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J-C, 23.08.2002 à 21:5146741
LES ILS ET LES ONS

Téléphone

Tu dis,
Que tu n'admets pas.
Que tu ne tolères pas.

Et je me demande ce que tu vois.

Tu affirmes,
Qu'ils ne t'auront pas,
Qu'ils ne te changeront pas.

Garde ta révolte au fond de toi,
Garde ta révolte au fond de toi.

Car jeune con, ou vieux con,
Toujours égal à toi même, à toi même, à toi même.

Un pays loin d'ici ou tout près si tu veux,
Deux peuples en un et un peuple en deux.
A ma droite les ils,à ma gauche les ons et leur chef Léon.
Les ils si futiles sortent en ville paraît-il,
Entourés de presqu'ils et de ons servils.
Les ons toujours marrons se croient sensés (sans c) les cons.
Qu'ils traivaillent à la ville, qu'ils travaillent à la mine,
Qu'ils soient camés les ons sont tous pâlichons.
Car les ils donnent aux ons l'air (R) qu'ils n'ont pas au fond.
Et le on rend des ronds, rêve de révolutions ah ! ah !

Et chaque on a ses ils dessus.
Et chaque il a ses ons dessous.

Question:
Qui est il et qui est on ?
Est-on presqu'il ou est-on né on?

Tu affirmes,
Que c'est bien comme ça,
Que ça ne changera pas.

Et tant pis pour toi ça changera.
Et si naguère, c'était mieux naguère.
Moi je n'étais pas né, naguère
Attends-toi à de nouvelles manières,
Attends-toi à de nouvelles manières.
Car jeune con ou vieux con,
Toujours égal à toi même, à toi même, à toi même.
Toujours égal à toi même, à toi même, à toi même.
Toujours égal à toi même, égal à toi même.

At'chao !

cadou, 23.08.2002 à 16:3546697
REVER

D'avoir mis son âme dans tes mains
tu l'as froissé comme un chagrin
et d'avoir condamné vos différences
nous ne marcherons plus ensemble

Sa vie ne bat plus que d'une aile
dansent les flammes, les bras se lèvent
là où il va il fait un froid mortel
si l'homme ne change de ciel pourtant, j'ai rêvé

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

à quoi bon abattre des murs
pour y dresser des sépultures
à force d'ignorer la tolérance
nous ne marcherons plus ensemble

les anges sont las de nous veiller
nous laissent comme un monde avorté
suspendu pour l'éternité
le monde comme une pendule
qui s'est arrêtée

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

{Refrain x2}

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
j'avais rêvé du mot AIMER

Mylène Farmer


Léon le Wacky, 23.08.2002 à 16:2346695
J-C, puisqu'on est à fond dans Téléphone, pourrais-tu me faire le plaisir de poster "Les ils et les on"? :o)))

Mr_Switch, 23.08.2002 à 14:5546680
Certains savent l'affections que j'ai pour cette chansons

LES DUNES

L'un court le monde, cherche une blonde
L'autre écrit sa vie, dans une chambre sombre
Un autre est magicien, change tout de ses mains
De ce qu'ils font demain, nul ne sait rien
Qu'ont-ils en commun
Si ce n'est que rien
Ne leur ressemble
Qu'ont-ils en commun
Si ce n'est que rien
Ne les rassemble
Rien ne peut les séparer, les séparer
L'un court le monde, cherche une blonde
Sa petite était brune
N'attendait rien du monde
Au fond de la chambre sombre
L'autre ne pense pas au nombre
Et quand il fût dehors
Ses mots devinrent de l'or
Qu'ont-ils en commun
Si ce n'est que rien
Ne leur ressemble
Qu'ont-ils en commun
Si ce n'est que rien
Ne les rassemble
Rien ne peux les séparer
Des ombres perdues dans le désert humain
Des hommes qui marchent lanterne à la main
Des dunes de la vie, ils se voient de loin
L'un court le monde, cherche sa blonde
Sa petite était brune, n'attentait rien du monde
Quand ils se sont croisés, ils se sont reconnus
Sur leur peau était gravée une marque JE SUIS NU
Sur leur âme était gravé, l'espoir dans l'inconnu
Des ombres perdues dans le désert humain
Des hommes qui marchent lanterne à la main
Des dunes de la vie, ils se voient de loin
Des dunes de la vie j'en vois certain
De loin en loin, de loin en loin...

Telephone

manu, 23.08.2002 à 13:1246674
Le jour s'est levé

Le jour s'est levé
Sur une étrange idée
Je crois que j'ai rêvé
Que ce soir je mourrais
Le jour s'est levé
Plein de perplexité
Si ce n'était pas un rêve
Qu'il faille s'en aller
S'en aller

Comme le jour avançait
En moi je pensais
Si ce n'était pas un rêve
J'ai tout à aimer
Quand le jour s'est couché
J'ai réalisé
Que ce n'était qu'une trêve
Dans ma réalité
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Pour qui veux bien voir

Le voile est levé
Sur ma pauvreté
Qu'ai-je donc à garder
Qui ne sera sofflé
Oui, le voile est levé
Tout est si coloré
Qu'ai-je donc à donner
Qui ne sera soufflé
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Et qu'il est déjà tard

Déjà tard
Mais pas trop tard
A toi de voir
A toi de croire

Le jour s'est levé
Sur cette étrange idée
La vie n'est qu'une journée
Et la mort qu'une nuit
La vie n'est ajournée
Que si la mort lui nuit

Téléphone

J-C, 22.08.2002 à 22:5946645
aucun je pense ! mais justement, ça rend l'hymne encore plus bulledairien :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 22.08.2002 à 21:1246632
Combien de bulledairiens sont nés à Monaco?

J-C, 22.08.2002 à 20:1846630
merci Léon, j'en ferais bien l'hymne de BulleDair, non ?

At'chao !

Léon le Wacky, 22.08.2002 à 19:3846626
Merci pour "Il faut naître à Monaco", J-C, j'adore! Et je crois que Nikos sera content lui aussi, s'il passe par là. :o)

Matthieu, 22.08.2002 à 18:2746622
courir ??? pourquoi pas faire du sport pendant que tu y es !!

MR_Claude, 22.08.2002 à 17:3946618
en vente partout, ou presque ;o))) courrez vite ;o)))

MR_Claude, 22.08.2002 à 17:3746615
Yakafokon
(Babylon Circus)


J'ai pas grand chose à dire, pas spécialement envie de me taire,
Alors je vomis un flot de causeries, en insultant la terre entière.
Peu m'importe le sujet, j'n'ai pas vraiment d'opinion,
Le dernier à avoir parlé recevra mon approbation !
" Dans toutes les soirées il rabâche ses souvenirs
Y en a toujours pour gober ses logorrhées , sans le moindre soupir ! "
C'est ceux-ci que j'préfère, ils ne me coupent jamais la parole,
Je peux dire n'importe quelle connerie : à coup sûr ils rigolent !
…… Aïe !Aïe !Aïe ! Quelle panique ! Ça y est il parle politique
…… Bientôt l'heure du pamphlet dérisoire sur les curés et sur les flics !
J'ai des idées sur tout, mais surtout des idées !
Un appel à la rébellion résonne du fond du canapé !
Par le pouvoir du Picon, il est de nouveau inspiré,
Il demande de la feuille, il va bientôt s'exprimer :
L'avenir, le passé, de gens heureux, de mal-aimés ;
EST-CE EN PISSANT SUR LES MURS QUE BABYLON VA TREMBLER ?
Un jour on va tout détruire ! Ouais on va tout casser !
Et pour reconstruire ? On n’aura qu'à improviser !
Ce soir on pourra pas agir, c'est à peine un peu trop tard !
Et pour ce qui est de réfléchir ? J'sais pas, j'suis pas programmé pour...
Fokon s'unisse un peu !
Yaka s'organiser...
Fokon tire notre épingle du jeu !
Yaka tout faire péter !
Fokon passe à l'action !
Yaka détrôner les vieux !
Fokon finisse la chanson !
Yaka dire que le faire c'est mieux !!!

MR_Claude, 22.08.2002 à 17:3546614
Casse la fatigue
(Babylon Circus)


Tu passes ton temps en jérémiades injustifiées
Loin d'être à plaindre, plutôt même privilégié,
T'as pas faim, t'as pas froid, t'as tout tes papiers !
Tu sais où dormir ce soir : pas de soucis de ce côté !
Tu t'uses la santé, t'as tout mais t'es tout le temps pressé,
T'es en retard partout et jamais concentré !
En fait, tu perds ton temps à vouloir l'économiser ;
Du coup tu perds ta vie… en cherchant à la gagner !
Tu perds ton temps, à l'économiser !
Tu perds ta vie en cherchant à la gagner !
Et t'oublies l'essentiel : trouver un sens à lui donner ;
Tu décides tout dans l'urgence sans jamais y penser ;
N'as-tu pas mieux à faire ?
Au lieu de se lamenter, on pourrait peindre l'avenir en bleu,
Ou au moins essayer !
Casse la fatigue mon ami, tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser des plumes !
On se pose, on boit un thé on remet tout en question,
On arrivera peut-être à décrocher la lune !!!
Toi tu regardes toujours dans la même direction
T'as l'impression d'aller plus vite : en fait tu marches à reculons !
Du temps on en a,
Et ce n'est pas de l'argent,
Ni à tuer ni à perdre, mais à user à bon escient !
Un bien plus précieux que tout l'or de la terre :
Les aiguilles de l'horloge ne feront jamais machine arrière !
Ca nous laisse 5 minutes pour comparer nos opinions :
Analyses, contre-analyses, synthèse et prise de décision !!!
Casse la fatigue mon ami, tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser des plumes !
On se pose, on boit un thé on remet tout en question,
On arrivera peut-être à décrocher la lune !!!
Au beau milieu de la crise, on est pas bien à l'aise
Nos pas ne sont pas sûrs, mais tant pis :
Rendez-vous au pied du mur
L'heure est venue de se mettre à l'ouvrage,
Chopper le mors aux dents, modifier nos paysages…
Vigilants mais sereins, déterminés sans être obtus,
Impatients du lendemain mais : calmes et détendus !
Si près du but ce serait dommage de lâcher prise,
Une lutte sans coups de poings, à grand renfort de matière grise !
Gardons nous de cramer notre courage,
Restons toujours de bonne foi dans la rage,
Gare à la guerilla urbaine qui tourne au carnage,
On pourrait vite se retrouver acteurs malgré nous,
Protagonistes et responsables dans une de ces pauvres images
Assoiffés d'associations, d'expériences à partager
Plus on est de fous plus on rit : mais il faut s'avoir s'oublier
Pas si facile de se faire tout p'tit quand on nous à appris à s'étaler
Savoir s'écouter pour mieux chercher
Et trouver les alternatives pour encore plus d'équité !
Casse la fatigue mon ami, tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser des plumes !
On se pose, on boit un thé on remet tout en question,
On arrivera peut-être à décrocher la lune !!!
Si on a bien travaillé on pourra se faire bronzer la tête
Et quand le soleil en savonnette aura perdu son effet
On se glissera docilement, sans résister,
Langoureusement,
Dans le creux des bras de Morphée…

MR_Claude, 22.08.2002 à 17:3346613
A L'humeur de mèche
(Babylon Circus)


Ça vaut pas la peine d'accuser le coup
De se mettre en berne et martel en tête
Ça vaut pas le coup de se mettre en peine
Mieux veut rire de tout que vomir partout
Vaut mieux laver son linge sale en famille, au lieu d'dégouliner sur l'paillasson du voisin
Vaut mieux chasser les humeurs malignes
Que de pleurnicher sur son destin
Ça vaut pas un clou de tomber marteau, de se prendre le chou pour une si belle fleur
Ça n'la ramènera pas de se lever tôt, d'se jeter dehors une fois tous les quarts d'heure
Quart d'heure, quart d'heure, car demain est un autre jour mon ami
Va donc te rincer la tête avec tes copains
Tout ça pour chasser les humeurs assassines
Au lieu d'pleurnicher sur ton destin
Quand tout semble noir, le monde dérisoire
Qu'c'est ça tous les soirs, il vaut mieux s'asseoir
Attendre que ça passe ou bien qu'ça trépasse
J's'rai jamais un as, mais qu'y faire hélas ?
Hélas! Hélas! Et lace tes souliers sinon tu vas te vautrer
Tu vas encore manger le paillasson du voisin
Relever la tête, cesser de mater ses pieds
Plutôt qu'se ruiner l'menton sur son destin

J-C, 22.08.2002 à 16:4646603
Il faut naître à Monaco

Joe Dassin

---------------

Pour avoir la foi - il faut être charbonnier
Pour être mal chaussé - il faut être cordonnier
Pour séduire la foule - faut chanter la pêche aux moules
Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco!

Et c'est comme ça, honni soit qui mal y pense
Faut souffrir en silence
Ça sert à quoi de vouloir quitter la France
Quand on est auvergnat?

On peut pas tout à la fois
Siffler l'apéro et l'opéra
On peut pas, c'est évident
Payer comptant quand on n'est pas content!
Et réciproquement...

Pour être légionnaire - faut sentir le sable chaud
Pour bien dire les vers - il faut être Moulineaux
Pour faire des affaires - faut savoir payer un pot
Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco!

Et c'est comme ça, les Anglais sont Britanniques
Les jardins botaniques
Ça sert à quoi de vouloir quitter l'Afrique
Quand on est du Ghana?

On peut pas tout à la fois
Siffler l'apéro et l'opéra
On peut pas, c'est évident
Payer comptant quand on n'est pas content!
Et réciproquement...

Pour être costaud - faut manger des épinards
Pour se lever tôt - y faut pas se coucher tard
Quand on est Cousteau - faut se mettre un beau costard
Et pour pas payer d'impôts - il faut naître à Monaco!

Et c'est comme ça, comme disait La Fontaine
Mironton, Mirontaine
Ça sert à quoi de vouloir quitter la scène
Quand on ne vous retient pas?

On peut pas tout à la fois
Siffler l'apéro et l'opéra
On peut pas, c'est évident
Payer comptant quand on n'est pas content!
Et réciproquement...

At'chao !

compte supprimé . 22.08.2002 à 13:1646570
Robert Charlebois - Ordinaire

Paroles: Mouffe. Musique: Robert Charlebois

Je suis un gars ben ordinaire
Des fois j'ai pu l'goût de rien faire
J'fumerais du pot, j'boirais de la bière
J'ferais de la musique avec le gros Pierre
Mais faut que j'pense à ma carrière
Je suis un chanteur populaire

Vous voulez que je sois un Dieu
Si vous saviez comme j'me sens vieux
J'peux pu dormir, j'suis trop nerveux
Quand je chante, ça va un peu mieux
Mais ce métier-là, c'est dangereux
Plus on en donne plus l'monde en veut

Quand j'serai fini pis dans la rue
Mon gros public je l'aurai pu
C'est là que je m'r'trouverai tout nu
Le jour où moi, j'en pourrai pu
Y en aura d'autres, plus jeunes, plus fous
Pour faire danser les boogaloos

J'aime mon prochain, j'aime mon public
Tout ce que je veux c'est que ça clique
J'me fous pas mal des critiques
Ce sont des ratés sympathiques
J'suis pas un clown psychédélique
Ma vie à moi c'est la musique

Si je chante c'est pour qu'on m'entende
Quand je crie c'est pour me défendre
J'aimerais bien me faire comprendre
J'voudrais faire le tour de la terre
Avant de mourir et qu'on m'enterre
Voir de quoi l'reste du monde a l'air

Autour de moi il y a la guerre
Le peur, la faim et la misère
J'voudrais qu'on soit tous des frères
C'est pour ça qu'on est sur la terre
J'suis pas un chanteur populaire
Je suis rien qu'un gars ben ordinaire

nyl, 18.08.2002 à 19:3546001
Une tite chanson d'amour... encore de sarclo


À FOND LES BALLONS
(Le sous-titre c'est C'est un fameux trois mas adossé à la colline)


Les soirs où tu sens les noisettes
T'es belle comme un bandonéon
Et je t'aime à fond les manettes
À fond les ballons

Y a des matins, tu sens les cendres
Et puis la flotte qu'est tombée dessus
Alors là, je t'aime à pierre fendre
À bride abattue

À des moments, tu sens les sous-bois
La bicyclette neuve, le beurre frais
Là, je pourrais faire n'importe quoi
Mais c'est toi qui l' fais

Et tout d'un coup tu sens la mousse
Et le bouchon d'un vin nouveau
Et je t'aime à la va comme je te pousse
À tire-larigot

Si tu veux que je t'aime comme il faut
T'as qu'à sentir les haricots (cuits)
Si tu veux pas que je t'aime comme un con
T'as qu'à pas sentir aussi bon
Si tu veux que je t'aime poliment
Il faut pas sentir la jument
Le soleil, le sel, le hareng
Le gravier, les vieux papiers

Les apparts après les vacances
Les cœur de salade
La pâte d'amande
Le bois tout neuf pour une charpente
Tu sais, les chevrons à poser, la sciure,
L'huile de tronçonneuse et tout le bataclan
Le maïs, la saucisse, le pain d'épice

Tu sens la pluie qui s'amène, le matin
Les toutes premières gouttes sur un chemin
Les après-midi vers les blés
Le pinard et les nouveau-nés

J'y peux rien si tu sens la vie
Et toutes ces conneries…

crepp, 18.08.2002 à 18:3645991
la découverte ou l'ignorance:

Le breton est-il ma langue maternelle ?
Non : je suis né à Nantes où on ne le parle pas. (...)
Suis-je même breton ?
Vraiment, je le crois et m'en expliquerai.
Mais de "pure race", qu'en sais-je et qu'importe ?
- Vous n'êtes donc pas raciste ?
- Ne m'insultez pas.
- Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ?
- Tout celà, rien de celà. Au-delà.
- Mais alors, nous ne nous comprenons plus.
Qu'appelez-vous breton ? Et d'abord, pourquoi l'être ?
Question nullement absurde. Français d'état-civil, je suis nommé français,
j'assume à chaque instant ma situation de Français ;
mon appartenance à la Bretagne n'est en revanche qu'une qualité facultative
que je puis parfaitement renié ou méconnaître.
Je l'ai d'ailleurs fait. j'ai longtemps ignoré que j'étais breton.
Je l'ai par moment oublié ?
Français sans problème, il me faut donc vivre la Bretagne en surplus
ou, pour mieux dire, en conscience :
si je perd cette conscience, la Bretagne cesse d'être en moi ;
si tous les Bretons la perdent, elle cesse absolument d'être.
La Bretagne n'a pas de papiers.
Elle n'existe que dans la mesure où, à chaque génération,
des hommes se reconnaissent bretons.
À cette heure, des enfants naissent en Bretagne.
Seront-ils bretons ? Nul ne le sait.
À chacun, l'âge venu, la découverte ou l'ignorance.

Tri Yann

Mr_Switch, 18.08.2002 à 16:1945971
A L'ENVERS, À L'ENDROIT


On n'est pas encore revenu du pays des mystères
Il y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air

On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier à toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule

Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir router dans la farine

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte

Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Noir Dezz

Léon le Wacky, 17.08.2002 à 15:1545829
Débé, aurais-tu aussi "La cicrane et la froumi" des mêmes Pit et Rik?

manu, 17.08.2002 à 15:1245828
Juste pour Matthieu et J-C !

J'ai Raté Téléfoot

Ca f'sait douze bières que j'm'enfilais
Faut dire qu'on était samedi soir
J'étais tranquillement écroulé
D'vant ma télé sur mon plumard
Y'avait Jean-Pierre El Kavada
Qui m'racontait l'Afghanistan
Et la Pologne et le Liban
Le Salvador y connait pas
L'information pour ces mecs-là
C'esrt d'effrayer l'prolo l'bourgeois
A coups d'char russes d'Ayatollah
"Demain faîtes gaffe y va faire froid"
Et à part ça "eh ben ça va
S'y s'passe quelqu'chose on vous l'dira"

V'la ma gonzesse qu'entre dans ma piaule
Qui m'dit qu'est c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en as pas marre de leur tronches de rats
J'lui répond j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater Télé-Foot

Cette soirée s'annonçait super
J'me suis enfilé une bibine
Pour l'numéro un Mick Jagger
Avec Dylan et Bruce Springsteen
J'avais pas lu manque de bol
C'est l'numéro un Bécassine
Avec une turlute à Guignol
Une main au cul à Colombine
Si ça fait marrer vos lardons
Moi ça m'a carrément gonflé
S'en est fallu d'peu nom de nom
Qu'j'balance ma bière dans la télé
Mais vaut mieux rire de ces crevures
Que d'gaspiller d'la nourriture

V'la ma gonzesse qu'entre dans ma piaule
Qui m'dit qu'est c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en as pas marre de leur tronches de rats
J'lui répond j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater Télé-Foot

Après j'me suis r'gardé Dallas
Ce feuilleton pourri dégueulasse
Ca fait frémir le populo
De voir tous ces enfants d'salauds
Ces ricains vèreux pleins aux as
Faire l'apologie du pognon
De l'ordurerie de la crasse
Y nous prennent vraiment pour des cons

Eh maint'nant qu'on est socialistes
Fini les feuilletons américains
On veut des feuilletons soviétiques
Et même des belges y'en a des biens
Y'en a un c'est l'histoire d'une frite
Qu'est amoureuse d'un communiste

V'la ma gonzesse qu'entre dans ma piaule
Qui m'dit qu'est c'tu fais planté là
T'en as pas marre de ces marioles
T'en as pas marre de leur tronches de rats
J'lui répond j'en ai rien à foutre
Mais j'veux pas rater Télé-Foot

Alors elle m'a dit au lieu d't'aliéner
Avec cette télé à la con
T'entends pas qu'ta gosse s'est réveillée
Va lui faire chauffer son biberon
Pi si c'es pas trop te d'mander
Faudra qu'tu changes la caisse du chat
Grouille-toi sinon tu vas rater
Pierre Cangioni et Stopyra
En arrivant dans la cuisine
J'me suis dit tiens un p'tit Ricard
Mais après mes quatorze bibines
J'étais un peu dans l'coltard
J'ai bu un grand verre de Blédine
J'me suis vautré dans le caisse du chat
Et dans l'biberon de ma gamine
J'ai mis de la sciure et du Pastaga
La moralité d'cette chanson
Elle est super ah ouais je veux
C'est que la télé c'est dangereux
Et le football aussi un peu ...

Renaud

nyl, 17.08.2002 à 13:4745817
celle-là je veux l'entendre de vive voix moi... ;o)

débé, 17.08.2002 à 11:0545786
Ouais, MR_Claude et ça s'arrange pas ct'histoire.

MR_Claude, 16.08.2002 à 17:5445697
quelle famille, mais quelle famille!!! ;o)))

débé, 16.08.2002 à 16:5045684
Attention la chanson qui suit est une oeuvre gigantesque d'immenses talents belges(enfin je crois). Ils ont sévi dans Collaro-show, il y a longtemps déjà (j'étais encore jeune). Voilà rien que pour vous un monument de la chanson francophone. En tout cas je vous aurez prévenu... et bien fait pour vous.

PIT et RICK – RATAPOIL

Couplet 1 :
Bien avant le crétacé
Vivaient au fond d’une caverne
Une bande de crétinacés
Qui bouffaient de la luzerne
Ah, ah !
Ah, ah !
Ils avaient un grand domaine
Qui rendrez jaloux J.R.
Et qui attisez la haine
Des tribus de l’âge de pierrre
Ah, ah !
Ah, ah !

Parlé :
Allo, Jock Piteck à l’appareil.
Vendez 3000 haches d’homme des cavernes,
Et 5000 Euromamouth.
Et achetez 500 engins matrack.
Vous entendez vieux cinécophale !

Quoi ! Australo p’tite tête vous même !
Ah,ah,ah,ah,ah,ah,ah….

Refrain :
Mais le soir autour du feu,
Toute la tribu rassemblée,
Oubliait les cris, les bleus,
Et chantaient à pleins gosiers.

Rigougniote,
Bloubarbete,
Glougloumoute,
Raplapla,
Ah, ah!
Ah, ah!
Gouinégode,
Rimolbete,
Ratapoil gugusse, Ratapoil gugusse.

Couplet 2:
Les femmes portaient des colliers
En dent creuse de dromadaire
Des manteaux de Bison futé
Et des pompes en phacochères
Ah, ah !
Ah, ah !
Infidèles comme maintenant
Elles déchainaient le scandale
Quand elles prenaient comme amant
Des hommes de néandertale
Ah, ah !
Ah, ah !

Parlé :
-Allo ! Menhir Grégoire, Sue-Hellen pitèque à l’appareil.
Comment se fait-il que Pierre, qui est aussi bien taillé,
Puisse être aussi malpoli ?
-Et bien tout simplement :
Parce qu’il est du signe du brutosore à grande gueule.
Alors vous êtes comme deux ptits silex qui font des étincelles
Et pis crack-crack ! ah, ah, ah , c’est tout.

Refrain

Couplet 3 :
A la faculté Carnac
On fumait d’l’eucalyptus
On passait pas souvent l’bac
Pas besoin diplomocus
Ah, ah !
Ah, ah !
Les filles battaient des faux-cils
Pour les hommes de cromignon
Et elles trouvaient très viril
De se faire faire tirer l’chignon
Ah, ah !
Ah, ah !

Parlé :
-Leuleula ?
-Ouais !
-C’est Lucie Pithèque à la corne de bison.
-Waouh ! C’est toi Peter canthrope ?
Quoi ? Tu m’invites à un concert tout roque ?
Ah c’est super décadant, j’en ai tellement ras l’os des paléodiscothèque.s
Je mets la crème de pticomédon, j’attrape le prochain diplodobus,
Et j’arrive, et j’arrive.

Refrain

Léon le Wacky, 16.08.2002 à 13:0845647
Santé, Crepp! :o)

crepp, 16.08.2002 à 12:5945646
Chanson à Boire

Qui veut chasser une migraine
N'a qu'à boire toujours du bon
Et maintenir la table pleine
De cervelas et de jambon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Le vin goûté à ce bon père
Qui s'en rendit si bon garçon
Nous fait discours tout sans grammaire
Et nous rend savant sans leçon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Loth, buvant dans une taverne
De ses filles enfla le sein
Montrant qu'un sirop de taverne
Passe celui d'un médecin

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Buvons donc tous à la bonne heure
Pour nous émouvoir le rognon
Et que celui d'entre nous meurt
Qui dédira son compagnon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Goûte, goûte, goûte, goûte compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Tri Yann

nyl, 16.08.2002 à 12:3645643
DIEU

Allez! ... Si y avait un bon dieu
Aurait-il fait Mireille Mathieu
Aurait-il inventé Giscard
Ou les chansons d'Hervé Villard
Et les sandwichs de Jacques Borel
Vous croyez que ça descend du ciel
Si vous voulez mon opinion
Dieu est une magouille de l'opposition

Dieu est une magouille de l'opposition
Dieu est une magouille de l'opposition
Et si on est à son image,
Alors bonjour le bricolage
Je le vois mal avec des boutons
Ou un cancer, ou des roustons
Et si je suis beau comme un dieu
Pourquoi je suis tout seul dans mon pieu
Je vous ai dit mon opinion
Dieu est une magouille de l'opposition

Dieu est une magouille de l'opposition
Dieu est une magouille de l'opposition

Si Dieu était pas une foutaise
Un gag du gang de l'antibaise
Il pourrait nous lâcher la grappe
Avec ses papes et ses sous-papes
Il boufferait ce qu'y a dans son assiette
Il me laisserait toucher ma quéquette
Et il s'occuperait de ses oignons
Au lieu de magouiller pour l'opposition

Dieu est une magouille de l'opposition
Dieu est une magouille de l'opposition


(Sarclo)

nyl, 16.08.2002 à 12:3345642
COURAJOD
Quand j'étais mouflet, sans être malheureux
J'avais pas des caisses de trucs rigolos
Mais chez les voisins, y avait un bouseux
Qui se prenait pour Courajod (bis)
Il rafistolait dans un vieux hangar
Avec un beau-frère qu'était mécano
Une sorte d'engin pour faire du pétard
Tout seul certains soirs près du château d'eau

Dans le stand de tir, pas beaucoup plus loin
Deux fois par année, y avait les motos
Quand ça commençait, ça s'entendait bien
Moi j'y allais pour Courajod (bis)
C'était des concours internationaux
Et près du départ, y avait les drapeaux
Les cordes et la paille et puis la sono
Et moi, j'allais voir passer un héros
Et ça sentait fort et bon la poussière
La bière, la saucisse, et l'huile à plein pot
Et là, bien serrés contre les barrières
On gueulait va-z-y Courajod (bis)
Il pleuvait souvent, et derrière les roues
On voyait même plus les raies des maillots
On reconnaissait plus personne sous la boue
Il fallait pouvoir lire les numéros

L'entrée, c'était des cocardes à deux francs
C'était contrôlé par des vieux costauds
J'avais pas un rond, il fallait faire sans
Je me faufilais pour Courajod (bis)
Des fois, c'était même pas lui qui gagnait
Vous imaginez si c'était salaud
Un vieux Suisse allemand, ou bien un Anglais
Qu'avaient pas des noms tellement rigolos
Mais j'étais content quand même pour le bruit
Pour les gros moteurs et pour les grands sauts
Je trouvais tout ça carrément joli
J'allais voir passer Courajod (bis)
Et si je repense à ça aujourd'hui
C'est que certains jours, je vais au boulot
Il est sur ma route, et devant chez lui
Il a fait poser un bel écriteau (ter)


ALBERT COURAJOD
VENTE ET RÉPARATIONS
CYCLES ET VÉLOMOTEURS

(Sarclo)

nyl, 16.08.2002 à 12:2345637
Paris, Paris diesel
Tu sais, tu cocottes sec ma poule
Ça coince jusque dans tes ruelles
Tu refoules dru, ma biche, God save the fioul
God save the fioul

Tu sais...
Tu contrôles plus tes gaz
Paris, tu délires du tuyau
Tu nous enfumes les métastases
Tu klaxonnes grave, Paris, tu pues du pot

(Refrain)
Paris j't'aimais, PAris j'taime plus
Adieu Paname
Paris j't'aimais, PAris j'taime plus
Adieu Paname
Paris tu pues

Fluctuat nec mergitur
Un bâteau-mouche s'égare
Dans un brouillard d'hydrocarbure
Suite au passage huileux d'un autocar
Deux autocars
Trois autocars

Au square un enfant tousse
Il jouait au piéton
Derrière lui cette lune rousse
C'est ton soleil Paris, Paris goudron

(Refrain)

Qu'est-ce que tu fleurais bon
Quand tu sentais l'crottin
T'as voulu monter dans l'camion
Qu'est-ce-que tu schlingues depuis
Putain... putain

Cheerokee tous terrains
Avec treuil à l'avant
Tarzan roule s'acheter du parfum
A deux cents mètres au moins
Drugstore des champs
Drugstore des champs

Pendant ce temps...

Le vélo parigot
Derrière son autobus
Boit l'embouteillage au goulot
Cherchez l'erreur, c'est où dites le hiatus?

(Refrain)

Paris, Paris diesel
Tus sais tu cocottes sec ma poule
Ça coince jusque dans tes ruelles
Tu refoules dru, ma biche, God save the fioul
God save the fioul
God save the fioul
God save the fioul

(Richard Gotainer)