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Complainte des Landes Perdues

Sioban, terminé

Scénario: Dufaux Jean
Dessin: Rosinski Grzegorz

Volume 1.1 - 1993

Volume 1.2 - 1994

Volume 1.3 - 1997

Volume 1.4 - 1998


Les chevaliers du pardon, terminé

Scénario: Dufaux Jean
Dessin: Delaby Philippe / Jérémy

Volume 2.1 - 2004

Volume 2.2 - 2008

Volume 2.3 - 2012

Volume 2.4 - 2014


Les Sorcières, terminé

Scénario: Dufaux Jean
Dessin: Tillier Béatrice

Volume 3.1 - 2015

Volume 3.2 - 2019

Volume 3.3 - 2023


Les Sudenne , en cours

Scénario: Dufaux Jean
Dessin: Teng Paul

Volume 4.1 - 2021

Volume 4.2 - 2022

Volume 4.3 - 2023

Volume 4.4 - 2024




Sur le web

  • Sujet sur Dufaux [forum]
  •  

    2 avis


    pierig
    'La Complainte des Landes Perdues' est selon moi culte! On prend une gifle en pleine figure à la lecture des 2 premiers albums! Tout y est: le mélange du celtique et du fantastique avec des contes et légendes qui rejaillissent grâce à une frêle jeune fille qui va devenir une redoutable guerrière! Dans mon appréciation, je ne considère bien évidemment que les 2 premiers tomes qui forment la seule et unique histoire de la Complainte! Quant aux deux derniers tomes, ils propulsent l’histoire dans une toute autre direction (le complot d’une mère et de son fils pour prendre le pouvoir sur l’île). D’ailleurs, la fin du 4e opus laisse suggérer une suite ... qui ne verra sans doute jamais le jour ... quoique, certains bruits de couloir laissent penser le contraire ! Si vous êtes fan de Tolkien, vous pouvez vous plonger dans 2 premiers tomes les « yeux fermés » puisqu’ils se suffisent amplement à eux-mêmes ! Dommage qu’une intégrale alternative ne soit pas paru, rassemblant uniquement les 2 premiers tomes !

    NB : Le Ouki est une petite bestiole étrange qui a le pelage du Fourreux et les yeux du Chninkel, vous ne trouvez pas ?

    Rohagus
    Deuxième cycle de la Complainte des landes perdues, il se distingue nettement du premier qui a longtemps formé une œuvre complète se suffisant à elle-même. A sa sortie, Moriganes affichait d'emblée un ton et un graphisme résolument plus modernes et tournés vers l'action que le cycle de Sioban. Et pourtant, ce deuxième cycle se déroule chronologiquement avant le premier, même si je ne l'ai appris qu'en le terminant, plus de vingt ans après ma lecture du premier de ses quatre tomes. Sans savoir cela, j'étais assez circonspect en découvrant cet ordre de chevaliers combattant le Mal, qui n'étaient pas sans rappeler les Jedi de Star Wars transposés dans un univers médiéval fantastique peuplé de créatures cauchemardesques bernant et massacrant les humains.

    Graphiquement, Delaby (remplacé sur la toute fin par Jeremy suite à son décès) livre des planches d'une grande maîtrise technique, élégantes, pleines de souffle et de présence. Leur modernité tranche toutefois avec le style plus lyrique de Rosinski qui avait marqué de son empreinte le premier cycle, et cette différence m'avait laissé un peu perplexe quand j'avais découvert cette suite inattendue à l'époque. Toutefois, bien des années plus tard et moins imprégné de l'atmosphère du premier cycle, j'ai pu savourer plus sereinement ce dessin très réussi et les personnages, créatures et décors auxquels il donne vie.

    Au niveau du scénario, ce n'est pas parfait mais l'impression est globalement très positive. S'éloignant de l'atmosphère envoûtante du premier cycle, Dufaux raconte une vraie histoire d'action en s'appuyant sur des codes largement exploités ailleurs (anciennes créatures maléfiques, ordre chevaleresque, initiations, seigneur mystérieux au passé sombre...). Ce manque d'originalité crée une forme de déjà-vu qui rend l'ensemble moins marquant que le cycle de Sioban, mais il ne suffit pas à gâcher la lecture. L'écriture se veut ample et grave, mais elle paraît parfois froide, presque désincarnée, comme si le récit cherchait à se donner plus de densité qu'il n'en possède vraiment. On notera aussi que chaque album forme quasiment une histoire complète, ce qui est parfois un avantage mais donne également une légère impression de renouvellement à chaque nouveau tome, avec de nouveaux personnages apparaissant parfois de nulle part (je pense au Guinea Lord, à la Mère noire ou à la Dame à l'Hermine) pour prendre une importance capitale, comme si l'auteur ne savait pas trop à l'avance vers où orienter sa série. Je regrette aussi que Seamus et les Chevaliers du Pardon ne soient jamais vraiment exploités à la hauteur de ce que leur concept promettait. Je m'attendais à une exploration plus poussée de leur fonctionnement, de leurs zones d'ombre, de leurs contradictions. Au lieu de cela, j'ai le sentiment que ces éléments restent en surface, comme s'ils servaient surtout de décor thématique sans être liés à une trajectoire narrative solide. Je finis donc avec l'impression frustrante d'effleurer un univers pourtant très riche, sans jamais y entrer complètement.

    J'ai néanmoins pris plaisir à lire ces albums, parce que leur pouvoir visuel est énorme et que le rythme narratif est accrocheur et donne envie de savoir la suite. Mais pour être honnête, je ne peux pas dire que l'histoire me transporte autant que je l'espérais, car je suis tenu à distance par un scénario trop convenu pour vraiment m'emporter. Je retiens en tout cas l'envie qu'il m'a donné de relire le cycle de Sioban en sachant ce que j'ai appris ici du passé de son univers.
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