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Garulfo
Dessin : Maïorana Bruno
Sc�nario : Ayroles Alain

Cycle 1, termin�


Volume 1 - 1994

Volume 2 - 1996
Cycle 2, termin�


Volume 3 - 1997

Volume 4 - 1998

Volume 5 - 2000

Volume 6 - 2002


Sur le web

  • Interview de Ayroles et Maïorana : Garulfo à en perdre la tête [BDParadisio]
  •  

    3 avis


    petitboulet
    Bon autant le dire tout de suite, le premier cycle des aventures de garulfo, la grenouille qui voulait être humaine est une réussite totale! On a affaire à une revisitation de conte hilarante et tendre en même temps.

    Mais commençons par le commencement. Garulfo est une grenouille, totalement frustrée de cet état de fait. Ce que Garulfo aimerait c'est être un homme, une de ces êtres immenses qu'il vénère par dessus tout. Et le rêve... va devenir réalité par l'intermédiaire d'une sorcière aux desseins mystérieux...

    Et à partir de là, nous voila partis pour deux tomes de rires et de situations plus drôles les unes que les autres. Ayrolles est une mine d'idées et un dialoguiste de tout premier ordre, ses répliques font mouche, la voix off est particulièrement bien employée et le ton doctoral qu'elle prend donne un air de sérieux à un dyptique complètement loufoque.

    Maïonara n'est pas en reste, ses personnages ont des vraies "tronches", improbables, sa princesse est sexy en diable sans étalage de viande ce qui est refraichissant et son trait nerveux à l'extrème suit le rythme de la série, tout en rebondissements.

    Mais dans Garulfo il n'y a pas que des gags, Ayrolles en profite pour faire une critique des humains, qui sont un modèle pour Garulfo au début. La suite le fera changer d'avis. Garulfo voyage dans ce monde humain, cruel et garde sa naiveté touchante, qui est aussi le ressort principal de l'humour des deux tomes de ce premier cycle.

    Bref, une série drôle, intelligente, tendre et superbement dessinée et mis en couleurs, on tient la un dyptique exceptionnel et une des grandes réussites de la collection Terres de Légendes de Delcourt.

    Nirvanael
    La série Garulfo est une bien bonne surprise...

    Garulfo est un batracien tout ce qu'il y a de plus modeste, vivant dans sa moyenâgeuse mare, et il porte sur l'humanité un regard des plus idéalisé qui soit.
    La narration est typique de celle des contes de fée, les dessins splendides, quoique parfois imprécis dans les visages (mais dans les premiers volumes seulement), et l'on sent au fil des pages un humour grinçant s'imposer, et le second degré comme les comiques de situations sont nombreux.

    L'histoire est sympathique, on a passé un bon moment avec le premier cycle, mais les auteurs vont ensuite bien plus loin.

    Dans le tome 3, on apprend que le corps humain qu'a emprunté Garulfo lors de son périple est celui d'un prince orgueilleux au possible, impitoyable avec ses gens, etc... et que la sorcière qui a aidé Garulfo est en fait une des marraines du prince, et qu'elle a souhaité qu'il apprenne un jour l'humilité. Donc lorsque notre ami Garulfo s'est retrouvé dans le corps du prince, ce dernier s'est retrouvé dans le corps du sympathique batracien. Mais à la fin du périple de Garulfo, le prince est toujours aussi con, la sorcière décide alors de jouer les prolongations, et c'est parti pour quatre volumes de folie, où la rencontre de deux êtres aussi dissemblables, ayant donc à nouveau changés de corps, donne l'un des duos des plus drôles et attachants.
    Comme je l'ai dit, il y a quelques faiblesses au niveau des visages, surtout au début, mais sinon, le dessin peut être époustouflant, très précis en tous les cas.
    La première planche de chaque album pose une intro typique des conte de fées, et chaque case fait en fait partie d'un seul et même paysage qui s'étend sur toute la page. (voir 1er page du tome 6 -> http://livres.telerama.fr/edito/garulfo/p1.html ), et certain plan donne à voir des perspectives étonnantes (lorsque Garulfo tombe du haut d'une cascade par exemple).
    La narration et la trame ne s'essoufflent a aucun moment, mais la revisitation de l'imaginaire des contes de fées est tout de même un tout petit peu moins réussie sur la fin.

    Ces six albums ne transcendent rien, mais ils restent un excellent divertissement que je conseille à tous.

    Herbv
    Garulfo, une grenouille mâle, n’est pas satisfait de son sort. Placé en bas de l’échelle écologique, luttant quotidiennement pour sa survie, il vénère les humains au point de vouloir à tout prix être l’un d’eux. Son périple va l’amener chez une sorcière qui va exaucer son vœu et le transformer en prince sous la condition de se faire embrasser par une princesse. Commence alors une aventure où Garulfo va devoir abandonner ses illusions sur la race humaine. Réussira-t-il à retrouver sa mare natale, où la vie n’était pas si terrible, tout bien considéré ?

    La série Garulfo est composé de deux cycles, le premier comptant deux tomes et le second quatre. Nous suivons tout d’abord les péripéties de notre batracien parmi les hommes alors qu’ensuite, il s’agit aussi de suivre les aventures de Romuald, prince vaniteux et égoïste, se retrouvant ainsi être la victime de l’enchantement de la sorcière qui se révèle être aussi une de ses trois marraines fées. C’est ainsi que les deux personnages, le batracien et l’humain, se retrouvent être liés, leur survie dépendant de leur coopération face aux innombrables dangers qui les guettent à chaque instant.

    Il s’agit donc d’un conte de fées, mais le merveilleux ne cède en rien au voyage et au burlesque. C’est ainsi que les trois thèmes fondamentaux de la bande dessinée (d’après Thierry Groensteen) sont harmonieusement présents tout au long du récit. Il faut bien être conscient qu’Ayroles n’a pas réalisé une parodie du genre car il met en œuvre un certain nombre des composantes du conte, construisant un univers complet et codifié. Mais il n’hésite pas à détourner ces codes et à leur ajouter une dimension supplémentaire, celle du comique.

    Le ton, qui se veut résolument drôle, notamment grâce à de nombreux dialogues savoureux et une voix off décalée (l’humour est aussi basé sur le comique de situation, l’usage de nombreux gags visuel et un peu de non-sens), ne dispense pas l’histoire de passages sombres ou émouvants, ce qui donne à cette dernière une profondeur toute particulière et densifie les personnages. Ceux-ci évoluent aussi au fur et à mesure de leurs pérégrinations, même si c’est parfois assez subtilement, comme la princesse ou la sorcière.

    Cela donne au lecteur la possibilité de prendre du recul par rapport au récit, de découvrir un second degré dans de nombreuses scènes, notamment grâce à la présence de petits détails dont l’arrière plan fourmille ainsi qu’à de constants décalages dans les situations. Plus que jamais, plusieurs lectures de la série s’imposent, la première pour se faire emporter par les émotions, le dépaysement, le plaisir de lecture, les suivantes pour apprécier la richesse de l’histoire, la maîtrise de la narration, les cadrages, le dessin et ainsi encore apprécier plus cette superbe œuvre.
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