Argl, j'ai perdu ! :)

(merci pour les liens, je vais voir ça)

daiboken, 04.02.2004 à 17:02138562
>> effectivement,
>> c'est pas donné...

Pour les imports jap, l'idéal, c'est de connaître quelqu'un sur place.
Ca revient tout de suite beaucoup moins cher (même si ça reste franchement pas donné).

Oslonovitch, 04.02.2004 à 16:33138561
ouh là oui c'est pas donné.
ben sinon y'a toujours le DVD de la 7° compagnie au clair de lune à 19€ hein ;o)

xaxa, 04.02.2004 à 16:27138560
effectivement,
c'est pas donné...

pko, 04.02.2004 à 16:26138559
>> Je ne sais pas si tu y trouveras tout ce que tu cherches, mais il y a ce site français, consacré à Ghibli : http://www.buta-connection.net

dsl pour le doublon ... j'avais pas vu :')

pour (essayer) de me faire pardonner un lien pour ceux qui voudrait acheter le DVD :
le but du jeu est de réussir à commander sans regarder le prix ;)

(on peut l'avoir à un prix plus intéressant sur les sites Japonais du style cdjapan ou amazon.co.jp...)

pko, 04.02.2004 à 16:20138557
QQ liens :
Plein d'infos sur le studio ghibli dont un dossier sur Nausicaa :
Ghibli (buta-connection)
La critique du DVD de Nausicaa sur le site dvdanime.net :
Critique du DVD

Ambre, 04.02.2004 à 16:19138556
>> Quelqu'un a plus d'infos sur la genèse de Nausicaa (le film) et du pourquoi de son rapport finalement un peu lointain au manga ?

Je ne sais pas si tu y trouveras tout ce que tu cherches, mais il y a ce site français, consacré à Ghibli : http://www.buta-connection.net

CoeurDePat, 04.02.2004 à 16:06138555
Quelqu'un a plus d'infos sur la genèse de Nausicaa (le film) et du pourquoi de son rapport finalement un peu lointain au manga ?

pko, 04.02.2004 à 15:32138551
>> Pas d'accord du tout.
>> Le film traite des évènements qui vont jusqu'à grosso modo la moitié du deuxième volume, en bricolant ensuite une fin qui est loin d'atteindre la subtilité de la suite du manga.

>> Nausicaa est le film dont le succès a permis à Miyazaki de créer les studios Ghibli, c'est à peu près à mon sens son seul intérêt, tant Miyazaki fera infiniment mieux ensuite dès son film suivant, "Laputa".

Tiens ... bizarre ... moi c'est le contraire : je place Nausicaa légeremment au dessus de Laputa / Totoro / Mononoké / Chihiro ;) (... sauf du point du vue puremment "technique")

Pour ce qui est de l'histoire je la trouve merveilleusement bien résumée ... mais il est vrai que ce n'est qu'un résumé (que je trouve très bon ^^)

pko, 04.02.2004 à 15:29138549
>> Ah zut... j'ai eu une fausse joie... tu ne sais pas s'il y aura une version française un jour ?
>> A tout hasard ?

Rien est prévu ... mais je pense qu'il y en aura une ... un jour ... mais ce jour là on sera tous très très vieux :o)

daiboken, 04.02.2004 à 15:20138546
>> C'est vraiment un chef d'oeuvre ! (bien que le film ai 20 ans l'animation est quand même de très bonne qualité)
>> L'histoire est beaucoup moins dense que les 7 volumes du manga mais Hayao Miyasaki a vraiment réussi à faire ressortir le meilleur de son manga ^^

Pas d'accord du tout.
Le film traite des évènements qui vont jusqu'à grosso modo la moitié du deuxième volume, en bricolant ensuite une fin qui est loin d'atteindre la subtilité de la suite du manga.

Nausicaa est le film dont le succès a permis à Miyazaki de créer les studios Ghibli, c'est à peu près à mon sens son seul intérêt, tant Miyazaki fera infiniment mieux ensuite dès son film suivant, "Laputa".

En ce qui me concerne : manga essentiel, film à zapper.

Gally, 04.02.2004 à 15:17138544
Ah zut... j'ai eu une fausse joie... tu ne sais pas s'il y aura une version française un jour ?
A tout hasard ?

(pasque le japonais traduit en anglais c'est souvent très mauvais !)

pko, 04.02.2004 à 15:11138543
>> Hayao Miyasaki

Ohhh l'énorme erreur : Hayao MiyaZaki bien sur :)

/me part se fouetter !

pko

pko, 04.02.2004 à 15:10138542
Pour ceux qui ne seraient pas au courant :
Nausicaa le film (animation) est sorti il y a quelque temps en DVD au Japon. Le film a 20 ans et a été réalisé par Hayao Miyasaki (l'auteur du manga).

Pour l'avoir déjà vu et revu ... il s'agit pour moi d'une des toutes meilleures adaptation d'une bande dessinée :)
C'est vraiment un chef d'oeuvre ! (bien que le film ai 20 ans l'animation est quand même de très bonne qualité)
L'histoire est beaucoup moins dense que les 7 volumes du manga mais Hayao Miyasaki a vraiment réussi à faire ressortir le meilleur de son manga ^^

ps : le DVD est par contre ultra-cher (comme tous les DVD Japonais :'[) et n'a pas de bande son Française (juste des sous titres anglais) ... mais bon je donne quand même l'info car c'est vraiment un grand moment (comme le manga :])

pko

Grunt, 04.02.2004 à 14:50138540
Les sentiers de la perdition, de Collins et Rayner. Un gros "baof!" pour cet album qui est à l'origine du film du même titre. Le dessin ne m'a pas plut, car trop souvent les expressions des visages ou bien les attitudes n'ont rien à voir avec le contexte, ce qui entrave completement la lecture.
On pourra par exemple voir, un moment, un homme déclarant à sa femme qu'il l'aime, tout ceci dans un cadre calme et serein, entre amoureux, et découvrir le visage du mec avec la bouche grande ouverte et le visage plein de colère... Completement décalé.
Puis les oublis de traductions régulièrement présents saoulent vite. A croire que ce titre à été baclé en vitesse.
Le scénario est en revanche assez interressant, même si je rafole pas des fusillades, j'ai assez apprécié le contexte des années 30.

J'ai donc largement préféré le film à la BD, une fois n'est pas coutume.

Thierry, 27.01.2004 à 16:18136821
aquablue aussi, rails aussi, carmen mac callum aussi... ca ne veut pas dire qu'ul film se fera un jour.
A ce sujet, lire l'excellent "Fortune and glory" de michael bendis qui raconte ses mesaventures a hollywood alors qu'il esperait qu'un film serait tire de son poisson rouge (aka goldfish :o))

xaxa, 27.01.2004 à 15:45136814
Je n'ai pas vu ça évoqué ici,
mais les droits d'exploitation ciné de Blacksad viennent d'être vendus... et c'est là

Eugène le jip, 26.01.2004 à 19:09136603
J'ai pas vu Ghost world (je suis pas cinéphile, je le redis, le ciné et la télé, ça m'endors grave)

pessoa, 26.01.2004 à 19:08136602

>> En plus, on adapte jamais des super BD avec des cinéastes super doués capables de lire les BD et d'en retirer la substantifique moelle et de la retranscrire en lagage ciné.

T'as pas vu Ghost World ou t'as pas aimé ???

Eugène le jip, 26.01.2004 à 18:56136599
Michel Vaillant un bide ? Ben, ça retranscrit bien l'ambiance de la BD alors.... :O)))
Sérieusement, le passage d'un média à l'autre (BD-ciné, roman-BD) est toujours difficile car dans la BD, il y a l'histoire de base le traitement qui en est fait (ce qu'apporte le côté graphique notament et l'imaginaire que ça créé chez le lecteur) pis dans le film il y a juste l'histoire de base le traitement cinématographique qui en est fait. En peu de mot, on perd beaucoup d'infos qui passaient par le dessin pour en rajouter d'autres qui passent par la mise en scène et le jeux des acteurs et qui sont pas forcément intéressantes ou pertinentes ou en phase avec le propos de l'auteur de la BD.
En plus, on adapte jamais des super BD avec des cinéastes super doués capables de lire les BD et d'en retirer la substantifique moelle et de la retranscrire en lagage ciné. A quand Pilules bleues adapté en film par euh, vite, un nom de réalisateur super doué, moi j'en connais paaaaaaaaas. (j'suis pas cinéphile du tout)

bat, 26.01.2004 à 18:41136596
la bande annonce est.. comment dire.... enfin, elle laisse présager rien de bon :/

Thierry, 26.01.2004 à 18:16136592
j'ei entendu des rumeurs d'une version actualisee de lone wolf et cub par daren aronofski

corriveau, 26.01.2004 à 18:13136591
ouais, l'affiche de Garfield que j'ai pu voir me laisse perplexe. je m'attends vraiment à un truc pas très top.

Y'a Blueberry que j'ai bien hâte de voir. c'est déjà sorti en France? si oui, y'en a-t-il qui l'ont vu? c'est bien? :o)

Thierry, 26.01.2004 à 17:32136588
cela dit, sans juger de la qualite des films (vu aucun), mais apres quelques annees de succes ininterrompus, les americains ont vu de leur cote les echecs de "la ligue des gentlemen extraordinaires" (gros bide) et de Hulk (a peine rentable, mais la suite serait deja en chantier quand meme)
Cote francais, "l'outremangeur" et surtout "michel vaillant" se sont bien plantes, pour autant que je sache. En general, cela annonce quelques projets qui vont etre retardes, voire abandonnes par crainte de l'echec financiers.
La BD est l'eden des producteurs un jour grace a Xmen et Asterix, le lendemain l'enfer a cause de Michel Vailant et LXG.

Thierry, 26.01.2004 à 17:24136585
en VO, il a la voix de Bill Murray

Grunt, 26.01.2004 à 17:20136584
Moi j'aodre Garfield, il est délectable. Mais ce que je trouve canon, c'est le transfert que fait en lui. On s'imagine trop bien sa voix et ses vannes à 2 balles.

J'ignore si un film rendrait aussi bien tout ça.
C'est comme si on me disait qu'on adaptait les calvin et hobbes...

Perso j'ai jamais trouvé les Lucky Luck et les Astérix, versions animés, aussi bonnes que les BD initiales.

Sylvain Ricard, 26.01.2004 à 17:16136583
Ah oui, l'anim de garfield qui danse est super puissante. ça donne envie.

Thorn, 26.01.2004 à 17:01136581
Y'a même le site officiel !

Thorn, 26.01.2004 à 16:57136580
Bon, j'ai pas vu de sujet là-dessus... mais rien que cette bande annonce vaut qu'on le crée...

Garfield adapté en long métrage, moi, j'ai pas la grosse confiance totale... :o/

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