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L'Association

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Notes Mésopotamiennes
Sc�narioAyroles François
DessinAyroles François
Ann�e2000
EditeurL'Association
CollectionMimolette
S�rieNotes Mésopotamiennes, tome 1
autres tomes1 | 1.5
Bullenote [d�tail]

30 planches. 30 scènes.

François Ayroles montre en quelques case le regard souvent atypique qu'il porte sur des choses très quotidiennes, très banales.

Aucune action, juste des regards, mais fins, intéressants et apaisants.

Autre publication:

dans Notes Mésopotamiennes (Notes Mésopotamiennes #1.5)

 

2 avis

CoeurDePat
Cet album, composé de 30 récits d'une planche (soit 6 cases) chacun, est complètement atypique. Les récits n'en sont pas. Il n'y a ici aucune action, d'ailleurs le passage d'une case à l'autre est très souvent le passage d'une scène à une autre. Cela donne une impression étrange : le temps est comme figé, on a l'impression de voir une suite d'illustrations, mais sans aucune action, sans aucun mouvement, comme des photos. Les "histoires", ou plutôt les scènes racontées, font preuve d'un sens de l'observation pour le moins intéressant, mettant en scène du quotidien, mais d'une manière dont on le regarde rarement. Toutes font preuve d'une finesse certaine et souvent d'un humour également très fin.
Au final, on se perd dans ces planches, dans cette immobilité, dans le regard ici porté sur les choses, et on en ressort serein, comme d'une semaine de vacances ou d'un rêve.
lldm
François Ayroles sait écrire ; c'est en bande dessinée une qualité introuvable : au mieux, le dessinateur de bandes dessinées ourle laborieusement ce qu'il pense être la belle écriture et qui n'est jamais qu'une version vieillotte des romans académiques du siècle précédent. Au pire, il cabotine comme un dialoguiste de séries télévisées. Ayroles n'est pas le contemporain de Paul Bourget ou de Mauriac, il est bien celui de Farrachi ou de Cholodenko et son écriture tient la page.
François Ayroles sait dessiner, ce qui est tout à fait autre chose qu'un exercice de séduction ou une manière de danse : c'est une façon précise de conduire une idée.
Ces carnets de Mésopotamie sont une ouverture idéale à l'oeuvre de François Ayroles: toutes les civilisations ont leur genèse larvaire, leur décochement sumérien, leur Gilgamesh et leur chute. Tôt ou tard, elles sont condamnées à devenir un mystère tendu entre la mort physique — la ruine et la repousse des arbres — et cette invention continue du monde qu'est l'Histoire. Par une minuscule pas de côté, une insistance sur un détail, un mouvement, Ayroles met en lumière dans la nôtre le mystère qui est au coeur de toutes les activités humaines. C'est un réseau infini de mythes implicites qui se dégage de minuscules basculement du familier dans l'étrangeté, promenés que nous sommes entre deux instruments de mesure, un télescope inventoriant une galaxie achevée et un microscope révélant un monde en perpétuelle apparition.
Une dernière chose : François Ayroles est un des auteurs les plus drôles que vous puissiez lire. Ce serait quand même dommage de ne pas le noter.
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