crer | pseudo  mot de passe  |  
 
album
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Les derniers ajouts
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure BulleGalerie

par Wayne


par IG85
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques



par herbv
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

� Pseudo-éditions du 141ème Ciel

compl�tez cette fiche
Coup d'homme
Sc�narioTatsumi Yoshihiro
DessinTatsumi Yoshihiro
Ann�e1988
EditeurPseudo-éditions du 141ème Ciel
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

C'est triste la vie !, Le Cri qui Tue n°4 (Le Cri qui Tue #4) [Récit complet]
Le Téléscope, Le Cri qui Tue n°2 (Le Cri qui Tue #2) [Récit complet]
C'est beau le progrès !, Le Cri qui Tue n°3 (Le Cri qui Tue #3) [Récit complet]
Coup d'homme, Le Cri qui Tue n°5 (Le Cri qui Tue #5) [Récit complet]

 

1 avis

Mael
De 1978 à 1980, la revue Le Cri qui tue avait tenté l’aventure d’une publication consacrée aux mangas en Europe. Malgré la bonne volonté des pilotes (Atoss Takemoto et Yann Kesserling) et un casting de bon goût (Osamu Tezuka, Yoshihiro Tatsumi, Shotaro Ishinomori, Takao Saitō ou… Quino !), c’est un cuisant échec. Après 6 numéros, Le Cri qui tue s’arrête, faute de lecteurs et d’intérêt de la critique. Pourtant la revue marquera quelques lecteurs, comme Jean-Louis Gauthey, le futur éditeur (Cornélius) qui y publiera Tezuka et Tatsumi, ou encore Alain Beyrand. Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal, mais ce passionné de BD est pourtant derrière une étrange structure d’édition.

Étrange structure : voués à ne jamais être connus, les tirages très limités de chaque exemplaires était envoyé à une liste précise - et très restreinte - de destinataires bien précis. En fin d’album, on trouve cette description, qui explique bien la philosophie de l’ensemble : « Les pseudo-albums des pseudo-éditions du 141ème ciel (tous offerts à leurs destinataires, désignés avant parution. Donc épuisés.) ».

Alain Beyrand n’est pas un faussaire et si ses recueils sont « pirates », il n’en tire nul profit. Il s’agit simplement pour lui de recueillir des planches passées injustement inaperçue et de les sortir de l’ombre en les envoyant à des personnalités qu’il imagine prescripteurs potentiels. Il compilera donc de nombreuses bandes de Marten Toonder (Les aventures de Tom Pouce, puis de Capy), célèbre dessinateur hollandais inconnu en France, de Baudoin & Gaudo (publiées dans l’Écho, toujours inédites depuis), de Nicole Claveloux… Il écrira même un ouvrage recensant toutes les publications BD dans La Nouvelle République (46 exemplaires, le plus gros tirage connu de la structure !). Une bibliothèque hétéroclite où se trouvera donc Coup d’homme, recueil des planches de Tatsumi publiées dans Le Cri qui tue.

Quatre récits sont présentés, du très bon Tatsumi, avec son dessin tirant volontiers sur le grotesque malgré des récits toujours sordides, montrant une certaine réalité cachée d’un Japon en reconstruction. La fabrication est artisanale, les pages sont photocopiées, reliées avec un boudin à spirale - à la manière d’un travail étudiant - derrière une couverture cartonnées sur laquelle titre et image sont collés manuellement. Une page de titre indique l’origine des planches et la destinée des quatorze destinataires.

Deux exemplaires sont réservés à l’éditeur, un à Tatsumi, un à Atoss Takemoto (qui dirigeait Le Cri qui tue. Les dix autres sont réservés à des critiques et institutions, des destinataires très variés, montrant bien que la seule volonté de ce « pseudo-album » était de tenter de faire parler de Tatsumi, de permettre sa redécouverte. Malheureusement, il semble que ces envois aient été sans effet, et il faudra attendre des années avant qu’un nouveau livre de Tatsumi arrive sur le marché (Artefact avait essayé, en 83, de publier un album qui fut un échec), grâce à Vertige Graphic puis Cornélius. Alain Beyrand n’y est sans doute pour rien mais cet album témoigne du travail d’un passionné éclairé, d’un homme qui semblait vouloir lutter contre l’injuste ignorance entourant certaines œuvres. Cette micro-production fleure bon la philanthropie, une notion si rare qui permet à Coup d’homme, malgré son incroyable noirceur, de me faire doucement rêver…

Nota bene. les dix destinataires éventuellement « prescripteurs » étaient : Le futur C.N.B.D.I., Le Centre Belge de la B.D., Stan Barets, Louis Cance, Henri Filippini, Thierry Groensteen, Philippe Jannet, Jean-Pierre Mercier, Pierre Pascal et Numa Sadoul.
bordure
coin bordure coin
 
coin bordure coin
bordure Achats

Cherchez cet album sur amazon
bordure
coin bordure coin