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� Delcourt

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Terreur Sainte
Sc�narioMiller Frank
DessinMiller Frank
CouleursNoir et Blanc
Ann�e2012
EditeurDelcourt
CollectionContrebande
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

Couleur de la couverture : Dave Stewart
Dédié au réalisateur Theo van Gogh (1957-2004)

 

1 avis

Mael
Je parlais avec un copain du fait que Miller était un réactionnaire évident, ce que l’on ressentait déjà dans la « morale » de certains de ses Batman et de Sin City. Puis comme argument d'autorité, je lui ai parlé de Terreur Sainte. Toutefois, comme je n’avais jamais lu ce titre et que je suis consciencieux, je l'ai emprunté pour le lire et lui prêter. L'avantage, c'est que ça l'a vite convaincu. Je suis presque étonné que ce genre de bouquin soit vendable tranquillement (oui, je suis contre toute censure mais c'est vrai que là… même pas un avertissement...)

Bon le scénario est simple : dans une ville américaine une espèce de super-héros drague une espèce de Catwoman ; ça explose de partout ; c'est la grande attaque d'Al Qaïda qui fait tout péter - même la « Statue de la justice aveugle » ; du coup notre bande de héros va tous les massacrer. A un moment, il y a trop de terroristes. Alors, notre héros costumé rejoint une bande où il a un super chef, David, à l'étoile du même nom tatouée en bleue sur le visage, qui sait comment s'y prendre avec les musulmans car il a été viré du Mossad à cause « d'interrogatoires un peu trop musclés pour eux ». Du coup ce David est juste une incartade de quelques pages puisqu'il disparaît ensuite en leur donnant l'ordre de tuer tout le monde, comme avant, tandis que lui s'occupe d'autres barbus avec un duo de jumelles asiatiques faisant des arts martiaux.

Au niveau littéraire des phrases du genre « Il est temps d'aller tuer ces gens », quand les terroristes font péter un hélicoptère. Ou ce dialogue :
« - Laisse-en un en vie, qu'il parle !
- Rabat-joie !
- On va devoir le torturer...
- D'accord ! » avec une joie s'illuminant sur le visage.

Il y a aussi ce moment où ils surnomment un terroriste « Momo » en rigolant entre deux tortures parce que bon, « Tu admettras que les chances sont grandes que tu t'appelles Mohamed »

Bon. On n’est pas surpris, Miller n'a jamais été ni subtil, ni pacifiste, mais disons que là, c'est assez sidérant. Je me sentais obligé d'aller au bout pour voir où ça irait…. Bon bah, ils tuent tout le monde. Youpi ya, hein… Pas de surprise.

Au-delà de son fond idéologique, le scénario est vraiment chiant : il ne fait qu'enquiller des bastons sans beaucoup de liens logiques, avec des dialogues moyens et des apparitions absurdes (confer David). L'histoire sur le flic corrompu est expédiée en quelques phylactères sans trop avancer, amenant une fin ouverte peu compréhensible...

En effet, même en tentant de s'extraire de l'idéologie puante, la bande dessinée en elle-même est ratée : scénario confus donc, mais même le dessin est assez moyen. Miller, connu pour son trait caractéristique anguleux, ses noirs et blancs extrêmes avec des touches de couleurs, réutilise les mêmes recettes. Bien sûr, certaines pages sont très belles, il utilise d'ailleurs très régulièrement des pleines pages mettant en avant son graphisme (au moins, ça va vite niveau lecture) mais les 25 premières pages sont justes carrément incompréhensibles. Les deux super-tourtereaux sautent de partout, il y a des traits dans tous les sens, très « jetés » mais pas clairs du tout... Je veux bien croire que c'est volontaire pour donner une impression de confusion mais ça dure un rien trop pour ça, sensation testée et partagée sur d'autres : on y comprend rien.

Donc scénario post-it (assez attendu) et très mal mené (on s’y attend moins), idéologie encore plus puante que prévue (on a vraiment là un pamphlet la portant en étendard) et dessin confus donnant lieu à quelques beaux tableaux mais constituant une BD peu claire. Aucun mal à mettre un zéro pointé à ce machin.

Notons que le bouquin est dédié à Théo Van Gogh, réalisateur danois condamné pour antisémitisme, connu aussi pour parler des femmes comme des « utérus qui parlent » avant de se lancer dans le combat l'islam radical (objectivement je dirai plus sur les musulmans, voire les arabes, quand on désigne un groupe comme des « baiseurs de chèvres » bon...) et d'être assassiné par des islamistes. Certes, il a été assassiné mais ça n'en fait pas un brave homme, par contre il me semble tout désigné pour être dédicataire d'un tel pamphlet confus et haineux.
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