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Mael, 06.06.2015 à 13:17358985
Il n'y a que moi où un cœur et un pique sont apparu devant le titre de ce sujet : qui m'expliquera pourquoi ? Un jeu de mot particulièrement punk ?

NDZ, 05.06.2015 à 21:11358982
Mael :
Je ne me souviens pas du tout qu'il y ai une quelconque pirouette, fichtre.


J'appelle ça une pirouette, mais c'est plutôt un choix narratif plus ou moins caché tout au long de l'album qui est dévoilé dans la toute dernière case, même si ça sent le soufre beaucoup plus tôt... :)

Mael, 05.06.2015 à 13:42358979
Thierry :
Le scénario est assez quelconque en tant que tel et la pirouette tellement prévisible qu'elle n'en est même pas une. Mais la puissance du dessin est suffisante pour illustrer l'aspect viscéral de la musique.
C'est très beau à regarder et c'est déjà bien par les temps qui courrent.


Je ne me souviens pas du tout qu'il y ai une quelconque pirouette, fichtre.

Je découvre que j'avais mis 4 étoiles, ce qui ne correspond pas à mon souvenir, sans doute emballé par Johnson (à la base) & le dessin de Mezzo (là aussi, déjà).

Mael, 05.06.2015 à 13:40358978
Ha ça Thierry, je te rejoins totalement sur l'article sur les église et la BD sur Allende, parmi les meilleurs pages !

Mr_Switch, 04.06.2015 à 18:36358973
NDZ :
Diable que c'est chiant. C'est beau, mais chiant.
Je te suis globalement. Enfin, je te précède plutôt. Je ne dirais pas que c'est chiant. Mais je me suis clairement plus laissé (em)porter par le graphisme que par l'histoire elle-même.

Thierry, 04.06.2015 à 16:21358972
NDZ :
jérôme degryse :
"C'est beau, mais chiant. "

Totalement d'accord en plus de ne strictement rien apprendre à qui s'intéresse au minimum au blues


Oui, et la "pirouette scénaristique" (identité du narrateur) est nulle. Les redondances nombreuses, le manque de recul certain, les extraits de textes chantés inutiles et parasites (pourquoi garder la vo alors et mettre de côté certains lecteurs pour le côté ping-pong chose chantée vs chose vécue, etc - qui est déjà pauvre en soi car jouant trop peu le décalage), etc. Beaucoup de bruit pour rien.

Mais c'est beau. Du coup, j'ai été déçu et ça m'fiche un coup de blues...

j'en ai gardé i-un bon souvenir.
Le scénario est assez quelconque en tant que tel et la pirouette tellement prévisible qu'elle n'en est même pas une. Mais la puissance du dessin est suffisante pour illustrer l'aspect viscéral de la musique.
C'est très beau à regarder et c'est déjà bien par les temps qui courrent.

NDZ, 04.06.2015 à 16:06358971
jérôme degryse :
"C'est beau, mais chiant. "

Totalement d'accord en plus de ne strictement rien apprendre à qui s'intéresse au minimum au blues


Oui, et la "pirouette scénaristique" (identité du narrateur) est nulle. Les redondances nombreuses, le manque de recul certain, les extraits de textes chantés inutiles et parasites (pourquoi garder la vo alors et mettre de côté certains lecteurs pour le côté ping-pong chose chantée vs chose vécue, etc - qui est déjà pauvre en soi car jouant trop peu le décalage), etc. Beaucoup de bruit pour rien.

Mais c'est beau. Du coup, j'ai été déçu et ça m'fiche un coup de blues...

Thierry, 04.06.2015 à 15:07358967
Mael :
Thierry :
tu es un peu dur avec Davodeau sur ses qualités formelles. Mais il fait en effet partie de ses desinateurs que je qualifierai de "fonctionnel", chez qui le fond prime indubitablement sur la forme. Mais il faut que le fond soit suffisamment étoffé pour que le manque de forme ne soit pas insupportable.
D'ailleurs, c'est le problème que je rencontre sur la revue dessinée. Il est évident que le fond prime dans une revue d'info. Mais lorsque le fond ne m'intéresse pas, cela devient une purge. Par exemple, les articles sur le fracking avaient l'attractivité d'un plan ikea.


Hum je ne te suis pas.

1/ Oui Davodeau est un "foinctionnel", que j'ai adoré sur certain bouquin et trouvé d'une platitude terriblme sur Les Ignorants mais ça colle avec ton propos sur le fond du sujet.

2/ Sauf que ce qui est cool dans une revue comme LRD c'est de découvrir avec intérêt des sujets qui ne t'intéresse pas a priori, dans mon cas ça marche avec leur chronique sportive, mais il y a eu d'autres récits qui m'ont intéresséalors qu'a priori pas du tout.

3/ A contrario la question du"fracking", des gaz et pétroles de schistes quoi, m'intéresse beaucoup. Mais comme toi le récit m'a profondément ennuyé et m'a fait l'effet d'une purge, mais avant tout parce que c'est une mauvaise BD mal fichue et lourdingue. Donc je ne peux rejoindre ta conclusion sur le fait qu'un fonctionnel ne puisse rendre intéressant un sujet qui ne t'intéresse pas a priori, car l'exemple de cette BD est tout sauf une BD fonctionnelle réussie, je dirai d'ailleurs la même chose de ce Davodeau (mais moins chiant quand même).


Je trouve que les meilleurs articles de la revue dessinée sont les articles courts, que ce soit la série sur la musique, sur le sport... Dès que la revue s'attaque à un sujet plus long, j'ai souvent plus de mal parce que l'illustration est vite très stéréotypée et parasite le propos.
A vrai dire, les articles que je trouve les plus intéressants en refermant la revue sont soivent les articles simplement illustrés (sur les églises africaines, sur les ouvriers délocalisés de renault, sur le mirage berlinois), alors que ce ne sont pas des sujets qui m'intéressent au départ.
Par contre, les pages de Davodeau sur le SAC m'ont semblées terriblement lourdes. Idem pour les pages sur frontex (sujet qui pourtant m'intéresse) ou les 'biens mal acquis'. Je les ai trouvé 'scolaires' et j'en venais à me demander ce que la bande dessinée apportait au traitement de l'information.
Je crois que mon article préféré reste celui sur les derniers jours d'Allende, sans doute parce qu'il y avait un vrai regard artistique.
Cela dit, il faut reconnaître que, sur les sujets traités, le revue est assez en phase avec la réalité, traitant de frontex après la vague de naufrages qui fut plus médiatisée et annonçant pour le numéro à venir un sujet sur le sport-business, alors que la Fifa est dans la tourmente.
Au vu des temps de fabrication de ce genre de reportage, cela démontre que la revue a bien pris le pouls de la société et son sommaire réussit à rester en phase avec l'actu (la précedant d'une certaine manière).
Cela dit, à chaque numéro, je me demande si je vais acheter le suivant. Jusqu'à présent, je l'ai toujours acheté, mais plus par soutien d'une initiative que je trouve intéressante et utile dans l'absolu que par 'adhésion' quant au résultat

jérôme degryse, 04.06.2015 à 14:46358966
"C'est beau, mais chiant. "

Totalement d'accord en plus de ne strictement rien apprendre à qui s'intéresse au minimum au blues

NDZ, 03.06.2015 à 20:41358960
Diable que c'est chiant. C'est beau, mais chiant.

Mr_Switch, 03.06.2015 à 14:26358957
C'est un fait. La reptilité des femmes chez Manara est pour moi un répulsif assez définitif.

Pierre, 03.06.2015 à 7:47358954




En tant qu'admirateur de l’œuvre du Caravage et ancien consommateur - adolescent, des ouvrages de Manara, j'ai jeter un coup d'oeil condescendant à cet ouvrage. Au point de vue visuel, c'est au-delà des limites acceptables de la laideur. Je n'ai plus Jour de Colère qui (dans mon souvenir) était un (plutôt) bon album, mais le dessin me semble avoir glissé progressivement vers une autocaricature hideuse du style d'il y a trente ans. Je passe sur les couleurs marronnasses délavées pour m'attarder un moment sur ce qui m'a frappé, ces visages qui chez les hommes prennent des aspects simiesques, alors que ceux des femmes m'évoquent des faces de reptiles (pas de nez, les yeux en fentes collés dans les coins -ne manque que la langue fourchue). Sinon il y a cette manie de montrer tous les dix pages des femmes détroussées, les fesses à l'air (ce doit être dans le contrat d'édition), et puis comme c'est une biographie, Manara nous redessine en minable les chef d'oeuvre du Maître (voir ce qu'il retient de la Judith). Pour ceux qu'intéresse la vie passionnante de l'artiste lombard (je fais des périphrases comme un vrai journaliste) je conseille celle de Gérard-Julien Salvy sortie en 2008.

Pierre, 03.06.2015 à 7:27358952
Thierry :

tu es un peu dur avec Davodeau sur ses qualités formelles.


Certainement ! Mais on ne se refait pas. Son style fonctionne bien, il y a du "métier" mais, je n'y sens pas cette jouissance particulière du dessinateur face à son sujet qu'on retrouve chez nombre d'artistes (dont Emmanuel Guibert par exemple, pour citer un auteur rencontrés à l'occasion de ce projet). Le point positif de l'affaire est que, maintenant que j'ai passé ce cap esthétique, je peux envisager de lire d'autres bouquins de Davodeau.

Mael, 02.06.2015 à 12:17358945
Thierry :
tu es un peu dur avec Davodeau sur ses qualités formelles. Mais il fait en effet partie de ses desinateurs que je qualifierai de "fonctionnel", chez qui le fond prime indubitablement sur la forme. Mais il faut que le fond soit suffisamment étoffé pour que le manque de forme ne soit pas insupportable.
D'ailleurs, c'est le problème que je rencontre sur la revue dessinée. Il est évident que le fond prime dans une revue d'info. Mais lorsque le fond ne m'intéresse pas, cela devient une purge. Par exemple, les articles sur le fracking avaient l'attractivité d'un plan ikea.


Hum je ne te suis pas.

1/ Oui Davodeau est un "foinctionnel", que j'ai adoré sur certain bouquin et trouvé d'une platitude terriblme sur Les Ignorants mais ça colle avec ton propos sur le fond du sujet.

2/ Sauf que ce qui est cool dans une revue comme LRD c'est de découvrir avec intérêt des sujets qui ne t'intéresse pas a priori, dans mon cas ça marche avec leur chronique sportive, mais il y a eu d'autres récits qui m'ont intéresséalors qu'a priori pas du tout.

3/ A contrario la question du"fracking", des gaz et pétroles de schistes quoi, m'intéresse beaucoup. Mais comme toi le récit m'a profondément ennuyé et m'a fait l'effet d'une purge, mais avant tout parce que c'est une mauvaise BD mal fichue et lourdingue. Donc je ne peux rejoindre ta conclusion sur le fait qu'un fonctionnel ne puisse rendre intéressant un sujet qui ne t'intéresse pas a priori, car l'exemple de cette BD est tout sauf une BD fonctionnelle réussie, je dirai d'ailleurs la même chose de ce Davodeau (mais moins chiant quand même).

chrisB, 02.06.2015 à 10:24358943
Mael :
Premier coup de coeur de 2015, et bêtement je ne m'y attendais pas (en fait, je pensais être déçu comme c'est souvent le cas quand j'ai des avis trop positifs). Je ne sais pas quoi dire d'intelligent pour l'expliquer mais lisez le, la narration et le dessin ont tous deux la même puissance.


Je l'ai acheté ce weekend suite aux excellentes notes ici, lecture à suivre

Thierry, 02.06.2015 à 9:28358942
Pierre :




Je n'avais jamais lu jusqu'ici de bouquin de Davodeau n'ayant aucun affinité avec son dessin et sa façon de concevoir la bd. Ici c'est le sujet qui m'a amené à la lecture puisqu'il y est question de vin et d'un vigneron pratiquant la biodynamie au caractère bien trempé. Je n'y ai pas appris grand chose (j'ai déjà pas mal lu sur le sujet - sans l'avoir épuisé) mais le projet de cette initiation croisée fonctionne franchement bien même s'il y a un léger déséquilibre, la part réservée au vin prenant le pas sur celle de la bande dessinée. L'épilogue réserve une bonne surprise en confrontant les médecins rescapés de l'aventure du Photographe de Emmanuel Guibert (dont notre vigneron Richard Le Roy a apprécié la lecture) devenus eux-mêmes viticulteurs mais en pratiquant une approche radicalement opposée ce qui donne lieu à la fois à une intéressante confrontation et à dévoiler in fine le parcours atypique du seigneur de Montbenault. Au point de vu formel, le livre est proche de zéro (Davodeau, même pas foutu de dessiner correctement une grappe de raisin ni d'une idée de mise en scène) mais il traduit une expérience humaine à l'enthousiasme communicatif.

tu es un peu dur avec Davodeau sur ses qualités formelles. Mais il fait en effet partie de ses desinateurs que je qualifierai de "fonctionnel", chez qui le fond prime indubitablement sur la forme. Mais il faut que le fond soit suffisamment étoffé pour que le manque de forme ne soit pas insupportable.
D'ailleurs, c'est le problème que je rencontre sur la revue dessinée. Il est évident que le fond prime dans une revue d'info. Mais lorsque le fond ne m'intéresse pas, cela devient une purge. Par exemple, les articles sur le fracking avaient l'attractivité d'un plan ikea.

Pierre, 02.06.2015 à 7:55358940




Je n'avais jamais lu jusqu'ici de bouquin de Davodeau n'ayant aucun affinité avec son dessin et sa façon de concevoir la bd. Ici c'est le sujet qui m'a amené à la lecture puisqu'il y est question de vin et d'un vigneron pratiquant la biodynamie au caractère bien trempé. Je n'y ai pas appris grand chose (j'ai déjà pas mal lu sur le sujet - sans l'avoir épuisé) mais le projet de cette initiation croisée fonctionne franchement bien même s'il y a un léger déséquilibre, la part réservée au vin prenant le pas sur celle de la bande dessinée. L'épilogue réserve une bonne surprise en confrontant les médecins rescapés de l'aventure du Photographe de Emmanuel Guibert (dont notre vigneron Richard Le Roy a apprécié la lecture) devenus eux-mêmes viticulteurs mais en pratiquant une approche radicalement opposée ce qui donne lieu à la fois à une intéressante confrontation et à dévoiler in fine le parcours atypique du seigneur de Montbenault. Au point de vu formel, le livre est proche de zéro (Davodeau, même pas foutu de dessiner correctement une grappe de raisin ni d'une idée de mise en scène) mais il traduit une expérience humaine à l'enthousiasme communicatif.

Mael, 23.05.2015 à 0:10358890
Premier coup de coeur de 2015, et bêtement je ne m'y attendais pas (en fait, je pensais être déçu comme c'est souvent le cas quand j'ai des avis trop positifs). Je ne sais pas quoi dire d'intelligent pour l'expliquer mais lisez le, la narration et le dessin ont tous deux la même puissance.

Charlie Brown, 21.05.2015 à 11:15358871
NDZ :
Pour Cité14, l'auteur passe souvent chez Jules de chez Smith en face et a dit qu'à l'occasion de la réédition (début 2016) des intégrales des saisons 1 et 2 (épuisées ou presque) et de la réédition de Lady Rozenbilt au même format que ces intégrales (car la première édition de ce spin-off ne correspondait pas trop à l'unité éditoriale imaginée par les auteurs sur ce livre-monde qu'est la série), on lui avait dit qu'une saison 3, pourquoi pas ? chose que les humanos avaient jusqu'alors exclue... :)


Voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! :o)


NDZ :

De mon côté, pas lu la saison 2. Seulement la 1 et le spin-off rozenbilt. Je trouve cela très chouettos également. On a de l'animalier sans angélisme, avec un mélange des genres (fantastique, polar, sf) des plus rafraîchissant. Une bonne série populaire. Feuilletonesque à souhait...


Oui, je m’étais d’ailleurs fendu d’une chronique ici même à l’issue de la saison 1, emballé, que j’étais, par l’ensemble. Comme e m, j’avais acheté un par un les 12 fascicules (1 euro le fascicule !) constituant cette première saison. Puis, je m’étais offert le petit coffret pour les mettre dedans.

En revanche, Paquet ayant lâché l’affaire, j’avais laissé tomber pour la saison 2 chez Les Humanos. 12 euros le fascicule correspondant à deux épisodes de l’ancienne formule, je trouvais ça un peu cher... J’avais du coup emprunté les 3 premiers volumes à la bibliothèque municipale, toujours enthousiasmé par cette lecture. Et puis, l’année dernière, je fus ravi de tomber par hasard sur l’intégrale de la saison 2 chez mon libraire. Je l’achetais aussi sec, même si je ne l’ai lue que récemment. Peut-être vais-je attendre la nouvelle édition de Lady Rozenbilt alors... (quoique, vu que tous mes volumes sont dépareillés, peu importe...). J’ai dernièrement prêté l’ensemble à une copine amatrice de BD et elle fut tout aussi emballée. Une bonne série, vraiment.

e m, 20.05.2015 à 22:12358868
NDZ :
Feuilletonesque à souhait...

C'était d'ailleurs présenté/publié comme un feuilleton à la base.
Et vous me donnez envie de relire mes petits fascicules du premier cycle.


Et De capes et de crocs aussi, tiens.
Il me semble qu'il y a une référence à Alien dans un des derniers tomes. Le truc complètement incongru dans cette série, ça m'avait bien fait marrer :D

NDZ, 20.05.2015 à 21:26358867
Pour Cité14, l'auteur passe souvent chez Jules de chez Smith en face et a dit qu'à l'occasion de la réédition (début 2016) des intégrales des saisons 1 et 2 (épuisées ou presque) et de la réédition de Lady Rozenbilt au même format que ces intégrales (car la première édition de ce spin-off ne correspondait pas trop à l'unité éditoriale imaginée par les auteurs sur ce livre-monde qu'est la série), on lui avait dit qu'une saison 3, pourquoi pas ? chose que les humanos avaient jusqu'alors exclue... :)

De mon côté, pas lu la saison 2. Seulement la 1 et le spin-off rozenbilt. Je trouve cela très chouettos également. On a de l'animalier sans angélisme, avec un mélange des genres (fantastique, polar, sf) des plus rafraîchissant. Une bonne série populaire. Feuilletonesque à souhait...

Charlie Brown, 20.05.2015 à 17:40358864
J’ai enfin terminé de lire deux bonnes séries, même si, dans les deux cas, la fin est légèrement expédiée.






Cité 14, commencée chez Paquet et terminée chez Les Humanos (il ne me semble pas qu’une troisième saison soit prévue) fut de bout en bout un plaisir de lecture. J’ai hâte de lire le spin off Lady Rozenbilt et c’est avec impatience que j’attends la suite des productions de Gabus et Reutimann. Du beau boulot.






Le tome 9 est très bon (et je trouve même que c’est le meilleur des épisodes lunaires), en revanche, le 10 est un peu trop expéditif. Mais bon, on sent bien que les auteurs avaient un peu hâte d’en terminer et on ne saurait trop les en blâmer. Me reste plus qu’à attaquer l’histoire d’Eusèbe pour terminer en beauté (ou pas). La truculence des dialogues restera pour moi le très gros point positif de cette série.

lanjingling, 16.05.2015 à 2:03358834
lanjingling :

A propos, ce serait pratique de mettre un lien vers l('hilarant; rien que le nom, "politburo") blog de pochep dans sa fiche.

Merci.

lanjingling, 15.05.2015 à 3:48358829
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!

A propos, ce serait pratique de mettre un lien vers l('hilarant; rien que le nom, "politburo") blog de pochep dans sa fiche.

Mr_Switch, 12.05.2015 à 13:26358803
Neurocomix - La comparaison est inévitable : voici un épisode d'« Il était une fois la vie » pour les plus grands. Aujourd'hui, le cerveau et le système nerveux.
C'est pas mal. Est-ce que tout un chacun peut suivre et les explications et le petit délire des auteurs ? Je ne sais pas.
Mais je vous invite vraiment à tenter l'aventure !

wandrille, 07.05.2015 à 18:29358775
Enorme coup de cœur.

Je voulais en dire tellement de bien que je vais le chroniquer plutôt.

NDZ, 07.05.2015 à 12:04358768
De la bande dessinée grand public de qualité avec un traitement graphique magnifique mais un scénario et des dialogues (trop) classiques. Lecture agréable, sans sauter au plafond. Il manque Enak avec un caillou dans sa chaussure... car quand-même, Jacques Martin Forever !


De la bande dessinée grand public de qualité avec un scénario et des dialogues qui surprennent parfois mais un traitement graphique qui me laisse de marbre, voire m'insupporte (clichés des postures ou mimiques outrées) même s'il y a bien quelques points qui sauvent de l'ennui (séquences muettes, cadrages explosés). Lecture agréable, sans sauter au plafond. ça manque de Muscadet (il me plaît), car il y a bien des vieux, des parties de pêche et des femmes, mais quand-même, Rabaté est le plus fort...

Pierre, 29.04.2015 à 17:48358668




Pour moi, le sujet de cet ouvrage, derrière son apparence de livre pour enfant coloré et mis en image avec virtuosité, c'est le deuil d'un enfant et ses stratégies pour affronter et dépasser ce drame. C'est pour ça que les enfants s'inventent des histoires. Il y a toujours un danger qui sourd, celui de la tentation du repli dans le monde imaginaire de la mélancolie. Mais cela fini bien pour la petite héroïne qui parviendra à s'ouvrir au monde réel. J'ai trouvé ça très chouette.

Thierry, 28.04.2015 à 11:27358644
lanjingling :
Thierry :
Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

Je ne trouve pas le scénario trop sage, au contraire, il défonce avec allégresse toute une utopie, tant aux niveaux social et politique que dans son imaginaire même. Mais trop court, oui, il ouvre plein de portes et se termine violemment, comme il faut, mais trop vite.

il défonce surtout Mimi :o)
trop vite, c'est le problème. J'ai l'impression qu'il ne fait qu'effleurer les potentialités du concept.

chrisB, 28.04.2015 à 9:47358641
Miam que c'est bon de retrouver l'équipe de choc de la Police Freelance !!

lanjingling, 27.04.2015 à 17:31358633
Thierry :
Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

Je ne trouve pas le scénario trop sage, au contraire, il défonce avec allégresse toute une utopie, tant aux niveaux social et politique que dans son imaginaire même. Mais trop court, oui, il ouvre plein de portes et se termine violemment, comme il faut, mais trop vite.

Le PBE, 27.04.2015 à 11:42358627

Mind MGMT de Matt Kindt.
Meru est écrivain. Alors qu'elle enquête sur ce vol dont tous les passagers ont perdu la mémoire elle va découvrir l'existence du Mind Management, vaste organisation dont les membres ont des pouvoirs psychiques hors-normes.
J'aime bien le trait de Matt Kindt. J'avais été séduit par Super Spy et un peu déçu par Revolver, c'est avec plaisir que je me suis laissé emporter par cette série.
Espionnage, conspirationnisme, super pouvoirs et quête existentielles... Matt Kindt joue avec les genres et soigne la forme. A lire.
(Il y a une option pour une adaptation ciné mais je n'ai pas vu de projet vf)

Le PBE, 27.04.2015 à 11:40358626
lanjingling :
C'est réjouissant cet enthousiasme pour de nouveaux auteurs, cela me promet d'alléchants tours chez mes libraires l'été qui vient.

Pareil.

Thierry, 27.04.2015 à 10:20358623
Malcolm le rat, héros du pays rose, estcélébré pour ses 50 années de bons et loyaux services au cours desquels il a vécu, tel un métronome, 2 aventures par mois, sauvant à tour de bras, bottant le cul des vilains nazos...
un héros sympathique et exemplaire, adiré par ses consitoyens et éternel fiancé de la jolie bergère Mimi, qui le gratifie d'un bisou sur le front depuis 50 ans. Après une fête très arrosée... beaucoup trop arrosée, l'impensable se produit. Malcolm, complètement bourré, s'isole avec Mimi et la viole. le miroir se déchire et chacun devra payer les conséquences. Pirus est bluffant, c'est plus du côté du scénario, finalement trop sage ettrop court, que le bât blesse. Mais c'est très bien quand même.

lanjingling, 24.04.2015 à 4:09358609
chrisB :
je l'aime ce Grégory Panaccione !! quand il est aux manettes du scénar, il sort une poésie de dingue.

chrisB :
Vache qu'il est bon cet album ! on le dévore du début à la fin (beau petit pavé de plus), le mélange dessin et roman photos (même si ça reste minoritaire) fonctionne impecc. Non content de découvrir que la lutte était un sport national au Sénégal, on rentre vraiment dans cet univers, avec ses stars (le fameux Yekini), ses codes et ses magouilles. Très bonne découverte !

ingweil :
Aussi bien que les bullenotes le laissaient présager. Très drôle, vif et inventif.

C'est réjouissant cet enthousiasme pour de nouveaux auteurs, cela me promet d'alléchants tours chez mes libraires l'été qui vient.

lanjingling, 24.04.2015 à 1:58358608
NDZ :
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!


On a vraiment les mêmes goûts de chiottes :))

C'est étonnant; c'est vraiment un Pochep surprise.

NDZ, 24.04.2015 à 0:38358607
chrisB :
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!


On a vraiment les mêmes goûts de chiottes :))

chrisB, 23.04.2015 à 9:54358603
Le petit cadeau avec l'album super attendu (Sam & Max) d'Onapratut.
Bonne surprise, je me suis bien marré (de vrais morceaux d'éclats de rire dedans), c'est con mais ptain que c'est bon !!

Thierry, 22.04.2015 à 10:20358598

Pendant la guerre du pacifique, quelques sections japonaises perdues dans la jungle craignent l'attaque imminente de l'ennemi. Mais leur principaux problèmes restent trouver de la nourriture, de l'eau, de survivre à la sauvagerie de la jungle. le reste du temps, les soldats sont partagés entre peur et ennui, jusqu'à ce que l'affrontement éclate, avec des conséquences d'une absurdité révoltante. Je serai tenté de voir ans Opération mort une sorte de 'Catch 22' japonais, ce 'piège à cons' qui condamne les soldats à coups de règlements de plus en plus déconnectés de la réalité.
Mizuki s'est inspiré de sa propre expérience pour cette 'Opération mort', qu'il estime comme étant à 90% autobiographique. Mélangeant décors parfois proche du photoréalisme et personnages typiquement 'mizukien', il accentue à quel point sessoldats ne sont pas à leur place, perdu dans un environnement qui n'est pas le leur, dans une guerre qui ne les considère que comme des utilités et plus comme des êtres humains. On pourra estimer qu'il s'agit d'une tare de la mentalité japonaise, mais ce serait oublier un peu vite ce qui s'est passé lors de la première guerre mondiale, lorsque, par exemple, le général Réveilhac, ordonna le pilonnage de ses propres troupes pour les pousser à l'assaut. Un grand livre

NDZ, 20.04.2015 à 20:52358585
NDZ :
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.

(...) (d'ailleurs, la bande originale est superbe - manquerait que du Sun Ra pour parler aux E.T. non?).


M Obion, par des explications graphiques de la B.O. produites sur le forum de chez Smith en face, vient de me prouver que j'avais tort. Il y a bien du Sun Ra planqué un peu partout. Logique quand on parle d'extra-terrestre :)

lldm, 17.04.2015 à 12:53358530
chrisB :
Pas de justice ni d'injustice, quand je pense à lui, je pense avec une grosse bouffée d'amour à ce premier tome. Je ne dis pas qu'il n'a rien fait de valable depuis.


Je pense à tous ses bouquins précisément parce que je fais de la place dans les bibliothèques en me demandant ce que je peux encore y virer ; j'aurai passé quelques heures agréables à me replonger dans ces Cabanes, pas relus depuis bien longtemps. (je les redécouvre, et je note qu'ils sont joliment réhaussés, d'ailleurs ; comme ça n'intéressait pas grand-monde, il avait beaucoup de temps pour dédicacer).

chrisB, 17.04.2015 à 12:17358527
Pas de justice ni d'injustice, quand je pense à lui, je pense avec une grosse bouffée d'amour à ce premier tome. Je ne dis pas qu'il n'a rien fait de valable depuis.

lldm, 17.04.2015 à 11:56358526
chrisB :
Pour moi Max Cabanes ça reste le premier tome génial, la jôle, de la série "Dans les villages".


C'est très injuste, à mon avis, pour cet auteur largement sous-estimé, de le cantonner à un seul bouquin ; c'est vrai qu'il a sabordé (par des lieux communs oniriques et un dessin devenu assez paresseux et académisant) sa série « Dans les villages » avec le « Rêveur de réalité », et sans doute également vrai qu'il n'a probablement plus fait un livre qui mérite qu'on s'y attarde depuis (mais comme les mauvais livres s'enquillaient, j'ai fini par lâcher l'affaire il y a bien longtemps ; peut-être a-t-il fait quelques détours pendant toutes ces années)
Cabanes a été un prodigieux inventeur de récits fantastiques, capables de puiser dans le répertoire du conte (que j'ai a priori en horreur) ce qui pouvait s'y glisser de plus saugrenu, balançant dans une cacophonie stimulante des perceptions d'un quotidien lézardant au soleil du sud, et un moyen-âge bordélique, sans jamais tomber dans ses poncifs. Pas de conneries de lutins, de fées à la con, une vision du moyen-âge bigarrée, un goût de l'anachronisme fécond etc. Son dessin pouvait être une merveille d'invention et de surprise : à la fois par la citation de l'ancien dans un recours à la manière de gravure et par des brusques sauts dans une présence obsédante et déréalisante du trait et des masses. Très bon travail de lavis également, guère égalé que par Goossens.
Me viennent instantément à l'esprit ceux-là :
"Le roman de Renart" en 30x40
série "Dans les villages" jusqu'à "La crognotte rieuse" (trois volumes si mes souvenirs sont bons) et
"Rencontres du 3ème sale type"
"Bain d'encre"
ça fait peut-être pas grand-chose, mais ça fait un peu plus qu'un livre

chrisB, 17.04.2015 à 11:39358524
Pour moi Max Cabanes ça reste le premier tome génial, la jôle, de la série "Dans les villages". Là il n'est de toute façon "qu'au dessin", mais bon l'attente était là :)


Au final, un album sec comme du Manchette, donc on est bon, mais c'est un peu laborieux, et pas foufou à lire. Un peu déçu

Pre Carre, 17.04.2015 à 11:34358523
NDZ :
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.


La liste des albums susceptibles d'alimenter ces montages est extensibles à l'infini, mais notre budget, lui, pas du tout ! Nous la composons pour l'instant avec le fond déjà disponible (il y a déjà un travail de collationnement et de scans assez titanesque à faire, c'est de loin la rubrique la plus chronophage) et nous verrons pas à pas ce qui vient le compléter pas à pas. Après, tout dépend de la fréquence et de la clarté avec laquelle les dessinateurs (car il s'agit bien de dessin dans cette rubrique pour ceux qui ne la connaissent pas) usent de ce que nous avons décidé de pointer comme "lieux communs" articulaires de la bande dessinée. Plus les images choisies souscrivent aux prototypes, plus les montages de "Lieu commun" sont intéressants, exposent leur diversité dans les détails, les fissures, les positions singulières.

NDZ, 15.04.2015 à 18:17358503
J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.



J'aime bien les récits dans lesquels on a deux personnages qui parlent, assis sur une banquette, à regarder un tableau dans un musée, ça me rappelle House of cards et j'en aurai bien proposé un Lieu Commun pour Pré Carré.


Non, sans rire, pour le premier, on a un récit classique mais qui nous porte; avec des lourdeurs ou passages obligés qui sont esquivés avec bonheur et on se demande longtemps où les auteurs veulent nous mener, avec ces gâteaux volants, ces tétons volants, ces disques volants (d'ailleurs, la bande originale est superbe - manquerait que du Sun Ra pour parler aux E.T. non?).

Le deuxième est drôle et une chouette (légère) source de réflexion sur l'art et le sens de la vie. Un indice de plus qui prouve qu' à quelque chose Mahler est bon :)

lanjingling, 13.04.2015 à 16:53358472
Thierry :
parce qu'il pensait en avoir fait le tour et que l'âge aidant, il a préféré se retirer de toutes ses séries. la retraite, en fait. Il se concentre sur Largo Winch sur lequel in pensait encore pouvoir s'amuser.
Sans oublier Wayne Shelton et surtout Rani

Thierry, 13.04.2015 à 16:42358469
parce qu'il pensait en avoir fait le tour et que l'âge aidant, il a préféré se retirer de toutes ses séries. la retraite, en fait. Il se concentre sur Largo Winch sur lequel in pensait encore pouvoir s'amuser.
Ia a gardé un droit de regard sur XIII mais a vendu toutes ses parts sur Thorgal.
L'arrêt de ses séries s'est fait en douceur, apportant une conclusion aux arcs en cours pour laisser place libre aux repreneurs.

lanjingling, 13.04.2015 à 14:51358460
Jamais lu de Thorgal , qui me semble un croisement entre Prince Valiant et Yoko Tsuno; pourquoi Van Hamme en a-t-il abandonné le récit ?

Thierry, 13.04.2015 à 9:05358453
je sais, je suis faible de continuer à lire les thorgaux alors que je suis bien conscient de ce que c'est devenu.
La lecture de ce troisième tome de la jeunesse n'est ps désagréable, de prime abord. Il n'y a rien de bien excitant dans cette intrigue, mais rien non plus de franchement mauvais. Tout est vu, revu et archi-revu. Et le dessin est correct, même s'il est parfois d'une grande raideur et que Thorgal passe allègrement d'un visage d'enfant à celui d'un adulte... je veux bien que cette série est sensée nous montrer commen Thorgal, l'enfant des étoiles, est devenu Thorgal, l'homme qui a envoyé chier les dieux. Mais un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Dire que certains y voient le successeur naturel de Rosinski, c'est oublier les qualités et les caractéristiques de son dessin.
D'autant qu'au vu de ce qui se passe dans ce nouveau tome, on a du mal à imaginer comment on va en revenir à la situation du début de la magicienne trahie (sans rire, comment Gandalf pourra conserver son autorité parès le ridicule qu'il se prend).
Mais le problème principal de cette série, ce sont les personnages. Thorgal, Aaricia, Gandalf... on les connaît, il n'y a pas de raison de les caractériser et de s'attarder sur leur psychologie. Mais Thorgal se caractérise par une galerie de personnages forts, à copmmencer par une Kriss de Valnor, un pioed d'arbre... des personnages qui n'ont pas eu besoin de 5 tomes popur commencer à exister. Or, depuis le départ de Van Hamme, je suis bien incapable de citer un nouveau personnage qui possède un tant soit peu de charisme. ils sont tous plus transparents les uns que les autres.
Thorgal fonctionne aussi et surtout pour ses personnages et se reposer uniquement sur les personnages originaux est la meilleure manière d'affadir complètement la série. Sente et Yann n'ont offert qu'un succédané fade. Sente a essayé en introduisant les compagnons de Louve, mais ce fut un coup dans l'eau. Yann a bien tenté Raissa/Crow, mais ce fut aussi un échec. C'est un peu court.
Je suis quand même gentil dans la note parce que, finalement, si le but des éditeurs n'est que de faire vivre la marque est proposant une version très consensuelle, passée à la javel, capable de ne choquer personne, à défaut de satisfaire pleinement quelqu'un d'un peu exigeant. Mais cje ne peux m'empâcher de penser qu'il y a un manque d'ambition flagrant dans la suite de Thorgal. Tout le monde préfère capitaliser sur un univers connu sans rien oser ajouter de signifiant. Imaginer si Will ou Franquin avaient eu la même approche lors de la reprise de T&T et Spirou. On se serait bien fait chier, non?

Pierre, 12.04.2015 à 17:39358449




L’Echappée, certes pas un chef d’œuvre, rien de révolutionnaire ni dans le propos ni dans la forme, mais une œuvre épique, ample et déliée, solidement construite qui brode une réflexion sur trois clichés : l’aliénation de la vie moderne, l’utopie sociale, et le retour à l’état de nature, qui débouchent chacun sur l’éternel constat de l’insatisfaction de l’homme.

Le héros, un homme marié père de deux enfant, socialement accompli, pris dans l’engrenage infernal du métro boulot dodo, écoeuré de la société de consommation, est mu tout à coup d’un irrépressible désir d’Ailleurs. Il embarque un jour que sa vie bien réglée semble dérailler, sur un paquebot de croisière. Las, le bateau fait naufrage. Échappant de peu au poncif d’une prévisible robinsonnade, il finit par échouer dans le village du Prisonnier, peuplé de playmobiles béats et zorglhommisés au regard atone, vivants une débilitante utopie égalitariste où notre héros croit un temps trouver sa place. Un accident bienvenu lui permet de sortir de ce nouveau cauchemar limite nazi, et de s’aventurer au-delà des murs rassurants de la Cité idéale pour s’enfoncer dans une jungle de cartoon, retrouvant l’état de nature dans un décor entre le nids des marsupilami et le Douanier Rousseau, où il lui sera donné de rencontrer la Belle Sauvage, accomplissement d’un rêve édeniste tout autant décevant et dont il devra à nouveau d’échapper. Portrait réussi de l’Homme, cet éternel insatisfait. Dommage ce soit celui de l'homme moyen, petit bourgeois, l'Odyssée aurait été plus imprévisible avec un héros moins banal et archétypique, je sais pas moi, sinon un guerrier, un artiste par exemple ?

Au passage, il m’a semblé identifier une référence explicite dans le corps à corps avec la Sauvage (pages 188-189), au Péplum de Blutch, comme une synthèse de deux scènes de pugilat qu'on y trouve (pages 44 et 103-105), m'offrant l'opportunité de me replonger dans cette œuvre toujours magnifique.





Cela m’amène naturellement à Philoctète et les femmes de Grégoire Carlé, qui redonne vie au monde antique avec cette fantaisie dionysiaque développant l’histoire du pauvre Philoctète abandonnée à Lemnos, île uniquement peuplée de femmes aux mœurs sauvages, ce qui permet à l’auteur de donner libre cours à l'évocation inspirée d’une société païenne, où l’homme et la femme étaient encore dans la nature, en harmonie avec la Terre mère et le Cosmos. Je suis, par inclination, très sensible à cette vision panthéiste certes idéalisée mais qui laisse imaginer un monde encore vierge de l’empreinte de la culture judéo-chrétienne. Le dessin est beau, puisant tant dans l'art grec archaïque que dans l'ukiyo-e, quoique encore sous influence (Baudoin, Blutch).





Sur une thématique sensiblement similaire et au postulat alléchant, un certain Zanzim a produit récemment L’île aux femmes une œuvre passablement décevante de facilité et de puérilité, dessinée à l’esbroufe dans un style "poisson pilote" (50% de Sfar, 50% de Blain). L’auteur parachute un pilote de la première guerre mondiale genre Saint-Exupéry en version dandy tombeur, sur une île apparemment déserte mais qui s’avère peuplée exclusivement de femmes vivant proche de l’état de nature. Sur ce fantasme masculin fertile, l’auteur ne cultive rien d’autre qu'une revisite du mythe de Shéhérazade, pour finir dans la métafiction la plus convenue (oh ! mais tout ceci n’était donc qu’un récit imaginaire raconté depuis un lit d'hôpital ? Comme c'est brillant, et émouvant !). Une bd taillée pour les prix de concours: "dessine-moi un pigeon !".

Là-dessus, je me souviens que Mardon avait produit dans un n° de Ferraille Illustré une bd de deux pages intitulée Le dernier homme qui en disait tout aussi long (si ce n’est plus) sur le sujet. La boucle est bouclée.

vacom, 09.04.2015 à 11:30358427
Je garde un bon souvenir de "Marée basse", bien meilleur que ses séries SF chez Delcourt.

Thierry, 07.04.2015 à 17:36358413
Le PBE :
Quand on voit que Pecqueur joue les scénaristes depuis plus de 30 ans cela fait peur...

je garde un souvenir nostalgique de Thomas Noland, sorte d'ovni onirique des années 80. Mais sans doute vaut-il mieux rester sur le vague souvenir d'un beau bordel que de risquer de se rendre oqu'e fait, c'était juste grotesque

Le PBE, 07.04.2015 à 17:02358412
Prix de la meilleur astuce pour présenter ses personnages et le contexte socio-culturel d'un univers de science-fiction: Une mésange pas farouche vient se poser sur l'épaule de l'héroïne alors celle-ci lui déballe son curriculum vitae et une leçon d'histoire (pour info la donzelle n'habite pas une gentille chaumière au coeur de la forêt mais est conductrice de train).
Prix de la meilleur astuce pour dévoiler le passé et les failles du héros: le vieux commandant récite - par coeur !! - sa biographie au nouveau petit lieutenant (bon, ce n'est pas très original comme astuce mais ici on nous la ressert deux fois en trois pages)
Prix des meilleurs dialogues de politique engagée dans un contexte de fusillades et de courses poursuites:
- « Vous allez devoir prendre le bus ma petite dame, depuis la privatisation, le TGV ne s'arrête plus ici »
- « et ton père, toujours contre les OGM » - « ah ben oui, c'est un fervent défenseur de l'agriculture biologique »
Je vous épargne la ribambelle de clichés.
Zéro pointé malgré les éclats de rires (nerveux). Quand on voit que Pecqueur joue les scénaristes depuis plus de 30 ans cela fait peur...

e m, 05.04.2015 à 15:31358390
Spirou Fantasio vu par... #8...
Le début me plait bien, mais un peu déçu au final. Sans trop savoir pourquoi (peut-être l'histoire un peu trop laborieuse...?)
Le bon côté c'est que ce n'est pas du Tintin déguisé en Spirou.
3 têtes


Valerian par Larcenet...
Le meilleur de Larcenent pour le meilleur de Valerian. Le tout avec les superbes couleur de J.Pourquié.
C'est une relecture en fait, et j'adore toujours autant !
C'est fun et marrant, sans se prendre au sérieux.
A quand un Spirou par Larcenet ?

5 épiceries (même si je n'en avait mis que 4 la première fois)

THYUIG, 26.03.2015 à 8:45358314
e m :
Blueberry #1-7...
Voilà une série qui a quand même sacrément vieilli.
Les textes et les bulles ou le perso décrit lui même ce qu'il est train de faire... C'est d'une épouvantable lourdeur, limite pire que Blake & Mortimer.
Si on ajoute à ça une histoire pas intéressante (qui en plus se répète sans arrêt), des perso plutôt manichéens (le gentil Blueberry qui aime les indiens contre les méchants militaires qui font rien qu'à trahir sans arrêt les gentils indiens...) on obtient un début de série vraiment pas terrible.
2 indiens


Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).
Et si on ajoute un dessin avec des superbes décors, on obtient une série pas mal.
3 allemands




je dois relire les Blueberry environs une fois par an. C'est le western en bande-dessinée que je préfère, largement devant tous les autres.
Quand j'ai besoin de lire quelque chose de bien écrit, de bien dessiné, dont l'action est menée tambour battant mais ultra-maîtrisée, je prends n'importe quel cycle de Blueberry et je prends mon pied.

C'était la minute nostalagie. ;o)

Pierre, 25.03.2015 à 22:28358310
J'ai un lien particulièrement étrange à Blueberry: jusqu'à l'âge avancé de 14 ans j'étais totalement hermétique au réalisme en bande dessinée. Impossible de lire des choses comme Buck Danny, Michel Vaillant, et autre Patrouille des castors. Je ne ratais pas grand chose me direz-vous ... Cependant, un jour je suis tombé sous l'emprise du dessin de Giraud en parcourant dans un supermarché l'édition en grand format et en noir et blanc du Bout de la piste, par lequel j'ai commencé la série: commencer par l'épisode qui conclut le cycle le plus important c'est un comble, mais c'est pourtant ainsi que j'ai lu Blueberry, remontant le fil jusqu'à Général Tête Jaune. Le dessin de Giraud est plein de bluff et je suis tombé dans le panneau comme un bleu, moi pour qui la référence était Franquin, Tardi ou Pratt. Quant à l'abondance verbale Charlier, voilà un défaut encore que j'ai pris pour une qualité, l'esprit feuilletonnesque auquel je n'étais pas familier m'a conquis. Je ne me crois pas capable aujourd'hui de remettre mon nez là-dedans, mais je reste attaché à cette découverte qui m'a permis de franchir un cap vers d'autres univers graphiques: paradoxalement, un an après Blueberry, je découvrais l'Association ...

e m, 25.03.2015 à 19:46358307
Thierry :
on frise le crime de lèse-majesté. Dire dque Blueberry est limite chiant?
On sera deux sur l'échafaud :o)

Les premiers tomes le sont quand même pas mal.
J'attends de voir ce que donnent les suivants, mais si le meilleur de la série est atteint avec le diptyque de l'Allemand perdu, je doute que ça me plaise énormément...
Je suis tout de même curieux de lire les albums ou les dessin tend plus vers Moebius que Giraud.


----
Je note Navajo Joe, si j'ai l'occasion de le voir un jour.

Thierry, 25.03.2015 à 11:24358295
on frise le crime de lèse-majesté. Dire dque Blueberry est limite chiant?
On sera deux sur l'échafaud :o)

Pierre, 24.03.2015 à 22:49358289
e m :

Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).


Il y a pourtant des westerns spaghettis avec des indiens, et même où le héros est un indien:



Exemple avec Navajo Joe, de Sergio Corbucci. Il y a aussi des poissons volants, je sais, et le film est plutôt moyen. La musique grandiloquente de Ennio Morricone prise au second degré est bien rigolote.

e m, 24.03.2015 à 22:06358288
Blueberry #1-7...
Voilà une série qui a quand même sacrément vieilli.
Les textes et les bulles ou le perso décrit lui même ce qu'il est train de faire... C'est d'une épouvantable lourdeur, limite pire que Blake & Mortimer.
Si on ajoute à ça une histoire pas intéressante (qui en plus se répète sans arrêt), des perso plutôt manichéens (le gentil Blueberry qui aime les indiens contre les méchants militaires qui font rien qu'à trahir sans arrêt les gentils indiens...) on obtient un début de série vraiment pas terrible.
2 indiens


Blueberry #8-12...
Ça s'améliore niveau histoires (on change de registre pour enfin laisser tomber ces indiens qui commençaient à nous les casser légèrement (j'aime pas les westerns avec les indiens, je préfère les westerns spaghettis)).
Et si on ajoute un dessin avec des superbes décors, on obtient une série pas mal.
3 allemands


Valerian & Laureline #3-4-5...
Un autre début de série qui a mal vieilli...
Valerian & Laureline débarque sur une planète, règlent tous les problèmes en 5 minutes chronos, et voilà c'est fini.
1 ou 2 planète(s)

Thierry, 23.03.2015 à 12:10358264
Une histoire d'amour pas banale.
Il aime Nadine, qui ne le connaît pas, qui ne le voit même pas.
C'est con.
Mais, lui, il ne se démonte pas.
Il s'obsède.
Il est prêt à tout.
Même à faire les poubelles.
Alors, il lui fauche ses poubelles, à Nadine.
Lever à 5 heures du mat' pour courses les éboueurs et sauver les ordures de sa belle.
Et de ses ordures, il dresse un portrait le plus fidèle possible de sa Nadine.
Un boîte de ravioli, un tampax... autant de moyen de se l'imaginer.
Une capote ? Serait-elle une salope ?
Une main ?
Un pied ?
Une comédie noire, très réussie

Thierry, 23.03.2015 à 11:56358263
Jean Teulé traîne la nuit de son anniversaire. Ils croisent des filles.
Des filles étranges.
Au casting ?
Des filels de nuit des années 80: Sapho, Kelek, Super Nana...
Rencontres, discussions décalées, petites histoires de filles ou de femmes.
Si l'ensemble fonctionne par moment, malgré la bizzarerie de l'ensemble (même une danse langoureuse avec un Marylin Monroe littéralement squelettique), dès qu'il fait interventir ses filles de nuit, je cale.
Parce que pour moi, Sapho, Kelek ou Super nana ne sont au mieux que des noms déjà entendus. Mais je ne les connais pas. J'ignore qui elles étaient, ce qu'elles représentaient, ce qu'ellles dégageaient.
Alors ?
Je suis resté complètement en dehors de ces pages. Dommage

Le PBE, 18.03.2015 à 12:07358221
wandrille :
[deux_freres : album sans vignette] ça sort cette semaine en librairie, cet album est une merveille totale de dessin et de scénario.

Précipitez-vous dessus dès sa sortie, c'est un pur chef d'oeuvre. J'ai eu la chance de le lire en avant-première parce que les auteurs sont brésiliens et que je dois participer avec eux à une conférence au salon du livre... une énorme baffe dans la gueule.

J'avais bien aimé Daytripper des mêmes jumeaux donc cela me tente. Par contre j'ai lu hier De:tales (pas traduit en français) et ce recueil de récits courts, oeuvres de jeunesse, est vraiment peu abouti, tant du point de vue dessins que scénarios.
(pour l'anecdote Deux Frères n'est pas encore sorti en anglais, en portugais peut-être? - http://fabioandgabriel.blogspot.no/)

wandrille, 18.03.2015 à 9:15358219
[deux_freres : album sans vignette] ça sort cette semaine en librairie, cet album est une merveille totale de dessin et de scénario.

Précipitez-vous dessus dès sa sortie, c'est un pur chef d'oeuvre. J'ai eu la chance de le lire en avant-première parce que les auteurs sont brésiliens et que je dois participer avec eux à une conférence au salon du livre... une énorme baffe dans la gueule.

chrisB, 12.03.2015 à 10:27358152
Le dernier Posy Simmonds, compilation des planches qu'elle réalisait pour le Guardian review de manière hebdo (entre 2002 et 2005). Ces scènes de la vie litteraire brassent un peu tout et tout le monde (auteur, critique, éditeur) et fait le tour des situations (page blanche, dédicace, lecture, pilon, festival etc.).
L'intervention épisodique de deux personnages : le docteur (et son infirmière) qui s'occupe des maladies d'écrivains, et un détective privé qui prend des "affaires" du monde de la litterature apporte un peu de fantaisie et de surprise dans des planches parfois très convenues.
Le tout en fait un bouquin où l'on se surprend à prendre de plus en plus de plaisir à cotoyer cette brouette de personnages. Un peu dubitatif sur les premières planches, l'album est au final plutot sympa.

Pierre, 11.03.2015 à 21:06358148
e m :
Les Schtroumpfs et le Cracoucass...
Un album que je n'avais pas lu depuis très très très longtemps (voire plus).
Je me souvenais de l'oiseau, mais de pas de l'histoire. Ça n'a pas vieilli, c'est toujours aussi bien.
Les petits gags disséminés tout au long de l'album, et les running-gags (la serviette) m'ont bien amusés. Je ne me souvenais pas de ce genre d'humour dans cette série.
5 oiseaux


Sans doute cela a-t-il été déjà dit ailleurs, pardon: le Cracoucass est une invention de Franquin, peut-être un des premiers avatars de ses nombreux monstres ... Un "cadeau" à Peyo et Gos en remerciement des services rendus sur Panade à Champignac qui lui est contemporain.

Thierry, 11.03.2015 à 14:37358145
beaucoup de thématiques se mélangent, entre grande histoire e anecdotes familiales. le résultat est donc dense, très dense. On selaisse d'abord porter par la beauté de le mise en image mais il faut y evenir pour se laisser porter par le scénario, qui demande de l'investissement du leceur

e m, 08.03.2015 à 20:18358097
Les Schtroumpfs et le Cracoucass...
Un album que je n'avais pas lu depuis très très très longtemps (voire plus).
Je me souvenais de l'oiseau, mais de pas de l'histoire. Ça n'a pas vieilli, c'est toujours aussi bien.
Les petits gags disséminés tout au long de l'album, et les running-gags (la serviette) m'ont bien amusés. Je ne me souvenais pas de ce genre d'humour dans cette série.
5 oiseaux

lanjingling, 06.03.2015 à 15:54358074
Thierry :
Je continue d'explorer les bandes dessinées de Jean Teulé. Au début de sa carrière, il s'intéressait beaucoup à la banlieue, avant de se tourner vers la province, qui sera au centre de ses reportages dessinés.[...]Teulé ne fait pas dans la dentelle, mais il aurait tort. C'est comme ça que je l'aime

Des fameuses éditions du Fromage, dont on causait il y a peu.

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