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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Mael : | | A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.) |
et avec l'implication de Guy Delisle, raison de sa présence à Shenzhen ou Pyongyang |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:14 | 362446 |
|  |  | | NDZ : | | Sinon, pour questions pour les libraires et bibliothécaires : Seuls, c'est à partir de quel âge selon vous ? ça plaît vraiment aux jeunes ou bien ce sont les parents/adultes qui poussent ? |
L'intégrale du premier cycle part très très bien chez les CM. Quelques adultes le prenne aussi mais il n'y a vraiment pas à forcer les parents (qui sont généralement totalement indifférent à ce que prennent les enfants). |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:12 | 362445 |
|  |  | | Glotz : |
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours. |
A priori c'était le dernier épisode de Papyrus avant la retraite de De Gieter, tu peux respirer. Même si la série a du être assez populaires dans les années 2000 car elle a même eu son dessin animé sur RF1 (avec, curiosité déjà signalée dans un autre sujet, quelques scénarios signés David B.). Aria et Toko Tsuno risquent de rester encore un peu, avec comme étendard leurs figures de précurseurs d'héroïnes intelligente et/ou forte et la rigidité hallucinante de leurs dessins.
Après j'y vois un côté sympathique, celui de ne pas jeter les anciens comme de vieilles chaussettes, mais enfin parfois une pré-retraite...
Bon ça n'explique le fait de lancer de nouvelles aventures de Buck Danny assez affreuses et dingues (et qui en disent long sur la cible visée par le magazine, dans son habituelle contradiction entre revue jeunesse et de vieux nostalgiques). Mais de toute façon le meilleur épisode de Buck Danny jamais réalisé est paru dans le Gorgonzola 21 sous la plume de Léo Quiévreux (BAM).
Le Marsupilami ça doit indiscutablement se vendre puisque ça a été un but de Dupuis de racheter Marsu Production pour pouvoir le pré-publier (et le réutiliser dans Spirou la série).
Sinon je constate que plein de ces albums n'ont pas le coloriste indiqué alors qu'ils le sont dans Spirou, normalement je le faisais mais comme tu reçois désormais tes abonnements chez toi fait ce petit plaisir à Mr_Switch ! |
 | | Mael, 08.06.2016 à 12:03 | 362444 |
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Ce qui m'échappe c'est que si nos réunions de familles ont bien lui à la campagne il n'y en a pas de prévu bientôt non ? j'ai raté un truc ? |
 | | NDZ, 08.06.2016 à 11:31 | 362443 |
|  |  | | Glotz : | Histoires à suivre publiées dans Spirou en 2015.
 Les mécanismes de l'humour trondheimien fonctionnent moins chez moi dans l'univers très réaliste de Maggy Garrisson quand dans le monde de fantasy de Ralph Azam, que je lis avec plaisir, sans jamais pour autant parvenir à retenir ce qui s'y est passé après en avoir fini la lecture.
L'alibi social de Spirou ?
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours ?
  L'aviation dans Spirou, une histoire qui dure. D'un côté, un énième album de Buck Danny dont la couverture présente sur Bubulle illustre bien le niveau ; de l'autre une série de Yann romançant la vie de la femme pilote la plus célèbre des années 1930 et suivantes, l'Allemande Hanna Reitsch, en une bande dessinée historique plutôt correcte dans le genre.
  Des séries pour enfants dont le dessin me laisse très dubitatif et les histoires me passent vraiment très loin au-dessus de la tête.
[les_campbell4 : album sans vignette] Une série pour enfant pas forcément plus jolie mais les pirates me sont plus sympathiques.
Une série pour enfants/préados que j'aurais adoré quand j'étais enfant/préado et qui malgré un scénario de plus en plus gratuitement alambiqué continue à dérouler un univers qui me plaît beaucoup, le dessin efficace de Gazzotti n'y étant pas pour rien.
Idem : j'ai un reste de tendresse enfantine pour le dessin de Maltaite et l'ambiance victorienne toute en clichés me plaît. |
Merci de me rappeler qu'abonner ma fille à Spirou pour son anniversaire qui sera dans un mois n'est peut-être pas très judicieux (on se posais la question il y a une semaine avec ma femme).
Sinon, pour questions pour les libraires et bibliothécaires : Seuls, c'est à partir de quel âge selon vous ? ça plaît vraiment aux jeunes ou bien ce sont les parents/adultes qui poussent ? |
 | | Pierre, 08.06.2016 à 10:46 | 362442 |
|  |  |
Voilà un verdict sans appel. |
 | | Glotz, 08.06.2016 à 9:59 | 362441 |
|  |  |    |
 | | Glotz, 08.06.2016 à 7:46 | 362438 |
|  |  | Histoires à suivre publiées dans Spirou en 2015.
 Les mécanismes de l'humour trondheimien fonctionnent moins chez moi dans l'univers très réaliste de Maggy Garrisson quand dans le monde de fantasy de Ralph Azam, que je lis avec plaisir, sans jamais pour autant parvenir à retenir ce qui s'y est passé après en avoir fini la lecture.
L'alibi social de Spirou ?
    L'autre jour, j'ai lu le recueil d'interview consacré par Mosquito à Yann et Conrad il y a quelques années. Ceux-ci y évoquaient les auteurs médiocres mais indéboulonnables qui, au début des années 1980, sévissaient dans Spirou sans pouvoir être remplacés, la faute à des contrats trop avantageux. Est-ce encore le cas ? Car je veux bien croire que Les Tuniques bleues (dont le temps de lecture des derniers albums dépasse rarement les 5 minutes) ou le Marsupilami se vendent encore en supermarchés, mais qui lit Papyrus de nos jours ?
  L'aviation dans Spirou, une histoire qui dure. D'un côté, un énième album de Buck Danny dont la couverture présente sur Bubulle illustre bien le niveau ; de l'autre une série de Yann romançant la vie de la femme pilote la plus célèbre des années 1930 et suivantes, l'Allemande Hanna Reitsch, en une bande dessinée historique plutôt correcte dans le genre.
  Des séries pour enfants dont le dessin me laisse très dubitatif et les histoires me passent vraiment très loin au-dessus de la tête.
[les_campbell4 : album sans vignette] Une série pour enfant pas forcément plus jolie mais les pirates me sont plus sympathiques.
Une série pour enfants/préados que j'aurais adoré quand j'étais enfant/préado et qui malgré un scénario de plus en plus gratuitement alambiqué continue à dérouler un univers qui me plaît beaucoup, le dessin efficace de Gazzotti n'y étant pas pour rien.
Idem : j'ai un reste de tendresse enfantine pour le dessin de Maltaite et l'ambiance victorienne toute en clichés me plaît. |
 | | lldm, 02.06.2016 à 23:44 | 362395 |
|  |  | | Pierre : | | Les deux mon Capitaine (et certainement plus encore). Frab était le newsgroup consacré à la bd. |
aaaah. À l'époque j'étais complètement déconnecté de la bd, je dois dire. Je ne le voyais donc passer que sur frap. |
 | |  |  | Pierre parle bien ici de frab, où J.-N. Lafargue écrivait également.
Frab était bien sûr la branche fr.rec.arts.bd tandis que frap était la branche fr.rec.arts.plastiques.
Je conjugue au passé ; cependant, ces groupes sont toujours activés, à défaut de pouvoir dire qu'ils sont actifs. |
 | | Pierre, 02.06.2016 à 17:51 | 362392 |
|  |  | | lldm : | | Pierre : | | (Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
C'était pas frap ? (on cause bien des newsgroup de Fr. arts plastiques, où effectivement Lafargue était très présent ?) |
Les deux mon Capitaine (et certainement plus encore). Frab était le newsgroup consacré à la bd. |
 | | lldm, 02.06.2016 à 16:38 | 362391 |
|  |  | | Pierre : | | (Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
C'était pas frap ? (on cause bien des newsgroup de Fr. arts plastiques, où effectivement Lafargue était très présent ?) |
 | | Pierre, 31.05.2016 à 21:32 | 362376 |
|  |  | J'aimais bien l'émission que Jean-Baptiste Thoret consacrait au cinéma (avec un comparse dont le nom m'échappe), sur France Inter, il y a quelques années.
Pour ma part je ne lirais jamais un livre issu d'une collection intitulée "la petite bédéthèque des savoirs" ...
(Je vois qu'il y a un album signé par Jean-Noël Lafargue qui participait beaucoup à frab, pour ceux dont ce(s) nom(s) évoque(nt) encore quelque chose) |
 | | crepp, 31.05.2016 à 19:20 | 362375 |
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première lecture d'un album de "la petite bédéthèque des savoirs". Je commence donc par le cinéma, puisque le sujet est le "nouvel Hollywood", c'est à dire une partie des films réalisées (de la fin des années 60 au milieu des années 70) par une nouvelle génération de réalisateurs qui ont essayé de changer la donne des grands studios.
Je commence par le principal intérêt : l'envie de revoir ou de découvrir des films de cette période. La liste est un petit régal de films plus qu'intéressants.
Mais pour le reste, je suis assez déçu, car on reste vraiment à la surface des choses, j'aurai tant voulu quelque chose de plus puissant, de plus marquant, de plus profond.
Même Bruno est dans un sens mis de coté, oui il y a de belles illustrations, mais ou se trouve la spécificité narrative d'une bande dessinée dans cet ouvrage ?
Bref 2 Palmes d'or.
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 | |  |  | Exceptionnel. Je recommande la chronique de Herbv qui donne envie. Quoi que je n'en sois qu'à la page 56 et que, d'après celle ci, l'histoire ne commence réellement qu'après la page 96.
Ce livre est un chef d'oeuvre d'humour et de fantaisie. Le graphisme est excellent, la mise en couleur aquarellée est d'une grande délicatesse. Chaque strip est un petit bijou de magie. |
 | | crepp, 19.05.2016 à 20:16 | 362294 |
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Un petit livre pour un Grand auteur. On y trouve un avant propos de Thierry Bellefroid, une description de son trait par Olivier Grenson, une description amicale par Didier Platteau, et enfin un superbe hommage de Christophe Chabouté. Peut être pas indispensable (pour les amoureux de Didier Comes, je pense quand même que oui), mais touchant tout de même.
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 | | Mael, 17.05.2016 à 12:30 | 362280 |
|  |  | | Il est bien plus intéressant que le précédent, qui est plus une enfilade d'illus sans grand intérêt typiquement carnet de voyage. Pas lu les plus récents, des bandes dessinées qui me rendent curieux. |
 | | NDZ, 17.05.2016 à 12:08 | 362279 |
|  |  | Avec la déclaration d'amour à la cartographie et l'espace géographique restreint, on aurait pu croire et rêver à un exercice oubapien du style "tentativement d'épuisement d'une île niponne". C'est parfois presque le cas dans les exercices de déformation de la perspective pour embrasser les amas d'objets, la variété des images et couleurs et la profusion de détails dans les espaces clos (boutiques, maisons). Las, on tombe bien vite dans l'exercice du carnet (sans mexicains ou lama pour jouer au foot). Alors certes, il y a des passages très réussis (humour ou ambiance), le dessin rond aux crayons de couleurs nous fait saliver devant plus d'un sashimi de tako, mais c'est gentil et un poil lassant par le côté très superficiel des descriptions ou répétitif des situations. Quelques bons points (la chronologie de l'arrivée du courrier, les anecdotes sur les cultures potagères ou le cultuel qui vire au potache) resteront probablement en tête. Je vais rester curieux et en lire d'autres. |
 | |  |  | comme beaucoup, j'ai découvert Walking Dead avec la série. La bande dessinée étant déjà bien entamée, je ne voulais pas me lancer dans une sérieau long cours. Puis, progressivement, j'ai eu de plus en plus envie de voir d'où venait la série. je savais qu'il y avait des différences notables entre la bande dessinée et la, série. En effet, si le point de départ reste le même, on remaque tout de suite des différences entre les deux histoires que ce soit concernant les personnages ou les péripéties. Le canevas reste globalement le même sans qu'on est l'impression derelire exactement la même chose.
Cela dit, le gros défaut de ce premier tome concerne le dessin trop propre de Terry Moore qui ne colle pas complètement à l'ambiance. J'ai aussi l'impression que Kirkman se cherche encore dans ce premier tome. Il me semble parfois un peu caricatural sur la psychologie des personnages. Mais le plaisir reste bien présent. |
 | | Pierre, 30.04.2016 à 11:15 | 362166 |
|  |  | Acheté sur les conseils de mon libraire à qui je venais de faire part de ma déception quant aux bouffonneries vaines de Trondheim et Kéramidas (à ce propos, entendu à Amiens, librairie Bulle en stock, un libraire à un client: "Kéramidas tu connais pas? Kéramidas: c'est un tueur" (sic), summum de la connerie en matière de jugement critique).

A première vue, ça ne paie pas de mine. On feuillette l'album: ça a l'air un peu statique et gentillet, et pourtant... Cela se révèle une véritable réussite, à plus d'un titre. Réussite au point de vue de l'esthétique, de la narration et de la signification. Tandis que Trondheim dans une tentative similaire ne parvient pas s'élever au-delà du discours creux de l'hommage faussement irrévérencieux, Cosey lui se réapproprie le mythe pour le fondre dans son univers propre, et cela afin d'esquisser une réflexion sur la création artistique. Il y a tout un réseau qui se met rapidement en place et fait sens avec une économie de moyens, un absence d'effet qui sont admirables.
L'argument est apparemment mince: Mickey à sa table de travail rédige un scénario qu'il s'en va ensuite soumettre à un producteur à Los Angeles. La confrontation du créateur avec l'homme d'argent vient interférer dans son processus créatif, et le perturber ("le public attend ceci, réclame cela"... "Prenez donc exemple sur Shakespeare..."). Le voyage du retour en train donne à Mickey l'occasion de s'éprendre d'une belle et mystérieuse personne qui va occuper ses pensées cependant qu'il se remet à l'ouvrage en tâchant de satisfaire aux exigences du public.
Les personnages évoluent dans un univers qui est celui de Cosey (avec ses codes graphiques et narratifs: grandes cases, compositions aérées, schématisme, ellipses, monologue intérieur, concision des textes, couleurs en demi-teintes) mais dont les références sont celle d'un Mickey des origines, d'avant sa transformation en phénomène culturel, installé dans une Amérique idyllique des années vingt immortalisée à la veille de la grande Crise (à relever, un rigoureux travail de cohérence dans l'emploi des noms anglo-saxons pour les arrières-plans, avec lesquels le contenu des bulles en Français semble dissoner exprès, comme si l'on avait affaire ici à une version doublée - ce travail est seulement gâté par la présence regrettable d'une bévue: "dilemne" écrit au lieu de "dilemme") .
Le thème central de cet album est donc la création. Mickey y incarne la figure de l'auteur dont on voit le travail soumis à différentes interactions: la sensibilité propre de l'artiste (ce sur quoi le verse son penchant naturel) doit s’accommoder des exigences de l'éditeur mais est aussi brouillée par les états d'âmes, les sentiments du moment (ici amoureux) qui l'habitent. De tout cela, émergera finalement une oeuvre originale.
Il y a ici une mise en abyme subtile (rendue possible par la vacuité inhérente au personnage de Mickey - comparable à celle de Tintin ou Spirou - et l'univers codifié et familier au lecteur dans lequel il évolue) qui permet d'y projeter la figure d'un créateur qui pourrait tout aussi bien être Walt Disney que Cosey lui-même. Les poncifs utilisés (la belle inconnue, le quiproquos, la découverte de "l'affaire du siècle"...) sont détournés de façon à montrer qu'ils peuvent être producteur de sens, en dépit de leur usure: c'est leur mise en ordre qui crée la singularité, ainsi que la sincérité du propos qui confère la profondeur et cette vérité dont le travail de Trondheim est dépourvu.
Quand Trondheim raille les "cités perdues" et autres chasses au trésor qui peuplent les histoires des Mickey Parade, il s'en tient au ricanement bête et ne produit rien; Cosey dans son approche est plus pertinent. Dévoilant in fine la nature de la fameuse "affaire du siècle" (un prétendu manuscrit perdu et inédit qui obnubile et égare le personnage de Dingo), il brocarde la vanité des espoirs qu'elle contient, mais il nous suggère aussi que l'intérêt réside davantage dans le renouvellement de la forme (ce à quoi s'est attelé Mickey) que dans la recherche chimérique d'une énième pièce de Shakespeare (l'inédit et le "à la manière de" ne sont-ils pas deux des travers où se complait la frilosité des entrepreneurs en édition?). De la même manière, la révélation du personnage de Minnie (argument de l'album) tord le cou aux clichés sexistes qui abondent dans la littérature populaire et justement illustrés jusqu'ici par l'éternelle fiancée de Mickey, en imposant cette fois un personnage féminin crédible, au caractère affirmé.
Dans le contexte a priori le plus contraint qui soit, Cosey réinvente Mickey (figure emblématique d'un empire financier, d'une idéologie, d'une vision du monde) donnant une oeuvre atypique et intemporelle, où la réflexion personnelle est empreinte d'une indéniable poésie.
(A noter, au détour d'une case: un sympathique hommage aux "Bébés Disney", création du Français Claude Marin pour le Journal de Mickey dans les années 80)
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 | |  |  | Découverte chez un ami de cet album dont j'ai raté la première sortie et la réddition. Mais quelle réussite !
Le scénario comme le graphisme fabuleux de Killofer. Je vais vite le mâcheté. Me lâcheté ?
Me l'acheter. |
 | |  |  | | lanjingling : | | Tu devais être dans le Cirage pour confondre Blandin :) |
Bravo. J'ai blondis devant mon écran. |
 | | Glotz, 25.04.2016 à 14:27 | 362149 |
|  |  | | lanjingling : | | Tu devais être dans le Cirage pour confondre Blandin :) |
De toute façon, pour Maël, il ne peut y avoir qu'une seule Blandin, l'héroïne immortalisée en 1994 par Blutch et Menu !
(PS : J'ai mis du tant à comprendre ton calembour ; mais bravo) |
 | |  |  | | Tu devais être dans le Cirage pour confondre Blandin :) |
 | | Mael, 24.04.2016 à 23:38 | 362146 |
|  |  | En même temps je viens de me rendre compte que je confonds GUerrive et Marine Blandin, dont le job n'a rien à voir, même si ce que je disais sur Chef Magik et Marines (pas Blandin, du coup) est vrai.
MOralité : toujours vérifier les biblios bulledair AVANT de poster.
PS : et alors oui alors le crépin et janvier pffffuit. |
 | |  |  |  Je découvre enfin ces deux tomes de la série de Boris El Diablo et du Formidable POZLA. On m'en avait dit monts et merveilles, eh bien c'est tout à fait justifié : ça déboîte à mort, avec un univers post apo dominé par des animaux tout aussi véreux que des hommes et deux héros-badass simiens, sans moral ni retenue.
ça fait un peu penser à ce que faisait Winschluss quand il en avait plein sous la chaussure.
En plus trash, ce qui n'est pas peu dire. |
 | | Mael, 24.04.2016 à 23:37 | 362144 |
|  |  | | wandrille : | | NDZ : | ça chante des louanges chez Jules-de-chez-Smith-en-face ou bien là-bas... des avis ici ? Y compris sur les livres précédents de l'auteure... |
Capitaine Mulet : très bien
Chef Magik : Excellent
Girafes : top ouane
Marines : super beau.
Le truc chez Schampooing : m'en souviens pas trop. |
Beaucoup aimé Chaf Magik, admiré Marines sans passion (très beau, en effet) mais mon favoris reste justement celui de chez Shampoing, une surprise par ailleurs car je ne m'attendais à rien, il m'a vraiment fait imaginer pleins de suites dans cet univers de piscines une fois les yeux fermés. Je le trouvais à la fois très beau et un peu angoissant, après j'adore les possibilités d'espaces ludoaquatiques et c'est assez rare d'avoir une fiction (non sportive par ailleurs, car la natation m'emmerde) là dessus. J'ai beaucoup beaucoup aimé Fables Nautiques (quoique dans mon vague souvenir les couleurs étaient un peu ternes). |
 | |  |  | | NDZ : | ça chante des louanges chez Jules-de-chez-Smith-en-face ou bien là-bas... des avis ici ? Y compris sur les livres précédents de l'auteure... |
Capitaine Mulet : très bien
Chef Magik : Excellent
Girafes : top ouane
Marines : super beau.
Le truc chez Schampooing : m'en souviens pas trop. |
 | | crepp, 19.04.2016 à 20:42 | 362105 |
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La légende Arthurienne a toujours été d'un grand intérêt pour moi, mais en bande dessinée c'est quand même loin d'être la joie.
Mais ici c'est une très agréable surprise.
Premièrement pour les palettes de couleurs qui donnent toujours la bonne ambiance, on passe quand même du tragique au vaudeville sans le moindre problème.
Deuxièmement pour Morgane, quel personnage ! Le traitement en fait la première féministe.
Et puis quel plaisir (enfin) de voir Merlin pas de la manière Disney (vieux monsieur avec sa vieille barbe blanche).
Bref 4 Corneilles |
 | |  |  | Jack vend de la soupe dans les rues de Portbrrok. Il y encontre Jane, jeune skateuse qui vient de débarquer en ville. Entre eux, le curdant passe vit. Lui, glandeur cosmique, gauche et maladroit, toujours l'ai dans la lune. Elle, garçon manqué mais qui aimerait qu'on la considère pour ce qu'elle est.
Leur histoire pourrait doucement avancer sans rien devoir à personne. Seulement, Une connaissance de Jane découvre qu'elle fréquente Jack. Elle a déjà entendu parler de Jack, puisqu'il est sorti avec un de ses amies. Et ce n'était pas à son avantage.
Elle décide de prévenir Jane et d'activer le "réseau des nanas" (le cute girl network): une mailing list à travers laquelle les femmes partagent leur expérience avec les mecs de la ville, en vue de se prémunir contre les mecs pénibles. Jack est connu de ce réseau: ce type est une catastrophe. arriet entraîne Jane sur les traces des anciennes copines de Jack, bien décidée à la faire rompre.
Jane ne sais pas trop. Elle aime bien Jack.
Quant à Jack, il aimerait que Jane soit sa copine, mais il sent ses hésitations.
Petite comédie sentimentale, sans grand enjeu, mais qui possède un vrai capital sympathie. Cela reste pour moi un exercice dans lequel les anglo-saxons restent infiniment plus à l'aise que les franco-belge: ces histoires légères reposant sur des personnages attachants. J'ai toujours l'impression que les anglo-saxons privilégie un story-telling plus dynamique, laissant plus de place aux personnages pour se développer. Ce livre dépasse les 150 planches, très dialoguées, et joue d'un dessin très expressifs, ce qui donne suffisamment de caractère à ses personnages. Non qu'ils soient particulièrement complexe, mais ils peuvent "vivre" plus naturellement dans une pagination plus importanteet des scènes plus longue. Les interactions se font plus naturellement, les scènes ont le temps de se dérouler, sans donner une impression de diaporama. Le résultat est un livre gentil, qui donne le sourire parce que, finalement, on s'attache à Jane et Jack, aussi bateau soient les situations et prévisible la fin. |
 | |  |  | | chrisB : | | Thierry : | | chrisB : | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Je n'ai lu d'elle que :
Là comme ça, pas trop envie de remettre le couvert... |
c'est le même genre. On y est sensible ou pas :o) |
Tu avais mis "2*" au premier toi aussi :) |
oui mais il y a 2 et 2 :o)
c'est une note que kje dois réévaluer vers le hauit parce que, bon, ben, parce que, quoi |
 | | chrisB, 19.04.2016 à 8:30 | 362095 |
|  |  | | Thierry : | | chrisB : | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Je n'ai lu d'elle que :
Là comme ça, pas trop envie de remettre le couvert... |
c'est le même genre. On y est sensible ou pas :o) |
Tu avais mis "2*" au premier toi aussi :) |
 | | Anoeta, 18.04.2016 à 21:25 | 362090 |
|  |  | C'est une nouveauté la BD d'Otomo ? Ou juste un inédit ?
Même question pour la collaboration entre Mattotti et Piersanti qui me fait de l'oeil. Bon, le Spiegelman aussi mais il n'y a que 2 planches, c'est déjà plus anecdotique. |
 | | vacom, 18.04.2016 à 21:06 | 362089 |
|  |  | | Thierry : | nouvelle revue éditée par casterman, dédiée aux courts récits. Passée une déclaration d'intention un peu pompeuse, l'impression d'un manque total de surprise, et dans le casting (on trouve tous ceux qu'on peu attendre de cet exercice), et dans les sujets (avec même des similitudes dans le procéde pour Bajram/Mangin et de Moor/Dal).
Finalement, ceux qui s'en tirent le mieux sont Tripp pour sa petite histoire de la découverte de la masturbation, et Eleanor Davis. Vivès fait du Vivès, Blutch fait du Blutch... rien de bien surprenant, rien de décoiffant, rien d'original... Rien de honteux, non plus. L'éditorial triomphaliste de Mouchard accouche d'une souris. |
Voilà qui confirme mes craintes par rapport à ce projet, craintes qui m'ont pour le moment dissuadé d'acheter le premier numéro. Merci pour l'avis éclairant, en tout cas. |
 | | grimmy, 18.04.2016 à 15:47 | 362087 |
|  |  | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Tout pareil. Un très beau livre qui aurait mérité d'être proposé dans un format légèrement plus grand avec des gris plus foncés. Est-ce mon âge avancé, mais parfois j'ai du froncer les sourcils pour pouvoir lire les textes... |
 | | grimmy, 18.04.2016 à 15:47 | 362086 |
|  |  | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Tout pareil. Un très beau livre qui aurait mérité d'être proposé dans un format légèrement plus grand avec des gris plus foncés. Est-ce mon âge avancé, mais parfois j'ai du froncer les sourcils pour pouvoir lire les textes... |
 | |  |  | | chrisB : | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Je n'ai lu d'elle que :
Là comme ça, pas trop envie de remettre le couvert... |
c'est le même genre. On y est sensible ou pas :o) |
 | | chrisB, 18.04.2016 à 11:28 | 362082 |
|  |  | | Thierry : | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
Je n'ai lu d'elle que :
Là comme ça, pas trop envie de remettre le couvert... |
 | |  |  | nouvelle revue éditée par casterman, dédiée aux courts récits. Passée une déclaration d'intention un peu pompeuse, l'impression d'un manque total de surprise, et dans le casting (on trouve tous ceux qu'on peu attendre de cet exercice), et dans les sujets (avec même des similitudes dans le procéde pour Bajram/Mangin et de Moor/Dal).
Finalement, ceux qui s'en tirent le mieux sont Tripp pour sa petite histoire de la découverte de la masturbation, et Eleanor Davis. Vivès fait du Vivès, Blutch fait du Blutch... rien de bien surprenant, rien de décoiffant, rien d'original... Rien de honteux, non plus. L'éditorial triomphaliste de Mouchard accouche d'une souris. |
 | |  |  | je reste sensible à l'univers si particulier de Fanny Michaelis. Un mélange d'allégorie et de symbolisme assez subtil qui ne livre pas toutes les clés pour décoder son travail. Dans ce récit de mémoire, elle revient sur la fuite de son grand-père, juif berlinois, pendant la montée du nazisme. le résultat est beau, sensible et intrigant. |
 | | crepp, 17.04.2016 à 11:53 | 362075 |
|  |  | 
Florence Dupré la Tour en a marre de sa vie gentille, elle décide donc de devenir dans la vie de tous les jours Cigish, un nécroman niveau 25. Elle veut tout éclater, et elle va s'y donner à fond.
Au début c'est un blog (jamais lu au passage) qui devient donc une BD éditée chez Ankama. Tirer du vrai ou du faux dans toute l'histoire est difficile et en même temps n'est pas le réel intérêt. La grande force c'est la manipulation, et la liberté de ton. J'ai été bien aspiré par l'ensemble, mais il y a eu quand même un tournant vers la moitié de la BD. Les commentaires de blog publiés ne prenaient pas le dessus, mais cela changea au fil des pages, pour me retrouver à préférer les commentaires. Et c'est donc la que le bas blesse, l'équilibre n'était plus là.
3 têtes de mort quand même. |
 | | Mael, 25.03.2016 à 13:45 | 361864 |
|  |  | | Les "Chef Magik" sont franchement drôles (inégal mais très drôle) et le "Marines" très très beaux. |
 | | NDZ, 25.03.2016 à 9:44 | 361863 |
|  |  | ça chante des louanges chez Jules-de-chez-Smith-en-face ou bien là-bas... des avis ici ? Y compris sur les livres précédents de l'auteure... |
 | | Anoeta, 21.03.2016 à 20:23 | 361851 |
|  |  | Très bon. Une proche des super héros à la Alan Moore. Peu d'actions mais toujours très bien amené. Plusieurs époques menées de front sans que l'interêt ne se perde. J'espère que la suite sera à la hauteur. 4 * ça les vaut. |
 | | lldm, 21.03.2016 à 15:35 | 361848 |
|  |  | 
Trainait chez une amie.
Une des choses les plus laides et vaines (je veux dire : dont rien ne semble jutififier qu'on aille émietter des arbres pour faire ça avec) que j'aie vu depuis longtemps. Quelle mouche a piqué successivement l'auteur et l'éditeur ? Si vous la retrouvez, écrasez là avant qu'elle ne récidive. |
 | | NDZ, 21.03.2016 à 10:56 | 361847 |
|  |  | Un Caméra Café intergalactique ? Pas vraiment... un Star Wars bureaucratique ? Pas vraiment... Même si l'intrigue est avare de temps forts ou de réelles surprises, la lecture est au final très agréable tout de même, en grande partie grâce aux expérimentations graphiques, aux couleurs, à certains textes et à la mise en scène globale. À lire. |
 | |  |  | | Mael : | | Glotz : | | (les grands oubliés de la bande dessinée ne le sont pas toujours sans raison) |
J'aime cette phrase. |
qui va bien avec (ou : des limites de l'intérêt pour la patrimoine de la bande dessinée)
parce que, bon, la nostalgie a parfois bon dos |
 | | Mael, 10.03.2016 à 15:22 | 361735 |
|  |  | | Glotz : | | (les grands oubliés de la bande dessinée ne le sont pas toujours sans raison) |
J'aime cette phrase. |
 | | Glotz, 10.03.2016 à 13:04 | 361732 |
|  |  | Tousse-Bourrin, éphémère revue de 1975-76 qui a développé la vague de la fantasy érotico-machiste (ou : des limites de l'intérêt pour la patrimoine de la bande dessinée).
Débuts peu concluants de Loisel, niaiseries « humoristiques » de Loro (les grands oubliés de la bande dessinée ne le sont pas toujours sans raison), combat de catch gribouillé de Simond, space-opéra féministe (?) prétexte à montrer des femmes massacrées ou encuirées : laisse très dubitatif.
On prend les mêmes (Loisel s'améliore vaguement, Loro s'enferre dans le médiéval, Simond hybride Sade philosophe & Carroll) + une première version de la Jôle de Cabanes qui rehausse le niveau (plus que sa couverture).
 Là encore, seul Cabanes a de l'intérêt, que ce soit seul ou en collaborations. Dans le 4, il débute vraiment Dans les villages. Les débuts de Cothias et Alfonso Font sont peu passionnants. |
 | | e m, 09.03.2016 à 19:36 | 361727 |
|  |  | Ça m'arrive aussi parfois de me demander ce qui m'avait tant plu la première fois.
Et du coup je revends. J'en ai revendu un bon paquet ces derniers temps.
Parfois même des livres achetés, mais que je n'ai ensuite jamais eu envie de lire... |
 | |  |  | | e m : | Je m'aperçois que je n'ai jamais bullenoté ce Western.
Lu à l'époque et bien aimé, mais sans plus. Revendu depuis sans jamais avoir eu envie de le relire.
Donc 3... vengeances ? J'ai un vague souvenir de vengeance. |
cela me surprend régulièrement d'être très déçu à la relecture de "vieux" titres de les trouver aussi "faible" en relecture.
Et cela concerne surtout les albums mainstream des années 1990-2000. je dois avouer qu'il y a par exemple peu de delcourt que j'arrive à relire sans, au mieux, une pointe de déception. Je reprends à la limite plus de plaisir à relire un vieux bernard prince, malgré tout ce qui peut avoir (mal) vieilli dedans que de relire Carmen McCallum, par exemple (j'ai essayé, ça m'est tombé des mains) |
 | |  |  | | NDZ : | Je suis assez preneur d'avis... merci :) |
Très bon : un traitement original d'un sujet ultra classique, le monde du travail, à travers le quotidien d'un stagiaire graphiste sur un vaisseau spatial qui vit dans la crainte trouble de mystérieux extra-terrestre dont on se demande bien si ils ont la moindre consistance.
La solitude de l'employé de bas étage, la superficialité des discussion entre collègue et la brutalité des rapports de force hiérarchique sont bien traitées.
Quant au graphisme, c'est du Erwann Surcouf, l'un des meilleurs pour faire le lien entre un apparent minimalisme et une virtuosité graphique quand le moment l'exige.
Big up pour la colo. |
 | | e m, 08.03.2016 à 21:45 | 361720 |
|  |  | Je m'aperçois que je n'ai jamais bullenoté ce Western.
Lu à l'époque et bien aimé, mais sans plus. Revendu depuis sans jamais avoir eu envie de le relire.
Donc 3... vengeances ? J'ai un vague souvenir de vengeance. |
 | |  |  | A l'époque, j'avais mis 4 étoiles. En relisant, je n'y vois qu'une purge scénaristique. C'est long, lent, bavard, d'une facilité confondante... les coïncidences sont trop grosses, les péripéties trop prévisibles... graphiquement, c'est assez laid à cause d'un choix chromatique brunache et palichon.
Si les auteurs avaient pris le temps de développer leur histoire sur 2 à 4 tomes, ils auraient eu le temps d'installer une intrigue, de laisser les événements se dérouler naturellement. Les coïncidenceset les gros mcGuffin ne sont pas désagréables lorsqu'ils sont utilisés avec talent. Ramassé sur un tome (allongé artificiellement par des doubles pages décoratives mais sans guère d'intérêt), tout se déroule au pas de charge, porté par une voix off envahissante et insupportable. Les rebondissements s'empilent les uns sur les autres, sans l'ombre d'un fil narratif clair avant que le twist final ne tombe comme un cheveu dans la soupe, inutile, grossier, ridicule. En fait, je trouve tout cela simpliste et naïf.
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 | |  |  | relecture de ce livre de Tomine paru en 2003, peu après avoir lu Les Intrus. C'est fou ce qu'on voit l'évolution du travail de Tomine, qui reste encore très prisonnier d'une forme dans ce recueil, très bon au demeurant |
 | | NDZ, 06.03.2016 à 22:33 | 361704 |
|  |  | Je suis assez preneur d'avis... merci :) |
 | |  |  | au départ, un récit sur un alcoolique, cela ne m'attire pas du tout. Mais ce livre a eu excellente presse et je me suis rendu compte qu'il était édité, non pas par Ca et Là comme je le pensais (bon éditeur au demeurant), mais par Monsieur Toussaint Louverture, éditeur exigeant et original dont c'est à ce jour la seule bande dessinée au catalogue. C'est dire qu'il devait lui trouver des qualtés indéniables. Ajoutez à cela une très belle maquette et je me suis décidé.
Cette fiction dans laquelle presque tout est vrai raconte l'histoire de l'écrivain Jonathan A, alter égo du scénariste Jonathan Ames. Depuis ses 16 ans, Johnathan est alcoolique.
Il nous raconte son addiction, ses excès, ses gueules de bois, ses difficultés relationnelles... mais, paradoxalement, le récit ne tombe jamais dans la lourdeur. Sans doute parce que Jonathan Ames applique à sa aration les recettes du storytelling moderne. Flashbacks bien maîtrisés, allers et retours qui maintiennent la tension, donnent sans cesse l'envie de tourner la page. Dea Haspiel illustre l'histoire avec brio, dans un style classique, mais très expressif, disséminant ça et là de petites idées graphiques qui redent a lecture encore plus aréable.
D'une certaine manière, j'ai l'impression d'avoir lu ce qu'aurait pû être Le Sculpteur de Scott McCLoud, qui se perdait par manque de rigueur scénaristique et finissai par n'être qu'une démonstration graphique. |
 | | lldm, 03.03.2016 à 15:00 | 361673 |
|  |  | | lldm : | | Les quatre volumes de « Sag », au Dernier Cri, sont une merveille. On en trouve par-ci par là en ligne. |
je vois même que les trois derniers sont encore au Dernier Cri. |
 | | lldm, 03.03.2016 à 14:56 | 361672 |
|  |  | | NDZ : | Angoissant et froid, ça m'a sans cesse rappelé des ambiances d'Alphaville. À tort ou à raison. Mais pour moi, cette comparaison est laudative. Une bonne surprise dans un genre que j'ai rarement vu sublimé. Parfois par Pastor ? Je vais probablement me pencher un peu plus sur les autres travaux de l'auteur avec beaucoup de curiosité et d'envie. |
Les quatre volumes de « Sag », au Dernier Cri, sont une merveille. On en trouve par-ci par là en ligne. |
 | | NDZ, 03.03.2016 à 14:24 | 361671 |
|  |  | Angoissant et froid, ça m'a sans cesse rappelé des ambiances d'Alphaville. À tort ou à raison. Mais pour moi, cette comparaison est laudative. Une bonne surprise dans un genre que j'ai rarement vu sublimé. Parfois par Pastor ? Je vais probablement me pencher un peu plus sur les autres travaux de l'auteur avec beaucoup de curiosité et d'envie. |
 | |  |  | Indéniablement bien. Un livre concept qui ne me laissera probablement pas grand souvenir.
bouef bouef. |
 | |  |  | | Glotz : | Lentement, je commence à apprécier l'humour de Kamagurka, recommandé par tant de personnes de confiance, mais je continue à le trouver très inégal. Ici, autour du thème classique du quadragénaire misanthrope un peu beauf vivant avec son chien (ce qui limite la portée satirique du recueil), quelques pages très drôles (les variations autour du lancer de bâton), beaucoup d'autres très oubliables, avec un humour parfois quasi cauvinien. |
Les premiers Kamagurka sont bien meilleurs que ses derniers, parmi lesquels il n'y a que "L'angoisse de la page blanche" qui apporte vraiment quelque chose, mais sinon à partir de "Ils sont parmi nous" c'est en effet décevant et inégal. Retente plutôt ses vieux, si tu les trouves. (Je suis même allé jusqu'à revendre ce "Bert et Bobbie", alors que je ne pensais pas revendre un jour un Kamagurka. Sacrilège !) |
 | | Glotz, 18.02.2016 à 10:42 | 361558 |
|  |  | Pas lu mais ça m'intrigue beaucoup que les planches de Gloeckner n'aient jamais été publiées en français malgré les nombreux recueils américains. C'est pourtant une auteure digne d'intérêt. La traduction de cette nouveauté présage peut-être une anthologie ?
| beuzno : | 
la galère des doctorants : très bien vu et très drôle
mais peut-être faut-il avoir un proche qui a vécu cet enfer pour bien apprécier comme pour les expériences de rugbyman d'Harambat ? coup de coeur aussi |
J'ai trouvé qu'elle exagérait et caricaturait beaucoup. Et comme le dessin est laid et qu'il n'y a aucune recherche stylistique, ça ne m'a pas trop convaincu. |
 | | Mael, 17.02.2016 à 21:06 | 361556 |
|  |  | Il a toujours alterné du bien et du très moyen. Par ex après l'Oud la suite de la série autobio est pas mal, avec Petit Polio entre autre, mais les séries "Juifs-Arabes" ou "Ethnik ta mère" c'était pas grandiose. Bon le dessin tenait encore la route (sur la première série, l'autre c'est pas lui).
Depuis c'est un peu ça tout le temps, les albums sur sa familles sont pas inintéressants, plutôt jolis, avec pas mal d'albums assez affreux à côté (surtout comme scénariste, pas lu les contes du Djinn).
La Présidente c'est clairement du boulot fait "pour faire réaliste", donc pas du tout son style premier, sans la couleur directe qui fait le charme de ses autres bouquins. C'est donc sans doute en grande partie décalqué oui, c'est affreux mais c'est sans doute son best-seller vu l'accueil dithyrambique de ce livre dans la presse/TV/etc.... Encore un flagrant exemple de l'excellente goût graphique des "élites" médiatiques. |
 | | beuzno, 17.02.2016 à 19:27 | 361555 |
|  |  | 
qu'est-ce que c'est moche! c'est décalqué?
et il n'y a aucune surprise sur les décisions de le pen en présidente
il évolue très mal, Boudjellal
j'aimais son dessin à ses débuts (l'oud)
1 étoile si ça peut ouvrir les yeux à certains de ses électeurs
|
 | | beuzno, 17.02.2016 à 19:11 | 361554 |
|  |  | 
personnages animaliers pour qu'on les reconnaisse
très bons dialogues
personnages bien campés
Madet raconte ses aventures sentimentales
il me rappelle Trondheim à ses débuts mais plus porté sur le cul
(d'ailleurs une de ses bd est publiée chez Tabou)
4 étoiles |
 | | beuzno, 17.02.2016 à 18:57 | 361553 |
|  |  | 
la galère des doctorants : très bien vu et très drôle
mais peut-être faut-il avoir un proche qui a vécu cet enfer pour bien apprécier comme pour les expériences de rugbyman d'Harambat ?
coup de coeur aussi |
 | | beuzno, 17.02.2016 à 18:38 | 361552 |
|  |  | 
ouvrage hybride :
- journal d'une jeune américaine de 15 ans
- nombreux dessins illustratifs
- passages en bd
mon libraire l'a classé en littérature
Phoebe Gloeckner est fan de Crumb et ça se voit
famille, amour, amitié, alcool, sexe et drogue
glauque mais passionnant (je crois qu'elle a eu des problèmes de censure)
coup de coeur
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 | |  |  | Chef d'œuvre total. Sur le sujet toujours bien exposant du "non je ne veux pas d'enfant et oui, je suis certaine de ne pas changer d'avis un jour".
Pour ceux qui ont déjà bouffé de la pression sociale pro-reproduction (et même pour les autres, pour voir ce que ça fait) et surtout pour celle qui ont été confronté à la difficulté de trouver quelqu'un qui, avant même d'accepter de les aider à se faire stériliser, accepte de les écouter sans les juger.
Et le dessin ! La narration est parfaite !
La pagination n'est pas si large que ça, mais, à la fin de l'album, tout est dit. |
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