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© Asuka

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Love My Life
ScénarioEbine Yamaji
DessinEbine Yamaji
CouleursNoir et Blanc
Année2004
EditeurAsuka
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

1 avis

herbv
Ichiko Izuma est une jeune étudiante en anglais, qui souhaite marcher dans les pas de son père, traducteur de romans américains branchés. Elle se décide enfin à lui avouer qu'elle est amoureuse d'Eriko, une étudiante en droit. Ichiko va tenter de vivre son homosexualité en paix et être amenée à s'interroger sur la nature de sa relation : est-elle réellement homosexuelle ou simplement amoureuse d'un être qui se trouve être du même sexe qu'elle ?

Cette fin d’année 2004 s’annonce riche en découverte de nouveaux types de mangas. Après la déferlante de seinen (manga pour jeunes adultes), et avant l’arrivée de la collection Sakka (composée de mangas d’auteurs) chez Casterman et de mangas josei (pour jeunes femmes adultes) chez Delcourt et chez Génération Comics, c’est au tour d’un autre type de production d’apparaître dans nos contrées. Même si on peut penser que le but est surtout de se démarquer de la concurrence de plus en plus nombreuse et de faire parler de soi plutôt que de répondre à un besoin du public francophone (je vois le mal partout :)), les éditions Asuka nous propose le premier manga yuri (traitant de relations homosexuelles féminines) publié en francophonie. Je ne sais pas si ce sous-genre a permis de produire des chefs-d’œuvre mais il est certain que « Love my Life » n’en fait pas partie. Mais je ne serais pas aussi sévère que beaucoup de personnes qui l’ont lu de façon un peu critique et j’estime que les points forts l’emportent largement sur les points faibles d’où une tendance à légèrement surnoter ce titre de ma part. En effet, j’estime qu’on ne peut pas attendre d’un one-shot un développement des personnages, une analyse fine des situations et de profonds questionnements sur nos sociétés. Moins de 200 pages ne permettent pas de faire une œuvre sur l’homosexualité aussi profonde et atypique que le Journal de Neaud (une BD d’auteur franco-belge).

J’évacue rapidement une réalisation assez médiocre, les scans étant incroyablement ratés, pour me concentrer sur le contenu. Heureusement que le dessin (qui me plaît beaucoup) est assez simple, il n’en a pas trop souffert. On peut déplorer que les personnages manquent souvent d’épaisseur (notamment l’héroïne), que la plupart des personnages sont homos (j’ai trouvé que le coup du père et de la mère homo qui ont une fille homo est un peu trop poussé et traité trop lourdement :)), ce qui donne une impression de monde fermé sur lui même (idem avec la ballade sur la plage où les 4 seuls personnages sont des lesbiennes), que certaines questions semblent assez malhabiles ou naïves. D’un autre côté, les questionnements sur le coming-out et ses conséquences n’est pas mal traité. Même chose avec la découverte de l’homosexualité (il n’y a pas de mélange fait entre identité sexuelle et préférence sexuelle et cela est exposé clairement) Pareil avec le problème de l’homophobie même s’il peut sembler parfois un peu caricatural dans le manga (mais rappelons que le Japon est une société sexiste et peu tolérante). J’ai beaucoup aimé aussi la façon dont l’amour physique est montré de façon réaliste, sans clichés et sans réel voyeurisme. Ce n’était pas évident du fait que le fantasme des deux femmes qui se font des câlins en attendant l’homme est très important dans l’imaginaire masculin (un peu le pendant du yaoi pour les filles). Nous avons aussi deux personnages que je trouve bien écrit et disant des choses souvent très justes : Eri et Take-Chan, Ichiko jouant ici le rôle d’une candide un peu innocente et naïve. Cela peut agacer mais je trouve que l’idée n’est pas mauvaise, surtout si on est jeune homo encore bien ignorant(e) des choses de la vie ou si on est hétéro à l’homophilie débutante (mais cela pose un peu le problème du public visé par Love my Life). De plus, n’oublions pas qu’il y a une belle histoire d’amour entre nos deux héroïnes, même si tous les protagonistes de cette histoire semblent vivre dans une bulle. Mais n’est-ce pas le cas de beaucoup de monde de nos jours ?
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