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Bulledairiens OUI, anal pha bêtes NON: les livres où il y a même pas d'images dedans. [ Discussions générales, Duels, petits jeux rigolos... ] retour forum
 | |  |  | Echenoz, pour moi, c'est le meilleur écrivain francophone vivant. Rien de moins.
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 | | chrisB, 13.12.2009 à 22:18 | 327397 |
|  |  | Ptain Echenoz, je suis un grand grand fan :o)
Sinon pas dispo au Virgin, je retententerai dans une vrai lib ! |
 | |  |  | | chrisB : | Super, très content pour toi.
C'est un bouquin à 4 mains ? si oui c'est pas courant en roman, comment s'est passé la collaboration, l'émulation, les contraintes etc.
Et plus généralement, tu avais qui en tête au moment de l'écriture (comme auteur, des histoires de fesses ne m'intéressent pas) |
@Effer: Merci!
@ChrisBichette,
Oui, c'est écrit à quatre mains. On a beaucoup discuté pour se mettre d'accord sur la trame, l'histoire que l'on voulait raconter. Après, les chapitres écrits par l'un ou l'autre ont fait des allers-retours, dans lesquels nous intervenions librement. C'était très motivant! Petit à petit, l'écriture s'est homogénéisée sur un "style" qui nous convenait tous les deux. C'est un coup d'essai mais un est assez content du résultat (d'ailleurs, il est très possible qu'on remette ça).
Pour les auteurs en tête, c'est toujours un peu prétentieux de citer des auteurs auxquels on se réfère mais je dirais que c'était essentiellement du neo-polar: Manchette, Echenoz, les premiers Benacquista...
Voilà voilà.
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 | | effer, 11.12.2009 à 16:23 | 327361 |
|  |  | | Bravo! |
 | | chrisB, 11.12.2009 à 11:04 | 327346 |
|  |  | Super, très content pour toi.
C'est un bouquin à 4 mains ? si oui c'est pas courant en roman, comment s'est passé la collaboration, l'émulation, les contraintes etc.
Et plus généralement, tu avais qui en tête au moment de l'écriture (comme auteur, des histoires de fesses ne m'intéressent pas) |
 | |  |  | | dampremy jack : | | Allez, je me fais un peu de pub. Mon roman est sorti ou devrait sortir dans les prochains jours | tu nous le conseilles? |
 | |  |  | Allez, je me fais un peu de pub. Mon roman est sorti ou devrait sortir dans les prochains jours:
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 | |  |  | Nominé pour le prix de la couverture la plus moche de l'année, sans conteste. Et je trouve toujours un peu crétin de conserver le titre anglais. Si j'avais voulu lire "Anansi Boy", je l'aurais lu en anglais.Mais passons... Le roman en lui-même est plaisant. Gros Charlie apprend la mort de son père, qu'il n'a pas vu depuis longtemps, et se découvre un frère dans la foulée. Il découvre également la vérité sur ses origines et se retrouve dans une belle panade. Du Neil Gaiman classique, qui continue de surperposer les mondes, se faire rencontrer la magie et le réel et raconter des histoires. Et il le fait bien |
 | |  |  | Des livres bien de ces derniers temps:
- "La vérité sur Marie" Jean-Philippe (la grande classe) Toussaint
- "Le radeau de la Méduse" François Weyergans.
- "Paris-Brest" Tanguy Viel. |
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J'aime Jean Teulé. J'aime son humanité et sa manière de donner corps à ses personnages. Mais cette fois, il nous raconte une histoire vraie. Darling est une femmle dont la vie ne fut que maltraitance et rtragédie, depuis sa naissance. Et elle en a pris pas mal dans la gueule, la pauvre. Et pourtant, elle garde cette "rage d'etre encore verticale", malgré les abus, l'injustice et la souffrance.
Jean teulé, en donnant la parole à Darling, il donne la parole à toutes les Darling du monde. Derrière le cas particulier d'une abîmée de la vie, il y a une histoire somme toute banale. Il est d'ailleurs parfois difficile de se persuader que ce destin particulier est celui d'une personne réelle et non d'un personnage de fiction, et qu'il fait écho au quotidien de temps de femmes. Puis il y a le ton si particulier de Teulé, mélande de tendresse et d'humour, parfois un peu vache et respectueux. Le roman est ponctué d'échanges entre Teulé et Darling, commentant les épisodes de la vie de Darling.
Jean Teulé lui demande si elle lisait des romans, et elle lui réponds qu'elle n'en a jamaislu. Le premier livre qu'elle lira sera celui sur sa vie... et cet échange:
"Le premier roman que tu vas lire, c'est celui-ci, qui raconte ta vie ?
- Oui.
- Tu vas voir, c'est l'histoire d'une fille. Elle en chie drôlement...
- Puisque c'est un roman, est-ce que tu pourrais me faire belle ?"
Arrivé au terme de ce roman, qui m'avraiment touché, j'ai quand même envie de lire un truc plus léger, parce quen bordel, ce roman reste très dur, surtout dans ce qu'il sugère, quand Darling lance:
- Ce n'est pas incroyable du tout ! Qu'est-ce que tu crois, toi ? Des filles comme moi, le siècle en a plein ses tiroirs !" |
 | | THYUIG, 13.10.2009 à 19:33 | 325555 |
|  |  | | Je trouve les gares tellement mal fréquentées de de nos jours... |
 | |  |  | La rolls du roman de gare... pas spécialement bien écrit, mais très bien construit. Du suspense, des rebondissements, un côté un peu excessif, mais qu'on pardonne aisément... le genre de livre qui donne tout son sens à l'expression "page-turner". |
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JG Ballard explore le côté sombre de la société de consommation. Il imagine la fascisation des banlieues londonniennes sous l'influence d'un mega centre commercial. A la fois symptôme et cause du phénomène, ce centre commercial sert de révélateur à l'ennui des banlieues et aux tendances racistes et fascistes des habitants Il ne s'agit pas d'une dérive fasciste initiée par des meneurs, mais d'une plongée dans la folie, révélant les faces les plus obscures d'une société qui a érigé le consumérisme au rang de quasi-religion. Le roman suit un publiciste londonien au chômage dont le père a été tué dans l'nceinte du métro-centre, lorsqu'un désiquilibré à tiré dans la foule. A travers ses yeux, nous découvrons la folie qui s'est emparée de la ville.
J'espérais un livre rude, à la manière de Crash, du même auteur, qui explorait l'aliénation de l'homme face à la voiture. Mais j'ai été plutôt déçu. On dirait que Ballard tente de nous mettre en garde tout en dénonçant une réalité qui existe déjà, mais utilise des artifices trop gros pour arriver à ses fins. Le résultat est un livre bancal. Bancal parce que s'il parle d'une réalité bien concrète, comme dans "Crash", mais le traitement qu'il en fait relèverait plus de l'anticipation, comme dans "IGH" Le choix d'un environnement purement contemporain rend donc sa vision peu crédible à mes yeux. La dôme du metrocentre apparaît tellement déplacé que je n'arrive pas à croire en sa réalité. Surtout qu'il y a quelque chose dans le style de Ballard qui donne à son livre un côté désuet. C'est comme si ce livre était arrivé trop tard. Pourtant, son sujet pouvait laisser espérer un livre passionant. Mais il se perd très vite dans un développement maladroit, et des personnages caricaturaux. |
 | |  |  | Une famille dysfonctionnelle passée sous le microscope de Jonathan Franzen. Cela donne une romans touffu, riche de digressions et d'allers-et-retours sur les frustrations, petits mensonges, échecs et non-dits, parfois drôle, parfois déchirant. Le parti-pris est de consacré chaque partie du livre à un personnage, laissant volontairement les autres de côté. Ce choix accentue l'égoïsme ordinaire de Chip, Gary, Denise, Enid et Alfred. mais il est frustrant de par la structure en mosaïque qu'il induit et la difficulté de clairement saisir les événements. Il est d'ailleurs ironique que ce livre frappe par sa précision presque clinique alors qu'il est basé sur un procédé littéraire plus apte à privilégier le subjectif, et donc l'humain. Franzen ne fait aucun effort pour rendre ses personnages sympathiques. Il met en exergue leurs faiblesses et leur erreurs. Pourtant, l'émotion finit par s'exprimer. Je ne suis pas tout-a-fait convaincu du résultat, qui me semble entaché d'une certaine prétention littéraire, mais Franzen est doué et le livre comprend quelques très beaux moments, entre les affrontements de Gary et Caroline, l'aventure lithuanienne de Chip ou l'obsession des conventions d'Enid. |
 | | mfl, 26.08.2009 à 12:25 | 324176 |
|  |  | | Thierry : |
Dans 1984, le gouvernement falsifiait l'histoire pour légitimer le présent. Ainsi, l'ennemi héréditaire d'hier devenait l'allié indéfectible d'aujourd'hui, au gré des alliances. Antoine Bello imagine, au contraire, une organisation mystérieuse, au(x) but(s) incertains, qui falsifie l'histoire pour orienter le futur dans telle ou telle direction. Pour sensibiliser au sort des peuples primitifs, on imagine une tribu bochimane menacée de spoliation pour une firme sud-africaine dans le but de faire main basse sur des gisements de diamants d'une richesse inouie. Un jeune Islandais rejoint est embauché par cette organisation, le CFR, et se laisse prendre au jeu de la falsification.
Excellente surprise que ce roman qui joue habilement des écrans de fumée, pour entretenir le mystère sur le CRF. Nous suivons la lente prise de conscience du héros, qui tente de comprendre les règles du jeu et se laisse séduire par l'estompement de la norme qu'implique son travail. Mais guère de réponses ne sont apportées à la fin de ce livre. Et pour cause, une suite: "Les éclaireurs" vient de paraître... grrr, je vais devoir la lire pour en savoir plus, et espérer qu'Antoine Bello lève un peu plus le voile sur cette entreprise de falsification du réel. |
D'accord avec toi pour dire que c'est excellent.
En revanche, pas complètement une surprise puisque le précédent de Bello était déjà très réussi :

une sorte de polar dans le monde du puzzle, écrit sous forme de puzzle...
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 | |  |  | | ingweil : |

En nettement mieux, j'ai lu La pluie avant qu'elle tombe, d'un de mes auteurs fétiches, Jonathan Coe.
Un titre très poignant, nettement plus qu'une lecture de train. |
Je suis très très client de Coe mais j'ai trouvé ce bouquin assez laborieux. L'idée des photos ne marche qu'à moitié, je trouve, et je le préférais justement dans le registre historico-sarcastique. |
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L'Affaire du chien des Baskerville
Nettement plus réussi que Qui a tué Roger Ackroyd, le livre fonctionne véritablement comme un commentaire de texte passionnant, à la fois éclairant sur l'œuvre de Conan Doyle et sur le personnage de Holmes. Les liens troubles qui unissent l'auteur et sa créature sont vraiment passionnants, et vraiment accessibles à tous ceux qui ne sont pas des aficionados du détective cocaïnomane.
On se laisse prendre au jeu de l'essai, et finalement, on se fait aussi bien avoir que dans le roman.
A mes yeux, il manque juste une analyse du style de Conan Doyle dans ses autres œuvres pour le comparer à celui de cette enquête si particulière dans sa bibliographie. |
 | |  |  | Ah c'est vrai que celui que j'avais lu valait surtout par l'histoire en elle-même et par son dénouement. Si l'histoire ne fonctionne pas, ça ne m'étonne pas que ça ne te plaise pas.

En nettement mieux, j'ai lu La pluie avant qu'elle tombe, d'un de mes auteurs fétiches, Jonathan Coe. Il abandonne son ton sacarstique et sa critique de l'Angleterre pour signer une saga familiale. Toujours quelques expérimentations de style : excellente idée de faire un récit par photographies interposées, d'essayer de tisser l'histoire d'une famille à travers les yeux d'un proche, plus ou moins objectif. La manière de se raconter, de se livrer entièrement, d'essayer de faire parler le détail... crée une proximité extraordinaire. Sans avoir l'air d'y toucher, Coe donne aussi une réflexion sur le lecteur, et son rapport à l'histoire qu'on lui livre, aux connexions qu'on est tentés de faire avec son propre vécu, sans jamais réellement y parvenir.
Un titre très poignant, nettement plus qu'une lecture de train. |
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Dans 1984, le gouvernement falsifiait l'histoire pour légitimer le présent. Ainsi, l'ennemi héréditaire d'hier devenait l'allié indéfectible d'aujourd'hui, au gré des alliances. Antoine Bello imagine, au contraire, une organisation mystérieuse, au(x) but(s) incertains, qui falsifie l'histoire pour orienter le futur dans telle ou telle direction. Pour sensibiliser au sort des peuples primitifs, on imagine une tribu bochimane menacée de spoliation pour une firme sud-africaine dans le but de faire main basse sur des gisements de diamants d'une richesse inouie. Un jeune Islandais rejoint est embauché par cette organisation, le CFR, et se laisse prendre au jeu de la falsification.
Excellente surprise que ce roman qui joue habilement des écrans de fumée, pour entretenir le mystère sur le CRF. Nous suivons la lente prise de conscience du héros, qui tente de comprendre les règles du jeu et se laisse séduire par l'estompement de la norme qu'implique son travail. Mais guère de réponses ne sont apportées à la fin de ce livre. Et pour cause, une suite: "Les éclaireurs" vient de paraître... grrr, je vais devoir la lire pour en savoir plus, et espérer qu'Antoine Bello lève un peu plus le voile sur cette entreprise de falsification du réel.

Une personne ici-bas vantait thomas H Cook. Je me suis laissé tenter et... ben, bof. Pas désagréable, parfait pour un long voyage en train, mais ce livre, qui se veut polar psychologique, souffre de personnages caricaturaux et d'un manque flagrant de tension. |
 | |  |  | le livre insiste beaucoup sur le côté sportif des parents, sportifs accomplis et beaux, ce qui est sans doute partiellement fantasmé par rapport au physique rachitique de Philippe.
Maintenant, le choix de Bruel (acteur devenu chanteur devenu acteur devenu champion de poker chanteur devenu acteur) me paraît bizarre dans ce film... je n'arrivait pas à ma le représenter de manière crédible. |
 | | chrisB, 13.08.2009 à 14:51 | 323928 |
|  |  | | haha, plutôt fétichisme du réalisateur pour son actrice :o) qui du coup devient plus un mannequin qu'autre chose. Après le chanteur devenu acteur ca faisait un peu beaucoup... |
 | |  |  | pas vu le film. Tu fais allusion à quoi, quand tu parles de fétichisme ?
Cécile de France en maîtresse fétichiste, ça devrait pourtant de plaire, petit canaillou ! |
 | | chrisB, 13.08.2009 à 14:20 | 323925 |
|  |  | Pas lu, mais j'ai détesté le film de Miller
Il y a-t-il autant de fétichisme autour des personnages, en particulier celui joué par Cecile de France ? (en gros celle dont tombe amoureux le héros, l'ancienne femme de son frere je crois...) |
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L'histoire d'un jeune garçon qui découvre que sa famille à un secret... Il se rend confusément compte que certaines choses ne colle pas, mais il s'est laissé bercer par la belle histoire qui lui a été raconté sur la rencontre de ses parents, comment ils ont traversé la guerre... mais un jour, il découvre la vérité. Pas d'un bloc, mais priogressivement, au fur et à mesure des confidences de la voisine et amie de la famille, Louise. Cette histoire, c'est celle de Philippe Grimbert, de ses parents, de sa famille. C'est aussi un livre terriblement émouvant et pudique, qui évite de juger. Grimbert raconte, comprend et y réalise un deuil impossible.
N'emêche, après ce roman d'Emmanuel Carrère, c'est le deuxième livre autobiographique que je lis sur les secrets de famille. C'est compliqué, la famille :o/
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 | |  |  | L'histoire d'un homme dont la vie est marquée par la tragédie, et qui, loin de se laisser aller au désespoir, fait plus que survivre, grâce à sa passion pour la musique. Et pourtant, sa famille mérite plus que toutes le titre de "famille dysfonctionnelle". Et pourtant, entre un père plus qu'effacé, une mère immature et une grande soeur aux pulsion auto-destructrices extrèmes, il y avait de quoi mal tourner. Le plus étonnat, c'est que cette histoire est vraie et que Mark Oliver Everett connaît une certaine notoriété sous son nom de scène E, leader de son groupe EELS.
Les autobiographies m'intéressent rarement. Celles de chanteurs encore moins... mais, outre le fait que j'aime beaucoup la musique de EELS, ce livre a la réputation d'être plus qu'une simple autobio d'un presque célèbre, mais on lui prête des qualités la rapprochant plus des "Corrections" ou de "Middlesex". je n'ai lu aucun de ces livres (mais "Les corrections" est sur le haut de ma pile) mais la comparaison est flatteuse, et je dois reconnaître que j'ai passé un bon moment à lire ce livre, drôle et touchant, qui, à l'instar des disques de EELS, distille une ambiance à la fois sombre et joyeuse, parce qu'E, plus que quiconque, est intimement persuadé que la vie se compose de hauts et de bas, et que, aussi desespéré s'est-il senti parfois, il a aussi connu des moments de bonheur absolu, et que, tout compte fait, il n'a aucune raison de se plaindre, au contraire. Et, surtout, son livre ne se veut pas un livre pour fans de EELS, mais un livre sur un la vie d'un homme qui a vécu et appris certaines choses. Qu'il soit un chanteur est presque anecdotique... Dans le pire des cas, cela peut donner envie de découvrir sa musique.
Nous avons évidemment droit à une visite des coulisses de l'industrie musicale et de la fabrication des disques. Rien de bien nouveau, mais cela reste intéressant, et dans la dernière partie, un peu moins réusssie que la première, E décortique certaines de ses chansons, ce qui est souvent éclairant. |
 | |  |  | | je viens de me taper Dan Brown (brrrrr), c'est déjà un bel effort. Mais j'hésite à continuer l'autobio de E, et à aborder "Les corrections" :o) |
 | |  |  | | T'as pas envie de commencer à lire Marc Levy? |
 | | THYUIG, 06.08.2009 à 14:54 | 323645 |
|  |  | j'sais pas, 95 ans, je me dis que c'est pas loin de l'âge légal hein...
Pour la peine, une pensée pour Bashung. |
 | |  |  | | Thierry : | 
Sammy Glick est le prototype du petit arriviste, qui tuerait père et mère pour arriver à ses fins. Ce petit juif, qui débarque comme coursier dans un journal new-yorkais fin des années 30, rêve d'Hollywood et il fera tout pour y arriver. Le narrateur du livre, Al mannheim, ets le témoin privilégié de cette ascension. A la fois révulsé et fasciné par se personnage, il se retrouve plus ou moins dans son ombre, tentant de s'y soustraire sans jamais vraiment y arriver. Parce qu'il se pose sans cesse cette question: "qu'est-ce qui faire courir Sammy ?"
Portrait de l'arrivisme acharné, qui, s'il était en vogue à Hollywood à l'époque, continue de sévir sous d'autres cieux. Bud Schulberg, qui fut un auteur à succés à Hollywood (on lui doit le scénario de "Sur les quais" d'Elia Kazan), signe un roman très réussi, qui dresse également en filigrane la mort d'un certain Hollywood. Si Glick s'épanouit à Hollywood, c'est parce que l'âge des pionniers est révolu, et que ce sont les financiers et les requins qui prennent possession de l'endroit. Sammy n'est qu'un requin parmi d'autres. Il court plus vite, mais c'est la seule chose qui le distingue des autres. Schulberg profite également de ce livre pour raconter les premières tentatives de syndication des auteurs, qui étaient exploités sans vergogne par les studios, gros ou petits. Un Sammy Glick n'était pas le dernier à profiter du système, cela va sans dire. |
Merdeeeeee, je vauis voir Bashung en concert, il meurt
Je lis un roman de Budd Schulberg, il meurt
Le monde de la littérature et celui du cinéma sont en deuil, l'écrivain et scénariste américain Budd Schulberg est décédé à l'âge de 95 ans le 5 août 2009. Lire la suite l'article
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Fils du producteur de la Paramount, B. P. Schulberg, il s'est fait connaître en publiant le roman Qu'est-ce qui fait courir Sammy ? en 1941. La consécration hollywoodienne intervient quand il est récompensé d'un Oscar pour le scénario du film Sur les Quais en 1954. Ce long métrage d'Elia Kazan, lauréat de huit Oscars au total, a offert un rôle magnifique à Marlon Brando qui a remporté le prix du meilleur acteur.
Schulberg est aussi l'auteur du roman adapté au cinéma, Plus dure sera la chute (1956) avec Humphrey Bogart, sélectionné à Cannes et du scénario d'Un homme dans la foule (1957), également dirigé par Elia Kazan, avec Andy Griffith et Walter Matthau. Il avait également fait ses preuves en chroniqueur sportif, lui qui était passionné de boxe.
Ses derniers instants se sont déroulés dans sa résidence de Westhampton Beach, à Long Island auprès de sa quatrième épouse Betsy Schulberg avec qui il a eu deux enfants. |
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