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� Casterman

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Tome 1
Sc�narioSeth
DessinSeth
Ann�e2003
EditeurCasterman
CollectionEcritures
S�rieLe commis voyageur, tome 1
Bullenote [d�tail]

1957, dans un coin du Canada, Simon Matchcard est chargé de trouver de nouveaux clients pour Clyde Fans, fabricant de ventilateurs. C’est sa première mission comme représentant et il manque terriblement de confiance en lui. Au fil des jours, il se terre dans un silence pathologique… 1997, un vieillard nous raconte l’histoire d’une famille et de son entreprise : Clyde Fans. C’est Abraham “Abe” Matchcard, le frère de Simon.

 

4 avis

Matthieu
A l'ombre des comics de super héros il existe aux Etats Unis des auteurs de bandes dessinées intimistes ou autobiographiques, tel Tomine, Cherster Brown ou Joe Matt. Seth, l'équivalent américain de Dupuy et Berberian, est l'un d'eux. Après les Humanoîdes Associés et Le Seuil, c'est au tour de Casterman de publier en France un album de cet auteur.

Le dessin du "Commis Voyageur" est très propre, sans texture ni effet, uniquement relevé de quelques aplats de bleu et de gris.

L'album comprend deux histoires liées entre elles par le thème de la vente en porte-à-porte.
Le premier récit est un parfait exercice de style : un seul personnage, un seul lieu, pas de flash-back et pourtant il y raconte toute une période de sa vie. Le second est de forme plus classique, on y suit le voyage de quelques jours d'un vendeur, on découvre ses angoisses et ses échecs. Les véritables forces de Seth restent la qualité et la subtilité de ses personnages. Le temps de quelques pages, ils prennent réellement vie et les lecteurs partagent leurs névroses (et celles de l'auteur ? Difficile d'ignorer la part d'autobiographie de l'histoire). Seth n'en fait pas trop, les dialogues et les évènements sonnent justes. Tout en nous culpabilisant, Seth nous incite à rire de ce qui n'est pas drôle, de la misère humaine, du malheur des "losers ". On oscille donc entre le rire et la compassion envers ces victimes nées qui restent malgré tout terriblement attachantes.

Une fable drôle mais désespérée, cynique et désabusée.
oslonovitch
Double baptême en ce qui me concerne avec cet album : première lecture d'un album de Seth et première lecture d'un album de la collection "Ecritures" de Casterman. Je précise ce point car sans même parler de son contenu, ces livres sont superbes, sobres et joyeux à la fois, doux et revêches en même temps, de superbes objets vraiment.

Le commis voyageur, acte I, scène I : Un vieil homme se lève et le lecteur le suit toute la journée en l'écoutant raconter des souvenirs vieux de plus de quarante ans. Au milieu de ce monologue, les commentaires sur l'art de bien vendre ne cessent de fuser. Lorsqu'une telle scène s'étend sur plus de soixante pages, il est plus que facile de tomber dans l'ennui et le désintérêt le plus total. Mais Seth parvient à éviter cet écueil de bien belle manière. En adoptant un ton intimiste mais jamais précieux, il emmène lentement le lecteur dans un état contemplatif rempli de sérénité. C'est un vieil homme qui parle, on le voit se lever, s'habiller, monter et descendre ses escaliers, manger, et même nu lorsqu'il va se laver. Jamais il n'arrête de nous parler, et on se sent de la famille, étrangement intime en fait. C'est vraiment fort comme sentiment ce que Seth parvient à faire passer sans l'air d'y toucher. Les dessins participent grandement à cet effet avec des nuances de bleu pâle toujours douces, et des touches légères de gris, de blanc et de noir. C'est fin, pas révolutionnaire mais superbement maîtrisé et surtout, ce type de trait s'adapte vraiment bien au propos de l'auteur.

Le commis voyageur, acte I, scène II : Dans la deuxième partie de ce premier tome, le lecteur fait connaissance avec Simon dont le vieil homme nous a déjà parlé dans la première scène… Simon le commis voyageur par intermittence, qui doit vendre des ventilateurs malgré ses difficultés de communication… Ce personnage est un véritable personnage de fiction, plein d'attraits et de ces petits défauts qui font la grandeur des anti-héros. En jouant avec les relations et les rencontres de Simon, Seth s'amuse à le faire dériver vers les limites de l'humanité, vers les confins obscurs de ce masque que nous portons tous jour après jour. La place de l'individu dans la société est en effet à ce prix et toujours avec ce ton mesuré mais qui fait mouche, Seth signe ici un premier tome très touchant.
pessoa
Voilà une bande dessinée hors du commun. Hors norme, en tout cas.
L’action (au sens classique) est quasiment absente du Commis voyageur, pourtant cet album est passionnant. La première histoire (sur deux) est un vrai tour de force : Seth observe son personnage, un vieillard, qui déambule dans ce qui fut son entreprise, tout en racontant ses souvenirs. Ceux d’un marchand de ventilateurs. Mais sans le moindre flash-back dessiné : un homme qui parle, c’est tout !
Comment ça marche ? Comment Seth réussit-il à faire de ce récit quelque chose de prenant ? Il y a la magie du dessin, certainement : toujours net et précis (plus encore que dans La vie est belle malgré tout), Seth sait s’attarder sur un objet du décor, sur une mimique, alterner les plans larges et les plans serrés. Et pareillement pour le texte, qui alterne les confidences sur la vie du narrateur et de son frère avec une sorte de causerie sur les techniques de vente. Le texte et le dessin se répondent à la perfection.
La deuxième partie, qui se situe dans les années 50, est un récit plus classique mais pas moins intéressant, où l’on découvre un peu mieux Simon (le frère du narrateur), voyageur de commerce malgré, poète aux prises ave des commerciaux sans finesse et des grossistes sans pitié.
J'attends les prochains tomes avec impatience !
Coacho
Beau livre dont le rythme est d'une extrême lenteur mais jamais on ne s'endort... C'est étrange.
Nous revisitons le développement du commerce et les notions marketing en place en 1950, et nous découvrons une famille disparate investie dans le commerce de ventilateurs.
Le plus jeune fils va se retrouver obligé de se transformer en Vrp, un exercice qui va le conduire dans une impasse psychologique... Servi par un dessin impeccable, Seth nous offre un récit non pas monotone, mais lancinant, qui ne laisse pas indifférent...
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