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par coacho
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ďż˝ L'Association

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Plates-bandes
Sc�narioMenu Jean-Christophe
DessinMenu Jean-Christophe
CouleursNoir et Blanc
Ann�e2005
EditeurL'Association
CollectionEprouvette
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

 

4 avis

lldm
Le meilleur moyen de ménager toute adversité - au cas où elle pourrait se faire partenaire - est de renvoyer la critique à une chansonnette déjà entendue. C'est si coutumier que le carnet de chansons est, au bout du compte, toujours vide. Jean-Christophe Menu pense nécessaire d'inscrire certaines de ces paroles renvoyées généralement au silence. Il le fait, plutôt bien, et Il sera difficile, je l'espère, désormais, d'ignorer cette parole. Procurez-vous vite ce petit essai pour 12 euros, Plates-bandes, publié par l'Association, chez votre libraire.
coacho
Donc, pour être sincère, je risquais bien d'entamer ma lecture avec quelques a priori suite aux nombreux sujets lus sur ce livre, et aussi suite aux nombreuses polémiques nées sur les forum dont le centre était Menu, mais je me suis saisi de cet ouvrage avec la ferme intention de m'en faire MON idée à moi que j'ai !

D'abord, la forme. C'est Ă©trange, y'a pas d'images ! ;o)
Plus sérieusement, c'est bien écrit, avec talent, un phrasé agréable, une cadence intéressante et un champs sémantique qui, s'il fut raillé pour ses "ismes", n'en est pas moins complet, varié et plaisant...
De petits chapitres qui s'avalent rapidement et qui laissent la place à la culture, l'interprétation de la culture et un rappel historique de la culture bande-dessinée.

Le fonds ensuite ?
Et bien contrairement à ce que je pouvais penser, j'ai apprécié à plusieurs titres plates-bandes.
Tout d'abord, je trouve salutaire, plus qu'utile, de voir quelqu'un se pencher, même rapidement, de façon claire et simple, sur les 15 dernières années de l'édition.

Je me suis surpris plusieurs fois Ă  ĂŞtre plus que d'accord avec la vision des choses qu'avait Menu.

Enfin, et c'est lĂ  ma plus grande surprise, c'est que je n'ai Ă  aucun moment lu les propos d'un homme aigri, jaloux, revanchard ou en train de pleurer sur sa condition.

Alors je suis bien évidemment loin du microcosme et je ne connais pas tout le monde ni qui fait quoi avec qui comment et pourquoi mais l'impression que j'ai eue en fin de lecture, c'est celle d'avoir trouvé un homme, assurément pétri de talent, exigeant avec les oeuvres, les auteurs, la dialectique et surtout avec lui-même, défenseur acharné d'une mise en relief de la bande-dessinée dans ce qu'elle a de plus noble, mais surtout un homme attristé de voir le paysage de la production s'uniformiser et devenir insipide...

Je l'ai senti meurtri, blessé, et surtout malheureux de voir l'ornière rattraper ce qu'il avait réussi à en sortir et franchement, je ne peux qu'être d'accord avec son "pamphlet".
Car oui, face à de grosses machines bien huilées, qui peuvent communiquer, désinformer, commettre les impostures les plus diverses, transformer, faire de la propagande, il se défend avec des moyens qui ressemblent plus à un lance-pierres contre un tank qu'autre chose...

Ne parlons pas d'acte suicidaire, ne parlons pas d'aigreur et essayons de voir le fonds du problème...
Je n'ai rien d'un élitiste, d'un défenseur ou ordonnateur d'un quelconque bon goût mais force est de constater qu'une dilution de la qualité des oeuvres existe, que les repères sont brouillés, et j'ai beau apprécier d'autres choses mainstream, je dois avouer que mon échelle de valeur a été fondamentalement modifiée par la quantité de daubes que j'ai lues ces derniers temps...

Non, Menu est une sorte de chevalier du pont que les Monty ont pu démembrer, il se battra jusqu'au bout et je trouve son combat noble, puisque peut-être presque perdu d'avance...
En effet, comment lutter contre le rouleau-compresseur en singeant ses armes ?

Cependant, je reste persuadé qu'il est une nouvelle génération (dans la salle !) qui continuera à apprécier la différence et que celle-ci décryptera le bon du mauvais, ne se laissera pas embobiner...
Si le but est tout autre, de porter la bande-dessinée à une autre dimension, là, je suis plus sceptique...
Mais il a le mérite d'essayer...

Alors ses plates-bandes sont elles piétinées ? Je ne le crois pas encore une fois car je n'arrive pas à me dissocier d'un certain contexte et d'une vision qualitative que j'ai de L'Association...
Il a sûrement raison sur beaucoup de points, mais j'en reviens à ma phrase de départ... Je ne suis pas du milieu...

Bien, pour finir, je vous recommande la lecture de ce livre, ne serait-ce que pour l'éclairage qu'il apporte sur l'auteur, et surtout pour prendre le temps de reconsidérer le monde de l'édition, et certains de ses travers...
monastorio
Jean-Christophe Menu : un nouveau talent comique.


On connaît Jean-Christophe Menu, le fondateur de l’association, adulé par les uns, honni par les autres, craint par la plupart. Il combine en effet, en plus de son activité d’auteur-éditeur un singulier talent pour la polémique. Cependant, si on pouvait déplorer jusqu’ici que l’humour soit un absent de marque parmi les multiples qualités de l’individu, c’est maintenant du passé, puisque, avec « Plates-bandes », dernière sortie de la nouvelle collection « essai » de l’Asso, Jean-Christophe nous régale avec un texte revisitant l’histoire de la bande-dessinée vue de la lorgnette indépendante. C’est d’un esprit très bon enfant et plein de second degré. Ca ne se prend pas une minute au sérieux et c’est plein de charmantes énormités, qui font que, très vite, on comprend que l’auteur vise au rire.
Et avec quel succès !

Débutant son livre comme un essai pamphlétaire par une profession de foi d’indépendant enragé, Jean-Christophe fait un petit cours de vocabulaire au lecteur, peut être néophyte en français, redéfinissant tour à tour ce que signifient les terme « indépendant », « avant-garde », « alternatif » et autres fioriture syntaxique qui feront la joie des grammairiens en herbe. Et quels risques ne prend-il pas en feignant de s’assimiler au Surréalisme, clin d’œil qui n’échappera pas à ceux qui connaissent quelque peu leur Histoire de l’Art : le retour en arrière pictural de ces jeunes gens principalement préoccupés par leurs egos, comparé aux Œuvres Editoriales de l’Association (Révolution Formelle ou Narrative Totale et Sans Concession dans leurs Albums les plus connus, Slaloms ou Persépolis par exemple) semble bien peu de choses. Il me semble que Jean Christophe appelle plutôt le génie comique d’André Breton, qui comme lui, aimait faire semblant de distribuer des bons points aux gens qui l’entouraient, se déguisant en souverain de droit divin. Avec la même légertée bon enfant, il excommunie de la Vraie Bande-Dessinée d’Auteur (VBDA, car Jean-Christophe aime bien les abréviations) pêle-mêle toutes les têtes qui dépassent : Manu Larcenet, l’immonde vulgarisateur (qui, aux dernières nouvelles, vivait bien sa mise à l’index), le jeune Craig Thomson, ce sale imitateur de Blutch, (et qui a le mauvais goût de faire un carton avec son « Blankets » alors que Menu lui avait pourtant dit que c’était pas bien, pas bien du tout) et même Joann Sfar (un copain pourtant) qui a eu le culot de se prendre récemment pour Jean-Christophe Menu (pas moins, le cuistre !) en critiquant avec une mauvaise foi remarquée la sélection d’Angoulême.

Et ce sacré Jean-Chri nous a ainsi préparé le terrain pour un énorme gag, car, après avoir fait sa déclaration d’indépendance, et écorché, comme il se doit, bon nombre d’éditeurs grand public, JC donne, l’air de rien, un de ses certificats de bonne conduite, véritable déclaration d’amour, à Dargaud (l’éditeur de XIII et autres régalades alternatives) expliquant que Dargaud, à travers sa collection Poisson Pilote, c’est « l’Association en couleur »…

Après avoir voué aux gémonies le format album cartonné 44 pages couleurs, on rit de bon cœur devant cette déclaration d’allégeance, à peine soulignée par une absence totale de référence à Dupuis (récemment racheté par Dargaud) et Delcourt (qui a édité Jean-Christophe). Evidemment, quand on est un vrai indépendant, on ne goûte pas à la vilaine soupe des grands éditeurs… Ha ha ha, c’est tellement bon de rire.

Venant de la part de celui qui s’attaquait, il y a une dizaine d’années, à la présence d’éditeurs ultra-cathos à Angoulême, il est cocasse de voir son retour au sein du giron clérical du très chrétien groupe Media Participation (Dargaud-Dupuis). Jésus Marie Joseph, que c’est chouette : il y a plus de joie dans le ciel pour un pêcheur qui se repent, que pour cent justes fervents.

Mais ce n’est pas tout, car JC a plus d’un ressort comique dans son sac. Prenant le contre-pied de l’exigence intellectuelle qui le caractérisait d’habitude, le grand polémiste mégalomaniaque explique humblement, que non, ce n’est pas l’Association qui a inventé le noir et blanc. Tant de modestie, c’est touchant. Que les lecteurs se rassurent : l’Asso a inventé tout le reste, et spécialement les cases non tracées à la règle et les gros mots, sans lesquels il ne serait pas de vraie bande-dessinée indépendante.

Car l’Asso sait tout, voit tout, connaît tout.
Jean-Christophe est truculent dans son rôle de gourou de secte détenteur de la vérité vraie. Il passe d’ailleurs sous silence tout concurrent pouvant faire une ombre au tableau de la légende associationnaire. Ego comme X, la petite maison angoumoisine, disparaît ainsi du paysage culturelle de la VBDA, Frémok (des franco-belge, pouah !)et Cornélius sont expédiés en deux lignes, quant aux Suisses…, quels Suisses ? Y a de la VDBA en Suisse ? Atrabile, Drozophile, Bülb Comix ? Connaît pas. Ah, vous voulez parlez de Paquet ? Caca, Paquet, dégueu Paquet, pas dans la bouche.

C’est beau, ça rappelle Hara Kiri, à l’époque où ça crachait sur Pilote. D’aileurs Hara Kiri trouve grâce en tant que grand ancêtre aux yeux de Jean-Jean la terreur. Un autre ancêtre adopté ? Futuropolis. Oui, mais maintenant c’est Soleil qui l’a racheté, alors Futuro, ça devient caca. D’ailleurs c’est le fondateur, Etienne Robial, qui le dit. Bah oui, il l’a revendu, mais il savait pas vous comprenez, que ça finirait pas être racheté par un Sale Grand Groupe Commercial (SGGC). Bon évidemment, c’est Soleil qui veut se refaire une vertu , mais bon, c’est louable non ? Non. Ah bon. Il vaut bien mieux que les albums Futuropolis restent sur l’étagère poussiéreuse des collectionneurs. N’essayons même pas de les rééditer, puisque « c’ était mieux avant ».
Pauvre Etienne Robial, il savait pas que quand on vendait, c’était à quelqu’un qui rachetait. Menu nous fait monter les larmes aux yeux avec le coup de la fausse naïveté. Quel talent ! Non, franchement, se lancer comme ça, à la veille de la cinquantaine, dans une carrière d’humoriste, c’est culotté mon Jean-Christouphle.

Et tant qu’on y est, Cri-Cri d’amour s’attaque à Soleil (et il aurait tort de se priver), à travers son organe de presse, Bande-Dessinée Magazine. Alors là, BD Mag, c’est vraiment pas bien, vous savez pourquoi : ça montre des photos de l’intimité des auteurs, et, tenez vous bien, des auteurs de l’Association.

Y en a qu’ont peur de rien.

Jean-christophe, tiens-toi bien mon cousin, il leur dit bien leur fait, à ces vilains : Vous faisez rien qu’à faire du Gala / point de Vue sur les auteurs, c’est vraiment bd poubelle.

Et nous de rire avec lui : c’est vrai que montrer des photos, quasi-intimes, de ces auteurs qui nous déballent leur autobio à longueur d’albums, c’est vraiment dégueulasse. C’est vraiment moche de montrer une photo de Marjane Satrapi mangeant un Kebab, elle qui nous raconte son cycle menstruel avec tellement de pudeur dans son chef d’œuvre « Persepolis » (en vente chez l’Association). Les Auteurs ont peut-être une part de responsabilité dans ce processus de starification, non ?

Merde alors, faut pas tout confondre, nous on fait de l’art (et pi de l’argent avec, aussi, faudrait l’oublier). Sacré Jeannot !

A ce stade de l’histoire, le lecteur va de surprise en surprise avec joie et délectation. Pour perdre un peu son public, Jean-Christophe Korech Menu glisse dans son essai drôlatique quelques remarques vraiment intéressantes, mais il n’oublie jamais de revenir à l’essentiel : la dérision. Car l’Association, ce singulier groupe de chouettes auteurs révolutionnaires s’est démerdée toute seule pour créer dès le départ un truc unique. C’était pas dicté par les circonstances un peu, ce choix de monter une maison d’édition regroupant les refusés ? Non môssieu, c’était le destin et la volonté intime du grand timonier. Les aides du CNL (centre National du Livre), que nenni, c’est rien.

Quant à la jeune garde, soyons clair, Menu nous l’affirme, elle n’existe pas. En effet, ça doit être dur de monter sa structure sans les aides du CNL que trustent l’Association (mais il faut bien vivre, une petite entreprise florissante, ça a des frais…). Et puis, Jean Christophe demanderait pas mieux que d’engager de la chair fraîche, mais bon, l’écurie est complète (Désolé Craig Thompson, va voir chez Casterman, ils ont peut-être de la place…) et puis, on vous l’a dit, y a pas de relève. Il y a juste… Jean-Christophe, et, un peu, ses copains.

Voilà, je crois avoir bien résumé ce grand moment de second degré que nous a offert pour un prix modique (qu’est ce que c’est que 18 euros, pour une pareille rigolade ?) ce nouveau talent de la gaudriole à la française : Jean-Christophe Menu.

Je mentionnerais juste pour terminer un peu, parce qu’il se fait tard, la jolie iconographie d’entre chapitre, tirée des manuels dentaires. Soit un subtil moyen de suggérer que Aïe !, ça va faire mal. Effectivement, tant de recul sur soi-même, ça doit faire assez mal, et puis surtout, ça doit bien permettre d’avancer, de se remettre en cause comme ça, avec esprit et mesure.

Bravo donc à Jean-Christophe Menu pour sa belle prestation, vous pouvez lire le livre pour vous faire une opinion, parce que j’ai peut être mal compris certaines subtilités du message (c’était peut être du quarantième degré, et alors là, attention, c’est vraiment à se pisser dessus, limite c’est dangereux pour la santé…).

Et reconnaissons-lui aussi la vertu de nous donner envie de réagir, de lui donner tort et de se précipiter en librairie acheter tout ce sur quoi il crache.

Matrok
Ce livre a fait des vagues à sa sortie, pour des raisons anecdotiques sur lesquelles il ne sert à rien de revenir. Car mis à part son côté polémique, c'est pour Menu l'occasion d'exposer son point de vue d'éditeur indépendant sur le monde des éditeurs de Bandes Dessinées. C'est également, bien qu'il s'en défende, un bilan sur ce que "l'Association" a réussi a changer dans le monde de la Bande Dessinée au cours de la décénie 1994-2004, mais aussi un constat de ses échecs et des menaces qui pèsent sur elle - en un mot : la récupération.


On est habitué à ce que le monde de la Bande Dessinée porte toujours sur lui-même un regard satisfait et optimiste. Au contraire, Menu dénonce ici comme on voudrait le voir plus souvent les défauts de ce qu'il appelle le "microcosme" de la BD (illettrisme, standardisation, tentations commerciales et début de star-system). Les éditions Soleil et leurs stratégies marketing tendant à débiliser le lecteur en prennent particulièrement pour leur grade et c'est tant mieux. Mais là où Menu est plus subtil et plus difficile à suivre, c'est lorsqu'il s'en prend également à Casterman, qui avec sa collection Ecritures n'a apparemment qu'un but mercantile, ce dont l'indigence des livres qu'ils vendent (mauvaise mise en page, jaquette passe-partout) mais aussi le choix des oeuvres éditées (assez consensuelles dans l'ensemble et parfois faciles) apporteraient la preuve.

Toujours selon Menu, cette attitude de Casterman avec sa collection Ecritures n'est somme toute pas très éloignée... de celle de magazines ayant en apparence la BD pour objet, comme "Bande dessinée magazine" ou "Calliope" (deux magazines de chez Soleil), et qui assimilent de manière brutale et toujours abêtissante les auteurs d'avant-garde avec la lie de la production commerciale. Le but que poursuit le microcosme à travers cette tentative de récupération par tous les moyens serait d'obtenir pour eux ce qu'ont réussi a obtenir de haute lutte les indépendants, en particulier Futuropolis (le nom ayant été racheté... par Soleil !!) et l'Association. À savoir : la reconnaissance comme moyen d'expression artistique, aussi bien officielle que par l'intelligentsia et les libraires. Là encore, Menu est extrêmement convaincant et d'une lucidité effarante...

Alors comme parade de la part des indépendants à cette récupération qu'il juge à raison dangereuse pour la Bande Dessinée, Menu fait finalement quelques propositions à la fin de son essai, comme de conserver le rapport si particulier au "beau livre" et à la diversité de formats, une politique éditoriale que les grandes éditions n'ont apparemment pas l'intention de suivre.


Malheureusement, la satire a ses faiblesses. On pourrait gloser longtemps sur les reproches attribués à la collection Ecritures, sur les solutions proposées qui ne sont que le prolongement de ce qu'a fait (il est vrai avec succès) l'Association depuis maintenant plus de dix ans. Mais ce qui gène surtout, c'est que bien que ses reproches sur le monde de la BD soient avant tout fondés sur la coupure entre ce petit monde et le reste de la culture et de la société (c'est le sens du mot "microcosme"), Menu semble souvent ne parler que de la BD sans considérer dans quel monde celle-ci se crée. Par exemple, beaucoup de considérations sur la place de plus en plus envahissante du marketing sur la production de BD n'auraient rien perdu à être prolongées par une critique de fond de l'idéologie méprisante qui sous-tend l'envahissement du marketing dans la vie culturelle, comme dans la vie de tous les jours.

Pire, lorsqu'il critique tel ou tel livre, ses raisons semblent également limitées au monde de la BD. Par exemple sur "le combat ordinaire", il écrit qu'il s'agit de vulgarisation. Sous-entendu, dans cette oeuvre là Larcenet ne ferait que donner à la collection "Poisson Pilote" un succédané de ce qui se fait dans la BD "indépendante". C'est complètement ignorer le propos tenu par Larcenet dans ces deux albums (sur le passé pas vraiment guéri de la guerre d'Algérie, sur le désespoir des ouvriers, etc...) pour ne s'en tenir qu'à un point de vue strictement formel sur une BD qui serait coupée du réel. Même chose avec "Blankets" de Craig Thompson : Menu dénonce un travail de suiveur affreusement sentimentaliste (et surtout l'attitude de Casterman qui le présente comme un chef-doeuvre), mais passe totalement sous silence la charge féroce contre l'emprise de la religion sur la jeunesse que contient ce livre.


Cet essai mérite donc d'être lu et paraît même nécessaire pour qui aurait encore un point de vue angéliste sur la BD, mais il faut un certain recul pour apprécier pleinement les critiques les plus justes qu'il contient, et ne pas s'arrêter aux passages volontiers polémiques (dans le meilleur des cas) ou passionnels (dans le pire).
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