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ďż˝ ego comme x

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Colombe et la horde
Sc�narioHureau Simon
DessinHureau Simon
CouleursBichromie
Ann�e2004
Editeurego comme x
S�rieOne-shot !
Bullenote [d�tail]

Ainsi donc, après PALACES, Simon Hureau, tend une nouvelle corde à son arc de virtuose, puisque c’est un article dans un journal trouvé sur un banc qui lui a donné la matrice de cette « fiction ». Mais c’est encore pourtant « la vie, la vraie » qui est aux commandes du scénario. Un scénario, comme elle seule peut en inventer et qui ne laisse jamais présager des destinées conduites par sa main experte et parfois cruelle... Il y d’abord Colombe, qui mène une vie simple auprès de sa mère adoptive, avec juste quelques rêveries innocentes pour porter ses espérances... Suzanne, sa collègue et amie, a pour elle l’affection d’une grande sœur. Édmond, un jeune collégien un peu complexé, nourrit de précoces sentiments pour la belle Colombe. Étienne fait partie du scandaleux « Chass’ Foune Club ». Et puis il y a « la horde », la famille naturelle de Colombe... Tous les protagonistes sont là pour jouer le rôle qui leur a été imparti.

 

1 avis

Coacho
C'est un livre très étrange et qui, en aucun cas, ne peut laisser indifférent.
Par sa candeur, par sa distance, mais surtout par sa violence, sa noirceur, son désespoir.
Un livre qui oscille en permanence entre la "naïveté", la candeur, l'espoir d'un côté, et dans le froid constat, l'amertume et le dégoût de l'autre.
Cette impression est renforcée par l'utilisation d'une bichromie adaptée.
Le trait noir et ses zones d'ombres contrastent avec cette chaude et rassurante teinte jaune...
D'aucun pourrait me dire qu'il s'agit d'un jaune pisseux qui contredirait mon impression. C'est possible...
Un dessin souple, léger, mais assez maîtrisé à mon sens, sûrement pas exempt de tout reproche mais là n'est pas la question.

La fiction de Simon Hureau nous fait rencontrer des "petites gens" dans leur vie de tous les jours, puis des gens de milieu social plus élevé, et puis, au bout de la chaîne, entre le pervers repenti et surtout, la famille génitrice de Colombe, il nous présente une bande d'humanoïdes tout droit sortis d'une préhistoire impensable...

Colombe, l'héroïne, est un Ovni.
Gentille, et naïve au point d'en être bête voire agaçante, on ne sait pas trop quoi penser d'elle.
Est-elle ainsi de nature, profondément brave, ou bien son cerveau a-t-il déllibérément effacé les traces de sa prime enfance durant laquelle elle fut battue ?
Ou bien, cérébralement, un choc l'a-t-elle rendue un peu limitée ?
Quoi qu'il en soit, sa vie se suffit de peu, économe sous l'influence de l'éducation et des conseils de sa mère adoptive, elle n'en a pas moins des rêves...
Des rêves simples, mais qui la rendent exaltée...

La galerie de personnages qui gravite autour d'elle n'en est pas moins croustillante.
Edmond est un fils de notable amoureux de la gueuse, Etienne est un ringard chasseur de femmes et adepte d'un tuning minable, Suzanne, l'amie plus débrouillarde de la boulangerie et puis la horde...

C'est entre ces 4 horizons que le destin de Colombe va se déterminer.

Edmond se rendra compte de l'impossibilité de son amour et laissera le temps faire son oeuvre.
Suzanne poussera à la rebellion sa collègue.
Etienne, lui, aura une attitude déplacée puis s'interrogera sur la vacuité de sa vie, pour finir par se laisser transir pour ce phénomène de bonté qu'est Colombe, abusée bien entendu dès le début de sa relation avec lui.

Et puis, l'aimant se remet en marche lorsqu'elle retourne vers sa famille naturelle qui, dans un no man's land qui ressemble fort Ă  un Pandemonium, va capturer physiquement et psychiquement Colombe, jusqu'Ă  un point de non retour.

Les situations sont à la limite de la caricature, ce qui rend parfois la lecture pénible, dans le sens que on se demande si Simon Hureau ne fait pas exprès de ne pas aller plus loin dans les intolérables situations qu'il décrit.
Ou bien, il tient à garder ce ton presque léger et drôle qui défini avec beaucoup de finesse le caractère de Colombe, détachée et peu concernée par le mal autour d'elle...
Alors cela fonctionne sur des des ficelles sentimentales qui nous font aller du sourire jaune jusqu'à l'indéscriptible...

Cette fin ne peut pas laisser indifférent, de par son traitement, et de par ce qu'elle inspire...

Qu'a voulu dire ou faire Simon Hureau ?
Il y a sûrement de nombreuses interprétations possibles.
De la description de moeurs citadines qui sont animales, à la cruauté de la vie, le ciselage de caractères ô combien présents dans notre société, ou encore sur le fait que chacun est né pour être à une place qu'il ne doit pas perdre ou quitter, tout un tas d'hypothèses sont possibles et il serait intéressant d'avoir l'avis de l'auteur à ce sujet.

Alors que j'étais à mi lecture, je pensais tenir un truc incroyable, mais une accumulation de petits détails m'ont fait avoir plus de retenue.
A moins que ce soit le rejet de cette violence...?
C'est pourquoi je suis enthousiaste, mais partagé, que j'ai tenté d'exprimer une sorte de ressenti, bien que diffus, et que je conseille vivement la lecture de cet album pour avoir aussi vos opinions sur ce sujet.

Les larmes de Colombe, prénom choisi délibérément pour son symbole, m'ont fait du mal...
Les sacs poubelle aussi... Ceux qui ont lu comprendront...
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