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Tokyo Babylon
Dessin et scénario : CLAMP

Le jeune Subaru, 13e chef de la famille Suméragi, rencontre un jour Seïshiro, le chef du clan Sakurazuka. Ce dernier fait partie d'une famille d'assassins, utilisateurs du Yin et du Yang. Subaru est exactement l'opposé de Seïshiro. Alors que le premier protège le Japon spirituellement, le second est chargé de l'éliminer. Les deux familles sont condamnées à s'affronter pour l'éternité. Un matin de printemps, Seïshiro rencontre Subaru et décide de l'épargner. Il lui fait la promesse de ne le tuer que si il ne parvient pas à l'aimer. Pour le reconnaître, il lui trace un pentacle sur la main et lui laisse un an de surcis. La grand-mère de Subaru éloigne alors celui-ci et l'oblige à porter constamment des gants. Mais la destinée est une chose que l'homme ne peut controler. Quelques années plus tard, les deux garçons se retrouvent.

Tokyo Babylon, terminé


Volume 1 - 1996

Volume 2 - 1996

Volume 3 - 1996

Volume 4 - 1996

Volume 5 - 1997

Volume 6 - 1997

Volume 7 - 1997

 

1 avis


martin
Tokyo Babylon met en scène deux personnages (Subaru et Seïshiro) vivant une relation ambigüe à la fois sexuellement (il s'agit d'une relation homosexuelle non affirmée dont l'un des protagonistes est efféminé ou pour le moins androgyne) et sentimentalement (Seïshiro aime-t-il vraiment Subaru, s'en moque-t-il ou pire représente-t-il une menace pour lui ?). Les 7 tomes de Tokyo Babylon ont donc pour finalité de résoudre cette relation.
7 tomes c'est long et avant le grand final les auteurs cherchent à développer d'autres thèmes plus sociaux. En vrac sont abordés l'endettement des ménages, les brimades scolaires, la prise en charge des personnes âgées, des handicapés ou des malades.
Et là Clamp sort l'artillerie lourde et frappe fort à grands coups d'oeils démesurés larmoyants, de mise en page épurée isolant les personnages dans leur peine indicible, de violents coups de vents décoiffants, de contrastes émouvants entre la cruauté du monde et la gentillesse maladive du héros.
Malheureusement ces thèmes sont seulement effleurés (on n'apprendra rien de la société japonaise en lisant Tokyo Babylon) et les procédés utilisés (propres au shôjo) n'ont pas d'autre fonction que de faire appel au pathos du lecteur qui est alors censé partager les émotions des personnages.
On pourrait peut-être parler du travail iconographique à travers le look tendance de Subaru et de sa soeur ou dans les dessins de couvertures et leur déclinaison autour de la croix. Mais ceci relève plus de l'emballage (ou du marketing pour utiliser un gros mot) et n'amène rien ni aux personnages ni à l'histoire.
Entre vacuité du propos et racolage des moyens, on se presse à lire les tomes pour arriver à ce qui présente encore quelque intérêt : la relation entre Subaru et Seïshiro. La fin ne peut être alors que décevante car, bien qu'amenant les explications attendues et la tragédie pressentie, le dernier tome ne résout pas pour autant leur relation la laissant en suspend.
Alors que l'intrigue principale annonçait une histoire tragique, sa mise en oeuvre à cause de digressions inutiles et de procédés stéréotypés l'affaiblit et finit par en éliminer tout intérêt. Tokyo Babylon est donc une oeuvre habile mais trop légère pour présenter un intérêt en dehors de son champ immédiat (celui de la bande dessinée de divertissement à destination des toutes jeunes filles).
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