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don Lope, 24.04.2002 à 15:1825324
tssss, léon, léon, un peu de perspicacité please !!! (et puis c mal vu l'aspirine, c'est un peu plus compliqué la solution ;o)).

Léon le Wacky, 24.04.2002 à 15:1425321
A propos de préparation pharmaceutique, t'aurais pas une aspirine? :o))))

don Lope, 24.04.2002 à 4:3525244
Voici Léon, la nouvelle enigme du jour :

Mon premier est ce que disaient des Corses en reconnaissant Napoléon
Mon deuxième est ce que disaint Napoléon en reconnaissant des Corses
Mon troisième est ce que la mère de Napoléon disait pour l'endormir à son enfant
Mon quatrième est ce que répondait alors le futur Napoléon
Mon tout est une préparation pharmaceutique.

Bon courage ;o))

Léon le Wacky, 23.04.2002 à 22:2225228
Pas mal, Donette, pas mal... Evidemment, il faut bien avoir à l'esprit que le découpage de la charade est écrit et pas oral : DRAP-EAU et non DRAP-PEAU. Sinon, d'après la réponse de l'Européen, on pourrait croire que les plaisirs de la chair sont méprisés en Europe, et dire ça, ce serait vachement hypocrite. :o))))

don Lope, 23.04.2002 à 20:1025213
Bon puisque Léon, tu as tant envie d'être éclairer sur cette mystérieuse charade rimante, en voici la solution (bien que tu ne la mérites pas...mais je serais charitable pour ce jour ;o))) ) : il s'agissait je crois d'un DRAPEAU...hum, n'y voyez là aucun sentiment patriotique hein, ca m'embeterais !!

J-C, 22.04.2002 à 7:5125004
ben là on est lundi matin et bien je crois que certain auraient dû réfléchir un peu plus ce weekend, on serait moins dans la merde ! remarquez, y en a qui auraient dû réfléchir mieux y a déjà quelques années !! mais bon, ce qui est fait est fait maintenant il faut recoller les morceaux et le réveil va être dur !!

At'chao !

Léon le Wacky, 21.04.2002 à 22:1724987
Et le dimanche soir, j'ai toujours pas envie de réfléchir, na! :o)

don Lope, 20.04.2002 à 9:0124912
C'est pas une excuse valable un samedi matin, d'abord ;o))

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 22:0024904
C'est pas des devinettes à poser un vendredi soir, d'abord! :o))

don Lope, 19.04.2002 à 20:2824901
Oui vu comme ca Léon...forcément. Ceci dit tu t'éloignes de la solution là ;o))

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 20:0024898
Je crois bien que je me trompe de sujet, là!
Et voilà, Don, à présent, je me suis bel et bien trompé de sujet! :o)

Mr_Switch, 19.04.2002 à 19:5124896
Pour ceux qui veulent une charade moins dur pour leur p'tite tete :
Mon 1° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé
Mon 2° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé
Mon 3° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé
Mon 4° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé
Mon 5° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé
Mon 6° est une tranche de saucisson sur le boomrang que leon a lancé

Mon tout est une saison...

Bon en fait il est pas aussi savante que celle de Donette mais c'est deja ca ...

Manu

don Lope, 19.04.2002 à 18:5424894
Dommage léon, un pied de plus, et tu te trompais effectivement de sujet.
Mais pour en revenir à cette charade, je te laisse la murir en toute sérénité. Histoire de voir...comme ca quoi !

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 18:3724892
Je t'avouerai, mon excellente camarade,
Que je suis tout pantois devant cette charade.
Elle me paraît intéressante et subtile,
Et, c'est le corollaire, elle semble difficile.

Je crois que je me trompe de sujet, là! :o))

don Lope, 19.04.2002 à 18:3124889
très bien léon très bien. Tu as réussi l'épreuve d'admission. PLus dur maintenant !

Je vais, mon cher lecteur, te dire une charade,
Qu'un sauvage invitait un jour son camarade
A deviner : "Superflu mon premier,
Excellent mon second, au diable mon entier."
Un brave Européen pénétrant le mystère,
Lui dit : "Ami, chez nous c'est le contraire.
Et ton mot nous dirait : Mon premier est besoin;
Mon second peu goûté ; mon entier prend le soin
De guider les humains au chemin de la gloire."
Décide cher lecteur, entre le Talapoin
Et ce dernier : pour moi j'ai fini mon histoire.

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 18:2424887
Mon premier : geai.
Mon second : père Dumas, montre à nos gens l'heure au trou.
Mon tout : J'ai perdu ma montre à Nogent-le-Rotrou.
:o))

don Lope, 19.04.2002 à 18:2124885
bon bin pour surfer utilement (à savoir pour faire marcher un temps soit peu vos neurones) je vous propose cette charade :

Mon premier est un oiseau
Mon second est ce que disait Alexandres Dumas fils à son père, quand il lui demandait de faire voir l'heure à leurs domestiques sans ouvrir la porte.
Mon tout est ce qu'on dit quand on a perdu sa montre à Nogent-le-Rotrou.

Voilà voilà. Passionant...

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 18:1524884
Hélas, ma chère Donette, la majorité des Bulledairiens est trop occupée à surfer au travail pour avoir le temps de dormir. :o))

don Lope, 19.04.2002 à 17:2524882
Et ca qu'en pensez vous ?

Siester au travail


• LEMONDE.FR | 17.04.02 | 13h22


Des dizaines de milliards de dollars. C'est le coût de la fatigue sur l'activité annuelle des Etats-Unis, selon la Commission nationale américaine sur les troubles du sommeil. Or l'instauration de la sieste au travail ne coûte rien, ou presque, et rapporte beaucoup en termes de productivité, assènent les scientifiques. Les publications se suivent et se ressemblent.

Comme le rappellent William et Camille Anthony, un couple de chercheurs de l'université de Boston, dans L'Art de dormir au travail, un somme de 15 à 30 minutes suffit pour ragaillardir un employé épuisé, augmenter ses facultés de concentration et de mémoire et lui éviter quelques bourdes.

Les sportifs, au premier rang desquels le joueur de foot Zinedine Zidane, et un certain nombre d'hommes politiques pratiquent les siestes quotidiennes : Winston Churchill ne s'en cachait pas ; George W. Bush a fait campagne pour l'élection présidentielle américaine un oreiller sous le coude ; Jacques Chirac "témoigne", dans une préface à Eloge de la sieste, de Bruno Comby, que "la sieste octroie, pour travailler, les extraordinaires créneaux d'activité intellectuelle de la nuit".

Mais les entreprises de l'hémisphère Nord rechignent à s'y mettre. Au motif qu'un roupillon fait trop "fainéant". Que ce n'est pas dans leur culture. Un frémissement s'est pourtant fait sentir, il y a trois ans, aux Etats-Unis. Gould Evans Goodman a alors installé une tente avec sacs de couchages et réveil dans ses bureaux de design, à Kansas City. A Pittsburgh, Deloitte Consulting propose désormais une salle de repos. Nike aussi. Des consultants investissent le créneau ; ainsi, Tom deLuca, enseigne le "Power Napping", un concept qu'il a déposé.

L'Europe se convertit à tout petits pas. Après Berlin et Hanovre, Zurich a inauguré, au printemps dernier, un "restpoint" ou "ruheraum" : 5 francs suisses ouvrent aux cadres stressés un havre de silence, des casiers et des couchettes, en plein centre-ville. En 2000, la municipalité de Vetcha, en Allemagne, où le travail pleuvait mais non les crédits pour embaucher, a instauré vingt minutes de pause après le déjeuner, doublée d'un cours sur l'art de la sieste. Grand succès. Le maire de Hilleroed, au Danemark vient d'adopter, à l'essai, le principe d'une sieste à tour de rôle. Il va sans dire que ces vingt minutes font partie du temps de travail.

Claire Ané

J-C, 19.04.2002 à 16:3124873
ça fout la trouille !! non ?

At'chao !

Léon le Wacky, 19.04.2002 à 14:0724857
PLUTON. Surnom rituel du dieu grec des enfers (voir HADES), devenu nom du dieu des morts dans la religion romaine. Assimilé à Dis Pater, divinité primitive du monde souterrain, il traduisait moins l'aspect effrayant d'Hadès que son aspect de divinité bienveillante, protectrice du sol fécond.

Eh voui! Y a "la" Pluton du système solaire et "le" Pluton du centre de la terre. :o))

J-C, 19.04.2002 à 13:4224856
LE MONDE | 15.04.02

Partons pour Pluton, au plus profond du système solaire

De toutes les planètes du système solaire, la petite Pluton est la seule qu'aucun vaisseau spatial n'ait jamais approchée. Lancée en août 1977, la sonde américaine Voyager-2 a rendu visite aux autres planètes lointaines, mettant douze années pour parvenir jusqu'à Neptune. Actuellement, Mars est scrutée par Mars Global Surveyor et Mars Odyssey ; autour de Jupi-ter vole Galileo, tandis que le couple américano-européen Cassini-Huygens fait route vers Saturne, qu'il atteindra en juillet 2004.

La sonde Voyager-1 aurait pu prendre rendez-vous avec Pluton, mais les responsables de la mission préférèrent la diriger vers un objectif plus sûr : Titan, le principal satellite de Saturne.

A la décharge de ces scientifiques, il y a vingt-cinq ans, la neuvième planète du système solaire n'apparaissait pas comme un chapitre important de l'histoire de notre coin d'Univers mais plutôt comme une note de bas de page. Sa découverte même tient de l'anecdote. Au début du XXe siècle, beaucoup d'astronomes croyaient à tort que les irrégularités des orbites uranienne et neptunienne étaient dues à la force de gravitation de ce qu'ils avaient appelé la "planète X". En recherchant celle-ci et en comparant les plaques photographiques prises au Lowell Observatory (Arizona), le jeune astronome Clyde Tombaugh tomba en 1930 sur un petit point mouvant. Ce n'était cependant pas le gros astre espéré mais un avorton de planète. La faible masse de Pluton, dont le diamètre ne dépasse pas les 1 200 km (contre près de 3 500 km pour la Lune), n'expliquait pas les "dérèglements" de ses consœurs... La planète finit alors au rayon des curiosités.

Le regain de faveur n'est arrivé que récemment. Tout d'abord, en 1978, deux Américains découvrirent que Pluton était doté d'un satellite moitié moins gros qu'elle, Charon. Ce rapport de taille inédit dans le système solaire fait du duo une véritable planète double. Ensuite est arrivée la ceinture de Kuiper. Imaginé par l'astronome Gerard Kuiper au début des années 1950, ce réservoir d'astres glacés situé au-delà de Neptune a été confirmé par l'observation en 1992. Depuis cette date, des centaines d'objets transneptuniens, vestiges de la création du système solaire, ont été découverts. Certains scientifiques ont d'ailleurs fini par se dire que Pluton n'était que le plus gros d'entre eux et ne pouvait en aucun cas prétendre au titre de planète. Ce qui a suscité une levée de boucliers aux Etats-Unis, les Américains refusant de voir déchoir la seule planète découverte depuis leur sol et par un des leurs...

PROJET MOINS COÛTEUX

Quoi qu'il en soit, au cours des dernières années, la cote d'intérêt de Pluton est remontée auprès des chercheurs. La NASA a donc envisagé l'envoi d'une sonde destinée à explorer l'astre gelé, à la température tellement basse (aux environs de - 220 °C) que sa surface est recouverte de glaces d'azote, de monoxyde de carbone et de méthane, composants que l'on retrouve sur Terre à l'état gazeux. Mais le projet, baptisé Pluto-Kuiper Express, a été brutalement arrêté en 2000 pour des raisons budgétaires. Un an plus tard, la NASA lançait un appel d'offres auprès des universités, des laboratoires et des industriels américains pour concevoir une mission à la fois plus riche en instruments et moins coûteuse.

Le nouveau programme, appelé New Horizons, ne devrait pas dépasser le demi-milliard de dollars. Si elle ne tombe pas à son tour aux oubliettes pour des raisons d'argent, la sonde quittera la Terre en 2006, dépassera Jupiter en 2007 et, après un parcours de quelques milliards de kilomètres, atteindra Pluton en 2015. Etant donné la vitesse acquise lors du voyage, New Horizons ne fera que passer et poursuivra sa route vers les tréfonds de notre système solaire, pour rendre visite, probablement au cours des années 2020, aux habitants lointains de la ceinture de Kuiper.

Pierre Barthélémy

At'chao !

J-C, 18.04.2002 à 8:5124740
de toutes façons, monsieur Blanc ne se présente pas, alors !!

At'chao !

Léon le Wacky, 14.04.2002 à 15:3024396
Au fait, ça me rappelle la satire des élections dans "Le Schtroumpfissime" (un tout grand moment de la saga des Schtroumpfs).
"Voyons, est-ce que je vote pour Schtroumpf ou pour Schtroumpf? Bien sûr, Schtroumpf est plus schtroumpf que schtroumpf, mais..."
"- OUIIIIIN, j'ai renversé l'encrier sur ma feuille!
- Tant pis, ce sera un bulletin blanc!"

Léon le Wacky, 14.04.2002 à 15:2424395
Faut pas s'abstenir, ni voter blanc, ça peut provoquer un président grave (dixerunt les Guignols).

Matthieu, 14.04.2002 à 14:0824370
oups tu m'excuseras claude, j'ai completement oublier de regarder le sujet apres avoir poster mon article... moi je l'ai copier tel quel pasque je l'ai trouvé bien marrant...

mais bon a coté de ca je sais toujours pas si je vais voté ou non... enfin je sais que je vais me deplacer pasque j'ai la procuration de ma soeur mais je vais peut etre pas voter au premier tour (au second j'irai voter CONTRE un des deux candidat et non pas pour l'autre)...

sinon vous avez remarqué que l'abstention a plus de poid que le vote blanc ?
le vote blanc tout le monde s'en fout alors que l'abstention fait couler de l'encre et les journaliste pose pas mal de question au politiques a ce sujet...

Thierry, 10.04.2002 à 15:1723947
Enfoncee, la boite a biscuit d'Amelie ;o)

Planet Internet (edition belge)
Le DVD collector le plus fou de tous les temps
Pour "Le Voyage de Chihiro", le Japon (qui fait partie de la zone 2) va sortir une édition DVD collector de chez ultra limitée : le film sera accompagné d'un lecteur en bois.
Publié par Geoffroy Klompkes le 10/04/2002 à 14h30
Les DVD "édition collector" ou "édition spéciale" ont le vent en poupe et on ne compte plus les suppléments surprenants et les packagings préférés. Et ce même si on a tendance à vouloir nous faire prendre n'importe quel double DVD pour une affaire en or.
Mais il sera sûrement difficile de faire plus incroyable que cette édition limitée qui va sortir au Japon (qui fait partie de la même zone que nous, la deux, ce qui veut dire que les DVD japonais sont lisibles sur nos lecteurs européens).
Il s'agit du "Voyage de Chihiro", dernier chef-d'oeuvre de Hayao Miyazaki ("Princess Mononoke", "Porco Rosso"), qui est sorti ce mercredi (10 avril) en France et qu'on verra dans quelques mois chez nous.
Il sera proposé en trois éditions. Et c'est surtout la troisième qui nous intéresse ici.
Le DVD sera accompagné d'un... lecteur DVD Ghibli (le studio de Miyazaki), en bois. Muni d'une télécommande en forme de noisette.
Cela dit, pour s'offrir cette somptueuse pièce de collection, il faudra quand même allonger 172 euros, ce qui n'est pas exactement à la portée de toutes les bourses.
A condition de comprendre le Japonais ou d'avoir un ami qui puisse aider pour les traductions, le site nippon d'Amazon le vend.

man, 08.04.2002 à 16:1123771
J'espère qu'il ne touchera pas à mon temple.
Que voulez-vous, les jeunes, ils ne respectent plus rien. De mon temps, un astéroïde qui m'aurait fait ça, c'était la peine de mur, oui monsieur !

Léon le Wacky, 08.04.2002 à 11:3123754
En 2880? J'aurai quel âge à ce moment-là?
(Rapide calcul mental.)
914 ans, je pense...

Thierry, 08.04.2002 à 8:2123732
La fin du monde est pour demain !!!!


Un astéroïde pourrait venir percuter la Terre le 16 mars 2880.
A cette date, il y aura une chance sur 300 que notre planète entre en collision avec un astéroïde d'un kilomètre de diamètre, appelé «1950 DA», affirment des astronomes.
Cette probabilité peut sembler faible mais elle est cependant trois fois supérieure au risque général d'une collision avec un astéroïde, souligne l'astronome Jon Giorgini dans un article publié vendredi par la revue «Science».
Ce chercheur de la NASA a dirigé une équipe internationale de scientifiques qui a calculé l'orbite de l'astéroïde lors de son dernier passage à proximité de la terre, du 3 au 7 mars 2001.
La trajectoire de «1950 DA», qui repassera près de la Terre en 2032, peut encore varier, en raison notamment de ses propriétés physiques en surface, précisent toutefois les astronomes.

Eugène le jip, 05.04.2002 à 21:0323639
Ben oui, il change l'eau du bain avec celle de la vaisselle les jours pairs et l'inverse les jours impairs. Le plus dur, c'est les mois de 31 jours, 2 jours impairs de suite....

Léon le Wacky, 05.04.2002 à 19:0223635
Et tu changes l'eau, au moins? :o))

olid, 05.04.2002 à 18:1023630
zest koi s't'insulte ? je me lave , MOà !!!

Léon le Wacky, 05.04.2002 à 18:0323625
Les "érections pestilentielles", comme disait Coluche. :o)

olid, 05.04.2002 à 17:3423623
Correction : Quand l'érec**** est absente, le taux d'abstinence est total :o))))))))))))))))))))))

olid, 05.04.2002 à 17:3123622
Et pis, à défaut de bai***, je vais po aller me faire enc*** par un vieux pervére, chui po désespéré à ce point :o))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

MR_Claude, 05.04.2002 à 17:3023621
Quand les élections ne sont pas excitantes, le taux d'abstinence est donc plus élevé?

MR_Claude, 05.04.2002 à 17:2823619
tu confonds abstention et abstinence olid, ça va pas du tput %)))

olid, 05.04.2002 à 17:2723618
De toute façons, j'ai po de carte d'électeur, ni de ... capote d'ailleur ! :o(((((((((((((((((((((((((

olid, 05.04.2002 à 17:2523617
Moà en ce moment, je m'abstiens de tout : voter et ... :o((

MR_Claude, 05.04.2002 à 17:1223616
Bon, tu voulais une réaction, c'est ça Matthieu?
Ok ok, alors, je conçois que l'élection que l'on nous prépare ne soit pas un modèle d'excitant et de stimulation pour la plupart des gens. Je conçois aussi pour laisser tomber les euphémismes que certains s'en tamponnent le coquillard à 120 tours minute. Je conçois aussi que le but est aussi de faire de l'humour en tournant la chose en dérision. Mais de là à dire que "voter pour quelqu'un ca revient à cautionner toutes les saloperies qu'ils vont faire plus tard, ça oblige ceux qui ont donné leur voix à fermer leur gueule parce que hein, s'ils ne sont pas content, bah ils n'avaient qu'a pas voter pour lui." ça me parait plutôt gênant. C'est en allant voter qu'on peut ensuite demander aux homme politiques de rendre des comptes (même si bon, va falloir se lever tôt pour qu'ils acceptent...).
Voila, bon, en relisant bien, on est pas si complètement pas d'accord, vu la manière dont les choses se présentent en ce moment, mais je ne cris pas que s'abstenir soit vraiment la bonne solution...

Matthieu, 04.04.2002 à 18:1623564
OLIVIER KA. PSIKOPAT. AVRIL 2002.
Comment expliquer la vie à vos enfants avec des mots simples, des exemples faciles à comprendre et un verre de lait.


Les elections, c'est tres tres important. Ah oui alors.
Même si seules les grandes personnes peuvent voter, ca concerne tout le monde, les enfants, les animaux et même les plantes. Parce que plein de choses qui vont se décider durant des années dépendent de la personne pour laquelle la majorité de gens auront voté. Ca c'est ce qu'on répète tout le temps. c'est faux.
En vérité, voter pour quelqu'un ca revient à cautionner toutes les saloperies qu'ils vont faire plus tard, ça oblige ceux qui ont donné leur voix à fermer leur gueule parce que hein, s'ils ne sont pas content, bah ils n'avaient qu'a pas voter pour lui. Voilà. Alors qu'est-ce qu'il faut faire ? ne pas voter ? Ah oui mais là, tu risques d'entendre le discours suivant:
"Quoi ?! Tu ne votes pas ?! Mais enfin le droit de vote est primordial, tu n'as pas le droit de le mépriser ! Il existe tant de pays dont la population est écrasée par le joug dictatorial, voter c'ets la liberté de participer à la gestion de ton pays ! Ce n'est même pas un droit c'est un devoir !"
D'accord. Mais tu verras toi aussi quand tu sera grand et que le moment de faire ton choix arrivera, tu te trouveras dans la situation suivante: tu auras le choix entre voter pour un salaud à lunette, un salaud à moustache, un grand salaud ou un petit salaud. que faire ?
Chaque fois qu'il y a des élections, tu entends dire: "Ah lala, c'est terrible, il y a un taux d'abstention de plus en plus élevé." C'est vrai. Qu'est-ce que ça prouve ? qu'une partie de non négligable de la polution - et qui va en augmentant - s'en bat les boules de leur élection a la con. La question a se poser est donc : pourquoi s'en foutent à ce point-là, les gens qui ont la chance d'avoir le pouvoir de voter ? La raison est expliqué en haut. Maintenant, la seconde question, c'est : comment faire pour leur redonner envie d'aller glisser leur bulletin dans les urnes ? voici quelques propositions :
- les élections, ca se déroule toujours le dimanche. les gens n'ont pas forcement envie de sortir de chez eux pour faire la queue dans un endroit inconfortable. En installant les urnes dans les bistrots, il y aurait beaucoup plus de participants, et en plus ca ferait marcher le petit commerce.
- En votant, rares sont ceux qui ont le sentiment de commettre un act important. Ils prennent cela à la légère. S'il y avait sur chaque bulletin une petite case a gratter permettent éventuellement de gagner quelque chose, les élections seraient bien plus palpitantes.
- les élections ont cela d'ennuyeux : une fois qu'on connaît le nom de l'élu, il ne se passe plus rien d'interessant. Il faudrait, pour pimenter la competition, que les perdantssoient obligés de passer a la télé, dans un show où ils en prendraient plein la gueule. Sûr que les campagnes seraient un peu plus exitantes, sachant qu'un seul d'entre eux s'en sortirait indemne.
Voilà mon petit, avant de boire ton verre de lait j'espere que tu as bien compris que les élections c'est une espéce de grand spectacle durant lequel on se fait chier a mort, et si on quitte notre siège, on se fait engueuler.

Thierry, 03.04.2002 à 9:3223503
A mesure que l'on est plus ignorant, et que l'on a moins d'expérience, on voit plus de prodiges. Les premiers hommes en virent donc beaucoup; et, comme naturellement les pères content à leurs enfants ce qu'ils ont vu et ce qu'ils ont fait, ce ne furent que prodiges dans les récits de ces temps-là.
C'est tellement vrai ;o))) Quand on regarde la mythologie grecque, les premieres legendes, et les premiers dieux, sont extraordinaires. Les prodiges sont tellement 'henaurmes
' qu'ils en deviennent presque risible. Mais au plus la civilisation grecque s'epanouit, au plus les dieux s'humanisent alors que les demi-dieux et les heros prennent de plus en plus d'importance.

Léon le Wacky, 03.04.2002 à 8:4623499
Fontenelle : DE L'ORIGINE DES FABLES (extrait)

Dans les premiers siècles du monde, et chez les nations qui n'avaient point entendu parler des traditions de la famille de Seth, ou qui ne les conservèrent pas, l'ignorance et la barbarie durent être à un excès que nous ne sommes presque plus en état de nous représenter. Figurons-nous les Cafres, les Lapons ou les Iroquois; et même prenons garde que, ces peuples étant déjà anciens, ils ont dû parvenir à quelque degré de connaissance et de politesse que les premiers hommes n'avaient pas.

A mesure que l'on est plus ignorant, et que l'on a moins d'expérience, on voit plus de prodiges. Les premiers hommes en virent donc beaucoup; et, comme naturellement les pères content à leurs enfants ce qu'ils ont vu et ce qu'ils ont fait, ce ne furent que prodiges dans les récits de ces temps-là.

Quand nous racontons quelque chose de surprenant, notre imagination s'échauffe sur son objet, et se porte d'elle-même à l'agrandir, et à y ajouter ce qui y manquerait pour le rendre tout à fait merveilleux, comme si elle avait regret de laisser une belle chose imparfaite. De plus, on est flatté des sentiments de surprise et d'admiration que l'on cause à ses auditeurs; et on est bien aise de les augmenter encore, parce qu'il semble qu'il en revient je ne sais quoi à notre vanité. Ces deux raisons, jointes ensemble, font que tel homme, qui n'a point dessein de mentir en commençant un récit un peu extraordinaire, pourra néanmoins se surprendre lui-même en mensonge, s'il y prend bien garde; et de là vient qu'on a besoin d'une espèce d'effort et d'une attention particulière pour ne dire exactement que la vérité. Que sera-ce, après cela, de ceux qui naturellement aiment à inventer et à imposer aux autres?

Les récits que les premiers hommes firent à leurs enfants, étant donc souvent faux en eux-mêmes, parce qu'ils étaient faits par des gens sujets à voir bien des choses qui n'étaient pas, et par dessus cela, ayant été exagérés, ou de bonne foi, selon que nous venons de l'expliquer, ou de mauvaise foi, il est clair que les voilà déjà bien gâtés dès leur source. Mais assurément ce sera encore bien pis, quand ils passeront de bouche en bouche; chacun en ôtera quelque petit trait de vrai, et y en mettra quelqu'un de faux, et particulièrement du faux merveilleux qui est le plus agréable; et peut-être qu'après un siècle ou deux, non seulement il n'y restera rien du peu de vrai qui y était d'abord, mais même il n'y restera guère de chose du premier faux.

J-C, 03.04.2002 à 7:5923493
LE MONDE | 02.04.02

L'offshore donne un second souffle à l'énergie éolienne

Implantés en pleine mer, les parcs éoliens causent moins de nuisances sonores et visuelles tout en assurant une production d'électricité plus régulière. Industriels et pétroliers cherchent à réduire les coûts d'installation et de maintenance des machines.

Avec des machines plus grandes et plus performantes, l'énergie éolienne ne se satisfait plus des sites isolés tels que le plateau du Larzac ou le massif des Corbières. "Les sites d'avenir sont les zones industrielles ou portuaires, ainsi que l'offshore, avec des éoliennes géantes implantées à quelques kilomètres des côtes et reliées au réseau électrique par un câble sous-marin", déclare André Antolini, président du syndicat des énergies renouvelables. Encore faut-il trouver des emplacements à l'écart des routes maritimes, des liaisons hertziennes, des zones militaires ou aériennes...

Un parc éolien de 11 machines de 450 kilowatts (kW) fonctionne depuis 1991 au large de l'île danoise de Lolland, en mer Baltique, avec des résultats très satisfaisants et une production d'électricité de 20 % supérieure à celle des éoliennes terrestres comparables. Le laboratoire danois de Risoe a montré que les vents sont moins turbulents à la surface de la mer qu'au-dessus des terres, ce qui assure aux éoliennes offshore une production plus régulière. Le transport de l'électricité par câble sous-marin ne pose, par ailleurs, pas de difficultés techniques.

Un transformateur en pleine mer livre au câble l'électricité des éoliennes sous forme de courant continu (une trentaine de kW). Le câble est enfoui sous le fond marin (ensouillé) pour ne pas gêner les pêcheurs. Les éoliennes offshore sont posées sur le fond et stabilisées par des caissons en béton armé. Le poids d'une telle structure s'élève à un millier de tonnes. Les industriels développent aujourd'hui d'autres techniques de fondation comme des caissons en acier remplis de minéral ou des fondations légères à trois pieds, inspirées des techniques pétrolières. Ces méthodes autorisent des profondeurs de plus de 15 mètres, ce qui permet d'éloigner les éoliennes entre 7 et 40 km du rivage, de façon à limiter leur impact visuel.

L'éolien offshore reste malgré tout 1,5 à 2 fois plus cher que l'éolien terrestre en raison des surcoûts liés à la construction, aux interventions de maintenance et au transport de l'électricité par câble sous-marin. Pour compenser ces surcoûts, les investisseurs misent sur les économies d'échelle et les progrès de la technologie.

Le Danemark et la Suède ont lancé d'ambitieux projets de parcs éoliens de plusieurs centaines de mégawatts en mer Baltique. Dans les deux prochaines années, au large de la Belgique, sur une surface de 150 km2, Electrabel prévoit d'installer un parc de 400 MW avec des machines géantes dotées de pales de 80 mètres de diamètre. L'Irlande s'est également lancée dans un projet similaire de 500 MW avec le concours de Shell. Le pétrolier a vu dans ce projet de plus d'une centaine d'éoliennes géantes l'occasion d'employer son savoir-faire dans la construction de plates-formes.

TotalFinaElf n'est pas en reste. Le groupe français s'apprête à construire cinq machines d'une puissance totale de 12 MW (limite réglementaire en France) à côté de la raffinerie de Dunkerque, pour 13 millions d'euros. "Nous voulons comparer le savoir-faire de différents constructeurs en vue de nos futurs investissements dans l'offshore", déclare Patrice Brès, directeur des énergies renouvelables de TotalFinaElf.

Au large de Zeebrugge, en Belgique, entre 8 et 12 km des côtes, le pétrolier va construire en 2003 un premier ensemble de 40 éoliennes (100 MW au total), espacées de 400 mètres sur des fonds de 8 à 10 mètres. Il prépare un autre projet de 40 MW, par 30 mètres de fond, au large de Port-la-Nouvelle, subordonné à l'abrogation par le gouvernement français de la limite de 12 MW pour les installations autonomes de production d'électricité.

"IMPASSES TECHNIQUES"

Patrice Brès exclut la construction d'éoliennes au-delà de quelques dizaines de kilomètres des côtes en raison du coût des interventions de maintenance, de la longueur des câbles et des difficultés d'arrimage des éoliennes sur le fond de la mer. Il ne croit pas plus à l'utilisation des éoliennes pour produire de l'hydrogène destiné aux piles à combustible, en raison "d'impasses techniques comme le stockage en pleine mer de l'hydrogène à haute pression".

Les constructeurs ont bon espoir de réduire rapidement le coût de construction des machines et surtout d'en minimiser les défaillances et la maintenance. Pour cela, il doivent résoudre une contrainte qui s'impose à toutes les éoliennes : leur vitesse linéaire périphérique, à l'extrémité des pales, ne doit pas dépasser 0,3 mach (300 km/h) pour ne pas générer des fréquences inacceptables pour l'oreille humaine. "Plus les machines grandissent en taille, plus il est nécessaire de limiter leur vitesse angulaire", indique Pascal Berlu, responsable des projets R & D à l'Ademe. "Les éoliennes offshore ne doivent pas dépasser les 20 tours/minute, ce qui impose des génératrices adaptées à ces très basses vitesses."

Sur la plupart des éoliennes, le rotor (l'hélice) est lié à un multiplicateur à plusieurs étages de pignons qui fait tourner un arbre rapide jusqu'à 1 500 tours par minute. A cette vitesse, la génératrice produit un courant alternatif de fréquence variable en fonction de la vitesse du vent, qui est redressé et converti en 50 Hz pour le réseau EDF. Le danois Vestas arrive à de bonnes performances avec cette technologie.

L'allemand Enercon et le hollandais Lagerwey proposent des génératrices sans multiplicateur tournant à la vitesse des pales, soit 20 à 30 tours par minute. Des électroaimants créent un courant induit dans les bobinages du stator tout en freinant les pales. Le français Jeumont Industrie s'est aussi lancé dans la construction d'aérogénérateurs sans multiplicateur, avec une induction par aimant permanent et une génératrice relativement compacte. "Nous tirons parti de notre expérience dans la fabrication de génératrices à basse vitesse pour les sous-marins", précise Jean-Guy de Montmorillon, directeur général de Jeumont Industrie. Les éoliennes à génératrice lente, plus coûteuses, nécessitent moins d'entretien et de pièces de rechange. Elles ont donc toutes leurs chances dans les futurs parcs offshore.

André Larané

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Congrès mondial à Paris

Du 2 au 5 avril 2002 se tient à Paris-La Défense (CNIT) le Congrès mondial de l'énergie éolienne. Cette manifestation est organisée par les syndicats professionnels d'Europe, des Etats-Unis et de l'Inde. Parmi les sujets des conférences et des conversations en coulisse figurent la remise en cause du programme éolien danois par le nouveau gouvernement, les incertitudes sur la relance du programme éolien français, les projets de parcs géants offshore avec la participation des pétroliers, les difficultés de mise en place des "certificats verts" au Royaume-Uni et en Europe du Nord, les perspectives de développement de l'énergie éolienne dans les zones rurales et les pays pauvres et, enfin, les recherches de pointe sur les pales et les transformateurs de courant des éoliennes géantes.

At'chao !

J-C, 29.03.2002 à 13:0123299
LE MONDE | 29.03.02

Le Décrypthon accélère la comparaison de 500 000 protéines grâce aux internautes

La mise en commun de la puissance de plus de 50 000 ordinateurs connectés à Internet permet de construire des familles de protéines. Un travail qui aurait pris 1 170 années à un seul PC.

En informatique aussi, l'union fait la force. Depuis la mi- mars, plus de 55 000 internautes ont mis les capacités de calcul inemployées de leur ordinateur à la disposition du projet Décrypthon, pour comparer une à une les 500 000 protéines identifiées à ce jour dans le monde vivant. Lancé à l'occasion du Téléthon 2001 par l'Association française contre les myopathies (AFM) et IBM, Le Décrypthon s'appuie sur les prouesses de l'informatique distribuée. Appelée grid computing par les Anglo-Saxons, celle-ci consiste à tirer profit des capacités de calcul de simples PC, reliés à des serveurs via Internet, plutôt que de dépendre de gros ordinateurs dont l'utilisation est extrêmement coûteuse.

Ces internautes ont téléchargé un petit programme (5,6 Mo), qui permet de comparer les protéines entre elles. Au total, il faudra effectuer 125 milliards de comparaisons, ce qui, pour un ordinateur personnel standard, prendrait environ 1 170 années. La distribution du calcul en petites unités - des paquets de séquences de 600 protéines - permet d'aller beaucoup plus vite : 27,3 % des opérations ont déjà été effectuées, et "on va plus vite que prévu", se réjouit Guillaume Decap, chef du projet chez IBM France.

Le but de ces comparaisons ? "Construire des familles de protéines similaires", répond William Saurin, fondateur de la société Genomining, qui gère la base de données issue du Décrypthon. "L'idée est d'établir la similarité entre les protéines de différents organismes, pour inférer les fonctions qu'elles commandent. Et de déterminer les sous-régions des protéines qui ont conservé une influence semblable au cours de l'évolution." Ainsi pourra-t-on nourrir une discipline, la protéomique, qui a pour objet de déterminer les fonctions des protéines et pour ambition de fournir de nouveaux moyens thérapeutiques.

UN BANC D'ESSAI

La comparaison de protéines se prête à merveille au calcul distribué. "L'opération de base consiste à comparer deux séquences, le calcul est bien défini, sans relation avec d'autres calculs simples", note William Saurin. L'algorithme utilisé, dit de Smith-Waterman, datant de 1981, est utilisé quotidiennement par les généticiens. Il permet d'évaluer la similarité de sous-régions de différentes protéines en calculant le nombre minimal de transformations nécessaires pour changer une séquence en une autre. "Il fournit un niveau moyen de similarité pour chaque paire de protéines comparées", indique le chercheur.

Techniquement, les PC de ces internautes effectuent les calculs lorsque leur puce n'est pas sollicitée par d'autres tâches. Ils adressent le résultat, via Internet, à une vingtaine de serveurs qui leur fournissent en retour un nouveau paquet de données à traiter. Pour IBM, qui a fait appel aux logiciels d'une société de Toronto, Platform Computing, le Décrypthon est un peu un banc d'essai. "Nous pouvons nous familiariser avec une des facettes du grid, indique Guillaume Decap. Ici, c'est le client qui se déclare disponible. Nous devons assurer une gestion du PC, qui peut être éphémère, le parc peut varier d'un jour à l'autre." Une architecture bien différente de celle offerte par le calcul distribué effectué au sein d'une entreprise, grâce à un Intranet, ou un réseau dédié de gros ordinateurs, où les ressources sont clairement identifiées (Le Monde du 20 mars).

DES MACHINES DISPARATES

Pour autant, le recours à des internautes volontaires, certes volatils, ou à des machines disparates, est de plus en plus fréquent. Le projet Seti@home de recherche d'intelligence extraterrestre a ouvert la voie. Napster et ses clones qui permettent d'échanger de la musique et des données multimédias sur le Web en sont une autre forme. Les grands de l'informatique s'y intéressent. Intel s'est ainsi associé à United Devices et à l'université d'Oxford pour chercher des molécules anticancéreuses susceptibles d'agir sur quatre protéines-cibles impliquées dans le développement des tumeurs. Lancé en avril 2001, le projet Cancer research a rapidement fédéré plus d'un million d'ordinateurs, et permis de scanner plus de 3,5 milliards de molécules, aboutissant à la présélection de quelque 800 000 molécules, dont 10 % à 30 % pourraient avoir une action - encore à déterminer - sur deux protéines-cibles. Le projet, qui totalise 80 000 années de calcul, a été étendu à 12 protéines-cibles.

Ce modèle de recherche in silico a été employé par les mêmes équipes après les attentats du 11 septembre et les intoxications à l'anthrax (maladie du charbon). Il a cette fois suffi de 24 jours pour passer en revue 3,57 milliards de molécules et obtenir une base de données de 300 000 composants qui pourraient aider à lutter contre les bactéries. Ces exploits de "force brute" ne sont qu'une partie du travail. La prochaine étape, que ce soit pour les projets "anthrax" ou "cancer" et le Décrypthon, sollicitera bien plus l'intelligence des chercheurs que les capacités de calcul aveugle des machines. "Le but est d'amener de l'information, souligne William Saurin, pour aller un pas plus loin."

Hervé Morin

At'chao !

J-C, 29.03.2002 à 10:1123249
je ne suis pas sur que se soit aussi simple, c'est toujours plus facile de critiquer après !! surtout quand on ne connait pas bien le dossier.

At'chao !

Thierry, 29.03.2002 à 9:0523234
Ca fait quand meme un peu peur de voir qu'un depresif-suicidaire puisse etre membre d'un club de tir et posseder des armes malgre les signes de troubles mentaux qu'il montrait.
Ca me rappelle le cas Renard en Belgique )o:

Léon le Wacky, 29.03.2002 à 8:5823229
Merci, Grenouille, pour ces développements intéressants sur ce (triste) fait-divers.

grenouille, 29.03.2002 à 8:0823215
aucun lieu n est respecté ici.......
bon petite info
Richard Durn affirmait dans trois lettres vouloir "tuer des gens"
Le tueur de Nanterre s'est suicidé, jeudi matin, en se jetant d'une fenêtre de la brigade criminelle, où il se trouvait en garde à vue. "Je suis fou, je suis devenu un clochard, je dois mourir", affirmait-il, dans un courrier envoyé la veille du drame à une amie d'Amiens.

Richard Durn a laissé trois lettres. Avant la fusillade de Nanterre (Hauts-de-Seine), il en avait expédié deux à des amies à Rouen (Seine-Maritime) et à Amiens (Somme).


Il avait également rédigé une longue lettre testament de plusieurs pages, découverte par les enquêteurs au domicile de sa mère où il résidait. "Je suis fou. Je suis devenu un clochard. Je dois donc mourir", écrivait-il à cette relation d'Amiens, qu'il connaissait peu, semble-t-il, comme celle de Rouen. Un peu plus loin, il réitérait son intention de "tuer des gens" et de se "suicider" en "détruisant psychologiquement [sa] mère". Jeudi matin, vers 10 h 15, le tueur est mort en se jetant par une fenêtre du quatrième étage des locaux de la brigade criminelle, à Paris, où il était en garde à vue.

Les documents saisis par les enquêteurs sont venus confirmer les premières déclarations faites par Richard Durn, mercredi 27 mars, en fin de matinée aux policiers. "L'explication de son geste se trouve dans le sentiment d'un échec personnel total dont il rend responsable la société dans laquelle il vit, a indiqué Yves Bot, le procureur de Nanterre. Et c'est à Nanterre qu'il est né, qu'il a fait ses études, c'est là qu'il estime que les responsables locaux ne lui ont pas donné la reconnaissance à laquelle il avait droit. Il a expliqué que partout où il avait milité, on s'était servi de lui. Il a voulu ainsi maîtriser les événements, maîtriser sa vie, tuer des gens et se donner la mort ensuite." Les enquêteurs ne doutent pas que Richard Durn, qui a assassiné huit élus de Nanterre et en a blessé dix-neuf autres à la fin du conseil municipal, dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mars, ait bien eu l'intention de se suicider. Il a crié "tuez-moi, tuez-moi" aux conseillers municipaux qui l'ont finalement ceinturé. La lettre testament retrouvée chez lui parle de "mourir en feu d'artifice", et il a regretté, en garde à vue, selon le procureur, "de n'avoir pas eu l'occasion de se tuer", tout en n'exprimant aucun regret. Il a raconté son histoire aux policiers, sans trop entrer dans les détails, de "façon très calme, avec un vocabulaire très maîtrisé qui témoigne d'un bon niveau culturel", a indiqué le magistrat.

Né à Nanterre le 3 décembre 1968 d'une mère d'origine slovène et d'un père inconnu, Richard Durn a une sœur, de 43 ans, et a été scolarisé à l'école du centre, tout près de chez lui, dans le vieux Nanterre, et il faisait figure de bon élève. "Il venait des fois faire ses devoirs à la maison, se souvient Andrée Clément, dont le fils, Pascal, était à l'école avec lui. Je me souviens de sa tête frisée. A l'école, c'était un surdoué, au point qu'il s'ennuyait en classe." Etudiant, il s'est inscrit à Paris-X (Nanterre), et a décroché une licence d'histoire en 1995 puis une maîtrise de sciences politiques, mais s'est avéré incapable d'entrer dans la vie active. "Il a eu le sentiment d'avoir tout raté : il a échoué au Capes, résume Yves Bot, il n'a pas réussi le concours de maître d'internat", et est devenu surveillant, dans quatre établissements des Hauts-de-Seine entre 1992 et 1998.

Il était en poste au collège André-Doucet, à Nanterre, avant d'être atteint par la limite d'âge. Il y a laissé un souvenir contrasté. "Je l'ai eu un an comme surveillant, en classe de cinquième, explique Massalé Traoré, 17 ans, livreur de pizza. On se moquait de lui, on le charriait. On l'appelait "Richaaard", avec un accent, parce qu'il avait des manières."

TENTATIVES DE SUICIDE

Richard Durn cherche, en vain, sa voie. Il s'est inscrit en 1995 au Parti socialiste, l'a quitté en 2001 pour tourner autour des Verts. Il a pris officiellement sa carte à la ligue des droits de l'Homme en novembre 2001, et en est devenu trésorier, pour quelques mois : il a tiré au conseil municipal sur plusieurs membres de la Ligue, qu'il a sérieusement blessé. Membre de l'association locale Réinventons Nanterre, il s'est aussi engagé dans des organisations humanitaires, et a effectué des voyages au Kosovo et en Bosnie entre 1998 et 2002.

Suivi par un médecin généraliste pour des problèmes psychologiques depuis 1983, il avait été exempté du service militaire après une tentative de suicide pendant les "trois jours". En 1990, un nouveau suicide manqué lui avait valu d'être hospitalisé à Paris. En 1995, il avait entamé un suivi psychothérapique régulier, qui n'a pas empêché un épisode troublant. Le 10 juillet 1998, Richard Durn a menacé d'une arme à feu le médecin qui le recevait au bureau d'aide psychologique universitaire (Bapu), dans le Ve arrondissement de Paris. Il était à cette date le détenteur légal de trois armes (2 pistolets Glock et 1 revolver Smith and Wesson) qu'il avait obtenues à titre sportif. Le Bapu, qui dépend de la Croix-Rouge, a donné l'alerte. "Le signalement a été fait au médecin-chef de la Ddass", selon le professeur Marc Gentilini, le président de la Croix-Rouge. Mais la Ddass n'a prévenu ni la police, ni le procureur de Paris.

Richard Durn prenait depuis des anti-dépresseurs. Il n'avait pas d'amis, pas de petite amie connue, et vivait chez sa mère, Stefanina Durn, soixante-cinq ans. Elle a raconté la dérive de son fils aux journalistes, sans ouvrir la porte de son appartement de Nanterre, parlant à travers la boîte aux lettres. "Mon fils parlait souvent de tuer, il a donné beaucoup de son temps pour rien, il se sentait légume, sale, pourri, il n'avait pas d'amis et pas de travail. Il me répétait "je suis un clochard, je vis toujours chez toi"". Il gardait, selon sa mère, une dent contre la municipalité : "Ils n'ont jamais rien fait pour lui. Ils ne lui ont jamais rien donné en échange de son engagement, sauf une proposition de logement tout pourri. La maire de Nanterre fait semble de ne pas connaître mon fils".

Elle a appris la tuerie à 3 h 30 du matin, lorsqu'elle s'est réveillée et a écouté la radio. "Je lui réclamais souvent son arme, assure la dame. Il était malade, et refusait la vie. Il s'est peut-être dit qu'avant d'en finir, il fallait qu'il tue le plus possible. S'il avait eu des armes destructrices, il aurait tué beaucoup plus".

Pascal Ceaux, Franck Johannès et Piotr Smolar



Un "dysfonctionnement grave"

Une enquête conjointe a immédiatement été ouverte par les ministères français de la justice et de l'intérieur après le suicide de Richard Durn. Le tueur s'est jeté vers 10 h 15 par une petite fenêtre placée dans le toit d'un petit bureau mansardé au 4e étage du 36, Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire, où il était interrogé depuis une vingtaine de minutes par un lieutenant et un brigadier. Ce bureau comprenait une seule fenêtre de taille normale, située à 1,60 m du sol, et qui était fermée, selon la police. "Au moment où Richard Durn était invité à se lever pour venir consulter un document à la table de l'enquêteur, il a soudain bondi en direction du Vélux qu'il a ouvert et s'est précipité vers le toit", a affirmé la préfecture de police. "Les deux fonctionnaires ont tenté de le retenir par les jambes mais la détermination du forcené, dont l'essentiel du corps avait déjà basculé à l'extérieur, a rendu vaine cette tentative", a-t-elle ajouté

Pour le ministre de l'intérieur Daniel Vaillant, qui a ouvert une enquête conjointe avec sa collègue de la justice Marilyse Lebranchu, il y a eu un "dysfonctionnement grave". L'annonce de ce suicide, 24 heures à peine après le carnage à la fin de la séance du conseil municipal dans la mairie de Nanterre, a provoqué l'indignation de la maire (communiste), elle-même rescapée. "Il n'y a pas d'excuse au suicide (de Richard Durn), a déclaré Jacqueline Fraysse. Des élus au péril de leur vie se sont jetés sur cet homme, lui ont pris son arme, ils ont été grièvement blessés et sur leur lit d'hôpital ils apprennent que cet homme s'est suicidé. Les élus ont risqué leur vie pour l'arrêter, la police et la justice ne sont pas capables de le surveiller", s'est indignée Mme Fraysse avant d'éclater en sanglots. Plusieurs députés de l'opposition de droite ont demandé la démission des deux ministres concernés.

Le tueur avait obtenu des autorisations de détention d'arme en 1997 mais, contrairement à ce qu'a indiqué la Fédération française de tir, dont il était membre, son autorisation de détention d'arme était périmée, celle-ci n'ayant pas été renouvelée en 2000, a affirmé M. Vaillant. Reste à déterminer comment il a pu conserver ses armes depuis lors.

Pendant sa garde à vue, le tueur avait avoué aux policiers avoir "froidement et sciemment tué", et "avoir préparé et pensé auparavant" à la façon dont il allait agir ce soir-là, a-t-on précisé de source policière.

Un jour de deuil sera observé mardi prochain à Nanterre et la plupart des administrations, associations, établissements scolaires ainsi que l'université resteront fermés ce jour-là.

Avec AFP


Thierry, 29.03.2002 à 6:5823211
Ca s'appelle le stade anal, mon bon Leon, et Freud t'en parlerait pendant des heures ;o)))

Léon le Wacky, 28.03.2002 à 13:3423104
Après le "M..." à Matthieu, qui fait une remontée spectaculaire, et les anus artificiels du cadavre exquis, le dernier article cité par Thierry démontre clairement que Bulledair amorce son grand tournant pipi-caca-prout. :o)) On demande Everland au service des échantillons!

Thierry, 28.03.2002 à 11:0923062
Oui, c'est la la limitation. Ou bien il faut un bon calendrier, genre Ogino et sa courbe de temperature, pour identifier les jours sains.

Eugène le jip, 28.03.2002 à 10:5023057
80000 à 69$ ? Ca nous fait environ 4,800,000 Euros. pas mal, pas mal, même avec 6 mois de prison. Mais en combien de temps ? parce que 80,000 x 100ml par échantillon, ça fait 8m³ d'urine....

Si jamais y font des tests anti-drogue avec le caca, moi, je me recycle en vendeur d'engrais organique. Mais faudrait d'abord que j'arrête de fumer......

Thierry, 28.03.2002 à 10:1323052
Les résultats d'une enquête sur le quotient intellectuel des habitants des capitales européennes:
"Amsterdam arrive en tête avec une moyenne de 109,4 et Paris arrive en dernière position à la 13e place avec 96,1, devancée même par Bruxelles!"
AHA, vous raconterez envcore des histoires belges !!!

Thierry, 28.03.2002 à 9:4923051
J'ai trouve un moyen d'arrondir mes fins de mois ;o))))
Malheureusement, une fois de plus, l'esprit de libre-entreprise a ete foule au pied par la machine administrative imbecile !

Après le WC de pare-choc de la semaine dernière, il fallait, pour cette excellente rubrique consacrée aux cas extrêmes du Web, aller un cran plus loin. N'écoutant que mon courage, je l'ai fait.
Et vous ai ramené Privacy Protection Services, le site qui vend de l'urine.
A quoi ça sert? A passer des tests anti-drogues les doigts dans le nez (si vous me passez l'expression). Est-ce que c'est cher? Plutôt, oui, mais pour sauver son job, que ne ferait-on pas?
Donc, voilà l'histoire: Kenneth Curtis, un garçon qui ne se drogue pas, a décidé un jour que les tests utilisés (principalement) par les entreprises pour voir si leurs employés ne consommaient pas de drogues illégales constituaient une intrusion grave dans la vie privée des gens.
Sans compter que ces tests sont un peu crétins: rien ne dit que, une fois que vous les avez passés, vous n'allez pas fumer des pétards toute la soirée, histoire de fêter ça dignement...
Et, flairant la bonne affaire (pardon), notre nouvel ami Kenneth décide de vendre sa propre urine pour aider ses amis adeptes de la fumette à garder leur boulot.
Mais, garçon perfectionniste, il ne la vend pas n'importe comment: il affirme fournir un produit testé "drug-free" qui n'a jamais déçu. Elle est emballée dans une petite poche de plastique facile à stocker au surgélateur (ça se réchauffe en 5 minutes), discrète avec sa petite pipette qui permet une évacuation tellement naturelle que personne n'y verra rien.
Apparemment, le business a pas mal fonctionné, puisque Curtis affirme avoir vendu 80.000 "kits de substitution". A 69$ la pièce, ça devrait lui permettre de payer sans trop de problème ses frais de justice.
Oui, parce que vous vous doutez bien que certains n'ont pas apprécié cette initiative. Et ont décidé de l'attaquer en justice.
L'argument de Kenneth semblait pourtant imparable: "Je me contente de vendre un de mes fluides corporels. C'est un produit naturel. Si les acheteurs en font un usage illégal, je n'y peux rien. Après tout, un vendeur d'alcool n'est pas responsable si son client se saoûle avant de se mettre au volant. Quant à moi, je fais ce que je veux de mon corps, aucune loi ne me l'interdit".
Hélas, quelques mois plus tard, la Caroline du Sud, l'Etat d'où il opérait, faisait passer une loi, justement. Une loi rien que pour lui. Une loi qui interdit de vendre son urine si le but de ce commerce est de tromper un test anti-drogue.
Kenneth a eu beau changer d'Etat, la justice l'a suivi. Et a fini par le condamner à six mois de prison. En le menaçant de six ans supplémentaire s'il vendait encore son fluide.
Ce lundi, la Cour Suprême des Etats-Unis a refusé d'écouter son appel.
Sur son site, après nous avoir expliqué en long et en large les avantages de son système, est bien obligé d'avouer que, comme disait Bourvil au début du "Corniaud", "il ne marchera plus aussi bien qu'avant".
Mais il a eu une idée, quand même: même si la loi lui interdit de vendre son urine, il peut toujours vendre ses pochettes en plastique avec embout adapté. Bon, il les vend moins cher, ce qui est assez logique puisqu'elles sont vides. Mais vous pouvez les remplir autant de fois que vous le voulez.
Et, pour le même prix, vous avez droit aux excuses de Curtis: "Privacy Protection Services est conscient du fait qu'il est souvent difficile, pour certaines personnes, d'obtenir un echantillon utilisable".
Quand j'étais gamin, le PRL s'appelait encore le PLP. Et, bien que ces initiales voulaient sûrement dire quelque chose comme "Parti pour la Liberté et le Progrès", nous avions vite fait, en sales gosses que nous étions, de les transformer en "Pissez Librement Partout".
Une trentaine d'années plus tard, je n'aurais jamais cru que quelqu'un, vraiment, devrait se battre pour conserver ce droit.

J-C, 26.03.2002 à 13:4922918
LE MONDE | 26.03.02

Les Quinze donnent leur feu vert à Galileo, le GPS européen

Réunis à Bruxelles, mardi 26 mars, les ministres des transports de l'Union doivent débloquer les derniers fonds nécessaires au démarrage du programme européen de localisation et de navigation par satellite. Le système devrait être opérationnel en 2008.
L'Europe peut-elle se permettre d'être absente d'un secteur aussi stratégique que les systèmes de navigation par satellites popularisés par les conflits régionaux (guerre du Golfe, conflit dans l'ex-Yougoslavie, lutte contre Al-Quaida) et, plus discrètement, par des applications commerciales (localisation et aide à la navigation des transports maritimes ou terrestres et des plates-formes off-shore) ou scientifiques (dérive des continents, catastrophes naturelles, climatologie...) ? Conscients de ces enjeux et du danger qu'il y avait à se lier de manière définitive aux services gratuits offerts par les satellites du GPS (Global Positioning System) exploité par le département américain de la défense (DoD), les Européens ont depuis longtemps envisagé de devenir leurs propres maîtres dans ce domaine.

Les ministres européens des transports, actuellement réunis à Bruxelles, décideront-ils, mardi 26 mars, de s'engager ? Les arguments ne manquent pas pour aller de l'avant.

Ne dit-on pas à Bruxelles, sur la foi d'une étude de Price WaterhouseCoopers, qu'un tel réseau de satellites européen, Galileo, aurait, sur vingt ans, un ratio bénéfice/coût de 4,6 ? Avec 3,4 milliards d'euros pour assurer le développement du système, effectuer le déploiement de la constellation des 30 satellites envisagés (27 en service et trois en réserve) et mettre en place la composante terrestre (segment sol) chargée de la gestion du système, le calcul est vite fait. D'autant que d'autres experts avancent que ce programme pourrait créer quelque 140 000 emplois et générer dans un premier temps un marché de services et d'équipements estimé entre 6 et 9 milliards d'euros par an.

Sur le papier, les choix paraissent depuis longtemps clairs. D'autant que le calendrier de ce programme est serré : les Européens, s'ils veulent conserver les bandes de fréquences radio que la Conférence mondiale des radiocommunications d'Istanbul (CMR 2000) leur a allouées en mai 2000 pour Galileo, doivent impérativement avoir déployé en orbite, avant 2005, leurs premiers satellites. Mais la politique, la crise, les élections et les sirènes américaines - toujours tentatrices : pourquoi, disent-elles, créer un système concurrent alors que le GPS américain est opérationnel et gratuit ? - sont passées par là.

MINISTRES HESITANTS

Aussi ce projet, géré par l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Union européenne (UE), a-t-il été passablement bousculé et retardé par les hésitations de certains des ministres des transports de l'Union, comptables de leurs rares deniers et sensibles aux arguments américains. Allemands, Britanniques, Néerlandais et Suédois ont ainsi, pour des raisons diverses, freiné l'entreprise pendant plusieurs mois. Or faire Galileo "est essentiel pour l'Europe", martèle Claudio Mastracci, directeur des programmes d'application à l'ESA. De plus, dit-il, "c'est une première politique au niveau européen, un message fort adressé au reste du monde".

Un message d'autant plus fort qu'il n'était guère évident de faire travailler ensemble deux organisations aussi différentes dans leurs cultures. Tout contretemps était donc fâcheux, voire catastrophique. C'est pour cette raison que la commissaire européenne Loyola de Palacio, partisane farouche du programme Galileo, n'a pas ménagé son temps pour convaincre et rassembler les plus frileux des ministres des transports, appelés à s'entendre depuis que les chefs d'Etat ont trouvé, en mars à Barcelone, un accord. Tout retard supplémentaire serait donc un comble pour ce programme dans la mesure où l'Europe spatiale, pourtant confrontée aux difficultés économiques et soumise à la rigueur des experts financiers allemands, a "voté" à l'automne le budget de Galileo pour la période 2002-2006.

Les 14 et 15 novembre 2000, les quinze ministres de l'Agence spatiale européenne (ESA), réunis à Edimbourg sous la présidence de la ministre allemande responsable des activités spatiales allemandes, Edelgard Bulmahn, ont en effet réservé une somme de 550 millions d'euros pour "le développement et la validation" du programme Galileo sur la période 2001- 2005. A charge pour l'Union européenne de débloquer les fonds nécessaires - 550 millions d'euros supplémentaires, dont 100 millions d'euros pour la mise en place de l'"entreprise commune"chargée de gérer le projet - pour boucler le budget de 1,1 milliard d'euros prévu pour cette première phase.

Forte de ces assurances budgétaires, l'Europe, qui a déjà investi 100 millions d'euros payés à parité entre l'ESA et l'UE pour la phase de définition du programme (1998-2000), pourrait, d'ici à 2005, lancer les quatre premiers satellites du programme. Dans le même temps, elle mettra en place le segment sol qui, en 2008, contrôlera la position des 27 satellites (plus 3 en réserve) de la constellation et leur bon fonctionnement, 24 heures sur 24. C'est cet ensemble qui doit aussi gérer la réception et l'envoi des données - enrichies ou non d'informations supplémentaires relatives à la météo, la Bourse, la publicité, etc. - nécessaires à la localisation et à la navigation des mobiles ou des usagers.

Un système dont Claudio Mastracci se flatte qu'il soit dès maintenant, sur le papier, plus performant que son illustre prédécesseur américain, le GPS. De la précision métrique ou multimétrique à la précision centimétrique selon que les utilisateurs accèdent à un des quatre services qui seront mis à leur disposition : "Free of charges" (gratuit mais sans garantie de la qualité des signaux émis par les satellites) ; "Safety of life" (mêmes conditions mais avec garantie de la qualité du signal pour l'aviation civile, les assurances, les secours, les catastrophes naturelles et les périodes de conflit,...) ; "Commercial service" (avec ajout d'informations locales relatives à la météo, au trafic, à la Bourse, à la publicité,..) ; "Public utility service", de qualité quasi militaire avec cryptage du signal pour les administrations, les pompiers, les ambulances...

L'enjeu est d'importance. La partie qui s'annonce entre les Etats-Unis et l'Europe - qui espère par ailleurs coopérer avec les Russes dont le système Glonass est vieillissant - sera rude. Mais elle se jouera moins sur le segment spatial que les Américains ont déjà engagé la modernisation du GPS et préparent le GPS-3 - que sur la vente de services, de logiciels et surtout de millions de récepteurs GPS et Galileo.

Jean-François Augereau

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Une "entreprise commune" pour lancer le projet

Pour mener à bien la phase de développement et de validation du programme Galileo pendant la période 2002-2005, l'Union européenne et l'Agence spatiale européenne vont devoir mettre sur pied une "entreprise commune". Cette structure créée pour quatre ans aura la responsabilité de diriger et de coordonner les actions de recherche et de développement nécessaires à la mise en place du projet et, notamment, à la mise en orbite de la première série de satellites. Elle aura également la charge de mobiliser les fonds nécessaires et d'associer, dès aujourd'hui, le secteur privé à l'aventure. Outre la Banque européenne d'investissement, la Commission européenne souhaite en effet que les grandes entreprises qui le désirent puissent devenir membres de cette structure moyennant une participation de 20 millions d'euros minimum (1 million d'euros pour les PME). Le budget de fonctionnement de "l'entreprise commune" devrait être de 20 millions d'euros pour l'ensemble des années 2002-2005.

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Une localisation par triangulation

Comme les systèmes américain (GPS) et russe (Glonass) d'origine militaire, le "civil" Galileo s'appuie sur trois "segments": une constellation de satellites équipés d'horloges atomiques ultra-précises, des bases terrestres et des récepteurs mobiles. Leur localisation repose sur le principe de triangulation. Le récepteur capte le signal émis par plusieurs satellites. Il mesure la distance qui le sépare de chacun d'eux et, connaissant leur emplacement, déduit sa propre position. Deux satellites suffisent en théorie pour "lever" une position, et un troisième est nécessaire pour un objet volant. Mais en pratique, il faut quatre satellites pour une mesure précise. Pour que chaque point du globe soit couvert, la constellation Galileo comprendra 30 satellites (dont trois de secours). Le premier, expérimental, pourrait être lancé en 2004, suivi en 2005 de quatre autres opérationnels. Deux centres de contrôle, situés en Europe, recevront les données provenant d'une vingtaine de stations terrestres qui évaluentr en permanence la dérive du système et la corrigent. Ces données seront aussitôt relayées vers les satellites par une série de quinze autres stations.

At'chao !

Léon le Wacky, 25.03.2002 à 12:2422818
Eh oui! Si nous étions sur le sujet de "La citation du jour", je rappellerais celle de Figaro : "Je me presse de rire de tout, de peur d'avoir à en pleurer." :o))))

grenouille, 25.03.2002 à 11:0722798
Manifestations, sifflets et incident diplomatique au Salon du livre
Consultez le supplément spécial du "Monde des livres" sur le Salon du livre.
"Libérez l'Italie", "assassins", "voleurs", "honte", "e pericoloso Berlusconi". Le scandale annoncé s'est bien produit lors de l'inauguration par la ministre de la culture, Catherine Tasca, jeudi 21 mars, à Paris, du Salon du livre, qui a l'Italie comme invitée d'honneur. Tandis que quatre-vingts manifestants environ protestaient contre la présence des deux secrétaires d'Etat à la culture du gouvernement de Silvio Berlusconi, Nicola Bono et Vittorio Sgarbi, les deux hommes toisaient cette foule hostile qui les insultait, faisant des commentaires entre eux sans répondre aux slogans.

Silvio Berlusconi avait recommandé au bouillonnant Vittorio Sgarbi de ne pas faire d'esclandre. Les contestataires - du mouvement franco-italien Resistenza et du collectif anti-mondialisation Aarrg - portaient des masques avec le visage de Silvio Berlusconi, et, sur des tee-shirts, des citations du "Cavaliere": "Je serai le PDG de l'Italie", "Notre civilisation est supérieure à l'islam". Ils ont ensuite envahi le pavillon italien en criant "Vergogna, vergogna (honte) !"

Pendant ce temps, Catherine Tasca continuait son tranquille tour du Salon, contente d'être au milieu des livres, s'attardant chez de nombreux éditeurs régionaux, comme si elle appréhendait la rencontre prévue au pavillon italien. Les déclarations de Mme Tasca, le 17 janvier sur France-Culture, annonçant son refus d'inaugurer le Salon en compagnie du président du conseil italien, avaient suscité un tollé.

Comme le pavillon venait d'être envahi, les ministres français et italiens se sont rencontrés dans les allées, avant de se réfugier derrière un panneau "Issue de secours", dans une salle dont la porte a été claquée au nez des journalistes. La presse n'était pas souhaitée pour assister aux échanges rapides et froids. Juste avant de partir, Catherine Tasca a indiqué qu'elle regrettait ces incidents et qu'elle ne voulait pas "alimenter la polémique". Elle laissait ainsi le champ libre à Vittorio Sgarbi, qui, furieux, a oublié les recommandations de son chef de gouvernement : "Le pavillon italien a été occupé manu militari par des communistes et les mouvement globaux, qui sont des fascistes et des nazis. Nous sommes les invités du salon, on doit pouvoir rester sur notre pavillon. Il n'y a eu aucun service d'ordre. Je suis critique d'art et auteur. J'ai visité toutes les foires du livre. Ici, je n'ai pas pu regarder les livres. Jamais cela ne s'est passé comme ça, même à Cuba. La France n'est pas un pays démocratique." M. Sgarbi a attaqué Catherine Tasca : "C'est la première qui a établi un rapport entre la culture et la politique italienne. Elle est responsable de cette situation."

Non loin, les cris des manifestants anti-Berlusconi étaient relayés par les sifflets des salariés en grève de la Fnac qui réclamaient "Pinault, des euros", en dénonçant "un fort penchant pour la rapacité". Frédéric Beigbeder et Macha Méril devaient présenter leurs recettes préférées de pâtes, avec "quelques invités surprise". Les invités surprise étaient bien là, mais pas pour manger des spaghettis.

Alain Salles

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.03.02

grenouille, 25.03.2002 à 11:0322795
oh! lala j ai l impression qu on a perdu le rythe. Je rappelle, un sujet top serieux, suivi d'un beaucoups moins!! et un sujet re serieux, et voili, la boucle est bouclée!!
histoire de pas saturer dans se monde de brute!!!!!!
coak

Thierry, 25.03.2002 à 8:3322766
En faisant ma vaisselle (il faut bien la faire parfois), je me suis rappele d'Ingrid Betancourt, la candidate ecologiste aux elections colombienne qui a ete enlevee. Apres avoir fait la une de la presse, sa disparition a elle aussi "disparu" de l'actualite. Je me suis demande si elle avait ete liberee ou si elle etait toujours retenue prisonniere. J'ai eu ma reponse et je me sens limite gene d'avoir oublie qu'elle existait, pour m'en rappeler en lavant des verres (et sans doute l'oublier a nouveau dans quelques jours). On est bien peu de choses )o:

Décès du père d'Ingrid Betancourt
BOGOTA (Reuters) - Le père de la candidate à l'élection présidentielle colombienne, Ingrid Betancourt, a succombé samedi à un malaise respiratoire et cardiaque, un mois après l'enlèvement de sa fille par les rebelles des Farc, a annoncé l'équipe de campagne de l'écologiste.
Gabriel Betancourt était âgé de 83 ans. Il souffrait depuis longtemps de problèmes respiratoires.
Au cours de ses dernières semaines de vie, il avait multiplié les appels à l'attention des Forces armées révolutionnaires de Colombie pour qu'elles libèrent sa fille.
"Nous voulons dire aux Farc, qu'elles ont la possibilité de faire un geste humanitaire (...) en libérant Ingrid, afin qu'elle puisse assister à l'enterrement de son père", a déclaré à Reuters Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt. L'enterrement aura lieu mardi, a-t-il précisé.
La candidate écologiste, créditée de moins de 1% des intentions de vote dans les sondages, a été capturée le 23 février alors qu'elle avait pénétré dans l'enclave démilitarisée des Farc, reprise par l'armée à la suite de la rupture des négociations avec les rebelles. Les autorités lui avaient déconseillé de s'y rendre.

Thierry, 25.03.2002 à 7:2122762
C'est peut-etre un peu reducteur de reduire les opposes a la guerre en Afghanistan a la gauche. Mais si cela peiut leur faire plaisir ;o)
Et "How do you do ?", je traduirez plutot cela par "Comment allez-vous?" ;o))
Plus serieusement, des le premier jour des bombardements, il y a eu des manifestation spontanees de pacifistes dans toutes les grandes villes americaines. Elles ne regroupaient chacune que quelques centaines de personnes, mais au vu de l'urgence, elles representaient un bon barometre de l'opinion "alternative" de la population americaine.
En Californie du Nord, elles furent couverte pendant quelques jours avant de ne meme plus etre mentionnees. Detail amusant, dans un reportage consacre par le journal de la FOX, on y montrait un homme favorable aux bombardements qui venait dialoguer calmement avec les pacifistes. Au Vrai Journal de Karl Zero, l'exemple choisi montrait un espece de bilieux hysterique (face a quelques hysterques pacifistes, soyons juste) qui se declarait pret a "tuer ce mec" (visant un predicateur assez... virulent). Chaque redaction aura choisi le cas qui illustre le mieux leur point de vue, quitte a simplifier la situation. Ce n'est pas nouveau.
Il y a aussi quelques hoaxes qui circulent sur internet qui accentuent cette simplification de la situation, comme celle du veteram du vietnam face au professeur d'universite. Il y a aussi une guerre d'opinion(s) en cours.
A+

Mr_Switch, 23.03.2002 à 20:3622682
A propos des attentats...
Ce qui devait arriver arrive : Voila que l'avion qui est tombé sur le pentagone n'aurait jamais existé.

Et la on plonge dans le phantasmagorique.
Out la bien-seance.
Out la politique , out gauche droite democrate republicain.
Adieu veau vache cochon ane et elephant.

Nous sommes dans un mauvais feuilleton de serie Z.

Manu

don Lope, 23.03.2002 à 18:2622673
Les voix étouffées de "l'autre Amérique" pacifiste

• LE MONDE | 22.03.02 | 09h09

Réduite au silence depuis les attentats du 11 septembre, marginalisée, la gauche radicale, aux Etats-Unis, cherche à sortir de la nasse. La revue "Vacarme" lui consacre un dossier courageux.

Héritiers des années 1960, des mouvements pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam, ils ne sont plus ni révolutionnaires ni marxistes, ces intellectuels et militants (antiracistes, féministes, écologistes...) qui forment cette nébuleuse minuscule et disparate qu'en Amérique on nomme "gauche radicale". Depuis le 11 septembre 2001, ces dissidents de longue date sont divisés, marginalisés et réduits au silence par la grande déferlante patriotique.

"How do you do ?" (comment faites-vous ?), telle est la question que la revue Vacarme - dont le parti pris est de ne jamais séparer la politique de son expérience - pose à quelques représentants de "cette frange très minoritaire mais énergique de la gauche américaine qui se refuse à la fois au "vieux pacifisme" et au patriotisme". Humble et rigoureuse, cette démarche nourrit un dossier à mi-chemin entre réflexion et témoignage, intitulé "L'Amérique de biais". "Je ne suis pas un expert du terrorisme ou du Moyen-Orient, mais je sais quelque chose de la démonologie politique", écrit Corey Robin. Il raconte d'abord la panique vécue au matin du 11 septembre, puis dénonce une rhétorique de la peur qui écarte la question politique pour justifier un nouveau "maccarthysme" : "Remplacez "communisme" par "islam", "révolutionnaire" par "terroriste""...

D'abord tétanisée par la singularité brutale de l'événement, la gauche radicale s'est peu à peu remise à bredouiller quelques mots, et même à articuler quelques objections. Mais, si elle veut troubler le consensus militariste, elle devra affronter une double difficulté : d'abord, la nouveauté évidente d'une situation qui rompt définitivement avec "l'ère du Vietnam", et dont les peaceniks (pacifistes) doivent tirer les conclusions pour rénover tant leurs mots d'ordre que leurs moyens d'action. Ensuite, le profond isolement qui fait de toute contestation un "lonely business", selon l'expression de Jonathan Schell, journaliste à The Nation. De fait, si une poignée d'irréductibles se sont réunis dès le 16 septembre pour créer par exemple le groupe " New Yorkers Say No To War" (Les New-Yorkais disent non à la guerre), "les cris assourdissants réclamant la guerre et la vengeance, combinés à la censure médiatique, ont quasiment noyé les quelques voix qui existaient à gauche", comme l'écrit la pacifiste Dana Burde.

SUSPICIONS ET DENONCIATIONS

Parmi ces voix se réclamant de "la vraie gauche", on fera un sort particulier à celle de Lisa Adler, qui dit la quasi-impossibilité d'échapper à cette suspicion qui disqualifie par avance les récalcitrants : "C'est dur de faire quoi que ce soit en ce moment, tu passes tout de suite pour un terroriste", déplore cette enseignante dénoncée par ses collègues pour avoir refusé d'entonner God Bless America. Dès lors, maintenir tant bien que mal une posture critique implique "un combat intérieur considérable", souligne le philosophe derridien Christopher Fynsk. Dénonçant "un assaut contre les libertés civiles", il essaie de définir le "nous"d'une gauche qui peine encore à se trouver : "nous" qui sommes hors du grand courant patriotique et qui trouvons pourtant quelque chose à défendre en "Amérique". Plus que jamais minoritaire, privée de toute représentation institutionnelle, l'Amérique rebelle compte sur le temps pour faire avancer ses idées. Pour le moment, ce qui se profile pour elle, c'est surtout une nouvelle et longue traversée du désert : "Je crois qu'il faut s'habituer à ce que nous ayons de bonnes idées et que le monde suive son chemin sans en tenir compte", conclut, résigné, le sociologue Andrew Arato.

Jean Birnbaum

Léon le Wacky, 23.03.2002 à 12:1322655
Je ne te le fais pas dire. :o)

grenouille, 23.03.2002 à 8:3822649
coak ;o)) Léon

Léon le Wacky, 23.03.2002 à 6:5822646
Merci, Grenouille, mais j'avais compris la première fois, tu sais! :o))))

grenouille, 23.03.2002 à 0:0122643
léon en ce moment j ai quelques titres de Bougon
Bonne appetit monsieur lapin, toutou dit tout, bon appetit monsieur renard.
solotareff , et nadja sont assez connus mais je t en dirais plus demain des que je serais dans ma home sweet home.
Sinon, il y a également :
le magicien des couleurs de Arnold LOBEL ( assez ncien mais tres bien!)
Loulou, de solotareff ( moi je craque sur lui !!)
les trois brigands de Tomi ungerer
Léo de Krauss et josé aruego
Jean loup de Antoon Krings
Zou de michel Gay
tous ces livres sont pour de jeunes enfants.

grenouille, 23.03.2002 à 0:0122642
léon en ce moment j ai quelques titres de Bougon
Bonne appetit monsieur lapin, toutou dit tout, bon appetit monsieur renard.
solotareff , et nadja sont assez connus mais je t en dirais plus demain des que je serais dans ma home sweet home.
Sinon, il y a également :
le magicien des couleurs de Arnold LOBEL ( assez ncien mais tres bien!)
Loulou, de solotareff ( moi je craque sur lui !!)
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Léo de Krauss et josé aruego
Jean loup de Antoon Krings
Zou de michel Gay
tous ces livres sont pour de jeunes enfants.

Thierry, 22.03.2002 à 11:2822551
Prison haute sécurité pour chiens à Berlin
Publié par Geoffroy Klompkes le 22/03/2002 à 11h29
De hautes barrières ornées de double fil barbelé et un mur de 4 mètres et demi de haut, c'est bien une prison haute sécurité... destinée aux chiens.
Elle a été ouverte à Berlin et accueille aussi bien les chiens errants que les "domestiques" qui sont perçus comme des dangers publics. Ils y sont envoyés par les tribunaux de Berlin et de Brandenbourg.
Chaque chien mis en prison doit suivre un programme de réhabilitation qui peut comprendre des bâtons à ramener et des courses d'obstacles.
La prison a même son couloir de la mort.
Mais le lieu exact de la prison n'a pas été révélé, pour se prémunir contre les maîtres furieux qui estiment leur chien victime d'une erreur judiciaire.
A+

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