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Des bons titres à L'Association ? [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | yan, 29.04.2006 à 18:56 | 250954 |
|  |  | | Gijom : | | Xavier : | | (les raboteurs de parquet de Courbet [...]) | T'es sûr? |
Plutôt Caillebote, non?
(Click) |
 | | Gijom, 29.04.2006 à 18:48 | 250952 |
|  |  | | Xavier : | | (les raboteurs de parquet de Courbet [...]) | T'es sûr? |
 | |  |  | | Xavier : | | Sauf erreur, les frères Pasamonik ont monté les éditions Magic-Strip à une époque où l'Association n'existait pas, et ont participé ainsi à l'émergence d'une bande dessinée "autre" ... mais leur implication s'est trouvée plus ou moins délaissée dans l'histoire, puisqu'aujourd'hui on se focalise sur les débuts de l'Association comme point de départ de ce renouveau. |
le probleme de magic-strip est d'avoir ete cree en belgique, pays qui n'a pas (encore ?) pu s'affranchir des peres fondateurs dupuis-lombard-casterman , & de la b.d. classique. |
 | | Xavier, 29.04.2006 à 14:07 | 250915 |
|  |  | | lanjingling : | | & la on retrouve l'association, qui a vraiment ouvert des portes dans le millieu de la b.d. Meme s'il n'ont pas invente l'autobio, ni le cassage du moule 48cc, ils ont eu une forte influence a ce niveau (plus forte que futuro, qui etait trop en avance) sur les editeurs plus traditionnels. |
Tout à fait. A ce sujet, d'ailleurs, j'ai ma petite théorie sur l'animositée caractérisée de Didier Pasamonik à l'égard de JC Menu. Sauf erreur, les frères Pasamonik ont monté les éditions Magic-Strip à une époque où l'Association n'existait pas, et ont participé ainsi à l'émergence d'une bande dessinée "autre" ... mais leur implication s'est trouvée plus ou moins délaissée dans l'histoire, puisqu'aujourd'hui on se focalise sur les débuts de l'Association comme point de départ de ce renouveau.
Bref, ma théorie est que Didier Pasamonik est jaloux d'avoir ainsi (à son sens) été injustement délaissé, au profit de JC Menu et son Association.
(théorie basée sur la brève conversation tenue avec l'intéressé à Angoulême en début d'année, où il ne lui avait pas fallu plus de quelques minutes avant de se lancer sur un discours du genre "oui, la bande dessinée n'a pas attendu l'Association pour traiter de la vraie vie, hein, d'ailleurs regardez, j'organise une exposition sur Cosey ...") |
 | |  |  | | Xavier : | | Bref. On peut ne pas aimer, mais si ces oeuvres et ces auteurs sont restés dans l'histoire, c'est bien parce que leur démarche a été importante. | & la on retrouve l'association, qui a vraiment ouvert des portes dans le millieu de la b.d.Meme s'il n'ont pas invente l'autobio , ni le cassage du moule 48cc , ils ont eu une forte influence a ce niveau (plus forte que futuro , qui etait trop en avance)sur les editeurs plus traditionnels. |
 | | Xavier, 29.04.2006 à 8:16 | 250888 |
|  |  | | Matrok : | | Je ne rentrerais pas dans le "débat" de savoir si tel ou tel courant esthétique est une escroquerie ou non... pour ma part le "carré noir sur fond blanc" du constructiviste Malevitch ou certaines toiles de Piet Mondrian (l'un des créateurs de De Stijl) me paraissent relever de l'escroquerie, comme certaines "oeuvres" surréalistes aussi (les ready-made de Duchamp par exemple). |
Juste au passage, Malevitch faisait partie des suprématistes, pas des constructivistes. Et le "carré noir sur fond blanc" est à mettre en rapport avec son "carré blanc sur fond blanc".
Duchamp n'a jamais été surréaliste, mais Dada. C'est idiot, mais c'est ça qui fait la différence, et qui explique sans doute que tu as du mal à comprendre la valeur de ces oeuvres d'un point de vue historique.
Toute l'approche de cette époque-là est à replacer dans un contexte de mobilisation et d'engagement artistique qu'on a bien du mal à imaginer aujourd'hui. Sans se lancer dans de grandes explications, on est arrivés au début du XXe siècle à des grandes interrogation sur ce que devait être l'Art (qui, et ce n'est pas pour me justifier de ce hors-sujet, se retrouvent également aujourd'hui dans l'appréciation du dessin de certains auteurs par rapport à d'autres).
En gros, l'arrivée de la photographie au milieu du XIXe siècle a sérieusement remis en cause le rôle principal de l'Art à ce moment-là, qui était de représenter : la photographie faisant mieux, on a d'abord essayer de l'utiliser en cachette pour sauver la face (les raboteurs de parquet de Courbet sont pompés sur une photo), et puis on s'est progressivement éloigné de la simple représentation pour aller ailleurs, d'où l'apparition des Impressionnistes (forts décriés à l'époque), puis des Fauves (conspués lors de leur première exposition), et ainsi de suite.
Tout cela va mener aux carrés de Malevitch et aux ready-made de Duchamp, qui représentent l'achèvement de ce travail de remise en cause du statut de l'artiste. Si on lui retire le travail de représentation, il n'est plus "artisan", mais "artiste". Et la réponse à ce travail est une sorte d'évidence tautologique, qu'impose Duchamp avec ses ready-made : le fait de décréter que quelque chose est une oeuvre d'art est un acte qui fait de son auteur un artiste.
On va dire "ouais, c'est facile, moi aussi je peux le faire". Oui, mais non. D'une part, c'est trop tard, c'est déjà fait, la leçon est passée. Et d'autre part, c'était intimement lié à une approche et des préoccupations de l'époque, et sans le contexte (et tout ce qui avait précédé), ça ne vaut rien.
Il faut savoir que la fameuse Fontaine a été présentée par Duchamp sous un faux nom (le R.Mutt 1917 peint sur le côté) à un concours d'Art que les Dada réfugiés à New York à l'époque avaient organisé. Le jury s'était juré de considérer toutes les propositions d'oeuvres, mais tiqua sur celle de Duchamp -- qui révéla alors le subterfuge, et partit en claquant la porte.
Bref. On peut ne pas aimer, mais si ces oeuvres et ces auteurs sont restés dans l'histoire, c'est bien parce que leur démarche a été importante. |
 | |  |  | pas trop ma came, comme humour. 2 etoiles |
 | | Dieu, 29.04.2006 à 0:31 | 250879 |
|  |  | | stanislas : | | Dieu : | | Je trouve amusant qu'on ne le compare pas plus avec Joe Matt qu'on trouve immédiatement lamentable pour cette impossibilité de sortir de ses stéréotypes sexuels. |
Comment ça ?
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Dans ses comics Joe Matt décrit son type de fille. Ca va jusqu'à la façon dont doivent être ses mollets. Il représente même Seth ou Chester Brown se moquer de lui (ce qu'on comprend aisément) à ce sujet car ça l'empêche d'avoir des relations avec des filles.
Fabrice Neaud dans son journal relate aussi sa vie sexuelle chaotique. D'ailleurs je crois bien qu'il dit lui même une fois dans le journal que son obsession du rugbyman est lamentable et puérile.
Le truc c'est qu'en général, à la lecture de son journal, j'ai plus eu l'impression qu'il rendait la société responsable de sa misère sexuelle (obligation des rencontres cachées en province etc).C'est sans doute vrai en partie mais il faut juste comprendre que quand on a pas un physique facile, on a peu de chance de conclure avec les "dieux du stade" et qu'il faut passer à autre chose (les joueurs de ping pong?). |
 | | Matrok, 28.04.2006 à 20:15 | 250857 |
|  |  | | Pierre : | | Le surréalisme était une vaste escroquerie. Pourquoi ne fait-on jamais référence au Stijl ou au constructivisme qui lui étaient contemporains ? |
Je ne rentrerais pas dans le "débat" de savoir si tel ou tel courant esthétique est une escroquerie ou non... pour ma part le "carré noir sur fond blanc" du constructiviste Malevitch ou certaines toiles de Piet Mondrian (l'un des créateurs de De Stijl) me paraissent relever de l'escroquerie, comme certaines "oeuvres" surréalistes aussi (les ready-made de Duchamp par exemple). De là à dire "l'art abstrait est une escroquerie" ou "le surréalisme est une escroquerie", il y a un pas que je ne franchirais pas.
Pour revenir au sujet : Si Menu fait plutôt référence au surréalisme qu'a tel ou tel mouvement parmi les initiateurs de l'art abstrait, c'est probablement parce qu'il s'y reconnait mieux... Faut-il le traiter d'escroc pour autant ? |
 | |  |  | | Dieu : | | Je trouve amusant qu'on ne le compare pas plus avec Joe Matt qu'on trouve immédiatement lamentable pour cette impossibilité de sortir de ses stéréotypes sexuels. |
Comment ça ?
| Dieu : |
Je n'ai pas trouvé ce texte si subtil que ça. Quand au sketch du "lacher de salope", c'est aussi de la caricature. |
Moi non plus, d'ailleurs toute la partie de l'éprouvette sur les dédicaces est assez chiante, ils disent presque tous la même chose, et ce débat me paraît vraimment accessoire (surtout pour un premier numéro). A la rigueur les planches proposées sur le sujet sont beaucoup plus explicites, les textes n'en sont qu'une redite. |
 | | Dieu, 28.04.2006 à 11:04 | 250751 |
|  |  | | Baptiste : | | Dieu : | | Des fois je me demande si Neaud n'est pas un peu bof. Cette obsession du rugbyman monté comme un âne comme pour certains "la blonde à forte poitrine". Et puis ce texte dans l'éprouvette à peine plus subtil (en tout cas pas plus marrant) que le "lacher de salope" de Bigard. | Ce grand réac pourfendeur de l'anti-intellectualisme doublé d'une tafiote romantique adorerait d'être traité de beauf. |
C'est ça qui est beau et même drôle.
| Baptiste : |
Enfin j'avoue que je ne comprend guère ton message. Il a comme chacun ses fantasmes, mais comme les siens sont assez atypiques, ça doit bien l'amuser de les afficher. Enfin, afficher... Ils sont évidemment présents dans son oeuvre puisqu'elle est autobiographique, mais à part le Journal et Eprouvette ? |
Tu me demandes si mis à part toute son oeuvre, il n'en parle jamais (ça c'était de l'ironie)? Je trouve amusant qu'on ne le compare pas plus avec Joe Matt qu'on trouve immédiatement lamentable pour cette impossibilité de sortir de ses stéréotypes sexuels.
| Baptiste : |
Je n'ai pas lu Bananas (s'il y a du Neaud je l'achèterai à coup sûr), mais son texte dans l'Eprouvette s'inscrit dans le contexte précis des festivals, contrairement à Bigard qui ne fait que flatter les machos (beaufs ou pas) en ressassant des clichés. Neaud est évidemment outrancier (ça s'appelle de la caricature), mais son humour est subtil, si si. Moi j'ai adoré. C'est vraiment irrésistible de voir Neaud lacher des énormités d'un ton pince-sans-rire.
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Je n'ai pas trouvé ce texte si subtil que ça. Quand au sketch du "lacher de salope", c'est aussi de la caricature. |
 | |  |  | le surréalisme était peut-être une escroquerie, mais c'était une escroquerie assez amusante. on ne peut pas en dire autant de la plupart des escroqueries.
si j'étais à la place de menu, je me sentirais probablement assez proche de breton, ou mettons, de guy debord, parce que ces trois-là, toutes proportions gardées, ont chaussé plus ou moins les même souliers. menu joue pour le grand public le rôle du juge ingrat (du grand prêtre, diront les méchantes langues) qui avalise ou qui casse de l'artiste sans plus de sentiment. nous faisons tous pareil, bien sûr: qui n'aime pas faire valoir, une fois de temps en temps, une opinion bien tranchée, formidablement injuste, juste parce que bon, on pense comme ça et pas autrement? la différence est que menu dirige un truc qui s'appelle l'association, alors tout ce qu'il pense et dit compte triple.
je trouve agréable que pierre propose une référence aux constructivistes (je suppose que tu parles de l'école russe). mais il est peut-être trop tard: les constructivistes étaient des sortes de naïfs, leur oeuvre était faite de candeur et d'optimisme. à paname, on les aurait exécuté sur place. il a fallu un amateur grec (george kostakis) pour les tirer de l'oubli (certaines toiles qu'il achetait appartenaient à des paysans russes qui s'en servaient comme bout de mur). un artiste voudra-t-il s'associer à ces modèles obscurs d'un âge utopique que nous ne sommes pas prêts de revivre?
de stijl, voire bauhaus, influences intéressantes mais il leur manque de gravitas et d'hubris. bref ça ne fait pas une bonne histoire. alors qu'un braillard de mauvaise foi et paranoïaque comme breton, oui. heureusement d'ailleurs, sinon à quoi serviraient les paranoïaques? |
 | |  |  | | lanjingling : | | Pierre : | | Le surréalisme était une vaste escroquerie. Pourquoi ne fait-on jamais référence au Stijl ou au constructivisme qui lui étaient contemporains ? | parce que ces 2 derniers mouvements sont moins faciles a aborder en un cliche.
totalement d'accord avec Baptiste sur Neaud. |
ça ne fera rien avancer de le dire mais perso, je garde sans hésiter mon baril dada contre les trois barils surréalistes... |
 | |  |  | | Pierre : | | Le surréalisme était une vaste escroquerie. Pourquoi ne fait-on jamais référence au Stijl ou au constructivisme qui lui étaient contemporains ? | parce que ces 2 derniers mouvements sont moins faciles a aborder en un cliche.
totalement d'accord avec Baptiste sur Neaud. |
 | |  |  | | Dieu : | | Des fois je me demande si Neaud n'est pas un peu bof. Cette obsession du rugbyman monté comme un âne comme pour certains "la blonde à forte poitrine". Et puis ce texte dans l'éprouvette à peine plus subtil (en tout cas pas plus marrant) que le "lacher de salope" de Bigard. | Ce grand réac pourfendeur de l'anti-intellectualisme doublé d'une tafiote romantique adorerait d'être traité de beauf.
Enfin j'avoue que je ne comprend guère ton message. Il a comme chacun ses fantasmes, mais comme les siens sont assez atypiques, ça doit bien l'amuser de les afficher. Enfin, afficher... Ils sont évidemment présents dans son oeuvre puisqu'elle est autobiographique, mais à part le Journal et Eprouvette ?
Je n'ai pas lu Bananas (s'il y a du Neaud je l'achèterai à coup sûr), mais son texte dans l'Eprouvette s'inscrit dans le contexte précis des festivals, contrairement à Bigard qui ne fait que flatter les machos (beaufs ou pas) en ressassant des clichés. Neaud est évidemment outrancier (ça s'appelle de la caricature), mais son humour est subtil, si si. Moi j'ai adoré. C'est vraiment irrésistible de voir Neaud lacher des énormités d'un ton pince-sans-rire.
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 | | Pierre, 28.04.2006 à 0:37 | 250709 |
|  |  | | Le surréalisme était une vaste escroquerie. Pourquoi ne fait-on jamais référence au Stijl ou au constructivisme qui lui étaient contemporains ? |
 | | Dieu, 28.04.2006 à 0:05 | 250706 |
|  |  | | Des fois je me demande si Neaud n'est pas un peu bof. Cette obsession du rugbyman monté comme un âne comme pour certains "la blonde à forte poitrine". Et puis ce texte dans l'éprouvette à peine plus subtil (en tout cas pas plus marrant) que le "lacher de salope" de Bigard. |
 | | Matrok, 28.04.2006 à 0:03 | 250705 |
|  |  | | wandrille : |
C'est enfin Menu qui se réclame du surréalisme et du Dadaïsme, et plus généralement de l'avant-garde, alors que ces mouvements avaient justement comme spécificité de rejeter, officiellement dans le discours du moins, toute référence antérieure (même si c'était en contradiction avec les faits).
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Je n'ai toujours pas lu l'éprouvette, mais par contre j'ai lu (il y a quelques années) les manifestes du surréalisme de Breton et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne rejette absolument pas "toute référence antérieure". Il y a même dans le premier manifeste qui dresse une liste des artistes du passé que Breton considérait comme surréalistes avant la lettre... |
 | |  |  | Je n'ai pas vu Latino Imperato servir la soupe à Menu, bien au contraire, lui contrairement à Menu arrive à dire plein de choses intéressantes, sans lancer des petites phrases qui parfois peuvent faire perdre la crédibilité d'un propos. Parce que bon désolé, mais là j'ai pas vu Latino s'en prendre aux gros éditeurs de manière injuste, ou alors il faudra me dire où.
Et je n'ai pas vu non plus Menu critiquer Sfar ou Tronhdeim, vu qu'il reprend exactement la même argumentation que dans Plates-Bandes à ce sujet. |
 | |  |  | | Sinon il faut aussi signaler une excellente fournée de titres dans la collection "patte de mouches" avec notamment un superbe Benoît Jacques et un excellent Killofer. |
 | | NDZ, 27.04.2006 à 10:50 | 250455 |
|  |  | | Et pour continuer dans la même veine (de seuls les dadaïstes ne se réclamaient de rien, les surréalistes, eux, ont choisis leurs aînés), je conseille à tous la lecture de l'Anthologie de l'humour noir d'André Breton... ça fait découvrir plein de jolies pages de littérature (parfois) oubliée. |
 | | NDZ, 27.04.2006 à 10:45 | 250454 |
|  |  | | wandrille : | | C'est enfin Menu qui se réclame du surréalisme et du Dadaïsme, et plus généralement de l'avant-garde, alors que ces mouvements avaient justement comme spécificité de rejeter, officiellement dans le discours du moins, toute référence antérieure (même si c'était en contradiction avec les faits). |
Le contre-exemple parfait (il y en a d'autres) étant le "cas" Lautréamont, dont (pratiquement) tous les surréalistes se réclamaient ou que tous admiraient ouvertement... |
 | |  |  | JE VOUDRAIS PARLER DE L'EPROUVETTE
Je retrouve un peu du grand Menu dans cette éprouvette, enfin un Menu qui de nouveau ne mâche pas ses mots et crache sur tout le monde...
Il hésite encore à appeler un chat un chat et à dauber sur Trondheim et Sfar qui vont chez les gros faire de l'indé, mais la critique est là en filigrane.
Au moins, ça à le mérite d'abandonner le copinage honteux du "Plates-bandes", d'autant que dans cette éprouvette, enfin de nouveaux points de vue sont abordés, comme celui d'Yvan Alagbé sur la mal-aimée (peut-être parce que mal-aimable) collection « écritures »de Casterman que j’ai trouvé particulièrement intéressant.
Le débat sur l'avant-garde reflète à mon avis une tendance un peu enfantine de la "nouvelle bande-dessinée".
En effet, toute cette bande d'auteur ont une espèce de complexe d'infériorité et de soif de reconnaissance assez touchant mais finalement un peu répétitif et ennuyeux à la longue :
C'est SFAR et son éternel référence à PRATT, FRED et, bizarrement à MOEBIUS (avec lequel il est en désaccord total sur le fond, mais qu'il s'acharne à citer avec la régularité d'un métronome)
C'est Trondheim qui nous refait l'histoire de Franquin à nos beaux jours, ceux de Trondheim grand prix.
C'est enfin Menu qui se réclame du surréalisme et du Dadaïsme, et plus généralement de l'avant-garde, alors que ces mouvements avaient justement comme spécificité de rejeter, officiellement dans le discours du moins, toute référence antérieure (même si c'était en contradiction avec les faits).
Je trouve cette quête de reconnaissance un peu vaine, et je préfèrerais que l'éprouvette se penchent plutôt sur les nouvelles problématiques de la bande dessinée, ce qu'elle semblait annoncer, de façon un peu mensongère, avec, en page d'ouverture, une page tirée d'"understanding comics" de Mac Cloud
De même la conclusion du livre se fait avec le copié-collé des correspondances mails de Menu et consorts avec les méchants vilains ; c'est un peu putassier et ça n'ajoute pas grand-chose au schmilblick.
Chacun s'accuse de fascisme et autres joyeusetés, on aurait pu s’en passer.
Après l’article de Latino Imparato où Menu et Latino se servent la soupe à qui mieux-mieux, c’est un peu désolant. Quand un diffuseur-distributeur fait les yeux doux à son principal éditeur et investisseur (et maquettiste de la newsletter du distributeur, que de liens…), on se sent un peu de trop…
D’autre part, il m’a paru étonnant de voir que certain représentant du « comptoir des indépendants » passés chez les « grands comerciaux », ait été présenté comme brebis galeuse, tel le dernier « social traître », quand le traitement réservé aux auteurs proches qui éditent, voir qui dirigent des collections chez les même gros éditeurs est nettement plus doux.
Encore une fois, c’est un peu « deux poids, deux mesures » : selon que vous soyez faible ou puissant, on vous jugera ou noir ou blanc (La Fontaine).
Sinon joie dans nos cœur, les dédicaces expérimentales de Florent Ruppert et Jérôme Mulot, l’article excellent de Fabrice Neaud proposant enfin une solution à la misère sexuelle des festivaliers, les pages de James Ottoprod, légères et pertinentes…et une exégèse un peu absconse de l’oeuvre magnifique de Jean-Claude Forest, qui a le mérite de monter ce que pourrait être une véritable critique de Bande-dessinée (on ne sait pas s’il faut souhaiter de la critique aussi peu à la portée du reste de la population mondiale d’ailleurs, mais bon…).
J’attends avec impatience le prochain numéro qui, si j’ai bien suivi devrait porter sur « la critique » afin de faire une critique de la critique des critique », qui sera à son tour critiquée par les bulledairiens… Ce sera bien.
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 | |  |  | C'est effectivement la dernière merveille en date à l'Asso.
Et leur impro dédicace, c'est vraiment une chouette idée (même si bon, ils auraient pu faire encore plus fort sur le même concept) |
 | |  |  | | chrisB : | Ces types sont de vrais virtuoses de la connerie, un album en or à lire relire et relire (j'en suis à ma 2ème lecture enchainée). Coup de coeur !! |
C'est album est génial, et si tu en reveux une couche, tu as le dernier Ferraille. Ils ont fait deux histoires dedans, qui sont dans la prolongation de Safari Monseigneur.
Sans oublier leurs impros dessinées dans Eprouvette. |
 | | chrisB, 21.03.2006 à 14:38 | 246091 |
|  |  | Ces types sont de vrais virtuoses de la connerie, un album en or à lire relire et relire (j'en suis à ma 2ème lecture enchainée). Coup de coeur !! |
 | |  |  | | Ca y est, termine! Le journal de Vandermeulen est tres interessant, surtout concernant ses relations avec quelques gros editeurs (sa publication avortee dans poisson pilote, les manoeuvres de casterman et delcourt pour editer fritz haber au detriment de 6 pieds sous terre...). |
 | | Dieu, 14.03.2006 à 17:51 | 245476 |
|  |  | Le problème des Sakka c'est qu'une fois ouverts, on a plus forcément envie de les lire.
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 | | THYUIG, 14.03.2006 à 16:06 | 245460 |
|  |  | | lanjingling : | | THYUIG : | | J'ajoute que sur l'ensemble des titres, si l'on se référe aux bullenotes, seul "Forget me not" descend en dessous de 2* avec 1,8, et la "musique de Marie" tome 2 en dessous de 2,5; le reste tournant allégrement au delà des trois étoiles. Je sais pas si l'on peut parler de deception. | je me rends, face a de tels arguments :o)
(je parlais de la deception de certains bulledairiens -l'elite, certes, mais trop peu nombreuse pour influer sur la moyenne.)
(tiens, si on attribuait des coefficients aux etoiles selon les bulledairiens qui les donnent )
(c'est une blague, hein :o) ) |
je pensais bien que mes arguments étaient imparables, héhé, le coup de la bullenote, ça pardonne jamais... :o))
(c'est une blague hein... :o)) |
 | |  |  | | cubik : | | enfin bon, avant de crier au dénigrement total quand même, quelqu'un est allé vérifier s'il y a po des japonais dans le comix 2000? :) | oui, mais la traduction est lamentable :o) |
 | |  |  | | THYUIG : | | J'ajoute que sur l'ensemble des titres, si l'on se référe aux bullenotes, seul "Forget me not" descend en dessous de 2* avec 1,8, et la "musique de Marie" tome 2 en dessous de 2,5; le reste tournant allégrement au delà des trois étoiles. Je sais pas si l'on peut parler de deception. | je me rends, face a de tels arguments :o)
(je parlais de la deception de certains bulledairiens -l'elite, certes, mais trop peu nombreuse pour influer sur la moyenne.)
(tiens, si on attribuait des coefficients aux etoiles selon les bulledairiens qui les donnent )
(c'est une blague, hein :o) ) |
 | | cubik, 14.03.2006 à 15:17 | 245446 |
|  |  | | enfin bon, avant de crier au dénigrement total quand même, quelqu'un est allé vérifier s'il y a po des japonais dans le comix 2000? :) |
 | | THYUIG, 14.03.2006 à 15:08 | 245441 |
|  |  | | J'ajoute que sur l'ensemble des titres, si l'on se référe aux bullenotes, seul "Forget me not" descend en dessous de 2* avec 1,8, et la "musique de Marie" tome 2 en dessous de 2,5; le reste tournant allégrement au delà des trois étoiles. Je sais pas si l'on peut parler de deception. |
 | | THYUIG, 14.03.2006 à 15:04 | 245440 |
|  |  | | lanjingling : | | (c'est peut-etre pour ca aussi que nous sommes plusieurs a etre decus par la collection sakka (mot qui entre parentheses n'a pas la meme connotation elitiste que peut avoir en francais le terme auteur)) |
Il y a quand même chez sakka un catalogue de titres de qualité, faut pas exagérer. Je pense aux Nananan, aux "aubergines", aux deux Taniguchi... Sur l'ensemble de la collection, peu de titres sont tombés à plat et elle est globalement très satisfaisante (par rapport au reste du catalogue Casterman). |
 | |  |  | | cubik : | en même temps, le japon est un pays de bd, peut-être le plus gros producteur au monde
dans tout ça, doit bien y avoir des trucs qui ont du mal à faire leur trou non?
vu tout ce que l'association a publié d'auteurs français qui ne trouvaient pas leur place ailleurs, je me dis que la situation doit exister au japon aussi | on doit etre plusieurs a se le dire.| cubik : |
ptet plutot que c'est par meconnaissance, | aussi, oui| cubik : | | par manque d'envie aussi à cause de la déferlante manga partout | ca, l'association traine une reputation d'elitisme suffisament fondee pour que cela joue aussi; dans le meme ordre d'idee, l'Association est fondee sur l'idee de b.d. d'auteur , notion quasi absente au japon (garo, qui semble faire exception a cette absence , a ete cree dans un contexte politico-culturel assez specifique), & doit donc avoir du mal a trouver des reperes sur place (c'est peut-etre pour ca aussi que nous sommes plusieurs a etre decus par la collection sakka (mot qui entre parentheses n'a pas la meme connotation elitiste que peut avoir en francais le terme auteur)) |
 | |  |  | | Dieu : | Quand on s'intéresse un tout petit peu à la bd et donc à la bd japonaise, on se rend vite compte qu' une part importante du manga (auteurs de Garo etc) a longtemps été absent en France. A partir de cette connaissance doit commencer un travail de défrichage. J'aime bien la démarche du gars de Cornélius qui a pris acte de ses lacunes et qui a décidé de les combler en trouvant en quelque sorte un "maître" qui lui a fait découvrir cette bd japonaise à part. Ca n'a rien à voir avec le touriste qui doit absolument ramener un souvenir de là où il est allé. Là, on a semble t-il des auteurs qui rentrent dans les critères de l'Association et qui ne sont pas publiés.
Par exemple, Menu est fier d'avoir publié des bandes dessinées où le rêve est omniprésent. D'un autre côté à chaque dossier sur le manga d'auteur, on nous parle du chef d'oeuvre de Tsuge (non publié), qui serait un manga raconté par le biais du rêve. Ce manga a t-il au moins été lu par l'Assoc? |
et par les autres ? L'Association n'a pas le monopole de l'edition des auteurs "a part".
Que de nombreux auteurs japonais est un fait et il est souvent frustrant de lire des articles dur le Gekiga et de decouvrir des noms d'auteurs visiblement interessants et de les savoir indisponibles en francais. L'Association semble ne pas vouloir/pouvoir couvrir cette partie du spectre de la bande dessinee, mais d'autres editeurs comme vertige graphic (pas encore cite malgre leur travail sur Tatsumi et Nazakawa) y sont actifs.
Un element qui n'a pas encore ete pris en compte est peut-etre la difficulte d'adaptation, meme sans remontage en sens de lecture occidental. A moins de le faire a la mode "Ecritures" ;o) |
 | | Dieu, 14.03.2006 à 13:16 | 245412 |
|  |  | | lanjingling : | | Dieu : |
autre question:
un éditeur qui a pour but de mettre en avant la diversité de la bande dessinée - en particulier une bande dessinée qui ne rentre pas dans le modèle 48CC- et qui ne publie aucun auteur japonais atteint il tous ses objectifs? |
nuancons,nuancons,avec l'association (ca rime)
l'association a pour but ,entre autre,de mettre en valeur les differentes potentialites de la b.d.; c'est une approche de defricheur, (parfois au bulldozer) plus que d'explorateur (ou de touriste). |
Quand on s'intéresse un tout petit peu à la bd et donc à la bd japonaise, on se rend vite compte qu' une part importante du manga (auteurs de Garo etc) a longtemps été absent en France. A partir de cette connaissance doit commencer un travail de défrichage. J'aime bien la démarche du gars de Cornélius qui a pris acte de ses lacunes et qui a décidé de les combler en trouvant en quelque sorte un "maître" qui lui a fait découvrir cette bd japonaise à part. Ca n'a rien à voir avec le touriste qui doit absolument ramener un souvenir de là où il est allé. Là, on a semble t-il des auteurs qui rentrent dans les critères de l'Association et qui ne sont pas publiés.
Par exemple, Menu est fier d'avoir publié des bandes dessinées où le rêve est omniprésent. D'un autre côté à chaque dossier sur le manga d'auteur, on nous parle du chef d'oeuvre de Tsuge (non publié), qui serait un manga raconté par le biais du rêve. Ce manga a t-il au moins été lu par l'Assoc?
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 | | cubik, 14.03.2006 à 11:33 | 245384 |
|  |  | en même temps, le japon est un pays de bd, peut-être le plus gros producteur au monde
dans tout ça, doit bien y avoir des trucs qui ont du mal à faire leur trou non?
vu tout ce que l'association a publié d'auteurs français qui ne trouvaient pas leur place ailleurs, je me dis que la situation doit exister au japon aussi
ptet plutot que c'est par meconnaissance, par manque d'envie aussi à cause de la déferlante manga partout |
 | |  |  | mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. L'Association ne doit pas absolument editer d'auteur japonais. Oui, elle joue son role de defricheur et propose un catalogue riche et coherent qui couvre un spectre tres large de ce que la bande dessinee peut offrir. Le but de l'Association n'est pas tant d'etre exhaustif que d'ouvrir des portes.
Il est aussi vrai que Matsumoto a tres vite ete publie en francais (des 1996 chez Tonkam). Le defrichage etait peut-etre moins necessaire dans ce cas.
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 | |  |  | | Dieu : |
autre question:
un éditeur qui a pour but de mettre en avant la diversité de la bande dessinée - en particulier une bande dessinée qui ne rentre pas dans le modèle 48CC- et qui ne publie aucun auteur japonais atteint il tous ses objectifs? |
nuancons,nuancons,avec l'association (ca rime)
l'association a pour but ,entre autre,de mettre en valeur les differentes potentialites de la b.d.; c'est une approche de defricheur, (parfois au bulldozer) plus que d'explorateur (ou de touriste). |
 | | Dieu, 13.03.2006 à 23:02 | 245343 |
|  |  | | yan : | | Dieu : | autre question:
un éditeur qui a pour but de mettre en avant la diversité de la bande dessinée - en particulier une bande dessinée qui ne rentre pas dans le modèle 48CC- et qui ne publie aucun auteur japonais atteint il tous ses objectifs? |
Quand celui-ci a par ailleurs publié des bandes dessinées néo-zélandaises, serbes, suédoises, norvégiennes, finlandaises, autrichiennes, américaines, canadiennes, sud-africaines, suisses, espagnoles, italiennes, allemandes, belges (et français bien sûr) je me dis que c'est déjà un beau panorama, certes non-exhaustif, mais riche et varié, et surtout quand on feuillette le catalogue, extrêmement cohérent. |
bien mais peut mieux faire |
 | |  |  | | Et j'ai comme dans l'idée que si le manga était un peu moins à la mode et qu'un auteur comme Matsumoto avait du mal à trouver un éditeur français, une maison comme L'Asso n'hésiterait peut-être pas trop. |
 | | yan, 13.03.2006 à 21:22 | 245335 |
|  |  | | Dieu : | autre question:
un éditeur qui a pour but de mettre en avant la diversité de la bande dessinée - en particulier une bande dessinée qui ne rentre pas dans le modèle 48CC- et qui ne publie aucun auteur japonais atteint il tous ses objectifs? |
Quand celui-ci a par ailleurs publié des bandes dessinées néo-zélandaises, serbes, suédoises, norvégiennes, finlandaises, autrichiennes, américaines, canadiennes, sud-africaines, suisses, espagnoles, italiennes, allemandes, belges (et français bien sûr) je me dis que c'est déjà un beau panorama, certes non-exhaustif, mais riche et varié, et surtout quand on feuillette le catalogue, extrêmement cohérent. |
 | | Dieu, 13.03.2006 à 20:58 | 245331 |
|  |  | | yan : | | Thierry : | pour changer de sujet, quelqu'un sait-il pourquoi l'Association n'a jamais publie d'auteurs japonais ?
Pas l'occasion ? Affaire de goût ? (…) |
En fait ce n'est pas la bonne question.
Qui serait plutôt :
un éditeur doit-il publier de la bande dessinée japonaise ? |
autre question:
un éditeur qui a pour but de mettre en avant la diversité de la bande dessinée - en particulier une bande dessinée qui ne rentre pas dans le modèle 48CC- et qui ne publie aucun auteur japonais atteint il tous ses objectifs? |
 | | yan, 13.03.2006 à 19:12 | 245327 |
|  |  | | Thierry : | pour changer de sujet, quelqu'un sait-il pourquoi l'Association n'a jamais publie d'auteurs japonais ?
Pas l'occasion ? Affaire de goût ? (…) |
En fait ce n'est pas la bonne question.
Qui serait plutôt :
un éditeur doit-il publier de la bande dessinée japonaise ? |
 | |  |  | | Thierry : | et je reviens sur l'eprouvette :o)
Pour echapper a la crise, les editeurs independants, a priori plus fragiles, ont en effet tout interet a se degager le plus possible du circuit traditionnel. Mais le risque n'est-il pas des lors d'elargir encore le fosse qui s'installe entre bande dessinee d'auteur et bande dessinee "industrielle" ? | vu d'ici, je dirai que plus grand sera le fosse, mieux ce sera pour la b.d. de production non industrielle (je developperais demain, la je vais me coucher)| Thierry : |
Merde, cette eprouvette me foutrait presque le cafard ! | ah, non "la metamorphose", c'est chez rackham, pas a l'association... |
 | |  |  | il y a amha 2 manieres de s'imposer pour un editeur:
soit faire de tout, et en grandes quantites en esperant faire sa place au forceps grace a l'un ou l'autre titre qui trouve son public.
soit jouer la carte de l'hyperspecialisation qui permet de conquerir un public fidele, meme si moins nombreux. Jusqu'a present, j'ai achete tous les Imho et tous les Lezard Noir et je compte bien continuer parce que leurs choix editoriaux m'ont plus jusqu'a present et je leur fais confiance. Cette approche me parait beaucoup plus interessante, meme si elle implique que la viabilite se jouera sur la duree. |
 | | strip, 13.03.2006 à 10:28 | 245217 |
|  |  | | Thierry : |
Dans le tome 2 du Prince Norman, Cornelius annonce une floppee de mangas pour les mois a venir.
Ego comme X beneficie de l'amitie de Boilet, mais ce dernier est sans doute mal pris a cause de son role au sein de Sakka (qui reste une enorme deception pour moi). New risque-t-on pas de voir un conflit d'interet si Ego Comme X et Sakka se dispute les droits d'un titre ?
Cela dit, il semble que le marche des mangas d'auteur soit lentement colonise par des editeurs-niches comme Imho, Le lezard noir (qui se defini d'avant-garde et de japonisme decadent) ou Matiere (sans doute pas specifiquement manga, mais qui a relaise un tres beau travail sur Yokohama) |
oui, j 'avais oublié de parler de ces nouveaux éditeurs, en fait je crois que c'est plus une question de priorités qu'une question de goût, d'où cette spécialisation. |
 | |  |  | | strip : | | Thierry : | | Thierry : | pour changer de sujet, quelqu'un sait-il pourquoi l'Association n'a jamais publie d'auteurs japonais ?
Pas l'occasion ? Affaire de gout ?
Des auteurs comme Tsuge, Hanawa ou Tatsumi auraient tres bien pu s'integrer dans le catalogue de l'Association. |
je m'acharne a reposer ma question qui reste sans reponse ;o) |
Je sais pas vraiment, mais je peux esquisser une piste de réponse : je crois que c'est plutôt l'explication "pas l'occasion" qui me semble la plus plausible. Les éditeurs indépendants se sont à l'origine constitués sur des rencontres directes entre auteurs, en particulier l'Association, ce qui semble exclure d'aller chercher des gens très loin, faute aussi de moyens, du moins au début. Maintenant les moyens sont plus ou moins là, mais je ne pense pas que le raisonnement aie spécialement changé sur le choix des auteurs. Ego comme X ou Cornélius n'ont publié que deux mangas chacun (L'Homme sans Talent et Dans la Prison, Cornigule et Prince Norman), ce qui est très peu, les autres indépendants quasi rien, et je ne pense pas que ça soit un problème de goûts. |
Dans le tome 2 du Prince Norman, Cornelius annonce une floppee de mangas pour les mois a venir.
Ego comme X beneficie de l'amitie de Boilet, mais ce dernier est sans doute mal pris a cause de son role au sein de Sakka (qui reste une enorme deception pour moi). New risque-t-on pas de voir un conflit d'interet si Ego Comme X et Sakka se dispute les droits d'un titre ?
Cela dit, il semble que le marche des mangas d'auteur soit lentement colonise par des editeurs-niches comme Imho, Le lezard noir (qui se defini d'avant-garde et de japonisme decadent) ou Matiere (sans doute pas specifiquement manga, mais qui a relaise un tres beau travail sur Yokohama) |
 | | strip, 13.03.2006 à 10:15 | 245210 |
|  |  | | Thierry : | | Thierry : | pour changer de sujet, quelqu'un sait-il pourquoi l'Association n'a jamais publie d'auteurs japonais ?
Pas l'occasion ? Affaire de gout ?
Des auteurs comme Tsuge, Hanawa ou Tatsumi auraient tres bien pu s'integrer dans le catalogue de l'Association. |
je m'acharne a reposer ma question qui reste sans reponse ;o) |
Je sais pas vraiment, mais je peux esquisser une piste de réponse : je crois que c'est plutôt l'explication "pas l'occasion" qui me semble la plus plausible. Les éditeurs indépendants se sont à l'origine constitués sur des rencontres directes entre auteurs, en particulier l'Association, ce qui semble exclure d'aller chercher des gens très loin, faute aussi de moyens, du moins au début. Maintenant les moyens sont plus ou moins là, mais je ne pense pas que le raisonnement aie spécialement changé sur le choix des auteurs. Ego comme X ou Cornélius n'ont publié que deux mangas chacun (L'Homme sans Talent et Dans la Prison, Cornigule et Prince Norman), ce qui est très peu, les autres indépendants quasi rien, et je ne pense pas que ça soit un problème de goûts. |
 | |  |  | et je reviens sur l'eprouvette :o)
Presque termine, je suis dans le dernier 1/10e.
Ce qui me frappe, c'est qu'en filigrane je ressens une volonte plus ou moins assumee de scission du marche de la bande dessinee, entre la bande dessinee d'auteur et la bande dessinee "industrielle", telle qu'elle est nommee quelques fois. On ne vend pas de la dande desinnee d'auteur comme on vend du Schtroumpf: c'est evident et pourtant parfois malvenu de le dire.
Cette position me semble etre radicale, mais a la lecture de l'article sur le comptoir des independants (qui me semble contenir quelques allusions perfides que le non-initie que je suis n'a pas pu decoder), ainsi que de quelques autres articles dans cette eprouvette ainsi que dans d'autres mediums, il semble que nous soyons plus que jamais a l'oree d'une nouvelle crise severe du secteur, du fait de la surproduction et de la recherche de rentabilite immediate qui impose une duree de vie sans cesse raccourcie du livre. Pour echapper a la crise, les editeurs independants, a priori plus fragiles, ont en effet tout interet a se degager le plus possible du circuit traditionnel. Mais le risque n'est-il pas des lors d'elargir encore le fosse qui s'installe entre bande dessinee d'auteur et bande dessinee "industrielle" ?
Merde, cette eprouvette me foutrait presque le cafard ! |
 | |  |  | | Thierry : | pour changer de sujet, quelqu'un sait-il pourquoi l'Association n'a jamais publie d'auteurs japonais ?
Pas l'occasion ? Affaire de gout ?
Des auteurs comme Tsuge, Hanawa ou Tatsumi auraient tres bien pu s'integrer dans le catalogue de l'Association. |
je m'acharne a reposer ma question qui reste sans reponse ;o) |
 | |  |  | | dampremy jack : | | Ce bon vieux nis (encore lui!) m'a prêté le Comix 2000 et je l'ai pas mal parcouru. A part la demarche completement folle que je respecte à fond, je me suis emmerdé sur les 4/5 des trucs que j'ai lu. Pour moi, c'est un album qui méritait d'être fait, beaucoup moins d'être lu. | un pave comme ca, on le possede, on pioche dedans, on y reviens ou pas, mais on ne le lit pas; winschluss & asacem ont raison, malgre les apparences, c'est un fanzine. |
 | |  |  | | Ce bon vieux nis (encore lui!) m'a prêté le Comix 2000 et je l'ai pas mal parcouru. A part la demarche completement folle que je respecte à fond, je me suis emmerdé sur les 4/5 des trucs que j'ai lu. Pour moi, c'est un album qui méritait d'être fait, beaucoup moins d'être lu. |
 | |  |  | | asacem : | | chrisB : | | Thierry : | | Ce Comix 2000 remplit parfaitement son role de panorama de la bande dessinee independante de cette periode, avec ses qualites et ses defauts. |
C'est aussi comme ca que je vois l'interet du truc, comme de plus il m'a couté que 15€ le panorama ca me va... |
C'est quand même un panorama très incomplet: il y a des inconnus totaux, des grandes figures manquent ( c'est pas une question de best of, juste il y a des noms incontournables qui n'y sont pas). Un fanzine je vous dis! |
en effet, ou est Tibet ? :o) |
 | | asacem, 10.03.2006 à 12:44 | 245058 |
|  |  | | chrisB : | | Thierry : | | Ce Comix 2000 remplit parfaitement son role de panorama de la bande dessinee independante de cette periode, avec ses qualites et ses defauts. |
C'est aussi comme ca que je vois l'interet du truc, comme de plus il m'a couté que 15€ le panorama ca me va... |
C'est quand même un panorama très incomplet: il y a des inconnus totaux, des grandes figures manquent ( c'est pas une question de best of, juste il y a des noms incontournables qui n'y sont pas). Un fanzine je vous dis! |
 | |  |  | | THYUIG : | <
hum hum, c'est bien pour ça que j'ai extrait l'article d'Alagbé. Mais le Sfar par exemple, est loin d'être de son niveau habituel... |
Je ne suis pas de cet avis. L'article de Sfar quoique bordélique à souhait ouvre des tas de pistes passionnantes. Comme d'hab! |
 | | asacem, 10.03.2006 à 12:18 | 245054 |
|  |  | De quoi on parle là? L'excitation millénariste qui aurait "surévalué" Comix 2000?
Ca reste un pari éditorial complètement fou. Quant au contenu, c'est simplement "le plus gros fanzine du monde" comme l'a dit Winshluss. Y'a des truc pourris, des trucs géniaux, comme dans tout bon fanzine qui se respecte. |
 | |  |  | | chrisB : | | MR_Claude : | | meme avis, mais je vois mal comment il aurait pu en etre autrement. Ca ne se presente surtout pas comme un 'best of' mais bien comme un panorama. Recolter plus de 300 perles dans le meme bouquin, ca aurait quand meme ete inespere :o) |
C'est sur, disons que je suis decu d'y trouver autant de trucs nazes |
Dsiosn aussi que l'excitation qui accompagnait le projet et de l'an 2000 (ainsi que son bug redoute, qui s'appelle GW Bush) ne joue plus ;o) |
 | | chrisB, 10.03.2006 à 11:05 | 245034 |
|  |  | | MR_Claude : | | meme avis, mais je vois mal comment il aurait pu en etre autrement. Ca ne se presente surtout pas comme un 'best of' mais bien comme un panorama. Recolter plus de 300 perles dans le meme bouquin, ca aurait quand meme ete inespere :o) |
C'est sur, disons que je suis decu d'y trouver autant de trucs nazes |
 | | chrisB, 10.03.2006 à 11:04 | 245033 |
|  |  | | Thierry : | | Ce Comix 2000 remplit parfaitement son role de panorama de la bande dessinee independante de cette periode, avec ses qualites et ses defauts. |
C'est aussi comme ca que je vois l'interet du truc, comme de plus il m'a couté que 15€ le panorama ca me va... |
 | |  |  | | meme avis, mais je vois mal comment il aurait pu en etre autrement. Ca ne se presente surtout pas comme un 'best of' mais bien comme un panorama. Recolter plus de 300 perles dans le meme bouquin, ca aurait quand meme ete inespere :o) |
 | |  |  | | chrisB : | Ca me fait penser que je suis en cours de lecture du pavé.
Il y a vraiment des trucs indigestes dedans, je pensais que le niveau globale etait meilleure, peu de perles, un paquet de trucs sympas, et des bouses... |
je suis aussi en train de le lire et je partage cet avis.
Cela confirme ce que declarait Dave Cooper dans Xeroxed. La vague indepdendante/underground des annees 90 aura tout autant permis l'eclosion de vrais talents que la publication de vraies daubes sans aucun interet.
Ce Comix 2000 remplit parfaitement son role de panorama de la bande dessinee independante de cette periode, avec ses qualites et ses defauts. |
 | | THYUIG, 10.03.2006 à 10:50 | 245030 |
|  |  | | chrisB : | | Je parlais du journal de Jean Pierre Pernaud ! |
Ben c'est vraiment n'importe quoi!!! :o)) |
 | | chrisB, 10.03.2006 à 10:47 | 245029 |
|  |  | | Je parlais du Comix 2000 :o) |
 | | THYUIG, 10.03.2006 à 10:44 | 245028 |
|  |  | | chrisB : | Ca me fait penser que je suis en cours de lecture du pavé.
Il y a vraiment des trucs indigestes dedans, je pensais que le niveau globale etait meilleure, peu de perles, un paquet de trucs sympas, et des bouses... |
hum hum, c'est bien pour ça que j'ai extrait l'article d'Alagbé. Mais le Sfar par exemple, est loin d'être de son niveau habituel... |
 | | chrisB, 10.03.2006 à 10:24 | 245027 |
|  |  | Ca me fait penser que je suis en cours de lecture du pavé.
Il y a vraiment des trucs indigestes dedans, je pensais que le niveau globale etait meilleure, peu de perles, un paquet de trucs sympas, et des bouses... |
 | | Le PBE, 10.03.2006 à 10:24 | 245026 |
|  |  | | Oui oui, je pinaillais. |
 | |  |  | | Le PBE : | | Thierry : | | Des auteurs comme Tsuge, Hanawa ou Tatsumi auraient tres bien pu s'integrer dans le catalogue de l'Association. |
Hanawa est dans le Comix 2000 ;o) |
je sais, mais le comix 2000 est un cas un peu particulier. Non ? |
 | |  |  | A vous lire, on a l'impression qu'Eprouvette distribue les bons et les mauvais points. Ça ne fait pas un peu donneur de leçon à la longue ?
Je n'ai toujours pas vu Eprouvette, grrr ! |
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