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ďż˝ Semic

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Torso
Sc�narioAndreyko Marc | Bendis Brian Michael
DessinBendis Brian Michael
Ann�e2002
EditeurSemic
CollectionSemic Noir
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

Des meurtres en série semblent répondre à une logique, celle d'un fou. Nous sommes à Cleveland, aux USA, en 1935 et le Directeur de la sûreté Eliot Ness, après avoir bouclé Al Capone (comme raconté dans les Incorruptibles), enquête sur l'affaire. Mais l'assassin ne laisse que les torses de ses victimes, ce qui rend l'identification impossible. Par la BD, Brian Bendis nous fait découvrir cette histoire vraie du premier serial killer reconnu. Hitler en aurait même parlé comme preuve de la décadence de l'empire américain ! C'est dire si l'histoire est célèbre. La partie éditoriale en sus de la BD regroupe des articles de journaux et des commentaires de l'auteur, pour comprendre les dessous de cette affaire dont la conclusion officielle diffère de la réalité. Le dessin noir et blanc très épuré réhausse l'ambiance sombre de polar et le côté véridique est soutenu par de véritables clichés.

 

2 avis

thierry
Saviez-vous que dans les annees 30, un tueur en serie a seme la terreur dans les bas-fonds de Cleveland ? Rien moins qu’Elliot Ness fut lance sur sa piste, sans succes. Il ne s’en relevera jamais. Officiellement, l’affaire du Torso Killer n’a jamais ete elucidee.
De nombreuses similitudes existent entre cette affaire et celle de Jack l’Eventreur. Faut-il en conclure que TORSO est un clone de FROM HELL ? Il suffit de feuilleter l’album pour qu’une premiere difference fondamentale saute aux yeux. Autant FROM HELL est un livre austere, graphiquement parlant, autant TORSO etonne par sa mise en page particulierement inventive, tenant plus du manierisme selon ses detracteurs. Bendis utilise de nombreux documents photographiques en arriere-plan, torture sa mise en page, laisse des noirs qui rendent l’atmosphere de plus en plus oppressante…
Une deuxieme difference, tout aussi fondamentale, acheve de differencier ces 2 ouvrages. Pour Alan Moore, Jack l’Eventreur n’est qu’un pretexte. Il mele l’esoterisme a ce fait divers sordide pour nourrir une critique sociale et s’interroge sur la folie. Bendis a prefere un traitement ultra-realiste, proche du documentaire. Malheureusement, il eprouve des difficultes a conclure son recit, ce qui est une constante chez lui.
Pour etre complet, il faut savoir que quand Brian Michael Bendis eut connaissance de cet evenement, il en sentit le potentiel. Etant alors en pourparler avec des producteurs hollywoodiens pour une adaptation de “Goldfish”, il tenta d’interesser les producteurs a ce nouveau projet. Dans “Fortune & Glory”, Bendis expose ses demelees avec l’industrie cinematographique et pourquoi “Torso” n’interessa personne. C’est edifiant ! Quoiqu’il semble que le projet ait ete relance dernierement.
sylvain ricard
"Torso" est un des surnoms donnés à l'auteur d'un fait divers qui défraya la chronique aux États-Unis de 1934 à 1939. Même s’il n’est sans doute pas le premier tueur en série, il fut l’un des premiers à être répertorié comme tel, inaugurant ainsi un nouveau profil criminel. L’autre particularité de cette histoire, inspirée de faits réels, est la confrontation avec le légendaire Eliott Ness.

« La combinaison de ces deux éléments va donner à cette affaire un retentissement qui en fait un des événements majeurs de l'Histoire moderne des Etats-Unis », dixit l’éditeur.
C’est sans doute historiquement vrai, mais là n’est pas l’intérêt du récit. D’abord parce qu’il est en grande partie fictionnel (le cas n’a jamais été officiellement résolu), ensuite parce qu’une réalité exceptionnelle ne fait pas forcément une bd exceptionnelle.
Oui l’affaire « Torso » a défrayé la chronique, oui Eliott Ness était là, oui les crimes étaient horribles, oui le tueur était intelligent, oui il y a des complications politiques… et alors ? « Torso » fut avant tout ce qu’est la grande majorité des investigations criminelles : une enquête de voisinage. Ce que les auteurs retracent de façon relativement fidèle d’ailleurs… et ce qui ôte aussi à l’histoire une grande partie de sa force dramatique.
Faute d’actions et d’événements éclatants qui serviraient une construction dramatique haletante les auteurs tentent de s’attarder sur la personnalité de leurs protagonistes, ce qui est une excellente chose, sans pour autant être assez poussée. On découvre donc des flics simples, confrontés à leur problèmes et surtout un Eliott Ness égoïste, carriériste et politique. On est bien loin du glamour qui l’auréole depuis ses exploits avec les Incorruptibles à Chicago. Ness ne se mêle d’ailleurs de l’enquête que sur le tard, trop occupé qu’il est par ce qui se passe autour (les médias, le poste de maire, etc.).
Si ce portrait en creux de Ness est intéressant , il ne sert guère l’histoire. Tout simplement parce que les événements, si impressionnants soient-ils sur le papier, se révèlent difficiles à modeler de façon à en faire une histoire captivante.
Reste la forme.
Bendis, habituellement scénariste est aussi dessinateur pour l’occasion. L’album, tout en noir et blanc, mixe photos d'époque, illustrations personnelles et dessins. Au risque de donner l’impression d’un ensemble hétérogène. Sans parler de la mise en page qui, à vouloir expérimenter, perd parfois le lecteur dans des effets de style pas toujours utiles.

Marc Andreyko (Dr Strange, Spider-Man, Blade…) et Brian Bendis (Sam & Twitch, HellSpawn, Powers…) nous donnent un album intéressant mais qui explore des voies qui ne nous mènent pas toujours très loin. Sur un sujet semblable le travail de Caleb Carr pour « L’aliéniste » est de loin bien plus intéressant car il pousse le genre jusqu’au bout : il campe des personnages bien distincts et qu’on peut suivre, souligne l’arrivée de nouveaux moyens d’investigations et met en scène un véritable duel entre le tueur et ses chasseurs. Seule différence, tout est fiction et c’est bien la force qui manque à « Torso » : de nous raconter une histoire qui nous prenne aux tripes.
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