| 
créer | pseudo  mot de passe  |  
 
album
 
coin bordure coin
bordure BullActu

Les Annexes de Bulledair
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Chroniques

par Cellophane


par CoeurDePat
bordure
coin bordure coin

coin bordure coin
bordure Planche
bordure
coin bordure coin

 
coin bordure coin
bordure

© L'Association

complétez cette fiche
Bosnian Flat Dog
ScénarioSjunnesson Lars | Andersson Max
DessinSjunnesson Lars | Andersson Max
Année2005
EditeurL'Association
CollectionEperluette
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

 

1 avis

glotz
Acheté par principe (j'achète toutes les bandes dessinées dont les auteurs sont scandinaves, et je n'ai encore jamais été déçu), Bosnian Flat Dog a confirmé mes hautes espérances placées en lui, et s'est même révélé encore meilleur que ce que j'eusse pu espérer : c'est un album (quoique le terme est faible, et c'est devant de tels objets que l'on comprend que le « livre » que tient absolument à utiliser Menu pour qualifier les productions de l'Association n'est en fait pas si pédant et grotesque que cela) fantastique sur tous les points.
Tout d'abord, et c'est le minimum, c'est une bande dessinée de très haute facture : en quatre épisodes tous plus beaux les uns que les autres, Sjunesson et Andersson nous narrent leur improbable voyage à Sarajevo, à la recherche d'un certain Stefan Skledar. Au départ, tout semble normal : un congrès de bédéastes en Slovénie, un poste-frontière peu accueillant, des obus décorés... puis dès le deuxième épisode l'absurde commence à faire son apparition : pourquoi cette omniprésence des glaces et des glaciers qui pousse les gens à acheter des frigos en permanences, et pourquoi ces femmes étranges qui rodent dans les rue, et que fait le cadavre de Tito dans ce congélateur ? Alors arrivent les bosnian flat dogs (chiens plats bosniaques), créatures fantastiques, envoûtantes, et provenant d'une autre bande de Max Andersson, et qui seront accompagnés par Skledar dans sa pérégrination erratique et désordonnée (on ne la suit qu'à partir de pages d'un carnet disséminées le long de sa route)... une piste oubliée puis retrouvée, conduisant les personnages principaux à affronter les veuves de Srebrenica et leurs clones monstrueux...
Le dessin éblouissant, mêlant déconstruction des perspectives (exemple : page 6 de l'épisode 2), cases surchargées, style faussement figé, sert à merveille l'histoire, augmentant la puissance de cette atmosphère oppressante et surréaliste. Les cases pleines pages seraient à éditer en poster...
Le scénario, malgré les références à l'actualité récente n'a rien à voir avec un carnet de guerre, et tout semble perçu avec acuité mais par un prisme déformé : les références à l'ingérence suédoise dans la politique locale, aux massacres, aux contrôles de police sévères, ne sont jamais lourdes et moralisatrices. Pour tout comprendre et percevoir l'étendue du génie de cet album on doit y revenir plusieurs fois, et cela ne nous lasse jamais : une telle adéquation image / texte, lorsque chacun de ces deux éléments pris séparément est déjà de très haute qualité, ne peut avoir pour corollaire qu'une bande dessinée exceptionnelle.
Or une très bonne bande dessinée cela n'est pas rare, mais ici elle est éditée d'une manière à faire faillir les plus sceptiques. En effet, en sus de l'impression toujours aussi nickel et du caractère agréable du papier (c'est un livre de l'Association...), il y a une introduction de Stefan Skledar, un glossaire de six pages sur les termes importants du livre (glossaire plus ou moins sérieux bien sûr) richement illustré de photos de montages et maquettes réalisés par Max Andersson comme celle de Tito dans le frigidaire ou encore d'un bosnian flat dog. De plus l'éditeur a choisi d'ajouter les deux histoires citées dans le cours de l'histoire principale : « Tracteurette et l'animal domestique », la bande dessinée où apparaissent les bêtes ayant donné leur nom au livre pour la première fois, 8 pages de Max Andersson ainsi que « Oncle Skledar : Vomirama » de Lars Sjunesson. Et, last but not least, on trouve en plus dans cet ouvrage formidable une carte indépendante du livre représentant la Yougoslavie (sur une face) et un plan de Sarajevo (sur l'autre...), véritable joyau d'humour et de cynisme.
Une histoire fantastique, éditée en une sorte d'« édition collector » (ce qui aurait été son nom chez tout autre éditeur que l'Association...), vu la profusion de documents relatifs à celle-ci qui y sont adjoints : Max Andersson, Lars Sjunnesson et L'Association nous offrent avec ce bosnian flat dog l'un des meilleurs albums de ce début 2005.
bordure
coin bordure coin
 
coin bordure coin
bordure Achats

Achetez cet album sur amazon.fr
bordure
coin bordure coin