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Casterman

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Mariko Parade
Ann�e2003
EditeurCasterman
CollectionEcritures
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

- P7. La Ballade d'Enoshima, [Récit complet], Boilet Frédéric (S), Takahama Kan (SD)
- P14. Les douze Chimères du Zodiaque, [Illustration], Boilet Frédéric (D)
P43. Hohoemidô, la cérémonie du sourire, Comix 2000 [Récit complet], Boilet Frédéric (SD)
- P84. Histoire presque sans paroles, [Récit complet], Boilet Frédéric (SD)
- P110. Les petites vestes de Boilet, [Récit complet], Boilet Frédéric (SD)
- P118. Juin 2049, Eirin a 100 ans !, [Récit complet], Boilet Frédéric (SD)
P157. Les ampoules de Mariko, Lapin n°25 (Lapin #25) [Récit complet], Boilet Frédéric (SD)
D : Dessin S : Sc�nario

Fin mai 2002, un mangaka français de 42 ans, et Mariko, jeune Japonaise de 24 ans (son modèle), partent trois jours sur l'île d'Enoshima afin d'y réaliser des repérages photographiques. D'un côté, c'est pour eux l'occasion de feuilleter et commenter les pages des illustrations et histoires réalisées ensemble, et de l'autre de faire le point sur leur vie amoureuse.

Après deux journées passées à découvrir la petite île, Mariko annonce qu'elle doit rentrer un jour plus tôt pour assister à une réunion sur les études à l'étranger. Elle révèle ainsi au mangaka qu'elle a décidé de quitter le Japon pour quelques années...

 

4 avis

petitboulet
Un mangaka Français et son modèle, Mariko, vont à Enoshima pour prendre des photos de repérage en vue d'un futur manga appelé Mariko Parade...
Voilà l'histoire de Mariko Parade. C'est peu? non. C'est énorme. Parce que l'histoire n'a pas d'importance ici. Ce qui compte, comme toujours chez Boilet c'est ce qui se dégage de l'ouvrage, les sentiments, les émotions... Et les dessins.

Frédéric Boilet aime les collaborations. Dans chacun de ses ouvrages, on trouve la patte d'un autre auteur, qu'il vienne faire un clin d'oeil ou qu'il s'implique totalement dans le projet. Pour Mariko Parade, au départ il devait s'agir d'un recueil de ses travaux anciens, reliées par une petite histoire "fil rouge" dessinée par Kan Takahama et intitulée "la Ballade d'Enoshima".Un livre sur le même principe que les anciens Mickey Parade, avec pour sujet Mariko, le modèle de Boilet pendant 4 ans. Au final, "la Ballade d'Enoshima" s'est étoffée, a pris de l'importance par rapport aux autres histoires, jusqu'à leur ravir la vedette et prendre 160 des 180 pages de l'ouvrage.

La tâche d'animer Mariko, de la faire sienne est donc laissée ici à Kan Takahama . Son dessin, très vivant et simple, fait des merveilles, et s'accorde étrangement bien avec celui de Boilet. Pourtant elle ne fait pas dans le réalisme. Son dessin est fait de lignes simples, qui vont à l'essentiel, alors que Boilet est beaucoup plus réaliste. Mais tous deux possèdent le meme talent, celui de faire oublier que ses personnages ne sont que de papier, à travers leurs expressions, leurs poses, leur manière de bouger... Pour Mariko Parade, on sent que le personnage de Mariko a retenu toute son attention: le visage est simple, mais particulièrement expressif. Takahama multiplie les angles de vue, donne une grande variété d'expressions au visage de Mariko, et lui donne vie sous nos yeux. Le personnage du mangaka français souffre de la comparaison, moins travaillé, plus brut de décoffrage.

Takahama introduit quelques pages en couleurs pastels dans son dessin, et Boilet insère lui aussi une histoire en couleurs, dans des tons beaucoup plus chauds, orangés, reflétant l'érotisme de la scène. On peut presque entendre le mot Suki (je t'aime), prononcé par Mariko, et le contraste entre ces couleurs et les pages suivantes de Takahama, très sombres, où les contours des personnages se devinent plus qu'ils ne se voient, amène une grande mélancolie...

La mélancolie, on la retrouve à peu près partout dans l'album, dans les expressions de Mariko, dans les symboles utilisés, comme l'hortensia... jusque dans la scène finale, vraiment magnifique de pudeur , de sentiments... Mais à cela s'ajoutent de nombreux passages humoristiques, amenés en général par le mangaka français. Takahama et Boilet se moquent gentiment du penchant de celui-ci pour le football et pour Zidane en particulier. Ces passages aèrent le récit tout en ne faisant pas oublier l'atmosphère générale de l'album: même dans ces cas la, on sent une mélancolie diffuse en toile de fond...

L'auteur français fait de nouveau mouche , avec les mêmes ingrédients que la dernière fois et celle d'avant, un mélange de simplicité, d'émotions, et de justesse de ton, le tout servi par une dessinatrice au talent énorme, qui s'est investie totalement dans son travail pour rendre crédible Mariko. Le résultat dépasse les espérances, Mariko va rester dans les têtes de ses lecteurs, à coup sûr.

CoeurDePat
Je n’ai rien lu de Frédéric Boilet, mais quand j’ai vu la couverture de « Mariko Parade », le charme de la collection écritures a fait son effet. La maquette de ces albums est en effet d’une grande beauté, tout en sobriété et douceur. Doux au toucher et dotés d’une odeur bien particulière, ils sont vraiment séduisants.

Et en feuilletant celui-ci, le dessin de Kan Takahama m’a immédiatement plu. Il est d’une incroyable douceur, tout en rondeurs, fait ressortir à merveille les reliefs, en particulier ceux des visages… Il sait se faire naïf au niveau des expressions, utiliser des codes (des « trucs ») typiques au manga, comme certaines façons de dessiner la surprise ou la contrariété, et enfin le pire, il représente d’une manière absolument fabuleuse les émotions.
D’anciennes histoires de Boilet (donc dessinées par lui-même) sont reprises dans ce livre et intégrées dans l’histoire. Le connaisseur reconnaîtra la liste en fin d’album…

L’histoire… Bah, difficile d’en parler. Dire que Boilet et Mariko, son modèle et sa compagne partent trois jours prendre des photos sur l’île d’Enoshima n’avancera pas à grand-chose. Dire que ce livre parle d’eux et de leurs sentiments non plus…

Cependant, pour autant qu’on puisse essayer de faire partager cette chose éminemment personnelle et subjective qu’est le sentiment, les mots amour, doute, angoisse et joie sont peut-être ceux qui me paraissent les plus appropriés. En lisant ce livre, et malgré de nombreux moments amusants où l’on rit de bon cœur, on est complètement submergé par ce sentiment, les émotions sont là en permanence, d’une douceur, d’une tendresse incroyable, à la mesure de celles du dessin, mais en même temps il y a la peur et l’angoisse de la perte, jamais aussi bien exprimées.

Deux scènes en particulier : « Histoire presque sans paroles », par Boilet, où le mot « Suki » n’est plus représenté mais devient réel, et la scène finale, qui laisse la gorge nouée.

La saveur de cet album est très particulière... Jamais peut-être « roman graphique » et « doux-amer » n’auront eu autant de sens. Il y aurait beaucoup, beaucoup d’autres choses à dire, mais mieux vaut découvrir par vous-même ce chef d’œuvre.
olive
Pour commencer il faut parler de l'entrée en matière : la couverture de l'album.
La couleur rose du titre, les personnages harmonieusement dessinés sur fond blanc : tout ceci me fait penser, avant même d'avoir ouvert le livre à un travail d'auteur tout en délicatesse et en finesse.

Après avoir fini cet album, ce sentiment reste intact. L'histoire est touchante par la manière qu'a la dessinatrice Takahama de faire ressortir les sentiments tout en nuance, et en prenant une certaine distance avec son sujet.

Cette distance permet d'accepter cette rupture entre le mangaka et Mariko. Elle pourrait être incompréhensible (il l'aime, elle l'aime, pourquoi se séparer?), mais on comprend vite qu'elle est inévitable, que c'est dans la personnalité de cette jeune japonaise.
Mariko a besoin finalement d'exister par elle-même, de se construire d'une autre manière que par l'oeil et l'image du mangaka français.

Les travaux antérieurs de Frédéric Boilet s'intègrent plutôt bien dans cette histoire. Leurs sujets sont parfois forts (la cérémonie du sourire), tendres (Les ampoules de Mariko, histoire presque sans paroles), ou plus anecdotiques...
Cependant on peut les vivre comme un retour perpétuel sur le passé, de la part du mangaka. Mariko évolue, change, mais son amant ne le voit pas.
On le voit, nous, dans cet admirable passage entre la scène d'amour en couleur dessinée par Boilet qui appartient au passé et la réaction de Mariko, pleine de nostalgie.

C'est donc pour conclure un album à découvrir absolument, car il arrive parfaitement à jouer sur la fibre de l'émotion et cela par petite touche.
herbv
Je dois dire que je n'aime pas cette oeuvre sauf quand on passe aux planches de Boilet. En fait, j'aurais préféré un recueil de dessins et d'histoires courtes sans tout le parasitage autour.

Pour être plus précis, je n'ai pas aimé :
- Le dessin de Takahama sur Mariko Parade. J'ai l'impression de voir du sous Boilet mal maîtrisé. Pourtant, quand je lew autres oeuvres de l'autrice, j'aime beaucoup ce qu'elle fait et son dessin. Là, il y manque le réalisme de Boilet.
- L'histoire : Il n'y a pas de fil conducteur, d'idée directrice, je n'ai pas senti de cohérance dans le propos de Takahama. D'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper, c'est co-signé mais pour moi, c'est une oeuvre de Takahama, ce qu'elle revendique dans l'intéressante préface. Là où je trouvais l'histoire d'amour (sur fond de rivalité masculine) prenante dans l'Epinard de Yukiko, autant, je ne trouve rien de bon ici, juste des scènettes souvent sans intérêt.
- La narration : C'est poussif, les oeuvres de Boilet ont l'air de débarquer dans l'histoire sans être bien amenées (sauf pour les illustrations sur les signes zodiacaux). j'avais adoré l'insertions fréquentes des croquis de Boilet tout au long de l'Epinard de Yukiko. Là, c'est plaqué artificiellement.

En fait, cet album est une immense déception pour moi car je devais m'attendre à un "Epinard de Yukiko" bis et que je ne l'ai pas, sinon quelque chose que je ressens comme un mauvais ersatz. Si je n'avais pas lu les courts récis de Takahama dans Bang! ça serait peut-être mieux passé car ça non plus, je ne l'ai pas retrouvée. Le truc "marrant", c'est que tout le monde, autour de moi, qui a lu cette oeuvre l'a beaucoup aimé, mais bon, je ne vais pas me forcer non plus :) Il faut dire que je venais de lire la réédition de "L'homme qui marche" juste avant ma première lecture de "Mariko Parade". Difficile d'apprécier un manga d'auteur juste après Taniguchi, la barrière est placée trop haute ;)
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