créer | pseudo  mot de passe  |  
 
album
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Les derniers ajouts
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure BulleGalerie

par Wayne


par IG85
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques



par Coacho
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

ďż˝ Vents d'Ouest

compl�tez cette fiche
Gong
Sc�narioAstier Laurent
DessinAstier Laurent
Ann�e2003
EditeurVents d'Ouest
CollectionIntégra
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

New York, novembre 1947. Dans moins de cinq minutes, au grand stadium, va se dérouler le combat de boxe le plus attendu de l'année, opposant Mark L. Dancre, dit le Danseur, à son challenger Anton Plavel. Certains journalistes l'ont même appelé « le combat du siècle ». Mais ce combat, Plavel va le perdre. Il va se coucher, et ce sera son dernier. Tout ça parce qu'Eric Zinoli, grand ponte de la pègre, a acheté le match et lui a ordonné la défaite. Mais l'autre problème, c'est que Plavel va tomber amoureux de la femme du truand. Pour elle, il va tout remettre en question, et va vouloir changer de vie. Et la première chose à faire est de se débarrasser de tous les gens qui l'emmerdent, y compris sa femme. Quitte à perdre ce match, autant essayer de refaire sa vie...

 

3 avis

Gilles
L'action se déroule à New-York en 1947. Dans moins de cinq minutes va se dérouler le combat de boxe le plus attendu de l'année, opposant Mark L. Dancre, dit le Danseur, à son challenger Anton Plavel. Mais ce combat, Plavel va le perdre car qu'Eric Zinoli, grand ponte de la pègre, le lui a ordonné. Mais quitte à se coucher, il ne sera pas le seul et il leur fera payer à tous...

La première chose qui frappe lorsqu'on ouvre Gong, c'est les magnifiques dessins de Laurent Astier qui n'hésite pas à faire exploser les limites de la page pour raconter son histoire. Le trait est assuré et la mise en page de très haute qualité. Certes, le dessin connait parfois quelques petits aléas dûs à la jeunesse de l'auteur mais ils sont vite oubliés tant le récit est fort et les images somptueuses.

L'auteur mèle avec réussite des influences américaines et européennes tant au niveau du dessin que du récit. On ne peut s'empêcher de penser à Frank Miller mais là où certains auteurs se contentent de recopier le créateur de Dark Knight Returns, Laurent Astier parvient à sublimer son influence et crée un style qui lui est propre.

L'album se lit d'une traite et pourrait sembler court si l'on ne pouvait s'empêcher de s'arrêter longuement sur chaque planche tant celles-ci sont un régal pour les yeux.

En bref, Gong est un excellent album d'un auteur dont on attend avec impatience les prochaines oeuvres.
Oslonovitch
Je dois avouer que je suis plutôt déçu par cette BD dont j'attendais beaucoup (couverture fabuleuse!). Et à la manière du thème développé dans cette œuvre, je me couche et abandonne.
Pourquoi tant de haine? Bien, essayons d'aborder les choses de façon claire

- Les couleurs tout d'abord : le noir et blanc j'adore. Franchement j'en lis de plus en plus et je n'ai pas souvent été déçu. Le jeu des contrastes entre le noir et le blanc permet de créer des effets saisissants. Ici Astier nous montre de la bonne volonté, un talent certain mais qui m'a paru un brin emprunté, un peu comme du sous-Miller. Ca manque d'assurance, d'aisance, et parfois je me suis posé la question du choix des contrastes sur telle ou telle case (pourquoi la robe de la fille est blanche là, je l'aurai plutôt vue noire, et 3 cases après plutôt le contraire) chose que je ne me suis jamais demandé à la lecture de Sin City pour ne parler que de Miller. Astier n'a pas encore 30 ans de métier dans les pattes et ça se sent, mais s'il continue à progresser, il est évident qu'il peut s'imposer comme un grand du N&B (c'est tout le mal que je lui souhaite). Bon attention, c'est quand même pas mal du tout hein, bien mieux que pas mal d'autres N&B! Pourquoi ? A cause, ou plutôt grâce au découpage.

- Le découpage : et bien oui, c'est quand même là l'aspect que j'ai trouvé le mieux réussi dans cette BD. Les conventions classiques du découpage "à-la-papa" sont ici oubliées, enfreintes et ce pour le plus grand bien de l'histoire. De plus la ligne narrative mélange le commentaire du match avec les interrogations du boxeur, permettant de donner encore plus d'ampleur aux histoires qui se mêlent et qui sont suivies en parallèle. Encore une fois, Astier fait montre ici d'un vrai gros potentiel qui risque bien d'exploser dans ses prochains albums.

- Le dessin en tant que tel : c'est très irrégulier Certaines planches sont vraiment réussies, et d'autres sont nettement en retrait. Bon, là c'est bien entendu un avis très subjectif : on aime ou on aime pas un dessin, mais on ne peut pas dire que c'est mauvais dans le cas d'Astier. C'est juste que je n'accroche pas sur certains plans que je trouve un peu bâclés, et c'est d'autant plus dommage que sur d'autres, on sent "quelque chose". Bien entendu mon avis sur le dessin est intimement mêlé au traitement du N&B évoqué plus haut. Les allégories (la scène de la corrida, la scène du combattant casqué façon le labyrinthe et le Minotaure) ne m'ont pas du tout fait saliver la pupille par leur dessin mais plus par leur force évocatrice.

- Le scénario : bon là c'est vraiment là que le bat blesse Je me suis presque emm… à finir cette BD. Et si je l'ai terminée c'est plus pour jouir du découpage et du traitement narratif de l'histoire que de l'histoire en elle-même. Les personnages n'ont aucun relief, aucune saveur, et paraissent interchangeables avec bien d'autres fictions BD. Même si plusieurs lignes conductrices sont suivies en parallèle, on n'est pas vraiment surpris par l'évolution de l'histoire tant on suppose et tant on devine à priori tout ce qu'il va se passer, ou presque. De plus, j'ai regretté le manque d'introspection du personnage principal, on suit bien le cheminement de son raisonnement, depuis son plan jusqu'à la fin mais j'ai regretté l'absence d'un réel travail psychologique, chose à laquelle je suis particulièrement attaché dans une œuvre de fiction; d'autant plus lorsqu'elle sent le vrai comme cette BD.

Pour résumer, je dirai donc que je n'achèterai pas cette BD, que je ne la relirai certainement pas ou alors avant un moment, mais que je vais garder un œil attentif sur les prochaines productions de Laurent Astier qui à mon avis n'en reste pas moins un réel artiste.
CoeurDePat
"Gong" ne frappe pas par son scénario, particulièrement banal : le monde de la boxe, un boxeur très doué, le mafieux méchant qui truque les combats et menace les gens, la nana (désolé pour le terme, mais il est adapté) qui se jette dans les bras du boxeur... tout cela est vraiment classique, et même usé jusqu'à la corde (de ring).

MAIS !

Car il y a un "mais"... "Gong" brille comme les feux de la rampe par son dessin, sa mise en scène et surtout par son découpage tout simplement extraordinaire, à la limite du génial ! Le dessin n'est absolument pas cantonné dans des cases, sauf pour les besoins explicites de la narration. Il se fait tantôt débordant, envahissant, glissant, on trouve des métamorphoses assez extraordinaires, le tout servant au mieux le propos ! Le noir et blanc -- superbe ! -- ne fait qu'ajouter de la force à l'ensemble.
De plus, la narration est très particulière, se faisant sur deux, voire trois canaux complètement distincts, s'entremêlant de façon ingénieuse et dense.

Bref. Je suis d'habitude très sensible au scénario et moins au dessin, mais face à un tel chef d'oeuvre, on ne peut que s'enthousiasmer. A lire, absolument !
bordure
coin bordure coin
 
coin bordure coin
bordure Achats

Achetez cet album sur amazon.fr
bordure
coin bordure coin