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© Dargaud

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Celle que je ne suis pas
ScénarioVanyda
DessinVanyda
CouleursNoir et Blanc
Année2008
EditeurDargaud
SérieCelle que..., tome 1
autres tomes1 | 2 | 3
Bullenote [détail]

Valentine vit seule avec sa mère. Elle adore les mangas, comme ses copines de classe. Toutes suivent avec intérêt les séries. Valentine, Émilie, Julie et Yamina forment un petit club, pas fermé, mais soudé. Leurs préoccupations sont celles de leur âge : elles pensent aux garçons, fument en cachette de leurs parents, boivent parfois un coup de trop…

 

2 avis

herbv
Valentine est une jeune adolescente de quatorze ans plutôt timide et elle est en dernière année de collège. Entre études et amour, la vie commence à devenir de moins en moins insouciante : réussira-t-elle à passer au lycée et avoir son Brevet des collèges ? Félix va-t-il enfin la remarquer ? Heureusement qu’il y a les copines, Julie, Yamina et Émilie, pour supporter l’ennui qui se développe petit à petit dans le cœur et l’esprit...

Celle que je ne suis pas est le premier tome de la trilogie "Celle que..." réalisée par Vanyda. Sur 192 pages, nous suivons la vie de tous les jours de Valentine, fille unique d’une mère divorcée. C’est ainsi que nous la voyons faire sa rentrée en troisième année de collège, étudier, s’amuser avec ses copines, faire des petites bêtises pour rigoler car l’ennui et le mal-être n’est jamais bien loin quand on est adolescente. Il s’agit donc d’une chronique plutôt intimiste où la lenteur du temps qui passe est tout particulièrement bien rendu.

Le point fort de ce premier tome est dans le formidable talent de conteuse de l’auteure. A partir de petits riens, elle réussit à passionner ses lecteurs, à ne jamais les ennuyer, même si le premier chapitre est un peu problématique sur ce point. En effet, l’introduction des personnages est vraiment trop lente et les événements sont parfois mal amenés. Mais cela participe à la mise en place de l’atmosphère de l’histoire et permet un bon rendu de l’ennui ressenti par Valentine. Cependant, une fois passé cette difficulté, le rythme étant pris par le lecteur, les pages suivantes sont tout simplement passionnantes et la lecture se déroule sans heurt, jusqu’à un chute un peu artificielle mais donnant une envie irrépressible de lire la suite.

Par contre, il ne faut pas s’attendre à une mise en page, à un découpage typiquement manga, notamment shôjo. Il s'agit avant tout d'une bande dessinée franco-belge. La clarté est privilégiée aux effets visuels et la densité des cases est supérieure à ce qui se fait habituellement en manga. Chaque planche, aux cases bien délimitées et aux décors bien présents, est une unité autonome, la dernière case venant conclure une scène. Ainsi, on n’est jamais perdu dans la lecture et les événements s’enchaînent de façon très fluide. On peut aussi apprécier de nombreux cadrages faisant penser à la photographie et non pas au cinéma, ce qui éloigne un peu plus l’œuvre des mises en scène typiques du manga.

Dargaud Benelux réussit à nous proposer un titre tout à fait enthousiasmant, en ayant eu l'excellente idée de faire appel à Vanyda. Cette publication montre la volonté de l’éditeur de diversifier son public avec la création des collections "Sensei" et "Kiko" en plus de "Made in" où la série était d’ailleurs prévue à l’origine. Cependant, pensant réussir à toucher un public plus vaste que celui des fans de mangas "d’auteurs", il a été décidé de sortir la trilogie en hors collection.

C’est une décision qui semble judicieuse même si pour l’instant, le tome un de Celle que je ne suis pas se trouve cantonné au rayon des éditeurs dits "indépendants", ce qui n’est pas vraiment sa place. Cela pose d’ailleurs la question du public visé par ce type d’œuvre hybride, mélangeant les genres et les inspirations, du moins lorsqu’il s’agit d’un éditeur grand public. Les amateurs de mangas, jeunes ou un peu moins jeunes, garçons ou filles, pourraient y trouver un intérêt certain. Malheureusement, auront-ils la curiosité d’aller à la découverte ? On peut craindre que ce ne sera pas le cas pour une grande majorité. La réussite commerciale de l’hybridation manga/franco-belge n'est peut-être pas encore pour demain. Mais que cela ne soit pas un frein pour aller acheter la dernière œuvre de Vanyda, elle le vaut bien...
doremi
Je ne peux pas vraiment dire que cet album est une déception. Mais quand même... J'aime toujours autant le dessin de Vanyda, j'aime toujours son humour qui vous surprend au coin d'une case et j'aime toujours cette petite langueur qu'elle instille dans sa façon de raconter des histoires, ça permet de prendre son temps pour lire et c'est reposant.
"Celle que je ne suis pas" ressemble par certains côtés à "L'immeuble d'en face". D'abord, c'est un sitcom. Et il y a une unité de lieu: dans "L'immeuble d'en face", c'était un immeuble à appartements et dans cette nouvelle série, c'est principalement une classe de troisième dans un collège français. Et c'est ça le problème justement. Même si j'ai trouvé l'ensemble fort sympathique, j'ai vraiment eu du mal à accrocher aux questions existentielles de petites ados de 14 ans, à savoir les premiers baisers, les premières boums, les premières cigarettes, les premiers conflits ouverts avec les parents... Les thèmes ne sont pas différents de ceux traités par de célèbres séries télé françaises des années 90, dont je tairai le nom. Ceci fait que, bien que j'aie trouvé l'humour et la façon de raconter l'histoire agréables, j'ai eu quand même une impression de vide au niveau des thématiques abordées et d'absence d'intrigue réelle, à part le secret béguin de Valentine pour Félix, ce qui est bien maigre.
Bon, ceci dit, il est possible que j'aie vieilli un peu vite :-) Mais ça revient à dire que ce genre de BD n'est plus de mon âge.
Je lirai quand même la suite car après tout, il reste les beaux dessins de Vanyda et l'ambiance douce, légère et apaisante de l'histoire. Et puis, peut-être que finalement, il va vraiment se passer quelque chose...? C'est ce qu'on se dit toujours au début de chaque épisode d'un sitcom.
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