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ďż˝ Le Seuil

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La tendresse des crocodiles
Sc�narioBernard Fred
DessinBernard Fred
CouleursNoir et Blanc
Ann�e2003
EditeurLe Seuil
S�rieUne aventure de Jeanne Picquigny, tome 1.1
autres tomes1.1 | 1.2 | 2 | 3 | 1hs
Bullenote [d�tail]

Jeanne supporte bien la chaleur et n'a pas froid aux yeux. Son père, le professeur Modeste Picquigny, a disparu au fin fond des contrées africaines. Le 1er septembre 1921, un bateau prend le large, emmenant Jeanne à la recherche du professeur Eugène Love Peacock - le guide de l'expédition -, son haleine chargée de mauvais alcool, Jeanne et une colonne de porteurs partent, croisant embûches et rencontres qui les mènent toujours un peu plus loin. Qu'a donc pu découvrir Modeste Picquiny qui pèse si lourd au retour ?

 

3 avis

oslonovitch
L'afrique, ou plutĂ´t l'Afrique, avec un grand A… Ses grands fauves, sa brousse, ses baobabs, ses rivières dangereuses et leurs traversĂ©es pĂ©rilleuses. L'Afrique… Sa chaleur, ses guides, son immensitĂ©, ses mystères, ses croyances… Avec La tendresse des crocodiles, Bernard nous offre une invitation au voyage qui s'ouvre sur un moment d'Ă©vasion et de rĂŞve, une parenthèse d'oxygène dĂ©paysante.
Pourtant les héros n'ont rien de révolutionnaire avec une Jeanne Picquigny lancée à la recherche de son père dans un pays qui la fascine et qui l'effraye et Eugène Love Peacock, un guide arrogant, machiste et porté sur la bouteille. Cette confrontation présente des airs de maintes fois vu et revu. Pourtant Bernard ne cherche pas à aller dans la surenchère, il se laisse porter par son histoire et à défaut d'originalité, les personnages sont vrais et crédibles.

En revanche, Bernard parvient à installer une ambiance superbe grâce à des parfums d'Afrique qu'il distille à bon escient. Pas trop de clichés mais juste un peu pour que les béotiens (moi le premier) se sentent ailleurs, pas trop de mystères et d'allusions aux croyances locales pour ne pas obscurcir le récit mais suffisamment pour entretenir le mystère, pas trop de planches de paysages pour ne pas verser dans le dépliant touristique mais juste assez pour faire rêver. Jusqu'au bout, on ignore bien ce qu'il va se passer et surtout on ignore ce qui explique la disparition du professeur Modeste Picquigny.
Quant aux dessins, ils sont vivants et jamais figés, ils m'ont donné l'impression de varier selon les situations, ce qui donne vraiment une âme à ces personnages. Certaines planches pleine page sont en plus carrément splendides, avec un contraste noir et blanc simple mais qui permet bien des effets (la traversée d'une mare dans laquelle se reflètent les troncs d'arbres m'a enchanté).

Bon, il y a toutefois une ombre au tableau (oui, quand mĂŞme). C'est très long Ă  se mettre Ă  place, très long Ă  venir, et une fois le nœud de l'histoire atteint, tout se dĂ©sagrège un peu trop rapidement Ă  mon goĂ»t. On arrive alors sur un tableau final qui laisse une impression mitigĂ©e, comme si on venait de passer Ă  cĂ´tĂ© d'une très grande bande dessinĂ©e, juste pour quelques dĂ©tails parmi lesquels un dĂ©sĂ©quilibre narratif. Trop lent au dĂ©but, magnifiquement conduit sur la suite et trop dĂ©suni sur la fin.
Mais que cela ne vienne pas nous faire bouder notre plaisir car La tendresse des crocodiles n'est pas simplement un titre inspiré, c'est un excellent album !
everland
Rares sont les bande dessinées européennes qui osent sortir du fameux 46 planches A4 auquel nous sommes habitués. Il faut dire que le pari est risqué : produire plus de planches c'est dessiner plus vite, c'est souvent faire l'impase sur la couleur et c'est par conséquent synonyme d'un petit tirage et de ventes limitées.

Et pourtant la longueur est souvent gage de liberté pour le scénariste. Elle permet d'installer l'univers d'un récit, son ambiance, de faire véritablement connaissance avec les personnages sans ce soucis permanent de la concision qui débouche trop souvent sur la frustration du lecteur : combien d'album de 46 planches nous ont paru trop courts ? Combien nous ont semblé uniquement introductifs, dans l'attente pour les meilleurs d'entre eux d'une suite pourtant lointaine ? Et combien d'album nous ont abandonné en cours de lecture, grillant l'indispensable présentation qui permet aux lecteurs de rentrer dans une histoire. Le succès croissant du manga et de certains comics prouve, s'il en était besoin, l'intérêt des longs récits en regard desquels bon nombre de nos séries font figure de nouvelles.

"La tendresse des crocodiles" fait partie de ces albums qui tentent de proposer une alternative aux classiques 46 planches. Fred Bernard a fait le choix d'un graphisme léger, ne dessinant que les traits principaux de ses personnages. Alors évidemment, les visages changent d'une case sur l'autre et l'on pourrait aisément penser que ce dessinateur a "baclé" son album et que son style ne tient pas la comparaison avec la fameuse ligne claire franco belge. A la lecture; l'impression est toute autre : A la manière d'une description littéraire qui suggère, les personnages de Fred Bernard prennent vie dans notre imagination. Ils ne nous sont pas imposés par le dessin, seuls leurs traits principaux et quelques attitudes apparaissent sur le papier, c'est à nous de les animer. Ainsi le personnage de Jeanne Picquigny est-il particulièrement réussi. Fred Bernard a su suggérer toute la féminité de son héroïne, par des attitudes, par des regards, en laissant suffisemment de liberté au lecteur pour qu'il devienne l'un des personnages féminins les plus séduisant de la bande dessinée.



De même pour les paysages africains, fouilli de traits balancés dans tous les sens lorsque l'on feuillète l'album, il s'animent et prennent des couleurs insoupçonnées à la lecture, nous plongeant dans une atmosphère étonnamment dépaysante.



Le scénario est à l'image du dessin : décousu, avec un fil conducteur suffisamment léger pour prêter au vagabondage mais assez riche pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin du récit. Il n'y a finalement rien d'extraordinaire dans cette histoire d'une jeune fille un peu perdue à la recherche d'un père aventurier en Afrique et pourtant l'on ressort avec le sentiment d'avoir partagé une belle aventure que l'on garde en tête un petit moment après avoir refermé l'album.
En résumé Fred Bernard est un peu magicien : avec des petits morceaux d'histoire sympathiques et un dessin irrégulier, il signe l'une des bandes dessinées les plus réjouissantes de ces derniers mois !
BobLeBricoleur
Cher Fred Bernard,
J'ai attentivement lu l’œuvre que tu as si joliment intitulé "La tendresse des crocodiles" et je n’ai qu’une chose à te dire : merci.
Merci pour la finesse et la subtilité des dialogues. Ces dialogues qui sonnent juste et qui en disent si long sur tes personnages.
Merci aussi pour toutes les couleurs qui ressortent de tes vignettes noires et blanches. Simples et justes, parfois denses mais toujours clairs et lisibles, tes coups de crayon donnent une expressivité à tes personnages qui complète merveilleusement les dialogues.
Merci encore pour l’érotisme discret mais omniprésent que dégagent tes personnages féminins.
Et merci enfin pour cette envoûtante invitation au voyage que constitue cet ouvrage au délicieux parfum rétro de début XXeme.
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