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Sujet test pour explosion de compteur en live

Ratatouille, pizza, patates... ]


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J-C, 01.03.2002 à 14:4520016
voici un petit cocorico à l'accent européen !

LE MONDE | 01.03.02

Ariane-5 réussit la mise en orbite d'Envisat

Le plus gros satellite scientifique européen scrutera la Terre pendant au moins cinq ans.

Kourou de notre envoyé spécial

Le jour en pleine nuit. Effaçant du firmament guyanais Jupiter, Sirius et la constellation d'Orion, la fusée Ariane-5 a soulevé ses 750 tonnes avec une lumineuse beauté.

Le lanceur lourd européen a, sans encombre, mis en orbite Envisat, le satellite d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne (ESA). Monstre de technologie, Envisat est à la fois le plus gros - 8,2 tonnes -, le plus complet - dix instruments - et le plus cher - 2,3 milliards d'euros - des satellites jamais construits en Europe (Le Monde du 27 février). Pendant au moins cinq ans, il scrutera les moindres changements de notre planète, qu'ils soient naturels ou dus à l'homme.

La majesté du décollage a effacé les difficultés de ce 11e tir d'une Ariane 5. Tout d'abord, pour des raisons orbitales, le lancement devait avoir lieu très exactement à 2 h 07 mn et 59 s (heure de Paris), le 1er mars. Pour se ménager une marge de temps confortable, la direction des opérations avait fait conduire la fusée sur son pas de tir dans la journée du 27 février. Or, quelques heures plus tard, une tempête secoua fortement les câbles d'alimentation électrique et de ventilation reliant la fusée à son mât. Un des "ombilicaux", connecté à l'étage supérieur, finit même par être arraché.

Afin de le rebrancher et d'effectuer les vérifications nécessaires, décision était prise, au cours de la nuit, de rapatrier le lanceur dans son bâtiment d'assemblage final, situé à 2,8 kilomètres du pas de tir. Prévue dans le manuel, cette procédure n'avait été jusqu'alors mise en œuvre qu'une seule fois, en 1989, pour une Ariane-4. Une course contre la montre s'engageait alors afin de remettre la fusée sur sa table de lancement à temps pour le compte à rebours. Heureusement, tous les indicateurs restèrent au vert jusqu'au top départ.

PAS LE DROIT A L'ERREUR

Second motif d'inquiétude : le retour aux affaires d'Ariane-5 après l'échec partiel du vol précédent, le 12 juillet 2001. Un mauvais allumage du moteur de l'étage supérieur avait fait injecter sur une orbite bien trop basse les deux satellites embarqués par la fusée. Le premier a été perdu mais le second, grâce à de petits moteurs ioniques, est en train de regagner sa place dans l'espace. Après ce semi-échec, le lanceur lourd européen n'avait plus vraiment le droit à l'erreur. Avec 48 contrats signés, un nouvel incident grave aurait mis Arianespace dans une position délicate. Ariane-5 aurait été immobilisée au minimum six mois et il aurait été impossible de s'appuyer très longtemps sur la bonne vieille Ariane-4, car il n'en reste plus que sept exemplaires en stock. Juste après le tir, le PDG d'Arianespace, Jean-Marie Luton, ne cachait pas son "soulagement", heureux d'avoir "refermé une parenthèse".

Grâce à la réussite de ce 11e vol, Arianespace va donc pouvoir se concentrer sur la nouvelle configuration d'Ariane-5, qui sera dotée d'un second étage à moteur cryogénique (utilisant comme comburants de l'oxygène et de l'hydrogène liquides, comme c'est le cas pour le moteur du premier étage). Avec un premier lancement prévu d'ici à la fin de l'été, cette version remusclée pourra emporter une charge de 10 tonnes sur une orbite de transfert géostationnaire.

Pierre Barthélémy

At'chao !

Léon le Wacky, 01.03.2002 à 11:0319977
C'est décapant! :o)
J'aimerais néanmoins que Noël Gaudin m'explique en quoi Jean Baudrillard est passionnant, parce que j'ai lu un texte de lui, faut s'accrocher pour piger... Mais je dois avoir l'esprit trop prosaïque. :o)

Thierry, 01.03.2002 à 10:2419969
et de 1700 ;o))
Ca n'a que tres peu d'interet. Je n'y aurais pas prete attention si un lecteur de 38 ans n'avait pas fait un detour remarque sur BDP et la personnalite de Noel Gaudin, alias le gloupier, alias l'entarteur reste sujette a polemique: cuistre insignifiant qui aura au moins sauve du naufrage le secteur de la patissereie, bouffon dans le ses le plus noble du terme, empecheur de se masturber l'intellect' en rond.
Toujours est-il que le gloupier n'aime pas Bourdieu et le dit avec son style inimittable.

Epitaphe pour le lugubre Pierre Bourdieu
On sait qu’en perdant Pierre Bourdieu, l’intelligentsia de gauche a perdu un de ses tout derniers maîtres à penser. Tandis que moi, mille marmites!, je perdais dans cette histoire une de mes têtes de turc préférée.
Mais comment ça, Noël Godin? Qu’avais-tu donc contre le grand Bourdieu? Ce que j’avais, c’est que je voyais avec étonnement ce très besogneux fort en thème de l’opposition marxiste-modérée, dont la vacuité politico-existentielle avait été dans les années 68 fort crûment vilipendée par les insurgés anars et situs, devenir tout d’un coup le Léon Trotsky de la nouvelle extrême gauche avec les mêmes vieux numéros de sociologue anti-institutionnel dans le coup qui a la réponse progressiste bon teint toute prête pour tout faux problème bien posé d’ordre bureaucratico-humaniste.
Fin janvier, je m’étais d’ailleurs un peu lâché sur le personnage au ciné Nova de la capitale, lors de l’avant-première belge du portrait-fleuve qu’on avait fait de lui dans "La Sociologie est un sport de combat".
Durant le débat public qui avait suivi la projection, j’avais apostrophé le réalisateur du film, mon camerluche Pierre Carles, à peu près en ces termes: "Tu te rappelles, Pierre, ma perplexité pendant le tournage de ton document. Comment était-il donc possible qu’un iconoclaste comme toi, auteur des deux cinglants volets de "Pas vu Pas Pris", rédac-chef de l’impitoyable canard satirique "PLPL", maître d’œuvre d’un pamphlet filmé contre le travail presqu’en cours de tournage, s’intéresse à ce point à une vieille ganache inoffensive pour les pouvoirs en place comme Pierre Bourdieu plutôt qu’à de vrais pamphlétaires transgressifs comme, par exemple, les passionnants Jean Baudrillard ou Michel Onfray?
"Faisant grand cas de ta lucidité critique et de ton esprit tranche-dedans, je me suis dis que tu allais peut-être réussir à me démontrer que je passais complètement à côté de Bourdieu, qu’il était réellement le rebelle attachant, incisif, téméraire, généreux qu’on n’arrêtait pas de me dépeindre dans la vie comme dans ses combats (mais pas dans son œuvre, puisque je trouve tous ses livres mortellement ennuyeux et dépourvus de la moindre étincelle d’originalité)."
"En me tapant ton long film, je ne demandais donc qu’à découvrir l’assommant Bourdieu sous un jour chouette, qu’à me laisser émouvoir par lui, par sa sincérité, par son sens du don, par ses maladresses. Et bien, pour être loupé, c’est loupé ! Mes copines Zoé et Fanchon ci-présentes et moi-même, nous avons été consternés d’un bout à l’autre de la projection par le vide de Bourdieu, par son manque sidérant de charisme, par le conformisme de sa pensée, par la molle tempérance de ses prises de position politique, par sa psycho-rigidité infissurable, par son absence d’humour colossale et, pire, par le mépris qu’il ne cessait d’afficher vis-à-vis non de ses admirateurs (il se laisse très volontiers admirer) mais vis-à-vis de ses jeunes collaborateurs apparaissant dans le film bien plus caustiques et bien plus d’attaque que lui.
"Ce qu’expose très bien ton film, Pierre, c’est que Bourdieu n’est qu’un morne épouvantail."
Je vous raconterai dans une prochaine chronique (à moins que vous ne vous en fichiez comme de votre première bavette, dans ce cas, envoyez-nous de véhéments " ça suffit avec Bourdieu, les fieux ! "), mes rapports mouvementés avec le sociologue.
La fois où, à Millau, lors du procès de José Bové de juin 2000, il a cru que je venais l’encrémer. Et la fois où, invité à faire un exposé à ses côtés à Vienne, lors d’un grandiose colloque anti-Haider, je lui ai fait perdre sa légendaire contenance avec mes gugusseries. Il n’était vraiment pas content du tout, le zouave.
Noel Gaudin, lu sur Planete Internet (decrochage belge)

Tinigrifi, 28.02.2002 à 17:1219876
Vivre cent ans en ayant la tete dans le cul en permanence, ben ca sert pas a grand chose.
De toute facon, la bonne duree de sommeil, c'est 10 minutes de plus :o)

man, 28.02.2002 à 16:4319868
Boudiou ! heureusement que je suis immortel, pasque sinon... 7h par nuit ! mais c'est inhumain ! euh...humain ! ;o)))

J-C, 28.02.2002 à 7:2219818
méfie toi quand même, Claude, il y a des gens qui meurent dans leur lit, et parfois même en dormant !!!

on est tranquille nul part :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 27.02.2002 à 19:1019790
Je dois être dans la bonne moyenne aussi... De toutes façons, les wackies vivent vieux, tous les ornithologues vous le confirmeront.

MR_Claude, 27.02.2002 à 17:1619769
Moi j'en déduis que j'ai plus de risques de mourir un dimanche... c'est pour ça que je fais bien attention à ne pas prendre le moindre risque ce jour là ;o)))

don Lope, 27.02.2002 à 17:1219768
tu nous prete là de biens mauvaises pensées ;o))

J-C, 27.02.2002 à 16:4919759
ah ben vous êtes pas prêt de vous débarrassé de moi, je dors entre 6h30 et 7h par nuit !!!

At'chao !

don Lope, 27.02.2002 à 15:4919732
A ceux qui manquent de sommeil :

Mourir de sommeil
En matière de sommeil aussi, il faut savoir mesure garder. Selon une étude parue dans la revue américaine Archives of General Psychiatry, l'espérance de vie des personnes qui dorment sept heures par nuit est plus grande que celles qui dorment huit heures, durée traditionnellement associée à une bonne hygiène de vie. Quant à l'insomnie, elle ne condamne pas à une existence abrégée.

Les chercheurs de l'université de Californie et de l'American Cancer Society se sont penchés sur les données collectées dans les années 1980 lors d'une étude sur la prévention du cancer. Quelque 1,1 million de personnes avaient alors indiqué, entre autres, leur temps de sommeil moyen par jour et la fréquence de leurs éventuelles insomnies. Un suivi, six années durant, a permis d'établir la mortalité de cette population. Au terme d'une longue analyse des données – il a fallu évaluer l'incidence des antécédent médicaux, des médicaments pris, etc. sur l'espérance de vie –, les auteurs de l'article sont parvenus à de surprenants constats. Le taux de mortalité des personnes dormant huit heures s'avère supérieur de 12 % à celui des personnes dormant sept heures par nuit. Les risques de mortalité augmentent en revanche pour les petits dormeurs, mais à un niveau comparable pour neuf heures et quatre heures et demie de sommeil. Concernant le manque de repos, la revue britannique The Lancet constatait, en 1999, que dormir quatre heures par nuit perturbe le métabolisme et l'assimilation du glucose.

"Les individus qui dorment en moyenne six heures et demie par nuit peuvent être rassurés, c'est un bon temps, a indiqué Daniel Kripke, un psychiatre de l'université de Californie, auteur de l'étude américaine. Du point de vue de la santé, il n'y a pas de raison de dormir plus", a-t-il ajouté. Si l'insomnie n'est pas associée à une mortalité excessive, l'utilisation des somnifères de l'époque va de pair avec une augmentation des risques. Reste que les chercheurs se disent incapables d'établir le lien de cause à effet entre sommeil et espérance de vie. "Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si un réveil anticipé améliorerait votre santé", précise Daniel Kripke. Si les voies du dormeur restent impénétrables, le monde appartient décidément à ceux qui se lèvent tôt.

Claire Ané


Thierry, 27.02.2002 à 11:3119712
L'archetype du jeu con qui sature les reseaux des societes. J'adore ;o)
Dans le genre ultracourt, mais terriblement pertinent, voici une perle:
Johnny Depp dit comment les Américains auraient dû s'y prendre en Afghanistan:
"Il aurait fallu saturer l'Afghanistan de LSD liquide et faire ensuite débarquer les militaires, déguisés en Teletubbies."
Lu dans les dépêches de l'agence Belga.

Ayant teste a peu pres tout ce qui se fait en matiere de substances illicites (dont Vanessa Paradis), il doit savoir de quoi il parle ;o)))

J-C, 27.02.2002 à 7:2719699
voici quelque chose de beaucoup plus ludique !

Infliger une “raclée” à Google, dernier jeu à la mode du Web

Fondu d'Internet et fan de surf, l'Américain Gary Stock a popularisé un jeu qui fait de plus en plus d'adeptes : le Googlewhack. Le principe est simple : il s'agit de mettre à l'épreuve le plus populaire des moteurs de recherche.

Le Monde du 25 février 2002

Comme souvent dans les succès inattendus, l'affaire démarre entre amis. En l'occurrence des développeurs et informaticiens pour qui le surf est un jeu, voire un art. L'objet de leurs attentions s'appelle Google. L'efficacité du moteur de recherche, qui génèrerait à lui seul 40 % du trafic des sites Web, suscite l'émulation. Comment transformer une simple requête en un défi ? Gary Stock, co-fondateur de Nexcerpt, une société basée dans le Michigan qui crée des agents intelligents, reçoit en janvier le courriel d'un ami lui disant en substance : "Je suis devenu accro à la recherche de combinaisons de mots sur Google, pour lesquels il n'existe qu'une faible incidence". Aussitôt, Gary trouve un nom à cette drôle d'addiction. "Googlewhack m'est tout de suite venu à l'esprit. Il a plusieurs significations, et est amusant à prononcer".

En français, l'une des traductions pourrait donner : mettre une raclée à Google… La règle du jeu est simple : soumettre des requêtes combinant deux noms communs, n'ayant pas forcément de rapport entre eux, pour lesquelles le prolixe Google ne trouvera qu'une seule réponse. Sachant que le moteur de recherche a indexé plus de deux milliards de pages, la tâche est beaucoup plus ardue qu'il n'y paraît. L'un des premiers Googlewhack combine ainsi les improbables “unlivable” (invivable) et “sextet”. Au fil des jours, les règles se sont affinées. Comme dans les meilleurs jeux de lettres, les termes doivent figurer dans le dictionnaire (pour les anglophones, la référence est le site Web dictionary.com). Aucune ponctuation n'est admise. Surtout, la manière de calculer les scores a été clairement établie par Gary Stock : "Plusieurs personnes ont voulu transformer le Googlewhack en compétition, ce que je n'apprécie pas.

"Le système de notation est entièrement basé sur le ‘fun', avec un maximum de 3 points : 1 point pour le résultat en lui-même, 1 point supplémentaire si le joueur a appris quelque chose des termes recherchés, et 1 dernier point si le résultat fait rire". Le succès du Googlewhack, qui a démarré par quelques échanges de courriers électroniques, s'appuie aujourd'hui sur un site qui lui est entièrement dédié, où les fans peuvent poster le résultat de leurs recherches. Gary affirme avoir reçu depuis début janvier près de 10 000 contributions, soit directement par courriel, soit par le biais du site et d'une liste de discussion spécifique.

Si les anglophones sont les plus nombreux, des francophones, des hispanophones, ou encore des germanophones tentent eux aussi de soumettre Google. Même les employés du moteur de recherche s'y mettent. "Ce sont eux qui m'ont contacté. Un ingénieur m'a envoyé son Googlewhack, en m'expliquant que ses collègues y jouaient aussi. Ils me soutiennent beaucoup, et ils apprécient cette nouvelle forme de popularité. Je pense qu'ils continueront de l'apprécier tant que la vitesse et la qualité du moteur ne sont pas affectées par trop de Googlewhacking aléatoire !"

Gary Stock n'en est pas à son coup d'essai en matière de recherche sur le Net : c'est lui qui, dès 1998, a posé les bases de l'egosurfing, qui consiste à rechercher son nom sur le Net. Le site qu'il avait créé avec sa femme, egosurf.com, a depuis été revendu. Il faut dire que depuis l'apparition de Google, les internautes narcissiques ont désormais de quoi étancher leur soif…

Le site officiel du Googlewhack

www.googlewhack.com

Le site de Gary Stock

www.unblinking.com

At'chao !

Léon le Wacky, 27.02.2002 à 7:2119698
J'aime bien le style de ce Pierre Barthélémy.

J-C, 27.02.2002 à 7:1519694
j'ai eu peur un moment, j'ai cru qu'on nous l'avais volée !!

LE MONDE | 25.02.02

Ciel de mars

Enfin, Vénus revient ! Après trois mois d'absence, le diamant des crépuscules - ou des aubes, suivant la période - effectue son grand retour dans le ciel du soir. Mais où l'étoile du Berger s'était-elle éclipsée pendant si longtemps ? Les planètes intérieures que sont Mercure et Vénus, c'est-à-dire celles qui se trouvent entre la Terre et le Soleil, disparaissent en deux occasions : les conjonctions supérieure et inférieure.

Dans le premier cas, elles vont se promener de l'autre côté de notre étoile ; dans le second cas, elles s'intercalent entre le Soleil et nous. La plupart du temps, les trois corps ne s'alignent pas parfaitement, et les astronomes savent bien que les transits de Mercure ou de Vénus devant le disque solaire sont très rares. Cependant, la proximité avec le Soleil - du point de vue de l'observateur terrestre, s'entend - est généralement telle que la lumière aveuglante de notre étoile nous empêche de distinguer le point falot qu'émet une petite planète égarée à ses côtés.

Après être passée en conjonction supérieure le 14 janvier, Vénus s'écarte désormais suffisamment de l'astre du jour pour qu'on l'observe dans des conditions acceptables quoique délicates, puisque, comme c'est le cas à chaque retour, elle demeure très proche de l'horizon. Dans un premier temps, l'ob- servation se limitera à la demi- heure suivant le coucher du Soleil. Malgré tout, Vénus va pouvoir participer à la suite de rendez-vous que, tous les mois, la Lune donne avec chacune des planètes.

Elle ouvrira même le bal le 15 mars, rencontrant un croissant sélène ultrafin, notre satellite sortant à peine de sa conjonction inférieure avec le Soleil, phénomène plus connu sous le nom de... nouvelle Lune. Le soir du 18, ce sera au tour de Mars d'aller flirter avec la Lune, suivie par Saturne le 20 et par Jupiter le 22. Ces deux dernières seront même cachées par notre satellite, occultations invisibles en France. Pour Jupiter, il s'agira de la dernière d'une série de neuf occultations. La prochaine série commencera en 2004.

Le 20 mars, l'orbite de la Terre croisera l'équateur céleste. Derrière ce sabir abscons, il faut comprendre que, ce jour-là, pour tout point de notre planète, le jour durera autant que la nuit. Tandis que l'hémisphère Sud entrera dans l'automne, le Nord fêtera l'arrivée du printemps.

Pierre Barthélémy

At'chao !

J-C, 22.02.2002 à 15:1419252
merci crepp :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 22.02.2002 à 15:1219251
Très joli, Crepp, merci! :o)

crepp, 22.02.2002 à 14:4219244
Voici une belle histoire pour calmer vos esprits ;o)

> On raconte qu'un jour, quelque part sur la Terre, se réunirent tous les sentiments et les qualités de l'Homme. Quand l'Ennui se présenta pour la 3ème fois, la Folie proposa de jouer à cache-cache. l'Intérêt se réveilla, et la Curiosité, sans pouvoir se maîtriser demanda : "à cache-cache? mais en quoi cela consiste-t-il? est-ce divertissant?"
"C'est un jeu, répondit la Folie, qui consiste à ce que vous vous cachiez pendant que je compte jusqu'à 1.000.000, et le premier que je découvrirai prendra ma place pour compter à nouveau et continuer le jeu".
L'Enthousiasme se mit à danser, accompagné par l'Euphorie. La Joie commença à sauter et finit par entraîner avec elle le Doute et même l'Apathie qui était pourtant totalement éteinte...
Mais tous ne voulurent pas jouer. La Vérité ne voulut pas se cacher: "pourquoi, si à la fin on finit toujours par La trouver?"
L'Orgueil trouva que le jeu était stupide (mais au fond ce qui le dérangeait était de ne pas l'avoir propsé lui-même), et la Lâcheté ne voulut pas s'y risquer.
"Un, deux, trois,.." commença à compter la Folie
La première à se cacher fut la Paresse, que s'installa derrière la première pierre rencontrée sur le chemin.
La Foi vola vers le Ciel, et l'Envie se cacha dans l'ombre du Triomphe qui avec ses propres forces avait réussi à grimper jusqu'à la cime de l'arbre le plus haut. L'Amabilité ne réussit pratiquement pas à se cacher: chaque endroit qu'elle trouvait lui paraissait être une merveilleuse cachette pour n'importe lequel de ses amis.
Et que peut-on dire d'un lac de cristal? Idéal pour la Beauté.
Les branches d'un arbre? Parfaites pour la Timidité.
Les ailes d'un papillon? Le meilleur pour le luxe.
tant et si bien que l'Amabilité finit par se cacher dans un rayon de soleil.
L'Égoïsme, au contraire, trouva de suite un bon endroit, frais et confortable pour lui tout seul.
Le Mensonge se cacha dans le fond des océans, bien qu'en réalité, il se dissimula derrière l'arc-en-ciel.
La Passion et le Désir se cachèrent au fond des volcans, l'Oubli...je ne me souviens plus... où exactement?
Quand la Folie arriva à 999.999, l'Amour n'avait toujours pas trouvé de cachette car elles étaient toutes déjà prises, jusqu'à ce qu'il voit un bosquet de roses et décide de s'y cacher.
"Un million!" cria la Folie, et elle commença à chercher.
La première à sortir fut la Paresse, qui n'avait pas réussi à se cacher entièrement derrière la pierre.
Puis elle put entendre la Foi, qui était en train de discuter théologie avec Dieu, et sentit vibrer la Passion et le désir depuis le fond des volcans.
Elle découvrit l'Envie par hasard et put ainsi trouver le Triomphe.
L'Égoïsme ne put être localisé, s'étant enfui de sa cachette après sêtre rendu compte que de douzaines d'abeilles y vivaient.
Après tant de marche, la Folie eut soif et découvrit la Beauté en atteignant le lac. Elle eut encore moins de mal à trouver le Doute,qui assis sur une pierre hésitait encore entre plusieurs endroits.
A la fin, elle découvrit tout le monde: le Talent dans l'herbe fraîche, l'Angoisse dans une grotte obscure, le Mensonge derrière l'arc-en-ciel et pour finir l'Oubli, qui avait déjà oublié à quoi on jouait.
Seul l'Amour restait introuvable. La Folie tenta de le chercher derrière chaque arbre, chaque pierre, au sommet des montagnes, et quand elle fut sur le point d'abandonner, elle remarqua le bosquet de roses et commença à en bouger les branches...quand tout à coup on entendit un cri de douleur: les épines avaient blessé les yeux de l'Amour...!
La Folie ne savait que faire pour s'excuser; elle pleura, pria,demanda pardon,et finalement lui promit qu'elle deviendrait son guide.
Dès lors, depuis que pour la première fois on joua à cache-cache sur la Terre, l'Amour est aveugle et la Folie toujours l'accompagne.

J-C, 22.02.2002 à 12:5019230
alors pourquoi provoquer si c'est vrai ?? je trouve que ça enlève du poids aux idées ! souvent, ça démontre que le film n'est pas capable de se défendre lui même, du coup, je n'ai pas vraiment envis d'aller le voir !!

At'chao !

Thierry, 22.02.2002 à 11:4919214
Le film est base sur une histoire vraie (lu dans premiere). L'histoire fut adaptee au theatre sous le titre "le vicaire", qui a servi de base pour le scenario de ce film. Le titre "Amen" serait du a Oliviero Toscani lui-meme. Il n'est plus a une provoc' pres depuis longtemps ;o))
A+

J-C, 22.02.2002 à 11:0919208
ça fait effectivement très froid dans le dos !! je trouve même l'explication économico-démographico-politique encore plus horrible que celle de la haine pure et simple !!

pour l'affiche, il faut reconnaitre qu'elle a un caractère très provoquant. pour moi, ce n'est pas tellement le mélange des croix qui m'a frappé mais l'association entre la croix gammé et le mot amen, comme si il y avait eu bénédiction. l'important étant cependant le message que le film lui même fait passer et qui j'espère n'est pas basé sur des supositions mais sur des faits ! non pas que je veuille m'incrire comme défenseur du Christianisme ou du Catholicisme mais plus parce qu'il n'est jamais bon d'attaquer pour le plaisir ou la provocation et que de nos jours, les extrémismes religieux de tous bords ne demandent qu'a faire surface.

At'chao !

Thierry, 22.02.2002 à 10:3219205
Ben moi j'aime bien cette affiche.
Il manquait un smiley apres le "bon sens" ;o). Les raisons invoquees sont vraiment tirees part les cheveux mais reussissent a menager la chevre et le chou tout en noyant le poisson. On ne pouvait decemment pas interdire cette affiche et il fallait aussi eviter de brusquer les sensibilites des l'AGRIF.

Sur le site du monde diplomatique, il y a une article sur un livre d'historiens allemands revenant sur l'holocauste. Un chapitre est en ligne, via Amazon. L'aspect interessant est le cote tres technocratique et economique, plus qu'administratif, que prend le genocide.
Le concept d'economie demographique fait froid dans le dos: « Avec l'encouragement de l'État aux naissances en même temps que le contrôle étatique de celles-ci, le déplacement et l'extermination des populations, il serait possible de maîtriser de manière continue le nombre et la composition qualitative des habitants. »

Voici le debut du chapitre II:

Dominique Vidal, « Les historiens allemands relisent la Shoah » - Chapitre II

Un nouvel ordre européen

« Face à la Shoah, il y a une obscénité absolue du projet de comprendre. » (1) Cette déclaration de Claude Lanzmann a le mérite de la clarté. Le réalisateur du film Shoah affirme ainsi non seulement l'inintelligibilité du génocide des juifs, mais encore le caractère pornographique de toute tentative de l'éclairer. Quiconque, en effet, réfléchit avec un minimum de recul à que fut le génocide des juifs, à la détermination brutale que sa mise en œuvre nécessita ne peut qu'être saisi de vertige. Toutefois, la dimension philosophique d'un événement - aussi effrayant soit-il - empêche-t-elle d'appréhender rationnellement sa genèse et son déroulement ? Les nouveaux historiens allemands, en tout cas, ne se résignent pas à cette capitulation de l'esprit. Tous leurs travaux s'efforcent d'expliquer le génocide des juifs par les nazis, en le resituant dans l'histoire de l'Allemagne et de l'Europe du XXe siècle. Avec cette piste de réflexion fondamentale : le judéocide s'inscrit dans le remodelage global de l'Europe centrale et orientale, que le IIIe Reich entendait opérer pour y imposer un nouvel ordre organisé au seul service de son hégémonie.

C'est en particulier le sens du livre publié en 1991 par Götz AIy et Susanne Heim, Les Précurseurs de l'extermination. Auschwitz et les plans allemands pour un nouvel ordre européen (2). Ces deux historiens ont parfaitement conscience - ils le disent dès l'introduction - que leurs travaux « contredisent ne vision de l'histoire déjà fortement enracinée : un large consensus, aux raisons diverses, veut que le meurtre du judaïsme européen soit irréductible à toute tentative d'explication historico-rationnelle ». À preuve, ajoutent-ils, l'analyse de Hannah Arendt pour laquelle ce qui est unique, ce n'est pas le nombre des victimes, mais l'absence de toute utilité, de tout intérêt du côté des assassins. Or, poursuivent-ils, « les documents que nous présentons et interprétons dans ce livre montrent que cette thèse ne peut être soutenue. Comme dans les meurtres de masse des malades mentaux allemands et des populations polonaises, yougoslaves et soviétiques ; on peut discerner des objectifs utilitaires dans la destruction des juifs européens. Ce qui ne rend pas ces meurtres moins épouvantables ». Pour Aly et Heim, « lorsqu'on parle d'Auschwitz on évoque aujourd'hui la "haine raciale irrationnelle", la "destruction pour la destruction", les "automatismes" de la bureaucratie allemande, le "retour à la barbarie" et la "rupture avec la civilisation". Ce faisant, le plus souvent, on néglige ou on relativise simplement le fait que les maîtres à penser de la "solution finale" concevaient leur politique d'extermination à l'égard d'autres groupes de population, en particulier les Polonais et les Soviétiques, dans le même mouvement que l'anéantissement du judaïsme européen, comme partie intégrante d'un concept global de "politique démographique négative" » (3).

Industrie, bureaucratie, Parti et armée : tels furent, selon Franz Neumann, auteur du livre, déjà ancien, Behemoth (4), les quatre piliers de la domination nazie. Mais, pour Aly et Heim, « si ces colonnes ont pu porter aussi longtemps le monstrueux palais, bientôt impérial, de l'État allemand, c'est justement parce que l'expertise scientifique les a reliées les unes aux autres et stabilisées en permanence ». C'est la raison pour laquelle les auteurs s'attardent sur le travail de ces économistes et gestionnaires, spécialistes en aménagement du territoire et en emploi de la main-d'œuvre, démographes, statisticiens et agronomes. « Nous tentons, précisent les deux historiens, d'analyser leur influence sur les décisions centrales de 1940 et 1941. Il s'agit là d'une responsabilité concrète, de la participation de ces experts à l'accélération de plans impliquant des millions de meurtres. » (5) La plupart de ces technocrates avaient adhéré de fraîche date au Parti nazi dans l'espoir de favoriser leur carrière et d'avoir prise sur les décisions politiques. Pour eux, « l'Europe de l'Est était une friche » où « ils voulaient imposer des modes de production plus rationnels, normaliser - les produits, introduire la division internationale du travail, modeler les structures sociales de manière nouvelle et claire, maintenir le nombre d'êtres humains "improductifs" à un niveau aussi peu élevé que possible. Finalement, de larges pans de l'Europe devraient s'orienter en fonction des intérêts de l'économie de l'Allemagne et de l'aspiration de cette dernière à l'hégémonie » (6).

Un concept nouveau fondait cette démarche : l'économie démographique. « Avec l'encouragement de l'État aux naissances en même temps que le contrôle étatique de celles-ci, le déplacement et l'extermination des populations, il serait possible de maîtriser de manière continue le nombre et la composition qualitative des habitants. » Ainsi, durant la guerre, au cours de laquelle les ressources alimentaires, les matières premières et le capital devinrent de plus en plus rares, « la population représenta bientôt pour ces planificateurs le seul facteur économique qu'ils purent encore véritablement modifier. Dans leur optique, en 1941, le Reich allemand manquait de un à deux millions d'hommes au travail, alors que l'Europe comptait trente à cinquante millions de "bouches inutiles" [...]. Ainsi le "transfert de population", le "recours à la main-d'œuvre" et l'"évacuation" devinrent-ils les instruments centraux du nouvel ordre allemand » (7). C'est ce qu'affirme le Reichsführer SS Heinrich Himmler : « On ne peut résoudre la question sociale qu'en battant les autres à mort, afin de prendre leurs champs. » (8)
Au cœur du pouvoir, le Plan quadriennal
Après avoir interprété les suites de la « Nuit de cristal » et I'expérience de la « déjudaïsation » de Vienne (voir chapitre « L'Allemagne déjudaïsée ») à la lumière de la « rationalisation » économique nazie, Götz Aly et Susanne Heim reviennent sur le Plan de quatre ans, que dirigeait Hermann Göring. Celui-ci, on le sait, assigna par écrit au chef de l'Office principal de sécurité du Reich (RSHA), Reinhard Heydrich, le 31 juillet 1941, la mission de préparer « une solution globale de la question juive dans la sphère d influence allemande en Europe ». Or, « le concept de "solution finale" avait été discuté auparavant au sein de l'administration du Plan quadriennal de Göring ». Cette dernière constituait, « durant les années 1938 à 1941, un des principaux centres de pouvoir de l'État national-socialiste. Elle prenait part à toutes les décisions sur la politique antisémite, la conduite de la guerre, la politique d'expulsion et d'extermination en Europe de l'Est. Elle se considérait comme une équipe de coordination, comme un centre d'intelligence du pouvoir, qui proposait des plans, donnait des impulsions - la mise en œuvre et la gestion administrative des idées développées là devaient si possible être déléguées à d'autres organismes. Il était également conforme à ce principe de travail que Göring délègue à Heydrich la réalisation du plan monstrueux visant à assassiner la population juive d'Europe » (9).

Fondée en octobre 1936 pour préparer « dans les quatre ans » - selon les mots d'Adolf Hitler - l'Allemagne à la guerre, l'administration du Plan quadriennal avait pour cœur un petit bureau central doté d'à peine cent employés. Observateurs de la vie économique, ces technocrates rédigeaient aussi les décrets fondamentaux pour l'économie de guerre. Bref, « Göring était un des hommes les plus puissants dans l'État national-socialiste et pourtant il dépendait totalement des suggestions et de la politique des "spécialistes" et des "conseillers" ». La fonction du Maréchal consistait à « rendre les inhibitions morales et les frontières normatives et juridiques plus faciles à surmonter, en vue de la réalisation de buts politiques. Ce qu'il fallait faire dans le détail, les priorités à mettre en œuvre, les méthodes à appliquer : de tout cela décidaient ces spécialistes et les secrétaires d'État dans les différents départements regroupés au sein du conseil général du Plan quadriennal ». Ces technocrates se considéraient comme « l'état-major économique le plus élevé, et précisément pas comme un pesant appareil bureaucratique » (10). Pour que l'Allemagne puisse faire face à la guerre, il fallait rationaliser l'économie, s'assurer qu'elle dispose de suffisamment de devises et de travailleurs, maîtriser les rapports entre salaires et prix. Contrôler la composition de la population, à la fois en fonction de la qualification professionnelle et de l'aptitude au travail et veiller à ce que les « poids sociaux » (autrement dit les gens à la charge de la collectivité) ne s'accroissent pas mais, au contraire, diminuent, incombaient également aux experts.

Dans l'administration du Plan quadriennal, soulignent Aly et Heim, « l'idéal d'un travail d'équipe performant se concrétisait dans une très large mesure : l'efficience et la compétence comptaient plus que la hiérarchie et l'ancienneté ». Rien d'étonnant si nombre de ces managers étaient très jeunes. « Avec tout juste trente ans à la fin de la guerre, la plupart réussirent à redémarrer, sans grand effort, une seconde carrière. » (11) Non sans nostalgie d'ailleurs, à l'instar de ce cadre qui, dix ans après la défaite de l'Allemagne national-socialiste, s'enthousiasmait toujours : « Un seul vœu m'anime encore : que les générations qui viennent soient à nouveau confrontées à des tâches du type de celles auxquelles nous avons pu nous dévouer d'un cœur sincère, avec un élan inspiré et grâce à un travail pénible. C'était pour notre cher et désormais si pauvre peuple. » Et les auteurs d'ajouter : « Pour la plupart d'entre eux, ce vœu de travailler à nouveau pour leur "pauvre peuple allemand" fut vite exaucé. » (12) Suit, biographies à l'appui, une liste de technocrates nazis de premier plan reconvertis par la République de Bonn.

[...]

A+


J-C, 22.02.2002 à 10:0019198
1) l'affiche n'est absolument pas belle

2) les raisons du parquet comme les raisons de l'AGRIF sont assez falacieuses

3) c'est normal qu'elle n'ai pas été interdite

4) c'est un non événement

At'chao !

Léon le Wacky, 22.02.2002 à 9:0619186
L'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhomme, une corde au-dessus d'un abîme. (Nietzsche)

L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. (Blaise Pascal)

L'homme se vante d'être sobre quand il ne digère plus; d'être chaste quand son sang est stagnant et son coeur mort; de savoir se taire quand il n'a plus rien à dire et appelle vices les plaisirs qui lui échappent et vertus les infirmités qui lui arrivent. (Alphonse Karr)

Thierry, 22.02.2002 à 8:3319183
Le jugement dans l'affaire de l'affiche (tres belle) du dernier Costa-Gavras a ete rendu.

L'affiche d'AMEN.: suite et fin!
Par Véronique Juneau
Le tribunal de grande instance de Paris a finalement tranché. L'affiche d'AMEN, jugée provocante et diffamatoire par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF) ne sera finalement pas retirée des voies publiques. Le tribunal ayant, sous la recommandation du Parquet, rejeté la demande de censure de l'affiche qui représente une croix catholique prolongée d'une croix gammée.
De fait, l'analyse que fait le président du tribunal de ce symbole réfute totalement l'idée d'un prolongement d'une croix gammée. "L'amalgame entre les deux croix n'est nullement évident, a-t-il dit, la croix gammée étant incomplète." La lecture qu'il en fait renvoie au contraire un message d'ouverture et de pacification. "Une lecture ouverte permet d'y découvrir une volonté de briser la croix nazie, symbole du totalitarisme et de replanter en terre, comme pour la réhumaniser, la croix que continue de porter toute une communauté. Seule une lecture fermée du message (...) peut donner à voir l'amalgame dénoncée entre la chrétienté et le nazisme."

Plein de bon sens.

J-C, 22.02.2002 à 7:5219179
c'est assez minimaliste comme façon de s'exprimer, Joe mais finalement ça veut bien dire ce que ça veut dire : un point c'est tout :-))

At'chao !

Joe, 21.02.2002 à 22:5319157
.

J-C, 21.02.2002 à 16:5519121
LE MONDE | 21.02.02

Un forage au Yucatan pour élucider la disparition des dinosaures

Des chercheurs tentent d'extraire, à 1 500 mètres de profondeur, des échantillons du cratère caché de Chicxulub, au Mexique, formé par l'impact d'un astéroïde géant avec la Terre. Cette collision serait à l'origine de l'extinction des grands reptiles, il y a 65 millions d'années.
Extérieurement, il s'agit d'un forage ordinaire. Pourtant, le carottage, qui a commencé le 12 décembre et doit se terminer le 23 février au Yucatan (Mexique), près de la bourgade côtière de Chicxulub, a pour objectif d'élucider le mystère de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années. Une météorite géante d'un diamètre de 12 à 14 km avait alors percuté la Terre à la vitesse de 25 km par seconde, provoquant la disparition de 80 % des espèces vivantes et des animaux d'un poids supérieur à 25 kg. Parmi les victimes figuraient les reptiles géants, maîtres du monde pendant 200 millions d'années. Cette tragédie, qui marque pour les paléontologues le passage du crétacé (ère secondaire) à l'ère tertiaire, a permis aux mammifères de prendre leur essor sur le globe.

Grâce aux radars embarqués à bord des navettes spatiales ainsi qu'aux relevés gravimétriques et magnétiques du sous-sol, le site d'impact est connu depuis 1991. C'est un cratère en partie sous-marin, recouvert d'une épaisse couche de sédiments et dont le diamètre a été évalué à 200 km ; ce qui en fait le plus grand des cratères d'impact terrestres. Afin d'analyser les effets géophysiques et climatiques d'un tel cataclysme, une équipe internationale de chercheurs a lancé le Chicxulub Scientific Drilling Project (CSDP), un programme qui consiste à réaliser un forage sur 1,5 km de profondeur, à environ 60 km du centre du cratère d'impact.

Financée à hauteur de 1,5 million de dollars (1,71 million d'euros) par l'International Continental Scientific Drilling Program (ICDP), l'opération est supervisée par l'université nationale autonome du Mexique, à laquelle sont associés l'Allemagne, les Etats-Unis, le Canada, la Chine, la Pologne et l'Unesco. Les carottes prélevées - tronçonnées à des longueurs de 6 mètres pour un diamètre de 64 mm - seront expédiées aux laboratoires associés à l'étude.

Prévu initialement pour durer soixante-neuf jours, le programme a été rallongé en raison d'un incident. Après avoir dépassé la couche de sédiments et atteint les brèches (des roches anguleuses spécifiques des impacts violents) vers 1 000 m de profondeur, le tuyau de forage s'est bloqué. Il a fallu le remplacer par un tuyau de diamètre inférieur. "Nous espérons atteindre 1 500 mètres avant la fin du programme, indique David Kring, professeur de sciences planétaires à l'université de l'Arizona. Nous sommes très satisfaits des échantillons déjà prélevés."

ÉMISSION DE GAZ

Ce programme international permettra aux scientifiques d'affiner le scénario de la catastrophe. A partir des études paléontologiques et minéralogiques réalisées jusqu'à présent, ils supposent que l'impact de la météorite - une chondrite formée de carbone, de soufre et d'eau - a projeté dans l'atmosphère une énorme quantité de débris et de poussières. Le réchauffement qui s'en est suivi s'est traduit par un effet de "gril" qui a duré plusieurs mois, et qui a provoqué d'immenses incendies de forêts et causé la disparition de la moitié de la biomasse végétale et des animaux qui s'en nourrissaient.

Le second effet, qui a duré quelques années, a plutôt refroidi l'atmosphère. Le choc a provoqué l'émission d'énormes quantités de gaz. Les compositions chimiques respectives de la météorite et du sol terrestre ont engendré du CO2 et des sulfates (SO2, SO3, H2S). Ces derniers ont été peu à peu éliminés en se recombinant avec la vapeur atmosphérique et ont donné des pluies acides. Seul, le CO2 est resté en suspension dans l'atmosphère et a provoqué un réchauffement global pendant plusieurs milliers d'années. "Tout cela s'est traduit par un bouleversement du régime des vents, des changements dans la circulation des océans et une perturbation globale de l'écosystème terrestre", précise Eric Robin, physicien au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Gif-sur-Yvette (Essonne).

Grâce aux prélèvements, les chercheurs espèrent aussi "reconstruire la nature de la cible et définir les quantités de gaz à effet de serre (CO2 et SO2) qu'elle a pu générer", explique Pierre Agrinier, géochimiste à l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Si la cible, c'est-à-dire la zone d'impact sur la Terre, est formée de granit, il n'y a pas d'émission de CO2 ou de SO2. Au contraire, si elle est constituée de calcaire ou de sulfates de calcium, l'impact se traduit par l'émission de CO2 ou d'énormes quantités de SO2. Transmises aux spécialistes de la simulation climatique, les nouvelles données devraient permettre d'observer les répercussions de l'injection de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Ces travaux nourriront le débat amorcé en 1980. Deux physiciens de l'université de Berkeley - Luis Alvarez, Prix Nobel de physique, et son fils Walter - avaient alors formulé pour la première fois l'hypothèse que cette extinction massive pouvait avoir une origine extraterrestre. Ils avaient en effet découvert une quantité anormale d'iridium - un métal très rare sur Terre - dans la couche d'argile formant la frontière du crétacé et du tertiaire.

Contestée, cette hypothèse avait suscité une intense polémique scientifique. Certains chercheurs défendaient plutôt l'idée d'une origine volcanique de la catastrophe. A la même époque, en effet, d'énormes écoulements de lave (les trapps) s'étaient produits dans la province du Deccan, en Inde. Actuellement, "ce débat est éteint, car il est clair qu'il y a eu un impact. Plus de 150 sites dans le monde en témoignent, estime Eric Robin. Les trapps ont certes bien existé. Mais ce n'est pas un volcanisme éruptif. Les coulées de lave ont commencé au moins 500 000 ans avant l'impact, sans que l'on constate de disparition catastrophique d'espèces", ajoute le scientifique. Gageons cependant que les tenants de l'hypothèse volcanique n'ont pas encore complètement désarmé.

Christiane Galus

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Un précédent il y a 250 millions d'années

Selon une équipe de chercheurs américains de l'université de Washington, une très importante extinction massive d'espèces aurait aussi été provoquée, il y a 250 millions d'années, par un impact météoritique. Ces scientifiques ont en effet trouvé dans la couche de sédiments marquant la fin du permien et le début du trias des molécules-cages (les fullerènes) contenant une proportion d'isotopes de l'hélium et d'argon caractéristique des météorites. Selon eux, la comète ou l'astéroïde qui aurait frappé la Terre aurait un diamètre compris entre 6 et 12 km. Cette hypothèse, présentée dans la revue Science du 23 février 2001, est contestée par d'autres chercheurs, qui voient mal comment les fullerènes auraient pu rester intacts aussi longtemps. Pour d'autres encore, cette extinction a été causée par d'immenses coulées de lave - les trapps - qui se sont répandues sur la Sibérie il y a 248 millions d'années.

At'chao !

Thierry, 21.02.2002 à 7:3819079
L'article s'appelle "les autoroutes de l'irritation" ;o)

L'étude a été commandée par Abbey National, une société de banque et de prêts hypothécaires. La firme voulait célébrer dignement la relance de son site Web. Et a donc commandé un sondage pour savoir ce qui énervait le plus les internautes.
La réponse des Britanniques sondés est unanime: 87% des utilisateurs du Web estime que le plus énervant, c'est la lenteur de certains sites. Deuxième cause d'énervement, pour 83% des sondés: les boutons d'aide qui n'aident pas (ça vous rappelle quelque chose?)

Le top 10
1: Les sites qui prennent des éternités à charger
2: Les boutons "Aide" qui n'aident pas
3: Les demandes d'informations personnelles avant tout accès au site
4: Les résultats de recherche qui n'ont aucun rapport avec l'objet de ladite recherche
5: Le contenu organisé de façon bordélique
6: L'absence de tout engin de recherche interne
7: L'obligation de descendre loin dans la page ou de devoir écumer beaucoup de pages pour trouver l'info recherchée
8: Les publicités
9: Les pop ups
10: Le design foireux

A quoi on pourrait ajouter: les fautes d'orthographe, les liens défectueux, les informations qui ne sont pas à jour et, nouveauté depuis quelques semaines: les sites qui donnent encore les prix en francs belges et pas en euros (et, réciproquement, selon les internautes, ceux qui donnent les prix uniquement en euros et pas en francs belges).

Testimonials
L'étude donne également quelques témoignages. Dont celui de cette jeune femme de 27 ans, qui explique que, quand elle doit attendre des heures pour arriver finalement sur une page qui dit "En travaux", il lui arrive d'envoyer des courriers électroniques plutôt orduriers à l'adresse renseignée sur la page "Comment nous contacter".
Un homme de 43 ans, lui, constatant que la télé qu'il avait commandée sur un site n'arrivait pas, en a profité pour commander pour un million de livres sterling (!) de produits divers avec un numéro de carte de crédit bidon.
Un autre utilisateur, enfin, nous apprend que, quand il s'énerve sur le web, il frappe sa souris pour se détendre. Il en est déjà à sa troisième.

Détendez-vous
Le site d'Abbey National, conscient du fait que, malgré tous ses efforts, il risque parfois de provoquer l'énervement de certains de ses utlisateurs, propose quelques trucs pour les aider à rester calmes:
- Faites une pause-surf toutes les demi-heures
- Faites abstraction du reste du monde et créez votre univers de paix, de simplicité et de calme (oui, bon, c'est vite dit)
- Identifiez ce que vous ne pouvez pas changer
- Si tout va de travers, coupez votre ordi et allez faire un tour. Ne revenez que quand vous vous sentirez capable d'affronter la machine.

Excellent conseil. Je m'en vais le suivre de ce pas

Léon le Wacky, 20.02.2002 à 11:0819018
Je n'en attendais pas moins de toi, très cher J-C!

Thierry, 20.02.2002 à 11:0819017
On peut chanter du Corryne Charby dans les Karaoke ?

J-C, 20.02.2002 à 9:4919008
ben non, ça n'explose toujours pas et ce n'est pas faute d'avoir essayé !! c'est qu'il est costaud le bougre !! mais mon cher Léon, sois assuré que je ne relacherais pas mes efforts jusqu'à ce que les efforts me lachent !!

At'chao !

Léon le Wacky, 20.02.2002 à 9:0219003
Pourraient-ils en profiter pour interdire aussi "Becassaïne, it's my cousaïne?"

Thierry, 20.02.2002 à 7:4219002
Rome ne s'est pas faite en un jour, tres cher leon.
Et une petite histoire pour demontrer que la musique n'adoucit pas les moeurs et que Claude Francois continue de causer des emeutes ;o)

Jofre Valente et Albert Javier, 24 et 26 ans, ont eu une très mauvaise idée, dans ce bar à karaoké philippin : applaudir de manière quelque peu sarcastique l'interprétation de "My Way" (le "Comme d'habitude" de Claude François adapté par Frank Sinatra) par Jose Manuel, qui chantait très faux.
Jose Manuel, pas content du tout, était d'humeur bagarreuse et Valente et Javier s'éclipsent sans traîner. Mais l'offensé les retrouve et leur tire dessus. Valente est mort et Javier grièvement blessé.
Petit détail en passant, Jose Manuel, 21 ans, est étudiant en criminologie.
Mais ce n'est pas la première fois qu'une interprétation désastreuse de "My Way" finit dans de funestes circonstances. En novembre, une personne avait été tuée et une autre blessée dans des circonstances similaires.
Depuis, les propriétaires de bars à karaoké ont décidé de bannir "My Way".
A+

Léon le Wacky, 19.02.2002 à 21:4818987
Oui, mais vous n'avez toujours pas fait exploser le compteur! Un peu faible, tout ça! :o)

J-C, 19.02.2002 à 15:4518965
voilà, on fini par dire la même chose, thierry :-))

At'chao !

Thierry, 19.02.2002 à 15:2618961
Parfois, il n'est pas utile de recourir aux raisonnements par l'absurde pour arriver a de telles absurdites. Un grand groupe cigarettier, Philip Morris, me semble-t-il, avait commande un rapport qui devait demontrer que le tabac ne representait pas une telle charge pour les gouvernements. Ce rapport devait servir a favoriser la penetration du marche des pays de l'Est. Le rapport fut redige et demontrait par A+B que le tabac est meme profitable pour le gouvernement.
Les couts engendres par le secteur de la sante seraient largement couverts par les economies realisees dans le secteur des pensions, selon ce rapport (ainsi que de nomnbreux autres elements). J'ignore si ils ont ete jusqu'a fournir des projections chiffrees, mais ce ne serait qu'a moitie etonnant. Ils ont presente leur conclusion et se sont legerement etonne du tolle que cela a souleve. Ils se sont confondus en excuses et le rapport a fini aux oubliettes. A force de raisonner en bilans consolides, on finit par perdre le sens des valeurs.
Ce n'est pas si different que les exemples relatifs a l'effet benefique des prisons sur le taux de chomage. Sur papier, ca marche. Manque de bol, il y a encore le facteur humain a prendre ne compte.
A+

J-C, 19.02.2002 à 15:1218959
ça mène à dire !! et non pas ça même à dire !!! il est temps que je m'arrête.

At'chao !

J-C, 19.02.2002 à 15:0518957
mouais ! il faut se méfier des raisonnements par l'absurde, ça même à dire des ... absurdités !!

At'chao !

Thierry, 19.02.2002 à 14:1118952
Sans deconner, Michael Moore (dont les convictions sociales ne sont plus a faire, je m'etonne d'ailleurs qu'on ne le voie pas a Porto Allegre) avait realise cette demonstration par l'absurde. En prenant en compte le severite accrue des tribunaux, il est arrive a la conclusion que si la tendance se maintient, toute la population des USA sera emprisonnee ou travaillera pour une prison vers 2300.
Il se basait sur le cas d'une petite ville qui a conu ne poussee demographique de 30% en 1 an pour cause d'ouverture d'une prison sur son territoire. Et la commune avait serieusement travaille pour que sa commune soit retenue. Une prison, c'est vraiment considere comme une aubaine ! Malheureusement.
A+

MR_Claude, 19.02.2002 à 13:1818946
Reste plus qu'a inventer le delit de chomage, les mecs... et c'est bon! (non mais qu'est-ce qu'ils arriveraient a nous faire dire des fois, j'vous jure... ;o))) )

Thierry, 19.02.2002 à 13:1418945
il faut des gens pour construire les prisons, mais aussi des gardiens, des blanchisseurs (et les tailleurs pour tailler les uniformes des gardiens ET des prisonniers), des cuisiniers (et les victuailles en sus a produire)... une prison est un moyen formidable pour redynamiser une commune.
D'autant plus que les prisonniers sont repris dans les statistiques de population locale, ce qui rapporte une augmentation de la dotation aux communes ayant une prison sur leur territoire.
Dans la grande serie "on a les references que l'on peut" ;o)), il y a meme un episode des Simpsons ou Skinner loue des placards de l'ecole a la prison pour y mettre des prevenus.
A+

J-C, 19.02.2002 à 13:0518944
et voilà, on tente d'élever le niveau et on vous menace d'envoyer la moitié des gens en prison !! il faut aussi prendre en considération le fait qu'il faudrait les construire les prisons pour acceuillir tout ce monde !! ça aussi ça ferait des emplois !

At'chao !

Thierry, 19.02.2002 à 11:5318931
J-C, tu ne pourrais pas faire plus court ? Ils sont tellement ennuyeux, tes articles. Ca, au moins, c'est court et beaucoupl plus interessant que les considerations sur l'Ebitda ;o)))

Werner Mueller, ministre allemand de l'Economie.
"Notre taux de chômage diminuerait de 1.5% si nous avions autant de personnes en prison qu'aux Etats-Unis."
Lu dans les dépêches de l'agence Reuters

Au moins, ils ont un plan pour l'emploi, maintenant ;o)

J-C, 19.02.2002 à 10:5018925
décidement, vous allez devenir des pros de la finance !!

Le point de vue de
PAUL DURAND
(Les Echos du 19/02/2002)

L'Ebitda, progrès ou régression ?

L'Ebitda, ce nouvel indicateur de performance, a fait une percée remarquable et est devenu un point de commentaire obligé dans toute assemblée générale ou réunion d'analystes. Il devient même à l'intérieur des entreprises un critère de mesure des performances des responsables des « business units ». Alors, devons-nous nous en réjouir en raison du progrès fait dans l'analyse de la performance ou devons-nous nous en inquiéter si cette approche est mal comprise ?

Tout d'abord, un rappel historique s'impose. En France, depuis des décennies, nous nous sommes familiarisés avec l'analyse du compte de résultats, par nature comptable, et nous sommes les champions de l'analyse par soldes intermédiaires de gestion. C'est ainsi que nous calculons la valeur ajoutée (comme solde entre ce que les clients nous donnent diminué de ce que les fournisseurs nous prennent, pour faire simple), puis nous calculons l'excédent brut d'exploitation (EBE) en retranchant de la valeur ajoutée les frais de personnel ainsi que les impôts et taxes (hors IS) puis nous arrivons à un autre solde intermédiaire, le résultat d'exploitation (REX) en retranchant de l'EBE les amortissements et provisions. En parallèle, les Anglo-Saxons avaient adopté une analyse par destination pour arriver au résultat d'exploitation qu'ils appellent le « résultat opérationnel » (« operating profit »). Il y a juste une différence entre le résultat d'exploitation et l'« operating profit » (différence que l'on retrouve entre l'EBE et l'Ebitda (« earning before interests, taxes, depreciation and amortization »), c'est l'incorporation, côté anglo-saxon, de l'intéressement et de la participation dans la masse salariale qu'ils nomment de manière explicite « compensations and benefits ». Pour passer du chiffre d'affaires au résultat opérationnel, les Anglo-Saxons n'isolent que trois postes : les coûts des marchandises ou services vendus (« costs of goods sold », COGS), les charges de recherche et développement (R&D) et enfin les fameux SG&A (« selling, general and administration expenses ») qui représentent les « frais généraux ». Un seul solde intermédiaire de gestion apparaît : la marge brute (« gross margin ») comme différence entre CA et COGS. En apparence, chacun utilisait son approche du résultat d'exploitation/operating margin et chacun savait en tirer le meilleur avantage tant pour gérer l'entreprise que pour communiquer en externe. Cet historique ne serait pas complet sans mentionner qu'en parallèle à l'analyse du compte de résultats, les Anglo-Saxons ont développé très tôt une « culture cash » et qu'ils appréciaient leurs performances non seulement en considérant leurs résultats mais aussi - et surtout - leurs résultats rapprochés des capitaux employés. Cette précision est capitale pour bien comprendre la suite.

Toujours à la recherche d'une meilleure lecture de leurs performances, les Anglo-Saxons ont découvert - depuis peu - les vertus d'un solde intermédiaire de gestion dans une analyse par nature comptable, et c'est ainsi qu'ils ont défini l'Ebitda et qu'ils l'ont imposé comme « must » d'analyse et de communication financière. Mais attention, en faisant un pas vers « notre analyse par nature comptable », ils n'ont pas renié les deux piliers de leur analyse de performance : l'analyse du résultat par destination (COGS, R&D et SG&A), ni, surtout, l'analyse des résultats comparés aux capitaux employés.

Alors, régression ou progrès ? Côté anglo-saxon, pas de problème, l'Ebitda est un véritable progrès car il complète l'analyse du résultat opérationnel par destination et son rapprochement avec les capitaux employés par une analyse par nature comptable en introduisant la notion, bien connue en France, d'EBE. L'EBE ou Ebitda mesure une performance opérationnelle, une fois adopté un niveau d'intégration et une fois réalisés les investissements nécessaires. L'EBE ou Ebitda mesure une performance opérationnelle, une fois les décisions stratégiques (évoquées ci-dessus) prises.

Mais côté français ? L'Ebitda, seul, n'apporte rien et même une focalisation à l'extrême sur la performance en Ebitda peut être dangereuse. Je vais essayer d'illustrer ce danger. Confiez-moi la gestion d'une « business unit » et donnez-moi un bonus en fonction de mon progrès en Ebitda par rapport au chiffre d'affaires et vous allez vite comprendre la faille. Mon plan aura deux volets : un volet à court terme et un volet à moyen terme. Pour le volet à court terme, sous 18 mois, j'aurai gagné entre 1 et 2 points d'Ebitda par rapport au CA en renégociant les « termes et conditions » avec les clients et les fournisseurs. En payant plus rapidement les uns et en faisant payer plus tardivement les autres, j'aurai obtenu ce progrès en Ebitda sur le dos du BFR (besoin en fonds de roulement). Allons maintenant plus loin et regardons bien de quoi est fait l'Ebitda. C'est le CA moins les achats moins les frais de personnel, pour simplifier. Comment « troquer » des achats contre de l'amortissement (pris en compte dans l'Ebit mais pas dans l'Ebitda) pour augmenter l'Ebitda ? En augmentant mon niveau d'intégration. Comment « troquer » des frais de personnel contre de l'amortissement et ainsi faire augmenter l'Ebitda ? En investissant en « automatisation ». Ces deux mouvements stratégiques peuvent être justifiés. Alors, bravo ! Mais s'ils ne l'étaient pas, en me mettant la pression sur l'amélioration de l'Ebitda, vous allez me pousser à faire ces deux mouvements stratégiques au nom de l'Ebitda mais au détriment, peut-être, de la rentabilité sur capitaux investis mais aussi, et sûrement, au détriment de la flexibilité. Tous ces écueils auraient pu être évités si j'avais été encadré, en parallèle, par une performance en termes de rotation des capitaux employés. Par conséquent, l'Ebitda est une vraie régression, côté français, si cette mesure de performance n'est pas encadrée par une mesure de performance au niveau des capitaux employés.

Pourquoi l'Ebitda fait-il rêver ? L'Ebitda est proche d'une notion de cash-flow opérationnel (avant IS, toutefois). Si l'on calcule le ratio (Ebitda après IS) / capitaux employés bruts, on a amélioré le célèbre RoCE (résultat opérationnel après IS divisé par les capitaux employés nets) car on s'est approché d'une notion de cash-flow, dont on sait que c'est l'approche adoptée par tous ceux qui évaluent une entreprise. Plusieurs améliorations peuvent être apportées à ce ratio (Ebitda après IS) / CE bruts. La plus connue est l'approche CFROI(TM) (marque déposée par Holt Value Associates). Définissons-la en deux mots. Les financiers auront reconnu dans le ratio (Ebitda après IS) / CE bruts le taux d'une rente dont le retour annuel serait (Ebitda après IS) et ayant comme valeur les CE bruts. Comme la notion de « perpétuité », contenue dans la notion de rente, n'existe pas dans les affaires, tronquons cette rente et réduisons-la à la durée de vie économique de l'entreprise en prévoyant la restitution, à la fin de cette durée de vie, de la partie non amortie des capitaux employés (essentiellement les besoins en fonds de roulement, les terrains et les actifs financiers). Le taux de rentabilité interne de cette « rente tronquée » est la définition précise du CFROI(TM), le ratio mesurant le niveau de performance en matière de création de valeur utilisé par les deux tiers des analystes et gérants de portefeuille anglo-saxons. Ainsi, si le choix de l'Ebitda est, pour vous, un pas vers l'utilisation ultérieure du CFROI(TM), alors, oui, l'Ebitda aura été un vrai progrès en ce qui vous concerne...

At'chao !

Thierry, 19.02.2002 à 7:5918902
Manquerait plus que ca, qu'il appelle a la guerre sainte. Il se contente de condamner la contraception, c'est deja pas mal.
Mais, pour relancer l'audimat, un petit moine-academy, ca pourrait etre pas mal ;o)

J-C, 19.02.2002 à 7:4818900
mon dieu (si je puis m'exprimer ainsi!), qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour regagner de l'audimat !! c'est vrai que la concurrence est rude de nos jours. ceci dit, il faut tout de même reconnaitre que lui il n'appelle pas encore à la guerre sainte. rendons à Jean ce qui appartient à Paul !!

At'chao !

Léon le Wacky, 19.02.2002 à 7:4018897
Plus rien ne m'étonne de la part de ce bon J-P (qui vaut bien le J-P de Star Academy, dans un style un peu différent, il est vrai!).

Thierry, 19.02.2002 à 7:3418895
Vu comme ca, je m'incline. Mais je me placais du point de vue de l'actionnaire (que je ne suis pas )o;). Lui n'y a vu que du feu... euh, des pepetes.
Pour changer de sujet, j'aurais lu ca le 1er avril, j'aurais cru a un poisson. Mais il smblerait qu'il y ait un fond de verite:
Le pape Jean Paul II a procédé à trois reprises à des séances d'exorcisme pendant son pontificat. La dernière pas plus loin qu'en septembre 2001, raconte le plus célèbre exorciste italien, le père Gabriele Amorth.
"Le plus connu est celui réalisé en 1982, au Vatican. On voyait cette jeune fille qui se roulait par terre; une chose que ceux du Vatican n'avaient jamais vue. Et la dernière fois, c'était en septembre dernier, quand il a exorcisé une jeune fille que j'ai continué à exorciser par la suite moi aussi", a-t-il déclaré au quotidien La Stampa.
"Le pape a procédé à ces exorcismes parce qu'il a voulu donner un grand exemple". Jean Paul II a affirmé dimanche (le 17 février) que le démon était toujours à l'oeuvre avec ses "actions fourbes" et a appelé à "rester vigilant face aux tentations", en citant l'évangile selon Saint Mathieu au cours de l'angélus.
"L'Eglise offre les instruments, la prière, les sacrements, la pénitence, l'écoute attentive de la parole de Dieu, la vigilance et le jeûne (...) pour vaincre la séduction de Satan", a souligné le pape.

Lu sur planet-internet
C'est vrai, je l'ai lu sur internet ;o))
A+

J-C, 19.02.2002 à 7:2518891
si si, le boycott à été très efficace, il a fini de persuader Danone d'aller s'installer ailleurs qu'en France !

At'chao !

Thierry, 19.02.2002 à 7:2218888
comme quoi, le boycott n'aura pas ete tres efficace ;o)))

J-C, 19.02.2002 à 7:1818885
intello certes mais pas BéDéllo ! et puis quelque part, ce doit être pour me rassurer :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 18.02.2002 à 21:5618876
J-C, y en a peut-être qui mettent de la BD dans la partie patate, mais toi, tu mets des trucs intellos! C'est pire! :o)))

J-C, 18.02.2002 à 16:2018850
je pense que cela vous manquait !!

Danone : ce qu'en pensent les analystes

Alors que le marché redécouvrent les charmes des valeurs défensives dans un contexte boursier délicat depuis de longs mois maintenant, les investisseurs semblent faire la fine bouche devant le dossier Danone. Ainsi, des 32 brokers référencés par Multexinvestor qui suivent le dossier, seul 1/3 d'entre eux sont positionnés clairement à l'achat. C'est ainsi le cas du Crédit Lyonnais, de JP Morgan ou encore de Lehman Brothers. La grande majorité des analystes se retrouvent en fait sur une position attentiste vis à vis de l'ex-BSN, la moitié des cabinets qui suivent la valeur avouant en effet une position à neutre. Parmi eux, on note ABN Amro, récemment récompensé pour la qualité de sa recherche, BNP Paribas, CSFB, ING Ferri, Morgan Stanley, Oddo, SG ou encore Wargny.

Les comptes de la société seront connus ce soir, après la clôture de la place de Paris. Les analystes attendent un Ebitda (excédent brut d'exploitation) de plus de 2,3 Milliards d'Euros, pour un résultat net de 726 Millions d'Euros. Le bénéfice par action est ainsi attendu à concurrence de 5,7 euros.

L'avis de Boursier.com

A 23 fois les bénéfices attendus, le titre paraît être à son prix, aussi les intermédiaires ne se prononcent-ils que modérément sur l'action. Reste toutefois que la marge de manœuvre de la progression des bénéfices reste importante cette année, avec une valorisation qui revient sous les 18 fois les données de l'an prochain. Nous sommes à conserver dans l'attente des chiffres sur 2001

At'chao !

Thierry, 18.02.2002 à 14:1018845
Hubert Reeves... l'un des personnages les plus respectables que je connaisse. J'ai eu l'occasion d'assister a l'une de ses conferences a l'ULB. C'est absolument fascinant de voir ce 'nain de jardin' (Albert Jacquart a aussi un cote 'nain de jardin'... bizarre, bizarre ;o))) rendre accessibles des concepts qui passent loin au dessus de la tete de la vaste majorite des gens. Sans compter sa capacite d'emerveillement permanente. Un tres grand homme.

J-C, 18.02.2002 à 13:4118843
LE MONDE | 16.02.02

Hubert Reeves, le conteur de l'histoire de l'Univers

Célèbre pour son travail de vulgarisation, l'astrophysicien québécois a inspiré le spectacle "Poussières d'étoiles", qui débute à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, à Paris "Jamais je n'avais prévu qu'un jour je deviendrais médiatique" déclare l'astrophysicien.
AVEC son éternel visage de druide vénérable, on en oublierait presque qu'un jour Hubert Reeves fut un enfant. Un petit garçon auquel ses parents faisaient partager leur curiosité et leur émerveillement pour la nature.

La nuit tombée, la famille sortait de sa maison près du lac, au Québec, pour admirer les étoiles et dessiner par l'esprit les figures des constellations. "Ce que vous valorisez en disant "ça c'est intéressant", vos enfants le trouvent précieux, résume-t-il aujourd'hui. Mes parents aimaient ce qui touchait aux sciences naturelles et l'idée que je ferais des sciences m'est donc venue très tôt."

Friand de mathématiques, le jeune Reeves opte pour la physique, qu'il étudie à Montréal d'abord puis aux Etats-Unis, à la prestigieuse Cornell University (Etat de New York) où, se souvient-il, "se trouvaient les fondateurs de l'astrophysique nucléaire.S'est opérée la magie des grandes universités américaines, où vous vous sentez capables de faire de grandes choses. Y régnait une créativité contagieuse qui donnait des ailes."

Contaminé, Hubert Reeves plonge dans le feu stellaire et dans le passé de l'Univers. A la fin des années 1950, le jeune chercheur canadien se passionne pour la naissance, la vie et la mort des étoiles et la manière dont ces boules de gaz en fusion thermonucléaire fabriquent les éléments chimiques dont nous sommes tous constitués mais qui n'existaient pas encore après le Big Bang originel. Suit un détour comme conseiller scientifique à la NASA de 1960 à 1964, années au cours desquelles Hubert Reeves forme des professeurs pour les départements de sciences spatiales qui se créent alors à tour de bras au sein des universités américaines dans le cadre de l'essor de la conquête de l'espace. En 1965, après avoir enseigné pendant un an la physique nucléaire à l'Université libre de Bruxelles, il est invité à prodiguer son savoir en France. Venu pour un an, il ne repartira pas.

Directeur de recherches au CNRS et conseiller scientifique au Commissariat à l'énergie atomique, Hubert Reeves suit une carrière bien balisée. "Jamais je n'avais prévu qu'un jour je deviendrais médiatique, sourit-il comme s'il en était encore surpris.C'est arrivé parce que, en vacances ou ailleurs, je parlais d'astronomie à des amis, ce qui suscitait chez eux un intérêt énorme." Un phénomène amplifié par un sens du mot juste et un talent de conteur hérité d'une grand-mère qui lui narrait à la veillée des histoires sans fin.

"Un jour, quelqu'un m'a demandé : "Pourquoi n'écris-tu pas un livre ?" Cela a été Patience dans l'azur, que j'ai présenté à une trentaine de maisons d'édition. Elles m'ont toutes répondu que l'astronomie n'intéressait pas les gens. J'ai rangé mon manuscrit jusqu'au jour où mon ami le physicien Jean-Marc Lévy-Leblond m'a annoncé qu'il allait lancer la collection "Science ouverte"au Seuil. J'ai ressorti Patience dans l'azur. On m'a dit que j'aurais de la chance s'il s'en vendait trois mille. Aujourd'hui, on a dépassé le million d'exemplaires et il est traduit en plus de trente langues..."

En 1981, Hubert Reeves commence une seconde carrière à laquelle il n'était pas préparé : relayeur de savoir, médiateur entre une science dure et un public avide de comprendre d'où il vient, quels sont les rapports généalogiques entre les étoiles et lui. La célébrité tombe sur lui comme une pierre dès que s'enclenche le cycle télévision-conférences-livre... "J'ai parfois l'impression que le présentateur de mes conférences parle d'un autre que moi. La célébrité, c'est déstabilisant, enivrant et un peu dangereux : on risque d'avoir la grosse tête. Heureusement, ma femme et mes amis me surveillent."

MENER A BIEN SES PROJETS

Chaque jour, au courrier, arrive au moins une demande d'exposé mais, même infatigable, Hubert Reeves s'est imposé des quotas - une conférence par semaine en France, une par mois à l'étranger - afin de mener à bien ses autres projets. Le 16 février, commençait à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette, à Paris, un opéra cosmique, "Poussières d'étoiles", inspiré de son livre du même nom (Le Monde du 14 février). Même si la loi française l'a poussé vers la retraite, l'astrophysicien n'en poursuit pas moins ses travaux de recherche chez lui, grâce à Internet, et, une fois par an, donne un mois de cours à l'université de Montréal, le Canada n'imposant pas de limite d'âge aux scientifiques.

En 2002, Hubert Reeves aura 70 ans. Lui qui a toujours aimé se promener dans les cimetières a consacré quelques pages à la mort dans L'espace prend la forme de mon regard, paru en 1999 (éd. du Seuil), qui regroupe une série d'aphorismes nés au cours de promenades à la campagne et enregistrés sur un dictaphone. Le livre est illustré de photographies de Jacques Véry. L'une d'elles, très émouvante, montre un vieil homme marchant voûté sur un étroit chemin dallé traversant un jardin. Il est en bas à droite de l'image, sur le point de sortir du cadre, de quitter en quelque sorte l'Univers.

Cependant, pour l'astrophysicien qu'est Hubert Reeves, on ne quitte jamais vraiment l'Univers. Les atomes qui nous composent sont nés pendant la mort de multiples et anciens soleils. Existant depuis plusieurs milliards d'années, ces condamnés à perpétuité seront toujours là lorsque notre planète aura disparu. A une échelle plus réduite, il en va de même pour la vie, écrit Hubert Reeves : "Le pouce gauche sur le poignet droit, je sens battre mon cœur. Un long moment je reste à l'écoute de ce rythme fidèle et impérieux qui m'accompagne depuis ma naissance et constitue la trame de mon existence. A travers la séquence ininterrompue des parents et des grands-parents qui me l'ont légué, ce battement sous mon pouce me relie directement au passé lointain de la vie terrestre et m'insère dans une histoire qui dure depuis des centaines de millions d'années. Je m'inscris dans ce moment précis de l'histoire du monde. Pendant quelques décennies, je tiens le flambeau de la conscience que m'assure ce battement de cœur. Comme tant d'autres auparavant, il s'éteindra tandis que d'autres s'allumeront."

Pierre Barthélémy

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Engagement écologique


En février 2001, Hubert Reeves est devenu président de la Ligue pour la préservation de la faune sauvage, prenant la succession de Théodore Monod, décédé en novembre 2000. Il prépare également un livre sur la détérioration de la planète. L'astrophysicien se dit inquiet de l'état du monde dans lequel vivront ses petits-enfants en 2050 : "L'astronomie nous apprend qu'il a fallu 15 milliards d'années pour fabriquer le cerveau humain. C'est un paradoxe de voir que cet être humain menace à très court terme la poursuite de l'évolution, la biodiversité. Nous sommes en train de faire régresser la vie et de rendre la planète inhabitable. En nous montrant le long chemin parcouru pour mener à la Terre telle que nous la connaissons, l'astronomie donne une portée plus vaste aux problèmes actuels. Cela amplifie l'idée de gâchis." Au sein de l'association qu'il préside, Hubert Reeves veut internationaliser la lutte pour la protection de l'environnement et rêve de faire accepter un droit d'ingérence écologique.

At'chao !

J-C, 18.02.2002 à 13:2118842
houlalala ! si vous le prennez comme ça et si vous continuez à mettre de la BD dans la partie ratatouille, on va finir par se demander pourquoi le demi-webmestre se casse le cul à faire les choses biens !! pour peu que certain se mettent à poster des truc dragons dans la partie BD, il n'y a qu'un poste !!

mettre la foire d'accord mais en ordre :-))

At'chao !

Thierry, 18.02.2002 à 11:5918840
pour revenir sur l'article de Grenoulle sur les vacances a Tchernobyl, ca me rapelle un excellent album de Christin et Bilal: le sarcophage.
Cet album se presente comme une plaquette pour interesser d'eventuels investisseurs pour la creation d'un musee du XXe siecle a Tchernobyl.
Deux idées s'entrechoquent tout au long de l'album, nées de deux constatations simples, sans lien apparent.

1. Tchernobyl a anéanti quelques-unes de nos illusions scientifiques et communistes.

2. Aujourd'hui, on a la manie du musée, Musée de l'enclume, de la châtaigne ou de n'importe quoi - tout est devenu "muséable".

Cet album se présente donc comme une brochure d'appel à sponsor concernant un projet exaltant : le Musée de l'Avenir. Un musée placé sous le signe de l'émotion - on a aussi la manie de l'émotion - où le visiteur pourra admirer, sous forme de tableaux vivants, hologrammes et interventions "in vivo" (particulièrement ludiques), tout ce que le Xxème siècle a produit de plus con et dangereux. Le tout dans une atmosphère "conviviale", multilingue et personnalisée.

Pour le texte promotionnel (maquettisé par l'une des plus élégante graphiste en activité), Christin adopte l'enthousiasme auto-satisfait des plaquettes existantes, agrémenté d'une subtilité vicelarde que n'ont pas lesdites plaquettes. Mais au fil des pages, cette humeur pimpante est nettement perturbée par une noirceur infiltrée en douce, qui témoigne d'une misère ahurissante : les photos et citations de militaires, chercheurs, petites gens et liquidateurs (abondamment irradiés) de Tchernobyl.

L'exhibitionnisme lucratif et le mensonge éhonté, on y patauge déjà, mais de manière sporadique, presque timide. Il fallait oser concentrer tout ça et le justifier. C'est fait, avec un réalisme à coller le vertige. Et si l'objet final a une force (hilarante et désespérante) inouïe, on le doit à la complicité d'un duo qui a déjà fait ses preuves (Partie de chasse et Bunker palace Hôtel). Christin est virtuose dans l'art de distiller, en plein sérieux imperturbable, une ironie aussi délicate que féroce. Bilal apporte, dans la cruauté du trait ou sa normalité glacée, la touche sanglante qui fait basculer le triomphalisme dans l'horreur, sans équivoque.




man, 18.02.2002 à 11:1718836
En tout cas, c'est ce qu'on dit pour y faire venir les p'tits nouveaux !!! ;o)))

Léon le Wacky, 18.02.2002 à 11:1018834
Une partie BD? Y a une partie BD sur LE site??? C'est incroyable, on ne nous dit jamais rien! :o)))

man, 18.02.2002 à 11:0318831
Peut-être, mais pas si bête l'Ob ! S'il l'avait mis en BD, tu crois vraiment que tu l'aurais vue ? ;o))))

J-C, 18.02.2002 à 10:2018829
non mais ça va pas de nous mettre de la BD dans un sujet patate !!! quand ça va exploser, ça va en foutre plein les murs !!! il est fou cet Obion !!! :-))

At'chao !

Obion, 18.02.2002 à 10:1418826
Oups...j'avais dit il y a un moment que je scannerais l'illustration pour l'affiche du festival de Lorient pour vous la montrer en avant première et j'avais oublié!!

Et comme je n'ai pas trouvé de sujet vraiment propice à ce genre de choses, je la dépose ici...bande de petits veinards! ;-))




J-C, 18.02.2002 à 8:2618817
autant dire qu'ils ne sont plus rien :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 18.02.2002 à 7:5818810
Exact, J-C. J'ai même vu que les Schtroumpfs étaient cités dans un dictionnaire de la France du XXème siècle, alors qu'ils sont américains, maintenant! :o))

J-C, 18.02.2002 à 7:4018794
arrête Léon, tu vas me faire pleurer !! et puis sache que les artistes Belges sont soit inconnus soit ils deviennent français :-))

At'chao !

Léon le Wacky, 15.02.2002 à 19:1018595
J'ai comme une légère poussée de chauvinisme, moi, tout d'un coup! :o))

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le coeur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent d'ouest écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et chante sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien

Jacques Brel

J-C, 14.02.2002 à 16:3018365
et tu aurais raison, don ! soyons donc très patient !!

At'chao !

don Lope, 14.02.2002 à 16:2118363
j'ajouterais "momentanément" au mot de la fin ;o))

J-C, 14.02.2002 à 13:0618352
LE MONDE | 14.02.02

Les souris obtenues par clonage ont des problèmes de santé et une espérance de vie réduite

Mieux vaut être bien portant et conçu par les voies naturelles que cloné, malade et vieux avant l'âge. Alors que l'agnelle Dolly, premier animal cloné à partir d'une cellule adulte, donne déjà des signes d'usure, on ne compte plus les malformations néonatales, souvent mortelles, dont sont atteints les bovins clonés dans le monde. La situation ne semble guère meilleure chez les murins : selon une étude réalisée par des chercheurs japonais, la majorité des souris clonées à partir d'une cellule adulte meurent précocement, en présentant pour la plupart les signes d'un sérieux déficit immunitaire.

Ces travaux, poursuivis depuis près de trois ans par l'équipe du docteur Atsuo Ogura (Institut national des maladies infectieuses, Tokyo), visaient à observer le devenir de douze souris de laboratoire, obtenues par clonage et apparemment normales à la naissance.

Ainsi que le précise l'article qui vient d'être publié sur le site Internet de Nature Genetics (en ligne le 11 février), une première de ces souris est morte avant d'atteindre un an, et deux seulement ont survécu au-delà de 800 jours (deux ans et deux mois). Globalement, les douze souris clonées ont donc connu une durée de vie nettement inférieure à celle des sept souris témoins, conçues naturellement, parmi lesquelles une seule est morte avant 800 jours. L'autopsie des animaux obtenus par clonage a par ailleurs révélé qu'elles souffraient de pneumonie et d'une affection hépatique - troubles non observés dans le groupe témoin -, et que leur taux de production d'anticorps était anormalement bas.

MAUVAISE SURPRISE

Pour les chercheurs, la - mauvaise - surprise n'en est pas vraiment une. Des études préalables avaient déjà montré que les souris clonées, après un début de vie normal, avaient une tendance à l'obésité et présentaient des troubles du système immunitaire. Depuis la naissance de Dolly en 1996, on a également découvert que l'obtention de bovins par clonage, menée avec succès par plusieurs équipes dans le monde, était loin d'être sans conséquences sur leur développement. Le recul manque encore pour évaluer si la durée de vie des vaches devenues adultes est affectée, mais on sait que ce mode de reproduction contre nature perturbe considérablement leur venue au monde.

"Une fois franchie la barrière de la naissance, les jeunes veaux se développent normalement et deviennent fertiles", précise Jean-Paul Renard, spécialiste du clonage animal à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Jouy-en-Josas (Yvelines), où sont actuellement élevés une vingtaine de bovins obtenus par clonage. "Mais le taux de mortalité néonatale est énorme : de 20 % à 30 %, alors qu'il est quasiment nul pour les reproductions naturelles. Avant même la fin de la gestation, on observe une proportion anormale de pathologies fœtales - surcharge pondérale, troubles cardiaques ou anomalies placentaires". Pas de doute, le développement des clones a des ratés.

Reste à en comprendre la cause. La faute en incombe-t-elle à l'âge de la cellule originelle, dont on prélève le noyau pour le replacer dans un ovocyte préalablement énucléé ? Dolly, qui souffre d'arthrose avant même d'être vieille, avait été conçue à partir d'une cellule de brebis de six ans. Et l'équipe de l'INRA de Jean-Paul Renard vient de publier, dans la revue Biology of reproduction, des travaux montrant que le taux de réussite du clonage chez les bovins est d'autant plus grand que les cellules utilisées sont jeunes. Mais le matériel utilisé par Atsuo Ogura pour cloner ses souris ne sont pas des cellules adultes : ce sont des cellules immatures issues des testicules. Pour expliquer les dérèglements physiologiques observés sur ces rongeurs, il faut trouver autre chose.

L'erreur viendrait-elle du protocole expérimental ? Pour le vérifier, les chercheurs japonais ont effectué de vrais-faux clonages, en utilisant la méthode habituelle pour faire fusionner... un noyau de spermatozoïde avec un noyau d'ovocyte - autrement dit pour provoquer une fécondation in vitro. Cette imitation de clonage a donné naissance à six souris, dont deux, seulement, moururent avant 800 jours. A en croire cette contre-expérience, la manipulation ne semble donc pas constituer le principal facteur limitant l'efficacité de la technique.

Le taux de réussite peut-il être modifié - indépendamment de leur âge - par le type de cellules mises en œuvre ? Par le milieu de culture utilisé pour les maintenir en vie ? Les descendants des individus clonés héritent-ils des fragilités que présentent leurs parents ? A toutes ces questions, les réponses font encore défaut. Pour les chercheurs japonais, seule la conclusion est claire : "Les possibles effets négatifs, à long terme, du clonage, de même que le taux élevé d'avortements spontanés et de naissances anormales des animaux clonés donnent raison à ceux qui s'alarment des tentatives de clonage humain à des fins reproductives."

Catherine Vincent

At'chao !

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