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ďż˝ Casterman

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Tome 17
Sc�narioSamura Hiroaki
DessinSamura Hiroaki
CouleursNoir et Blanc
Ann�e2006
EditeurCasterman
CollectionSakka
S�rieL'habitant de l'infini, tome 17
autres tomes... 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 ...
Bullenote [d�tail]

Lin, Isaku et Dôa croisent de nouveau les hommes d’armes humiliés récemment par la jeune fille. C’est un nouvel affrontement sans pitié qui s’engage, au cours duquel se révèle la force brute du géant Isaku. Réchappée du massacre, Lin poursuit ses recherches pour retrouver Manji, toujours séquestré par Habaki, le chef du Mugaïryû. Habaki continue de jouer les apprentis sorciers pour percer à jour le secret de “l’immortel”, avec l’aide d’un nouveau médecin, Burandon Ayame étant emprisonné. Tandis que ce dernier sombre peu à peu dans la folie, Lin et Dôa, en se rapprochant de Manji, font une effroyable découverte.

 

1 avis

nirvanael
Lorsqu’une série, aussi incroyable qu’elle soit et autant qu’elle nous plaise, a eu un raté, il y a toujours une appréhension à la sortie d’un nouveau volume… L’Habitant de l’Infini 17 allait-il ainsi être à la hauteur de la qualité générale de l’ensemble ou bien l’auteur, lassé par la longueur, allait-il nous livrer quelque chose de médiocre en se reposant sur son propre succès, comme cela a pu être le cas avec les tomes 13 et 14 ?

Malgré un début de volume, avec une (longue) scène de combat qui peine à convaincre et une adaptation discutable (NOOOON !!! Steuplaît « Homme à Roulettes » (Casterman) !! Pas le retour des désastreuses tirades qui ne veulent rien dire comme dans ce qu’il est difficile de qualifier de précédente « édition » !), nous avons entre les mains un excellent album, qui survole le flot des autres productions mangas (et qui a grossi comme le tome 16 d’une cinquantaine de pages par rapport au format habituel de la série, régime dont je préconise la poursuite).

Cela fait maintenant trois volumes que l’intrigue se consacre à cet infini que Manji habite. Samura, aux tendances psychotiques reconnues, ira jusqu’au bout du fond de la chose, sans concession, aucune. Le chemin des personnages suit son court en conséquence : Manji est toujours séquestré et sujet contraint de recherche, Lin est à sa recherche en compagnie de Dôa, cette dernière étant en quête de Isaku, alors que la folie dans sa plus pure expression se met en place. Ou plutôt est-ce la folie sous-jacente depuis un moment qui perce enfin au grand jour ? Burando, médecin désigné pour mener les expériences de Habaki, est notre indicateur des conséquences de la recherche effrénée de l’immortalité. Acculé au plus profond de son échec et obsédé par son but autant que débordant d’ambition, cet humaniste se change en un bourreau des plus impitoyables.
Ultime paradoxe et ironie déjà maintes fois atteinte par l’humanité que d’ériger une montagne de cadavres pour atteindre un idéal… L’immortalité ôte toute substance à la vie, et même en tant que chimère (« ça ne relève pas de la médecine, mais de la magie »), lointaine et inaccessible, elle légitime toutes les horreurs et les sacrifices. Que les êtres humains soient alors des loutres ou autre chose ne change rien à l’affaire, leurs souffrances, leur dignité autant que leurs vécus sont méprisés au profit de quelque chose de plus « grand » depuis bien longtemps… A ce niveau du récit, le lecteur aura compris qu’il peut remplacer « immortalité » par toute autre forme d’ « idéal »…

Samura développe avec force et intelligence ses thématiques favorites, puisque celles de la vengeance et d’une vision dégagée de manichéisme viennent nous toucher en fin de volume par l’intermédiaire de l’extraordinaire personnage de Lin, qui s’est changé en femme sans que l’on s'en rende compte, dans sa relation au personnage maintenant incarné de Dôa, et cela prend agréablement écho dans ce qui nous a été donné à vivre dans les premiers volumes.

L’immortalité, mais qu’est-ce donc après tout ? Autre chose que le fait de ressentir ses souffrances sans jamais en être libéré ? Un simple fardeau ?
« Il faut que je mange… le jour où j’arrêterai ce sera la fin », nous répond Manji, l’habitant de ce supposé fascinant infini.
Vivement le prochaine volume.
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