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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Thierry, 06.03.2015 à 10:43358058
et en prime dans ce volume regroupant Virus et Banlieue Sud, 3 courts récits, du Teulé tout craché. C'est sans doute désuet et obsolète, mais il y aussi une sacré plume. Pas étonant qu'il se soit finalement tourné vers la littérature.

Thierry, 06.03.2015 à 10:41358057
Je continue d'explorer les bandes dessinées de Jean Teulé. Au début de sa carrière, il s'intéressait beaucoup à la banlieue, avant de se tourner vers la province, qui sera au centre de ses reportages dessinés.
Banlieue Sud est une fiction qui a pour cadre la banlieue. Et cette fiction est terriblement bête et méchante. Teulé possède déjà ce ton si particulier entre détachement, ironie et cruauté, le tout teinté d'un vrai sens de la poésie. Parce que ce qui frappe dans ses planches, c'est la musique des textes.
On y trouve déjà la langue si particulière de Jean Teulé, à la fois très poétique et marqué par le parler populaire.
Fiction bête et méchante, donc. une vieille dame, artiste sans talent qui vivote dans un taudis de la banlieue, se fait dérober son chien par deux loubards qui exigent une rançons de 500 sacs. Sans un rond, elle décide de réunir le pécule en zigouillant tous ceux qu'elle croise pour les dépouiller. mais ce n'est pas dans la banlieue qu'elle risque de tomber sur des Crésus. Un commis de boucherie, un auteur de bande dessinée, un chômeur... à peine de quoi recolter quelques centaines de francs... on est loin du compte.
Vous voyez le topo.
Teulé ne fait pas dans la dentelle, mais il aurait tort. C'est comme ça que je l'aime

Mael, 04.03.2015 à 13:34358035
Je l'ai posté sur la page dédiée à Angoulême, ça n'est pas forcément logique et plus de monde le verront sans doute ici (ce qui n'est pas plus mal pour eux). Présentation de "Dérive Urbaine" n°6, prix BD alternative 2015.

Cette année c’est le numéro 6 de la revue Dérive Urbaine, éditée par Une autre image, qui a remporté le prestigieux sésame. Peu de numéros pour ce fanzine dirigé par Boris Hurtel (auteur de Prisonnier des amazones) mais une progression constante, logiquement saluée par le jury.

Dans son numéro précédent, Dérive Urbaine nous avait proposé la découverte de Capitalia « principale ville de notre glorieux pays », que des fourbes langues étrangères voulaient salir. À travers une vingtaine de récits, on allait à la rencontre d’une ville complexe, aux quartiers foisonnants entre gestion informatisée, délire végétal, urbanité morne… Un plan sérigraphié complétait cette cartographie artistique.

Dans le dernier numéro, le décor est le même mais ce sont les humains et non plus les lieux qui intéressent les auteurs. Chacun d’entre eux a reçu la fiche anthropométrique d’un habitant de Capitalia, habitant souvent marginal et douteux. Les auteurs tracent, à partir de ces fiches, des vies, inventent des relations, et nouent des liens entre chacun. Ils incarnent alors l’autre Capitalia, celle de tous les jours et des sombres rues. Cela n’est pas forcément négatif, entre la Roumaine exploitée et l’électricien rêvant à son avenir, il y a un fossé. De la même manière que ce clochard heureux vivant dans son van ou ce grand dadais fossoyeur qui cherche l’amour sont autant de figures attachantes et pas mièvres pour un sou.

Ainsi, d’une géographie imaginaire Dérive urbaine passe à la sociologie imaginaire, laissant chacun des auteurs (souvent commun avec The Hoochie Coochie, structure sœur) tresser de délicats liens. Cette comédie humaine ravit autant qu’elle laisse en suspens, et l’on imagine comment ce concept pourrait encore être décliné. De plus en plus, la revue semble liée au destin de Capitalia, ville de fiction dont, bien évidemment, toute ressemblance avec une capitale existante serait fortuite.

Thierry, 04.03.2015 à 10:07358029
je suis en train de découvrir les vieilles bandes dessinées de Jean Teulé. J'ai lu ce Virus dans lé réédition de "Copy-Rêves", qui a été colorisée par Zazou Gagarine, sa compagne de l'époque. Au vu de la planche dans la base et des déclarations de Teulé dans l'interview qui ouvre "Copy-Rêves", cette addition de la couleur est une excellente chose.
Virus, c'est une collection d'histoires courtes mettent en scène Virus, une espèce de punk qui "contamine" les gens qu'il croise... une sorte de farceur funeste et méchant.
Visuellement, nous sommes en plein dans l'esthétique de la fin des années 70 et le début des années 80. La technique utilisée par Teumlé se base sur la photographie et la photocopie. D'un négatif, il réalise 3 tirages (sur exposé, sous exposé et exposé normalement). De chaque tirage, il réalise 3 photocopies (sur exposé, sous exposé et exposé normalement) qu'il va combiner, partant de la photocopie "normale" du tirage "normale" sur lequel il effectue découpages et collages pour construire son image et composer sa lumière (celle qu'il décide et pas celle du soleil).
La technique est désuette et peut paraître très bricolée, mais effectuée avec talent, comme par Teulé, elle donne de très bons résultats.
Le trip misanthrope et nihiliste de Teulé contient déjà les germes de son style. Virus est drôle mais met mal à l'aise. Teulé était un auteur en devenir. Rien ne laissait alors d'imaginer la carrière qu'il ferait. Mais ce Virus mérite certainement qu'on s'y intéresse.

wandrille, 04.03.2015 à 9:51358028
Pareil... qu'il n'y ait pas de tome 2 n'a aucune sorte d'importance, ce qui est chouette, c'est l'ambiance l'impression de menace permanente, ce pseudo lapinot rentrant dans les arcanes d'une société secrète et les dialogues, effectivement.

Ce qui est vraiment chouette dans ce Trondheim, c'est cette générosité dans la narration, loin des productions plus récentes formatées dans la contrainte de pagination basse.

Là, on s'en fout et il se fait plaisir, c'est vraiment fluide.

chrisB, 03.03.2015 à 14:27358016
Franchement non, c'est plus les péripéties et les dialogues qui font le truc, après cela n'autrait pas géné s'il y avait un T2 :)

Le PBE, 03.03.2015 à 11:59358013
wandrille :
Matrok :
Du très, très bon Trondheim. .


Oui. L'impression de retrouver un livre oublié d'un auteur favori. Très très chouette.

J'hésite à l'ajouter à ma liste de futurs achats. Le fait que ce soit inachevé n'est pas trop frustrant ?

wandrille, 03.03.2015 à 9:55358010
Matrok :
Du très, très bon Trondheim. .


Oui. L'impression de retrouver un livre oublié d'un auteur favori. Très très chouette.

chrisB, 02.03.2015 à 10:37358003
Je viens de lire ce livre plutot bien noté (ici et sans doute ailleurs). Belle déception...
Alors oui le fait divers est cocasse, donc forcément on se plait à voir jusqu'où cela va mener, mais à part ça l'album reste très moyen. L'écriture est un peu bancale (j'aurais bien aimé voir la même histoire écrite par david Prudhomme) et dessert l'ambiance.

Mr_Switch, 18.02.2015 à 13:56357944
Il me semble que s'il peut faire penser à Harry Potter, il doit pouvoir faire penser à Timothy Hunter (personnage central de The Books of Magic... série du catalogue Vertigo).

En confrontant mon hypothèse à vox googlei, je tombe sur cet article.

Le PBE, 18.02.2015 à 10:22357941
Pour ceux qui avaient manqué le début: Tom Taylor est un jeune homme qui vit dans l'ombre de son père disparu, le célèbre écrivain de la saga des aventures de Tommy Taylor (le garçon magicien aux lunettes rondes qui combat un méchant démoniaque avec ses deux camarades, toute ressemblance avec Harry Potter est voulue). Tout le monde sait que Wilson Taylor s'est inspiré de son fils pour créer le personnage... à moins que Tom ne soit pas son fils, à moins que Tom et Tommy ne fasse qu'un...
Toute la série joue sur la porosité entre fiction et réalité, le pouvoir de ceux qui écrivent les histoires et le pouvoir de ceux qui les lisent. Au milieu, Tom Taylor est en quête de sa propre identité. Comme (trop) souvent avec ce type de récit au long cours il y a une bonne idée de départ, des hauts et des bas et finalement un sentiment de lassitude.

Le dernier cycle est un « crossover » avec Fables (une autre série de DC Vertigo mettant en scène les personnages des contes et légendes), centré sur le monde de Fables. Tom Taylor y est quasi absent, manipulé par les sorciers de Fables et on abandonne en cours de route tous les autres personnages d'Unwritten. La conclusion est décevante, tour de passe-passe du genre « tout finit tout commence ».
Fausse conclusion, puisque Tom Taylor revient dans « Unwritten : Apocalypse ». Il me reste une once de curiosité pour le lire si l'occasion se présente.
En vf, Unwritten a connu deux tomes chez Panini. Pas (encore?) repris par Urban.

Thierry, 18.02.2015 à 8:38357939
Mael :
A priori oui, l'histoire te dément.

Sinon pour ma part c'est mon Brecht Evens préféré.

démenti complet, en effet

Thierry, 18.02.2015 à 8:36357938
Un homme dans un désert blanc, qui n'est pas sans rappeler le désert B de Moebius.
Une flèche.
Et c'est un peu près tout. L'homme marche d'une flèche à l'autre. Parfois monumentale, parfois minuscule, parfois cachée, parfois contradictoire, mais menant où?
La quête apparaît vite illusoire. Ces flèches ne mènent visiblement à rien. Une quête de sens sans réponse.
Juste avancer.
Formellement, c'est comme toujours très abouti. MAM joue des formes et des signes avec facilité et son livre est parsemé de très belles idées. Mais le propos a du mal à tenir la distance.

Mael, 18.02.2015 à 8:12357937
A priori oui, l'histoire te dément.

Sinon pour ma part c'est mon Brecht Evens préféré.

lanjingling, 18.02.2015 à 7:06357934
chrisB :
Thierry :
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?


Bon livre yep, mais moi qui suis raide amoureux de ses 2 premiers (en Fr du moins) je suis resté un chouille sur ma faim...
D'apres un feuilletage des premieres pages,il me semble que c'est un livre pour enfants, ou du moins aussi lisible par eux.La suite de l'histoire me dement-elle ?

chrisB, 17.02.2015 à 18:23357928
J'avais claqué 2 coups de coeur aux Noceurs et aux amateurs, sacrés albums !

Thierry, 17.02.2015 à 17:59357927
chrisB :
Thierry :
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?


Bon livre yep, mais moi qui suis raide amoureux de ses 2 premiers (en Fr du moins) je suis resté un chouille sur ma faim...

c'est mon seul Brecht Evens, mais je vais y remédier rapidement, je crois

lldm, 17.02.2015 à 17:02357926

Aussi bizarre que paraisse cette déclaration, je viens juste de le lire (j'ai découvert les derniers textes après la publication, j'ai pu lire l'enchaînement et voir si tout ça prenait corps seulement en ayant le bouquin entre les mains). Comme il s'est passé presque trois ans entre la réception des textes précédents et la sortie, je ressens tout ça comme une découverte. Bordélique, incongru, dissonnant, comme j'aime. Merci à tous ceux qui ont participé.

lldm, 17.02.2015 à 16:52357925

Ce livre me remplit de tristesse
ce livre me remplit de joie

chrisB, 17.02.2015 à 15:43357924
Thierry :
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?


Bon livre yep, mais moi qui suis raide amoureux de ses 2 premiers (en Fr du moins) je suis resté un chouille sur ma faim...

Thierry, 17.02.2015 à 13:04357919
c'est quoi, cette hémorragie de bons livres en fin 2014?

chrisB, 17.02.2015 à 9:49357918
[madumo1 : album sans vignette] Madumo premier, seul & unique, le dernier bouquin de Fabrice Erre (Scénar et dessin chez Vide Cocagne. Très sympa, un peu différent de ses travaux habituels, j'ai beaucoup aimé l'ambiance du livre, bonne surprise !!

Matrok, 16.02.2015 à 17:33357912
Du très, très bon Trondheim. Et le côté inachevé a du bon : on aurait pu s'en lasser si ça avait été plus long, comme on a pu se lasser du trop long "XXth Century Boy" de Urasawa, avec lequel ce récit a il me semble quelques points communs... Ici on n'a pas la conclusion (inutile), on a juste le principe, et un début de cheminement assez passionnant.

Thierry, 16.02.2015 à 11:00357903
Hormis les chroniques des gens de France et d'ailleurs, je n'avais jamais sauté le pas des bandes dessinée de Jean Teulé. J'avais peur qu'elles aient très mal vieilli au vu des couvertures, très marquées "années 80". Mais je me suis enfin lancé avec ce Bloody Mary, adapté d'un roman de Jean Vautrin.
Il est difficile de dissocier cette bande dessinée de la période de sa création.
Il y a d'abord une approche graphique complètement surranée. Je ne sais pas exactement quelle technique était utilisée par Jean Teulé, mais je pense qu'il s'agit essentiellement de collages et de photos retravaillées à la main et photocopiées. En 2015, cela pourrait donner presque l'impression de fanzine un peu cheap, mais si on se replace dans le contexte, il s'agissait d'une approche très moderne, rendue obsolète par le développement de l'informatique. Et Teulé a suffisamment de patte et de talent (sans oublier la travail sur les couleurs réalisé par Zazou, sa muse de l'époque) pour réussir des planches qui gardent un vrai charme désuet (surtout si on compare à un Ponzio, adpete du photo-réalisme moche).
Voilà pour l'aspect graphique.
L'histoire, quant à elle, risque aussi de désarçonner. Ce roman de Vautrin, adapté par l'auteur', partage de nombreuses caractéristiques avec l'univers de Teulé. On comprend pourquoi ces deux)là ont eu envie de collaborer.
Résumer l'histoire seraitun peu compliqué. Il y a une galerie de personnages fracassés, solitaires et délirants dont les vies entrent en collision comme des trains en perdition. Ces personnages sont tous excessifs, paumés entre poésie urbaine et folie malsaine.
Il y a un égoutier qui s'est construit un petit étang de pisciculture dans les égouts de Sarcellopolis, où il pêche des truites à deux têtes
Il y a Sam Schneider, flic à tendance facho psychopathe et raciste marié à une femme lascive et schizo
Il y a Locomotive, noir rigolard et fataliste, personnage qui serait taxé de stéréotype raciste de nos jours. Mais vu les autres personnages, tout aussi stéréotypés, ce serait injuste d'accuser les auteurs de racisme. Leurs personnages sont tellement excessifs et caricaturaux qu'isolé le cas de Locomotive n'a pas de sens. Ce livre est tout autant anti-militariste, anti-flic, sexiste, anti-gosse et j'en passe. Tous sont ridicules et outrés. C'est un peu le même problème avec Jules Feiffer, accusé de sexisme pour la représentation des femmes dans "The explainers", ses strips de "The village voice", qui se défendait en rappelant que si ses personnages féminins n'étaient pas gâtés, le traitement réservé aux personnages masculins était au moins aussi pire.
Il y a Victoire, coiffeuse au ventre chaud
Il y a JY Grandvallet, trouffion qui l'a très mauvaise à l'encontre de Reig Maixence, petit gradé dont la bêtise n'a d'égale que sa méchanceté
et il y a Bloody Mary...
Un (pas bien) joli petit monde
et un beau bordel en devenir
Une grande dégoupillée qui va leur péter à la gueule.
Il faut vraiment se rappeler que ce livre date du début des années 80 pour en profiter pleinement. Beaucoup de parti-pris employés par les auteurs n'ont plus court. Mais bordel que ça fait du bien par où ça passe.
Une bonne dose de misanthropie bien méchante
qui tache
qui n'a peur de rien
jusqu'aux dernières pages qui enfoncent le clou.
Hier n'était sans doute pas très jouasse
Aujourd'hui, c'est la merde
Et demain ?
Ca ne risque pas de s'arranger, à voir les specimens de Vautrin et Teulé

Thierry, 16.02.2015 à 10:15357902
Je l'ai un peu acheté à reculons, sur conseil insistant du libraire, et la surprise est vraiment excellente. La légende de Robert Johnson est tellement connue que le mythe a presque occulté la réalité aux yeux du grand public.
En s'éloignant de l'image folkorique du carrefour maléfique pour s'intéresser à la personnalité et à la trajectoire de Robert Johnson, au sein de cette période incroyablement féconde d'un point de vue musicale, les auteurs réussissent un livre passionnant, qui sent le blues, la crasse, la passion brute... La force viscérale de la musique de Robert Johnson est d'autant mieux capturée.
Et la mise en image de Mezzo est tout simplement magistrale.

Mr_Switch, 12.02.2015 à 22:29357883
Un cadeau qui me fut fait. Un généreux donateur qui sait trouver la bonne personne au bon bouquin.
Voici donc Jean Effel - La jour de vivre, florilège ou miscellanée de dessins d'Effel.
Effel est surtout connu d'une part pour ses dessins du Bon Dieu, Adam et Eve, et d'autre part pour ses dessins politiques.
Effel était communiste, ce qui apporte un relief particulier à la première partie du livre et une confirmation à la seconde.
Mais ce qui reste l'élément-clef de ce livre est l'interview d'Effel. Une interview datant des années 1970, courant sur 70 pages assez denses.

Thierry, 12.02.2015 à 13:36357879
l'édition que je possède est bien celle des cartoonistes dangereux, mais elle est en anglais. Au vu de la planche, la traduction d'époque est en effet assez "amateur"

Mr_Switch, 12.02.2015 à 12:05357878
Par édition originale, j'entends la première édition en français, en 1998, par Les Cartoonistes dangereux.
Le sujet est sombre ; malgré quelques facéties, ou même du fait de celles-ci, l'histoire est dure.
Pourtant de cette édition ressort un sentiment d'amateurisme. Au sens positif, au sens péjoratif. J'ai entendu Adlard en interview confirmer que c'était bien une aventure épique que la tentative des Cartoonistes dangereux.
On sent bien que les auteurs ont plaisir à faire cet album. Adlard pouvait faire autre chose que ce que le marché américain proposait. Dans la forme, dans le fond. Le livre à un petit air d'OVNI.
La contrepartie, c'est, en effet, les fautes en abondance. Il suffit de voir la planche sur la bullefiche.

On peut aussi penser au papier glacé assez épais pour une impression monochrome.

Et si je me souviens bien, il y a un remerciement à l'Association pour son assistance, dans l'achevé-d'imprimer. Un détail qui me plait bien.

Mr_Switch, 12.02.2015 à 10:53357877
La curiosité de ce livre c'est presque plus son édition originale en elle-même.

Thierry, 12.02.2015 à 10:25357874
retrouvé dans le grenier de ma mère, j'ai relu cette curiosité du dessinateur de Walking Dead. Bon, j'ai jamais lu Walking Dead, donc je m'en fous un peu.
Mais ce livre connaît une sorte de deuxième jeunesse à cause de sa thématique liée à la première guerre mondiale.
Dans les montagnes italiennes, soldats italiens et allemands se déchirent. Parmi eux, un soldat issue d'une province italienne annexée qui fut intégré de force dans l'armée allemande et, une fois prisonnier, dut rejoindre l'armée italienne.
En fait, ce livre brasse de bonnes idées. Mais, trop court, il ne fait qu'effleurer les sujets et manque de liant. On parle des relations avec les prostituées de l'arrière, de l'inhumanité des officiers, de la folie de la guerre qui tente de "domestiquer" la nature en provocant des avalanches pour décimer l'ennemi, du sort des soldats... de bonnes idées, de bonnes scènes, une conclusion assez glaçante mais une grosse déception au final.

Thierry, 10.02.2015 à 9:37357833
chrisB :
Pfiouuu quel album !! grosse grosse claque !
La barre 2015 est haute de chez haute, pour aller chercher cet album il va falloir envoyer du lourd :)

un nouvel Astérix?

chrisB, 08.02.2015 à 13:45357813
Pfiouuu quel album !! grosse grosse claque !
La barre 2015 est haute de chez haute, pour aller chercher cet album il va falloir envoyer du lourd :)

Thierry, 04.02.2015 à 14:21357753
je dois avouer ne pas me rappeler du tout ce qui m'a poussé à mettre 2 étoiles à alpha. Cela en vaut largement plus, mais je devais avoir mes ragnagnas ce jour-là. A l'occasion, je relirai et remonterai certainement à 4 étoiles ou coup de coeur.

chrisB, 04.02.2015 à 13:13357752
Je viens de voir tes bullenotes (2* sur ALpha, et 5 sur Beta), j'ai un peu ma réponse du coup :)

chrisB, 04.02.2015 à 13:10357751
Ok, mais comment fait il dans Alpha pour développer ses analogies/métaphores intemporelles ?

Car c'est une des forces de Beta de parler d'hommes préhistoriques et de composer des tableaux avec des choses antiques/médiévales/modernes.

Thierry, 04.02.2015 à 12:12357747
il s'agira en tout d'une trilogie
Alpha raconte l'histoire de la terre depuis la big bang jusqu'à l'apparition de l'homme
Beta retrace l'évolution de l'homme
le dernier volet, je ne sais plus... l'évolution de la patate jusqu'à la frite surgelée?

ingweil, 04.02.2015 à 11:55357746
OK merci.

chrisB, 04.02.2015 à 11:37357745
ingweil :
Faut d'abord avoir lu Alpha ? Ou c'est indépendant ?


J'ai pas lu Alpha, c'est independant j'imagine car cela raconte l'histoire de la terre.

ingweil, 04.02.2015 à 11:28357744
Faut d'abord avoir lu Alpha ? Ou c'est indépendant ?

chrisB, 04.02.2015 à 10:01357739
Rho pinaise l'ovni !!! dubitatif au début, je suis rentré dedans sans m'en rendre compte, c'est foisonnant et inventif, on se perd un peu par moment dans le pourquoi du comment, on loupe une brouette de références, mais waouuu quel boulot. quelques semaines en arrière il aurait eu un moins 1 point de ma part pour les Bulledors.

chrisB, 04.02.2015 à 9:55357738
Un chouille dèçu, ça part plutôt bien, bio fictive dans un style qui louche vers Winshluss, et puis ça retombe et devient un peu planplan. Dommage...

Thierry, 03.02.2015 à 11:27357724
Mael :
e m :
1 bullenote depuis le premier tome... Rassure-moi, tu ne les achètes quand même pas ?


Pas de mauvaise langue, il a mis 2 étoiles au tome 2.

quand il s'agit de Thorgal, je suis faible

Mael, 02.02.2015 à 22:46357717
e m :
1 bullenote depuis le premier tome... Rassure-moi, tu ne les achètes quand même pas ?


Pas de mauvaise langue, il a mis 2 étoiles au tome 2.

e m, 02.02.2015 à 22:00357714
Thierry :

1 bullenote depuis le premier tome... Rassure-moi, tu ne les achètes quand même pas ?

Thierry, 02.02.2015 à 19:15357712
[racket : album sans vignette] ouvrage hybride entre bande dessinée, carnet de croquis et storyboard qui raconte le combat intérieur d'une jeune ado qui lutte contre la mort après avoir été poignardée en rue. Autant dire que l'histoire n'est que prétexte à des expérimentations graphiques souvent réussies. Il y a de très beaux moments, à commencer par les scènes où le père lit des histoires à sa fille.
Graphiquement, c'est assez incroyable de lisibilité et de dynamisme. On y sent l'influence de l'animation et du storyboarding. Mais le résultat est visuellement bluffant.

Thierry, 02.02.2015 à 10:09357694
Je crois que, vexé de ne pas avoir été choisi pour la reprise de astérix, Yann se console sur Louve, troquant les -IX par des -SON. Entre "par la corde doublement torsadée de Crickewatson" et "La pomme de Turingson", mon coeur balance. Pour le reste, je continue de touver bizarre de faire coexister des séries au ton adulte et d'autre au ton franchement jeunesse comme celle-ci. D'autant que Louve est sensé rejoindre la série-mère dans quelques tomes
Reste que la relecture de ses deux derniers tomes me laisse vraiment circonspect. C'est juste sans aucun intérêt, rempli de lieux communs et de trucs de scénaristes qui s'alignent. On pourra lier l'extraordinaire audace de Yann qui introduit Skald, fils batard de Thorgal (un batard de batard, ça fait une quiche?) conçu dans le permier tome de la jeunesse de Thorgal des mêmes auteurs.

lanjingling, 29.01.2015 à 15:05357660
ingweil :
Superbe. Le meilleur de la trilogie reste Le vieux loup de mer (peut-être parce que Jack London est mon auteur favori ?), mais cet ensemble de nouvelles / illustrations est encore une vraie réussite. Visuelle d'abord, parce que le dessin et la mise en couleur sont vraiment impressionnants. Dans l'ambiance ensuite, les histoires se répondant, se complétant pour donner un souffle et une ampleur au livre. Magnifique, vraiment.

Remarquant que deux histoires viennent de Mac Orlan, je recherche et découvre ainsi que ses livres sont bien représentés dans la bullebase, auxquels on pourrait adjoindre un numéro des “Cahiers Pierre Mac Orlan” illustré par Dupuy et Berberian, si c’ était une B.D.
Et je me demande si, par dela la vogue d’ écrivains adaptés en B.D. depuis quelques années, certains auteurs n’auraient pas des affinités avec certains dessinateurs de la dite “nouvelle B.D.”
A creuser.

ingweil, 29.01.2015 à 12:47357654
Superbe. Le meilleur de la trilogie reste Le vieux loup de mer (peut-être parce que Jack London est mon auteur favori ?), mais cet ensemble de nouvelles / illustrations est encore une vraie réussite. Visuelle d'abord, parce que le dessin et la mise en couleur sont vraiment impressionnants. Dans l'ambiance ensuite, les histoires se répondant, se complétant pour donner un souffle et une ampleur au livre. Magnifique, vraiment.

ingweil, 28.01.2015 à 15:01357645
Dernier tome pour ma part. Pas que ce soit mauvais, mais cette façon de toujours rallonger l'histoire me gonfle. C'est exactement comme la situation de la prison (5ème ou 6ème volume de mémoire) : on a trouvé une façon de fonctionner, ben ça va merder, il va y avoir beaucoup de morts, etc... Ça tourne complètement en rond, on ne voit pas vraiment comment l'histoire pourrait se terminer (et l'auteur non plus d'ailleurs visiblement). Il y a eu des tomes vraiment bien foutus, une sacrée tension, des sacrés personnages, je préfère arrêter plutôt que de voir tout ça tourner en bof bof.

Mael, 28.01.2015 à 10:18357640
Thé Troc est une célèbre librairie - salon de thé - repère de l’underground parisien depuis plus de trente ans. Tenu par Férid, elle a la réputation de souvent accueillir la crème du dessin, le plus connu de ses clients étant Shelton.

Thé Troc est aussi Tête Rock, maison d’édition underground qui a publié de nombreux titre de l’auteur sus-cité (Les Freaks Brothers & le Chat de Fat Freddy en VF, ainsi que les Not Quite Dead avec Pic), mais aussi les seules traductions de Lat, malais auteurs du très drôle Kampung Boy, du premier livre édité de Christopher et d’albums de Bloodi, le plus célèbre punk de la BD européenne, créé par Pierre Ouin.
Au début des 90’s, très attristé par le climat ambiant de la BD et la mort de nombreuses revues, Férid et Géant Vert - critique et paroliers de rock notamment membre de Parabellum - décident de lancer Flag. Un titre qui fait autant écho aux flagrants délits qu’à un drapeau porté fièrement…

Belle grande revue, le n°1 fait largement écho à la revue Viper : Benito en est auteur et maquettiste, Ouin et Max des auteurs importants… Mais Flag a une sélection plus drastique, laisse une place quasi-intégrale à la BD (sauf dans le dernier numéro), et s’appuie grandement sur le talent de Shelton et Hunt Emerson, auteurs américains majeurs et âme tutélaires de ce numéro. À leurs côté on trouve aussi Mezzo, la bande de Mix Mix (Pic, Zou, Leconte, parfois Ata), Rosse et Schlingo (qui ne seront pas réguliers), Nat et Jano, venu de Métal Hurlant, etc.

Plus tard Alph & Cromwell, l’étonnant auteur brésilien Adão Iturrusgarai - jamais édité depuis -, le jeune Stéphane Blanquet - au début maladroit et aux blagues lourdes devant brillant au fil des numéros -, deviendront des auteurs récurrents. Tout au fil des numéros, Flag se plaint des petits textes publiés sous les planches de la frilosité des libraires, appelle les lecteurs à la révolution dessinée. La qualité s’améliore systématiquement, la cohérence se trouve, des séries s’installent (Les Pilotes d’Alph & Cromwell, le très bon Le Proscrit d’Ata et Zou, bien sûr les séries de Shelton…).

Mais le climat est ce qu’il est, cette revue sentant la passion, l’amour de la BD, et aux stratégies profondément geek et anti-commerciales (ne pas publier de n°5 en hommage à Gaston Lagaffe, qui n’en a longtemps pas eu) termine en beauté après neuf numéro et un an et demi d’existence…

Thierry, 26.01.2015 à 13:33357610
dernier (seul) chef d'oeuvre de 2014 ou premier (seul?) chef d'oeuvre de 2015? Une merveille absolue de Richard McGuire

Mael, 26.01.2015 à 9:59357608
On peut aussi se délecter de la version turbomédia ici !

grimmy, 25.01.2015 à 16:32357606
Oui, une très bonne surprise ! Mériterait de faire un carton.

chrisB, 24.01.2015 à 17:38357604
superbe cet album, drole choupi et mignon tout plein !! La classe :)

Isaac, 24.01.2015 à 17:36357602
grimmy :
Je suis en train de le lire (j'en suis page 100). C'est formidable, hyper agréable. Quel plaisir de lire du bon Trondheim. C'est du Lapinot sans Lapinot. Dessin chouette, et humour pince sans rire. Du Trondheim quoi !


Merci du retour !

Ajouté à ma liste de futurs achats !

grimmy, 24.01.2015 à 13:15357600
Je suis en train de le lire (j'en suis page 100). C'est formidable, hyper agréable. Quel plaisir de lire du bon Trondheim. C'est du Lapinot sans Lapinot. Dessin chouette, et humour pince sans rire. Du Trondheim quoi !

Isaac, 24.01.2015 à 10:17357598
[capharnaum : album sans vignette]

Est ce que quelqu'un a lu le dernier Trondheim, des avis dessus ?

SeBso, 21.01.2015 à 21:18357592



énorme déception, d'un côté je vois la virtuosité, la vitalité du dessin. Mais que l'histoire est confuse et pleine d'incohérences, d'idées biscornues, de rebondissements absurdes [/citer]

Je dois avouer que j'ai été un peu déçu egalement. J'apprécie pourtant énormément l'œuvre de ce très grand auteur. Mais ce pastiche de roman noir, inspiré probablement des lectures de jeunesse de Feiffer, ne m'a pas convaincu...

Thierry, 21.01.2015 à 16:20357589
une adaptation en bande dessinée de la nouvelle de Neil Gaiman illustrée par Y Amano. J'aurais envie de dire que c'est un bonus pour les fans. Le travail d'adaptation de Craig P Russel est fidèle et respectueux mais pas transcendant. Cela n'apporte pas grand chose à la série


énorme déception, d'un côté je vois la virtuosité, la vitalité du dessin. Mais que l'histoire est confuse et pleine d'incohérences, d'idées biscornues, de rebondissements absurdes

chrisB, 20.01.2015 à 17:09357577
Un petit album sympathique, une bio fantasmée du grand Georges. L'histoire d'une mort qui ne veut pas donner le couperet final, d'un type à la vie bohème qui cristalise les bien pensants. Bref sur le papier tout ça être très attachant, mais après lecture quelque chose n'a pas pris, quoi ? peut etre l'écriture un peu "mièvre" (mais si je vois bien le ton qui voulait être donné à cette histoire), sans doute, un peu aussi, l'histoire qui n'est pas très originale, qui ne sort pas du lot. Bref un petit bouquin sympathique, un peu fade malgré tout.

lanjingling, 18.01.2015 à 13:40357453
Mael :
Une réussite qui prouve s'il le fallait que concept ne rime pas toujours avec prétention.
Et que les albums à concept de la Cinquième couche ne sont pas tous aussi imbéciles que Katz ou Les Schtroumpfs noirs.

Mael, 18.01.2015 à 13:22357452
A près une BD jeunesse très réussie (Au pays des lignes, La Joie de lire), Victor Hussenot revient avec un album expérimental rappelant ses premiers travaux. C'est en 2011 avec La Casa (ed. Warum), album entièrement consacré à des jeux formels avec les cases de bande dessinées, qu'on l'avait découvert, cette fois-ci c'est la couleur qui est au centre du livre.

Au travers de courtes histoires on observe des personnages entrer en contact et leurs émotions, relations et sensations nous sont transmise par des variations colorées. Dit ainsi, cela semble très conceptuel, et pourtant les choses sont simples : Victor Hussenot a le mérite de ne jamais se prendre de haut, et de toujours vouloir raconter des histoires derrière l'expérimentation.

Avec son subtil trait de pinceaux, ces touches de couleurs savamment déposées, il nous décrit des relations humaines complexes, des petites jalousies, les émotions soudaines. De l'amour à la colère, tout y passe, déroulant le nuancier hautement pigmenté des plus ou moins nobles sentiments humains. Une réussite qui prouve s'il le fallait que concept ne rime pas toujours avec prétention.

4 pigments.

Mr_Switch, 17.01.2015 à 15:00357441
Une (fin de) vie de Gauguin. Un album plutôt intéressant. On y voit un Gauguin militant, ou plutôt insurgé. Intéressant mais forcément passionnant.
Le gros atout de ce bouquin, c'est le dessin. Une couverture assez hypnotique. Des planches souvent aussi superbement hypnotiques. Quand je lisais les planches, j'avais toutefois l'impression que le dessin vampirisait presque l'album.
Et au final, l'étrange constat d'un livre tiré vers le haut par le dessin... et peut-être même trop tiré.
Mais ça reste un livre que je conseillerai...

Thierry, 13.01.2015 à 9:05357383
à chaque fois, je l'achète un peu à rebours, en hésitant. Puis je mets des semaines à l'ouvrir. Et finalement, je me dis que le résultat est plutôt bon. la revue semble bien s'installer sur la durée.

NDZ, 12.01.2015 à 22:29357381
Lecture plaisante, ludique et fluide, mais tout de même sans grande passion. On a un très bon récit de SF, avec une construction tirée par les cheveux et des couleurs chatoyantes. Tout ce qu'il faut pour se sentiment d'étrange qui peut permettre de parler de l'amour de manière intemporelle et universelle. Content de l'avoir lu, mais n'entre pas au club et reste au pied du podium 2014. Le bouquin de BD SF à lire en 2014 tout de même, devant Aâma.

Avec une mauvaise foi éhontée, j'attendais de lire le 3 pour savoir si je faisais une place pour le 2 dans mon best of 2014. Rien à dire, on a un polar péchu, musclé et réaliste, on est mené en BMW d'un bout à l'autre du récit. Il y a de très beaux passages, de très bons personnages. Mais il manque un truc. Le trait virtuose de Perriot, les quelques mystères de l'intrigue ne sauvent pas l'arrière goût de bolide-movie. Mon absence de fascination pour les courses de truands (pourtant source d'une grande partie de la magie graphique qui opère) me fait sous-noter une des meilleurs polars de ces dernières années... depuis R.G. de Peeters et Dragon.

Matrok, 05.01.2015 à 20:34357248
Tiens, j'ai oublié de mentionner certaines autres déceptions récentes. Elles ont toutes un rapport avec l'Histoire, d'une certaine manière :
Étrange épisode d'une biographie d'un personnage qui n'apparaît que sur deux pages de l'album, vers la fin. On ne suit plus Fritz Haber mais seulement le monde autour de lui. Cela reste assez passionnant sur le fond, mais je suis de plus en plus dubitatif sur le point de vue qu'adopte Vandermeulen. Une lecture plutôt difficile, donc, et qui me laisse assez perplexe. Mais il y a pire...

Là, désolé pour ce grand auteur qu'est Jacques Tardi, mais j'ai vraiment dû me forcer pour terminer ce pensum. Le premier volume, s'il me semblait déjà maladroit, était réellement ambitieux et montrait un aspect assez méconnu ou souvent tu de la seconde guerre mondiale. Mais celui-là s'étire de façon interminable, ressassant le même récit pendant trop longtemps. C'est d'une lecture pénible. Mais il y a pire, vraiment pire...

Car le pire qu'on puisse faire lorsqu'on prend un sujet historique, c'est le révisionnisme : nier une réalité en supposant un complot. Ici, Tome nous raconte (oh comme c'est original) que les attentats du 11 septembre 2001 était un coup de... on ne sait pas qui vraiment mais en tout cas pas des "éleveurs de chameaux" (ce terme raciste est exact, écrit noir sur blanc dans le beau magazine Spirou). À vomir.

Thierry, 05.01.2015 à 15:48357246
relecture du deuxième tome du deuxième cycle de la première époque qui reste chronologiquement postérieure à la première. Et dieu que ce tome est mal torché, mal fichu, mal écrit et tout et tout.
Franchement, du déjà-vu mal foutu et poussif jusque dans tous les poncifs qui s'accumulent. Honnêtement, seul les deux premier tomes représentent un certain intérêt, sans pour autant passionner plus que ça.

NDZ, 04.01.2015 à 12:07357235
Bouh l'orthographe de 0:17 !

NDZ, 04.01.2015 à 0:17357233
Note pour les bulle-tauliers : on a bien en main une série, les deux livres sont liés et ne devraient pas apparaître sous la classification "One-shot". Pour la série, un nom plausible est sûrement évoqué quelque part (blog de l'auteur).... "Les aventures d'Army Shanks" ou un truc du genre ?


Un premier constat à la lecture de cette mini-série, et c'est plutôt une bonne surprise, l'aspect parodique et outrancier de la série - qui apparaît clairement au travers des scènes d'action improbables ou bien des corps déformés qui rappellent Plageman, ou encore, via des bruitages ridicules voire, des didascalies intégrées à l'image avec les codes desdits bruitages ou autres onomatopées - ne nous mais pas seulement devant de l'humour au kilo. Le récit choral, le grand nombre de flash-backs, les vraies morts de personnages attachants et la palette de sentiments divers et variés qui est proposée et plus ou moins bien rendue, étoffent le tout pour aboutir à une série d'aventure déjantée mais qui nous embarque malgré ses incohérences dans de belles histoires.

Deuxième constat, l'humour est bien présent, mais jamais répétitif. Il joue sur plusieurs registres à la fois et déjoue ainsi le possible piège d'un système récurrent qui ne laisserait plus place à la surprise... et donc au rire franc (vs ricanement qui découle d'une machinerie à gag trop bien huilée ou qui bégaie).

Même si Far Arden se tient moins au niveau du déroulé de l'histoire - improvisé au début et foutraque de bout en bout - que Cratère XV, on lit ce tout presque homogène de manière curieuse et amusée.

Je n'attendais rien de ces lectures, j'imaginais un Casino Royale (le seul, le vrai) ou un Modesty Blaise. En fait, c'est très distrayant et plutôt bien réussi, pour un hybride des genres qui aurait pu être indigeste - de la piraterie moderne qui s'acoquinerait avec du roman d'aventure à la Jack London et de l'espionnage à la Bond :))

Matrok, 03.01.2015 à 16:13357230
Bilan de ma cure de BD annuelle à l'approche des Bulled'Air : mon palmarès ne sort pas vraiment bouleversé mais j'ai lu deux ou trois choses sympathiques, dont ça :
Un album que je n'aurais jamais lu car l'aspect extérieur "histoire de princesse joliment peinte à l'aquarelle" ne m'aurait pas attiré. Hé bien j'aurai eu tort, c'est de la BD d'aventure sympathique et inventive. Dans le genre jolie BD d'aventure en couleur, j'ai aussi lu ça :


... et là par contre petite déception : par rapport aux meilleurs épisodes de la série, ça manque de folie. Bon, ça reste sympathique quand même. Mais si ce lapin là m'a un peu déçu, en revanche ces deux là m'ont bien plu :


Ils sont incontestablement plus forts et plus savoureux. Le lapin de Killofer est déroutant et inquiet avec un fort goût de gibier, celui de David B. est tout aussi inquiétant bien que moins sauvage, il semble s'être échappé incidemment dans la nuit.


Pour les grosses déceptions, il fallait que je rattrape mes lectures de "Spirou" en retard... eh bien ça ne va pas fort à Marcinelle. Pas grand chose de bien palpitant ces derniers temps. À part quand même :

Une série plutôt sympathique et pas désagréable à lire, mais pas indispensable non plus. Un "fleuf" comme on disait jadis.



Quelques gags font mouche parfois, le plus souvent c'est quand même assez lourdingue.



Cela fait longtemps que j'ai perdu le fil de cette série, mais le côté imprévisible et amoral de cette histoire me rend ça assez sympathique. Je l'ai donc lu sans rien comprendre mais sans trop de déplaisir, ce que je ne peux pas dire hélas du reste de ce que Spirou publie en ce moment (bon, j'exagère, il y a quand même "les cavaliers de l'apocadipse" de Libon).


Enfin, j'ai aussi survolé ça :
J'aime bien car c'est partial, de mauvais goût et de mauvais esprit, trois qualités qui manquent à Gaumer et Moliterni (par exemple).

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