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Fréon

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L'expiation
Sc�narioCava Felipe Hernández
DessinCastells Ricard
Ann�e2002
EditeurFréon
CollectionAmphigouri
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

 

1 avis

L M
Une bande dessinée historique sur le personnage Lope de Aguirre – le même que dans le film de Herzog, "le premier homme à avoir voulu traiter un monarque comme fils de dieu". Il est des thèmes qui sont sans doute plus importants et ont plus de force symbolique que d’autres lorsqu’on veut bâtir une histoire, et celui-ci, évocation d’une révolte promise à l’échec d’une poignée de soldats « découvreurs » espagnols contre le pouvoir royal, en terre du « nouveau monde », est frappant ; laissons donc de côté tout a priori sur la bande dessinée historique et ce qu’on peut en imaginer de triste.

Le graphisme de Castells est anguleux, incertain, on peut parfois le penser peu assuré, en tout cas nullement systématique (il est difficile d’en tirer une unité, de s’attendre à l’avance à comment seront dessinés tels et tels éléments) ; cependant, on pourrait le comparer, dans ses intentions narratives, au travail de Guibert sur « la guerre d’Alan » (mais sans doute le traitement de « l’Expiation » a-il moins de charme ; plus rugueux, véhiculant moins de douceur). Dans l’un comme dans l’autre, un texte éloquent (ici des dialogues très fins, très sobres et beaux, qui se lisent lentement) donne le ton à un dessin qui n’a parfois qu’à s’éclipser presque complètement, se laisse fréquemment tirer vers l’abstraction, faisant gagner en intensité ce qu’elle perd, peut-être, en « lisibilité ». Dans le cas de « l’Expiation », on ne peut en effet guère parler de fluidité – mais ce n’est pas un défaut, si on accepte d’en faire la lecture attentive qu’il convient : il y a par ailleurs beaucoup à y gagner.
Le traitement de la couverture ne donne qu’une petite idée de cette « austérité » du dessin, qui ne donne pas tout à la fois, qui se fait comprendre parfois plusieurs pages à rebours ; on ne peut cependant aucunement lui reprocher de ne pas être « au service du texte » : il l’est totalement, en fait ressortir la puissance - et l’incertitude du destin des personnages, et l’austérité du personnage principal, et sa fragilité – toutes choses susceptibles d’être sensiblement et puissamment ressenties. C’est là une très belle manière de « raconter une histoire », qui permet au scénariste H .Cava de poursuivre son fort intéressant travail de fond sur la conscience historique.
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