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Cromwell Stone
Dessin et sc�nario : Andreas

Cromwell Stone, termin�


Volume 1 - 1984

Volume 2 - 1994

Volume 3 - 2004

 

1 avis


Thierry
Relecture de cette trilogie d’Andreas… Le premier tome, Cromwell Stone date de 1984. Il est intéressant de se dire que 10 ans séparent chaque tome.
Au début des années 80, Andréas écrit « Cromwell Stone », une histoire mélangeant les ambiances terrifiantes de Lovecraft avec une intrigue en forme de « 10 petits nègres ». L'ambiance constitue évidemment la très grande réussite de ce livre très sombre, aux cadrages audacieux. Graphiquement, il se place dans la continuité du travail qu'il avait entamé en carte à gratter sur « Révélations posthumes ». Un dessin sec et aiguisé, rehaussé d'un superbe travail sur les hachures, qui renvoie à certaines gravures qui enluminaient les romans de Jules Verne, aux illustrations de Berbie Wrighston pour « Frankenstein » ou à Escher. La citation de Lovecraft mise en exergue est on ne peut plus explicite : la peur joue un rôle prépondérant dans cette histoire, impliquant de simples mortels dans une histoire qui les dépasse.
Au début des années 90, Andreas apporte un deuxième épisode aux aventures de Cromwell Stone. Cette suite était-elle prévue dès le départ, ou s'est-elle imposée au fil des années ? On sent l'évolution d'Andréas au fil des pages, même si cette nouvelle histoire s'imbrique parfaitement dans la première. Si le personnage de Cromwell Stone n'y joue plus qu'un rôle secondaire, il reste la pierre angulaire d'un récit spectaculaire. Mais les péripéties qui parsèment l'album n'empêchent pas Andréas de livrer un récit particulièrement dense, qui revient sur le contexte du premier album et explique tous les tenants et aboutissants d'une intrigue aux ramifications cosmiques. Cette fois, c'est par une citation d'Harlan Ellisson qu'Andréas donne le ton de cette histoire, qui situe l'homme dans l'échelle cosmique... tout en bas, insignifiant... Un peu plus bavard, sans doute, mais un choc visuel absolu et une maîtrise narrative impeccable. Du grand Andréas !
J'avais gradé un souvenir plus diffus du troisième tome de cette trilogie, réalisé au début des années 2000. Je ne l'avais jamais relu. Il se situe pourtant dans la directe continuité des deux premiers volumes. Cette fois, c'est une citation extraite de l'Exode qui donne le la. L'homme face à Dieu... Ce dernier épisode opère comme un contrepoids aux deux premiers tomes. Cette fois, il tourne autour d'une femme, Marlène Parthington, qui apparaît dans le tome précédent. Les pages sont très lumineuses, le blanc jouant un rôle prépondérant. Dans certains passages, Andréas délaisse les hachures qui faisaient la marque des tomes précédents pour un graphisme qui évoque plus le crayon. Un dernier tome en forme de rupture et réconciliation, qui n'est pas sans semer des indices troublants: un personnage vêtu d'un manteau noir et aux cheveux blancs, des hiboux ? Cela ne vous rappelle rien ?

D'une certaine manière, on peut y voir l'exact opposé de « Arq ». Les deux séries se caractérisent par une intrigue très riche et fouillée. Mais Andréas a pris le pari de ramasser Cromwell Stone sur 3 tomes, les deux premiers étant exceptionnellement denses du point de vue de l'intrigue, alors qu'il a pris tout son temps avec « Arq », pour que l'intrigue se dévoile petit à petit. Deux approches dans lesquels Andréas se révèlent également à l'aise, ce qui démontre une fois de plus ses extraordinaires aptitudes de raconteur d'histoires.
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