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Charlie Brown, 08.07.2014 à 14:50355719
Mael :
Assez curieux que tu ais pu acheter l'art de la Mouscaille et Poguri en SBAM , car ils n'étaient pas concernés par l'offre, ton libraire a du mal comprendre - tant mieux pour toi car ce sont de très bons livres.


Non non, ma libraire a très bien compris. :o)
Comme j'étais étonné de voir des titres que je n'avais pas vu au programme de l'opération SBAM, je lui posais la question et elle me dit qu'effectivement certains titres qui n'étaient pas prévus lui avaient été envoyés par les éditeurs en plus de ceux annoncés pour figurer dans cette opération. Et ils étaient bien estampillés SBAM. Je ne sais pas combien de librairies ont eu droit à ce complément, mais j'étais effectivement content de tomber sur le Cornélius ou l'art de la mouscaille et du pinaillage vu les bons échos que j'en avais lu ici.
Ces 5 volumes ont été ceux qui m'ont le plus tenté dans tout ce que j'aie pu feuilleter de la sélection.

Mael, 08.07.2014 à 11:42355714
Assez curieux que tu ais pu acheter l'art de la Mouscaille et Poguri en SBAM , car ils n'étaient pas concernés par l'offre, ton libraire a du mal comprendre - tant mieux pour toi car ce sont de très bons livres.

Sinon le Chroniquette est un livre franchement ennuyé, du niveau des bloggueurs racontant la vie de leur chat. Je peux le lire avec plaisir sur un blog, mais dans un livre aussi luxueux pffff... Je l'avais acheté en neuf à l'époque faut dire, deux euros il les vaut bien sûr.

Par contre Nanni est vraiment un auteur excellent, ses deux autres livres chez Cornélius (ou Olivius) sont très très bon, particulièrement Casanova qui était un des meilleurs titres de 2013 et dont personne n'a parlé.

Charlie Brown, 08.07.2014 à 10:44355711
Thierry :
saynettes de la vie quotidienne d'un chat et son maîotre. Un chat vit à son rythme, dans son mode dans lequel se superpose parfois le nôtre. Cette sensation, l'auteur la traduit bien. Mais dieu que c'est long. Ce livre n'en finit pas de ne pas finir, et l'empilage de petits riens débouche sur... rien. l'ennui.


J'ai moi aussi SBAMé comme un malade (enfin non, je n'ai acheté que 5 bouquins de l'opération SBAM), et cet ouvrage a fait partie de ma sélection. Du coup, j'ai commencé à le lire. Pour l'instant, je trouve ça très beau et je ne m'ennuie pas du tout à la lecture. Mais c'est peut-être parce que je le lis à petites lampées, petits bouts par petits bouts, 5 à 10 minutes par séance de lecture. Je me replonge alors avec plaisir dans la suite. Je sens que ça va finir par du 4 étoiles cette affaire. :o)

Sinon, à part ce volume, les 4 autres bouquins sur lesquels s'est porté mon choix pour cette opération SBAM, et qui feront donc partie de mes lectures prochaines, sont les suivants :





Les 3 premiers à cause de (grâce à) Bulledair et à ses intervenants réguliers, le dernier et le Chroniquettes en question après avoir feuilleté ce qu'il y avait dans le bac SBAM de la librairie.

Thierry, 07.07.2014 à 12:04355684
tentative de mi-bilan à mi-2014

Thierry, 07.07.2014 à 9:04355674
saynettes de la vie quotidienne d'un chat et son maîotre. Un chat vit à son rythme, dans son mode dans lequel se superpose parfois le nôtre. Cette sensation, l'auteur la traduit bien. Mais dieu que c'est long. Ce livre n'en finit pas de ne pas finir, et l'empilage de petits riens débouche sur... rien. l'ennui.

Thierry, 07.07.2014 à 9:00355673
Rien de forrrrmidable, mais quelques très bons livres pôur moi aussi


divine surprise, drôle et légère




série délicieusement foutraque et plus fin qu'il n'y paraît. On est dans du pulp qui s'assume




Gipi à son sommet




du bon, du Bézian




la suite de la biographie très exigeante de Fritz Haber par Monsieur Vandermeulen. Mais que c'est bien fait.





J'aurais pû citer Blast ou Beta, mais si ces livres sont bons, ils ne sont pas non plus transcendants

NDZ, 06.07.2014 à 23:29355671
Je me sens obligé....

que du confirmé, de la routine, de l'ancien indé vendu au grand capital, pas de surprise/découverte (si, mais côté 2013, 2012...), pour la première moitié 2014, quatre bons bouquins, dans des genres différents. Mais tout le monde ou presque les a déjà lus ici.

Feuilleton fantastique poussé à l'extrême. Parodique. Suprême.



Formidable auteur, formidable bouquin. Je me demande si je ne vais pas relire & renoter (j'avais saqué après le changement de maquette :) que je trouvais limite couille-molle)


On connaît les règles mais on s'amuse. De l'exercice de style qui ne revient pas à refaire ce que l'on a déjà vu et lu 99 fois.



Polar nerveux, inspiré, qui promet. J'aime les promesses.

Anoeta, 06.07.2014 à 15:20355668
Le 4 juillet 2013 :

NDZ :
Ah, c'est vrai, d'habitude on fait un summer break et on liste les albums de ces six premiers mois qui pourraient survivre au raz-de-marée de la "rentrée littéraire" (à peu près 50% des sorties de l'année sur septembre/octobre, c'est ça?)... et peut-être se retrouver dans les 20 premiers des bulled'or.


On est en retard cette année les gars. Alors je sais bien que la Coupe du Monde de foot n'incite pas à la lecture, mais bon là, pas de match avant lundi soir... L'occasion parfaite pour reparler BD !

Qui commence ?

Thierry, 04.07.2014 à 10:40355633
repéré parce que nominée plusieurs fois aux Eisner awards cette année (Best Graphic Album et Best Writer/Artist), j'étais curieux en ouvrant ce livre. Le titre est intrigant et la graphisme séduisant dans sa simplicité.
Il y est question de l'amour fou entre un eskimo qui descend du pôle nord vers le pôle sud. Il y tombe amoureux d'une belle eskimode, mais un étrange phénomène magnétique les empêche de se toucher
Qu'est-ce qui a amené ce jeune eskimo à entamer se voyage ?
C'est ce qu'Isabelle Greenberg nous fait découvrir
Elle situe cette histoire dans la terre des permiers jours, une terre qui n'est pas encore la nôtre. une terre à trois lunes. Son héros étant un conteur, elle construit son récit à travers un enchassement d'histoires: la méta-histoire qui ouvre et referme le livre, et le récit du conteur, parsemé lui-même de cpn,tes. Un peu à la manière de Neil gaiman qui aime à utiliser une narration où le narrateur parle d'un conteur qui parlke d'un conteur... le récit se joue à plusieurs niveaux, donnant à l'histoire une dimension particulière.
C'est un prétexte pour l'auteur de se réapproprier des mythes fondateurs (essentiellement judéo-chrétiens), mais resitués dans une dimension apocryphe. Tour de Babel, déluge... mais dans un monde qui mélange eskimo, civilisation d'inspiration viking ou arabe.
J'y retrouve cette capacités des auteurs anglo-saxons de créer des univers complexes, cohérents et originaux, à la manière de Jeremy Bastian dernièrement.
Je m'attendais sans doute à trop de ce livre. Il est très bien, mais il lui manque quelque chose pour être vraiment excellent.

Mael, 03.07.2014 à 20:32355627
(réédité à La Pastèque) Sur le principe rien de de bien excitant : un jeune dessinateur décide d’arrêter de fumer, il ouvre un blog pour le raconter au jour le jour (et ainsi se donner la force d’y arriver) et ce blog sort en version papier. Mouais. Mais c’était sans compter une double conjonction : l’auteur est un narrateur brillant, comme il l’a prouvé en sortant une des meilleures BDs de 2013, et l’éditeur a prouvé depuis longtemps qu’il ne choisit pas ses livres (toujours impeccablement fabriqués) au hasard.

Après sa carrière sur le web, Deux milligrammes, titre issu du grammage des nicorettes fétiches de Benjamin Adam, a connu une publication papiers aux éditions Troglodytes, à quelques centaines d’exemplaires. Ensuite plusieurs éditeurs ont voulu le republier mais l’auteur a toujours éludé. Mais, depuis, La Pastèque a créé « Pomelo », une collection dédiée aux « faux guides en BD », proposant à des auteurs de qualité de moquer gentiment cette mode qui inonde les bacs.

Ce qui est intéressant avec Deux milligrammes, c’est qu’il ne s’agit pas d’une parodie, pas d’une moquerie, mais de prendre les codes des méthodes pour les détourner gentiment. C’est un carnet pince-sans-rire, basé sur des anecdotes faisant mouche et illustrant la bizarrerie de l’esprit humain. Ainsi, si un documentaire sur les méfaits du tabac marque notre fumeur récidiviste, ce n’est pas l’acte fondateur qui le convainc d’arrêter les clopes. Non, la déclaration majeure est celle de son médecin débonnaire lui lançant: « Vous allez retrouver le goût des pommes de terre. »

Il y a des défauts dans cette oeuvre de jeunesse : un format un peu trop petit rend le texte difficilement lisible, parfois l’anecdote est vraiment trop anecdotique… C’est l’écueil classique des blogs plaqués sur du papier. Mais outre un avant-propos instructif qui remet tout ça en perspective, il y a quand même chez Adam des particularités narratives très fortes. On remarque notamment déjà ce goût pour la déconstruction chronologique, chaque histoires naviguant joyeusement à distance – d’un jour comme de dix ans. La manière dont il dessine les « opposants au tabac » (dont est votre serviteur) est aussi un gimmick fort amusant à découvrir…

Un certain nombre de livres existent déjà sur ce sujet, y compris en bande dessinée, et c’est souvent un enfilage de banalités. S’il n’en est encore qu’à ses débuts, Adam évite au moins toujours l’ennui, au mieux on rit franchement. Ce petit ouvrage méritait donc bien d’être exhumé – et ce, même si son auteur peut avoir du mal à l’assumer – et se rangera volontiers à côté de Celles que j’ai pas fumées, de Nadja (Cornélius), autre livre illustré de qualité sur le sujet.


Mael, 03.07.2014 à 20:30355626
Les lecteurs de la revue Arbitraire le savent : Antoine Marchalot est un des auteurs les plus drôles de ces dernières années. À l'image d'auteurs comme Olivier Texier ou Tangui Jossic, il cultive un absurde fascinant où tout peut prendre vie et construire un univers cohérent (mais délirant) en quelques cases. C'est peut de dire que son premier album diffusé était attendu, livre dans la pure lignée de Ferraille, naturellement publié par les Requins Marteaux.

Une vie de famille agréable enchaîne des gags suivant une implacable, mais inconcevable, logique, détournant certains usages du genre. La drôlerie absurde se distille tout au long des pages, ne faisant pas tout porter sur les chutes – la plupart du temps hilarantes –, et créant une ambiance générale de flottement qui fait mouche. C'est une construction assez rare qui fait son originalité, chaque gag totalement différent réussissant à s'inscrire dans l'ensemble avec une cohérence parfaite. Le dessin, créant des personnages tordus et suintants, est à l'image des scénarios et participe à cet esprit général si enthousiasmant.

Quand un jeune auteur a fait quelques planches très prometteuses, le premier livre est un vrai risque, tant la déception peut-être au rendez-vous, des gags isolés ne faisant pas un toujours un album solide. Antoine Marchalot, lui, a réussi à éviter cet écueil, la comparaison rendant son travail encore meilleur. Si la planche exemple vous fait rire, ne manquez pas ce coup de cœur personnel !

NDZ, 02.07.2014 à 20:30355624
Anoeta :
NDZ :
Alors je ne sais pas comment organiser ce retour de lecture... Forcément, pour un adulte, on est curieux de ce que peut donner le grand Art dans le registre "enfance". Et j'ai lu, mais je n'ai pas percuté. Lecture fade, sans intérêt. Et puis je l'ai lu à mon fils de 4 ans. Une lecture intense. Toute dans un mélange de fascination / frayeur incontrôlable. Un effet remarquable. Pour finir, probablement un discours tout en nuance sur la peur, la suggestion et l'imagination.


Oh le gentil papa qui a abonné son enfant à l'école des loisirs cette année :o)


Pas que cette année... et ce n'est pas moi qui ai payé ;)

Anoeta, 02.07.2014 à 20:23355623
NDZ :
Alors je ne sais pas comment organiser ce retour de lecture... Forcément, pour un adulte, on est curieux de ce que peut donner le grand Art dans le registre "enfance". Et j'ai lu, mais je n'ai pas percuté. Lecture fade, sans intérêt. Et puis je l'ai lu à mon fils de 4 ans. Une lecture intense. Toute dans un mélange de fascination / frayeur incontrôlable. Un effet remarquable. Pour finir, probablement un discours tout en nuance sur la peur, la suggestion et l'imagination.


Oh le gentil papa qui a abonné son enfant à l'école des loisirs cette année :o)

Anoeta, 30.06.2014 à 21:49355606
Pareil pour moi, il n'y était pas, tout comme le Willem et le long. Du coup j'en ai pris 10 autres.

chrisB, 30.06.2014 à 12:31355596
C'est le bouquin qui m'attirait le plus de l'offre SBAM, non recu par mon libraire je me suis tourné vers 10 autres livres, avis à suivre...

Thierry, 30.06.2014 à 11:27355593
enfin découvert grâce à l'opération SBAM, cela faisait longtemps que je tournais autour de ce livre.
C'est donc chose faire. C'est étrange à quel point découvrir ce livre 14 ans après sa sortie peut donner l'impression que la bande dessinée a à ce point évolué en si peu de temps. Il m'est difficile de mettre le doigt sur ce qui me donne cette sensation mais c'est comme si la radicalité de Barbier selmblait avoir servi de matrice à une foule de livres plus fades... des redites, des juxtaposition d'éléments, des recyclages plus ou moins assumé.
Comme si, depuis 2000, la bande dessinée alternative s'était retrouvée écartelée entre des oeuvres encore plus radicales, mais surtout des oeuvres de plus en plus consensuelles, qui ont perdu une partie de leur puissance.
Reste que cet autoportrait est un livre puissant et éntêtant.

NDZ, 25.06.2014 à 21:45355561
Est-ce le résultat d'un Claude Ponti sous acide ou tout simplement celui de l'accouplement de Lewis Caroll avec Lautréamont ? En tout cas, un bestiaire au poil, d'une précision scientifique hors-norme, d'une justesse d'éthologue hors-pair. Parfait pour picorer quand on est un peu trop de bonne humeur.


Belle réédition chez 2024. Un chouette ancêtre, qui se lit avec grand bonheur. Les trouvailles bédéistiques sont nombreuses et joyeuses. Une belle entrée en Matière.


Une improvisation qui laisse pointer de jolies choses qui seront développées dans les séries qui suivront. On n'a pas encore la mise en case du récit avec un trait à la limite de l'abstraction tel que l'on a dans Frontières, et qui fait merveille, mais on a déjà la capture du lecteur dans un faux rythme, par la mise en place d'une vraie tension (ici comique). A découvrir pour les adeptes de Ronald ayant loupé ce livre.

Mr_Switch, 25.06.2014 à 14:04355553
Le Mariage de Monsieur Lakonik . Une bande dessinée (non moderne) de 1931, de Jean Bruller, dessinateur qui deviendra Vercors et écrivain, dix ans plus tard.
Il semble que ce livre soit un bon éclairage quant au Vercors à venir. Comme je ne connais pas l'oeuvre de Vercors, je ne saurais dire.

Je ne connais pas bien l'oeuvre de Gus Bofa, mais il me semble clair que tout amateur de Bofa se doit de parcourir cette bande. La filiation semble claire. Bruller fréquenta Bofa (et Bofa eut peur que Bruller finisse par lui faire de l'ombe, d'après ce qu'écrit Groensteen dans la préface de ma réédition. S'il le dit...)


L'histoire en elle-même. Un homme sourd et une femme muette veulent se marier mais pour des raisons que je tais, ils n'arrivent pas à passer devant le monsieur le maire. Et ils vivent de rocambolesques aventures à leur insu. Ils arrivent finalement à l'autre bout de la Terre, en étant toujours côte à côté mais en ignorant que l'un est finalement proche de l'autre.
Bruller trimballe ses marionnettes. En filigrane, un deus ex machina tout à fait assumé et même souligné.


Une lecture intéressante mais qui demande approfondissement.

Thierry, 25.06.2014 à 10:38355551
de ces livres étranges, qui vous hantent sans pour autant délivrer de clé pour les comprendre. Une invitation à se plonger dans des planches sombres mais lumineuses, issues de la superpositions de couches rélaisées par Paz Boïra, dessinatrice, et Rémy Pierlot, artiste porteur d'un handicap mental. Les images semblent traduire une forme de redécouverte et d'émerveillement de la nature.
Un homme et un ours cheminent ensemble, sans que l'un ne semble avoir d'ascendant sur l'autre.
Ils sont égaux, reliés par une appartenance commune à un Grand Tout qui s'offre à leurs yeux, et aux nôtres.
Parce que muet, ce livre s'addresse essentiellement à ce sens "primatif". Mais ce qu'il perçoit dépasse la simple observation. Elle permet de déceler ce qu'il y a au delà. C'est en tout cas ce que les dernières pages suggèrent.
Un livre court mais dense, qui joue sur les sensations.

NDZ, 22.06.2014 à 23:02355516
Alors je ne sais pas comment organiser ce retour de lecture... Forcément, pour un adulte, on est curieux de ce que peut donner le grand Art dans le registre "enfance". Et j'ai lu, mais je n'ai pas percuté. Lecture fade, sans intérêt. Et puis je l'ai lu à mon fils de 4 ans. Une lecture intense. Toute dans un mélange de fascination / frayeur incontrôlable. Un effet remarquable. Pour finir, probablement un discours tout en nuance sur la peur, la suggestion et l'imagination.

Mr_Switch, 22.06.2014 à 16:20355511
Un bouquin globalement intéressant mais dans lequel l'ennui vient pointer son nez tout de même. Ni vraiment autobiographie ni vraiment fiction, on a pourtant l'impression de lire un récit autobio sans avoir l'empathie ou la tolérance nécessaire. Les scènes se suivent, des personnages apparaissent régulièrement mais disparaissent tout aussi régulièrement, sans que le narrateur nous toujours donne le fin mot quant à leur éloignement.
Il y a des épisodes intéressants, notamment quand le héros trouve des emplois d'assistant mangaka. On regrette que l'auteur, et son narrateur, ne fasse qu'évoquer le tourisme sexuel soft vers le Japon. Il en a dit trop ou pas assez ! dirons-nous.

Bon, il y a aussi un petit épisode qui pose problème. Mais je n'ai pas envie de taper plus que de raison sur ce livre qui a tout de même de bons moments !

lanjingling, 19.06.2014 à 17:07355478
Mael :

Oui ça fonctionne mieux sur Sybilline cette mollesse. Même si contrairement à David je préfère le trait des premiers volumes et de Chloro.
Oui, c'est également ma période préférée, surtout pour l'encrage voluptueux, velouté.

Mael :
Mais sans doute alors l'explication est elle bien, comme tu le dis, à chercher du côté d'un manque d'intérêt du dessinateur, autant pour un univers contemporain que pour des personnages humains. Il ne s'en est du reste jamais trop caché je crois ?
Pas tant l'univers contemporain (Chaminou était une série qu'il adorait) ou les humains (il s'éclatait bien aussi sur Clifton) , mais simplement une série trop gentillette, sans enjeux, comme en effet je crois me souvenir qu'il l'a dit dans un entretien dans Schtroumpf(les cahiers de la B.D.) spécial Macherot.

Mael, 19.06.2014 à 16:48355474
lanjingling :
Mael :

Je me suis relu pas mal de Macherot, tous les Sybilline, du Chlorophylle, en terminant par cette intégrale, qui contient les derniers travaux de l'auteur ainsi que quelques anciennes pages mettant en scène le chat Pantoufle. Le contraste graphique est saisissant, sur Mirliton Macherot est quand même très fatigué.
Pourtant, Macherot a embrayé sur Mirliton peu après Pantoufle, au tout début des années 70, quand il dessinait certains Sybilline parmi les plus beaux; je ne pense donc pas que la faiblesse de Mirliton tienne à une fatigue de Macherot, mais à un manque d'enthousiasme pour cette série assez gentillette.
Mael :
S'il y a de belles pages c'est souvent très beau et les personnages humains sont vraiment banceaux. Sur les animaux sont savoir faire permet de tenir la route mais les scénarios de Cauvin ne sont pas brillant (sans être nuls, mais pas très bons non plus) et ne sauvent pas tout ça. Il est vrai que Pantoufle, lui, a un scénario du Goscinny de la meilleure période, la comparaison est donc rude. Une fin de carrière qui sent la fin
Ici aussi, le dessin de Macherot dans les années 80, même si personellement je l'aime moins, a aussi ses défenseurs, comme david t, qui justifie très bien son attrait.


Oui ça fonctionne mieux sur Sybilline cette mollesse. Même si contrairement à David je préfère le trait des premiers volumes et de Chloro.

Mais sans doute alors l'explication est elle bien, comme tu le dis, à chercher du côté d'un manque d'intérêt du dessinateur, autant pour un univers contemporain que pour des personnages humains. Il ne s'en est du reste jamais trop caché je crois ?

lanjingling, 19.06.2014 à 16:29355472
Mael :

Je me suis relu pas mal de Macherot, tous les Sybilline, du Chlorophylle, en terminant par cette intégrale, qui contient les derniers travaux de l'auteur ainsi que quelques anciennes pages mettant en scène le chat Pantoufle. Le contraste graphique est saisissant, sur Mirliton Macherot est quand même très fatigué.
Pourtant, Macherot a embrayé sur Mirliton peu après Pantoufle, au tout début des années 70, quand il dessinait certains Sybilline parmi les plus beaux; je ne pense donc pas que la faiblesse de Mirliton tienne à une fatigue de Macherot, mais à un manque d'enthousiasme pour cette série assez gentillette.
Mael :
S'il y a de belles pages c'est souvent très beau et les personnages humains sont vraiment banceaux. Sur les animaux sont savoir faire permet de tenir la route mais les scénarios de Cauvin ne sont pas brillant (sans être nuls, mais pas très bons non plus) et ne sauvent pas tout ça. Il est vrai que Pantoufle, lui, a un scénario du Goscinny de la meilleure période, la comparaison est donc rude. Une fin de carrière qui sent la fin
Ici aussi, le dessin de Macherot dans les années 80, même si personellement je l'aime moins, a aussi ses défenseurs, comme david t, qui justifie très bien son attrait.

Mael :
Deux albums jeunesses bien fichus. Je me suis rendu compte que je n'avais jamais lu de Toto, c'est avant tout très beau mais le scénario tient bien la route aussi, c'est gentil et agréable.
Et oui, que Yoann n'a-t-il conservé ce style (et ce coloriage) au lieu de son Spirou rugueux ?

Mael, 19.06.2014 à 13:58355469
Lectures en vrac

Deux albums jeunesses bien fichus. Je me suis rendu compte que je n'avais jamais lu de Toto, c'est avant tout très beau mais le scénario tient bien la route aussi, c'est gentil et agréable. Le De Thuin est à l'image des autres livres de l'auteur, une grande douceur, un lien fort avec la nature, ce n'est pas follement original mais ça fait une bonne BD jeunesse. 3 arbres.

Les derniers albums de Johan et Pirlouit signée Peyo (seule série qu'il assuma quasiment seul jusqu'à la fin - seuls les deux derniers albums ont bénéficiais d'assistants) sont vraiment très bons. "Le Pays Maudit" voit le retour des deux compères au pays des Schtroumpf, retrouvant avec efficacité une recette qui a fait ses preuves. Il y a aussi une des meilleures répliques de la série "Hélas ! Le grand schtroumpf a été schtroumpfé par un vilain schtroumpf qui a un schtroumpf qui schtroumpf du schtroumpf ! Tous les schtroumpfs ont dû se schtroumpfer en schtroumpfant, schtroumpfés par le schtroumpf qui schtroumpf du schtroumpf !"... Peu d'inédit malheureusement mais en même temps il ne peuvent pas les inventer, en avançant dans la chronologie on arrive à un moment où Peyo est submergé de travail et produit de moins en moins. Une bien belle série à redécouvrir, et des bonnes intégrales, 4 schtroumpfs.

Je me suis relu pas mal de Macherot, tous les Sybilline, du Chlorophylle, en terminant par cette intégrale, qui contient les derniers travaux de l'auteur ainsi que quelques anciennes pages mettant en scène le chat Pantoufle. Le contraste graphique est saisissant, sur Mirliton Macherot est quand même très fatigué. S'il y a de belles pages c'est souvent très beau et les personnages humains sont vraiment banceaux. Sur les animaux sont savoir faire permet de tenir la route mais les scénarios de Cauvin ne sont pas brillant (sans être nuls, mais pas très bons non plus) et ne sauvent pas tout ça. Il est vrai que Pantoufle, lui, a un scénario du Goscinny de la meilleure période, la comparaison est donc rude. Une fin de carrière qui sent la fin, mais je trouve en même temps ça assez bien d'avoir poussée l'intégrale en reprenant cette partie moins reluisante (même si le titrer ''Sibylline présente'' est quand même douteux). Bon, ça reste dispensable, mieux vaut relire les (plus joliment éditées) intégrale Chlorophylle. 2 bols de laitue.

Ha ha, ça c'est super nul, y a rien à sauver mais en même temps c'est tirer sur une ambulance : c'est un album plus qu'obscur et autoédité. Mais on notera que son auteur est maintenant cadre chez Ankama, chargé de la gestion des marques pour les produits dérivés, ce qui ne m'étonne pas car il doit avoir une certaine expertise de com.
En effet tout dans cet album est pensé pour marché : des bêbêtes mignonnes, un logo de série (''Les Puckies'') qui fait penser à un dessin animé adapté, un emballage très pro, etc. Mais bon, la BD ne suit vraiment pas et donne l'impression d'un écrin soigné pour rien. ça reste sympathique comme objet, ils ont du y croire (même si j'ai du mal à comprendre comment ils ont pu s'y mettre à 3 pour écrire un scénar absolument bateau).

C'est pas franchement de la BD, c'est assez aride, mais ça se lit très bien par petit morceau, on y prend des leçons de cuisine entre deux critiques artistiques et expériences d'écologie concrète. 3 mulots.


Goerg c'est toujours très joli, bien raconté, il sait faire une histoire. En gros il y a toutes les "recettes" et je pense qu'il pourrait transmettre très bien les trucs pour faire une BD qui tienne parfaitement debout. Mais je n'ai pas réussi à décoller dans cette histoire qu'on sent faite pour faire naître de l'émotion et de la complexité et qui est assez convenue et ennuyeuse. Pas raté, ça remplit le job, mais bon. 2 reliques.


L'anthologie Hagio est vraiment très très bien, je renvois à la longue chronique d'herbv qui dit tout ça très bien. J'ai mis du temps à m'y mettre mais quelle formidable auteure. En tous cas en tant qu'anthologie ça fonctionne très bien puisqu'on découvre de très bons récits dans tout un tas de genres différents. Le long récit de SF est particulièrement saisissant, mais tout est à lire. 4 vaisseaux.

lanjingling, 19.06.2014 à 2:49355464
ibnalrabin :
Thierry :
pas viscéralement séduit, mais c'est surtout une affaire de gout. Parce que je peux difficilement nier que le bougre est doué, qu'il a une plume acerbe et que, l'air de rien, son dessin, sous des airs simplistes, est très expressif.


Moi je trouve ça complètement génial, mais je ne suis pas très objectif car j'avais un bouquin de Copi chez mes parents étant jeune et j'en garde un souvenir assez fasciné.
Un peu pareil pour moi, sauf que j'avais découvert ça dans de vieux Nouvel observateur (j'y ai aussi découvert Reiser et Bretécher, ainsi que Delfeil de Ton - excellent magazine, quand j'y repense)
ibnalrabin :
Par contre j'avais l'impression d'acheter un bouquin du genre "Linux pour les nuls" ou un truc dans le style, c'est fou comme la maquette (et le choix du papier/carton de la couverture) me font un effet cheap.
Et les couleurs, donc, ce jaune et cet orange, au point qu'on peut se demander si c'est de l'humour, ou du plagiat de "... pour les nuls".

ibnalrabin, 18.06.2014 à 15:30355458
Thierry :
pas viscéralement séduit, mais c'est surtout une affaire de gout. Parce que je peux difficilement nier que le bougre est doué, qu'il a une plume acerbe et que, l'air de rien, son dessin, sous des airs simplistes, est très expressif.


Moi je trouve ça complètement génial, mais je ne suis pas très objectif car j'avais un bouquin de Copi chez mes parents étant jeune et j'en garde un souvenir assez fasciné. (D'ailleurs une bonne partie des pages de cette anthologie étaient dans ce vieux bouquin, et je m'en rappelle fort bien en les lisant.)
Par contre j'avais l'impression d'acheter un bouquin du genre "Linux pour les nuls" ou un truc dans le style, c'est fou comme la maquette (et le choix du papier/carton de la couverture) me font un effet cheap, ce que je trouve fort étonnant dans une collection semi-Cornélius. Ceci dit le bouquin est assez bon marché, point positif.

Smiley_Bone, 18.06.2014 à 14:28355456
Euh oui mais bon Kordey niveau storytelling, il surclasse Vicomte et 95 % des dessinateurs dit mainstream. Et ses Soldier X ou ses Tarzan chez Marvel et Dark Horse avec Macan au scénario restent pour moi d'excellents souvenir de lecture. Bon après c'est vrai que là il bossait avec un vrai scénariste.

Thierry, 18.06.2014 à 10:40355449
pas viscéralement séduit, mais c'est surtout une affaire de gout. Parce que je peux difficilement nier que le bougre est doué, qu'il a une plume acerbe et que, l'air de rien, son dessin, sous des airs simplistes, est très expressif.

Thierry, 16.06.2014 à 22:32355429
e m :
L'histoire secrète #1...
D'après la bullebase I.Kordey a dessiné 43 albums (je ne compte pas les comics) entre 2005 et 2013.
43 albums en 9 ans !?
Maintenant je comprends mieux pourquoi je trouvais le trait si grossier, voire parfois plutôt laid. A ce rythme là j'imagine qu'on ne prend pas le temps de peaufiner ses planches (?)
Sinon, cette réinterprétation de l'histoire du peuple Juif en Égypte à coup d’ésotérisme ne m'emballe pas plus que ça.
1 plaie (d’Égypte)

ça nous change des feignasses comme Vicomte. Alleï, Kordey pour reprendre Sasmira? :o)
J'ai ouvert son petit dernier, c'est d'une laideur assez absolue, je trouve

e m, 16.06.2014 à 20:38355428
L'histoire secrète #1...
D'après la bullebase I.Kordey a dessiné 43 albums (je ne compte pas les comics) entre 2005 et 2013.
43 albums en 9 ans !?
Maintenant je comprends mieux pourquoi je trouvais le trait si grossier, voire parfois plutôt laid. A ce rythme là j'imagine qu'on ne prend pas le temps de peaufiner ses planches (?)
Sinon, cette réinterprétation de l'histoire du peuple Juif en Égypte à coup d’ésotérisme ne m'emballe pas plus que ça.
1 plaie (d’Égypte)

lanjingling, 16.06.2014 à 13:34355418
Matrok :
lanjingling :
P.S.:
wandrille :
On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)
J'habite dans un pays officiellement communiste (la Chine), et objectivement, le communisme, c'est l'oppression (le capitalisme aussi, si tu veux, mais franchement, en bien moins direct, moins pesant, moins quotidien)

Bon... ça fait deux ou trois fois que tu écris ça, ça n'a rien à voir avec la bande dessinée
et de fait, quand j'en parle, c'est dans le forum "ratatouille,pizza et riz cantonnnais", si je me permets d'en parler dans le forum B.D. alors qu'en effet ce n'en est pas (mais n'est-ce pas Mao qui disait "tout est politique, y compris et surtout la B.D."?), c'était pour répondre à wandrille ,
Matrok :
alors juste pour cette fois je vais répondre : la Chine est "officiellement" communiste mais c'est de fait un pays capitaliste, intégré au marché mondial, où des entreprises capitalistes aussi bien chinoises que du monde entier y exploitent des millions d'ouvriers d'une façon tout à fait semblable à ce qui se fait dans tout le monde capitaliste. Ce qui est pesant et quotidien en Chine, ce n'est pas seulement le verbiage "communiste" officiel, c'est la réalité capitaliste.
Vivant en Chine (j'ai l'impression de me répéter), mais ayant vécu dans des pays "capitalistes", je sais distinguer, et si en Chine beaucoup de gens subissent effectivement l'exploitation capitaliste (officiellement "le premier stade de la société socialiste"), celle-ci est différente de l'oppression communiste : je n'ai pas un ami chinois dont un membre proche de la famille (oncle, grand-père, mère, etc.), ou lui-même, n'ait eu à souffrir physiquement de cette oppression ; je parle de mort, de torture, de prison sans jugement, d'exil, pas de "verbiage"; et je parle aussi du présent : un ami cinéaste a du partir il y a deux ans et ne peut plus remettre les pieds dans son pays (où il sa famille et ses amis ) sans risquer la prison, parce qu'il a tourné un film susceptible de "troubler l'ordre public", un autre a fait il y a peu de la prison parce qu'il a écrit des poèmes susceptibles de "troubler l'ordre public". Le capitalisme, c'est mal, si tu veux; le communisme, c'est très très mal . Mais curieusement, quand on accumule les deux (comme en Chine), c'est moins "mal' que le communisme seul (comme en Corée du Nord).

Matrok, 16.06.2014 à 2:48355411
lanjingling :
P.S.:
wandrille :
On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)
J'habite dans un pays officiellement communiste (la Chine), et objectivement, le communisme, c'est l'oppression (le capitalisme aussi, si tu veux, mais franchement, en bien moins direct, moins pesant, moins quotidien)

Bon... ça fait deux ou trois fois que tu écris ça, ça n'a rien à voir avec la bande dessinée, alors juste pour cette fois je vais répondre : la Chine est "officiellement" communiste mais c'est de fait un pays capitaliste, intégré au marché mondial, où des entreprises capitalistes aussi bien chinoises que du monde entier y exploitent des millions d'ouvriers d'une façon tout à fait semblable à ce qui se fait dans tout le monde capitaliste. Ce qui est pesant et quotidien en Chine, ce n'est pas seulement le verbiage "communiste" officiel, c'est la réalité capitaliste.

Thierry, 13.06.2014 à 11:49355383
Docteur C :

Quant aux bd que tu évoques, effectivement, on commence enfin à voir un glissement vers un peu moins de manichéen dans les personnages, mais bon... On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)


Je suppose que tu veux te situer d'un point de vue allemand contemporain et berlinois en particulier. Mais bon, ce que tu écris là, c'est quand même très grossier.

Que les subjectivités aient été emportées dans les grandes machines de pouvoir, que la biopolitique nazi, le totalitarisme nazi aient débordé toute morale individuelle, ok. Pour ça Hannah Arendt est plutôt intéressante dans son analyse historique par exemple. Mais on ne peut pas faire abstraction de l'adhésion massive au nazisme par les allemands, pas plus de la dimension industrielle de la destruction des juifs d'Europe, sa gestion bureaucratique et administrative à tous les échelons des appareils d'Etat. Ceci est non négociable.

Il y a des limites à l'étalage de sa connerie, et là je crois que tu les franchis inconsidérément, je te préviens...

j'ai lu dernièrement "seul dans Berlin" de Hans Fallada, je trouvais qu'il apportait un aperçu intéressant et nuancé sur le ressenti de la population berlinoise.

Docteur C, 13.06.2014 à 11:09355381
wandrille :

Docteur C :


Il y a des limites à l'étalage de sa connerie, et là je crois que tu les franchis inconsidérément, je te préviens...


Je m'en voudrais d'empiéter sur ton terrain, que je te cède bien volontiers. Content de voir que tu as su évoluer vers le meilleur de toi même.

On n'est pas dans une cour de récréation, et je ne suis plus un collégien. Il y avait des arguments avant cette phrase. Ta réponse a été lu.

wandrille, 12.06.2014 à 21:41355376
Docteur C :


Est-ce que tu as lu Primo Levi, Si c'est un homme ? C'est à la fois un témoignage et une fiction, il ne s'agit pas d'être dans la contradiction mais dans le factuel des camps, pour ça Primo Levi est un peu un incontournable. Or son témoignage raconte une survie solidaire, précisément.


On n'a pas lu le même livre visiblement.

Docteur C :


Il y a des limites à l'étalage de sa connerie, et là je crois que tu les franchis inconsidérément, je te préviens...


Je m'en voudrais d'empiéter sur ton terrain, que je te cède bien volontiers. Content de voir que tu as su évoluer vers le meilleur de toi même.

Docteur C, 12.06.2014 à 19:20355369
Bon quand j'écris "la destruction des juifs d'Europe a été planifiée" je déborde d'une vérité historique avérée. Il n'y a pas de plan préétabli, ni au moment de la définition légale du "juif", ni même après. J'aurai dû m'en tenir à "organisée administrativement à grande échelle", je reconnais ici une grossière erreur de terme dans cette esquisse du contexte, importante à corriger.

lanjingling, 12.06.2014 à 16:40355366
P.S.:
wandrille :
On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)
J'habite dans un pays officiellement communiste (la Chine), et objectivement, le communisme, c'est l'oppression (le capitalisme aussi, si tu veux, mais franchement, en bien moins direct, moins pesant, moins quotidien)

lanjingling, 12.06.2014 à 16:29355365
wandrille :
Mais oui, les juifs et autres Tziganes pédés étaient indéniablement à plaindre... Mais là en posant justement cet antihéros juif qui ne pense qu'à sa gueule et dont les gestes de résistances sont hypra-calculés, on est vraiment dans le contrepied total.

Et en même temps, on reste dans l'humain, puisque, sans qu'il y ait un intérêt particulier, il s'occupe aussi de sauver et de protégere des juifs, ce qui permet de créer ce personnage "gris" qui est bien passionnant.

J'ai aussi assez aimé cette série "Il était une fois en France", parce que les auteurs ont pris le temps de développer la complexité d'un personnage gris dans une époque largement, quoi que tu en dises , noire et blanche, en ce qui concerne les juifs et les nazis. De la manière dont tu en parles, on dirait que les auteurs ont quasi cyniquement voulu surfer sur une mode limite révisionniste (cf. l'extrème droite et son puant et déplacé "A bas la pensée unique"); en même temps, tu insistes sur l'humain, je ne vois pas trop sur quel pied tu veux danser.

lanjingling :
il me semble que les livres qui sortent sur le sujet veulent au contraire démolir les clichés (genre, les résistants n'avaient pas des intentions si pures que cela, tous les nazis n'étaient pas vraiment mauvais, les collabos non plus, dans la lignée de certains scénarios de Yann (depuis "les libellules", au moins)

wandrille :
Quant aux bd que tu évoques, effectivement, on commence enfin à voir un glissement vers un peu moins de manichéen dans les personnages, mais bon... On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)

C'est marrant, ces B.D. dont je parle semblent t'enthousiasmer, alors que pour moi , c'est au mieux de la provoc infantile. Et pardon d'insister,mais la dichotomie Nazi-Collabo/resistant-déporté c'est effectivement Mal /Bien (tu n'as jamais entendu parler des "justes entre les nations"?). Après (après seulement), on fait des recherches pour essayer de comprendre comment tel individu ou tel groupe a basculé dans un camp ou l'autre (pour ceux qui avaient le choix, j'entends), parfois a glissé entre les deux, c'est ce que fait cette série, mais certainement pas "La patrouille des libellules" ou "Spirou vers-de-gris".

Docteur C, 12.06.2014 à 14:26355363
wandrille :

Tu m'as compris, quand je parle de clichés, je parle de lieux communs.

Mais oui, les juifs et autres Tziganes pédés étaient indéniablement à plaindre... Mais là en posant justement cet antihéros juif qui ne pense qu'à sa gueule et dont les gestes de résistances sont hypra-calculés, on est vraiment dans le contrepied total.

Et en même temps, on reste dans l'humain, puisque, sans qu'il y ait un intérêt particulier, il s'occupe aussi de sauver et de protégere des juifs, ce qui permet de créer ce personnage "gris" qui est bien passionnant.


En te lisant j'ai l'impression d'un résumé de La liste de Schindler par le très sulfureux Steven Spielberg. Film qui fait largement consensus. Film que j'ai justement détesté pour ce parti-pris. Quel lieu commun, quel cliché il s'agit d'attaquer ici exactement selon toi ?


A ce propos, je suis en train de lire MetaMAUS de Spiegelman et il donne dedans des informations sur la captivité de sa mère qui a choisi une toute autre voix que Vladek, son père, pour survivre... Là où lui privilégie la démerde en solo, elle a créé des liens de groupe et d'entraide qui lui a permis de survivre. Spiegelman évoque d'ailleurs des cas similaires, de village entiers dont les habitants sont restés soudés entre eux et on finit par survivre, en prenant soin des plus faibles...

Là encore tu me contrediras surement, mais, dans la littérature des camps, on voit souvent sortir le cas du survivant seul qui réchappe malgré tout, et assez peu le développement de cette "survie solidaire".


Est-ce que tu as lu Primo Levi, Si c'est un homme ? C'est à la fois un témoignage et une fiction, il ne s'agit pas d'être dans la contradiction mais dans le factuel des camps, pour ça Primo Levi est un peu un incontournable. Or son témoignage raconte une survie solidaire, précisément.

Et même si tu t'appuies sur le MetaMaus j'ai du mal à comprendre vers quoi tu te diriges là ... La destruction des juifs d'Europe a été planifiée, par tous les appareils d'État allemand, avec des procédures d'expropriation méthodique, des rafles, des exécutions par des milices spéciales, des vagues de déportations, l'organisation de ghettos à grande échelle, des camps de concentration conçu spécialement pour eux, où leurs morts a été calculée et gérée administrativement dans un encadrement militaire : par wagon, on compte les entrées, le rendement du "traitement spécial", on planifie l'emplacement des charniers, puis leur dissimulation sous des bois de bouleaux, etc.

Donc est-ce qu'une solidarité et une entraide peuvent quelque chose contre cette organisation étatique, militaire et industrialisée? Non, ou très ponctuellement et marginalement disons.


Quant aux bd que tu évoques, effectivement, on commence enfin à voir un glissement vers un peu moins de manichéen dans les personnages, mais bon... On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)


Je suppose que tu veux te situer d'un point de vue allemand contemporain et berlinois en particulier. Mais bon, ce que tu écris là, c'est quand même très grossier.

Que les subjectivités aient été emportées dans les grandes machines de pouvoir, que la biopolitique nazi, le totalitarisme nazi aient débordé toute morale individuelle, ok. Pour ça Hannah Arendt est plutôt intéressante dans son analyse historique par exemple. Mais on ne peut pas faire abstraction de l'adhésion massive au nazisme par les allemands, pas plus de la dimension industrielle de la destruction des juifs d'Europe, sa gestion bureaucratique et administrative à tous les échelons des appareils d'Etat. Ceci est non négociable.

Il y a des limites à l'étalage de sa connerie, et là je crois que tu les franchis inconsidérément, je te préviens...

chrisB, 10.06.2014 à 15:19355339
Match de Gregory Panaccione, chez shampoing.

Superbe recit muet !! Bel exercice autour d'un match de tennis (vous aures l'ensemble des points).

Vraiment un chouette album

wandrille, 10.06.2014 à 6:29355323
lanjingling :
autant "les pauvres juifs, les méchants nazis" n'est pas un cliché (les juifs étaient vraiment a plaindre, les nazis vraiment méchants, si j'ose dire), autant il me semble que les livres qui sortent sur le sujet veulent au contraire démolir les clichés


Tu m'as compris, quand je parle de clichés, je parle de lieux communs.

Mais oui, les juifs et autres Tziganes pédés étaient indéniablement à plaindre... Mais là en posant justement cet antihéros juif qui ne pense qu'à sa gueule et dont les gestes de résistances sont hypra-calculés, on est vraiment dans le contrepied total.

Et en même temps, on reste dans l'humain, puisque, sans qu'il y ait un intérêt particulier, il s'occupe aussi de sauver et de protégere des juifs, ce qui permet de créer ce personnage "gris" qui est bien passionnant.

A ce propos, je suis en train de lire MetaMAUS de Spiegelman et il donne dedans des informations sur la captivité de sa mère qui a choisi une toute autre voix que Vladek, son père, pour survivre... Là où lui privilégie la démerde en solo, elle a créé des liens de groupe et d'entraide qui lui a permis de survivre. Spiegelman évoque d'ailleurs des cas similaires, de village entiers dont les habitants sont restés soudés entre eux et on finit par survivre, en prenant soin des plus faibles...

Là encore tu me contrediras surement, mais, dans la littérature des camps, on voit souvent sortir le cas du survivant seul qui réchappe malgré tout, et assez peu le développement de cette "survie solidaire".

Quant aux bd que tu évoques, effectivement, on commence enfin à voir un glissement vers un peu moins de manichéen dans les personnages, mais bon... On reste quand même pas mal dans la dichotomie Bien/Mal, Nazi-Collabo/resistant-déporté, qui annonce la suivante Americains-liberté / Communiste-oppression (ou l'inverse selon le point de vue...)

lanjingling, 10.06.2014 à 3:09355322
wandrille :
dans le genre "je découvre tout après tout le monde..." Cette série est vraiment bien foutue, mettant l'humain et les petits appetits au coeur de la grande histoire.

Avec un switch final vraiment bluffant, le tout servi par un dessin maitrisé mais discret qui laisse la part belle à la lecture.

Agréable surprise d'autant que je déteste cette mode des couverture avec croix gammée dessus
Surtout dans Spirou, et il parait que dans le prochain Asterix (ou Schtroumpfs, je sais plus...),
wandrille :
et bien là j'ai été agréablement surpris par le propos bien loin des clichés sur la seconde guerre mondiale, avec les pauvres juifs, les méchants nazi, les gentils résistants et les sales collabos...
Hum, autant "les pauvres juifs, les méchants nazis" n'est pas un cliché (les juifs étaient vraiment a plaindre, les nazis vraiment méchants, si j'ose dire), autant il me semble que les livres qui sortent sur le sujet veulent au contraire démolir les clichés (genre, les résistants n'avaient pas des intentions si pures que cela, tous les nazis n'étaient pas vraiment mauvais, les collabos non plus, dans la lignée de certains scénarios de Yann (depuis "les libellules", au moins)

wandrille, 10.06.2014 à 0:10355320
dans le genre "je découvre tout après tout le monde..." Cette série est vraiment bien foutue, mettant l'humain et les petits appetits au coeur de la grande histoire.

Avec un switch final vraiment bluffant, le tout servi par un dessin maitrisé mais discret qui laisse la part belle à la lecture.

Agréable surprise d'autant que je déteste cette mode des couverture avec croix gammée dessus, et bien là j'ai été agréablement surpris par le propos bien loin des clichés sur la seconde guerre mondiale, avec les pauvres juifs, les méchants nazi, les gentils résistants et les sales collabos...

Thierry, 06.06.2014 à 13:44355310
Thierry :
chrisB :
Les 3 sont vraiment très bons !

je serai moin enthousiaste. je n'ai lu que les 2 premiers et j'hésite à acheter le 3ème.
L'initiative est "sympathique" comme on dit.
La bonne volonté est même évidente.
L'envie aussi.
Mais le résultet est est rarement à la hauteur des espérances.
J'ai été très impressionné par les pages de Jorge Gonzalez sur les derniers jours de Allende.
Les rubriques récurrentes sont agréables et remplissent parfaitement leur rôle de... remplissage, justement.
Mais le concept même de BD-journalisme reste mal défini et les vrais reportages sont rarement très excitants, souvent parce que le point de vue, ou l'absence de point de vue rend l'ensemble vain, malgré la sympathie que je peux avoir pour l'initiative.
En tête, les pages sur le gaz de schiste. Le parti-pris de la distanciation rend les pages aussi excitantes qu'une fiche wikipedia. Parce contre, Marion Montaigne reste dans l'anecdotique, à se demander ce qu'elle essaye de dire, au delà du compte-rendu d'un voyage scolaire. Les carnets de voyage vaguement journalistiques de Cailleaux ou Lepage ne sont pas ma tasse de thé, ce qui n'arrange rien.
Joe Sacco, c'est clair et précis. C'est un grand reporter qui utilise la bande dessinée pour rédiger ses articles. Il est omniprésent. Il y a une point de vue, une "légitimité" indiscutable. On peut ne pas être d'accord avec son point de vue, mais c'est le propre d'un journalisme d'opinion. Ici, des auteurs traitent d'un sujet d'actualité, mais je trouve qu'ils manquent de profondeur, rendant les pages un peu vaine, ou que la volonté d'aller au fond des choses se traduit par une distance telle qu'il n'y a plus de vie.
Le concept est neuf, et demande à maturer. mais pour l'instant, j'ai un peu de mal. On ne s'improvise pas journaliste comme cela. Et traiter l'actualité est plus délicat qu'on ne le croît, surtout lorsqu'on a la volonté de se détacher de la fiction.


ça évolue dans le bon sens, avec plus de rédactionnel, et quelques reportages très intéressants comme la guerre des mouches.

Charlie Brown, 05.06.2014 à 16:47355302
Le PBE :
421 cela fait partie de mes madeleines, découvert par bribes dans des recueils Spirou il y a... merde... 30 ans !!!


Pareil.
Exceptionnellement abonnés pendant un an à Spirou en 1983-1984, on avait découvert l’épisode intitulé Suicides en prépublication et on avait beaucoup aimé, mon frangin et moi. Du coup, il avait commencé à collectionner les albums parus. Jusqu’au tome 4, qui, perso, m’avait moins plus. Je ne connais donc pas la suite, mais, comme dit Thierry, ça glissait progressivement de "Tilleux et Tif & Tondu" vers plus de "réalisme". Peut-être pour ça qu’on n’était pas allés plus loin. Je ne sais plus...
Quoi qu’il en soit, un bon souvenir quand même, surtout le tome 3, Suicides, donc. Faudrait que je relise ça un jour, pour voir.

Thierry, 05.06.2014 à 16:04355301
Mr_Switch :
Thierry :
ça a bien vieilli, quand même


Traduction : ça a mal vieilli, quand même.

En tout cas, vous encensiez bcp la série, il y a 15 ans. Faudrait que je lise ça, un jour.

oui, je voulais dire que ça a mal vieilli.
Sur le forum d'en face, je disais il y a quelques mois que 421 était fort intéressant parce qu'il était un marqueur de l'évolution de la bande dessinée franco-belge. Des débuts très marcinellois, dans la lignée de Tillieux ou Tif & Tondu et une évolution progressive vers plus de réalisme, dans un style plus proche de ce que sera Soda. A quelques années près, cela aurait fait une bonne série pour Repérages.
Certains attendent une intégrale reportée sans cesse, voire une éventuelle reprise, mais je vois mal qui cela pourrait intéresser maintenant, et quelle approche privilégier? La première époque, plutôt humoristique ou la deuxième période, plus sombre?

Le PBE, 05.06.2014 à 14:20355298
421 cela fait partie de mes madeleines, découvert par bribes dans des recueils Spirou il y a... merde... 30 ans !!!

Mr_Switch, 05.06.2014 à 13:29355297
Thierry :
ça a bien vieilli, quand même


Traduction : ça a mal vieilli, quand même.

En tout cas, vous encensiez bcp la série, il y a 15 ans. Faudrait que je lise ça, un jour.

Thierry, 05.06.2014 à 13:10355296
ça a bien vieilli, quand même

wandrille, 05.06.2014 à 6:27355291
Ben y a pas, j'y arrive pas... J'ai toujours trouvé qu'il y avait une sorte de justesse mais aussi de méchanceté dans l'oeil de Sattouf, que je m'explique pas et que je retrouve d'ailleurs pas dans ses films.

Le dessin est toujours le même, je le trouve aride et peu généreux. Je sais que c'est bien, mais j'arrive pas à accrocher. Trois essais de lecture, j'ai dû m'arrêter au deux tiers...

Charlie Brown, 04.06.2014 à 11:20355289
ingweil :
Charlie Brown :
SydN :
chrisB :
Bigre vraiment pas bon, avec Boulet au scénar je m'attendais à du lourd (disons que j'espérais qu'il parvienne à faire un truc publié, non tiré de son blog, qui soit bon)


j'ai jamais vu de vraies bonnes critiques de ce bouquin.


Eh bien moi, je veux en voir et en lire !

D'abord parce que j'aime bien Pénélope Bagieu (je n'ai toujours pas lu ses bouquins mais je la trouve jolie comme un coeur - ce qui est en soi une excellente raison ! - et que, fut un temps, j'avais bien aimé ses petites chroniques de lecture relatives aux albums qu'elle aime bien - et elle avait plutôt bon goût, dans mon souvenir...), ensuite parce que je refuse qu'on sous-entende que des gens comme ingweil auraient mauvais goût ! (un supporter du FC Nantes ne sauraient avoir complètement mauvais goût).

Je demande donc aux 4 étoiles, ingweil et Herbv par exemple, de bien vouloir venir défendre ce bouquin cosigné par ma chère Pénélope.

P.S. : je ne sais pas vraiment qui est ce Boulet qu'elle se traîne (c'est pas un pote à ma chère Lolita Séchan ? - eh oui, j'ai beaucoup de chères...), mais je m'en fous.

Le défendre, faut pas compter sur moi, chacun sa croix !
Mais par contre, oui j'ai bien aimé.
Déjà j'apprécie l'univers graphique de la chère Pénélope de Charlie Brown, même si très balisé et peu surprenant. J'ai trouvé ça bien comme les premiers Gavalda : une écriture qui flirte toujours entre la mièvrerie et la sensibilité, des passages qui peuvent sembler faciles, mais qui font mouche, des personnages qui fonctionnent même si certains sont trop caricaturaux.
Oui c'est un livre bourré de défaut, mais attachant, qui réussit de beaux moments fragiles. Moi ça m'a bien transporté (mais je suis une midinette depuis que je suis Papa, ça doit être le manque de sommeil), parce que on n'est pas non plus chez du Lévy ou du Musso, y a un style tout de même derrière. Ça ne fait pas livre au kilomètre (même si on a de temps en temps l'impression que la sauce a été diluée).

On dirait presque une lecture honteuse sur ce site, mais j'assume :o)


Tout pareil.
Ou presque... vu que je n'ai jamais lu Gavalda, Musso ou Lévy.
En tout cas, j'assume aussi. :o)

Par rapport à ce que j'avais écrit il y a 2 ans (bigre, que le temps passe vite...), j'ai maintenant lu quasiment tous les bouquins de ma chère Pénélope et , à des degrés divers, je les ai tous aimés (surtout Cadavre exquis et La page blanche, mais aussi le troisième tome de Joséphine, ce qui montre - à mes yeux, bien évidemment - qu'elle progresse avec le temps, et c'est toujours bon signe, je trouve. Un jour, elle nous pondra son grand-oeuvre et j'en serai le premier ravi. :o))

J'apprécie toujours énormément son trait et la fluidité de ses bulles (même si là, par moments, surtout au début de l'album, y'a quelques bulles qui auraient mérité d'être remaniées/supprimées).

Bref, c'est toujours un plaisir et une agréable lecture (je conçois que "agréable lecture" puisse être ressenti comme une insulte par certains, mais, comme dit ingweil, j'assume mes goûts de midinette ! :o))

Gantois, 03.06.2014 à 22:31355285
Ok merci, j'vais essayer de le louer tiens.

Charlie Brown, 03.06.2014 à 15:00355281
Gantois :
Charlie Brown :

C'est donc le deuxième album de Killoffer que je lis (676 était plus trash, mais j'avais bien aimé quand même), si l'on excepte son artwork pour le double album de Renaud :
Je viens de découvrir qu'il était dans la bullebase et, du coup, je ne sais comment bullenoter cet objet. Faut-il que je m'en tienne à l'artwork, au livret (très bien), ou dois-je prendre en compte l'oeuvre entière, paroles et musique comprises (moins bien) ?


Il y a une bd dans le livret?


Comme le dit Mr_Switch et comme il est dit dans la bullefiche : "Livre-disque de 80 pages avec chansons illustrées, édition limité[e] de l'album de Renaud".

En fait, chaque chanson est illustrée par une petite histoire en quelques "cases". Mises bout à bout, ça pourrait presque raconter la journée d’un type énervé par les autres et par lui-même. La pochette est une déclinaison de 676 apparitions. C’est un très beau livret cartonné, effectivement limité à l’édition originale du double album, l’édition courante étant une version simple (ce qui est d’ailleurs bien dommage vu que, même si ce n’est pas un grand album, une bonne part des meilleurs titres ne figure que sur le double album).

zewed, 03.06.2014 à 14:55355280
JLouis :
zewed :
NDZ :
Personne ne l'a lu ?? merci pour vos avis...


Il était pas sorti chez delcourt, il y a 3-4 ans. Si c'est la même chose, ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.



Ça m'étonnerait, c'est la première édition en français.


Ok j'ai dit une ânerie. Ce n'est pas la première et probablement pas la dernière. Désolé. J'ai effectivement confondu avec




Mr_Switch, 03.06.2014 à 13:27355279
Dans le livre-disque de l'édition originale limitée, oui. Dans les autres, je ne sais pas.

Gantois, 03.06.2014 à 12:51355277
Charlie Brown :

C'est donc le deuxième album de Killoffer que je lis (676 était plus trash, mais j'avais bien aimé quand même), si l'on excepte son artwork pour le double album de Renaud :
Je viens de découvrir qu'il était dans la bullebase et, du coup, je ne sais comment bullenoter cet objet. Faut-il que je m'en tienne à l'artwork, au livret (très bien), ou dois-je prendre en compte l'oeuvre entière, paroles et musique comprises (moins bien) ?


Il y a une bd dans le livret?

Charlie Brown, 03.06.2014 à 12:43355276
zewed :
NDZ :
Personne ne l'a lu ?? merci pour vos avis...


Il était pas sorti chez delcourt, il y a 3-4 ans. Si c'est la même chose, ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.


Tu dois confondre avec celui-ci :
qui est effectivement assez moyen (d'ailleurs, tu l'as bullenoté 3, comme moi).




Sinon, j'ai lu ça :
Amusant et désenchanté. J'ai bien aimé.



C'est donc le deuxième album de Killoffer que je lis (676 était plus trash, mais j'avais bien aimé quand même), si l'on excepte son artwork pour le double album de Renaud :
Je viens de découvrir qu'il était dans la bullebase et, du coup, je ne sais comment bullenoter cet objet. Faut-il que je m'en tienne à l'artwork, au livret (très bien), ou dois-je prendre en compte l'oeuvre entière, paroles et musique comprises (moins bien) ?

JLouis, 03.06.2014 à 0:18355274
zewed :
NDZ :
Personne ne l'a lu ?? merci pour vos avis...


Il était pas sorti chez delcourt, il y a 3-4 ans. Si c'est la même chose, ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.


Ça m'étonnerait, c'est la première édition en français.

zewed, 02.06.2014 à 16:23355267
NDZ :
Personne ne l'a lu ?? merci pour vos avis...


Il était pas sorti chez delcourt, il y a 3-4 ans. Si c'est la même chose, ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.

NDZ, 02.06.2014 à 10:26355262
Personne ne l'a lu ?? merci pour vos avis...

wandrille, 02.06.2014 à 9:21355261
Très beau, avec un rythme très lent, sur un été d'adolescente. Ça rappelle un peu Peeters et Craig Thomson.

NDZ, 21.05.2014 à 9:18355197
L'auteur salue Pérec et Katchor en début de livre et on comprend vite pourquoi. On est face à un véritable récit puzzle qui traite un personnage par double page, mais ce microcosme se croise et se côtoie sans cesse pour tisser un véritable récit qui tire le tout de l'anecdotique. En même temps, ça ne dépasse pas Ben Katchor à mon avis (marchandes de beauté && valise en carton notamment; vivement la réédition de Knipl), qui va souvent plus loin dans l'absurde poétique et surtout qui évite, lui, le côté systématique du principe (un personnage, une anomalie, une chute). A picorer pour éviter l'overdose... mais la suite s'impose.

presquejamais, 20.05.2014 à 9:54355181
chrisB :
Les 3 sont vraiment très bons !


J'ai soutenu leur crowdfunding en m'abonnant pour 4 numéros. Le 1er numéro m'avait laissé un peu froid mais à partir du 2ème je trouve que sa monte en puissance avec des reportages vraiment intéressants. J'ai hâte de recevoir le prochain.

Thierry, 20.05.2014 à 8:45355180
je suis en train de lire l'intégrale de Mafalda, rééditée par Glénat il y a quelques mois. Je crois qu'il s'agit simplement d'un retirage de l'intégrale parue il y a une dizaine d'années.
Je connaissais très mal MAfalda.
Dernièrement, j'ai lu que beaucoup reprochaient à Quino d'avoir plagié Schultz.
En effet, il a repris une technique que Schultz a expérimenté dans les peanuts (mais l'a-t-il inventé lui-même?): mettre dans la bouche d'enfants des considérations d'adulte.
Mais mis à part cela, Mafalda n'a que peu à voir avec Charlie Brown et possède un caractère très affirmé.
Parce que là où Charlie Brown vit dans un monde chimérique, hors du temps, presque rockwellien, Mafalda vit dans la réalité. Dans son monde, les adultes ne sont pas systématiquement hors-cadre. On parle de politique, d'injustice sociale, du Vietnam... Mafalda est le reflet de son époque. D'ailleurs, plusieurs encarts remettent les strips en contexte pour que nous comprenions ce que Quino dénonce.
Charlie Brown, c'est un monde rêvé, ou rien n'est grave et où les problèmes sont ceux liés aux questionnements psychologiques des personnages. Ce n'est pas un hasard si, chez les peanuts, Lucy joue à la psychanalyste, que Snoopy se fantasme 1000 vies, que Linus se raccroche à sa couverture en se rêvant à la Grande Citropuille. Chez Mafalda, Manolito, le fils de l'épicier, se fait chantre du libéralisme sauvage et Mafalda joue au gouvernement pendant que son père préfère ses plantes à la télévision.
Le procédé est similaire: faire dire à des enfants ce que des adultes peinent à exprimer. Mais ces deux séries sont diamétralement opposées. La seule autre chose qui les rapproche, c'est le talent de leurs auteurs, et sans doute le fait qu'ils n'ont pas été honoré à Angoulême, qui fait preuve d'une belle cohérence pour le coup.

chrisB, 19.05.2014 à 18:09355176
Moi j'aime beaucoup le coté reportage, la diversité des sujets traités.

Le sujet sur le gaz de schiste, j'ai trouvé ça très bon.

Donc coté information, pour moi le job est fait, et le traitement novateur (dans l'idée d'une revue) me plait.

wandrille, 19.05.2014 à 18:09355175
Thierry :
chrisB :

Mais le concept même de BD-journalisme reste mal défini


J'ai beaucoup aimé le reportage dans les coulisses du FN. Assez chouette sur la présentation de la machine de guerre.

Thierry, 19.05.2014 à 13:18355174
chrisB :
Les 3 sont vraiment très bons !

je serai moin enthousiaste. je n'ai lu que les 2 premiers et j'hésite à acheter le 3ème.
L'initiative est "sympathique" comme on dit.
La bonne volonté est même évidente.
L'envie aussi.
Mais le résultet est est rarement à la hauteur des espérances.
J'ai été très impressionné par les pages de Jorge Gonzalez sur les derniers jours de Allende.
Les rubriques récurrentes sont agréables et remplissent parfaitement leur rôle de... remplissage, justement.
Mais le concept même de BD-journalisme reste mal défini et les vrais reportages sont rarement très excitants, souvent parce que le point de vue, ou l'absence de point de vue rend l'ensemble vain, malgré la sympathie que je peux avoir pour l'initiative.
En tête, les pages sur le gaz de schiste. Le parti-pris de la distanciation rend les pages aussi excitantes qu'une fiche wikipedia. Parce contre, Marion Montaigne reste dans l'anecdotique, à se demander ce qu'elle essaye de dire, au delà du compte-rendu d'un voyage scolaire. Les carnets de voyage vaguement journalistiques de Cailleaux ou Lepage ne sont pas ma tasse de thé, ce qui n'arrange rien.
Joe Sacco, c'est clair et précis. C'est un grand reporter qui utilise la bande dessinée pour rédiger ses articles. Il est omniprésent. Il y a une point de vue, une "légitimité" indiscutable. On peut ne pas être d'accord avec son point de vue, mais c'est le propre d'un journalisme d'opinion. Ici, des auteurs traitent d'un sujet d'actualité, mais je trouve qu'ils manquent de profondeur, rendant les pages un peu vaine, ou que la volonté d'aller au fond des choses se traduit par une distance telle qu'il n'y a plus de vie.
Le concept est neuf, et demande à maturer. mais pour l'instant, j'ai un peu de mal. On ne s'improvise pas journaliste comme cela. Et traiter l'actualité est plus délicat qu'on ne le croît, surtout lorsqu'on a la volonté de se détacher de la fiction.

chrisB, 19.05.2014 à 12:17355173
Charlie Brown :
Thierry :
un peu comme l'a dit Rohagus dans sa chronique. Séduisant de prime abord, mais le côté foutraque rend la lecture parfois confuse et sur la longueur, ce premier tome a fini par me lasser. Je ne suis pas sûr d'être prêt à replonger


Pareil.


Pareil, je l'ai pris pour le petit "buzz", assez partagé au final (mais content de l'avoir lu) on verra pour la suite.

chrisB, 19.05.2014 à 12:16355172
Les 3 sont vraiment très bons !

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